La Nation Bénin...
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Chaque être humain a droit à l’éducation qui contribue au développement social, culturel, démocratique et économique. Outre ses nombreuses retombées sociales, l’éducation offre des avantages économiques durables et un retour sur investissement net considérable pour la société. Elle favorise l’épanouissement personnel des individus, notamment leur développement intellectuel, social et physique. L’éducation encourage les individus à devenir des citoyen(ne)s actifs/ives et contribue au bien-être de nos sociétés. Loin d’être une dépense, l’éducation est un investissement nécessaire pour apporter des solutions aux crises actuelles.
L’investissement dans l’éducation des enfants est un investissement productif à moyen et long termes en ce sens qu’elle permet à l’enfant de se doter des compétences et des outils nécessaires pour mieux subvenir à ses besoins une fois adulte, et à ceux de ses enfants.
Par ailleurs, elle contribue à améliorer les conditions et les performances de travail et constitue le terreau d’une croissance économique durable et viable pour aujourd’hui et pour demain. Aussi, permet-elle d’accroître les revenus, d’améliorer la santé, de promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes et d’atténuer les effets du changement climatique. Elle joue un rôle crucial dans la lutte contre la pauvreté et les inégalités.
L’éducation est donc capitale pour la vie humaine. Elle représente, en effet, le meilleur investissement qu’un pays puisse faire pour sa population et son avenir.
Le Bénin, à l’instar de tous les pays s’investit dans l’éducation pour son développement et l’amélioration des conditions de vie de sa population.
Les défis…
De 2006 à 2015, le système éducatif béninois a connu la mise en œuvre d’un Plan Décennal de Développement du Secteur de l’Education (Pddse 2006-2015) dont l’évaluation a révélé aussi bien de progrès que de nouveaux défis. L’expansion de l’école maternelle et l’introduction de la gratuité avec des campagnes de sensibilisation ont conduit à une croissance rapide des effectifs dans le sous-secteur de l’enseignement primaire. L’enseignement secondaire s’est développé sous la pression d’une demande croissante avec une amélioration progressive de la scolarisation. Mais, les résultats aux différents examens confirment qu’un pourcentage élevé d’enfants n’acquièrent pas les connaissances requises pour le niveau d’étude qu’ils s’apprêtent à achever. Les stratégies mises en œuvre jusque-là ont donc contribué à améliorer l’accès mais la qualité des enseignements demeure un défi à relever.
Par ailleurs, la déperdition scolaire a favorisé le phénomène d’enfants hors de l’école. Sur une population de 3 297 553 (Emicov, 2015) d’enfants âgés de 5 à 17 ans, il est estimé 1 013 270, soit 30,7 % hors de l’école. Il y a donc nécessité d’une opérationnalisation accrue des cours accélérés afin de réduire, les années à venir, le nombre d’enfants hors de l’école. Aussi, le sous-secteur de l’alphabétisation ne connaît-il pas encore l’essor requis pour le développement collectif et individuel des citoyens.
Dans le cadre de l’amélioration des offres éducatives et en lien avec les orientations du Programme d’action du gouvernement, le système éducatif s’est doté d’un nouveau plan, le Plan sectoriel de l’éducation post 2015 (Pse 2018-2030), gage d’un engagement national à rénover les performances du secteur. La mise en œuvre des stratégies élaborées dans ce plan requiert des dotations budgétaires adéquates au secteur. Mais dans quelle mesure les budgets du secteur sont crédibles par rapport aux objectifs pour quel niveau de performance atteint dans les dépenses ?
Evolution des allocations au secteur de l’éducation
Pour l’année 2019, le budget voté pour le secteur de l’éducation (maternel, primaire, secondaire et supérieur) se chiffre à 250,03 milliards F Cfa, contre 269,23 milliards F Cfa en 2018 dans un contexte de baisse du Budget général. Ce budget connaît ainsi une baisse de 19.1 milliards F Cfa par rapport à 2018, soit un taux de décroissance de 7,1 % contre une baisse de 2,7 % du Budget général. De 2015 à 2018, les budgets alloués à l’éducation ont suivi une tendance haussière. En 2018, le secteur de l’éducation a bénéficié d’un accroissement de 3,2% de son allocation par rapport à 2017 (8,7 milliards F Cfa de plus par rapport au budget 2017), alors que le budget général diminuait de 270,37 milliards F Cfa.
Une relative priorité est accordée aux dépenses du secteur éducatif. En pourcentage du Budget général, les trois ministères de l’éducation reçoivent globalement 19,8 % en 2019 (soit 18,2 % des dépenses totales), contre 20,7% en 2018, dans la logique de respecter ainsi les engagements pris lors de la Déclaration d’Incheon de consacrer à l’Education au moins 15 à 20% des dépenses totales publiques.
L’effort de priorisation des ressources de l’éducation reste important mais en baisse. La part du budget général allouée au secteur de l’éducation est passée de 20,7 % en 2018 à 19,7 %
en 2019. Les dépenses affectées au secteur sont en-dessous des prévisions financières faites dans le Plan sectoriel de l’éducation (Pse) post 2015. Il est donc nécessaire d’améliorer l’allocation des ressources à ce secteur en vue d’atteindre des résultats du Pse.
L’allocation intra-sectorielle opérée en 2019 alloue 45,6 %
du budget total du secteur de l’éducation au Memp, 30 % au Mesrs et 24,4 % au Mestfp. Par rapport à 2018, la part du Memp a connu une augmentation de plus de 6 points de pourcentage. Sur la période 2015-2019, elle a évolué en dents de scie variant entre 39 %
atteints en 2018 et 48 % en 2015, tout en restant supérieure à celles des autres ministères de l’éducation.
