La Nation Bénin...
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Le débordement du fleuve Mono contraint désormais des familles entières au déplacement de leur milieu de vie. C'est du moins le cas notamment à Athiémé où l’ampleur des inondations dues à la crue du fleuve défraie la chronique. Le déplacement a effectivement commencé dans l’après-midi de ce mardi 15octobre 2019 où les premiers sinistrés ont quitté Lonou, un hameau de l’arrondissement de Dedekpoè et Gbédji, un des trois quartiers d’Athiémé centre. Aidés de la police fluviale et des autres acteurs de la plate-forme de réduction des risques et catastrophes, ils ont rejoint le siège de l’arrondissement central où ils campent depuis quelques heures. En tout, c’est près de quarante personnes dont des vieillards et des nourrissons qui occupent ce site. La commune d'Athiémé abrite en tout, cinq sites d'accueil à raison d’un site par arrondissement. Fuyant la furie des eaux fluviales qui se sont emparées de leurs habitations et exploitations agricoles, les sinistrés appellent à l’aide de tous. En dépit de quelques nattes ainsi que des bouteilles d’huile et d’un peu de riz, toutes choses prélevées certainement du don gouvernemental remis le vendredi 11 octobre dernier, dont ils ont bénéficié dès leur installation, les sinistrés estiment leurs besoins plus importants. Au nom du groupe (des sinistrés), la cultivatrice Agbadji Abalo demande plus de nattes, de moustiquaires, des vêtements, de vivres et des ustensiles de cuisine. Rappelant combien les eaux ont détruit tous leurs investissements agraires ainsi que leurs habitations, qui sont pour la plupart construites en terre battue, la porte-parole prie les personnes de bonnes volontés de les assister pour la reconstruction dès l’assèchement des eaux.
Du reste, il faut signaler que la sécurité du site d’accueil et des actions de sensibilisation sont assurées par des éléments de la Croix rouge. “De façon concrète, nous sommes ici pour sensibiliser sur les règles d’hygiène et d’assainissement et référer les potentiels patients vers les centres de santé”, a expliqué Mesmin Coffi, président du comité local Croix rouge Athiémé.
Société 16 oct. 2019

Sur le thème « Les enjeux de la digitalisation pour les professions libérales », se tiendra du 24 au 25 octobre prochain à l’Espace Dream Beach à Cotonou, le troisième Congrès régional des experts-comptables de l’Uemoa. Les objectifs et le programme de cette rencontre internationale ont été présentés, vendredi 11 octobre dernier, à Cotonou, à la faveur d’une conférence de presse par le comité d’organisation.
Saisir les opportunités qu’offre la transformation digitale pour se réinventer et augmenter le niveau des services offerts par les professions libérales en général et par l’expertise comptable en particulier. C’est tout l’intérêt du troisième Congrès régional des experts-comptables de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) qu’organise l’Ordre des experts-comptables et comptables agréés du Bénin (Oecca-Bénin) en collaboration avec les autres ordres d’experts-comptables de l’Union. Les activités prévues et les sujets à débattre au cours du congrès ont été présentés aux hommes des médias, au cours de la conférence de presse tenue, vendredi dernier à Cotonou, en présence du représentant résident de la Commission de l’Uemoa au Bénin, Komlan Agbo.
Placée sous le parrainage du ministre de l’Economie et des Finances du Bénin, président en exercice du Conseil des ministres de l’Uemoa, cette rencontre internationale d’échanges aura lieu, les 24 et 25 octobre à Cotonou, sur le thème central intitulé « Les enjeux de la digitalisation pour les professions libérales ».
Cette thématique n’est pas choisie au hasard. « Dans les réflexions menées au cours des deux premières éditions du congrès à Abidjan en 2017 et à Dakar en 2018, nous nous sommes interrogés sur ce que nous, experts-comptables, allons devenir face aux profondes mutations de notre environnement si nous ne suivons pas le cours des choses», indique Serge
Armand Codo, premier vice- président de l’Oecca- Bénin et président du comité d’organisation du congrès. Deux défis majeurs: rendre flexibles les interventions et en assurer la célérité, se présentent à la corporation dans un contexte où la digitalisation impose le changement de paradigmes dans tous les domaines et dans les relations avec toutes les parties prenantes, souligne-t-il.
