La Nation Bénin...
Nouvelles

Discours intégral de Me Adrien Houngbédji,
Président du PRD
Chers amis venus répondre à notre invitation
Chers militants du PRD
Merci à vous tous d’être aussi nombreux.
Merci pour la joie qui se lit dans vos yeux, pour l’engagement que traduisent vos voix.
Ce rendez-vous est un rendez-vous fraternel.
Vous apportez encore la preuve ce midi, que le PRD est toujours plus grand, plus haut, plus fort.
Plus haut, plus grand, et plus fort, malgré les épreuves.
Certains nous ont quittés ! D’autres nous ont rejoints.
Ceux qui sont partis ont beau s’en aller, nous sommes toujours là, plus grands, plus hauts, plus forts.
Nous sommes le dos au mur, c’est vrai !
Mais être le dos au mur, c’est une bonne position pour repartir à l’attaque, pour prendre de l’élan, pour gagner.
Tchoco choco !
Je vousremercie, tous et chacun.
J’aime ce cercle de fraternité que vous constituez.
J’aime être parmi vous.
Je voudrais pouvoir vous serrer la main à tous, et recevoir à votre contact,un peu de cette chaleur, un peu de cette foi, qui vous rendent si confiants.
Je vous respecte ; je vous remercie pour la confiance que vous n’avez cessé de me témoigner, envers et contre tout.
Je tiens aussi à vous féliciter.
Malgré les frustrations, vous êtes restés aux yeux des Béninois, et aux yeux du monde, vous êtes restés le Parti de la paix,le parti de la démocratie,le parti de l’unité nationale.
Il y a quelques mois, notre pays a failli retomber dans les divisions qui l’ont souvent miné.
Notre Pays a étéla proie de l’intolérance.
Vous avez contribué, par votre calme, à ramener la paix.
La paix est essentielle pour le Bénin.
CHERS CAMARADES
Votre comportement pendant ce qu’il est convenu d’appeler la crise électoraleet post-électorale, a servi la paix.
Votre comportement a servi le Bénin.
Merci, merci et merci.
La plus grande satisfaction pour un homme politique, c’est de pouvoir dire qu’il a contribué, par ses efforts, par ses sacrifices, par ses prises de position, à ramener la paix dans son Pays.
Je vous félicite et vous remercie de m’avoir aidé dans ce rôle, par votre maturité,par votre sens de la Patrie.
Oui, c’est du pays qu’il s’agissait.
Le PRD n’a pas voulu vous jeter mains nues dans la rue, pour affronter des forces de sécurité sur-équipées, sans une réflexion stratégique préalable, et sans perspectives de résultats.
Morts pour rien ? Blessés pour rien ?
Nous n’avons pas voulu cela !
Soyez sans regret, d’avoir gardé votre calme lorsque vous avez été injustement exclus des élections législatives.
Soyez sans regret d’être restés chez vous,et de n’avoir perturbé ni la campagne électorale, ni le scrutin, ni l’installation de la nouvelle Assemblée Nationale.
Soyez sans regret !
CHERS CAMARADES
Je sais qu’en venant ici ce midi, vous cherchez à savoir pourquoi votre parti, le PRD, a été exclu des élections.
Leplus ancien parti du renouveau démocratique de notre Pays ;
Le seul parti qui a participé à toutes les compétitions électorales depuis 30 ans ; le parti qui peut se targuer d’être le plusreprésentatiflorsqu’on regarde le nombre cumulé de ses élus, députés, maires, conseillers ; le parti qui a toujours prôné et pratiqué le consensus et la non-violence.
Pourquoi ce parti-là a-t-il été exclu de la compétition électorale, alors que les premiers, les tout premiers, nous avons obtenu le certificat de conformité ?
Oui c’est la question que vous n’avez cessé de me poser à chacune de nos rencontres.
C’est la question que vous posez encore ce midi ; avec colère.
CHERS CAMARADES
Ne cherchons pas à savoir. Ne cherchons pas à parler.
A vouloir le faire, à vouloir parler, nous risquons de réveiller les vieilles querelles.Ce n’est pas nécessaire.
Ce qui s’est passé appartient au passé. Mettons-le sur le compte des erreurs humaines d’appréciation,sur le compte des malentendus.
Nous sommes ici, aujourd’hui,pour fermer une page ; pour en écrire une autre.
La nouvelle page, c’est la page des prochaines élections locales, municipales et communales.
Oui, le PRD ira aux prochaines élections locales, municipales et communales.
Nous irons, car nous sommes légalement constitués et reconnus.
Nous avons obtenu notre récépissé provisoire et notre certificat de conformité ;
Le PRD est debout ; plus grand, plus haut, plus fort.
Soyons donc sans rancœur pour les erreurs et les malentendus dont nous avons été victimes.
Tournons-nous résolument vers l’avenir.
Préparons-nous à gagner.
Et gagnons ensemble, avec les autres partis qui soutiennent le Gouvernement.
Que notre victoire soit leur victoire ! Que leur victoire soit notre victoire !
La diversité est une richesse.
Apportons à ce grand ensemble qu’on appelle la mouvance, ce rien d’enthousiasme, ce rien d’adhésion populaire, ce rien de fraternité, sans lesquels les partis politiques ne sont que le champ clos des luttes d’intérêt et des intrigues.
La vie et le dynamisme d’un parti ne se mesurent pas sur papier. Ils se mesurent sur le terrain, dans les structures de base, dans la capacité de mobilisation, dans la capacité de fraterniser.
Bien sûr, certains de nos compatriotes sont taraudés par la haine du PRD, taraudés par l’ambition d’effacer le PRD du paysage politique, taraudés par l’ambition de nous gommer de l’Histoire de ce pays.
