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La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Eléonore Ladékan Yayi, a procédé, hier jeudi 12 septembre, au lancement des épreuves comptant pour la deuxième édition de l’examen national de master au collège Père Aupiais. Au total, sept cent soixante-six candidats répartis en quatre groupes planchent du 12 au 27 septembre, avant la phase pratique prévue pour le 30 septembre à Porto-Novo.
La deuxième édition de l’examen national de master a démarré, hier jeudi 12 septembre. Pour cette édition, 766 candidats répartis en quatre groupes planchent au collège Père Aupiais, unique centre retenu pour abriter cette composition au plan national. Les quatre groupes vont passer successivement du 12 au 27 septembre, avant la phase pratique prévue pour le 30 septembre à Porto-Novo.
La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Eléonore Yayi
Ladékan note une baisse de l’effectif par rapport à l’année dernière où le nombre de candidats était de 832. Quant au nombre de filières, il a connu une hausse, d’après ses explications, passant de 37 à 41 cette année. La ministre se réjouit de l’évolution du processus ainsi que les établissements agréés pour accompagner le système. «Chaque année, selon les besoins, vous voyez de nouveaux établissements qui sont agréés pour accompagner le système. Et c’est tout à fait normal qu’on évalue les apprenants pour s’assurer que nos apprenants sont très bien formés et que les diplômes ne seront pas contestés », a expliqué Eléonore Yayi Ladékan. Elle garde une bonne impression de l’équipe de coordination engagée pour la réussite de la réforme. Au lancement des épreuves hier, la ministre a également vu des candidats sereins, malgré la forte pluie de cette matinée, prêts à affronter les épreuves. «C’est le résultat d’un processus auquel j’ai participé par le passé. C’est tout à fait normal de constater que tout est en place. Les personnes qui animent le processus à divers niveaux étaient déjà engagées… », a renseigné la ministre. Elle a ajouté que le Bénin a besoin de personnes très bien formées pour accompagner les actions lancées par le chef de l’Etat, pour amorcer le développement de la nation. Après avoir écouté les doléances des associations des Etablissements privés d’enseignement supérieur, la ministre a rassuré que toutes leurs préoccupations seront prises en compte. Elle a par ailleurs confié qu’au terme de la phase de transition, une évaluation du processus est prévue pour voir ce qu’il faut améliorer. Pour l’instant, informe la ministre, les indicateurs sont au vert, ce qui explique qu’on est sur une voie de sécurité.
Pour Epiphane Azon, président de la Fédération nationale des parents d’élèves et d’étudiants du Bénin, il n’y a pas de crainte par rapport à l’examen qui se déroule en ce moment. Le directeur général des établissements supérieurs, Cocou Assogba, indique que plus il y aura des ressources humaines de qualité, plus on est sûr d’assurer le développement du pays. Et c’est pour avoir des ressources humaines de qualité, soutient-il, que ces examens nationaux sont organisés après la formation des apprenants.

Activité statutaire de la Fédération béninoise de Gymnastique, l’édition 2019 du Championnat national de Gymnastique aura lieu ce samedi 14 septembre à Cotonou. Environ une centaine de gymnastes de tous les départements du pays sont attendus à cette compétition.
Contrairement aux éditions précédentes, le niveau des athlètes va être jaugé dans cinq disciplines à savoir la gymnastique rythmique, la gymnastique aérobic, la gymnastique artistique féminine, la gymnastique artistique masculine et le Parkour.
Selon le président de la Fédération béninoise de Gymnastique, Leonide Isidore Gbaguidi, toutes les dispositions ont été prises pour que la compétition se déroule dans les meilleures conditions. A l’en croire, l’objectif du championnat est de jauger le niveau des athlètes afin de constituer l'équipe nationale. Les meilleurs gymnastes vont représenter le Bénin aux prochaines compétitions continentales et internationales.
Ch. H.

Esae Football club affronte ce dimanche 15 septembre au stade René Pleven de Cotonou, les Burkinabés de Salitas Fc dans le cadre du second tour des préliminaire de la Coupe de la Confédération africaine de football.
