La Nation Bénin...
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Le personnel du Système des Nations Unies au Bénin a rendu hommage hier mardi 15 octobre à Adama Bocar Soko rappelé il y a peu, pour un poste ministériel dans son pays, la Mauritanie, alors qu’il était représentant résident par intérim du Programme des Nations Unies pour le Développement. A l’occasion, ses anciens collaborateurs et collègues lui ont exprimé toute leur admiration et leurs bons vœux.
« Nous avons eu beaucoup de chance de bénéficier de ton expertise, de tes conseils avisés, de ta sollicitude et comme il faut savoir partager un peu aussi, le temps est venu de te laisser servir auprès d’un nouvel auditoire. Tes qualités professionnelles et humaines font de toi une personne que nous allons tous regretter… Ils ont bien de la chance tes nouveaux collègues ! Nous voudrions te dire Merci et te souhaiter les meilleurs vœux de bonne continuation suivie d’une grande réussite que nous aurons le plaisir de célébrer avec toi un de ces jours ! ». Ce sont les mots de l’association du personnel des Agences des Nations Unies au Bénin à l’égard de leur ancien superviseur Adama Bocar Soko qui est aujourd’hui ministre de l'Enseignement fondamental et de la Réforme de l'éducation nationale en Mauritanie. « Ces moments sont extrêmement importants pour la fraternité que nous vivons. Ce que nous avons de plus important au monde, c’est la fraternité humaine… Le Bénin m’a donné beaucoup de choses, le Bénin m’a adopté. Il y a de la compétence au Bénin… Je m’en vais pour d’autres fonctions, on se dit au revoir. Mais à partir du moment où nous nous disons au revoir dans la fraternité, je suis comblé. Je vous remercie pour le soutien que vous m’avez donné. Je vous promets que mon amitié et ma fraternité resteront à jamais ! », a affirmé, l’émotion perceptible, Adama Bocar Soko.
Lors du cocktail d’au revoir organisé dans l’enceinte de la représentation du Pnud au Bénin, le personnel du Snu n’a pas tari de témoignages élogieux à l’égard de l’homme. Une de ses collaboratrices, Annick Pognon, déclare: « Je voudrais simplement remercier M. Adama Soko pour tout ce qu’il a été pour nous en si peu de temps. J’ai énormément appris à ses côtés. Et l’une des choses que j’ai apprises, qui m’a servie et continue de me servir, c’est qu’on n’a pas besoin de faire du bruit pour faire du bon travail… Au-delà d’un patron, c’est un grand frère que nous avons eu, je dirai même un père ».
Professionnel et très humain
Adama Bocar Soko est un homme social, professionnel et perspicace. C’est ce que témoigne le représentant résident de l’Unfpa, Barbara Laurenceau: « C’était un collègue exceptionnel. C’est dur de le voir partir mais on sait que c’est pour la bonne cause. Ce que je garde de lui, c’est sa clairvoyance ». Son professionnalisme et sa perspicacité sont tout aussi remarqués par ceux qui ne travaillent pas dans le Système des Nations Unies mais qui l’ont vu à l’œuvre. C’est le cas de la ministre Marie Odile Attanasso qui a reconnu son professionnalisme, son pragmatisme et son humanisme, va témoigner Ibouraïma Yankpe. L’actuel représentant résident par intérim du Pnud, Ginette Mondongou-Camara, en dira de même. Elle a salué son apport de qualité au sein du Pnud notamment en matière de team building, d’ambiance de travail et de structuration. « L’humain est très important pour Adama. Il est une chance pour l’avenir des enfants mauritaniens », se réjouit-elle. Pour le coordonnateur du Système des Nations Unies, Siaka Coulibaly, les témoignages unanimes rendus sur Adama Soko en disent long sur lui. « Une personne très humble! C’est ce que je retiens de toi. Le peu de temps que nous avons eu à travailler ensemble, j’ai vu ce que tu as et ce que tu donnes. Tu étais la personne qu’il fallait là où tu étais. Je ne peux que te souhaiter bon vent, pleine réussite, plein succès… ». Sens d’écoute, disponibilité, humilité, respect de la parole donnée, crainte de Dieu… sont autant de qualités qu’ont reconnues et saluées les collaborateurs de Adama Bocar Soko.

La nouvelle touristique du parc national de la Pendjari est prévue pour ce jour, mardi 15 octobre. Sur les lieux, de nouvelles dispositions pour la sécurité des touristes et leurs guides.
