La Nation Bénin...
Nouvelles

Soulager les parents d’élèves démunis et maintenir les enfants à l’école, c’est le but de l'opération de distribution de kits scolaires qui s’est déroulée, mardi 10 septembre dernier, au complexe scolaire centre de Zakpota. Une initiative de partenaires techniques comme Unicef, Plan international, Educo, Mtn, sous le parrainage du ministère des Enseignements maternel et primaire.
L'opération de distribution de kits scolaires aux enfants pour l’année 2019-2020 a mobilisé un monde impressionnant d’acteurs du secteur de l’éducation. C’est d’ailleurs une première au Bénin, que plusieurs organisations mutualisent leurs efforts pour la dotation en kits scolaires afin de soulager des familles dans le cadre de la scolarisation de leurs enfants. Un geste de générosité et de solidarité qui permettra aux enfants bénéficiaires de disposer des fournitures dans les délais requis, et aux parents d’orienter leurs ressources vers d’autres dépenses afin d’assurer la scolarisation et le maintien desdits enfants à l’école. Constitué d’une moto neuve pour l’usage administratif, d’un ordinateur de bureau, de sacs d’écoliers, de cahiers, de manuels scolaires, de crayons, gommes, stylos, d’ardoises, règles et autres, ce don vient comme une réponse au cri de détresse pour certains parents en cette veille de rentrée scolaire.
Pour les différents intervenants présents à la cérémonie de remise, préfet, maire et autres, cet acte revêt un caractère particulier. Il s’agit de venir en aide aux enfants vulnérables, notamment les filles, qui vont reprendre le chemin de l’école.
Réponse sociale
Le représentant adjoint de l’Unicef au Bénin, Dr François Kampundu, au nom des partenaires techniques donateurs, explique que la distribution des fournitures est une réponse nécessaire, mais non suffisante pour une scolarisation réussie des enfants. Il est important de poursuivre les efforts, en vue de la réunion de tous les facteurs nécessaires pour réaliser l’objectif 4 des Odd à savoir «Assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie ». La quantité de kits de fournitures scolaires disponibles pour la distribution est importante mais reste en deçà des besoins, regrette-t-il, en espérant que les années prochaines, le gouvernement et les différents partenaires réussiront à mobiliser plus de ressources afin de couvrir toutes les écoles maternelles, primaires et les collèges publics du pays, et ce de façon durable et inclusive. Car, selon lui, offrir des kits scolaires aux enfants est un pas pour l’amélioration des conditions d’enseignement mais insuffisant pour améliorer la qualité de l’éducation, qui reste donc un défi à relever.
Abondant dans le même sens, le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, au nom du gouvernement, a exprimé sa gratitude aux partenaires techniques qui ont mutualisé leurs forces pour venir en aide au secteur éducatif béninois. Une contribution substantielle à l’endroit des familles démunies et qui soulage les peines des enfants bénéficiaires en cette veille de rentrée des classes.
Les dons en chiffres
Près de 90.000 enfants des Cl, 3000 filles des collèges, 2200 enfants des 74 Espaces enfance, 1000 enfants inscrits dans les Centres du programme de Cours accélérés, recevront des kits de fournitures et du matériel scolaires.
Dans ce cadre :
-Educo fournira d’une part 13000 kits de fournitures pour les classes de Cl et les Centres du programme de Cours accélérés, et d’autre part offrira à la commune de Sô-Ava 13 pirogues pour faciliter l’accès à l’école aux enfants.
-Plan International, outre ses boutiques offrant des fournitures de qualité à moindre coût, met 100 kits de fournitures à la disposition des enfants des classes de Cl.
-Unicef fournira 74.588 kits des classes de Cl et 2936 kits des classes de 6e. Pour les Espaces enfance, elle mettra à disposition 74 kits de matériel collectif. Unicef offrira également du matériel collectif aux Centres du programme de Cours accélérés. En outre, 23 circonscriptions scolaires des départements de l’Alibori, du Borgou et Zou et les services en charge des statistiques des deux ministères recevront des lots de matériels informatiques comprenant des ordinateurs, des imprimantes et autres accessoires. Parmi ces circonscriptions scolaires, 8 seront dotées de matériel roulant pour faciliter le suivi et l’encadrement pédagogique.

Installés dans leurs fonctions respectives, le vendredi dernier, les six ministres qui font leur entrée au gouvernement assistent ce jour à leur premier Conseil.