« C’est un thème très contemporain qui colle aux réalités professionnelles d’aujourd’hui», dira Eugène Ezin, président de la commission Communication de l’Oecca- Bénin. Il fait remarquer qu’aujourd’hui, la possibilité s’offre, grâce au numérique, d’automatiser presque 80 % de leurs activités, surtout les tâches répétitives en matière de tenue comptable. « On n’a plus besoin d’attendre dans nos cabinets que le client nous adresse son relevé bancaire pour traiter sa comptabilité par exemple», illustre-t-il. Pour autant, nuance M. Ezin, la pensée, l’analyse, la réflexion comptables resteront et demeureront toujours entre les mains de l’humain. Cela appelle à la maîtrise de l’outil informatique, à l’appropriation des outils actualisés d’analyse, à la veille permanente de l’environnement pour faire en sorte que les compétences ne soient pas en déphasage par rapport à ce qui change fondamentalement dans le milieu professionnel, préconise le président de l’Oecca-
Bénin, Cosme Goundété, président en exercice du Conseil permanent de la profession comptable (Cppc –Uemoa).
A l’en croire, « Le congrès promet une valeur ajoutée substantielle à tous les participants; il les aidera à être à la hauteur des nouveaux défis ». « Et c’est pour cela, enchaîne-t-il, que ce n’est pas seulement le congrès des experts-comptables, mais il s’adresse aussi aux autres professions libérales: avocats, notaires, commissaires-priseurs, architectes, médecins, etc., aux opérateurs économiques, et à toute l’Administration au niveau central comme au niveau décentralisé. »
Trois axes
Selon l’organisation, le congrès de Cotonou se veut « celui de l’acteur économique en général » et se déroulera suivant trois axes déclinés en six conférences-débats et quatre tables rondes. « Les enjeux de la transformation digitale pour la profession du chiffre », « De la théorie à la pratique : Quelles solutions concrètes pour nos cabinets?» et « Transformations digitales: Rôle et action des instances professionnelles», sont les trois thématiques principales autour desquelles se dérouleront les discussions, précise Eugène Ezin.
Trois sous-thèmes seront développés au niveau de l’axe 1 et sont relatifs à l’état des lieux de la transformation digitale des organisations, à la place de l’humain au cœur de la transformation digitale et aux risques et opportunités de la transformation digitale pour la profession libérale.
Au niveau de l’axe 2, les participants seront invités à se pencher sur la transformation digitale dans l’espace Uemoa de façon globale, les grandes étapes de la transformation du cabinet, les outils de la transformation digitale et la relation client, les expériences d’experts-comptables dans différents pays, de dirigeants de cabinets, de praticiens, de consultants, etc.
Le troisième et dernier axe sera développé lors de la deuxième journée des travaux avec des échanges articulés autour des défis des ordres professionnels en matière de transformation numérique de leur métier, l’écosystème nécessaire pour favoriser la transformation digitale de la profession, la vision des présidents et autres élus des ordres professionnels sur la transformation numérique.
Les conférenciers proviennent non seulement des huit pays de l’Uemoa mais également du Maghreb, de l’Afrique centrale et de
l’Europe, notamment de la France, de la Belgique.

La ministre du Numérique et de la Digitalisation, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, a procédé, ce mardi 15 octobre, au lancement de l’étude visant à améliorer l’accessibilité des communications électroniques et de la poste pour tous au Bénin. Il s’agit d’en faire bénéficier équitablement à toute la population.
Le Bénin accélère les pas vers l’amélioration de l’accessibilité des communications électroniques et de la poste. C’est à travers un contrat signé avec l’Alliance pour un internet abordable (A4AI) en vue de stimuler la connectivité et les usages numériques. Cette dynamique est portée par l’Agence béninoise du service universel des communications électroniques (Absu- Cep) et l’Agence pour le développement du numérique (Adn) sous le leadership de la ministre du Numérique et de la Digitalisation.