Le parc national de la Pendjari reprend ses activités ce jour pour le compte de la saison touristique 2019-2020. Fermé au tourisme depuis le 1er août dernier comme d’habitude, le parc relance sa nouvelle saison ce mardi 15 octobre. Sauf que la nouvelle saison prévoit une série de dispositions pour sécuriser les touristes, leurs guides et tous les usagers.
Pour cette nouvelle saison, il est retenu la distribution de traqueurs GPS pour les visiteurs entrant au parc pour savoir où ils sont à tout moment, l’utilisation obligatoire d’un guide accrédité par la direction du parc national de la Pendjari, l’ouverture de nouveaux circuits plus au sud dans le Parc, loin des zones considérées à risques, la formation des guides sur des protocoles de sécurité détaillés, la fermeture de l’hôtel Pendjari pour raison de « réaménagements majeurs », l’installation de postes de surveillance à des points stratégiques proches des installations touristiques, l’augmentation des vols réguliers de surveillance aérienne à la frontière pour améliorer les collectes de données et le développement de plans de patrouilles des Rangers du parc.
« Depuis les évènements tragiques que le parc a vécus en mai dernier, le gouvernement du Bénin et African Parks Benin ont travaillé ensemble pendant les derniers mois pour mettre en place des dispositifs et moyens sécuritaires supplémentaires pour maximiser la sécurité des visiteurs », indique une note d’informations éditée fin septembre.
Il faut rappeler que le parc de la Pendjari est la plus grande réserve animalière de la sous-région avec 4800 km², ses big five, 460 espèces d’oiseaux et 61 espèces de mammifères.
Culture 15 oct. 2019

Notable, la participation de certains acteurs de l’opposition au dialogue politique qui vient de prendre fin, dénote de leur attachement aux idéaux républicains, au-delà des clivages politiciens.
« …Il fallait être là. C’est le Bénin après tout. Nous sommes en crise et nous ne pouvons ne pas dialoguer. Tout autre choix, c’est vouloir détruire le pays et nous sommes contre. Il faut vivre l’ambiance qu’il y a eue ici pour comprendre… ». Ces propos de Paul Hounkpè, délégué du parti Fcbe se réclamant de l’opposition, traduisent à eux seuls l’esprit qui a prévalu au dialogue politique la semaine dernière, et les implications dudit dialogue pour le microcosme politique ainsi que pour le Bénin tout entier en ce qui concerne les bisbilles politiques dont la fin est annoncée. Ce qui a fait dire au président Patrice Talon que « Si l’émotion était facilement perceptible sur la peau noire, les effets sensoriels de ces moments inoubliables que nous partageons auraient traduit à suffisance mon état d’esprit ». Un état d’esprit qui, chez le chef de l’Etat, se justifie : « c’est avec grand bonheur que je viens de suivre et de recevoir le rapport de vos assises dont les conclusions me convainquent une fois encore, que nous sommes un grand peuple, et que nous savons nous montrer à la hauteur des attentes de nos concitoyens », se réjouit-il.
Et pour cause, précise Patrice Talon, « Il nous suffit de le vouloir et de nous mobiliser pour développer ensemble une autre idée du Bénin, et en faire notre Grande cause ; la seule qui détermine notre engagement et nos actions », d’autant plus que, dit-il, « Je note avec satisfaction que pendant ces quelques jours, tout au long de vos échanges, vous aviez pour repères essentiels le Bénin, son avenir et notre unité. Cela vous honore et je voudrais humblement vous en féliciter », jubile le commanditaire du dialogue politique.
On a discuté…pour progresser
En effet, contrairement aux prévisions des détracteurs dudit dialogue, il a prospéré, au-delà des espérances. De fait, en décryptant le rapport qu’en a fait Victor Topanou, on réalise que ces assises ont excédé le cahier des charges initial qui leur a été dévolu et exploré d’autres points que les délégués ont inscrits en toute légitimité. D’où, « …Il fallait être là… », dixit Paul Hounkpè. Enième preuve établissant que la politique de la chaise vide n’a jamais été une option gagnante.