Décontractés, souriants, fière allure… Les nouveaux ministres ont effectué ce mercredi, leur entrée en scène. Ils assistent à leur premier Conseil des ministres. Si pour les anciens ministres, se retrouver à la présidence ou encore dans la salle dédiée au Conseil des ministres relève de la routine, pour les nouveaux, c’est le temps de la découverte. Pour d’autres encore, notamment ceux qui ont eu le privilège d’occuper antérieurement cette fonction, l’heure était à la redécouverte d’un palais de la Marina totalement métamorphosé. La ministre des Affaires sociales et de la Micro-finance, Véronique Mèwanou, celle de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Éléonore Yayi, la ministre de l’Industrie et du Commerce, Sadia Alima Assouma, le ministre de la Communication et des postes, Alain Orounla et le ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, Jean-Michel Abimbola, étaient tous présents pour ce premier rendez-vous qui inaugure leurs nouvelles charges et les met en face des défis de la fonction.
Ambiance bon enfant, retrouvailles, petites anecdotes… Les embrassades, les éclats de rire et les petits mots échangés çà et là dans la cour de la présidence de la République laissent entrevoir que la nouvelle équipe est déjà un bloc compact au service de la République et du Programme d’action du gouvernement.
Politique 11 sept. 2019

L’Exécutif béninois a un nouveau visage. Avec les départs, les entrées et les réaménagements issus du dernier remaniement ministériel, le gouvernement béninois a peau neuve.
Ce mercredi 11 septembre, date de la tenue du tout premier Conseil des ministres du nouvel Exécutif, l’ambiance était tout sauf ordinaire. Il y a eu dans un premier temps l’arrivée des ministres, on devrait dire des nouveaux ministres, obligés de se soumettre au flash des appareils photographiques et aux objectifs des cadreurs avant de rallier la salle du Conseil. Ils se sont prêtés à l’exercice souriants, et sans complexe.
Ils vont ensuite découvrir la salle du Conseil des ministres et les voilà à nouveau sous les feux de la rampe, cette fois-ci aux côtés de leurs collègues anciens ministres. Sourire, accolades, chaudes empoignades… Le temps pour eux de rallier le tapis rouge et d’attendre l’arrivée quelques minutes plus tard du maestro. Le président Patrice Talon comme à ses habitudes rejoint ses collaborateurs sans tarder et parvient dès les premiers mots à leur arracher le sourire, une technique dont il est le seul à avoir le secret. Place à la photo officielle du nouveau gouvernement, puis, le chef de l’Etat lance quelques mots à nouveau et relance la bonne ambiance. Difficile de savoir ce qu’il disait, mais il avait l’air content, tout comme ses ministres. Une bonne ambiance qui ne durera que le temps pour lui de se retirer, suivi de ses ministres. Direction, le Conseil des ministres.
Politique 11 sept. 2019

La ministre du Numérique et de la Digitalisation, Aurélie Adam Soulé Zoumarou et son collègue de l’Energie, Jean-Claude Houssou, ont procédé, ce mardi 10 septembre, à
Cotonou, au lancement de l’atelier de restitution de l'étude sur l'utilisation des fibres optiques de la Communauté électrique du Bénin (Ceb). Il s’agit de faire l’état des lieux des infrastructures de télécommunications en fibres optiques existant sur le réseau de la Ceb, afin de proposer la structure organisationnelle et d’offre tarifaire pouvant contribuer à sa valorisation.
Organisé par l’Agence du développement du numérique (Adn) et la Communauté électrique du Bénin (Ceb), l’atelier de restitution de l’étude sur l’utilisation des fibres optiques de la Ceb a réuni, ce mardi 10 septembre, à Cotonou, les cadres du Bénin et du Togo. A cette occasion, le directeur de l’Agence du développement du Numérique, Serges Adjovi, a indiqué que cet atelier permet de créer une synergie d’actions entre les secteurs de l’Energie et du Numérique. Selon lui, le déploiement des infrastructures de transport de données à haut débit va permettre aux populations d’accéder aux services numériques de qualité à des coûts abordables sur l’ensemble des territoires du Bénin et du Togo. «Nous voulons injecter dans tous les secteurs d’activités la dose nécessaire de numérique pour atteindre de meilleurs objectifs», a-t-il déclaré.