Tout en relevant quelques disparités dans le secteur, le directeur général de l’Absu-Cep, Emile Kougbadi, souligne l’urgence d’agir au profit du secteur. «La plupart des opérateurs de réseaux mobiles et fournisseurs d’accès internet sont en retard sur leurs obligations de couverture; ce qui accentue la fracture numérique dans le pays. Pendant ce temps, dans les secteurs de l’Education, de la Santé, de l’Agriculture,… les défis du numérique sont énormes », évoque-t-il.
En dépit des initiatives fortes du gouvernement ces dernières années, une grande partie de la population reste sans accès internet. Le tableau qu’il peint révèle de nombreux gaps à combler. «La couverture internet mobile 3G de la population avoisine 60 %, le taux de pénétration internet est de
48,02 %», dévoile-t-il, se référant aux statistiques de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep).
S’agissant des services postaux et financiers, la pénétration est encore plus faible au regard des normes de l’Union postale universelle: « un bureau de poste pour trente-cinq mille habitants », révèle-t-il.
L’étude relative à l’amélioration de l’accessibilité des communications électroniques et de la Poste au Bénin se veut une boussole pour agir en faveur de toutes les populations béninoises. Elle s’inscrit dans la dynamique du gouvernement au profit du secteur du numérique et ambitionne de promouvoir l’accès universel à internet, aux usages numériques et aux services postaux.
Selon la ministre du Numérique et de la Digitalisation,
Aurélie Adam Soulé Zoumarou, le réseau postal représente un potentiel majeur pour tous les Béninois quels que soient leur situation géographique et leur secteur d’activité. Elle souligne que le numérique tout comme la poste sont des leviers indispensables pour le développement rural, inclusif et durable.
Des enjeux incommensurables
Les enjeux liés à l’accessibilité des communications électroniques et de la poste sont énormes et illimités. « Le seul fait d’avoir accès à un réseau de communication électronique mobile ou fixe, haut débit ou très haut débit ouvre la voie à un ensemble de possibilités qu’on ne saurait quantifier », assure-t-elle.
La liste des enjeux n’est pas exhaustive: « Grâce au déploiement d’une salle multimédia, les élèves peuvent avoir accès à des ressources scolaires…. Nos mères et nos sœurs peuvent accéder à la microfinance mobile grâce au déploiement d’un réseau mobile dans leurs communautés afin d’améliorer leurs revenus », apprécie la ministre. Idem pour les producteurs qui accèdent facilement aux informations dans le secteur agricole pour améliorer leur productivité grâce aux communications électroniques.
Au regard de ces atouts, il importe d’agir pour éviter les disparités et améliorer l’existant. « Il n’y a pas de raisons que des contrées du Bénin soient privées des communications électroniques et du réseau postal. Quand on a pris le pari d’améliorer l’accessibilité et le développement des usages pour toute la population, on ne peut que rechercher des stratégies pour l’intensifier », tranche Aurélie Adam Soulé Zoumarou, pour justifier la pertinence de la présente étude avec A4AI en vue d’améliorer l’accès, la connectivité, les usages numériques.
Le projet est dans sa phase active et s’étendra sur quatorze mois. Dans ce cadre, A4AI établira un diagnostic du secteur des Tic ainsi que son cadre politique et réglementaire. Son appui permettra au Bénin d’évoluer efficacement sur le chantier de l’accès universel de l’internet à tous les Béninois.

Le fichier national d’admission et de nomination des cadres aux emplois dans la chaîne des dépenses publiques est désormais une réalité. La première base de données mise en place à cet effet, est constituée de plus d’une cinquantaine de cadres sélectionnés, par catégorie, après appel à candidatures, suivi d’un tri méticuleux.
Le fichier national d’admission et de nomination des cadres aux emplois dans la chaîne des dépenses publiques est l’une des promesses de campagne du candidat Patrice Talon. Son objectif étant de mettre en place une administration publique moderne et efficace au service du développement. Une fois au pouvoir, le chef de l’Etat l’a instauré, par décret n°2016-477 du 16 août 2016. Il s’agit d’une liste de compétences avérées et incontestables qui sera désormais exploitée en vue de désigner, par un mécanisme transparent, les cadres à des postes de responsabilités dans la chaîne des dépenses publiques.
