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Nouvelles

Disparition des cérémonies de remerciement au chef de l’Etat: La Rupture rompt avec les pratiques propagandistes

Depuis avril dernier, le Bénin vit au rythme d’un nouveau régime caractérisé par la disparition des meetings de remerciement et des messes d’actions de grâce. C’est l’une des marques du «Nouveau départ» qui semble avoir d’autres chats à fouetter.

A régime nouveau, nouvelle ligne de conduite. Et pour cause, il souffle depuis maintenant cent jours un nouveau vent sur le Bénin. Une atmosphère bien moins agitée que celle ayant caractérisé les régimes du Changement (2006-2011) et de la Refondation (2011-2016).

Laquelle rime bien avec la méthode discrète qui caractérise le «Nouveau départ» en termes de communication, de médiatisation et de cérémonie de remerciement tous azimuts au président de la République. Si les militants et sympathisants de Boni Yayi en avaient fait en son temps, toute une pièce de démonstration, l’actuel régime vient décourager la pratique. Tout se joue désormais en silence, sans tambour ni trompette, même si des nominations se font aussi à l’heure de la Rupture. Aucun cadre n’est autorisé à se lancer dans cette pratique.

Ces cérémonies au temps du régime défunt

En réalité, les marches de soutien, les messes d’actions de grâce et les meetings de remerciement ont constitué durant les deux mandats de Boni Yayi, des pratiques ancrées dans les habitudes des Béninois. Le phénomène était quasiment devenu la mode, de telle sorte que quand le gouvernement procédait à la promotion d’un citoyen ou d’un cadre du pays à la tête d’un département ministériel ou d’une structure étatique, le réflexe sacré était de la célébrer au travers d’une messe d’actions de grâce ou d’un meeting de remerciement. C’est pour honorer le Père céleste à travers le père de la Nation qu’incarne le chef de l’Etat. De fait, les jours non ouvrables constituaient les moments par excellence pour se livrer à cette activité laudative à la gloire du chef de l’Etat. Les places publiques et les églises étaient prises d’assaut par les cadres promus, leurs parents et amis. Aucun ne dérogeait à la règle. Ceci, à coup de lourds investissements et risques aussi, puisqu’il fallait aller à la rencontre des populations parfois en convois et parcourir monts et vallées afin de témoigner sa reconnaissance au président Boni Yayi.
Des moments afin de jauger la cote de popularité du président de la République, présenté à ces occasions comme ‘’papa bonheur" ou encore ‘’le bâtisseur infatigable’’ pour certains et ‘’l’homme de vision’’ ou le ‘’grand artisan du développement’’ pour d’autres.
Que dire des millions qui y étaient engloutis, en vue de la réussite de l’évènement ? Des fonds qui servaient notamment à la confection des tee-shirts et casquettes pour lui donner un cachet spécial, des grandes banderoles qui faisaient à la fois office de décor, des messages d’adhésion aux idéaux du chantre du Changement ou de la Refondation, et de messages de sensibilisation en direction des populations défavorisées.
La presse dans son ensemble était traitée en reine. La Télévision nationale était vénérée, car elle constituait le canal privilégié pour relayer ces ‘’moments forts’’.

Sans tambour, ni trompette

Bref, ces moments sont désormais révolus. Le Bénin a amorcé depuis trois mois un «Nouveau départ». Celui au cours duquel on s’exhibe le moins et on communique sans tambour, ni trompette et est interdit l’organisation des meetings de remerciement.
Il est généralement admis que les politiciens apprécient les bains de foule. Mais en prenant cette option, le président Patrice Talon semble avoir le souci d’économiser les ressources du pays, pour sans doute, les investir dans d’autres chantiers. Ce qui sauve les caisses du pays de certaines dépenses et contribue ainsi à son développement mais qui, d’une manière ou d’une autre, entraine le déclin des activités des organisateurs que l’on associait à ces ‘’festins’’. Peu importent les grincements de dents de certaines personnes. A l’ère de la Rupture, des nominations se font quasiment tous les mercredis. Le Conseil des ministres est l’instance solennelle qui jette les dés dans ce sens. Sauf que, contrairement aux vieilles habitudes, elles sont faites sans que l’on ne note une certaine euphorie autour de l’évènement. Ici, le sens de reconnaissance n’oblige aucun cadre à se livrer à ce jeu. ‘’Normo-médiatisation’’ oblige ! Des ministres reçoivent et adressent des remerciements à leurs concitoyens dans la plus grande discrétion et de nouveaux cadres promus se félicitent dans la sobriété, loin des objectifs des caméras, des micros et des enregistreurs. Ainsi va la République sous le régime Talon ! Une marque qui contraste nettement avec la manière de faire du régime défunt et qui doit continuer de faire école pour préserver les ressources du pays. De toute évidence, si la pratique devait être poursuivie, Cotonou et les autres localités du Bénin n’en finiront certainement pas, au regard de la grande masse qui collabore directement ou indirectement avec l’actuel président de la République, Patrice Talon, et du score de 65% qui l’a plébiscité comme porte-étendard de la Coalition de la Rupture, face à son challenger de la Continuité, Lionel Zinsou. L’interdiction des cérémonies propagandistes à la gloire du président de la République et de son gouvernement par le chantre du «Nouveau départ », sonne le glas de cette mode et ouvre une nouvelle ère politique : celle qui appelle Patrice Talon et son gouvernement à s’investir dans la restauration des valeurs républicaines et interpelle les autorités ainsi que les filles et les fils du pays à en finir avec ces moments folkloriques devenus presque une discipline olympique ou une compétition pour des cadres et personnalités, en d’autres temps. Vivement que la Rupture maintienne ce cap pour une meilleure image du Bénin à l’extérieur.