Le ministre de l’Energie, Jean-Claude Houssou, estime que cette étude constitue un sujet éminemment important pour la modernisation des deux pays. Pour lui, les infrastructures énergétiques et de télécommunications vont contribuer au développement du Bénin et du Togo. « Cette étude va en droite ligne avec les aspirations de la Communauté électrique du Bénin», a-t-il poursuivi. A l’en croire, l'objectif de la Ceb a évolué grâce à la volonté des deux chefs d’Etat; et plus que jamais, l'utilisation des fibres optiques à travers ces réseaux est incontournable. La ministre en charge du Numérique et de la Digitalisation, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, se réjouit de la participation massive des cadres béninois et togolais à cet atelier. « Nous sommes heureux de vous accueillir pour discuter du développement des infrastructures de télécommunications dans nos deux pays». Selon elle, les infrastructures de télécommunications en fibres optiques existant sur les réseaux haute tension de la Communauté électrique du Bénin constituent un patrimoine à valoriser pour une meilleure utilisation. C’est pourquoi, il s’agira au cours de cet atelier de faire l’état des lieux de ces infrastructures et de proposer la structure organisationnelle et d’offre tarifaire permettant de les valoriser au mieux. « Je me réjouis que cette étude ait été faite et les résultats vont servir à renforcer les efforts que nous faisons au Bénin et au Togo », a-t-elle déclaré. Pour elle, la Ceb s'investit également dans la modernisation des infrastructures numériques. Elle félicite l’Agence du développement du Numérique (Adn) pour la détermination dont elle a fait preuve dans la conduite de cette étude. « Il a fallu beaucoup d'étapes pour atteindre les objectifs attendus», a-t-elle poursuivi. A l’en croire, les résolutions de cet atelier seront capitales pour la valorisation de ce réseau de 2000 km de fibres optiques construites le long des lignes haute tension au Bénin et au Togo. « Cela va contribuer à l'atteinte des objectifs que le Bénin envisage atteindre en 2021 à savoir 60% de haut débit et très haut débit et 80% de pénétration internet », a conclu la ministre du Numérique et de la Digitalisation.

Le Championnat national de taekwondo a connu le sacre de la Ligue de l’Ouémé-Plateau qui est montée sur la plus haute marche du podium avec 16 médailles.
Venus de toutes les ligues départementales, les athlètes ont pris part à l’édition 2019 du Championnat national de taekwondo. A l’issue de la compétition, la Ligue Ouémé-Plateau est vainqueur avec 16 médailles dont neuf en or, cinq en argent et deux en bronze grâce à ses athlètes qui ont engrangé un total de 94 points. L’Atlantique est deuxième avec 17 médailles dont sept en or, six en argent et quatre en bronze pour 91 points. Le Littoral termine le top 3 avec 68 points et décroche 14 médailles dont quatre en or, cinq en argent et cinq en bronze. La Ligue Zou-Collines termine au pied du podium avec sept médailles dont une en or, quatre en argent et deux en bronze. Victorien Kougblénou, président de la Febeta s’est réjoui d’avoir atteint son objectif. Pour lui, ce championnat a permis d’insuffler une nouvelle dynamique au taekwondo béninois. Le niveau technique des athlètes a été jaugé, de nouveaux talents ont été détectés et les meilleurs ont été retenus pour représenter le Bénin aux prochaines joutes continentales. Sur le plan individuel, Romaric Kiki dans la catégorie des plus de 80 kg hommes a confirmé ses performances devant Romaric Koubé et Bassiti Idrissou de l’Atacora. Chez les dames seniors, les athlètes de la Ligue Atlantique ont remporté tous les lauriers. Prémia Wankou (-57 kg) a ravi la vedette à Margot Gallo et Chamsia Seko, alors qu’au niveau des plus de 73kg, Bouama Natchimdjabo a pris le dessus sur Winmie Wisdon et Frida Avih.
Société 11 sept. 2019

Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, a reçu, ce lundi 9 septembre, une délégation de la ville de Huy en Belgique, conduite par Phillipe Draize, directeur général adjoint en charge des Relations internationales, de la Coopération décentralisée, de l’Egalité des chances et de la Citoyenneté.
« Nous avons parlé des avancées et perspectives qu’offre le programme de coopération internationale communale dans l’accompagnement des communes du Bénin dans la phase de décentralisation, notamment pour un certain nombre de domaines tout à fait précis comme l’état civil, les affaires domaniales, le registre foncier, l’incivisme fiscal et la bonne gouvernance qui sont des priorités affirmées par le Programme d’action du gouvernement (Pag)», a dévoilé Philippe Draize, au sortir du cabinet du président de l’Assemblée nationale. La délégation souhaite accompagner le Pag en réponse aux demandes de treize communes du Bénin avec lesquelles les villes belges sont pour le moment en partenariat. Philippe Draize apprécie la qualité des échanges entre sa délégation et le président Louis Vlavonou. Ce dernier a trouvé la démarche de ses hôtes en phase avec les priorités du gouvernement, surtout pour leur capacité à offrir un statut commun pilote une fois la législation mise en place pour démultiplier cette réforme dans les 77 communes du Bénin.
Th. C. N.

Des acteurs institutionnels se sont retrouvés en atelier, ce mardi 10 septembre, à Cotonou, autour de l’état des lieux du delta du bassin de l’Ouémé. Les problématiques liées à la gestion des ressources en eau ont été passées au peigne fin et des propositions recueillies pour inverser les tendances négatives, tel que prévu dans le programme OmiDelta.