Aussi, faut-il noter que la part d’au moins 45 % du budget du secteur attribuée au Memp établit le respect des recommandations du Programme mondial pour l’éducation en matière de répartition intra-sectorielle.
La crédibilité budgétaire et l’exécution des dépenses…
Le Plan Sectoriel de l’Education post 2015 a fait des estimations de dépenses selon les objectifs à atteindre dans le temps qui ne sont souvent pas prises en compte dans les programmations des dépenses. Suivant les simulations financières faites, pour chaque sous-secteur, il existe un écart non négligeable entre les dépenses planifiées dans le Plan Sectoriel de l’Education et les dépenses prévues dans le budget.
Ainsi, pour les années 2015, 2017 et 2018, les écarts (entre dépenses prévisionnelles et dépenses réelles) sont évalués respectivement à 32,3, 42,5 et 42,7 milliards de F Cfa.
Les prévisions de dépenses en capital de l’éducation d’un montant de 28, 83 milliards F Cfa en 2015, 16, 79 milliards F Cfa en 2016, 63, 97 milliards F Cfa en 2017 et 50 milliards F Cfa en 2018 ont été exécutées respectivement à 57 %, 52 %, 43 % et 40 %. Par contre, les taux d’exécution des dépenses ordinaires quoiqu’en baisse de 2015 à 2017 sont plus élevés que ceux des dépenses en capital.
En effet, les taux d’exécution base ordonnancement de ces dépenses sont de 91 % en 2015, 87 % en 2016 et 79 % en 2017.
Plaidoyer pour l’effectivité d’une éducation de qualité pour tous
Le budget 2020 doit allouer des ressources conséquentes à l’éducation alternative, du fait de la persistance de la déperdition scolaire, (30,7 % des enfants de 5 à 17 ans est hors de l’école), les alternatives éducatives notamment les Programmes de cours accélérés développées par des Partenaires techniques méritent d’être renforcés par un financement intérieur pour permettre d’assurer à tous les enfants une éducation équitable (Odd4).
Améliorer les allocations dans le budget 2020 pour la mise en œuvre du programme «Alphabétisation et promotion des langues nationales». Suivant les simulations financières faites dans le Pse, l’alphabétisation a reçu presque le quart des ressources planifiées selon le niveau des objectifs à atteindre en 2019.
Stabiliser et accroître à partir du budget 2020, la part des ressources allouées à la qualité des enseignements au sein des différents ordres d’enseignement et faire de la qualité des enseignements la première priorité sur les prochaines années.
Téléchargez l’intégralité de la note d’analyse budgétaire sur :
https://bit.ly/2mdUKy1
https://socialwatch.bj/
Source : Social Watch

Quatre communes du Bénin ont été distinguées au terme des Prix villes patrimoine culturel du Bénin. Elles deviennent ainsi des porte-étendards pour la valorisation du patrimoine culturel et la promotion du tourisme.
A l’issue de la soirée de distinction des meilleures communes, dans le cadre du projet « Prix villes patrimoine culturel du Bénin », les communes de Porto-Novo, Grand Popo, Parakou et Adjohoun ont été distinguées. Une mention de félicitations a été donnée aux communes de Ouidah et de So-Ava pour les attentions portées aux secteurs culture et tourisme dans leurs localités.
La commune de Porto Novo est repartie avec le prix des meilleures communes, Parakou avec le prix bonne gouvernance du patrimoine culturel et du tourisme, Grand Popo avec le prix bonne conservation et bonne sauvegarde du patrimoine culturel et touristique et Adjohoun s’en est tirée avec le prix révélation culturelle et touristique. Les communes primées s’en sortent avec des bons d'accompagnement technique tel que la réalisation d’éléments audiovisuels pour la valorisation et la promotion du patrimoine culturel et touristique, la production et diffusion de feuillets d’information, l’assistance technique... Ces prix, à en croire l’organisation, ont été aussi un moment de consécration des communes ayant à leur actif, des actions, projets et activités pertinents contribuant au développement durable dans lequel le patrimoine culturel et le tourisme occupent une place de choix.
Pour y parvenir, un jury a été mis en place pour apprécier les dossiers déposés par les communes sur la base des critères biens définis et procéder à la sélection des meilleures communes. Celles-ci ont été sélectionnées en fonction des actions menées pour la conservation et la sauvegarde du patrimoine culturel, pour le financement des secteurs culture et tourisme, pour l’accompagnement des acteurs culturels et touristiques… Les communes lauréates ont reçu lors d’une soirée prestige, des trophées et des bons de soutien technique. Initialement connue sous la dénomination «Label villes patrimoine culturel et paysages du Bénin» cette initiative est le résultat d’une série d’actions engagées depuis des mois par plusieurs organisations représentées par Comlan Pacôme Alomakpé. Pour ce dernier, il faut voir à travers ce projet, leur modeste contribution au développement durable des communes qu’il invite à s’investir et œuvrer pour la bonne gestion du patrimoine culturel et du tourisme.