Actualités 15 juil. 2016


En attendant le référendum: L’unanimité pour certains amendements, le consensus nécessaire pour d’autres

La Commission chargée de faire les propositions de réformes a déposé son rapport avant même l’échéance des cent jours de gouvernance du pouvoir de la Rupture. Le président de la République pense que la balle est désormais dans son camp pour la suite : un référendum constitutionnel d’ici à la fin de l’année. Retour sur les grands traits desdites réformes.

«Les propositions recensées sont celles qui ont rencontré l'adhésion de tous les membres de la commission. Elles sont, pour certaines, précises et tranchées et pour d'autres, mesurées et ouvertes», relève l’extrait du rapport de la Commission chargée des réformes politiques et institutionnelles. Le document précise que «les premières témoignent de la réalisation de l'accord complet des commissaires, alors que les secondes sont le produit d'un consensus».
Ainsi, sur la loi organique relative au pouvoir exécutif, la commission a retenu le principe, à condition que sa mise en œuvre ne conduise directement ou incidemment à l'affaiblissement du président de la République et n'entrave pas l'action régulière du gouvernement.
Par rapport à la Cour constitutionnelle, elle estime que le mandat unique de neuf ans renouvelable par tiers peut contribuer à l'indépendance de la juridiction et que ses membres soient élus au sein des assemblées de corps de juristes identifiés à l'exception de ceux nommés par le président de la République et le bureau de l'Assemblée nationale.
La commission retient, en matière électorale, que la Cour constitutionnelle se concentre exclusivement sur le contentieux et en proclame les résultats définitifs.
Sur la Haute autorité de l'audiovisuel et de la communication, la commission relève que sa composition soit modifiée dans le sens du renforcement de la présence des professionnels des médias et qu’elle procède à la sélection des directeurs des organes de presse de service public et soumette les noms du plus méritant par poste, à la nomination du chef de l'Etat afin de garantir l'accès équitable des partis politiques, des associations et des citoyens à cette catégorie de média.
En ce qui concerne le renforcement de l’indépendance de la justice, la commission a fait six propositions sur la présidence du Conseil supérieur de la magistrature, sur l’élection du président de la Cour suprême, la création de la Cour des comptes.
Sur la Haute cour de Justice, la commission convient que l’institution ne peut, dans son état actuel, assurer une répression efficace des manquements graves imputables aux plus hautes autorités de l'Etat.
Pour y remédier, elle suggère de recourir à plusieurs solutions. La première, plus radicale, serait la suppression de la Haute cour de Justice et son remplacement par une juridiction ad' hoc attributaire de la compétence pour les infractions commises par le président de la République. Dans cette hypothèse, les membres du gouvernement pourraient être poursuivis devant les juridictions de droit commun.
La seconde, plus mesurée, serait le maintien de la Haute cour de Justice, assorti de l'allègement des règles de procédure, de la modification de sa composition et de la redéfinition de ses attributions.
En ce qui concerne le régime des immunités parlementaires, la commission retient qu’il peut être allégé et l'effet suspensif de la prescription de l'action publique affirmé.
Elle recommande la suppression de l'alinéa dernier de l'article 90 de la Constitution qui dispose : «la détention ou la poursuite d'un député est suspendue si l'Assemblée nationale le requiert par un vote à la majorité des deux tiers ».
Sur le rattachement de l'Inspection des services judiciaires au Conseil supérieur de la magistrature, la commission relève que cela peut être envisagé. Elle recommande néanmoins que la mise en œuvre de cette proposition soit inscrite dans une réforme globale du pouvoir judiciaire. Elle comprendrait la réforme du Conseil supérieur de la magistrature, une reconsidération du rôle du ministre de la Justice au Conseil et enfin une nouvelle articulation des Inspections dans le secteur de la justice.
Par rapport au renforcement du système partisan, la commission considère qu'avant toute injection de fonds publics dans le fonctionnement des partis politiques, il serait judicieux de procéder au préalable à la rationalisation du système partisan dans son ensemble, et ce faisant, d'encadrer juridiquement les critères d'accès au financement public, sans toutefois occulter le financement privé. Sur cette base, la commission estime qu'en l'état de la législation, il est nécessaire de procéder à l'apurement de la liste des partis politiques, de publier le rapport annuel sur le suivi de la vie des partis politiques par le ministère de l'Intérieur (à terme par la CENA), en vue de la mise à jour prévue par la loi.
La commission est d'avis que le mode de financement public des partis politiques peut être renforcé dans le sens de la transparence et de la pertinence.
Sur la modernisation et la stabilisation du Code électoral, la commission pense que la réforme du Code électoral pourrait intégrer les critères et les conditions de sa modernisation et de sa stabilisation. Il s'agit de stabiliser le fichier électoral par l'état civil informatisé renforcé par la biométrie, d'engager le redécoupage des circonscriptions électorales, ainsi que des circonscriptions administratives, suivant le principe de l'équité.
La commission a retenu qu'il serait pertinent d'éviter l'éclatement des missions et des structures instituées dans le cadre de l'organisation des élections.

Actualités 15 juil. 2016


Ismaël Saizonou coordonnateur de la Quinzaine nationale de la musique béninoise: «Il est nécessaire de faire aimer la musique béninoise aux Béninois»

Artiste musicien, Ismaël Saizonou, fait partie de ceux qui croient que le Bénin dispose de valeurs culturelles dignes de promotion. C’est un combat qu’il mène à travers un creuset dénommé «Quinzaine nationale de la musique béninoise». Un évènement qui est aujourd’hui à sa 5e édition et qui vise entre autres, l’aboutissement du «consommons local» au plan musical. Le coordonnateur de la Quinzaine nationale de la musique béninoise apporte ici d’amples détails sur l’évènement.