Tenant un langage similaire, son camarade Théophile Yarou abonde dans le même sens lorsqu’il clame son espoir au terme du dialogue : « Si nous sommes arrivés ici, c’est parce que nous avons pensé que la paix n’a pas de prix… », soutient-il. Aussi, comme pour faire de la prévention relativement aux critiques de ceux qui, comme lui, se réclament de l’opposition et qui ont préféré adopter une autre posture, notamment le boycott du dialogue, il inscrit la participation des acteurs de l’opposition, comme lui, dans une perspective quasi messianique. « On peut se sacrifier pour que les autres puissent bénéficier de la paix et de leur liberté pour pouvoir exercer leurs droits dans un cadre démocratique, et c’est pour cela que nous sommes arrivés », justifie-t-il. Et il ne croit pas si bien dire, car dès les lendemains du dialogue politique pourtant décrié par eux, et fort des résolutions qui en sont issues, certains ténors de l’opposition laissent croire qu’ils reviennent à de meilleurs sentiments. Certes, à en entendre l’un d’entre eux, le mérite de la réussite dudit dialogue ne revient pas au chef de l’Etat qui l’a convoqué, mais à la sagacité des délégués, notamment ceux de l’opposition qui y auraient fait preuve de ténacité.
Qu’à cela ne tienne, comme dit un adage béninois, qu’importe si un homme débusque un serpent et qu’une femme en vient à l’éliminer? Pourvu que le serpent meure !
En l’occurrence, selon les mots de Théophile Yarou, ce qui importe c’est que « …le climat politique sera rapidement décrispé pour que la paix et la quiétude reviennent dans notre pays… ». Mieux encore, précise-t-il, « ...afin que nous puissions véritablement nous occuper du développement de notre pays…». Plutôt que de céder aux chants des sirènes qui conduiraient dans le décor, ils sont quelques-uns de ces acteurs politiques de l’opposition à préférer la voie constructive du dialogue au naufrage collectif. Il convient de saluer leur attitude qui intègre davantage l’esprit conciliant béninois, préférable aux invectives, aux rictus haineux et bellicistes. C’est du reste là une exhortation de l’hymne national, «Plus forts dans l’unité… », à laquelle ceux-ci répondent, ce faisant.

L’association « Beauté du royaume » a procédé au vernissage des œuvres issues des travaux de la 1re édition de la formation des jeunes en art photographique-vidéo et création, samedi 12 octobre dernier, à Cotonou. Son but est de faire acquérir aux jeunes photographes les réflexes de créativité ainsi que les notions de la photographie d’art.
Trente jeunes âgés de 17 à 25 ans ont reçu leurs attestations. Après avoir suivi pendant six semaines, une formation en art photographique-vidéo et création de banque d’images. Au cours de cette formation, différentes thématiques ont été développées dont le transport urbain, la propreté de l’environnement, la folie des réseaux, l’histoire de vente à Cotonou, l’insalubrité, le tourisme et enfin quelques monuments de Cotonou et de Porto-Novo.
La présidente de l’Association « Beauté du royaume » indique que malgré l’essor du numérique, la photographie artistique reste une industrie de communication et d’éveil de conscience qui sert à de millions de personnes à travers le monde pour des raisons liées aux loisirs, aux affaires et aux échanges culturels. Esther Bigo note que la photographie est un secteur porteur auquel il est légitime d’accorder une priorité dans les politiques de développement économique et social, afin qu’il contribue à l’amélioration des conditions de vie des jeunes. « Dans le cœur de chaque bénéficiaire sont gravés à jamais les épargnants d’images à la banque de leur propre patrie d’une part et la reconnaissance envers les partenaires techniques et financiers qui leur ont permis d’être outillés d’autre part », a-t-elle ajouté.
Esther Bigo affirme que l’idée principale de cette formation n’est plus seulement la participation des jeunes dans l’exercice de ce métier à l’étape primitive, mais leur implication dans la mise en œuvre effective des avantages de ce projet. « Cette formation consiste également à responsabiliser les jeunes sur leur manière d’utiliser les téléphones portables en mettant l’accent sur le développement du réflexe artistique. Désormais, on ne s’amuse plus sur les réseaux sociaux », a-t-elle souligné.
La représentante des bénéficiaires a remercié la présidente de ladite association ainsi que les différents partenaires pour leur soutien moral et financier. Au nom des bénéficiaires, Victoire Cataria promet de faire bon usage des notions acquises au cours de cette formation, car dit-elle, cela les aidera non seulement à être plus à l’aise dans leurs productions mais aussi à évoluer dans des conditions plus sereines face aux défis du quotidien.