Pression accrue sur les ressources en eau et les terres ; salinisation des eaux de surface et souterraines; épuisement des ressources halieutiques ; conflits d’usage de l’eau ; érosion côtière accrue ; inondations pluviales et fluviales, sécheresses, vents violents ; pollutions des eaux … Le rapport sur l’état des lieux du delta de l’Ouémé et de la zone côtière est sans ambages : les menaces des eaux continentales et océaniques sont prégnantes et appellent à des solutions idoines pour inverser ces tendances négatives.
Réalisée par l’Institut national de l’eau (Ine) dans le cadre d’une étude globale relative à la planification et à la gestion des ressources en eau du delta de l’Ouémé et de la zone côtière intitulée « Plan Delta », l’analyse diagnostique a fait, hier à Cotonou, l’objet d’un atelier de concertation entre les acteurs étatiques (administration publique, collectivités), après celui des parties prenantes à la base tenu le 25 juillet dernier. Il était question d’informer les participants sur les résultats de l’étude, de recueillir leurs commentaires et observations sur les enjeux et défis du delta de l’Ouémé, afin qu’ils soient mieux imprégnés des problématiques et surtout de leurs rôle et responsabilités dans la réduction des menaces des eaux, a indiqué Philippe Armand Adjomayi, directeur général de l’Eau, à l’entame des travaux.
Vallée la plus riche au monde après le Nil, le bassin de l’Ouémé présente une importance particulière pour le Bénin tant par la superficie qu’il occupe que par ses diverses possibilités d’aménagement, fait observer le professeur Abou Youssouf, secrétaire général adjoint du ministère de l’Eau et des Mines. S’étendant de
Zagnanado jusqu’à la côte sur une superficie de 2520 km2, soit 2 % de la superficie nationale, le delta de l’Ouémé qui comprend dix-huit communes, est très peuplé (plus de 3 millions d’habitants) et à fort potentiel agricole (70 000 ha dont 30 % seulement exploité). Il mérite une étude approfondie au regard de son importance, a laissé entendre M. Abou pour justifier le bien-fondé de l’étude initiée dans le cadre de la composante Gestion intégrée des ressources en eau (Gire) du programme OmiDelta 2017-2021 financé par la République du Bénin avec l’appui du Royaume des Pays-Bas. Il est question de faire face à la problématique de la disponibilité de l’eau, de sa gestion et de son utilisation pour le développement socioéconomique dans un contexte de ressources limitées, précise l’expert Eau, Michiel Smet, premier secrétaire de l’ambassade des Pays-Bas près le Bénin.
Présentant la synthèse de l’état des lieux et des évolutions tendancielles du delta, première étape de l’étude, le directeur de l’Ine, le professeur Mama Daouda, a insisté sur les difficultés liées au faible niveau de gestion de l’eau (connaissance, suivi, planification et application de la réglementation) ; à la répartition inégale des ressources en eau dans le temps et dans l’espace en l’absence d’ouvrages de régulation et au faible niveau de développement économique du Bénin. Les menaces résultent de la forte croissance de la population qui va doubler à l’horizon 2030 et de la forte urbanisation avec comme corollaire l’augmentation des pollutions et des effets du changement climatique, souligne le rapport. Comment utiliser les eaux et les terres du delta de façon rationnelle tout en préservant les écosystèmes en vue d’un développement
socioéconomique sûr et durable? Tel est le défi majeur qui ressort de l’analyse diagnostique préliminaire sur le delta qui, s’il est bien géré, peut être un moteur de croissance et de développement du Bénin à travers l’agriculture, l’agro-industrie, les services et le tourisme.

Des efforts considérables sont faits par le gouvernement dans le secteur énergétique pour améliorer les conditions de vie des populations. Reçu sur la plate-forme Askgouv, jeudi 5 septembre dernier, le ministre de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou, a abordé, selon les préoccupations des internautes, la vision du chef de l’Etat pour le secteur et les grandes réalisations entreprises par le gouvernement en vue de l’autonomie énergétique ainsi que le mode de gestion de la Société béninoise d’énergie électrique.
(Lire ici les sujets évoqués par les internautes ainsi que les réponses apportées par le ministre de l’Energie sur la plate-forme Askgouv)
La mise en service de la centrale de Maria Gléta permet-elle une extension du réseau électrique dans les localités qui demeurent toujours dans l’obscurité ou bien servira-t-elle de relais en cas de réduction inattendue de l’énergie importée ?