Mais avant cette cérémonie de distinction, bien d’autres activités ont été organisées dans le cadre du projet. Elles ont mobilisé dans la commune de Grand-Popo, localité hôte, des représentants communaux, des professionnels du patrimoine culturel et d’autres acteurs provenant des collectivités locales, du ministère en charge de la Culture, des institutions de formation et de la société civile. On peut retenir au nombre des activités phares, le renforcement de capacité en matière de gestion du patrimoine culturel et du tourisme, la visite guidée et pédagogique du patrimoine culturel de la ville de Grand- Popo, l’art culinaire... Le renforcement de capacité des représentants des communes s’est voulu un grand rendez-vous au cours duquel, une dizaine de professionnels, de praticiens et de scientifiques ont été invités à partager avec les participants des connaissances, savoirs et savoir-faire. La formation a été théorique et pratique et a permis d’aborder des thématiques comme patrimoine culturel et touristique au service du Développement communal : outils, stratégies et mesures ; conservation et sauvegarde du patrimoine culturel communal : la responsabilité des acteurs communaux...

Le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication Rémi Prosper Moretti a reçu en audience, ce jeudi 3 octobre, le ministre de la Communication, et de la Poste, Alain Orounla et l’ambassadrice des Etats-Unis près le Bénin, Patricia Mahoney. Les deux personnalités ont échangé avec le président de l’institution de régulation des médias sur des questions relevant du secteur de la presse.
Le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication a reçu, ce jeudi, la visite du ministre de la Communication et de la poste, Alain Orounla et de l’ambassadrice des Etats-Unis près le Bénin.
A sa sortie d’audience, le ministre de la Communication a affirmé qu’il s’agit d’une visite de courtoisie au président de la Haac. Alain Orounla a indiqué avoir saisi cette occasion pour aborder plusieurs questions d’intérêt avec le président Rémi Prosper Moretti. « Nous avons saisi cette opportunité pour aborder ce que nous appelons les grandes orientations de notre département ministériel à savoir la professionnalisation plus accentuée des différents métiers de la communication et surtout les modalités de régulation de l’espace et du paysage audiovisuels afin que nous ayons une production de qualité», a-t-il confié.
Alain Orounla a affirmé que désormais, l’accent sera mis sur le renforcement de capacités des journalistes. Selon lui, la production des professionnels des médias ne comble encore les attentes du ministère de la Communication et de la Poste. Il a ajouté que les moyens seront mis à la disposition des professionnels des médias pour améliorer la qualité de leurs productions. Alain Orounla est également revenu sur les défis du passage de l’analogie au numérique et les conséquences liées à l’implantation de la Télévision numérique terrestre (Tnt). « Nous avons manifesté notre disponibilité à travailler la main dans la main avec l’institution de régulation des médias pour le bien-être de nos compatriotes. Le passage de l’analogie au numérique est une réalité que nous allons rendre perceptible dans quelques semaines», a rassuré le ministre Alain Orounla.
La deuxième personnalité reçue par le président de la Haac est l’ambassadrice des Etats-Unis près le Bénin. Pour Patricia Mahoney, il s’agit aussi d’une visite de courtoisie à l’institution de régulation des médias. Elle a ajouté qu’elle a abordé le problème de la liberté de la presse avec le président Rémi Prosper Moretti. « La liberté de la presse est une valeur et un principe très importants que nos deux pays partagent en commun parce que c’est la base de la démocratie», a-t-elle conclu.

Le Conseil des ministres s'est réuni ce mercredi 2 octobre 2019, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l'Etat, chef du gouvernement.
Les décisions ci-après ont été prises.
I-Mesures normatives.
Actualisation du décret fixant la structure-type des ministères.
Le nouveau décret procède des expériences tirées de l'application de l'ancien et traduit la volonté du Gouvernement de prévenir les dysfonctionnements, de renforcer le système de vérification et de contrôle de gestion des affaires publiques, de poursuivre la mise en place d'une administration moderne et efficace au service du développement.
L'objectif visé est de construire un modèle de service public performant afin d'instaurer durablement une gouvernance éthique dans tous les secteurs.
Les ministres sont instruits de procéder à la mise en conformité des décrets portant attributions, organisation et fonctionnement de leurs départements respectifs.
Les autres mesures normatives portent sur :
- l'agrément au régime C du Code des Investissements, de la société de négoce import-export « Sonimex Sarl», pour son projet d'installation d'une unité industrielle de fabrication de fer à béton, de tôles ondulées galvanisées et de pointes dans la zone industrielle au PK13, à Ekpè dans la commune de Sèmè-Kpodji ; et
- l'adoption des statuts de l'Agence des soins de santé primaires.
II- Communications
Compte rendu d'étape du processus de l'enregistrement dérogatoire à l'état civil.
Ledit processus a permis de recenser environ 2.500.000 de nos compatriotes dont la plupart ont déjà retiré leurs actes de naissance. Au terme des opérations, il a été signalé que certains services chargés de l'établissement de la carte nationale d'identité ou du passeport rejettent ces actes de naissance nouveau format, ou exigent que les demandeurs produisent une copie légalisée de leurs souches. Or, c'est précisément pour mettre fin aux tracasseries subies par les populations que le projet d'enregistrement dérogatoire à l'état civil (Pedec) a été réalisé.
Face à cette situation, une formation a été organisée au profit des agents en charge des pièces d'identité dans les préfectures, et du passeport à la Direction de l'Emigration-Immigration, en vue de la maîtrise des éléments de sécurité des nouveaux actes de naissance.
Désormais, ces actes élaborés dans le cadre du Pedec sont reconnus par l'usage d'un kit technologique qui permet d'attester de leur authenticité.
Pour une mise en œuvre globale de cette mesure, les ministres concernés sont instruits à l'effet de prendre les dispositions nécessaires en vue de la reconnaissance par toutes les administrations intéressées, du nouveau format des actes de naissance sécurisés. Conséquemment, les services administratifs concernés devront cesser d'exiger la production de souches de ces actes dans les dossiers de demande de carte d'identité, de passeport, de candidature aux examens ou concours, d'ouverture de compte bancaire ou tous autres dossiers administratifs.