Vainqueur de l’Association sportive de la Snim de la Mauritanie lors du premier tour, le seul club béninois encore en lice dans une compétition interclubs de la Confédération africaine de football devra prendre une sérieuse option pour le prochain tour ce week-end.Dans le cadre des préparatifs de cette rencontre, les poulains de Richard Bio ont été battus (0-1) par la sélection nationale des U23, le lundi 9 septembre dernier. Ce match a permis au staff d’effectuer les derniers réglages. Premier club burkinabé à franchir la phase préliminaire d’une compétition Caf, Salitas Football a rallié Cotonou depuis ce jeudi 12 septembre.
Ch. H.

Plus de sept personnes sont tombées mercredi 11 septembre dernier, dans les filets de la commission chargée d’assainir les plans d’eau du Sud-Bénin. Elles ont été interpellées sur les eaux du lac Ahémé et ses chenaux, au niveau de Possotomè (commune de Bopa), en train d’exploiter la nasse végétale à poisson, communément appelée acadja. La police fluviale et les autres membres de la commission qui ont procédé à ces arrestations ont également saisi plusieurs filets prohibés, ont ajouté des témoins.
Cette opération s’inscrit dans le cadre du programme d’assainissement des plans d’eau du Sud-Bénin dont la phase active a démarré depuis le mois d’août dernier à la suite d’activités de sensibilisation étalées sur plus d’un an. Les sept contrevenants à la nouvelle dynamique risquent des peines allant de 3 à 12 mois d’emprisonnement et le paiement d’une amende comprise entre 200 000 F Cfa et 25 millions F Cfa. Ces peine et amende sont portées au double en cas de récidive, selon les dispositions pénales en vigueur, a-t-on appris des services techniques de l’Agence de réhabilitation du lac Ahémé. Le programme d’assainissement visant la réhabilitation notamment du lac Ahémé, de la lagune côtière, du lac Nokoué et de la lagune de Porto-Novo consiste, entre autres, à les débarrasser des engins de pêche nocifs, des filets moustiquaires et surtout des acadja. L’usage abusif de la nasse végétale à poisson, acadja, est considéré comme la cause majeure d’engorgement des plans d’eau au Sud du Bénin.
Société 12 sept. 2019

Le ministre de la Communication et de la Poste est désormais en charge de la présentation du compte rendu du Conseil des ministres. Alain Orounla s’est exécuté pour la première fois, mercredi 11 septembre à la présidence de la République.
Oswald Homeky n’est plus en charge de la présentation du point de presse à l’issue du Conseil des ministres. En ses lieu et place, c’est désormais le nouveau ministre de la Communication et de la Poste, Alain Orounla qui planche. Après avoir pris part ce mercredi à son premier Conseil des ministres, le nouveau ministre s’est prêté à cet exercice à la présidence de la République. Exercice plutôt aisé pour cet homme de droit dont les talents d’orateur sont bien connus de par sa profession et les fonctions exercées avant son entrée au gouvernement. Chaque mercredi dorénavant, sauf cas de force majeur, Alain Orounla sera sous les projecteurs pour présenter à l’opinion publique nationale et internationale, l’essentiel à retenir du Conseil des ministres. Il faut préciser que le ministre de la Communication et de la Poste prend le relais à la suite du ministre des Sports Oswald Homeky. Avant lui, c’était le ministre d’Etat secrétaire général à la présidence de la République Pascal Koupaki qui avait été mandaté pour animer le point de presse hebdomadaire.
Politique 12 sept. 2019

La rentrée scolaire 2019-2020 s’effectuera à bonne date et sans couac. Toutes les dispositions ont été prises à cet effet. Le gouvernement, par l’entremise des ministres des Enseignements maternel et primaire, et secondaire, technique et de la Formation professionnelle en a donné l’assurance, hier mercredi 11 septembre à Cotonou. Mahougnon Kakpo et Salimane Karimou, à la faveur d’une conférence de presse, ont expliqué toutes les diligences effectuées par l’Exécutif pour une rentrée scolaire exempte de tout reproche.