Ce que je peux dire, en même temps c’est que le gouvernement développe des moyens de production à l’image de Maria Gléta. Nous travaillons également au niveau de l’extension et de la densification du réseau électrique de notre pays, dont malheureusement une bonne partie est vétuste. Comme vous le savez, tout système électrique se décompose en trois pans : il y a la production, le transport et la distribution. Si un des trois pans est défaillant, l’énergie ne viendra pas chez le consommateur.
Particulièrement sur ce projet de Maria Gléta, dans le cadre des retombées socio-communautaires,
il y a un aspect particulier qui répond à votre question. Il s’agit de l’extension du réseau basse tension de 25 km pour mailler l’ensemble des agglomérations où se situe cette centrale, puis 150 lampadaires qui permettront d’éclairer cette localité. Dans cette retombée
socio-communautaire, il y a 24 salles de classe qui sont construites, le commissariat, le local pour l’infirmerie, une route de 3 km qui permet l’accès à la centrale.
La question de savoir si la centrale va servir de relais ou pas. C’est à la fois oui et non. Oui, parce que, en cas de défaillance en matière de disponibilité électrique, on pourra encore s’appuyer plus sur la centrale de Maria Gléta. Non, parce que, en ce moment où je vous parle, cette centrale fournit l’énergie électrique à notre pays, se substituant désormais aux moyens de location dont nous avons fait usage pendant la période d’action à court terme. Dès 2016, le gouvernement a mis comme priorité l’énergie qui est le socle de tout développement économique dans tous les pays du monde. Maria Gléta nous a permis de démobiliser les moyens de location.
Quel est le taux de couverture électrique de Maria Gléta par rapport au besoin national ? Quand finirons-nous avec le délestage ?
Le besoin aujourd’hui en matière d’électricité au Bénin varie selon les heures de la journée. Entre 19h et 22h, on a le pic qui est de 240-250 MW. La journée, le besoin tourne autour de 160 MW. En réalité, les tests ont montré que Maria Gléta qui a une capacité de 129 MW répond déjà à 50% des besoins, y compris aux heures de pointe. Ce qu’il faut savoir, le délestage est définitivement derrière nous. Parce que le délestage est un phénomène volontaire. On fait le délestage quand l’offre ne répond pas à la demande et pour éviter de perdre le réseau, on est volontairement obligé de couper certaines zones pour équilibrer l’offre et la demande. Avec Maria Gléta, le reste des matériels loués sera démobilisé d’ici fin 2019. Tout ceci traduit la justesse des choix opérés par le gouvernement en 2016 pour rendre l’énergie disponible à court terme.
Quel est le coût global de réalisation de la centrale électrique de Maria Gléta 2 et quelle est la durée de vie des machines installées ?
C’est un secteur éminemment capitalistique, donc beaucoup d’investissements. Ce projet prévu pour coûter 106 milliards de nos francs, a commencé à l’heure et a fini avant l’heure. Globalement, on tourne autour de 90 milliards F Cfa sur les 106 prévus. Ce qui montre la meilleure gestion d’un produit historique et majeure avec une rigueur budgétaire extraordinaire. Ces 90 milliards sont répartis entre la Banque islamique de développement (avec 75% du financement à un taux de 1,3%), la Bidc et la Boad sans oublier la part béninoise qui est d’environ 4 milliards F Cfa. Ce qu’il faut savoir, c’est que cette centrale peut fonctionner avec du fuel comme avec du gaz. Le gouvernement a décidé de privilégier le gaz pour des raisons de protection de l’environnement et de coûts financiers en ce qui concerne l’achat du gaz. Pour éviter les pénuries éventuelles de gaz, le gouvernement, dans son Pag, a prévu l’acquisition d’une unité de gaz flottante. Ce qui est une réalité avec la concrétisation de l’appel d’offres international de ce projet de 51 milliards pour la diversification des sources d’approvisionnement en gaz.
La durée de vie de ces moteurs dépasse la cinquantaine d’années à condition que la maintenance soit réalisée de manière correcte et à bonne date. Les révisions générales dans ce cas se réalisent tous les deux ans.
Pourquoi avoir confié la gestion de ce joyau à la Sbee ? Qu’est-ce qui empêche le gouvernement de privatiser la Sbee afin d’offrir une meilleure prestation aux consommateurs ?
En ce qui concerne la première question, contrairement à ce qu’on peut croire, la gestion de la centrale est confiée à la société BW Bénin SA qui est une filiale de la société qui a construit la centrale. Elle a une équipe de 55 personnes dont 52 Béninois qui sera là 24h/24 et 365j/365 pour la maintenance.