La Nation : Ismaël Saizonou, Vous êtes porteur d’un message pour les lecteurs du quotidien La Nation certainement dans le cadre de la quinzaine musicale qui se prépare ?

Ismaël Saizonou : Je passe par votre canal pour annoncer l’édition 2016 de la quinzaine nationale de la musique béninoise. L’évènement est prévu pour se dérouler du 18 au 31 juillet prochain.

Comment cela se passera t-il ?

Ce sera principalement sur les médias du pays. Je veux dire les radios et télévisions aussi bien publiques que privées. C’est un évènement initié pour corriger un fait qui est la présence trop envahissante des musiques étrangères sur les ondes du pays. C’est une situation qui nous interpelle tous. Car, lorsque nous sortons du pays, les choses se passent autrement ailleurs. Les artistes musiciens sont traités autrement chez eux. Ainsi, il vous sera difficile d’entendre la musique béninoise dans la presse audiovisuelle chez eux à moins que ce soit au sein de la communauté béninoise du pays. Malheureusement au Bénin, c’est l’effet contraire. C’est dans le souci de corriger ce constat fait que ce projet a été initié depuis bientôt 5 ans.
Ceci n’est-il pas la résultante d’une recherche de la qualité de la part des mélomanes et de la volonté de promotion de la qualité du côté des programmes des radiodiffusions et des télévisions ?

Autrefois, on avait des raisons de penser comme vous. Aujourd’hui les choses ont évolué. Le pays dispose d’une discothèque bien fournie. Vous n’êtes pas sans savoir qu’il y a une pléthore d’artistes musiciens dans le pays qui font maintenant de bonnes choses. Ils travaillent dans de très bonnes conditions, et des studios numériques leur sont accessibles. Ce qui facilite un peu le travail. Ce qui fait d’ailleurs qu’il y a assez d’œuvres artistiques exploitables 24h sur 24h.
Le problème qui se pose est qu’il faut travailler sur la fibre patriotique de nos compatriotes pour qu’ils s’approprient de son génie créateur. C’est sur cela qu’il faut que nous mettions l’accent. Parce que personne d’autre ne viendra chez nous faire ce travail à notre place.
Je précise que ce n’est pas parce que c’est la quinzaine de la musique qu’il faut tout jouer. Il faut de l’autocensure. Tamiser et ne laisser que ce qui est bon. Je veux dire que la quinzaine ne fera pas la promotion des œuvres qui ne sont pas de qualité. Nous le disons parce qu’après la phase nationale de la quinzaine, nous passerons à l’offensive. Nous aurons à proposer certaines musiques béninoises à l’extérieur à travers la Quinzaine internationale de la musique africaine de la diaspora (QMNAD). Ce sera un programme d’échanges de discographie entre les services des programmes des radios publiques d’Afrique.

Comment va se dérouler concrètement la quinzaine ?

Il y a trois grandes activités que sont : la nuit des médias qui se déroulera à Parakou. Cette fois-ci nous voulons nous intéresser aux organes audiovisuels du septentrion. Ce sera une occasion pour regrouper les techniciens et animateurs. Car, ce sont eux qui sont à la base des musiques jouées sur les ondes. Il y a une autre activité dénommée «découverte Bénin». Il s’agit-là d’un clin d’œil aux jeunes talentueux artistes que nous allons mettre sous les feux de la rampe et les révéler au grand public. Le dernier événement est le «Prix média». C’est le socle de la quinzaine. Comme ce sont les services de programme qui observent la quinzaine, nous nous sommes dit qu’il faut les distinguer pour les encourager à aller dans ce sens. Ainsi les meilleurs chefs programmes, techniciens et animateurs seront primés.

Avez-vous un mot à l’endroit des mélomanes ?

Le comité d'organisation par ma voix dit sa gratitude au quotidien La Nation pour sa disponibilité permanente et tout ce qu’il fait pour accompagner et promouvoir la culture de notre pays. Nous exhortons tous les mélomanes, les professionnels des médias et les bonnes volontés à accompagner l’évènement. Cela va de l’authentification de la culture de notre pays. Et c’est une œuvre commune.

Culture 14 juil. 2016


Amélioration des soins de santé des populations: Les merveilles du FBR à l’hôpital de zone de Banikoara

Après 4 ans de mise en œuvre du Financement basé sur les résultats dans huit zones sanitaires de 2012 à 2015, les résultats sont concluants et motivants. C’est ce qui a valu non seulement le renouvellement du projet mais aussi son extension à toutes les autres zones sanitaires. Pour se rendre à l’évidence de la véracité des différents rapports élaborés à cet effet, une délégation de la Banque mondiale conduite par la Représentante résidente de l’institution a effectué une descente à l’hôpital de zone de Banikoara dans le département de l’Alibori. C’était lundi 11 juillet dernier.

« Voir une fois, vaut mieux qu’entendre parler mille fois », dit-on. En faisant sien cet adage, la Banque mondiale, bailleur du Financement basé sur les résultats (FBR), l’une des composantes du Programme de renforcement et de la performance du système de santé (PRPSS), a dépêché une délégation sur le terrain, afin de s’assurer de l’amélioration de la qualité des soins aux populations et du degré de leur satisfaction. Cette délégation est composée du chef projet du PRPSS à la Banque mondiale, Ibrahim Magazi, du spécialiste en économie de la santé, Maude Juquois et de la Représentante résidente de la Banque mondiale au Bénin, Katrima Sharkey. La délégation accompagnée des représentants du ministère de la Santé et coordonnateur de l’unité du PRPSS, Alphonse Akpamoli a constaté de visu l’important progrès enregistré dans le cadre de l’amélioration de la qualité des soins, à travers des indicateurs comme la gestion du malade, le plan d’action, la gestion du budget, des comptes, des biens et des médicaments, l’hygiène et la stérilisation. Ces indicateurs concernent également les consultations externes et les urgences, la planification familiale, le laboratoire, les salles d’hospitalisation, la maternité, le bloc opératoire. Les membres de la délégation ont pu constater le respect de ces indicateurs qui visent l’amélioration de la qualité des soins de santé. Aujourd’hui, la grille de la qualité est de 96% avec le FBR alors qu’avant, l’hôpital de Banikoara végétait dans la pire vétusté.

L’hôpital de zone de Banikoara avant FBR

La situation de la qualité des soins à l’hôpital de zone de Banikoara avant l’avènement du FBR en 2012, n’était pas du tout reluisante. A en croire le médecin coordonnateur de la zone sanitaire de Banikoara, Vidékon Odjou, dans un bilan de la mise en œuvre du FBR de la localité, le taux de recours aux soins était de 37% et le taux d’accouchement assisté était de 59 %. Le taux de couverture vaccinale était faible pour tous les antigènes du Programme élargi de vaccination (PEV), dit-il. Il a ajouté que le constat est qu’il y a un faible taux de couverture en CpoN qui était de 12% avec des insuffisances des ressources humaines dans certaines formations sanitaires qui sont donc peu ou pas fonctionnelles. A tout cela, s’ajoutent les insuffisances des ressources matérielles et financières. Ce qui explique des conditions de travail difficiles dans certaines formations sanitaires. Il n’était pas rare d’observer un faible niveau d’hygiène au sein des formations sanitaires pendant que certains centres de santé étaient sans clôture, sans énergie électrique en continu ou de dispositif de relais ou de compensation.
En dépit des stratégies que le ministère de la Santé de même que les partenaires techniques et financiers (PTF) développent et mettent en œuvre pour résoudre ces problèmes, déplore-t-il, les résultats n’étaient pas satisfaisants. Pour expliquer cette situation, il précise que les actions ne visent pas souvent les résultats au niveau des centres de santé où il est remarqué une inexistence de reddition de comptes vis-à-vis de la communauté et l’insuffisance de responsabilisation du personnel. Tout ceci baigne dans un climat social souvent délétère du fait des mouvements de débrayage dans le secteur non favorable à l'amélioration durable de la performance. Il a aussi rappelé les actions mises en œuvre qui n’étaient pas en adéquation avec les besoins des communautés. On note de ce fait, dit-il, une faible implication des communautés dans la gestion des formations sanitaires avec des comités de gestion de centre de santé (COGECS) peu fonctionnels ou inexistants. «Le FBR apparait comme une opportunité pour l’amélioration du plateau technique, des conditions de travail et des facteurs de motivation personnelle des agents », a-t-il apprécié.

Le FBR comme opportunité

Le FBR apparait aujourd’hui dans la communauté des Bani Gansè comme une initiative noble et une opportunité à saisir pour le bien-être des populations.
Le maire de Banikoara, Sarako Bio Tamou se réjouit que les agents de santé font la fierté de la commune. Ces agents, poursuit-il, ont redoublé d’efforts dans l’intervalle de quatre ans.
Quant à l’hôpital de zone de la commune dont la performance était de 49,81% en 2012, elle est passée à 95,24% en 2015 et ne cesse de progresser. Dans le but d’accroître davantage la performance, de prévenir les maladies, de réduire la mortalité infanto-juvénile, le FBR a permis l’amélioration de l’implication et de la prise en charge de relais communautaires dans la référence à temps des femmes enceints, des accouchements récents, des enfants à vacciner ou malades graves.
Le rôle des comités de gestion de centre de santé n’est pas à négliger eu égard à son importance dans les séances de sensibilisation de la population, son rôle de médiateur entre la communauté et les formations sanitaires et son implication dans le règlement des conflits.
Le médecin chirurgien, directeur de l’hôpital de zone de Banikoara depuis le 26 juin 2013, Mamadamou Bouraima, a pour sa part affirmé que la différence entre la situation des centres de santé et de l’hôpital de zone avant et après la mise en œuvre de ce projet est très importante. Il a expliqué qu’avant, c’était la vétusté. Mais avec la grille FBR qui exige certains conforts, on a été obligé de mettre les bouchées doubles. Ce qui a valu les 96% pour la grille qualité à Banikoara. Bref, on a été obligé de faire beaucoup de choses. En toute chose, rappelle-t-il, il y a le capital humain qu’on a essayé d’améliorer.
Aujourd’hui, l’hôpital de zone de Banikoara compte cinq médecins dont un chirurgien, un gynécologue et trois médecins généralistes. Le directeur émarge au budget national. Quant au gynécologue, il est recruté et mis à la disposition de l’hôpital par le FBR. Les trois autres médecins généralistes sont recrutés sur fonds propre de l’hôpital. Plus de 65% du personnel sont payés par l’hôpital. Tout se passe bien comme si on était dans un hôpital privé.
«Les populations vont là où elles pensent qu’elles peuvent être mieux soignées», fait-il remarquer. C’est pourquoi, la fréquentation de l’hôpital a pratiquement doublé voire triplé. Les malades y viennent de partout.
L’apport du FBR au niveau de l’hôpital avec les subsides permet d’abord de s’équiper, ensuite de payer aujourd’hui des salaires. Alors, avec les propres recettes de l’hôpital, on fait des réalisations. L'acquisition d'un laboratoire a notamment coûté 56 000 000 FCFA sur fonds propre de l’hôpital. Chaque année, l’hôpital fait 50 000 000 FCFA d’investissements. Au service des urgences, cite-t-il, il est exigé au moins trois infirmiers diplômés d’Etat qui sont recrutés sur fonds propres de l’hôpital. Et pour satisfaire cette grille, l’amélioration des conditions de vie et de travail de tous les acteurs s'est imposée.
Ce qu’on aurait pu souhaiter, c’est qu’on trouve vraiment un mécanisme pour la pérennisation du FBR. A cet effet, il revient à l’Etat béninois d’essayer de faire quelque chose. Tout au moins au niveau de Banikoara.?

Santé 13 juil. 2016


Troisième sommet du Ce à Niamey : La vitalité des instruments du Conseil de l’Entente appréciée

Le chef de l’Etat Patrice Talon est rentré en début de soirée, lundi 11 juillet, de Niamey où il a pris part au troisième sommet du Conseil de l’Entente. Sommet au cours duquel, d’importantes décisions ont été prises selon le point fait par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération Aurélien Agbénonci, de retour à Cotonou.

«Cette conférence a permis aux chefs d’Etat et de gouvernement de se rendre compte de l’évolution qu’a connu l’organisation sous-régionale que constitue le Conseil de l’Entente, la plus vieille et qui a reçu comme mandat il y a quelques mois de dynamiser son action et de mettre en place une nouvelle gouvernance», déclare le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération Aurélien Agbénonci membre de la délégation béninoise qui a accompagné le président Patrice Talon à Niamey (Niger) pour le troisième sommet du Conseil de l’Entente. La délégation béninoise, selon le point fait aux hommes des médias à l’aéroport international Bernardin Cardinal Gantin de Cadjèhoun par le patron de la diplomatie béninoise a pris une part très active aux travaux qui ont enregistré la présence du chef de l’Etat malien au rang de pays invité. Grâce à l’élargissement qu’envisagent les Etats membres, ce pays pourrait intégrer sous peu cette organisation. Son président en a manifesté le vœu, révèle le ministre des Affaires étrangères qui indique que cette doléance a été favorablement accueillie.
Au cours des assises, le président nigérien Mahamadou Issifou, président en exercice, sinon en fin de mandat a passé le témoin au chef de l’Etat togolais désigné nouveau président du Conseil de l’Entente pour un mandat de deux ans. Dans la même veine, le secrétaire exécutif de l’organisation, Patrice Kouamé a bénéficié à nouveau de la confiance des chefs d’Etat qui l’ont reconduit pour un mandat de cinq ans.
« Le sommet a pris connaissance des efforts faits pour assainir la situation financière de l’organisation… Nous ne sommes en retard que de notre contribution de cette année. Il est heureux de constater que nous assumons nos responsabilités… », a également soutenu le ministre au sujet du Bénin.

Bonne gouvernance

Les assises, poursuit-il, ont retenu les indicateurs qu’il faut pour apprécier la bonne gouvernance des Etats membres. Ainsi, a-t-il été décidé, comme indices pour la gouvernance politique et économique, l’indice Mo Ibrahim, le Doing business et le rapport sur le développement humain du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) pour connaitre la santé des Etats membres. Le mandat de mobilisation de ressources financières donné au secrétaire exécutif connait un début heureux, note aussi Aurélien Agbénonci qui souligne qu’un mémorandum a été signé dans ce cadre en présence du chef de l’Etat. Le Conseil de l’Entente va également se lancer dans un programme de promotion immobilière. Son siège sera réhabilité pour abriter des immeubles destinés aux locaux de l’organisation, mais aussi pour générer des ressources via exploitation.
Profitant de son séjour à Niamey, le président Patrice Talon a visité la chancellerie béninoise à Niamey «pour voir son état et donner des instructions pour rétablir ce patrimoine», laisse entendre le ministre des Affaires étrangères. Cette visite lui a aussi permis de rassurer la communauté béninoise, inquiète des conséquences du réaménagement de la carte diplomatique de leur pays. Echangeant avec elle, le président Patrice Talon a rassuré que l’ambassade ne sera pas fermée, mais dynamisée pour être plus en phase avec les exigences de la gouvernance actuelle du pays, a aussi souligné le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération dans son point.?

Actualités 12 juil. 2016


Projet de soutien à l’Enseignement secondaire au Bénin: 10,5 milliards FCFA pour une éducation de qualité au collège

Pour une éducation de qualité au collège, le Bénin et la France s’engagent à hauteur de 10,5 milliards de FCFA. Dans ce cadre il a été élaboré le Projet de soutien à l’Enseignement secondaire (projet Sens) qui a fait l’objet de la signature de deux Conventions vendredi 8 juillet dernier au ministère de l’Economie et des Finances.

Améliorer les conditions d’accueil des collégiens au Bénin et plus précisément au sein des établissements jugés prioritaires dans les départements de l’Alibori, Borgou, Collines, Ouémé, Plateau, et Zou pour un montant global de 10,5 milliards de FCFA soit 16 millions d’euros. C’est ce qui a fait l’objet de la signature de deux Conventions vendredi dernier au ministère de l’Economie et des Finances à travers un projet de Soutien à l’Enseignement secondaire (projet Sens).