Ainsi, la première base de données de ce fichier national récemment mis en place a permis de retenir 57 cadres susceptibles d’être proposés à nomination à trois postes dans la chaine des dépenses publiques. L’on y retrouve, parmi les personnes retenues, trois cadres pour le poste de coordonnateur de projet, 46 pour le poste de directeur de l’administration et des finances, et huit cadres pour le poste de personne responsable des marchés publics.
Mais avant d’en arriver à cette sélection, un appel à candidatures a été lancé en vue de la sélection des cadres capables d’occuper les postes de coordonnateur de projet, directeur de l’administration et des finances, directeur de l’informatique à la direction générale du budget, directeur général adjoint du budget, directeur général adjoint du trésor et de la comptabilité publique, directeur du contrôle à la direction nationale de contrôle des marchés publics et enfin de personne responsable des marchés publics.
Après leur enrôlement, les candidats ont été soumis à un test psychotechnique axé, entre autres, sur le leadership, le management et l’intégrité. Ils ont également subi un entretien individuel. Après quoi, ils ont fait l’objet d’une enquête de moralité. C’est ainsi que le gouvernement du président Patrice Talon est parvenu à la mise en place de la première base de données du fichier national d’admission et de nomination des cadres aux emplois de la chaîne des dépenses publiques. D’autres phases suivront, dans les semaines à venir, en vue de la sélection des cadres pour le reste des postes.
Pour un suivi rigoureux de la performance des cadres dont les noms figurent dans le fichier et nommés à des postes de responsabilités dans la chaîne, il est prévu qu’ils soient périodiquement évalués en matière d’éthique et de compétence professionnelle. Des séances de renforcement de capacités seront, régulièrement, initiées à leur intention en vue d’améliorer de manière constante la prestation de l’administration publique et de faire de la reddition de comptes, une réalité. Il faut souligner que cette base de données sera périodiquement auditée pour son épuration et l’intégration de nouveaux cadres.
Le fichier national d’admission et de nomination des cadres aux emplois dans la chaîne des dépenses publiques est l’un des moyens de lutte contre la politisation de l’administration et la corruption. L’avènement de cet outil de gestion rationnelle des compétences dans la chaîne des dépenses publiques est donc salutaire, et l’on ne peut qu’encourager le gouvernement à poursuivre sur cette lancée.

Les députés de la 8e législature lancent solennellement le mercredi 23 octobre prochain, au palais des Gouverneurs à Porto-Novo, la seconde session ordinaire de l’année 2019 encore appelée session budgétaire.
Encore une semaine et les députés boucleront leurs vacances parlementaires. Ils reprendront officiellement le chemin de l’hémicycle dès le mercredi 23 octobre prochain. Et ce, pour le compte des travaux de la seconde session ordinaire de l’année 2019 encore appelée session budgétaire. Celle-ci va s’ouvrir conformément à l’article 87 de la Constitution du 11 décembre 1990 qui prescrit que : « L’Assemblée se réunit de plein droit en deux sessions ordinaires. La première session s’ouvre dans le cours de la première quinzaine du mois d’avril. La deuxième session s’ouvre dans le cours de la seconde quinzaine du mois d’octobre. Chacune des sessions ne peut excéder trois mois ». Cette session budgétaire est la première au titre de la 8e législature de l’Assemblée nationale installée le 16 mai dernier. Ainsi, comme son nom l’indique, elle sera prioritairement consacrée à l’examen du projet de budget général de l’Etat gestion 2020. Lequel projet est transmis depuis le 25 septembre dernier, par le gouvernement à la Représentation nationale. Ce projet de budget équilibré en ressources et en charges s’élève à 1 986, 910 milliards F Cfa. Il est en hausse de 109,367 milliards F Cfa, soit un taux de 5,8 % par rapport à celui de l’année 2019 en cours d’exécution. Il postule un taux de croissance de 7,6 %, un déficit budgétaire de l’ordre de 1,8 % du Produit intérieur brut en amélioration de 0,4 % par rapport au niveau attendu en décembre 2019. Ces chiffres annoncent la maîtrise du taux d’inflation en 2020.