L’Union interparlementaire a ouvert dimanche 13 octobre dernier, en Serbie précisément à Belgrade, les travaux de sa 141e Assemblée. Le Bénin y participe activement avec une forte délégation de députés et de cadres parlementaires conduite par le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou.
« Renforcement du droit international : rôles et mécanismes parlementaires, et contribution de la coopération régionale ». Ce thème général mobilise, depuis ce dimanche, à Belgrade abritant le siège de l’Assemblée nationale serbe, les députés membres de l’Union interparlementaire (Uip). Le Bénin y prend part aux travaux. La délégation béninoise est conduite par le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, accompagné de ses collègues députés Sossou Dakpè et Mathias Kouwanou et des cadres de l’administration parlementaire. Les participants proviennent principalement de tous les organes statutaires de l'Uip à savoir le Conseil directeur ; les Commissions permanentes; le Comité des droits de l'homme des parlementaires ; le Comité sur les questions relatives au Moyen-Orient ; ainsi que le Forum des femmes parlementaires et le Forum des jeunes parlementaires de l’UIP. Ils se pencheront sur cinq points portant surtout sur les dernières avancées en matière de renforcement de l'égalité des sexes, d’autonomisation des jeunes, de défense des droits de l’homme des parlementaires et de couverture sanitaire universelle. Les travaux qui s’achèvent, jeudi 17 octobre prochain, mobilisent plus de 1 700 représentants de 140 pays environ dont 70 présidents de Parlement, 40 vice-présidents d’Assemblée nationale et plus de 700 députés dont 30 % de femmes et 17 % de jeunes parlementaires de moins de 45 ans. Des représentants des Nations Unies et de la Société civile partenaires de l’Uip sont également de la partie.
Actualités 15 oct. 2019

L’eau potable reste encore un luxe à Gbessou. La situation défavorise les élèves qui partent chaque matin à sa quête avant de se rendre à l’école.
Lundi matin à Gbessou, à environ 14 km d’Akassato. Les enfants doivent effectuer la corvée d’eau avant de se rendre au cours. La longue file d’attente devant le petit château d’eau implanté par l’Ong Emmaüs en dit long sur leur calvaire. Enfants, jeunes, femmes et adultes se disputent les places. La scène semble interminable. Les écoliers qui ont la malchance de venir sur les lieux avec quelques minutes de retard doivent supporter les humeurs des premiers arrivés. On se soucie peu de leur retard à l’école du fait de la rareté du liquide.
« Nous souffrons trop pour avoir de l’eau potable ici. Nous souhaiterions que les points d’eau soient rapprochés de nos maisons », plaide Sybelle Hounkanrin, écolière en classe de Cm2.
Chaque jour, les écoliers doivent parcourir en moyenne 700 mètres pour rallier le point d’eau. 6 h 00 est l’heure indiquée pour s’assurer de la ponctualité en classe. Léa Houngbédji, écolière en classe de Cm1 fait aussi le parcours du combattant. Elle raconte sa misère quotidienne : « Parfois, je suis en retard pour aller à l’école à cause de la navette que je fais chaque matin pour avoir de l’eau ».
Les apprenants qui arrivent à tirer leur épingle du jeu doivent supporter la fatigue de la journée. « Lorsque je suis trop fatiguée, je somnole en classe et le maître n’hésite pas à me punir », explique Inès Deffon, en classe de Cm2.
L’accès à l’eau potable est un casse-tête dans ce village de Sô-Ava qui compte environ 5000 habitants. A peine quatre forages dont un seul fonctionnel, dessevent toute la localité.
« Tous les matins, beaucoup de gens viennent au château d’eau pour prendre de l’eau; ce qui fait que nous sommes en retard en classe même quand nous arrivons tôt sur les lieux », confie cette fille âgée de 10 ans.
La corvée d’eau agit sur le rendement scolaire des apprenants. «Nous passons beaucoup de temps au puits avant d’avoir de l’eau. Nous prions les gens de bonne volonté de nous construire d’autres châteaux d’eau », plaide Mathias Gamba de la classe de Cm1.
« Nous voulons aussi consommer de l’eau potable chez nous. On rencontre beaucoup de gens quand on vient au puits les matins. On ne va pas à l’école à l’heure à cause du manque d’eau», ajoute Serges Zanmènou.