Ceux-là n’ont pas renoncé : soyons vigilants.
Soyons vigilants dans préparation des élections locales.
Prouvons à ceux-là que nous ne sommes pas un appendice dans l’histoire du Bénin.
Prouvons-leur que nous sommes le vrai Bénin, le Bénin dont la culture de paix et de démocratie est partout salué dans le monde.
Ne permettez pas qu’on oublie, ou fasse oublier, ce que nous avons été pour le Bénin ce que nous sommes, pour le Bénin chaque fois que la démocratie et la paix ont balbutié.
Soyons vigilants, car là aussi, c’est du Bénin qu’il s’agit.
La répétition du scénario que nous avons connu, peut être une source de désordre.
Le Bénin a besoin de paix, et d’hommes de paix.
L’année 2019 est une année d’épreuves pour notre Pays.
Les violences du mois de mai et leurs séquelles sur la cohésion nationale sont encore dans tous les esprits.
Le drame des otages de la Pendjari atteste que le terrorisme international est à nos portes, si ce n’est dans nos murs.
Enfin, la fermeture de nos frontières avec notre grand voisin le Nigéria, est un drame aux dimensions et aux conséquences incalculables.
On peut changer l’histoire dedeuxpays.
Il est difficile dechanger la géographie.
Ce n’est pas violer un secret de dire que depuis un mois, des véhicules gros porteurs, sont stationnés à Kraké : que cela fait problème et que les Béninois s’interrogent.
Le Gouvernement devrait communiquer pour éclairer l’opinion : il ne fait pas.
L’Assemblée Nationale devrait interpeler le Gouvernement en question d’actualité : elle ne le fait, laissant le champ libre aux réseaux sociaux et aux fakenews pour intoxiquer l’opinion
Nous implorons nos dirigeants, des deux côtés de la frontière, de s’asseoir autour d’une table.
Nous les prions de redonner du sens à l’esprit de fraternité et de solidarité.
Nous les prions, de mettre fin à ce bras de fer qui n’a que trop duré, et de trouver des solutions pour mettre fin aux souffrances. Car les populations souffrent.
La sagesse consiste dit-on à prendre la juste mesure des choses.Prenez la juste mesure !
CHERS CAMARADES
Je sais aussi que beaucoup d’entre vous sont frustrés de constater l’espèce de dédain dans lequel nous sommes tenus, malgré le soutien franc, risqué et loyal que nous avons apporté au Gouvernement pendant toute la 7ème législature.
Je sais que beaucoup d’entre vous sont tentés, à cause de cette frustration, de renier la ligne d’Ifangni et de basculer dans cette opposition que nous avons rejetée avec force.
Beaucoup d’entre vous le souhaitent : de bonne foi !
Nos adversaires nous y poussent : c’est un piège.
Ne tombons pas dans le piège.
Gardons la tête froide ! Gardons le cap que nous avons fixé le samedi 21 février 2014 à Ifangni.Avançons !
Le soutien que nous apportons désormais au Gouvernement, sans député, sans ministre, n’est pas inédit en politique ; il a un nom : c’est un soutien sans participation.
Il a des inconvénients ! Il n’a pas que des inconvénients ! Imposé surtout à un grand parti comme le PRD.
Continuons d’apporter au Gouvernement et à Patrice TALONnotre soutien franc et loyal, car les villes et les villages où nous sommes influents ont eux aussi, besoin de routes, de ponts, de maternité, d’écoles, de centres de santé, d’eau et d’électricité.
Et nous en voyons quelques-uns, en cours de réalisation : nous ne pouvons le nier.
Basculer dans l’opposition, c’est renoncer à tout cela. Nous en avons fait l’expérience.
Nous sommes heureux de constater qu’ici et ailleurs le Bénin est en chantier.
Nous sommesheureux de constater que les régions où nous sommes influents ne sont pas laissées pour compte.
Etre ministre ou ne pas être ministre, est aujourd’hui pour nous,un objectif secondaire.
L’objectif principal à cette étape, est de contribuer par notre positionnement, au mieux vivre et au mieux-être de ceux dont nous sommes responsables.
Le moment viendra où nous ferons le bilan de la ligne d’Ifangni.
CHERS CAMARADES
Loin de moi l’idée que nous puissions limiter les aspirations de nos populations, à la seule satisfaction des besoins d’infrastructures que sont les routes, les ponts, l’éclairage public, les écoles, les hôpitaux… etc.
Les Béninois veulent aussi que leur niveau de vie soit amélioré : ils veulent pouvoir se nourrir sans difficulté ; se soigner, mieux que par le passé.
Ils veulent un peu plus de considération, un peu plus d’humanité, un peu plus de proximité, un peu plus de partage des richesses, car les réformes faites par les hommes sont faites pour les hommes.
Notre peuple veut vivre en bonne intelligence avec son grand voisin, le NIGERIA.
Notre peuple aspire à voir préserver la démocratie, les libertés, le pluralisme, les droits de l’homme, la solidarité … etc.
Nous nous questionnons nous aussi, comme un grand nombre de nos compatriotes.
Cette Assemblée Nationale là, élue et installée dans les conditions qu’on sait, et où ne siègent que nos camarades députés de la mouvance, peut-elle rester pendant quatre ans, la représentation de notre peuple et de sa démocratie ?
Pour soutenir le PAG, est-il indispensable que nous perdions notre identité, une identité forgée au prix de 30 années de sacrifices de nos militants ?
Réussirons-nousà sauvegarderla liberté d’opinion, la liberté de la presse, la liberté de manifestation pacifique ?
Nous ferons le bilan de la ligne d’Ifangni, en regardant de ce côté-là-aussi.
Voilà brièvement évoquées quelques questions parmi beaucoup d’autres, sur les quelles votre Université de Vacance est interpellée.