Les députés auront donc à décortiquer le volumineux document et à le voter. Seulement, il faut attendre d’ici fin décembre 2019 pour connaître le sort qu’ils vont réserver à ce projet de loi de finances. Mais a priori, le projet de budget de l’Etat gestion 2020 devrait passer comme une lettre à la poste, comme d’ailleurs ceux des années 2017, 2018 et 2019 sous le régime du Nouveau départ.

Le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), Rémi Prosper Moretti, a reçu en audience, mardi 15 octobre au siège de l’institution, les membres de l’association « Radio Maria Bénin » et ceux de la Commission béninoise des droits de l’homme. Ils ont discuté avec le président de l’institution de régulation des médias de sujets d’intérêt commun.
Le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), Rémi Prosper Moretti, a reçu ce mardi 15 octobre, une délégation de l’association « Radio Maria Bénin » et les membres de la Commission béninoise des droits de l’homme. Ils sont allés féliciter le président de la Haac pour sa nomination à la tête de l’institution et ont abordé avec lui des sujets relevant du domaine des médias.
A sa sortie d’audience, le président de l’association « Radio Maria Bénin » précise que l’objectif de leur visite au président de la Haac est de plaider pour l’installation et le démarrage effectif des activités de la radio qui est une institution religieuse mondiale de l’église catholique. Ernest Yegnon note que Radio Maria Bénin participe à la formation spirituelle et humaine de chaque citoyen. « L’église catholique tient beaucoup au développement de la personne humaine. Ce pourquoi nous sommes dans les locaux de la Haac pour solliciter l’appui du président afin qu’il puisse voir dans quelle mesure, il peut nous accorder l’autorisation », a-t-il précisé.
A la suite de l’association « Radio Maria Bénin », les membres de la Commission béninoise des droits de l’homme ont affirmé qu’il s’agit d’une visite de courtoisie institutionnelle à l’endroit du président de la Haac. Le président de la commission,
Clément Capo-Chichi, explique que l’institution aux termes de la loi, a pour mission, la promotion et la protection des droits de l’homme sur l’ensemble du territoire de la République du Bénin. « Nous avions eu à échanger avec les médias il y a de cela un mois sur leur rôle dans la promotion et la protection des droits de l’homme sans oublier les problèmes qu’ils rencontrent. Il nous est revenu qu’il y a des questions qui méritent notre attention et ces questions ne peuvent pas être résolues sans l’apport de la Haac qui est l’organe constitutionnel chargé de la régulation des médias », a-t-il indiqué. Clément Capo-Chichi ajoute qu’avant de parler du droit à l’information, il faudrait que les professionnels des médias fassent leur travail avec professionnalisme et discernement. Il informe également qu’ils ont fait cas au président de la Haac des problèmes relatifs au secteur des médias.

Renforcer les capacités des chefs de chancellerie des missions diplomatiques et consulaires sur la gestion des finances publiques. C’est l’objectif de la séance de travail tenue, lundi 14 octobre dernier, par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, avec la première vague des chefs de chancellerie en fin de formation sur la gestion des finances publiques.
En exécution des décisions du Conseil des ministres du 5 juin 2019, sur proposition conjointe du ministre de l’Economie et des Finances et du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, les fonctions initialement assumées par les attachés financiers ont été confiées aux chefs de chancellerie dans le cadre de la rationalisation des effectifs des postes diplomatiques et consulaires du Bénin. Ceci vient à la suite de tous les acquis du processus de modernisation et de digitalisation de l’administration publique entrepris par le gouvernement du président Patrice Talon. A l’entame de la séance, le ministre a indiqué qu’il s’agit pour lui dans un premier temps de leur renouveler sa confiance. Puis, dans un second temps, les mettre face à renforcer les capacités des chefs de chancellerie pour une meilleure gestion des ressources financières leurs responsabilités en raison de la délicatesse des nouvelles attributions qui sont les leurs dans les missions diplomatiques et consulaires.