C’est avec un air triste que Pierre Ayonou, instituteur à l’Epp de Gbessou, évoque la peine des apprenants : « La pénurie d’eau potable nous rend la tâche difficile. L’école ne dispose pas de robinet d’eau. Les enfants sont obligés d’alimenter les récipients disposés dans les salles de classe chaque matin ».
Son collègue de la classe de Cm2 renchérit : « L’heure à laquelle les enfants finissent la corvée d’eau ne leur permet pas d’être assidus à l’école et de suivre correctement les cours. A partir du moment où ils sont fatigués, ils n’arrivent pas non plus à bien apprendre leurs leçons quand ils rentrent à la maison les soirs ».
La situation agit sur leur performance scolaire dont le pourcentage évolue en dents de scie :
73 % au Cep 2016 contre 56 % en 2017.
Casse-tête
Si la pénurie d’eau est un casse-tête, la qualité de l’existant laisse à désirer. L’eau autour de laquelle on se chamaille à Gbessou est d’une couleur jaunâtre. «On nous a dit que c’est de l’eau potable; nous la consommons malgré nous parce que nous n’avons pas le choix », confie l’instituteur.
L’eau disponible ici est source de maladies. Cela affecte plus les enfants qui viennent fréquemment en consultation dans le seul centre de santé de la localité. «Nous consultons très souvent les enfants âgés de 5 à 7 ans. Ils viennent pour la fièvre, le paludisme, les maladies diarrhéiques, les infections de la peau… », révèle Roger Akodjèvou, agent de santé.
Pour préserver la santé des enfants, les parents se ruent sur le grand forage situé au centre du village. C’est un don de feu Mgr Isidore de Souza. Mais il faut compter avec la disponibilité de celui qui détient les clés pour y accéder à plein temps. «L’heure à laquelle le gérant vient ne convient pas aux activités scolaires. Nous sommes obligés de nous rabattre sur le seul point d’eau fonctionnel», se désole Roger.
En matière d’infrastructures socio-communautaires, Gbessou est mal loti. Le village manque de tout. A la pénurie d’eau potable, s’ajoute le manque d’infrastructures scolaires. D’où ce cri de cœur de Léa Houngbédji : « A part le manque d’eau, nous n’avons pas suffisamment de salles de classe et de maîtres; nous serons très contents si les gens nous aident ».
Si l’éducation préoccupe les enfants, les moyens sont encore précaires. « Nous avons besoin des tables et livres pour mieux étudier », insiste-t-elle. L’école primaire publique de la localité est loin de répondre aux normes au point où la fusion des classes s’offre comme la seule solution. Ce qui pénalise les apprenants.
Pis, l’électricité est encore un luxe. « Les matins, nous souffrons pour avoir de l’eau, et les soirs, nous souffrons pour avoir de l’énergie électrique pour étudier », se plaint Akodjèvou Martial, écolière.
Au cours du forum des enfants du 28 au 30 août 2019 à Cotonou, ils avaient clairement émis leurs vœux. « Notre rêve est que tous les enfants aient droit à une éducation de qualité, toutes les localités soient dotées d’infrastructures scolaires…», peut-on lire dans le document de plaidoyer élaboré à cet effet.
« L’enfant, cet être vulnérable, est le réceptacle de dons, de charismes, de prédispositions insondables et insondés et de dispositions qui convient les adultes, père, mère, éducateurs et décideurs à lui prêter une attention particulière», renseigne le Code de l’enfant qui mise sur l’assistance éducative des enfants en son article 186, article 2, paragraphe 2. Les Odd 4 et 6 prônent respectivement l’éducation de qualité pour tous dans des conditions d’équité et l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement.
Mais le village de Gbessou est encore très loin de combler ces attentes.

Le Bénin sort, une fois encore sans heurts, des divergences politiques, au terme du dialogue politique initié par le chef de l’Etat.