Vos travaux doivent éclairer le Bureau Politique, lorsque s’ouvrira le dialogue politique annoncé par le Président de la République.
C’est le lieu de féliciter encore, et d’encourager à nouveau le Président Patrice TALON, dans sa volonté d’organiser ce dialogue politique.
Nous l’avons déjà fait ; nous le faisons encore.Nous saluons sa décision comme un acte de paix.
Nous marquons notre entière disponibilité à participer à ce dialogue politique.
Nous souhaitons partager avec l’ensemble de la classe politique, nos expériences respectives, et nos approches respectives de solutions, aux problèmes qui interpellent le Bénin.
La délivrancedu certificat de conformité à plusieurs autres partis, le regain de vigueur observé depuis quelques semaines dans la presse, l’ouverture prochaine des journées de concertationavec les formations politiques, peuvent constituer, les premiers pas d’un retour aux fondamentaux de la Conférence Nationale.
Le PRD y croit fortement.
C’est avec cet espoir d’une synergie, entre vos recommandations et les travaux du dialogue politique, que je déclare ouverte la 6ème Université de Vacances du PRD.
Vive l’Université de Vacances
Vive le PRD
Vive la démocratie
Vive le Bénin
Politique 28 sept. 2019

Présent à l’édition 2019 de la Coupe d’Afrique des nations de Maracana (Mara’Can 2019) avec ses sélections senior et super senior, le Bénin a démarré le tournoi, ce mercredi 25 septembre, avec une victoire face au Burkina Faso. Dans la catégorie des super seniors, les Ecureuils « maracaniers » se sont débarrassés des Etalons par le score de 3-1.
Lancée mercredi dernier, la Coupe d’Afrique des nations de Maracana Guinée 2019 se poursuit à Conakry avec des fortunes diverses pour les 12 équipes participantes chez les Seniors et les 10 sélections chez les Super seniors (ex-vétérans). Dans la poule A, aux côtés du Sénégal, du Togo, du Burkina Faso et de la Guinée, chez les super seniors (45 ans et plus), le Bénin a bien démarré la compétition en battant le Burkina Faso par le score de 3-1. La Guinée, pays hôte, s’est débarrassée du Sénégal par le score de 2-0. Au niveau de la poule B composée de la Côte d’Ivoire (détentrice du trophée), du Mali, du Niger, du Canada et de la France, le Canada s’incline devant le Mali par le score de 2-0 avant de subir l’humiliation face aux Eléphants par le score de 6-0.
Dans la catégorie des seniors, les équipes sont réparties en trois groupes. Le Bénin est logé dans la poule A aux côtés de la Guinée, du Burkina Faso et de la France. La poule B est composée du Togo, du Mali, du Sénégal et des Etats-Unis d’Amérique tandis que la Côte d’Ivoire, le Niger, le Canada et le Gabon vont s’affronter dans la poule C.
Au terme de la première journée, la Guinée et le Togo ont pu tirer leur épingle du jeu respectivement face aux Etats-Unis et à la Côte d’Ivoire. En prélude au premier tournoi mondial de Maracana prévu pour 2020 au Canada, cette 8e édition de la Mara’Can va servir de phase qualificative pour les pays africains. Au terme du tournoi, les trois premiers de chaque catégorie seront qualifiés pour le rendez-vous mondial selon la Fédération internationale de Maracana Association.

Installée le 3 janvier dernier, la Commission béninoise des droits de l’homme (Cbdh) est depuis lors opérationnelle. Même si l’institution est jusque-là confinée dans son siège provisoire sis au Centre de documentation et d’information juridique dans l’enceinte de la Cour d’appel de Cotonou, elle reçoit déjà des requêtes à travers son service de réception, de traitement et de suivi des plaintes.
Les personnes victimes d’une atteinte à leurs droits ont, depuis peu, à leur portée, un mécanisme de défense, notamment la Commission béninoise des droits de l’homme (Cbdh). « Institution non juridictionnelle de défense des droits de l’homme, la commission a pour mandat la protection et la promotion des droits de l’homme sur toute l’étendue du territoire de la République du Bénin », rappelle le Rapporteur général de la Cbdh, Serge Prince Agbodjan. En effet, la Cbdh a déjà mis sur pied son service de réception, de traitement et de suivi des plaintes en attendant la mise en place de tous ses organes administratifs. Ce service a déjà reçu, traité et suivi plusieurs cas de plaintes. « Toute personne qui s’estime victime de violation de l’un de ses droits peut saisir la commission par requête », ainsi dispose la loi 2012-36 du 15 février 2013 portant création de la Commission béninoise des droits de l’homme en son article 31. Ladite requête peut émaner des particuliers ou de leurs représentants, de tierces personnes, des organisations non gouvernementales, des associations, syndicats ou de toutes autres organisations représentatives de victimes. Pour être recevable, elle doit préciser l’identité et l’adresse de l’auteur et celle de la personne ou de la structure mise en cause et spécifier sommairement la nature de la violation commise. La commission peut être saisie par écrit ou verbalement ou par tout autre moyen utile permettant de fixer les éléments constitutifs de la requête.
A noter que la commission n’est pas compétente pour connaître des faits non constitutifs de violation des droits de l’homme aux termes de la Constitution, des lois ou des instruments internationaux des droits de l’homme; et les affaires ayant déjà fait l’objet de décisions exécutoires ou qui sont encore pendantes devant les juridictions.