L’effectivité de la rentrée des classes, cette année, dans les meilleures conditions ne fait l’ombre d’aucun doute. Hier, deux ministres du gouvernement, Mahougnon Kakpo des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, et Salimane Karimou des Enseignements maternel et primaire, face aux hommes des médias, ont dévoilé l’arsenal mis en place à cet effet. L’on retient, pour l’essentiel, que le gouvernement béninois a d’abord pris langue avec les partenaires sociaux pour examiner les doléances en instance. « Les échanges avec nos partenaires sociaux nous ont permis de comprendre qu’avec nous, ils sont prêts pour que la rentrée puisse normalement s’effectuer », se réjouit Mahougnon Kakpo.
A côté, les écoliers admis au Certificat d’études primaires sont répartis dans les collèges appropriés, les journées pédagogiques ont été organisées avec succès, les temps et programmes scolaires ont été réaménagés en conséquence, le format des épreuves a été harmonisé dans toutes les disciplines d’enseignement ; ce qui n’était pas le cas. De même, les directions de certains établissements dirigés par des enseignants non qualifiés sont dorénavant mises aux normes.
A la formation technique et professionnelle, toutes les dispositions ont été également prises. La nouveauté à ce niveau est qu’un plan d’urgence a été élaboré. Il tient compte de la formation des acteurs, de la relecture et de la conception des curricula sous forme de métier et non de filière. Deux établissements d’enseignement technique seront ouverts à compter de cette année. Il s’agit du Lycée technique et professionnel de Bopa et de celui de Tchaourou (qui rouvre ses portes).
En plus de ces diligences, les subventions diverses, les différentes primes, les bourses et autres allocations dans tous les sous-secteurs sont prêts, positionnés dans les différentes banques, et les bénéficiaires pourront déjà les toucher dès la rentrée pour certains et quelques semaines après pour les autres.
Pas de fermeture d’écoles
Cette année, il n’y a pas eu de mutations sauf quelques cas sociaux et rapprochements de conjoints qui ont été pris en compte. Le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, en atteste. Les responsables des différents établissements ont été désignés conformément aux textes en la matière.
Au niveau de notre sous-secteur, « nous n’allons pas ouvrir, à cette rentrée-ci, les 39 409 salles de classe. Nous allons ouvrir 36 002» ; et ce, dans le souci d’une gestion rationnelle des ressources financières et matérielles « que l’Etat met à notre disposition », informe le ministre, avant d’expliquer les motifs de cette décision. « Nous avons essayé au niveau de certaines écoles de créer des classes multigrades, de jumeler certaines classes pour rentabiliser les ressources de l’Etat… Il ne faut pas confondre cela avec une fermeture d’école. Je dis de façon formelle qu’aucune école n’a été fermée », martèle le ministre Salimane Karimou qui indique avoir noté malheureusement que les commentaires, ces derniers jours, au sujet de cette décision, vont « dans tous les sens ». Il n’y a eu que des fusions de salles de classe dépourvues d’effectif (il faut au moins 50 apprenants par salle, à défaut, elle sera fermée) dans les groupes (au sein des complexes scolaires). « Aucun village du
Bénin n’a perdu son école et aucun apprenant ne fera de longues distances avant de se rendre dans son école», a-t-il clarifié.
L’on note également que les cahiers d’activités sont disponibles, et pour les apprenants des classes de CI et CP du privé comme du public, ces cahiers leur seront distribués gratuitement. Les cantines scolaires sont également prêtes. Dans certaines localités en proie aux inondations, toutes les dispositions ont été prises pour qu’un calendrier spécial soit établi au profit des apprenants.
En gros, toutes les dispositions ont été prises pour que la rentrée soit effective, sans anicroche et surtout pour que les cours démarrent effectivement « le premier jour de l’année scolaire», ont indiqué les deux ministres qui saluent au passage les structures de la place et organisations internationales qui ont offert des kits aux écoliers et élèves béninois sur toute l’étendue du territoire national.

La Cour constitutionnelle du Bénin organise à Cotonou un colloque scientifique sur le thème : « Cour constitutionnelle entre rupture et continuité ». Pendant trois jours, la Haute juridiction se fera apprécier des sachants. Les travaux ont été ouverts hier mercredi 11 septembre, par le professeur Joseph Djogbénou en présence de présidents de Cours constitutionnelles africaines et d’institutions.