III- Rencontres et manifestations internationales.
Le Conseil a autorisé :
- la visite de travail à Helsinki en Finlande, du 2 au 5 octobre 2019, d'une délégation conduite par le ministre de l'Energie ;
- la participation du Bénin au Conseil annuel et au 26e Congrès mondial de la route à Abu Dhabi, aux Emirats Arabes unis, du 3 au 10 octobre 2019.
IV- Mesures individuelles
Sur propositions des ministres respectifs, les nominations ci-après ont été prononcées :
Au ministère de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche
Directeur adjoint de Cabinet
Monsieur Abdoulaye Toko
Yacoubou
Conseiller technique juridique
Monsieur Irenée Adje
Conseiller technique à la Recherche, l'Agriculture et l'Alimentation
Monsieur Orou Dèkè
Gonroudobou
Inspecteur général du
ministère
Monsieur Imorou Tikande
Inspecteur général adjoint du ministère
Monsieur Kossi Félix Gnakadja
Directeur de l'Administration et des Finances
Monsieur Sèchéton Paterne Amoussou
Directeur général du Fonds national de Développement agricole
Monsieur Léonard Valère E. Houssou
Au ministère des Affaires sociales et de la Microfinance Directrice adjointe de Cabinet
Madame Denise Atioukpe
Directeur de l'Administration et des Finances
Monsieur Daladier Caryl T.
Yèkpon
Directeur général du Fonds national de Microfinance
Monsieur Rafiou Bello
Conseiller technique aux Affaires administratives
Madame Georgette Evelyne A. Y. Quenum
Conseiller technique au suivi des Projets
Monsieur Noah O. S. Agbaffa-Padonou
Au ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts
Directeur de la Programmation et de la Prospective
Monsieur Didier Oscar Hervé Capo-Chichi.
Fait à Cotonou, le 2
octobre 2019.
Le secrétaire général du gouvernement
Edouard Ouin-Ouro

La campagne de commercialisation de coton 2019-2020 se fera suivant les normes requises en la matière, pour rassurer les producteurs et tous les acteurs de la chaîne. Dans ce cadre, la ministre de l’Industrie et du Commerce, Sadiya Assouma, a lancé le processus de vérification des instruments de mesure ce mercredi 2 octobre.
« La qualité passe forcément par un bon système de mesurage. C’est pourquoi j’invite instamment les opérateurs économiques de façon générale et les acteurs de la filière coton de façon particulière à créer toutes les conditions nécessaires pour la réussite de la campagne », a exhorté la ministre de l’Industrie et du Commerce, Sadiya Assouma. C’était à l’occasion du lancement du processus de vérification des instruments de mesure pour la commercialisation du coton, en prélude à la campagne 2019-2020. Cette campagne revêt un caractère particulier, souligne la ministre de l’Industrie et du Commerce, conformément aux dispositions du décret n°86-216 du 30 mai 1986 ayant institué le cadre général réglementaire des instruments de mesure afin d’assurer la traçabilité et l’équité dans les transactions commerciales. Le nombre des balances, bascules et ponts-bascules, instruments de pesage vérifiés ne cessent de s’accroître depuis trois ans selon les données statistiques disponibles, souligne la ministre Sadiya Assouma. Ces instruments de pesage vérifiés passent de 3951 en 2016 à 5051 en 2017, soit une augmentation de 27 %. En 2018, ils sont 6501 à être vérifiés, soit une augmentation de 12,87 % par rapport à 2017 et 53,15 % par rapport à 2016. C’est la preuve tangible des ambitions du gouvernement de veiller à un commerce équitable dans le domaine du coton, avec l’accompagnement de l’Association interprofessionnelle du coton (Aic) et des égreneurs qui se battent pour la réussite des opérations, fait-elle savoir. « L’ambition du gouvernement est d’atteindre une production de huit cent mille tonnes en 2019 et il urge que la commercialisation se fasse avec des instruments de mesure fiables et conformes aux normes internationales », préconise la ministre de l’Industrie et du Commerce. A l’endroit des cotonculteurs, la ministre a réitéré les engagements du gouvernement à faire un suivi rigoureux des opérations de vérification pour que l’ambition des huit cent mille tonne soit une réalité avec des bascules et ponts-bascules vérifiés et poinçonnés.
Les agents vérificateurs de l’Agence nationale de métrologie et du contrôle de la qualité (Anm) ont été invités par la ministre à appliquer sans faille leur savoir-faire pour non seulement accompagner le commerce, l’industrie et la propriété industrielle mais aussi pour appuyer les grands projets du gouvernement. Aussi, a-t-elle demandé aux détenteurs d’instruments de mesure de faciliter la tâche aux agents vérificateurs de l’Anm pour mener à bien la mission à eux confiée par le gouvernement. Il faut rappeler que le directeur général de l’Anm, Osséni Loukouman, a souhaité que le prochain lancement se fasse dans les zones de production cotonnière.

Des responsables des systèmes financiers décentralisés ont pris part, ce mercredi 2 octobre, à un atelier de renforcement de capacité sur l’égalité femme et homme dans le secteur de la Micro finance. C’est une initiative conjointe de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Bénin et du projet d’appui au développement, à la professionnalisation et à l’assainissement de la Microfinance (Adapami).