Une procédure gratuite et rapide
Une fois la requête déposée, la procédure de prise en compte et de traitement est rapide. Elle est contradictoire et gratuite. La loi 2012-36 du 15 février 2013 portant création de la Cbdh dispose en son article 34 : « Le bureau exécutif se réunit au plus tard dans les 48 heures de la saisine de la commission ». Le législateur précise qu’en cas de violation grave et manifeste, le bureau se réunit sans délai. Reprenant ces mêmes dispositions, le règlement intérieur de la Cbdh ajoute: « Dès que le bureau exécutif estime la requête recevable, le président désigne un membre de la commission en qualité de Commissaire-rapporteur aux fins d’instruire le cas et de rechercher les voies et moyens pour mettre fin à la violation ». Au terme de ses enquêtes et de l’instruction, dans un délai précis, le Commissaire-rapporteur désigné transmet un rapport circonstancié au bureau exécutif pour décision à prendre par l’Assemblée générale qui se réunit dès convocation par le président de la Cbdh. Lorsqu’elle estime qu’il y a violation des droits de l’homme, l’Assemblée générale, dans ses avis et recommandations, propose des solutions pour remédier à la situation. Ces recommandations sont transmises sans délai aux présidents de la République, de l’Assemblée nationale, de la Cour constitutionnelle, de la Cour suprême, du Conseil économique et social, de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication, au Médiateur de la République et plus spécifiquement à l’autorité ayant compétence, selon la Constitution, pour mettre fin à la violation. Les avis et recommandations de la Commission sont notifiés à l’auteur ou à l’administration mise en cause pour suite à donner et sont portés à la connaissance de la victime et de ses ayants droit. «Conformément à l’article 34 alinéa 3 de la loi, la Commission peut décider de saisir les instances judiciaires en cas de contestation ou d’inobservance de ses avis et recommandations par l’une des parties, dans un délai d’un mois pour compter de sa notification. En cas de recours judiciaire, elle peut se constituer partie civile aux côtés de la victime », précise le Règlement intérieur en son article 79. A signaler que dans le cadre de l’instruction, les personnes appelées à comparaître devant la commission sont tenues d’y répondre.

Esae Football club a rallié Ouagadougou où il va affronter Salitas Football club, demain, samedi 28 septembre, au Stade du 4 Août. C’est dans le cadre de la manche retour du second tour des préliminaires de la coupe de la Confédération africaine de football. Accrochés à Cotonou, les poulains de Richard Bio devront défier Youssouf Barro et ses coéquipiers pour espérer passer au prochain tour.
Contraint au nul (0-0) lors du match aller à Cotonou, Esae Football club du Bénin joue, ce samedi 28 septembre, au Stade du 4 Août de Ouagadougou, Salitas Football club dans le cadre de la manche retour du second tour des préliminaires de la coupe de la Confédération africaine de football. Accrochés sur leurs installations, le dimanche 15 septembre dernier, lors de la phase aller, les joueurs de Esae devront faire mieux pour se qualifier pour la phase de groupe. Ils devront impérativement s’imposer face à cette formation du Burkina Faso ou éviter un nul vierge de peur de passer par l’épreuve fatidique des tirs au but.
Battus par les Buffles en Super Coupe du Bénin, le week-end dernier, Esae a néanmoins bien achevé les préparatifs de ce match retour en s’imposant mardi dernier face aux Panthères de Djougou par le score de 2-0. Les détonateurs du jeu offensif côté Esae tels que Antonin Oussou, Eric Sewa, Alfred Linkpon et Farid Edou devront être plus efficaces face à la muraille défensive des Orange et Blanc de Salitas. Cette rencontre sera sans doute difficile pour les visiteurs qui n’ont pas su faire la différence à Cotonou. Face aux protégés de Yacouba
Ouédraogo, vainqueur de la Coupe du Faso et de la super coupe de l’Association des journalistes sportifs du Burkina en 2018, les poulains de Richard Bio devront allier audace et perspicacité pour atteindre leurs objectifs.
Atouts
Tombeurs de l’As Snim lors du premier tour en marquant 7 buts sans en encaisser sur l’ensemble des deux confrontations, les joueurs de Esae ont des atouts pour empêcher Salitas Fc d’atteindre la phase de poule de la compétition.
A Ouagadougou depuis ce mercredi soir, la délégation de 37 membres dont 26 joueurs conduite par le directeur sportif du club, Quentin Didavi, s’est logée dans un hôtel de la capitale burkinabè. Les poulains du coach Bio Richard ont effectué leur première séance d’entraînement dans la soirée d’hier, jeudi 26 septembre. Avant cette séance, ils ont bénéficié d’une petite balade matinale, en guise de décrassage dans la ville. Selon le coach Bio Richard et le capitaine Marcel Dandjinou, le moral de la troupe est au beau fixe. Au regard des prestations des deux clubs lors du match aller, Esae Football club aura fort à faire face à Salitas du Burkina Faso.

La Commission électorale nationale autonome a donné sa part de vérité suite aux déclarations accablantes du président de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption. Lors d’un point de presse, le président de la Céna,
Emmanuel Tiando, a mis en cause l’intention, la démarche et le contenu des allégations de favoritisme portées sur la Céna par Jean-Baptiste Elias.