« Nous sommes ici afin que ceux qui jugent puissent être jugés, ceux qui prescrivent puissent être appréciés, afin que la juridiction constitutionnelle puisse être évaluée ». Cette affirmation du professeur Joseph Djogbénou à l’ouverture du colloque scientifique en dit long sur l’objectif de cette initiative placée sous le thème «La Cour constitutionnelle entre rupture et continuité ». Venus de divers horizons, les participants sont conviés à poser un regard critique constructif sur le juge constitutionnel béninois ; à déterminer si l’interprétation de la Constitution par le juge constitutionnel contribue à satisfaire les besoins vitaux que sont se nourrir, se loger, se vêtir, s’instruire, se soigner.
Le rôle de la Cour constitutionnelle lui impose en effet la sauvegarde des libertés et droits fondamentaux et le maintien de l’équilibre national. C’est au regard de cette fonction que le président de la Cour Suprême du Bénin, Ousmane Batoko a salué le courage intellectuel et scientifique qui porte l’organisation du colloque. Initiative à travers laquelle le président de la sixième mandature de la Cour constitutionnelle Joseph Djogbénou ouvre les débats en exposant sa vision du juge constitutionnel à la face du monde et surtout devant les juridictions de même rang. Président des Hautes Juridictions africaines francophones, Ousmane Batoko rappelle d’ailleurs que les décisions du juge constitutionnel béninois sont suivies à l’international et que certaines décisions ont dû ébranler bon nombre de juristes dans leur conception ; et pour d’autres, ont été perçues comme une révolution jurisprudentielle en marche. « L’Association des Hautes juridictions africaines francophones attend beaucoup du présent colloque qui devra identifier les mécanismes d’un équilibre nécessaire entre la rupture et la continuité sans porter préjudice à l’État de droit… Dites réellement et sans langue de bois à la Cour constitutionnelle du
Bénin ce que vous pensez d’elle, ce que vous pensez de la position de la Cour constitutionnelle entre la rupture et la continuité. Rappelez-lui que les décisions de cette juridiction ne sont susceptibles d’aucun recours… Faites ceci dans l’intérêt de l’Etat de droit et de la démocratie en Afrique », a-t-il conseillé aux participants.
Pour le président de la Cour constitutionnelle béninoise
Joseph Djogbénou, c’est bien l’objectif du colloque scientifique. « Alors qu’elle est souvent condamnée sans être jugée, le temps n’est-il pas venu pour la Cour constitutionnelle d’être jugée sans être condamnée », dira-t-il. C’est l’occasion, selon lui, de réfléchir à l’opportunité ou non de renoncer parfois au fatalisme intellectuel des décisions immuables pour aller vers ce qui est possible, ce qui est nécessaire pour la consolidation de la nation. « A présent, je vais, avec mes pairs, m’asseoir pour recevoir des leçons et espérer que ces leçons soient données de manière totalement impartiale », a noté le professeur Joseph Djogbénou.
Un exercice osé reconnu à juste titre
Il n’est pas coutume de voir la Haute juridiction constitutionnelle se mettre volontairement à la barre pour se faire juger. Les présidents de Cours constitutionnelles présents au colloque scientifique ont tous reconnu l’ouverture d’esprit de la Cour constitutionnelle du Bénin qui invite au débat. «Serait-ce pour se donner bonne conscience des décisions prises et avoir l’onction de ses pairs ou pour poser les jalons d’une nouvelle approche ?», s’est interrogé le président de la Cour suprême du Bénin, Ousmane
Batoko avant de saluer le courage de la Cour et l’audace d’y avoir convié des sachants. Comment ne pas reconnaître cette audace face à la configuration des participants avec notamment la première présidente de la Cour constitutionnelle du Bénin, Elisabeth Pognon ; les présidents de la Cour constitutionnelle du Burkina-Faso, de la Cour constitutionnelle de la République togolaise et de la Cour constitutionnelle du Royaume du Maroc; le vice-président du Conseil constitutionnel du Sénégal; des représentants des Hautes juridictions de l’Algérie, du Mali, du Congo ; des présidents d’institutions béninoises, notamment les présidents de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication ; du Conseil économique et social; de la Commission électorale nationale autonome; le médiateur de la République du Bénin; la vice-présidente de l’Assemblée nationale du
Bénin, les recteurs de l’Université d’Abomey-Calavi, de l’Université de Parakou, de l’Université du Togo, des directeurs d’écoles nationales et des doyens de facultés, des magistrats et avocats; des juristes et universitaires.