Au regard des conclusions de ces assises, il est clair que l’espoir renait sur le retour de la paix tant voulu par les parties au dialogue. Il faut souhaiter la paix pour le pays pour la concrétisation des actes de développement que le président Patrice Talon pose. Selon Abraham Zinzindohoué, la violence ne fait pas bon ménage en politique, encore moins dans la société. « La violence politique est d’un autre âge », soutient-il. Chaque Béninois doit pouvoir intégrer que ce n’est plus par la violence qu’il faut régler les différends politiques, conseille le juriste, lors un débat radiodiffusé. La fin du dialogue appelle un effort individuel et collectif pour concrétiser la paix. Il estime que le président de la République seul ne peut pas faire la paix, tant que le vis-à-vis n’est pas dans le même état d’esprit. Le Bénin ne pourra pas y arriver tant que ne cessent les injures, les médisances, la haine… Toutefois, il a soutenu qu’en démocratie, il y a des périodes où on doit sanctionner. Car liberté rime avec responsabilité.
Politique 14 oct. 2019

La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Eléonore Yayi Ladékan, était à l’Université de Parakou, vendredi 11 octobre dernier. Après avoir écouté les doléances des responsables, des enseignants, du personnel administratif et des étudiants, et s’être entretenue avec eux sur la rentrée académique 2019-2020, elle a procédé à la réception officielle du laboratoire pluridisciplinaire, puis du Centre d’information et de la documentation.
Le laboratoire pluridisciplinaire et le Centre d’information et de la documentation de l’Université de Parakou ont été réceptionnés, vendredi 11 octobre dernier, par la ministre de l’Enseignement supérieur et de la
Recherche scientifique, Eléonore Yayi Ladékan. Le premier joyau, de type R+1, est doté de 4 laboratoires principaux, 12 laboratoires d’essais, 6 magasins, 4 salles d’eau, 2 bureaux et un hall. Il a été construit dans le cadre du projet d’investissement public (Pip). Quant au second joyau, il est équipé de matériel informatique et d’ouvrages didactiques au profit des étudiants et du personnel. Financés par le budget national et grâce au fonds du mois de la solidarité lancé par le gouvernement, les deux ouvrages ont coûté 289 662 842 F Cfa.
Selon la ministre, ces investissements visent à doter le pays d’infrastructures pour la formation d’un capital humain de qualité. Celui qui est capable d’apporter une valeur ajoutée, puis de contribuer à l’amélioration de l’économie nationale.
La visite de la ministre lui a également permis de s’assurer des dispositions prises au niveau de cette université pour un démarrage effectif et à bonne date de l’année académique 2019-2020. Une initiative que le recteur de l’université, Prosper Gandaho, a louée. Il a rassuré la ministre que le calendrier universitaire sera strictement respecté.
Au cours de sa descente, la ministre a saisi l’occasion pour s’imprègner des difficultés des étudiants et du personnel administratif et enseignant de l’Université. Elle a pris l’engagement d’être leur interlocutrice en ce qui concerne les doléances liées au dialogue social, au reclassement automatique des enseignants admis au Cames et à la mise à exécution de certaines réformes.

Les Chipolopolos de la Zambie ont tenu en échec les Écureuils du Bénin au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo dans le match amical les opposant ce dimanche, dans le cadre des journées Fifa.
Le Bénin mené deux fois de suite au score est revenu à chaque fois à la marque. Il arrachera le nul (2-2) à quelques minutes de la fin de la partie sur une tête rageuse de son attaquant Mickael Poté à la suite d'un coup de pied arrêté. Ce nul concédé et la réactivité de l'équipe béninoise face aux Chipolopolos ont montré toute la force de mental des Écureuils quoique la victoire n'ait pas été au rendez-vous. Il faut souligner que le capitaine de l'équipe béninoise, Stéphane Sèssègnon, a raté au cours de la partie un penalty.
Sports 13 oct. 2019

Le Béninois Jehudiel Kiki a décroché la médaille d'or dans la catégorie des -74 kg au Baden-Württemberg Championship, hier samedi 12 octobre, à Biberach en Allemagne. Le boursier de la Solidarité olympique s’est imposé (19-4) en finale devant son adversaire de nationalité allemande.
Jehudiel Kiki réalise ainsi un sans-faute après les Jeux africains Rabat 2019 où il s’est arrêté en quart. Il s’est réjoui de cette performance qui, selon lui, constitue une motivation supplémentaire pour mieux préparer les compétitions futures. « C'est une compétition qui m'a permis de me remettre en confiance après ma défaite en quarts aux Jeux africains de Rabat face à la Côte d'Ivoire. Je me suis remis encore au travail », a-t-il confié. Jehudiel Kiki se prépare également pour les qualificatifs des Jeux olympiques Tokyo 2020 qui vont se dérouler en février prochain.
Sports 13 oct. 2019