« Le président de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption a manqué de professionnalisme et d’objectivité au cours de sa dernière sortie médiatique contre la Céna », c’est la conclusion à laquelle est parvenue la Commission électorale nationale autonome au regard des dénonciations de Jean-Baptiste Elias. Pour la Céna, il ne s’agit ni de révélations ni de déballages car les éléments d’information évoqués par le président de l’Anlc ne portent pas sur des faits nouveaux. «Il s’agit en effet de faits déjà connus puisque la Céna elle-même les a évoqués au cours de sa conférence de presse du 13 mars 2019 suite aux accusations de favoritisme faites par certains partis et même des individus à l’issue de la publication de la liste des partis politiques retenus pour prendre part aux élections au terme des délibérations de la Cena », a rappelé le président de la Céna, Emmanuel Tiando. Il ajoute que c’est dans un souci de transparence que la Céna avait apporté les explications nécessaires à la compréhension des décisions qu’elle avait prises en son temps. Poursuivant avec les remarques d’ordre général sur la démarche et les dénonciations de Jean-Baptiste Elias, le président de la Céna relève que les faits soulevés ont fait l’objet de plusieurs recours devant la Cour constitutionnelle qui, après examen et délibération, a conclu que la Céna n’avait fait preuve d’aucun traitement de faveur dans l’examen des dossiers de candidatures et par conséquent, n’avait pas agi en violation de la Constitution et du Code électoral. Par ailleurs, le président
Emmanuel Tiando fait observer que le président de l’Anlc, Jean-Baptiste Elias, a omis de faire état de l’ouverture d’esprit que la Céna lui a témoigné, en répondant avec bonne foi et transparence, chaque fois qu’il le souhaitait, à ses diligences, à ses interrogations, et aux diverses séances de travail tenues dans le cadre de la préparation du processus électoral. « Pour nous, ce dossier était clos. C’est alors avec grand étonnement que nous avons accueilli la sortie médiatique de monsieur Jean- Baptiste Elias », a déclaré le président Emmanuel Tiando. A l’en croire, il y a lieu de s’interroger sur les motivations réelles de la sortie médiatique du président de l’Anlc le 15 septembre dernier. « Pourquoi maintenant, soit après 5 mois ? Jean-Baptiste Elias voudrait-il insinuer qu’il existerait des soupçons de corruption dans le processus de l’étude des dossiers de candidatures ? Si c’était le cas, pourquoi ne pas dénoncer avec des preuves ces faits de corruption et surtout en identifiant les corrupteurs et les corrompus quels qu’ils soient ? La loi portant lutte contre la corruption autorise-t-elle Jean-Baptiste Elias à rendre public sur les médias ce genre d’accusation ? Il me plait de lui rappeler que son rôle est de porter, le cas échéant, les faits incriminés devant le procureur de la République compétent… De fait, monsieur Jean-Baptiste Elias s’est-il assuré que les documents dont il dispose sont fiables? Au surplus, de qui détient-il ces documents puisqu’aucun cadre n’est censé les détenir? »…, autant d’interrogations que porte la Céna.
Les clarifications de la Céna
La Commission électorale nationale autonome ne s’est pas arrêtée à la démarche et aux motivations des récriminations de Jean-Baptiste Elias. Elle a apporté des clarifications sur les allégations du président de l’Anlc. Pour ce qui concerne l’accusation d’injustice liée à la façon de traiter les dossiers au ministère de l’Intérieur et à la Cena, le président de la Céna souligne : « A ce sujet, je voudrais rappeler que la Cena n’est pas un service relevant du ministère de l’Intérieur. Son fonctionnement repose sur son autonomie organisationnelle et délibérante. Etablir une comparaison entre la méthodologie dudit ministère et celle de la Cena relève d’un mauvais procès puisque ces deux institutions n’ont pas établi une plateforme méthodologique commune pour l’étude des dossiers ».
S’agissant des cas de discordance des lieux de naissance entre la carte d’électeur et d’autres pièces produites par certains candidats, le président Emmanuel Tiando fait savoir que cette discordance est compréhensible et n’est pas imputable aux intéressés. « Elle est la conséquence de la réforme territoriale intervenue en 1978. A titre d’illustration, Kérou faisait partie de Kouandé de même que Comè faisait partie de Grand- Popo, Ifangni de Sakété, Kalalé et Pèrèrè de Nikki. C’est au vu des mutations induites par cette réforme territoriale que la Céna n’a pas pu censurer ces discordances, d’autant plus que plusieurs candidats ont produit des certificats d’individualité. Dénoncer ces prétendues insuffisances relève d’une méconnaissance grave de l’évolution de l’administration territoriale béninoise», a expliqué le président de la Céna avant de conclure au manque de professionnalisme et d’objectivité du président de l’Anlc lors de sa dernière sortie médiatique.

La violation de sépulture est un acte répréhensible aussi bien au regard de la décence qu’aux yeux de la loi. Bien au-delà de ce que l’on pense, le corps humain, qu’il s’agisse d’une star ou de l’être le plus impopulaire sur terre, reste inviolable et ce, même après la mort. Que dit le législateur béninois à propos ? Le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Cotonou Elon’m Mario Mètonou clarifie et prévient.
La Nation : Le corps humain, semble-t-il, même sans vie a encore des droits !
Procureur Mario Mètonou : Il faut simplement dire que le respect dû au corps humain ne cesse pas avec la mort. Les restes des personnes décédées doivent être traités avec respect, dignité et décence. Le respect dû aux morts est un principe essentiel dont la violation est sanctionnée pénalement. Le code pénal en vigueur au Bénin consacre trois articles au respect dû aux morts. Les infractions visées sont notamment : l’inhumation irrégulière, le recel de cadavre, la mutilation de cadavre, la violation de sépulture et la profanation de cadavre. L’article 624 du code pénal, en ses alinéas 2 et 3, traite spécifiquement de la violation de sépulture ou de tombeau et de la profanation ou mutilation de cadavre. Le texte dispose : «Est puni d’un emprisonnement de trois (03) mois à un (01) an et de cent mille (100.000) francs Cfa à cinq cent mille (500.000) francs Cfa d’amende, quiconque s’est rendu coupable de violation de tombeau ou de sépulture, sans préjudice des peines contre les crimes ou les délits connexes à celle-ci. Les mêmes peines seront applicables à quiconque aura profané ou mutilé un cadavre, même non inhumé ». C’est pourquoi le législateur protège certains lieux.