Pour la privatisation de la Sbee, il faut noter que les préoccupations sont légitimes. Mais je peux vous dire que le gouvernement n’a pas attendu maintenant pour lancer des réformes dans cette société. Ce qui a amené l’introduction des indices de performances (techniques, financières, …) trimestrielles chez chaque responsable de cette société. Tout ceci dans le but d’améliorer et de moderniser cette société. Toujours dans cette perspective, le fonctionnement du conseil d’administration de la Sbee a été amélioré et un appel d’offres a été lancé pour une gestion déléguée afin de permettre à la Sbee d’être une société moderne et modèle d’ici 4 années. Le gouvernement a choisi la voie de la gestion déléguée et non de la privatisation de la Sbee. Car privatiser, c’est vendre.
Qu’en est-il de Maria Gléta 1 ? Le prix de l’électricité ne va-t-il pas tuer l’entrepreneuriat au Bénin ? Et quelles sont les dispositions sur le plan de l’environnement ?
Cette centrale respecte les normes administratives et environnementales. Par exemple, elle fait du bruit à 40 décibels. Alors que la norme autorisée est de 60 à 80 décibels. L’émission de NO2 ne doit pas dépasser 2.000 mg, mais Maria Gléta 2 est à 1.200mg, donc largement en dessous des exigences internationales sur la protection de l’environnement.
Par rapport à Maria Gléta 1, il faut noter qu’il y a une enquête parlementaire initiée pour permettre de voir clair et situer les responsabilités.
Le prix de l’électricité tient compte de certains aspects dont le tarif social pour le niveau social, …il faudra aussi développer l’efficacité énergétique…Il faut savoir que la Sbee a été subventionnée par l’Etat. Ce qui n’est pas viable à long terme si l’on veut garantir la disponibilité de cette énergie. L’autorité de régulation défend les consommateurs tout en garantissant la vitalité du secteur. Donc, le prix de l’électricité est bien abordable à ce jour.
Pourquoi les habitations autour de la centrale ont des baisses de tension régulières ? Qu’en est-il des énergies renouvelables ?
Cela est dû à une surcharge de zone en période de pic. La vétusté de nos installations conduit aussi à des pertes d’énergie, souvent cause des baisses de tension. Le gouvernement est à pied d’œuvre pour changer et moderniser les installations.
Pour les énergies renouvelables, un appel d’offres est lancé pour leur concrétisation. Cela permet d’avoir des centrales solaires de 50 MW à Bohicon, Parakou, Djougou et Natitingou. A côté de tout cela, un autre projet de 25 MW financé par l’Agence française pour le développement et l’Union européenne, verra le jour d’ici 2020. Tout se fera pour qu’à l’horizon 2021, nous ayons un total de 400 MW disponibles dans notre pays dont 25% d’énergies renouvelables conformément au Pag.
Dans nos maisons, certains propriétaires nous revendent l’énergie à 200F le KW. Nous vous demandons de corriger cette injustice.
Par rapport à ce problème, le locataire avec l’accord du propriétaire peut prendre un compteur prépayé à la Sbee afin d’éviter cette injustice.
J’espère que la 3e centrale va suivre. A Porto-Novo, du carrefour Cachy jusqu’à la Coop, les lampadaires solaires ne s’allument plus. Quelle est la structure en charge de la maintenance des lampadaires ? Qu’en est-il des nombreuses demandes de compteurs sans suite ?
Je confirme qu’il y aura Maria Gléta 3, Maria Gléta 4 et plusieurs autres centrales, conformément au Pag. Nul doute, car dire et faire constituent une marque de fabrique du gouvernement Talon.
Pour la gestion des lampadaires, il faut dire qu’au Bénin, la gestion de l’éclairage public est du ressort des communes. A cet effet, j’envisage une table ronde avec l’Association nationale des communes du Bénin pour trouver une solution. Pour le cas précis de Porto-Novo, le diagnostic a permis de voir que ce sont les avaries au niveau des batteries qui sont à la base et méritent d’être remplacées. Je profite de l’occasion pour mettre en garde certains de nos concitoyens qui vandalisent les lampadaires, en particulier les lampes solaires, qu’ils subiront la rigueur de la loi.
Pour les pénuries de compteurs d’électricité, c’est un manque d’anticipation qui est à la base de ce phénomène. Mais des dispositions sont déjà prises pour satisfaire les demandes qui tournent autour de 23.000 largement en dessous des 200.000 compteurs qui seront bientôt disponibles, en tout cas avant les fêtes de fin de l’année 2019.
A quand l’extension des réseaux électriques dans les zones périurbaines ?
Le projet financé par la Bad et la Bidc s’occupe de ce volet dans plus de 200 villages. Une comparaison avec la période 2012-2015 permet de noter que le gouvernement actuel est très en avance avec plus de 20% de taux de couverture.
Où en sommes-nous pour le barrage d’Adjarala ?
Il faut noter que ce projet est commun au Bénin et au Togo. Les travaux ont été suspendus en 2017 et une décision est toujours attendue à ce sujet.
A quand la construction d’un barrage hydroélectrique sur le fleuve Ouémé ?
Le gouvernement a identifié trois endroits de barrage. Il s’agit de Bétérou, Vossa et Dogobis qui ont respectivement un potentiel de 20, 60 et 160 MW. Il faut dire que ce gouvernement mise sur la vocation multifonctionnelle de ces barrages, c’est-à-dire production de l’électricité, irrigation et gestion des inondations dans les zones traversées. L’autre chose, les projets hydroélectriques sont des réalisations à long terme, car il faut jusqu’à 4 années pour construire un barrage électrique sans compter le coût financier.
Qu’en est-il du règlement des factures par paiement mobile ?
Des essais concluants ont été réalisés courant juin et d’ici fin 2019, ce sera possible de régler les factures par Mobile money avec ou sans connexion.
Au sujet des 20 km de basses tensions prévues pour les agglomérations environnantes de la centrale de Maria Gléta, à quand la fin des travaux ?
Ces travaux finiront à la fin de cette année conformément aux exigences du chef de l’Etat.
Depuis 2016, je n’ai jamais vu le président Talon poser des premières pierres. J’ai envie de le voir tenir truelle et pioche….
Depuis 2016, vous n’avez vu le chef de l’Etat ni pour lancer les travaux, ni pour l’inauguration.
C’est une marque de fabrique du président Talon tout simplement. Pour toutes autres préoccupations, vous pouvez envoyer les questions dans mon mail qui est dhoussou@gouv.bj
Pour finir, je dirai que les coupures éventuelles ne seront plus dues aux délestages mais plutôt à d’autres causes comme les incivismes ou des arbres qui tombent, ou encore de vol de cuivre au niveau des fils conducteurs… Des efforts sont faits et seront poursuivis. En moins de deux ans, nous avons réduit de 75% les souffrances de nos concitoyens en matière d’énergie électrique. Cela a agi sur le Pib car en 2015, nous avons un taux de croissance de 2,3% mais avec la disponibilité de l’énergie, on est passé en 2018 à un taux de croissance de 6,8% avec une prévision de 7,2% pour 2019. L’énergie est désormais au cœur du Bénin comme terre d’opportunité grâce au président Patrice Talon.
Source : Plate-forme Askgouv

Plus grande rencontre consacrée à l’agriculture africaine, le Forum pour la révolution verte en Afrique (Agrf) s’est déroulé du 3 au 6 septembre dernier à Accra au Ghana. Il a tenu ses promesses de plate-forme de discussion, d’investissement et d'initiatives pour opérer la transformation agricole inclusive et durable sur le continent, via notamment le numérique.
Partager leurs expériences en matière de développement agricole à l’ère du numérique. Et ce, dans le cadre des objectifs de la Déclaration de Malabo (2014) et des Objectifs de développement durable de l’Onu y référant. Cet exercice, les présidents Nana Addo Akufo-Addo du Ghana, Faure Essozimna Gnassingbé du Togo, Mahamadou Issoufou du Niger et Alassane Dramane Ouattara de la Côte d’Ivoire, y ont souscrit.
Lors du dernier Forum pour la révolution verte en Afrique, en effet, ces dirigeants et les acteurs du monde agricole ont été réunis autour du thème «Développer le numérique en tirant parti de la transformation numérique pour créer des systèmes alimentaires durables en Afrique ». Avec pour objectif de libérer le potentiel des millions de petits fermiers et « agripreneurs » d’Afrique. Ceux-là qui produisent 80% de la nourriture et des produits agricoles consommés sur le continent, et génèrent des millions d’emplois et une croissance économique inclusive.
L’apport du numérique pour l’agriculture étant ainsi sollicité, le manque d’infrastructures à cette fin, en Afrique, est relevé. Aussi, l’opérateur de télévision numérique StarTimes, à travers son directeur général adjoint des opérations, Zhang Junqi, a-t-il proposé lors du forum de faciliter le développement agricole de l’Afrique via les médias numériques. Solution innovante, cette offre intègre l’initiative de la Chine d’équiper quelque 10 000 villages africains de la télévision par satellite.
Intitulé « Accès à la TV satellite pour 10 000 villages africains», ce projet dont le terme est prévu pour fin 2019, est mis en œuvre par StarTimes, et a pour vocation de fournir aux zones rurales, notamment
10 112 villages, un accès direct et aisé à l’information du monde entier, via la télévision par satellite. Et grâce à l’Alliance pour la révolution verte en Afrique (Agra) et à d’autres acteurs, seront également diffusés, via le même canal, des programmes à vocation agricole.

Après des vacances bien méritées pour refaire le plein d’énergie, l’équipe gouvernementale va pouvoir retourner à l’assaut des dossiers de la République avec plus de vitalité. C’est non pas sans l’apport de sang neuf comme on le dit couramment, avec l’entrée au gouvernement de nouveaux membres. Quelles vont être les priorités inscrites dans l’agenda de l’actuelle équipe ? Le Conseil des ministres de ce jour devrait en donner le ton.
Selon certaines indiscrétions, l’équipe gouvernementale actuelle devra accentuer ses actions sociales, transformer l’essai, comme disent les amateurs du rugby. La priorité des priorités sera donc le social. Considéré par ses contradicteurs comme le talon d’Achille du régime du Nouveau départ, ce dernier a pu prouver à l’aune de ses actions, surtout ces deux dernières années, qu’il prenait des initiatives à fort impact social. Mais cela ne suffit. Aussi, chose promise, chose due, dans la dernière ligne droite de son premier quinquennat, s’il y a un mot d’ordre que le président Talon devrait donner à son tout nouveau gouvernement, ce sera en avant tout : social ! Et les orientations du tout premier Conseil des ministres, suite au remaniement ministériel, devraient édifier à ce propos. La rentrée étant imminente, il n’est pas exclu que l’une des premières mesures à fort relent social soit destinée au monde éducatif, les dunes étant par ailleurs aplaties pour une rentée apaisée.
C’est du reste un engagement du chef de l’Etat, qui avait promis, qu’une fois les structures économiques et de gouvernance publique assainies, viendra le temps du tout social, en somme ce que trivialement d’aucuns qualifieraient de « desserrage de ceinture ». Non pas pour que, comme certains le souhaitent avec gourmandise, l’argent facile circule comme par le passé en défiance des lois de la République. Tant il est vrai que le social, jusqu’à l’avènement du Nouveau départ, a été appréhendé au Bénin comme l’accès facile à l’argent y compris et surtout par les voies de contournement. Mais plutôt pour que les couches les plus vulnérables bénéficient davantage de l’appui des puissances publiques, de la protection de l’Etat providence qui ne saurait être enterré au Bénin où il y a tant d’impératifs. Ceci passe par une amélioration significative des conditions de vie et la réduction davantage encore des inégalités sociales, par des réponses concrètes à travers le renforcement de l’accès des plus pauvres aux services sociaux de base et opportunités économiques (eau, santé, assainissement, électricité, etc.).
Avec comme cibles de ces dispositifs les artisans, les commerçants, les agriculteurs, les artistes, les transporteurs, les jeunes et les femmes, cette réponse sociale s’appuie sur un système de santé réorganisé, une assurance maladie et retraite via le programme Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch), un mécanisme intégré de génération de revenus prenant en compte la formation continue, l’entrepreneuriat, l’octroi de microcrédits (professionnalisé). Sans omettre l’accentuation des interventions contre le chômage et le sous-emploi. Bien évidemment, les principaux bénéficiaires de ces actions sont les acteurs du secteur informel, les agriculteurs, les commerçants, les transporteurs, les artisans, en somme les plus pauvres.
Combler le gouffre
Avec une situation sociale marquée par l’incidence de la pauvreté monétaire qui s’est accrue de 3,9 points, passant de 36,2% en 2011 à 40,1% en 2015, il faut admettre que le gouvernement actuel a hérité d’un lourd passif, remettant en question l’efficacité des politiques menées par le régime précédent. Aussi, œuvre-t-il depuis 2016 à renverser cette tendance. Cela passe par des actions significatives qui impactent les secteurs de la vie sociale qui participent à l’épanouissement des populations.
Optimisme : des raisons d’y croire
Sur la base des actions du gouvernement actuel, les indicateurs, optimistes, montrent un impact positif sur le taux de croissance économique qui resterait soutenu autour d’une moyenne de 6,5%. En somme ,une lucarne qui s’ouvre à l’action sociale. C’est d’ailleurs la thèse de la plupart des économistes, notamment ceux qui se réclament de la fameuse doctrine keynésienne qui lie l’activation de l’Etat providence à l’embellie économique.
C’est dire que le gouvernement, mis par le président Talon dans les starting-blocks depuis jeudi dernier, a le devoir, en quelque sorte, d’accentuer l’œuvre de transformation qualitative des conditions de vie des populations. Au-delà des initiatives prises ces trois dernières années. Cela renvoie à faciliter davantage l’accès aux soins de santé, à l’éducation, au logement, aux voies de communication, aux structures de distraction et d’épanouissement, etc.