A l’instar de la communauté internationale, le Bénin célèbre, demain vendredi 13 septembre, la 20e Journée africaine de la technologie et de la propriété intellectuelle sur le thème : « Propriété intellectuelle et changement climatique ». En prélude à cette célébration, la ministre de l’Industrie et du Commerce, Sadiya Alima Assouma, a délivré un message, ce mercredi 11 septembre à Cotonou.
« La propriété intellectuelle et la technologie peuvent jouer un rôle majeur dans la création des conditions de résilience face aux effets du changement climatique en Afrique», a précisé, hier, la ministre de l’Industrie et du Commerce, Sadiya Alima Assouma, dans son message adressé aux populations. C’était dans le cadre de la commémoration de la 20e Journée africaine de la technologie et de la propriété intellectuelle sur le thème : « Propriété intellectuelle et changement climatique ». Ce thème, souligne-t-elle, s’inscrit bien dans le Programme d’action du gouvernement à travers l’axe 7 du Pilier 3 « Développement équilibré et durable de l’espace national » qui vise, entre autres, à renforcer la résilience aux changements climatiques. C’est fort de cela que le Bénin s’est doté le 18 juin 2018 de la loi n° 2018-18 portant réglementation des changements climatiques au Bénin.
L’adoption de cette loi par l’Assemblée nationale fait du Bénin l'un des tout premiers pays à se doter d’une législation nationale en matière de changements climatiques, lui permettant ainsi d'occuper une place de choix parmi les pays qui se mettent en règle vis-à-vis de la convention des Nations Unies sur les changements climatiques. Ainsi, le choix de ce thème marque la volonté du gouvernement de pouvoir mettre en lumière les solutions que peuvent apporter la technologie et la propriété intellectuelle aux problèmes de changement climatique qui affectent le Bénin. Il vise à sensibiliser les inventeurs et les chercheurs sur le rôle que joue l’invention dans le développement industriel. Car le changement climatique est de plus en plus perceptible à travers le monde, avec des effets variables d’une région à une autre.
Ces effets, décrit la ministre de l’Industrie et du Commerce, se caractérisent, entre autres, par la hausse de température, la sécheresse, la baisse du niveau des précipitations, la réduction des rendements agricoles et de l’élevage. Ils impactent aussi négativement le développement industriel et économique des Etats, de même que la qualité de vie des populations. Par ailleurs, la menace est manifeste et compromet gravement tous les efforts consentis pour le maintien de l’équilibre de notre environnement, voire l’avenir de l’humanité. Il faut donc agir au plus vite.
A défaut d’inverser la courbe ascendante du réchauffement de la planète, indique-telle, il faut, à tout le moins, œuvrer à en atténuer les effets. C’est pourquoi, il se tiendra à Cotonou un séminaire sur la rédaction de mémoires descriptifs pour les brevets d’invention. A cette occasion, plusieurs communications seront présentées au public pour montrer l’importance de l’invention et de l’innovation mais aussi leurs impacts sur le climat. En outre, une journée portes ouvertes sera organisée à l’Agence nationale de la propriété industrielle (Anapi).
Elle a invité la société civile, le monde de la recherche, les acteurs économiques à redoubler d'efforts pour créer une synergie nationale afin de réfléchir aux solutions pérennes face aux défis de l’environnement et d’intégrer pleinement la technologie et la propriété intellectuelle comme moyens efficaces de résilience face aux changements climatiques qui affectent le Bénin.

La rentrée scolaire 2019-2020 s’annonce avec des mesures importantes au profit de l’école béninoise. La réforme relative à la fusion des classes dans l’enseignement primaire public permettra d’améliorer les conditions de travail des apprenants et des acteurs pédagogiques concernés.
L’école primaire publique béninoise va connaître un grand changement dès le 16 septembre prochain, jour de la rentrée. Il y aura notamment une fusion des classes au niveau de certains établissements publics. Cette décision, soutenue par les acteurs du secteur éducatif, est une solution aux difficultés dans l’enseignement public. Exposée à la dernière séance du Conseil sectoriel de dialogue social (Csds), la fusion des classes permettra de mieux prendre en charge les apprenants.