Et quels sont les lieux que le législateur protège ?
L’article 624 du Code pénal protège explicitement les tombeaux et les sépultures. Le tombeau est un monument élevé´ sur les restes d’un mort. Tous les actes y portant atteinte sont punissables, sauf s’il n’a pas encore servi de sépulture a` un être humain. La sépulture s’entend au sens de lieu ou` le défunt a été´ enterre´, il peut s’agir du cercueil avant l’inhumation, mais aussi de la dépouille mortelle préparée pour l’ensevelissement. Bien que n’étant pas visés spécifiquement par le texte, les monuments édifiés a` la mémoire des morts doivent être aussi inclus dans cette liste de lieux protégés. Ce sont des monuments collectifs édifiés en mémoire de personnes tombées pour la patrie, et qui ne comportent pas de sépulture. Cela peut également être une plaque commémorative fixée sur un mur d’habitation, ou apposée a` l’endroit où` a été´ tue´ un soldat. Tous ces lieux ne doivent pas faire l’objet de violation ou de profanation.
Quelles différences entre violation, profanation ou exhumation et comment reconnaître l’intention réelle de l’auteur de tels actes ?
La violation possède deux sens qui ramènent aux exactions dont les sépultures peuvent être la cible. La violation consiste d’abord à faire violence, à porter atteinte et à agir contre ce que l’on devrait normalement respecter. Mais la violation peut aussi être entendue comme pénétrer ou ouvrir ce qui évidemment peut s’appliquer à un tombeau. La profanation quant à elle renvoie sur la portée religieuse des actes dirigés contre les tombeaux et sépultures. Elle signifie, traiter sans respect, avec mépris et en violant le caractère sacré d’une chose. L’acte doit être matérialisé´ par une action physique ou une voie de fait. Il peut s’agir de dégradations de sépultures telles que bris d’une pierre tombale, inscription, dessin, etc.
Sont également considérés comme des actes de violation ou de profanation, le fait d’arracher des fleurs plantées par les héritiers du défunt, le fait d’ouvrir le caveau et d’en retirer le cercueil, d’ouvrir le cercueil contenant les restes du défunt, placarder sur le tombeau un écrit injurieux et diffamatoire, briser le crucifix déposé´ sur le corps d’un défunt. L’exhumation faite dans les règles prescrites par la loi, ainsi que l’ouverture de sépultures très anciennes dans un intérêt historique ne sont pas punissables. Mais alors, quid de la conscience de l’auteur de violer ou profaner un tombeau ? C’est en toute connaissance de cause que l’auteur outrage le tombeau, la sépulture ou le monument. Il a pleinement conscience d’accomplir un acte de nature a` porter atteinte au respect du^ aux morts. Le mobile est indifférent pour la constitution de l’infraction.
La victime étant déjà morte, que visent les sanctions prévues pour ces faits ; rétablir la sacralité du corps humain ?
Le législateur béninois punit de la même peine la violation de sépulture ou de tombeau et la mutilation ou la profanation de cadavre. Cette peine est de trois (03) mois à un (01) an d’emprisonnement à la laquelle peut s’ajouter une amende de cent mille (100 000) à cinq cent mille (500 000) Fcfa. A titre de comparaison, en droit français, cette infraction est prévue et réprimée par l’article 225-17 alinéa 2 du Code Pénal qui prévoit une sanction d’un an d’emprisonnement et de quinze mille (15 000) euros d’amende. La sanction étant doublée lorsque la violation de sépulture est accompagnée d’atteinte à l’intégrité du cadavre. En droit ivoirien, l’infraction est prévue par l’article 198 du code pénal ivoirien. Elle est punie d’une peine d’emprisonnement allant d’un mois à un an et d’une amende de cinquante mille (50.000) à cinq cent mille (500.000) Fcfa. La valeur sociale protégée par ces différents textes est le respect dû au corps humain qui ne cesse pas avec la mort.

Le Bureau de restructuration et de mise à niveau (Brmn) a organisé, hier jeudi 26 septembre, un atelier d’information et de sensibilisation des membres des Organisations patronales professionnelles du département de la Donga, à Djougou.
La séance d’information et de sensibilisation organisée par le Bureau de restructuration et de mise à niveau (Brmn), structure sous tutelle du ministère de l’Industrie et du Commerce à l’intention des organisations patronales professionnelles de la Donga entre désormais dans les habitudes du Bureau. Ainsi, c’est la 2e fois que le Brmn descend à Djougou. Il s’agit, selon le communicateur, Armand-Joël Gozo, chargé de communication du Bureau, de présenter à nouveau le Programme de restructuration et de mise à niveau (Prmn) en mettant l'accent sur les avantages à y adhérer et d’en exposer les critères d’éligibilité.
Les objectifs du Prmn portent sur la relance de la production industrielle, la promotion de l’investissement et de l’innovation, la création d’emplois qualifiés, la promotion de nouvelles filières et l’amélioration de la compétitivité des industries. Le public cible étant les entreprises indusrielles et des Btp sans oublier celles qui s’investissent dans les services liés à l’industrie.
Le Brmn, a expliqué son chargé de communication, est le bras opérationnel du Programme de restructuration et de mise à niveau (Prmn). Il est doté d’un conseil d’administration qui joue en même temps le rôle d'organe d'orientation. Le Brmn apporte l’appui et l’assistance nécessaires aux entreprises industrielles en quête de souffle nouveau et de compétitivité afin de leur permettre de bien grandir ou de rebondir.
Le Brmn a mis en place, toujours pour accompagner les toutes petites entreprises et industries, un mécanisme plus allégé et innovant. Il s'agit de la mise à niveau groupée et spécifique qui consiste à identifier les problèmes spécifiques transversaux qui se posent aux entreprises et à les résoudre.