En effet, alors que le Bénin a fait des progrès significatifs concernant l’éducation primaire, 4 enfants sur 10 n’accèdent toujours pas à la classe de 6e et moins d’un enfant sur deux termine le collège. Les conditions d’accueil des élèves dans les collèges demeurent insatisfaisantes alors que la croissance démographique et l’augmentation des effectifs issus du primaire font anticiper une multiplication par 4 des effectifs au secondaire d’ici à 2030…
Pour l’ambassadeur de France près le Bénin, Aline Kuster- Menager, si le taux de scolarisation du collège est de 70%, on observe de fortes disparités en termes de genre, de différence urbaine/rurale et de milieu social. Le passage à l’éducation de base à 10 ans et la forte croissance démographique laisse présager une multiplication par 4 des effectifs. Pour elle, au-delà des infrastructures, la qualité des enseignements reste elle-aussi un défi. Le collège doit être le lieu d’acquisition des compétences de base pour les enfants béninois. Or, aujourd’hui, regrette-elle, les conditions d’accueil des élèves dans les collèges restent insatisfaisantes. Moins d’un enfant sur deux termine le collège sans pour autant avoir maîtrisé les acquis et ils sont plus de 20% à redoubler. Le Bénin doit aujourd’hui faire face à des enjeux de taille pour garantir une éducation de base de 10 ans de qualité à tous les enfants.
A travers ce projet s’inscrivant dans les priorités d’intervention de l’aide française au Bénin, l’Agence française de Développement (AFD) soutient le ministère en charge de l’Enseignement secondaire qui a décidé de recourir à l’emprunt pour répondre à ses besoins les plus urgents en matière de construction de salles de classes mais aussi pour renforcer ses propres capacités de pilotage.

2 000 classes nécessaires

L’Etat estime qu’à très court terme, 2 000 nouvelles salles de classe seront nécessaires au collège pour éviter que les conditions d’accueil ne se détériorent, notamment dans les zones rurales et périurbaines défavorisées. Le projet Sens contribuera à cet objectif, puisqu’il permettra de construire et d’équiper au moins 750 salles de classes supplémentaires au sein d’établissements jugés prioritaires dans les départements de l’Alibori, Borgou, Collines, Ouémé, Plateau, et Zou. Un appui sera également sollicité auprès du ministère pour lui permettre de renforcer ses capacités en matière de planification et de mise en oeuvre des programmes de construction. A moyen terme, le renforcement d’une offre de qualité et de proximité dans les zones rurales et périurbaines aura en particulier un impact positif sur la scolarisation des filles et populations vulnérables, contribuant à la réduction des déséquilibres sociaux et territoriaux.
Bien conscient que ces seules infrastructures ne suffiront pas à améliorer de façon globale le système éducatif, le ministère s’engage par ailleurs, avec l’appui de l’AFD, à définir et faire appliquer des normes de qualité et de gestion qui contribueront à terme à une amélioration durable de l’équité dans les conditions d’accès et d’accueil des enfants béninois au collège. 10 000 enseignants seront notamment recrutés dans les prochaines années à cette fin.
D’un montant total de 10,5 milliards de FCFA (soit 16M d’euros), le projet bénéficie d’une contribution de l’AFD sous forme d’un prêt très concessionnel de 9,8 milliards de FCFA et d’une subvention de 655 millions de FCFA.
Cette intervention s’inscrit en complémentarité du Projet d’appui à l’Enseignement secondaire (PAESB) financé par l’AFD à hauteur de 6,5 milliards F.CFA, qui vise à construire au moins 240 salles de classes dans les collèges dans les départements de l’Atacora-Donga et l’Atlantique-Littoral.
Si l’AFD intervient sur le collège, ordre d’enseignement charnière pour préparer les jeunes à la poursuite d’études ou à la vie active, elle accompagne également le ministère dans le développement de l’enseignement et de la formation technique et professionnel.
C’est le ministre de l’Economie et des Finances Romuald Wadagni qui a signé les conventions d'accord ces avec l’ambassadeur de la France près le Bénin et la directrice de l'AFD en présence du ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation technique et professionnel Lucien Kokou. Etait également présent, le directeur adjoint du département Afrique de l’AFD, Yazid Bensaid.

Actualités 11 juil. 2016


Convoqués au Tribunal de première instance de Porto-Novo: Les membres de la FBF et du Conor sous menace de mandat d'amener

Les nouveaux membres de la Fédération béninoise de football (Fbf) et du Comité de normalisation du football ne se sont pas présentés jeudi 7 juillet au tribunal de première instance de Porto-Novo pour répondre des faits qui leur sont reprochés, suite à l’organisation le vendredi 10 juin dernier, du congrès électif du comité exécutif de la FBF malgré l’ordonnance du juge en date jeudi 9 juin, et qui suspend sans délai la tenue desdites assises.

Aucun des membres nouvellement élus de la Fédération béninoise de football et du Comité de normalisation du football (Conor) n’a répondu jeudi 7 juillet à la convocation du Tribunal de première instance de Porto-Novo. Les 19 membres mis en cause de ces deux structures ont brillé tous par leur absence. Ce qui a laissé place à toutes sortes de commentaires. Chacun y est allé de sa manière pour expliquer cette absence du président de la FBF Moucharaf Anjorin et son équipe.

En effet, les mis en cause devraient être interrogés par le juge sur les chefs d’inculpation de «Rébellion à décision de justice, faux et usage de faux et complicité de faux et usage de faux» qui leur sont reprochés. En leurs lieux et places, ils ont préféré envoyer chacun leurs avocats les représenter. Mais ces derniers ont été éconduits par le juge d’instruction du 3e cabinet du Tribunal de première instance de Porto-Novo. De sources judiciaires, le juge a manifesté une fin de non-recevoir à la constitution de la vingtaine d’avocats mobilisés pour défendre les mis en cause pour la simple raison qu’à ce niveau de la procédure pénale, ceux-ci n’ont pas encore leur place dans le dossier. En d’autres termes, un avocat ne peut représenter son client absent et mieux, quand l’inculpation n’est même pas encore posée. En matière pénale, c’est l’accusé qui devance l’avocat et non le contraire.
Prenant le contre-pied des argumentaires du juge, les avocats ont tenté en vain de convaincre ce dernier avec à l’appui les dispositions du Code de procédure pénale qui permettent à un magistrat instructeur de recevoir la constitution d’un avocat même en l'absence du client à l’interrogation de première comparution. Mais les deux camps ne se sont pas compris. Les avocats sont repartis hier matin du Tribunal de Porto-Novo très remontés contre le juge qui serait décidé à ne pas les écouter. «Nous n’allons pas laisser nos clients se faire jeter aussi facilement en prison», lance un avocat à sa sortie du bureau du juge. Celui-ci ne manquera pas de passer à la vitesse supérieure. Il peut décerner des mandats d’arrêt contre chacun des 19 mis en cause pour forcer leur comparution.
Pour rappel, ces acteurs du football avaient organisé le dernier congrès de renouvellement des membres du comité exécutif de la Fbf en dépit de l’ordonnance N°76/Pt-PN/2016 en date du jeudi 9 juin 2016, du juge du Tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo qui suspend sans délai la tenue des assises jusqu’à nouvel ordre. Ils tombent ainsi sous le coup de la loi pénale et sont poursuivis pour les trois chefs d’inculpation évoqués supra.

Sports 08 juil. 2016


Renouvellement des membres du Cos/Lépi: La clé de répartition des neuf sièges des députés validée

Les députés ont adopté jeudi 7 juillet, les modalités de désignation de leurs nouveaux représentants au sein du Conseil d’orientation et de supervision (Cos) de la Liste électorale permanente informatisée.

Le processus de renouvellement des 11 membres du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi) et dans ses démembrements a été enclenché jeudi 7 juillet à l’Assemblée nationale. Les députés ont procédé à l’adoption de la clé de répartition des sièges qui leur reviennent de droit.

Au terme de la loi, l’Assemblée nationale désigne neuf députés à raison de cinq par la Majorité parlementaire et quatre par l’Opposition parlementaire. Mais la commission des Lois, de l’administration et des droits de l’homme, lors de son rapport a fait part à la plénière d’une difficulté à laquelle elle a été confrontée dans la répartition des neuf sièges.
En effet, selon le rapport, la commission n‘a pas pu distinguer à l’étape actuelle de la configuration politique de l’Assemblée nationale les députés membres de la Majorité parlementaire et ceux de l’Opposition parlementaire. Elle a souhaité s’en remettre à la plénière pour décider. Mais il y a eu une autre tendance au sein de la commission qui a proposé que la question soit tranchée. Et que la commission propose une option à la plénière quitte à cette dernière de l’adopter ou de la rejeter. C’est ainsi que la commission des lois, de l’administration et des droits de l’homme a retenu que la répartition des neuf sièges se fasse sur la base de la configuration politique du Parlement à l’élection du président de l’Assemblée nationale le 19 mai 2015. Ce qui crédite la Majorité parlementaire de 42 députés contre 41 pour l’Opposition parlementaire. Cette clé de répartition des sièges était en débat hier à l’hémicycle. Elle a été jugée meilleure par la plupart des députés à l’exception de quelques-uns qui la trouvaient incongrue. Car, cette clé classe tout de go les députés non inscrits au nombre de 10 dans l’Opposition. Ce qui ne devrait pas être le cas, a soutenu urbi et orbi le député Nassirou Bako Arifari. Soumis au vote, le rapport de la commission sera adopté à l’unanimité des députés moins une voix contre, celle de Nassirou Bako Arifari, et trois abstentions. Ainsi, avec cette adoption, les députés Un, RB, PRD, Alliance Soleil, Abt, FDU et And aile Valentin Houdé, au nombre de 42 composant la Majorité parlementaire, désignent 5 personnes et leurs collègues des Fcbe, Alliance éclaireur et And aile Octave Houdégbé, en choisiront 4 d’entre eux.

Quelques jours pour des concertations

Après l’adoption des modalités de désignations, le président de l’Assemblée nationale, Adrien Houngbédji, a demandé à chaque tendance politique de se concerter pour procéder à la désignation en son sein de ses représentants conformément à la clé adoptée. Il leur a donné quelques jours pour faire cette concertation et envoyer la liste nominative des députés désignés. Laquelle liste sera adoptée au cours de la prochaine session extraordinaire qui s’ouvre le jeudi 14 juillet prochain. Mais il faut préciser qu’aux neuf représentants de l’Assemblée nationale viendront s’ajouter le directeur général de l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae) et le directeur du service national en charge de l’état civil pour que les 11 membres soient au complet.
La loi sur les chambres d’agriculture adoptée

A l’unanimité, les députés ont adopté au cours de leur séance plénière du jeudi 7 juillet, le projet de loi portant sur la création des chambres d’agriculture au Bénin. L’examen du dossier qui a démarré mardi 5 juillet dernier a été favorablement achevé hier à l’hémicycle en présence du ministre chargé de l’Agriculture. La création des chambres d’agriculture par voie législative permettra de renforcer leur légitimité et d’avoir un cadre légal de représentation, de dialogue et de consultation permanente autour des intérêts agricoles auprès des pouvoirs publics et des organismes d’appui.
Th. C. NAGNONHOU

Actualités 08 juil. 2016


Conseil des ministres : Pourquoi les concours organisés au profit du Mef en 2015 ont été annulés

C’est désormais clair. Tous les candidats ayant postulé et composé aux concours de recrutement organisés au profit de l’administration des finances retournent en salle de composition à l’exception des fraudeurs identifiés. Pour ce qui concerne les agents de l’Etat à la base de cette situation, ils recevront les sanctions afférentes aux fautes commises. Ainsi en ont décidé les membres du gouvernement, statuant jeudi 7 juillet sur un pan du rapport de la Commission mise en place à cet effet.

Les concours directs organisés en 2015 au profit du ministère de l’Economie et des Finances sont annulés. Ils seront repris et organisés suivant les textes en vigueur et en relation avec la direction de l’Office du Bac et la direction des Examens et Concours. Les candidats qui ont participé à des fraudes seront exclus de la liste des candidats au concours. Ceux admis à concourir sont exemptés de nouveaux droits d’inscription. Les agents de l’Etat responsables des 23 défaillances et irrégularités relevées dans l’organisation des concours incriminés sont déchargés de leurs fonctions et des procédures disciplinaires seront engagées à leur encontre, de même que les procédures judiciaires.

Ce package de décisions a été pris par les membres du gouvernement réunis en Conseil des ministres, ce jeudi 7 juillet, après avoir pris connaissance des conclusions de la commission mise en place le 3 mai dernier pour vérifier la régularité des concours organisés en 2015 au profit de l’administration centrale des finances, des régies financières et d’autres corps de l’Etat. La première phase des travaux, selon le ministre d’Etat Pascal Irenée Koupaki, n’a porté que sur le dossier de l’administration des finances. Au terme des travaux, «la commission a décelé de nombreux cas de violations des lois et textes en vigueur en de très nombreux articles. Des actes administratifs dépourvus d’existence légale ont été pris au cours des différentes phases de l’organisation des concours. Des cas graves de défaillance et d’irrégularités ont été constatés dans l’organisation de ces concours… », a révélé le ministre d’Etat. Aussi, poursuit-il, les membres de la commission n’ont pas eu accès à toutes les informations et à tous les documents. «Des copies ont disparu, la liste des candidats introuvable, des listes d’émargement ont disparu, des dossiers de candidats au concours non disponibles… », liste Pascal Irenée Koupaki au rang des manquements observés.
Pourtant, les travaux de la commission pour ce qui concerne le ministère de l’Economie et des Finances se sont limités à un échantillon représentant à peine le tiers des listes d’émargement ou des effectifs, a aussi indiqué le ministre d’Etat. Malgré cette difficulté, note-il, le tableau des défaillances et des responsabilités a pu être établi par structure et par personne impliquées. D’où les mesures importantes sus-annoncées pour faire rétablir l’ordre quant auxdits concours.

Autres décisions importantes

Le projet de décret portant création, attribution, organisation et fonctionnement du Conseil du numérique présidé par le président de la République a été adopté par les membres du gouvernement au cours de la même séance. Il s’agit pour le gouvernement, à la suite des conclusions de la réunion organisée les 31 mai et 1er juin dernier à Cotonou pour susciter des réflexions sur des solutions innovantes relatives au numérique, de marquer sa volonté politique à travers la mise à jour d'un cadre stratégique, la définition d’une nouvelle politique sectorielle et la mise en place d’une stratégie nationale et d’un plan d’action d’ici fin septembre prochain à travers des projets structurants porteurs d’emplois. Les statuts de l’Agence nationale des patrimoines et de développement du tourisme ont été également approuvés au cours de la séance.

Actualités 08 juil. 2016


Affrontements entre agriculteurs et éleveurs à Malanville: Sept morts, des blessés et plusieurs dégâts matériels

Sept morts, plusieurs blessés, des cases et des greniers brûlés, c’est le lourd bilan de violents affrontements entre agriculteurs et éleveurs peuls survenus mercredi 7 juillet dernier dans plusieurs villages de l’arrondissement de Guéné, commune de Malanville.

Les échauffourées meurtrières ont commencé après qu’un paysan du village de Koaratédji ait constaté que les bêtes d’un bouvier ont massacré son champ situé dans la zone agricole de Kangara. Au cours de l’altercation qui s’ensuit, le Peul a charcuté l’agriculteur et lui aurait même coupé la langue. Solidaires de la victime, les paysans de plusieurs villages environnants : Koaratédji, Kantro, Iffènè, etc. se sont révoltés et ont attaqué les camps peuls et les troupeaux qui se trouvaient dans les environs.

Alerté, le maire Inoussa Dandakoe a dû faire appel aux forces de sécurité et de défense, notamment la police et la gendarmerie, pour arrêter le massacre. Les autorités communales sont passées dans les différents villages engagés dans les affrontements pour exhorter les protagonistes à la retenue et à la paix. Le calme est revenu mais la tension reste palpable sur le terrain, à en croire des témoins qui estiment que le nombre d’agents en uniforme, malgré le renfort venu de Kandi, paraît insuffisant pour contenir d’autres velléités d'affrontements.
Fin mai dernier dans la même commune, des heurts du genre avaient éclaté entre paysans et bouviers peuls dans la ferme de Koka dans l’arrondissement de Garou, avec à la clé trois morts et plusieurs blessés graves. Les conflits liés à la mobilité pastorale sont légion dans le Borgou et l’Alibori et font rage à chaque saison ¦

Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Actualités 08 juil. 2016


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