L’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Bénin (Apsfd) et le projet d’appui au développement, à la professionnalisation et à l’assainissement de la Microfinance (Adapami) se donnent la main pour asseoir une micro finance sensible au genre. L’atelier de renforcement de capacité des dirigeants des systèmes financiers décentralisés (Sfd) sur l’égalité femme et homme s’inscrit dans cette démarche.
Le souhait des organisateurs est de « réduire les inégalités entre les sexes dans les activités de microfinance », explique Ignace Dovi, directeur de l’Apsfd, convaincu que les femmes ont un potentiel à faire valoir lorsque les moyens sont mis à leur disposition.
Il justifie l’opportunité de la rencontre : « Nous abordons le dernier trimestre de l’année, période au cours de laquelle, les activités de microfinance au niveau de vos institutions s’intensifient ».
L’organisation de l’atelier est fondée sur des constats. Lesquels ne sont pas systématiquement avantageux aux femmes quoi-qu’elles représentent la cible majoritaire des Sfd. « A fin décembre 2018, on dénombre près de 1.657.985 femmes contre 1.165.043 hommes, soit 59 % de femmes contre 41 % d’hommes qui ont été touchés par les Sfd. De même, le nombre d’emprunteurs actifs à fin 2018 est de 397.339 femmes contre 395.916 hommes », relève Ignace Dovi.
Toutefois, cet effectif numérique des femmes pèse peu dans la balance de la microfinance, notamment dans le volume de crédit qui leur est octroyé. « Les femmes ne bénéficient pas des mêmes traitements que les hommes. Elles reçoivent de faibles montants de crédit comparativement aux hommes car ne disposant pas de garanties suffisantes pour couvrir les financements des Sfd », relève-t-il.
D’où la motivation du projet Adapami qui ambitionne de relever le défi du genre dans le secteur de la Microfinance. « Le projet Adapami, conscient de ces inégalités entre les sexes quant à l’accès aux ressources, à la propriété… a retenu de travailler pour une microfinance sensible au genre ; dans son approche, il a choisi d’insuffler un dynamisme au secteur en prônant l’égalité femme-homme dans les pratiques des Sfd », développe-t-il.
Occasion pour le directeur dudit projet, Maurille Couthon de vanter ses mérites: « Le projet Adapami prône l’égalité femme-homme et nous avons la ferme conviction que la jouissance de droits et d’opportunités par la femme constitue une arme puissante contre de nombreux maux qui l’affectent et qui freinent son épanouissement social, économique et professionnel ».
Pour que l’engagement des Apsfd et des responsables du projet Adapami soit couronné de succès, Ignace Dovi prône un élan collégial de tous les acteurs : « Les actions conjuguées des points focaux feront tache d’huile si les dirigeants et les décideurs dans les Sfd partagent la même vision ».
Les responsables promettent de poursuivre leurs efforts pour réduire les inégalités notées dans le secteur de la microfinance de manière active et participative. Mais avant, Maurille Couthon énumère des préoccupations auxquelles les participants à l’atelier devront apporter des réponses : « Le processus budgétaire au sein des Sfd membres de l’Ap-Sfd et au sein de l’ApSfd elle-même est-il sensible au genre ? Chacun des Sfd membres de l’ApSfd dispose-t-il déjà de ses propres orientations, stratégies et plans d’actions en matières d’égalité femme-homme (Efh) ? Les dirigeants des Sfd sont-ils suffisamment outillés en matière d’Efh ?, soumet-il à l’appréciation des participants pour montrer l’enjeu de la prise en compte effective et efficace du genre dans les activités de micro finance.

Le renforcement du capital humain en vue de l’accélération de la croissance économique d’un pays suppose une sérieuse prise en compte du secteur de la santé à travers l’investissement dans la réduction de la morbidité et la mortalité des enfants, l’identification et le relèvement des principaux défis dudit secteur et une allocation budgétaire conséquente et crédible. Bien que le gouvernement du Bénin ait déclaré faire du secteur de la santé l’un des secteurs sur lesquels il compte pour accélérer la croissance économique du pays, il importe d’apporter des éléments de réponses à certains questionnements pour permettre à toutes les parties prenantes du secteur de la santé de comprendre l’importance de leurs décisions en matière de politique sanitaire et de budgétisation.
La nécessité d’investir dans la santé des enfants répond au fait que la population du Bénin est constituée en grande majorité de jeunes de moins de 18 ans, soit 51,3 %
selon l’enquête démographique et de santé du Bénin (Edsb) 2017-2018 et qu’en plus, selon la même source, un enfant de moins de cinq ans sur trois souffre d’un retard de croissance (faible taille pour l’âge), forme de malnutrition entraînant des retards graves et irréversibles. En d’autres termes, les enfants sont particulièrement exposés à la pauvreté monétaire et la grande majorité d’entre eux ayant de 0 à 17 ans (64,5 %) cumulent au moins trois (03) privations, dans les domaines des services de base dont la santé, l’éducation, l’eau et l’assainissement, la nutrition, la protection des enfants, etc.
Mieux, l’importance de l’investissement dans la santé des enfants est aujourd’hui internationalement reconnue. En effet, le nouveau cadre mondial d’investissement pour la santé de la femme et de l’enfant a démontré qu’investir dans la santé de la femme et de l’enfant en Afrique pourrait sauver des millions de vie et générer un retour économique et social équivalent à onze fois l’investissement initial. Aussi, est-il prouvé par des chercheurs travaillant pour la Banque Mondiale que les enfants ayant accès à des soins de santé de qualité, à une bonne nutrition et à la stimulation intellectuelle au cours des premières années deviennent des adultes en meilleure santé, plus susceptibles d’atteindre un niveau supérieur de scolarité et d’avoir des revenus plus élevés. Cette même étude révèle qu’un enfant bien nourri pendant ses premières années gagne probablement 20 % de plus que ses pairs malnutris et que par contre, les enfants malnutris sont plus susceptibles de souffrir de problèmes de santé, moins susceptibles de rester à l’école ou de tirer profit de la scolarité, et risquent de gagner un revenu plus faible à l’âge adulte, perpétuant ainsi le cycle de la pauvreté. Dans le même ordre, le Président de la Banque Mondiale, Jim Yong Kim, en avril 2016, affirmait que « favoriser le développement de la petite enfance est à la fois moralement juste et économiquement intelligent ».
Défis…
Vaincre la recrudescence de la morbidité, faire efficacement face à la préoccupante situation sanitaire des enfants, augmenter et renforcer les ressources humaines dans les hôpitaux et les centres de santé sont les grands défis du secteur de la santé. A ceux-ci s’ajoutent ceux de l’amélioration des taux de fréquentation des services sanitaires et de la réduction des importantes disparités révélées par les résultats dans le secteur sanitaire.
En effet, on note au Bénin une poussée de la morbidité et une évolution remarquable des maladies non transmissibles telles que l’hypertension et le diabète. Selon l’annuaire des statistiques sanitaires de 2016, le paludisme demeure la première cause de consultation (43,9?% des cas) et d’hospitalisation (31,5?%) parmi les trois (03) maladies prioritaires que sont le paludisme, la tuberculose et le Vih/Sida.
Bien que s’étant améliorée grâce aux efforts consentis en matière de prévention et de soins des enfants à travers le Programme Elargi de Vaccination (Pev), la mortalité des enfants n’a pas pu atteindre les cibles des Omd et celles des Odd (2 et 3). En effet, selon les données de l’Edsb 2017-2018, on constate globalement entre 2001 et 2017-2018, une diminution de la mortalité des enfants au Bénin : la mortalité infantile est passée de 89 ‰ en 2001 à 55 ‰ en 2017-2018. Pendant la même période, la mortalité juvénile est passée de 78 ‰ à 44 ‰ et globalement, la mortalité infanto-juvénile a diminué, variant de 160 ‰ à 96 ‰.
Le défi de la nutrition face à l’évolution du capital humain reste important pour le secteur parce que 32 % des enfants souffrent de malnutrition chronique et 11 % en souffrent sous sa forme sévère. La prévalence du retard de croissance a tendance à augmenter avec l’âge jusqu’à 24-35 mois, groupe d’âges dans lequel elle atteint son niveau le plus élevé (41 %). Cette malnutrition chronique est la conséquence d’une alimentation insuffisante, de faibles conditions de vie et d’hygiène, de l’accès limité à l’eau potable, des mauvaises pratiques en ce qui concerne l’allaitement maternel, des mauvaises habitudes alimentaires et un faible niveau d’éducation chez les mères.
Si l’offre en services de santé reste acceptable avec un niveau de couverture d’environ 91,6 %
en infrastructures, le taux de fréquentation en revanche reste faible (46,9 % en 2017) et relève d’une conséquence de la situation financière morose, du mauvais accueil et de la mauvaise qualité des soins de santé. En revanche, la fréquentation des services de santé par les enfants de 0 à 5 ans s’est nettement améliorée avec un taux de 84 % contre une cible de 95 %.
Cependant, la vaccination des enfants de 12 à 23 mois (âges auxquels ils devraient avoir reçu tous les vaccins du Pev) n’est pas reluisante.
En dépit des efforts déployés par le gouvernement, la couverture en besoins de personnel médical en 2017 reste faible par rapport à la norme Oms qui est de 25 agents qualifiés pour 10.000 habitants. En effet, en 2017, le Bénin enregistre 7,6 agents qualifiés pour 10.000 habitants, soit un déficit d’au moins 17 agents par rapport à la norme Oms.
Qu’il s’agisse de la prise en charge des femmes en état d’accouchement, de la couverture en soins postnatals de ces dernières, de la prévalence du Vih/Sida que de la prévalence au niveau de la malnutrition, les résultats montrent d’importants écarts aussi bien selon les niveaux d’instruction, le genre que selon les milieux et les départements.
Tendance baissière des allocations
Les allocations budgétaires accordées au secteur de la santé pour l’année 2019 ont baissé comparativement à celles de 2018. En effet, elles sont évaluées à 63,61 milliards de Fcfa contre 68,88 milliards de Fcfa en 2018, soit une baisse de 5,27 milliards de Fcfa. Les dépenses du Budget de l’Etat sont passées de 1406,32 milliards de Fcfa en 2018 à 1373,04 en 2019 soit une baisse de 2,4 % contre une baisse de 7,6 % pour les dépenses de santé (trois fois la baisse des dépenses de l’Etat). La baisse des dépenses budgétaires du secteur de la santé a toujours été observée depuis 2015 en dehors de l’année 2017 où elles ont connu une hausse de 16,5 %.
Par rapport aux autres secteurs, on note que la santé fait partie des secteurs qui n’ont pas la faveur des arbitrages budgétaires sectoriels. En 2018, elle fait partie des secteurs qui ont subi une baisse non négligeable. En 2019, elle a connu la baisse la plus importante après le secteur des services généraux de l’administration (-9,7 %), et celui de la protection de l’environnement (-9,3 %).
Sur la période 2015-2018, alors qu’on note que le taux de croissance du pays a connu une évolution positive continue sur la période passant de 2,1 en 2015 à 7,6 en 2019 (valeur estimée pour l’année 2019), on note également un recul de la part du budget alloué au secteur de la santé sur la période 2015-2018. Ce niveau de dépenses reste non seulement en dessous du seuil de 15 % recommandé par l’Accord d’Abuja sur « construire l’avenir de la santé en Afrique » mais aussi en dessous des 10 % recommandés par l’Organisation Mondiale de la Santé même si le mode de calcul actuel pour la détermination de ce ratio ne prend pas en compte les ressources allouées aux autres ministères pour la santé (Ministère en charge de la Défense, les ministères en charge des Enseignements, le ministère de l’Intérieur…). La part du budget du ministère de la Santé dans le budget général de l’Etat a régulièrement baissé entre 2015 et 2017 passant de 7,9 %
en 2015 à 5,2 % en 2017 et finalement 5,0 % en 2019. Avec cette tendance à la baisse de la part des dépenses de santé dans le budget de l’Etat, le Bénin est en queue de peloton des pays de la Cedeao par rapport au niveau de priorité qui est accordée au secteur de la santé.
Crédibilité …
On note un écart important entre les allocations budgétaires (dépenses prévisionnelles) du secteur de la Santé et les dépenses réelles. Sur la période 2010-2018, l’écart entre les allocations budgétaires et les dépenses réelles varie de 58,09 milliards de Fcfa (2010) à 11,19 milliards de Fcfa (2012) ce qui représente entre 16,8 % et 70,4 %
des allocations budgétaires prévisionnelles.
Plaidoyer pour la mise en œuvre de l’Accord d’Abuja
Dans le cadre de l’amélioration de la santé des populations en général et de la réduction de la morbidité et de la mortalité des enfants en particulier, le gouvernement doit améliorer le niveau de priorité accordée au secteur de la santé en augmentant la part du budget allouée au secteur à au moins 8 % du budget général de l’Etat gestion 2020 et tendre progressivement vers les 15 % de l’Accord d’Abuja à l’horizon 2030.
En dehors de l’augmentation la part du budget allouée au secteur de la santé, le gouvernement devra prendre des mesures pour réduire l’écart entre les prévisions budgétaires de la santé et les dépenses réelles d’une part, et faire exécuter entièrement les dépenses en capital, spécifiquement les investissements favorables aux enfants et les actions devant contribuer à la réduction de la mortalité maternelle et infantile, la prévention, la lutte contre la maladie et l’amélioration de la qualité des soins.
Source : Social Watch

Marguerite G. Daraté, deuxième adjointe au maire de Natitingou, soutenue par le maire Eric Christophe Pontikamou, a procédé mercredi 2 octobre, à la remise de kits scolaires aux élèves filles méritantes passant du Cm1 au Cm2 des écoles du 2e arrondissement de la ville.
Environ cinquante filles méritantes de l’année scolaire écoulée passant en classe de Cm2 ont reçu des mains de Marguerite G. Daraté, deuxième adjointe au maire de Natitingou, des kits scolaires composés de couvertures, stylos, cahiers, règles et autres accessoires. La cérémonie s’est déroulée en présence des autorités politiques et religieuses et du maire de la ville.
« Plus je viens vers ces trésors, plus j’ai une promotion », a déclaré la donatrice. Pour elle, la cérémonie de cette année revêt une signification particulière en ce sens qu’elle vient ce mercredi avec sa casquette de 2e adjointe au maire, contrairement aux précédentes éditions où elle a eu à officier en tant que conseillère communale. De plus, son ancienne position de présidente de la commission des Affaires sociales et de l’Education l’a davantage renseignée sur les besoins immenses des enfants. Cela justifie la cérémonie et lui offre l’occasion d’encourager les bénéficiaires et d’exhorter les enseignants à être des modèles.
Le conseiller pédagogique de la Zone 2 de Natitingou, Sika Pema, a témoigné sa gratitude à la 2e adjointe et souhaité que d’autres bonnes volontés lui emboîtent le pas. Pour lui, la cible choisie est bien indiquée, et les bienfaiteurs ne se bousculent guère. La scolarisation des filles constitue un problème dans la région et trouver des bonnes volontés pour les appuyer est difficile. Comme l’enseignement de qualité nécessite du matériel didactique, le geste l’encourage à promettre de meilleurs rendements pour l’année en cours.
Des rendements meilleurs qu’exige le maire Eric Christophe Pontikamou qui a félicité sa deuxième adjointe pour les efforts faits. Il a souhaité que le geste s’étende prochainement à toute la commune, et particulièrement aux arrondissements à de Péporiyakou et Kouaba. Ainsi, les 100 % de taux de réussite qu’il appelle de tous ses vœux hisseront la commune au rang des plus rayonnantes, a-t-il souhaité.
« Notre joie est inestimable», a clamé la porte-parole des récipiendaires, Faouziath Yokossi, élève en classe de Cm2 à l’Ecole primaire publique de Dassagaté, témoignant sa gratitude à la 2e adjointe au maire de Natitingou. Elle a promis, au nom de ses camarades, qu’elles ne décevront pas les attentes.

L’Unicef et son ambassadrice de bonne volonté, Angélique Kidjo, appuient les filles des classes du premier cycle des établissements publics de l’enseignement secondaire des départements du Borgou, de l’Alibori et du Zou, au titre de l’année scolaire 2019-2020. En témoignent les chaussures de marque « Tom’s shoes » qu’ils ont commencé par leur distribuer depuis hier, mercredi 2 octobre, au Lycée Mathieu Bouké de Parakou.
L’heure était à la grande mobilisation, hier, mercredi 2 octobre, au Lycée Mathieu Bouké de Parakou. C’était à l’occasion du lancement de la distribution de chaussures aux filles des collèges et lycées publics du Borgou, de l’Alibori et du Zou. Les chaussures ont été offertes à ces apprenantes par la société « Tom » basée aux Etats-Unis, en collaboration avec la Fondation Batonga et l’Unicef.
En effet, 67.000 adolescentes des classes du premier cycle des établissements publics du secondaire des trois départements concernés, zone de concentration des interventions de l’Unicef, ainsi que des centres de protection sociale sont impactées. Selon le représentant de l’Unicef au Bénin, Dr Claudes Kamenga, ce don de chaussures est un geste important pour maintenir les filles à l’école, car il contribue à réduire les coûts supportés par leurs familles pour leur scolarisation. « Disposer d’une paire de chaussures pour une adolescente peut constituer une source de motivation pour finir son année scolaire avec l’espoir d’améliorer les apprentissages scolaires », a aussi assuré le représentant de l’Unicef.
Au Bénin, a-t-il rappelé, seulement 38 % des filles sont inscrites au secondaire contre 50 % de garçons. De même, 43 % des filles des ménages les plus pauvres n’ont jamais été à l’école primaire. Par ailleurs, 3 filles sur 10 sont mariées avant 18 ans. « Ce tableau sombre nous interpelle à trouver les moyens d’encourager les filles à aller à l’école et y rester », a fait observer Dr Claudes Kamenga.
Il a ensuite loué la générosité et la sensibilité de la société «Tom» à l’endroit de l’éducation des filles. Le représentant de l’Unicef a également salué les efforts de l’ambassadrice de bonne volonté de l’Unicef, Angélique Kidjo, pour la promotion de l’éducation, notamment celle des filles.
A sa suite, la représentante du ministre de l’Enseignement secondaire, Augustine Judith Aïdéhou Dègla, a indiqué que l’éducation des filles est une priorité pour le gouvernement. La présente action initiée par l’Unicef et son ambassadrice de bonne volonté, a-t-elle rassuré, vise à accompagner le Bénin dans sa détermination à réduire les écarts entre les filles et les garçons en matière de scolarisation.
Angélique Kidjo a réaffirmé son engagement à lutter pour que tous les enfants notamment les filles jouissent du droit à l’éducation. Pour se faire, elle compte sur l’engagement de tous pour l’aboutissement de ce combat.
Abondant dans le même sens que le maire de Parakou, Charles Toko, le préfet du Borgou a, au nom de ses collègues de l’Alibori et du Zou, apprécié la démarche de l’Unicef et de son ambassadrice de bonne volonté, Angélique Kidjo. Il leur a exprimé les remerciements du gouvernement, ainsi que ceux des parents des bénéficiaires.
Les bénéficiaires, à travers leur porte-parole, Andilath Ali, ont remercié leurs généreux bienfaiteurs. Elles ont promis de faire un bon usage des chaussures et de travailler davantage pour obtenir de bons résultats scolaires.

Le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle a, au cours d’une conférence de presse, mercredi 2 octobre, expliqué les raisons qui l’ont obligé à annuler le concours précédemment organisé pour le recrutement d’élèves-inspecteurs et à fixer la date du 5 octobre prochain pour la reprise dudit concours.
Dans sa quête d’un système éducatif plus performant et dans un souci d’améliorer les performances dans les enseignements secondaire, technique et la formation professionnelle, le ministère a décidé de l’organisation d’un concours aux fins de recruter 50 élèves-inspecteurs de tous ordres à former en vue de les déployer sur le terrain. Quelque 300 candidats ont pris part au concours organisé le 10 août dernier et dont la délibération a été faite quatre jours plus tard, a rappelé au cours de sa conférence de presse, mercredi 2 octobre, le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle, Mahougnon Kakpo. Mais au terme de la procédure, des plaintes écrites sont parvenues à l’organisation, dénonçant notamment ce qu’il appelle « un conflit d’intérêts» au niveau de l’épreuve de philosophie. Après vérifications, poursuit le ministre, il a été décidé que les copies soient recorrigées. Une mesure qui, de l’avis du ministre, vise un souci d’équité et de transparence. Malgré cette mesure qui vise à réparer l’injustice, le ministre Mahougnon Kakpo soutient que ce qui s’est passé en philosophie et qui a été dénoncé aurait pu également se produire ailleurs sans qu’il y ait eu des éléments probants pour une dénonciation. Il a donc souhaité que toutes les épreuves soient reprises.
« L’annulation a été décidée compte tenu de la vision du gouvernement. Nous aspirons à des organisations propres et crédibles de tout ce qui se rattache aux examens et aux concours », insiste le ministre. Mu par cette ambition, le ministre Mahougnon Kakpo dit avoir pris surtout la décision de remettre les compteurs à zéro et de faire reprendre à tous les candidats le concours tout en veillant à ce que les mêmes erreurs ne se répètent. Aussi, met-il en garde les fauteurs de troubles à savoir raison garder. Ceux qui vont poursuivre devront en répondre, avertit le ministre. Plus menaçant, il l’est aussi vis-à-vis de la supervision et de l’organisation. Il informe d’ores et déjà que les fautifs qui ont fait plomber le précédent concours répondront de leurs actes devant les instances.
Le samedi 5 octobre prochain, les 21 candidats en philosophie et tous leurs collègues des autres disciplines sont attendus en salle de composition pour la reprise du concours. Mais les choses iront vite, assure le ministre. Dès le 14 octobre, les élèves-inspecteurs admis rejoindront leur centre de formation