Le représentant du directeur départemental de l’Industrie et du Commerce de l’Atacora- Donga, Fabrice Hounkpatin, a exhorté les participants à l’assiduité afin de bien comprendre les avantages liés au Prmn. Pour lui, il importe que les entreprises se mettent à jour pour bénéficier des programmes de formation conçus à leur intention. Ainsi identifiées et réunissant les conditions, elles pourront s’affirmer et s’inscrire dans la durabilité.
Les participants ont fait part de leurs inquiétudes auxquelles l'équipe du Brmn a apporté des solutions apaisantes.

Les députés ont clôturé dans la soirée du mercredi 25 septembre dernier, la sixième session extraordinaire de l’année 2019 qu’ils ont ouverte deux jours plus tôt. Ils ont levé les travaux après épuisement de l’ordre du jour de cette session sollicitée par le président de la République pour l’examen en procédure d’urgence de quatre dossiers.
Mission accomplie pour les députés à l’Assemblée nationale. Ils ont vidé en trois jours de travaux, les quatre points inscrits à l’ordre du jour de la sixième session extraordinaire de l’année 2019 demandée par le président de la République, Patrice Talon et ouverte lundi 23 septembre dernier. A l’unanimité, ils ont donné quitus aux différents dossiers se rapportant tous à des autorisations de ratification d’accords de prêts. Il s’agit du projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de prêt signé à Marrakech le 5 avril dernier entre la République du Bénin et la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea) dans le cadre du financement du Projet d’appui à l’Université nationale d’agriculture (Una) et à l’Université nationale des sciences technologiques, ingénierie et mathématiques (Unstim) ; et le projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de prêt signé à Cotonou le 7 mai 2019 entre la République du Bénin et le Fonds africain de développement (Fad) dans le cadre du financement du Projet d’appui au développement de la filière anacarde et de l’entrepreneuriat agricole. Les deux autres dossiers concernent le projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de prêt signé le 7 mai 2019 à Cotonou entre la République du Bénin et la Banque d’investissement et de développement de la Cedeao (Bidc) dans le cadre du financement complémentaire du Projet d’équipement et de réhabilitation des formations sanitaires du Bénin et le projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de prêt signé à Lomé le 16 juillet 2019 entre la République du Bénin et la Banque ouest-africaine de développement (Boad) dans le cadre du financement partiel du projet d’aménagement et de bitumage de la route Djougou-Pèhunco-Kérou-Banikoara, longue de 209,68 km. Les quatre accords de prêts ont été examinés en procédure d’urgence à la demande du chef de l’Etat. Ils sont évalués à un montant total de plus de 47 milliards F Cfa. Les dossiers ont été adoptés par l’Assemblée nationale en présence du gouvernement représenté lors de la séance plénière par les ministres Gaston Dossouhoui en charge de l’Agriculture ; Hervé Hèhomey des Infrastructures routières ; Eléonore Yayi chargée de l’Enseignement supérieur et Benjamin Hounkpatin de la Santé.
Compte à rebours
L’ordre du jour de cette session extraordinaire est donc totalement épuisé. Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou qui présidait les travaux n’avait donc plus le choix que de la clore conformément à la loi. Aucune autre session extraordinaire n’est envisagée. Les regards sont tournés désormais vers la deuxième session ordinaire de l’année 2019 encore appelée session budgétaire. Celle-ci, faut-il le rappeler, est consacrée principalement à l’examen du projet de loi de finances gestion 2020. Le compte à rebours pour l’ouverture de cette session a d’ailleurs commencé avec la transmission à l’Assemblée nationale du projet de budget de l’Etat gestion 2020 adopté en Conseil des ministres du mercredi dernier. Le gouvernement a envoyé le document au Parlement pour étude et adoption à la faveur de la session budgétaire qui s’ouvre au cours de la deuxième moitié du mois d’octobre prochain. Une fois encore, le gouvernement a transmis le projet de loi de finances à temps. En l’espèce, l’article 109 de la Constitution du 11 décembre 1990 dispose que : « L’Assemblée nationale vote le projet de loi de finances dans les conditions déterminées par la loi.
L’Assemblée nationale est saisie du projet de loi de finances au plus tard une semaine avant l’ouverture de la session d’octobre. Le projet de loi de finances doit prévoir les recettes nécessaires à la couverture intégrale des dépenses ». Sans attendre le mois d’octobre, le gouvernement, comme à ses habitudes, a déjà envoyé le document budgétaire. Ce qui permet à l’institution de disposer du temps nécessaire pour faire son travail. Le président Patrice Talon a joué ainsi sa partition. La balle est désormais dans le camp des députés à l’Assemblée nationale qui ont, après l’ouverture de la session budgétaire, jusqu’au 31 décembre prochain au plus tard, pour décider du sort du projet de budget de l’Etat exercice 2020.

L’un des projets phares du Programme d’action du gouvernement dénommé ‘’Réinventer la cité lacustre de Ganvié’’ a bénéficié de l’appui financier de l’Agence française de développement pour sa mise en œuvre. Le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, et l’ambassadrice de France près le Bénin, Véronique Brumeaux, ont procédé, hier jeudi 26 septembre, à Sèmè-City, à la signature de conventions de financement du projet.
Deux conventions de financement du projet ‘’Réinventer la cité lacustre de Ganvié’’ d'un montant de 25 milliards de francs Cfa ont été signées, hier jeudi à Sèmè-City, par le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, et l’ambassadrice de France près le Bénin, Véronique
Brumeaux. Ce projet du Programme d’action du gouvernement 2016-2021 bénéficie ainsi de l’appui financier de l’Agence française de développement.
La cérémonie de signature s’est déroulée en présence du directeur de l’Agence française de développement, Adrien Haye, du directeur adjoint de cabinet du ministre du Cadre de vie et du Développement durable, Adam Pinto, du directeur général de l’Agence nationale de promotion des patrimoines et du tourisme (Anpt), José Pliya, et de différents cadres et personnalités. Il s’agit d’un financement qui vient en appui aux efforts du gouvernement pour améliorer les conditions de vie des populations de la cité lacustre et favoriser le développement d’activités touristiques durables à Ganvié. Le projet va impacter 50 000 habitants de la cité lacustre. Ces derniers verront leurs conditions de vie améliorées de manière significative et durable tout en valorisant le patrimoine historique de Ganvié pour renforcer son attractivité touristique. Il faut signaler que le projet ‘’Réinventer la cité lacustre de Ganvié’’ est mis en œuvre par l’Agence nationale de promotion des patrimoines et du tourisme. Il est prévu, dans sa phase de réalisation, la construction d’une route-digue adaptée aux crues entre Akassato et Sô-Ava, l’aménagement de l’embarcadère d’Abomey-Calavi et du marché aux poissons, le raccordement des habitants aux réseaux publics d’eau et d’électricité ainsi que la réhabilitation d’espaces collectifs et communautaires comme la maison de la Francophonie. La préservation de la biodiversité du lac Nokoué à travers une exploitation durable de ses ressources et la promotion d’activités économiques alternatives à la pêche figurent également parmi les finalités du projet.
La promotion de villes durables, résilientes aux changements climatiques fait partie des principaux axes d’action de l’Agence française de développement au Bénin. Elle consacre près de 95 milliards de francs Cfa au développement urbain à travers plusieurs projets. Ceux-ci intègrent problématique climatique, amélioration de la gouvernance urbaine, fourniture de services essentiels et développement d’activités économiques au bénéfice des populations. Un suivi régulier et une gestion efficiente seront faits de ce financement qui accompagne les actions du gouvernement au profit des populations béninoises, rassure le ministre Romuald Wadagni?

Il sera bientôt loin, le temps où le terme vacataire avait une connotation péjorative. Ainsi en a décidé le président Patrice Talon à travers la contractualisation inattendue offerte aux enseignants qui jusque-là ont végété dans une certaine précarité. Cette précarité est due au fait même du mode d’emploi et de traitement des vacataires dans l’enseignement. Ceux-ci ne bénéficiaient d’aucune prise en charge sociale et leur rétribution était soumise aux aléas de leurs employeurs à savoir les collèges. Ce qui les exposait à une misère ambiante.
Sans statut, payés en retard, obligés d’exercer cumulativement dans plusieurs collèges pour pouvoir arrondir leur fin de mois, ils tiraient le diable par la queue...
Il n’en faut pas davantage pour réunir les symptômes d’un emploi précaire. Aussi, leur est salutaire, l’initiative prise par le gouvernement actuel pour atténuer la pénibilité dans l’exercice à cette catégorie d’enseignants assimilés, sans qu’on ne le dise vraiment, à des enseignants de seconde zone alors qu’ils ont le mérite d’avoir sauvé l’école béninoise du naufrage. Le déficit en enseignants, patent au Bénin, ayant été corrigé grâce à cette cohorte de ‘’volontaires’’ engagés dans l’enseignement, et plutôt qualifiés pour la cause, en général.
La bancarisation, imposée pour la gestion de la paie des vacataires par la puissance publique, aura structuré quelque peu leur situation en ce qui concerne la rétribution. Un bon début auquel il faut ajouter leur recensement à travers la réalisation d'une base de données sur les aspirants à la fonction enseignante, une amélioration de leur statut que la contractualisation initiée par le gouvernement vient corroborer. C’est une formalisation, à tout point de vue, qui a fait défaut à ce profil d’enseignants jusqu’à présent. En tout cas, un bon début dans le processus d’amélioration de leur statut. En soi, c’est une situation de sédentarisation qui leur est donnée. Mais ce n’est pas tout, car à terme, ils bénéficieront des renforcements de capacité au même titre que leurs pairs agents contractuels et agents permanents de l’Etat.
Autant de mesures structurantes, sous la conduite de l’Agence nationale pour l’emploi, qui contribueront à l’amélioration de leurs rendements, car de fait ils ne vont plus distraire leurs énergies à aller par monts et par vaux afin d’engranger les heures de vacation.
Sans doute que les intéressés espèrent davantage pour conforter leur statut d’enseignant. Notamment qu’ils n’aient plus à devoir affronter les périodes de soudure que constitue pour eux le temps des vacances, ne bénéficiant d’aucune paye courant ces mois. Même si cela se justifie, car ils sont payés à l’heure. C’est fatal. Mais les vacataires ne doivent pas perdre patience et piaffer d’impatience, dans un esprit corporatiste dont seuls les enseignants ont le secret, et à vouloir tout maintenant et tout de suite. Ce serait se tirer une balle dans le pied, car le gouvernement n’a pris l’initiative d’arranger leur situation sous aucune autre contrainte que celle de restructurer. Il l’a fait sans que personne ne l’y contraigne mais dans un souci de restructuration que justifient autant les tests faits aux aspirants que l’évaluation d’autres enseignants. Qui dit restructuration dit remise en ordre, mais aussi réadaptation fonctionnelle. Il faut avancer un pas après l’autre, sans précipitation…Et, il faut bien admettre qu’à cet exercice, le gouvernement actuel est champion à l’image de son chef qui a de la suite dans les idées, extraordinairement, et un sens de l’anticipation dont on peut être admiratif...Les vacataires peuvent donc le créditer d’être empli de bonnes dispositions à leur égard.