« Avec l’avènement des établissements privés, nous avons constaté une baisse constante de l’effectif au niveau du public », explique le chef de la Région pédagogique 28 (Crp 28), Camille Codjo Tchiakpè. Pendant que l’on déplore l’effectif pléthorique au niveau de certains groupes pédagogiques, d’autres se vident progressivement. Les établissements primaires publics de Cotonou ne font pas exception à la règle. D’où l’option du gouvernement de revoir la situation pour permettre de disposer du nombre adéquat d’élèves dans les classes au niveau de l’enseignement primaire public.
Cette décision qui prend effet à compter de la rentrée scolaire prochaine consistera à jumeler des classes à faible effectif et de même niveau afin de mieux s’occuper des élèves. Elle est bénéfique à plus d’un titre, car elle permettra aux apprenants, aux enseignants, bref aux écoles de mieux se porter. « Des écoles peuvent passer de six à cinq ou à quatre classes ; elles gagneront en infrastructures scolaires et en personnel pédagogique», explique le Crp 28.
Mesure salutaire
Il poursuit: « Des salles de classe et des mobiliers seront libérés». Mieux, les soucis liés au nombre d’enseignants dans ces écoles seront minimisés; les pénuries ou le surplus d’enseignants dans les écoles concernées seront réglés, apprécie-t-il.
Si la réforme ne touche pas les régions pédagogiques Gbégamey ou encore Sikè à Cotonou, celles d’Akpakpa en seront impactées. «Nous visons la réduction des groupes pédagogiques. Une étude de faisabilité a été faite dans ce cadre pour analyser les contours ; les responsables syndicaux sont acquis à la cause », souligne-t-il.
Il rassure que la mesure ne vise pas la fermeture des écoles. « La priorité, ce sont les enfants. Si un enfant doit parcourir 5 km après la fermeture de son école pour se rendre dans une autre école, nous ne réglons pas le problème. C’est pourquoi, l’autorité de tutelle a systématiquement exclu la fermeture des écoles », révèle-t-il.
Selon lui, « la mesure tiendra compte des effectifs et des salles de classe dans un même établissement. Il ne s’agira pas de faire déplacer les élèves d’un complexe à un autre. Il sera juste question de déplacer les enfants d’un groupe à un autre afin d’avoir des classes jumelées; cela n’induira pas un effectif pléthorique au niveau des salles de classe ».
A en croire le Crp 28, Camille Codjo Tchiakpè, l’expérience de la fusion des salles de classe n’est pas une première au Bénin. C’est une vieille pratique qui refait surface. Elle favorisera des résultats concluants au profit des élèves et du système éducatif. Toutefois, la décision ne prend pas systématiquement en compte toutes les écoles du pays cette année. D’autres établissements entreront progressivement dans la dynamique les années à venir.

Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, a reçu en audience à son cabinet à Porto- Novo, ce mercredi 11 septembre, plusieurs délégations dont celle du vice-ministre cubain des Relations extérieures, Rogelio Sierra Diaz. Il était accompagné pour la circonstance de l’ambassadrice de Cuba près le Bénin.
L’hôte de la deuxième personnalité de l’Etat béninois a confié, à sa sortie d’audience, que sa visite s’inscrit dans le cadre de la dynamisation des liens de coopération bilatérale entre le Bénin et Cuba. Selon Rogelio Sierra Diaz, les deux pays entretiennent depuis plusieurs décennies des relations historiques, culturelles et religieuses. Il est venu au Bénin dans le but d’amplifier ces liens séculaires de coopération. Le vice-ministre cubain chargé des Affaires étrangères assure au Bénin qu’il peut compter sur l’amitié, la solidarité du peuple et du gouvernement cubains pour son développement. Il annonce déjà la signature d’un accord en matière de santé entre le Bénin et Cuba.
Rigelio Sierra Diaz espère que ce nouveau partenariat permettra d’améliorer la santé publique de la population béninoise. Le président Louis Vlavonou et ses hôtes n’ont pas manqué d’explorer les autres opportunités de coopération, surtout touristiques, entre les deux pays. Le vice-ministre chargé des Affaires extérieures félicite le président Louis Vlavonou qui est, selon lui, un bon ami de Cuba pour l’accueil chaleureux réservé à sa délégation.
Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau