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Nouvelles

Cos-Lépi : Comment le bureau a été élu

La nouvelle mandature du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale nationale informatisée (Cos-Lépi) a désormais son bureau. Ce dernier est présidé par le député du parti de l’Union progressiste (Up) Jérémie Adomahou élu tard dans la soirée du lundi 9 septembre dernier. Il sera aidé dans ses fonctions par ses collègues Chantal Ahyi et Domitien N’Ouémou élus respectivement au poste de vice-président et de rapporteur. Le nouveau président du Cos-Lépi était seul candidat à ce poste. Il a fait carton plein en obtenant la totalité des suffrages de ses collègues votants, soit neuf voix sur neuf. Domitien N’Ouémou, également membre du parti de l’Union progressiste (Up), a obtenu le même nombre de suffrages. Mais le déchirement a été observé au poste de vice-président qui revenait de droit à la minorité donc le Bloc républicain (Br). Ici, deux candidatures ont été enregistrées. Selon nos sources, tout comme l’honorable Chantal Ahyi, son collègue Adam Bagoudou s’est porté aussi candidat. Les deux députés ont maintenu leurs candidatures en dépit de leur appartenance au même parti politique. Mais le vote a tourné en faveur de Chantal Ahyi qui a recueilli six voix contre trois pour son challenger, Adam Bagoudou.

Le président Jérémie Adamahou félicite ses pairs du Cos-Lépi pour avoir jeté, à l’unanimité, leur dévolu sur lui pour présider aux destinées de cette importante structure. Il n’oublie pas également son parti, l’Union progressiste et ses collègues de la majorité parlementaire qui l’ont choisi pour siéger au sein de cette mandature du Cos-Lépi. Jérémie Adomahou promet d’être à la hauteur de la mission d’actualisation de la Lépi en vue des élections municipales, communales et locales de 2020. Il entend s’acquitter de cette mission avec fierté et responsabilité afin de mériter toute la confiance placée en lui par les uns et les autres.

Il faut signaler qu’il y avait deux absents lors du vote. Il s’agit des députés Edmond Agoua de l’Up  et Mathias Kouwanou alias Akoma du Br. Les deux n’ont pas participé, vendredi 6 septembre dernier, à la cérémonie de prestation de serment devant la Cour constitutionnelle au cours de laquelle les neuf membres votants hier ont été installés. Les deux élus du peuple étaient en mission à l’étranger. Ils prendront donc le train en marche après avoir sacrifié aux formalités constitutionnelles de prestation de serment suivie d’installation.

Politique 10 sept. 2019


Vacances en livres à Porto-Novo: Les meilleurs élèves en dictée et en dessin primés

Les élèves, lauréats du concours de dictée et de dessin organisé dans le cadre de l’initiative de promotion de la lecture baptisée « Vacances en livres» ont reçu leurs prix, le samedi 7 septembre dernier, à Porto-Novo.

« Vacances en livres » 2019 a connu son épilogue, le samedi 7 septembre dernier, après quatre semaines d’activités de promotion de la lecture dans la ville de Porto- Novo. La cérémonie de clôture a été marquée par la remise de prix aux lauréats du concours de dictée et de dessin. Ces derniers ont reçu leurs lots composés de fournitures scolaires, d’équipements de dessin et autres attestations de participation. Cette distinction s’inscrit dans le cadre de l’initiative de l’Ong, fondation Reine Hangbé qui se bat depuis plusieurs années pour promouvoir la lecture et la littérature  dans les écoles. Il s’agissait donc, à travers le projet « Vacances en livres », d’occuper les apprenants pendant leurs vacances afin qu’ils soient toujours en contact avec les livres. Ainsi, pendant un mois, le bibliobus de la fondation a sillonné les différents arrondissements de Porto-Novo pour inciter les écoliers et les élèves à la lecture. La tournée littéraire a été marquée notamment par des compétitions de dictée au niveau des arrondissements puis communal, à l’issue desquelles les meilleurs ont été retenus. Le concours de dessin, quant à lui, a été organisé en février dernier.
Les lauréats des deux compétitions ont reçu désormais leurs prix. Cette cérémonie de remise met définitivement un terme aux activités au titre de l’année scolaire 2018-2019, informe la présidente Victorine Kémonou
Djitrinou. Elle a désormais le regard tourné vers la prochaine édition qui s’annonce, à l’en croire, avec beaucoup de difficultés.
Victorine Kémonou Djitrinou se dit être à bout de souffle et appelle à l’aide surtout le ministère chargé de la Culture.  «On est vraiment coincé. On va mettre la clé sous le paillasson si ça continue comme ça, alors qu’on n’a pas envie d’arrêter», souligne la promotrice de « Vacances en livres ». Nouratou Zato Koto Yérima, membre de l’organisation, abonde dans le même sens pour montrer l’importance de la lecture dans la vie d’un enfant. « Avec la lecture, j’apprends. Avec la lecture, je me construis. Avec la lecture, je vis », fait-elle observer avant de sensibiliser les parents d’élèves à faire l’effort d’acheter au moins un livre par mois à leurs enfants et à leur demander d’en faire un résumé.

Société 10 sept. 2019


Numérique et digitalisation au Bénin: Les résultats qui confortent la création d’un ministère

Le gouvernement du Bénin a fait de l’économie numérique un secteur prioritaire dans son Programme d’action. Au regard des grandes réalisations enregistrées et des défis futurs, le président Patrice Talon vient de dédier à ce secteur un département ministériel. Pour le diriger, il a renouvelé sa confiance à l’ancienne ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, sous l’impulsion de qui beaucoup de réformes et réalisations ont été effectives.

Fidèle à son ambition de faire du Bénin la plateforme des services numériques de l’Afrique de l’ouest d’ici 2021, le président  Patrice Talon vient de créer un ministère du Numérique et de la Digitalisation pour poursuivre les réformes et les grandes réalisations dans ce secteur. Les reformes menées dans le secteur de l’Économie numérique et des Technologies de l’information et de la communication depuis 2016 motivent ce choix. De l’assainissement du secteur à la réforme du mode de gouvernance à travers la création des organes clés  comme  le Conseil du Numérique (Cn) et l’Unité d’exécution du Conseil du Numérique (Uecn) qui coordonne la mise en œuvre multisectorielle des grandes initiatives et supervise les projets stratégiques, en passant par l’élaboration et l’adoption d’un Code du numérique qui apporte la sécurité juridique nécessaire aux entreprises, aux investisseurs et aux utilisateurs, beaucoup de mutations ont été opérées dans le secteur du numérique et des Tic.
Au nom de la bonne gouvernance et dans le but de clarifier le rôle et les responsabilités des acteurs, conformément aux exigences du Code du numérique, des agences gouvernementales ont été créées. Il s’agit de l’Agence pour le développement du Numérique (Adn) spécialisée dans le déploiement des infrastructures télécoms haut et très haut débit ainsi que le développement des usages numériques ; de l’Agence des Services et Systèmes d’Information (Assi) en charge principalement de la mise en œuvre du schéma directeur numérique de l’administration; de l’Agence nationale pour l’Identification des personnes (Anip), chargée de la gestion de l’identité numérique et biométrique des personnes physiques et de l’Agence nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (Anssi), chargée de la sécurité informatique et de la confiance numérique.
Dans le même ordre d’idées, le gouvernement s’est désengagé de la gestion directe d’entreprises de télécoms. Cette restructuration du secteur se manifeste par la liquidation des trois sociétés publiques : Libercom (mobile), Bénin Télécoms Services (Accès Internet et téléphonie fixe) et Benin Télécoms Infrastructures et la création de la Société béninoise d’Infrastructures numériques (Sbin), une société de droit privé à capitaux publics, qui va jouer le rôle d’opérateur d’infrastructures et pour laquelle la recherche d’un gestionnaire privé est lancée.

Quid du paysage des opérateurs Gsm ?

Le paysage des opérateurs privés n’est pas du reste, avec l’approbation des cahiers de charges types des opérateurs de téléphonie mobile et des fournisseurs d'accès à internet (Fai), conformément à la loi n° 2017-20 du 20 avril 2018 portant Code du numérique en République du Bénin. Des licences d'établissement et d'exploitation de réseaux mobiles de télécommunications ont été attribuées aux sociétés Etisalat Bénin Sa et Spacetel Bénin Sa. Trois opérateurs mobiles, Bbcom, Glo Mobile et Libercom ayant perdu leur licence, le paysage des opérateurs mobiles est passé de cinq acteurs à deux. Ces réformes ont permis d’amorcer les différents projets phares de l’Économie numérique et des Tic que sont : le déploiement de l’Internet haut et très haut débit sur l’ensemble du territoire, la Transition vers la Télévision numérique terrestre (Tnt), la mise en œuvre de l’Administration intelligente (Smart Gouv), la généralisation de l’usage du e-commerce et du numérique dans le secteur de l’éducation et de la formation et la promotion et le développement de contenus numériques.

Une pléthore d’acquis

Avec les réformes et la dynamique insufflée au secteur de l’Economie numérique par Aurélie Adam Soulé Zoumarou, actuellement ministre de l’Economie numérique et de la Digitalisation, plusieurs réalisations ont abouti. Il s’agit du déploiement de plus de 2000 kilomètres de fibre optique (infrastructure backbone) touchant 47 communes sur les 77 communes à travers l’installation de point de présence (Pop) pour aider à la réduction de la fracture numérique ; la mise en place et opérationnalisation du e-visa ; l’installation d’un serveur de gestion des licences et la centralisation de la gouvernance des licences de tous les ministères à l’Assi; la réalisation du Schéma directeur national des Systèmes d’Information (Sdnsi) ; la mise en place des Points numériques communautaires HD/THD (points d'accès public à internet) dans 40 chefs-lieux de communes et l’installation des salles multimédia (24) connectées à internet et autonomes en énergie électrique dans les établissements d'enseignements primaire et secondaire (classe intelligente, bibliothèques numériques) ; La finalisation de la mise en place de la Télévision numérique terrestre (Tnt). A tout ceci, s’ajoutent quelques projets en cours de réalisation. Il s’agit de la mise en place d’une infrastructure à clé publique (Pki) dont la phase 1 destinée à la signature électronique de 350 000 cartes d'identité est déjà réalisée. La plateforme nationale d’interopérabilité et du portail national des services en ligne (e-services) qui va permettre aux citoyens, entreprises et administrations d’avoir un point d’entrée unique vers le catalogue de services de l’administration, fait partie des projets en phase de réalisation avancée.

Société 10 sept. 2019


Retombées de la Ticad 7: Le Bénin attire des investisseurs japonais

Le Bénin a saisi l’occasion de sa participation à la 7e Conférence internationale de Tokyo pour le développement de l’Afrique (Ticad) pour s’ouvrir aux investisseurs du pays du soleil levant.

Plusieurs entreprises japonaises ont manifesté leur intérêt pour investir au Bénin dans les années à venir. Le symposium organisé au Japon pour présenter les opportunités et atouts du pays a été une réussite au regard des retombées qui en découlent. Ainsi plusieurs entreprises japonaises à la conquête du continent africain depuis des années ont trouvé à travers le Bénin, une porte d’entrée sur l’Afrique de l’ouest, une aubaine. Dans ce cadre le ministre de l’Economie et des Finances a signé un mémorandum d’entente avec une entreprise japonaise qui, dans peu de temps, devrait aider le pays à transformer sur place une partie de sa production cotonnière.
Faisant le point du séjour de la délégation béninoise en terre japonaise, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, a fait savoir que l’accord signé par son collègue en charge des Finances vise à valoriser autrement la production cotonnière béninoise. Cela s’impose, a semblé dire le ministre pour qui, le Bénin, devenu premier producteur de coton en quantité et en qualité dans la sous-région est dans la logique de transformer une partie de sa production.
Mais ce contrat signé n’est que la partie visible de l’iceberg. Doit-on en effet révéler que la délégation béninoise à cette rencontre était composée de plusieurs opérateurs économiques et de cadres à divers niveaux. Les opérateurs économiques y étaient pour échanger avec leurs pairs et créer des partenariats rentables pour les deux parties. Des accords, selon nos informations, sont en cours de finalisation à ce niveau. Cette Ticad a surtout permis au Japon et au Bénin de renforcer davantage leurs relations d’amitié, avait-il surtout martelé.

Intérêt grandissant

L’option d’investir en Afrique est partagée au plus haut niveau de ce pays. A l’ouverture des travaux de la Ticad, le Premier ministre Shinzo Abe « a manifesté son engagement d'accélérer des investissements privés en Afrique pour un montant de plus de 20 milliards de dollars américains durant les trois années à venir en se référant au chiffre atteint par l'ensemble des investisseurs au cours de ces trois dernières années », a expliqué de retour à Cotonou, Kiyofumi Konishi, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Japon.  Shinzo Abe  a d’ailleurs reçu en audience le président Patrice Talon et les discussions entre les deux hommes d'Etat ont porté sur plusieurs sujets de la coopération bilatérale et la collaboration au sein de la communauté internationale. Il a à l’occasion, au dire de l’ambassadeur Kiyofumi Konishi, « apprécié et s’est engagé à soutenir le Programme d’action piloté par le président Patrice Talon et a souhaité renforcer davantage la relation bilatérale ». En outre, « il a mentionné l’intérêt grandissant des entreprises japonaises à l’égard du Bénin et a sollicité d’arranger davantage le climat d’affaires ». En réponse, le président Patrice Talon « a manifesté son attente vis-à-vis des investissements des entreprises japonaises ».

Actualités 10 sept. 2019


Entretien des espaces verts à Cotonou: Le gouvernement supplée la mairie

Le ministre du Cadre de vie et du Développement  durable, José Didier Tonato et son collègue en charge de la Décentralisation, Alassane Séidou, ont effectué une descente, ce lundi 9 septembre, sur les espaces verts aménagés dans la ville de Cotonou. Au terme de cette visite, la délégation interministérielle se désole de l’état des sites et a promis de suppéer la mairie tout en invitant le maire à prendre ses responsabilités.

Suite aux alertes persistantes de certains citoyens sur l’état de décrépitude des espaces verts aménagés dans la ville de Cotonou, le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Didier Tonato et son collègue en charge de la Décentralisation, Alassane Séidou sont descendus, ce lundi 9 septembre, sur les sites de Houéyiho et de Missèbo. « Ce que nous avons vu ce soir est déplorable et vraiment regrettable », s’offusque le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Alassane
Séidou. Il se désole que ces espaces aménagés pour le plaisir des citoyens soient devenus la cité des déchets solides ménagers. Pour lui, le constat est amer et pose le problème de gestion des organismes infra communaux. A l’en croire, il faut l’implication des élus communaux et locaux pour une meilleure gestion de ces sites. Il promet que le gouvernement se donnera les moyens pour que ces espaces soient bien entretenus.
Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José
Didier Tonato, quant à lui, a rappelé les raisons de cette descente inopinée sur le terrain. «Les images qui ont circulé ces dernières semaines sur les réseaux sociaux, nous ont amenés à effectuer cette descente pour donner l’alerte afin que les prestataires se ressaisissent », a-t-il déclaré. Selon lui, le maire de la commune doit rappeler les prestataires et élus locaux à l’ordre. Porteur du projet de l’aménagement des espaces verts dans la ville de Cotonou, le gouvernement ne conçoit pas que ces espaces soient devenus des dépotoirs dans la ville.  « Nous avons été instruits par le chef de l’Etat pour reprendre la main jusqu’à ce que la mairie soit prête pour assumer ses responsabilités en matière de l’entretien de la ville et des espaces publics», a-t-il ajouté. A l’en croire, depuis que le gouvernement a  laissé la charge de ces sites à la mairie, les espaces sont laissés-pour-compte et se dégradent. « Il y a des immondices partout, la poubelle est pleine, des sacs de déchets solides ménagers sont laissés sur les sites », a-t-il fait remarquer. Il invite par ailleurs la mairie à conscientiser les élus communaux qui doivent relayer les chefs quartiers. « L’entretien n’est pas seulement une question de ressources financières mais aussi une question de conscience et d’appropriation des projets », a-t-il déclaré. Mis devant leurs responsabilités, le maire de la ville de Cotonou, Isidore Gnonlonfoun et le préfet Jean-Claude Codjia ont pris l’engagement de travailler en synergie avec le pouvoir central et les élus locaux pour une meilleure gestion de ces espaces verts.

Société 10 sept. 2019


Décès de trois militaires suite à un accident: La compassion du chef de l’Etat

 

Dimanche 8 septembre, trois militaires sont décédés des suites d’un accident survenu à la hauteur de Gobè, dans la commune de Savè. Le président de la République Patrice Talon n’est pas resté indifférent à ce drame. Dans un post sur sa page Facebook, il a salué la mémoire des disparus et exprimé sa solidarité à l’égard des familles éplorées.

« En ma qualité de chef suprême des Armées, je salue la mémoire de ces braves soldats tombés dans l’exercice de leurs fonctions au service de la patrie… Mes pensées affectives à l’Armée béninoise et à la patrie endeuillée » ; c’est le mot laissé par le chef de l’Etat Patrice Talon sur sa page officielle suite à l’accident qui a fait trois morts et plusieurs blessés dans le rang des forces armées béninoises.

Le drame est survenu dimanche à Gobè dans la commune de Savè où un cargo transportant des militaires du 2e bataillon interarmes de Parakou a fait un tonneau et échoué dans le ravin. De sources concordantes, cet accident a été causé par l’éclatement d’une des roues avant du cargo. Le bilan fait état de trois décès et de plusieurs blessés dont cinq en état critique. En sa qualité constitutionnelle de père de la Nation mais aussi de chef suprême des armées, le président Patrice Talon a spontanément manifesté sa compassion à l’endroit du corps militaire et de toutes les personnes affectées par le drame. Il reste de cœur avec les blessés en soins intensifs avec l’espoir de les voir bientôt sur pied.

Actualités 09 sept. 2019


Edito: Ode à l’amitié, sus à la trahison

La politique n’est sans doute pas un jeu pour enfants de chœur, si l’on s’en tient à a rudesse qu’elle recèle en termes de coups bas et d’entorse à la vertu. Mais elle n’a pas vocation non plus à servir d’estrade à la détestation, ni à la haine. On peut avoir des divergences de fond, des points de vue différents, sans devoir forcément céder au rejet de l’autre, à la tentation, il est vrai, réelle d’ériger de Ligne Maginot.

De façon très prosaïque, la problématique à résoudre a trait à ceci : de s’opposer en politique exclut-il que dans la sphère privée l’on puisse garder, si l’on en avait, des relations cordiales ? Assurément, non ! Car quelque part, la politique, à l’instar de tout autre jeu digne du nom, requiert un minimum de fair-play auquel il faut souscrire pour que le jeu soit plaisant.
Il en est ainsi dans les démocraties établies. Comment peut-il en être autrement dans le microcosme politique béninois?  
En tout cas, il n’est pas rare au Bénin de voir deviser en franche camaraderie, dans la sphère privée, des hommes et femmes politiques que tout oppose politiquement. Le délit d’amitié, au nom de la politique, est abscons, entendu qu’il n’y a pas de raisons objectives à renoncer à son ami de trente ans, à rompre avec son ancien camarade de classe ou d’amphi, au seul motif que celui-ci est d’un autre bord politique, soit-il opposé au sien. C’est pourtant le chef d’accusation d’un véritable procès en sorcellerie instruit récemment au Bénin par un tribunal qui relève de l’inquisition. Le summum de la bêtise aura été pour celui qui s’est retrouvé à la barre de s’en excuser, de faire ses plates excuses pour avoir pris part à une cérémonie d’ordre privé de son ami d’un autre bord politique. On ne s’excuse pas de ses amitiés. Au mieux, on y renonce pour peu qu’elles deviennent amorales, immorales ou indignes…Ce n’était pas le cas !  Et il vaut mieux, en politique, laisser les idées diverger.
Répondant à cette problématique, toujours relative aux liens d’amitié mais sur un tout autre pan, le président actuel de la Cour constitutionnelle, devant une brochette de journalistes, a récusé «la trahison », professant plutôt la « fidélité » dans l’amitié. De façon sibylline, il lui était demandé s’il avait pu rompre ses liens avec son ancien client et actuel chef du gouvernement en la personne du président Patrice Talon, au nom d’un idéal qui serait soi-disant attaché à la fonction qu'il occupe actuellement.
Admettant certes, que la fonction qu’il occupe requiert une certaine indépendance pour l’assumer en tant que mission républicaine, il n’y voit aucune nécessité de devoir renoncer à ses amitiés pour autant, nuance-t-il. Il faut avoir du courage, de sa position actuelle et dans une atmosphère délétère, pour donner une telle réponse urbi et orbi ! Mais l’iconoclaste juriste a raison à ce propos. Nommé en raison de ses attaches, comme cela se fait partout dans le monde, car il ne vient à l’esprit de personne de nommer son ennemi à une fonction aussi stratégique, doit-on renoncer auxdites attaches au nom d’une indépendance qui se voudrait  subjective et  surtout ingrate en soi ?  
Mettons-nous d’accord : bien entendu, le principe qui fait école, « vous m’avez nommé, je ne vous connais plus…», ne saurait être remis en cause, mais alors, il faut par-là comprendre, «je ne vous connais plus, seules les règles ont primauté », mais pour autant, l’on ne saurait renoncer à ses liens d’amitié !         
Je photographie des gens heureux pour essayer de leur ressembler, ça nous changera des minois facétieux.   

Actualités 09 sept. 2019


Coopération sino-béninoise: Un centre de télémédecine mis en service à Lokossa

Annoncé depuis peu pour une meilleure prise en charge des patients, « le centre de la télémédecine Chine-Bénin » a été mis en service, le vendredi 6 septembre dernier, à Lokossa, dans le Mono, par l’ambassadeur de la Chine près le Bénin, Jingtao Peng et Eunice Pédro, représentante du ministre en charge du secteur.

Le centre de la télémédecine Chine-Bénin est une plate-forme de partage des ressources médicales entre les deux pays à travers une technologie axée sur l’internet. Pour le compte de la Chine, c’est l’expertise du Ningxia qui est mise à disposition, dans le cadre de l’initiative, sous la bannière de la Commission de santé de la Région autonome Hui du Ningxia. Au nom de la région, la vice-présidente du comité régional de la Conférence consultative politique du peuple chinois (Ccppc), Xiuzhen Ma, intervenant depuis la Chine pendant la cérémonie de mise en service du centre, a confirmé que ces dernières années, Ningxia s’intègre activement dans le développement national et international de la Chine en misant, entre autres, sur le développement de la télémédecine dont l’ossature se décline en internet + santé et médecine. A l’en croire, la plate-forme installée à Lokossa, dans l’enceinte de l’hôpital départemental, est capable de fournir un diagnostic précis sur les patients atteints de maladies critiques, difficiles et rares, d’une part. Et de l’autre, de réduire le taux de diagnostics erronés en portant à la hausse la performance des hôpitaux en matière de prise en charge sanitaire réussie.
Au-delà des consultations conjointes à distance, la nouvelle infrastructure va permettre des prestations telles que la télé-chirurgie, la télé-cardiologie, la télé-radiologie et la téléformation des professionnels de la santé, détaille la représentante du ministre en charge du secteur. Eunice Pédro poursuit que le démarrage effectif des activités du centre est une nouvelle marque de solidarité de la Chine qui va permettre, sur un autre plan, de limiter les évacuations sanitaires et d’améliorer l’assiette ainsi que la qualité des services de santé aux populations, indépendamment de leur situation géographique. Mais pour aboutir à l’ouverture du centre, il a fallu une préparation minutieuse. L’intervention chirurgicale réalisée au moyen de la plate-forme numérique qui a permis d’éprouver son efficacité, le 21 mars 2019, dans les locaux de l’hôpital à Lokossa, entre une équipe d’experts chinois et leurs confrères du Bénin et le don de matériels de télémédecine par la Chine ont été des étapes déterminantes de la préparation rappelées par la représentante du ministre de la Santé, Eunice Pédro, qui n’a pas manqué de remercier les autorités chinoises.
Les membres de la 23e mission médicale chinoise ont eu droit à une mention spéciale pour leur contribution décisive. « Depuis son arrivée, la mission relève les défis redoutables auxquels elle est confrontée et poursuit sa marche en avant, apporte une contribution active au développement de la santé», s’est félicité l’ambassadeur de la Chine près le Bénin. « En quelques mois seulement, nous sommes passés de la téléconsultation à l’intervention chirurgicale en temps réel à distance, grâce aux efforts inlassables et préparations méticuleuses », souligne Jingtao Peng qui inscrit le démarrage des activités du centre de télémédecine dans le cadre de la mise en œuvre des résolutions du forum sur la coopération sino-africaine.

Santé 09 sept. 2019


Assemblée générale des Techniciens supérieurs en ophtalmologie : Un nouveau bureau élu avec de nobles priorités

L’Association béninoise des techniciens supérieurs en ophtalmologie (Abtso) a tenu à Porto-Novo, samedi 7 septembre dernier, son premier congrès ordinaire. A l’issue des travaux, il a été mis sur pied un nouveau bureau de sept membres avec de nobles priorités.

Un nouveau bureau préside désormais aux destines de l’Association béninoise des techniciens supérieurs en ophtalmologie (Abtso) pour les trois prochaines années. Il a été élu, samedi 7 septembre dernier, au terme du premier congrès ordinaire de cette association tenu dans les locaux de la direction départementale de la Santé de l’Ouémé à Porto-Novo. Ce nouveau bureau est dirigé par Théodore Soussia, candidat à sa propre succession. Il sera aidé dans sa mission par six autres membres dont Raphaël Agbo Tchocho et Pierre Nanoukoun élus respectivement aux postes de vice-président et de secrétaire général.
Les premiers mots du président Théodore Soussia, après son élection, sont ceux de satisfaction. Il se réjouit de la tenue enfin de ce congrès après trois reports pour des raisons indépendantes de la volonté du précédent bureau. Comme priorités,  Théodore Soussia entend capitaliser les acquis de sa mandature écoulée et poursuivre les chantiers ouverts en vue de la réalisation des nobles objectifs de l’association. Le nouveau bureau compte travailler pour rapprocher davantage les techniciens supérieurs en ophtalmologie (Tso) des populations pour leurs consultations afin d’identifier les problèmes oculaires et leur proposer des traitements adéquats. Ce qui leur permettra, explique-t-il, de décourager les non professionnels et autres marchands d’illusions qui se font passer pour des spécialistes en ophtalmologie alors qu’ils n’en sont pas. Pour relever ces défis, Théodore Soussia annonce des descentes régulières de l’association sur le terrain à travers des tournées foraines de sensibilisation, de dépistage et de traitement des affections oculaires et des vices de réfraction pour réduire les dégâts que causent les acteurs non ophtalmologistes aux populations.
Un autre défi non moins important du nouveau bureau est de contribuer à la relecture de la loi 97-20 qui régit l’exercice des professions en santé pour que la corporation des techniciens supérieurs en ophtalmologie qui n’était pas bien connue en 1997 au moment de l’adoption de cette loi, soit prise en compte. Ceci afin de permettre, selon Théodore Soussia, aux Tso qui dirigent les unités d’ophtalmologie du secteur public dans plusieurs localités du pays d’avoir des autorisations pour exercer en clientèle privée cette profession en tant que corps paramédical spécialisé dans la prise en charge des affections oculaires relevant de leurs compétences. Le président de l’Abtso encourage par ailleurs le gouvernement dans ses réformes dans le secteur de la santé visant à faire en sorte que l’exercice des professions en santé se fasse dans les règles de l’art afin de réduire les désagréments qui sont causés à la population.

Santé 09 sept. 2019


Journées nationales des Ressources humaines/Anpgrh: Les enjeux de la digitalisation au menu

L’Association nationale des professionnels en Gestion des ressources humaines du Bénin (Anpgrh) a organisé les 6 et 7 septembre derniers, à Cotonou, l’édition 2019 des Journées nationales des Ressources humaines. C’est avec le soutien de ses partenaires privilégiés dont Enabel, Ecobank, Talents+, Inkrease, Best...

Réfléchir sur la transformation de la fonction Ressources humaines face à la révolution digitale ; c’est ce à quoi sont appelés les participants à l’édition 2019 des Journées nationales des Ressources humaines. Parmi ceux-ci, des professionnels et acteurs intervenant dans divers secteurs et officiant au Bénin, et bien d’autres experts venus du Togo, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Maroc... « Ce que nous célébrons, c’est la confraternité, c’est ce que nous avons en commun, c’est le développement d’un métier que nous partageons, d’une passion commune : la gestion des hommes au travail », a déclaré le président de l’Anpgrh, Yannick Kouakanou à l’ouverture des travaux. La particularité de cette édition, ajoute-t-il, c’est l’organisation conjointe avec le Togo de ces journées. Une initiative enrichissante, selon Edwige Adohinzin Hountondji, présidente de l’Association africaine des formateurs et directeurs du personnel (Afdip). « L’Afrique est pour nous un continent admirable qui regorge de talents et d’un potentiel précieux en matière de développement des ressources humaines… Il est important que tous les dirigeants, autorités politiques, chefs d’entreprises, managers, cadres et professionnels, restent mobilisés pour faire rayonner l’Anpgrh dans sa mission de la professionnalisation de notre métier commun : la gestion des hommes au service du développement », a-t-elle dit.
Portant la voix des partenaires de l’association, Hervé Corbel de l’Agence belge de développement (Enabel), insistera sur l’importance de la bonne gestion des ressources humaines et son impact sur le développement de toute organisation. Il fait aussi remarquer que la révolution numérique vient bousculer les habitudes tout en accélérant les procédures et qu’il est devenu impérieux pour la fonction RH, d’intégrer la digitalisation afin de s’adapter et mieux de répondre aux défis de performance des entreprises et organisations. C’est, va-t-il expliquer, ce qui justifie le soutien à l’Anpgrh par le Projet d’appui aux organisations béninoises par le renforcement des compétences des Ressources humaines (Paorc) dont il est le responsable. « Le numérique est désormais au cœur de la gestion des Ressources humaines et tend ses tentacules dans nos différentes administrations aussi bien dans les organisations publiques que privées », a reconnu le directeur adjoint de cabinet du ministère du Travail et de la Fonction publique, Eusèbe Agoua. Il ajoute que la professionnalisation du capital humain est aussi chère au gouvernement qui, dans ce cadre, a déjà engagé une série de réformes. Parmi celles-ci, la dématérialisation des processus et des actes de carrière, la modernisation de la gestion des archives de l’Etat...

Du manager résilient au manager agile

« Transformation des Emplois et des Compétences à l’ère de la digitalisation : Vers une réinvention de la fonction RH ? ».
C’est le thème de l’édition 2019 des Journées nationales des Ressources humaines. Un sujet qui se trouve au cœur de la problématique de la gestion des ressources humaines à l’ère actuelle. Au président de l’Anpgrh, Yannick Kouakanou, de renchérir : « Depuis deux décennies, les progrès dans les domaines de l’intelligence artificielle, du big data ou encore de l’internet des objets, ont explosé. Les stratégies des entreprises sont touchées dans leur cœur et sont obligées de s’ouvrir aux nouvelles possibilités de marché. De plus en plus d’automatisation permet de remplacer des employés dans la réalisation de certaines tâches, de vider certains emplois de tâches routinières ou sans valeur-ajoutée ».
Il rappelle d’ailleurs qu’en 2016, une étude du World economic forums prédisait que des millions d’emplois seront transformés, perdus, recréés ou remplacés au cours des prochaines années, par l’intelligence artificielle. « De même, de nouvelles compétences prendront le pas, notamment dans les domaines de l’informatique, de l’ingénierie, du social marketing avec une dominance des compétences relationnelles », poursuit Yannick Kouakanou. Cette révolution digitale impose, selon lui, le deuil du manager résilient au changement et l’avènement d’un nouveau type de manager. « Nous devons évoluer vers le manager agile, le manager flexible. Celui qui accompagne le développement et en devient un facilitateur », précise le président de l’Anpgrh.

Actualités 09 sept. 2019


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