« Le challenge, c’est de responsabiliser les chefs de chancellerie en les outillant. Le pari est peut-être un peu risqué mais la tâche n’est pas impossible. Vous avez une lourde responsabilité », a-t-il précisé. Il a, par ailleurs, rappelé que la formation à laquelle ils ont pris part à Cotonou est destinée à circonscrire le risque lié à leurs nouvelles fonctions, le minimiser et l’éliminer. « Votre rôle est de faire en sorte que les chefs de mission s’acquittent de leur tâche dans le strict respect des lois de la République. La règlementation doit être respectée tant au plan administratif que financier. Vous devez faire de sorte que la mission ne soit pas compromise », a-t-il exhorté.
Cette séance avec les chefs de chancellerie s’est tenue quelques heures après leur prestation de serment au Tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération n’a pas manqué de les inviter à respecter leur serment. La première phase du séminaire de renforcement de capacités des chefs de chancellerie des missions diplomatiques et consulaires du Bénin sur la gestion des finances publiques s'est déroulée du 30 septembre au 11 octobre dernier. Elle a connu la participation de 19 chefs de chancellerie. La deuxième phase en cours, qui se tient du 14 au 24 octobre 2019, regroupe 11 participants. Les cours sont assurés par des enseignants pétris d'expérience identifiés par le Centre de formation professionnelle du ministère de l'Economie et des Finances.

Le personnel du Système des Nations Unies au Bénin a rendu hommage hier mardi 15 octobre à Adama Bocar Soko rappelé il y a peu, pour un poste ministériel dans son pays, la Mauritanie, alors qu’il était représentant résident par intérim du Programme des Nations Unies pour le Développement. A l’occasion, ses anciens collaborateurs et collègues lui ont exprimé toute leur admiration et leurs bons vœux.
« Nous avons eu beaucoup de chance de bénéficier de ton expertise, de tes conseils avisés, de ta sollicitude et comme il faut savoir partager un peu aussi, le temps est venu de te laisser servir auprès d’un nouvel auditoire. Tes qualités professionnelles et humaines font de toi une personne que nous allons tous regretter… Ils ont bien de la chance tes nouveaux collègues ! Nous voudrions te dire Merci et te souhaiter les meilleurs vœux de bonne continuation suivie d’une grande réussite que nous aurons le plaisir de célébrer avec toi un de ces jours ! ». Ce sont les mots de l’association du personnel des Agences des Nations Unies au Bénin à l’égard de leur ancien superviseur Adama Bocar Soko qui est aujourd’hui ministre de l'Enseignement fondamental et de la Réforme de l'éducation nationale en Mauritanie. « Ces moments sont extrêmement importants pour la fraternité que nous vivons. Ce que nous avons de plus important au monde, c’est la fraternité humaine… Le Bénin m’a donné beaucoup de choses, le Bénin m’a adopté. Il y a de la compétence au Bénin… Je m’en vais pour d’autres fonctions, on se dit au revoir. Mais à partir du moment où nous nous disons au revoir dans la fraternité, je suis comblé. Je vous remercie pour le soutien que vous m’avez donné. Je vous promets que mon amitié et ma fraternité resteront à jamais ! », a affirmé, l’émotion perceptible, Adama Bocar Soko.
Lors du cocktail d’au revoir organisé dans l’enceinte de la représentation du Pnud au Bénin, le personnel du Snu n’a pas tari de témoignages élogieux à l’égard de l’homme. Une de ses collaboratrices, Annick Pognon, déclare: « Je voudrais simplement remercier M. Adama Soko pour tout ce qu’il a été pour nous en si peu de temps. J’ai énormément appris à ses côtés. Et l’une des choses que j’ai apprises, qui m’a servie et continue de me servir, c’est qu’on n’a pas besoin de faire du bruit pour faire du bon travail… Au-delà d’un patron, c’est un grand frère que nous avons eu, je dirai même un père ».
Professionnel et très humain
Adama Bocar Soko est un homme social, professionnel et perspicace. C’est ce que témoigne le représentant résident de l’Unfpa, Barbara Laurenceau: « C’était un collègue exceptionnel. C’est dur de le voir partir mais on sait que c’est pour la bonne cause. Ce que je garde de lui, c’est sa clairvoyance ». Son professionnalisme et sa perspicacité sont tout aussi remarqués par ceux qui ne travaillent pas dans le Système des Nations Unies mais qui l’ont vu à l’œuvre. C’est le cas de la ministre Marie Odile Attanasso qui a reconnu son professionnalisme, son pragmatisme et son humanisme, va témoigner Ibouraïma Yankpe. L’actuel représentant résident par intérim du Pnud, Ginette Mondongou-Camara, en dira de même. Elle a salué son apport de qualité au sein du Pnud notamment en matière de team building, d’ambiance de travail et de structuration. « L’humain est très important pour Adama. Il est une chance pour l’avenir des enfants mauritaniens », se réjouit-elle. Pour le coordonnateur du Système des Nations Unies, Siaka Coulibaly, les témoignages unanimes rendus sur Adama Soko en disent long sur lui. « Une personne très humble! C’est ce que je retiens de toi. Le peu de temps que nous avons eu à travailler ensemble, j’ai vu ce que tu as et ce que tu donnes. Tu étais la personne qu’il fallait là où tu étais. Je ne peux que te souhaiter bon vent, pleine réussite, plein succès… ». Sens d’écoute, disponibilité, humilité, respect de la parole donnée, crainte de Dieu… sont autant de qualités qu’ont reconnues et saluées les collaborateurs de Adama Bocar Soko.

La nouvelle touristique du parc national de la Pendjari est prévue pour ce jour, mardi 15 octobre. Sur les lieux, de nouvelles dispositions pour la sécurité des touristes et leurs guides.
Le parc national de la Pendjari reprend ses activités ce jour pour le compte de la saison touristique 2019-2020. Fermé au tourisme depuis le 1er août dernier comme d’habitude, le parc relance sa nouvelle saison ce mardi 15 octobre. Sauf que la nouvelle saison prévoit une série de dispositions pour sécuriser les touristes, leurs guides et tous les usagers.
Pour cette nouvelle saison, il est retenu la distribution de traqueurs GPS pour les visiteurs entrant au parc pour savoir où ils sont à tout moment, l’utilisation obligatoire d’un guide accrédité par la direction du parc national de la Pendjari, l’ouverture de nouveaux circuits plus au sud dans le Parc, loin des zones considérées à risques, la formation des guides sur des protocoles de sécurité détaillés, la fermeture de l’hôtel Pendjari pour raison de « réaménagements majeurs », l’installation de postes de surveillance à des points stratégiques proches des installations touristiques, l’augmentation des vols réguliers de surveillance aérienne à la frontière pour améliorer les collectes de données et le développement de plans de patrouilles des Rangers du parc.
« Depuis les évènements tragiques que le parc a vécus en mai dernier, le gouvernement du Bénin et African Parks Benin ont travaillé ensemble pendant les derniers mois pour mettre en place des dispositifs et moyens sécuritaires supplémentaires pour maximiser la sécurité des visiteurs », indique une note d’informations éditée fin septembre.
Il faut rappeler que le parc de la Pendjari est la plus grande réserve animalière de la sous-région avec 4800 km², ses big five, 460 espèces d’oiseaux et 61 espèces de mammifères.
Culture 15 oct. 2019

Notable, la participation de certains acteurs de l’opposition au dialogue politique qui vient de prendre fin, dénote de leur attachement aux idéaux républicains, au-delà des clivages politiciens.
« …Il fallait être là. C’est le Bénin après tout. Nous sommes en crise et nous ne pouvons ne pas dialoguer. Tout autre choix, c’est vouloir détruire le pays et nous sommes contre. Il faut vivre l’ambiance qu’il y a eue ici pour comprendre… ». Ces propos de Paul Hounkpè, délégué du parti Fcbe se réclamant de l’opposition, traduisent à eux seuls l’esprit qui a prévalu au dialogue politique la semaine dernière, et les implications dudit dialogue pour le microcosme politique ainsi que pour le Bénin tout entier en ce qui concerne les bisbilles politiques dont la fin est annoncée. Ce qui a fait dire au président Patrice Talon que « Si l’émotion était facilement perceptible sur la peau noire, les effets sensoriels de ces moments inoubliables que nous partageons auraient traduit à suffisance mon état d’esprit ». Un état d’esprit qui, chez le chef de l’Etat, se justifie : « c’est avec grand bonheur que je viens de suivre et de recevoir le rapport de vos assises dont les conclusions me convainquent une fois encore, que nous sommes un grand peuple, et que nous savons nous montrer à la hauteur des attentes de nos concitoyens », se réjouit-il.
Et pour cause, précise Patrice Talon, « Il nous suffit de le vouloir et de nous mobiliser pour développer ensemble une autre idée du Bénin, et en faire notre Grande cause ; la seule qui détermine notre engagement et nos actions », d’autant plus que, dit-il, « Je note avec satisfaction que pendant ces quelques jours, tout au long de vos échanges, vous aviez pour repères essentiels le Bénin, son avenir et notre unité. Cela vous honore et je voudrais humblement vous en féliciter », jubile le commanditaire du dialogue politique.
On a discuté…pour progresser
En effet, contrairement aux prévisions des détracteurs dudit dialogue, il a prospéré, au-delà des espérances. De fait, en décryptant le rapport qu’en a fait Victor Topanou, on réalise que ces assises ont excédé le cahier des charges initial qui leur a été dévolu et exploré d’autres points que les délégués ont inscrits en toute légitimité. D’où, « …Il fallait être là… », dixit Paul Hounkpè. Enième preuve établissant que la politique de la chaise vide n’a jamais été une option gagnante.
Tenant un langage similaire, son camarade Théophile Yarou abonde dans le même sens lorsqu’il clame son espoir au terme du dialogue : « Si nous sommes arrivés ici, c’est parce que nous avons pensé que la paix n’a pas de prix… », soutient-il. Aussi, comme pour faire de la prévention relativement aux critiques de ceux qui, comme lui, se réclament de l’opposition et qui ont préféré adopter une autre posture, notamment le boycott du dialogue, il inscrit la participation des acteurs de l’opposition, comme lui, dans une perspective quasi messianique. « On peut se sacrifier pour que les autres puissent bénéficier de la paix et de leur liberté pour pouvoir exercer leurs droits dans un cadre démocratique, et c’est pour cela que nous sommes arrivés », justifie-t-il. Et il ne croit pas si bien dire, car dès les lendemains du dialogue politique pourtant décrié par eux, et fort des résolutions qui en sont issues, certains ténors de l’opposition laissent croire qu’ils reviennent à de meilleurs sentiments. Certes, à en entendre l’un d’entre eux, le mérite de la réussite dudit dialogue ne revient pas au chef de l’Etat qui l’a convoqué, mais à la sagacité des délégués, notamment ceux de l’opposition qui y auraient fait preuve de ténacité.
Qu’à cela ne tienne, comme dit un adage béninois, qu’importe si un homme débusque un serpent et qu’une femme en vient à l’éliminer? Pourvu que le serpent meure !
En l’occurrence, selon les mots de Théophile Yarou, ce qui importe c’est que « …le climat politique sera rapidement décrispé pour que la paix et la quiétude reviennent dans notre pays… ». Mieux encore, précise-t-il, « ...afin que nous puissions véritablement nous occuper du développement de notre pays…». Plutôt que de céder aux chants des sirènes qui conduiraient dans le décor, ils sont quelques-uns de ces acteurs politiques de l’opposition à préférer la voie constructive du dialogue au naufrage collectif. Il convient de saluer leur attitude qui intègre davantage l’esprit conciliant béninois, préférable aux invectives, aux rictus haineux et bellicistes. C’est du reste là une exhortation de l’hymne national, «Plus forts dans l’unité… », à laquelle ceux-ci répondent, ce faisant.