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Nouvelles

Lancement du programme «Youth can !»: Une solution innovante pour l’employabilité des jeunes

A l'initiative de Sos Villages d'enfants Bénin, le projet "Youth can !" a été officiellement lancé, hier mardi 3 septembre, par le ministre des Petites et moyennes Entreprises et de la Promotion de l'Emploi, Modeste Kérékou. C'est un programme de renforcement de l'employabilité des jeunes à travers l'entrepreneuriat et le partenariat public-privé.

Partenariat global pour l'autonomisation des jeunes et l'employabilité, le programme "Youth Can !" est lancé. Les entreprises publiques et privées sont invitées à rejoindre cette initiative de Sos Villages d'enfants Bénin pour contribuer au développement national, à la promotion de l'emploi des jeunes et à l'atteinte des Objectifs de développement durable.
Lors de la cérémonie qui a consacré le lancement officiel, le directeur national de Sos Villages d'enfants Bénin, Salimane Issifou, a rappelé que la question de l'emploi des jeunes appelle à une prise de responsabilité collective. « Nous avons parlé avec les jeunes pour comprendre leurs difficultés et nous avons compris qu'ils sont confrontés à plusieurs défis et obstacles : faire une bonne formation, trouver ensuite des stages et lorsqu'ils en trouvent, ils ne sont pas bien encadrés… Les jeunes ont besoin de tout notre soutien. L'employabilité des jeunes requiert notre participation à tous. "Youth can !", c'est l'affaire de tous ! », fait savoir Salimane Issifou.
Représentant le directeur exécutif du Conseil national du Patronat, Laure Adoukonou, a assuré de la ferme volonté du Cnp et de sa détermination à s'impliquer dans la mise en œuvre de ce programme. « Le Cnp inscrit ses actions dans le renforcement des compétences et la promotion des jeunes entrepreneurs », a-t-elle déclaré avant de féliciter Sos Villages d'enfants Bénin pour l'initiative. Le directeur général de l'Agence nationale pour l'Emploi, Urbain Amégbédji, a également reconnu la pertinence du programme. A l'en croire, "Youth can !" est un programme porteur qui cadre bien avec la mission de l'Anpe. « L'Anpe joue un rôle important dans la promotion de l'emploi en République du Bénin », a-t-il soutenu. Par conséquent, il s’engage : « C'est avec ferveur que nous travaillerons avec vous à prendre en charge les enfants et jeunes en difficulté ».
Pour le ministre des Petites et moyennes Entreprises et de la Promotion de l'Emploi, Modeste Kérékou, les objectifs visés par ce projet - notamment mobiliser les partenaires pour résoudre le problème de l'employabilité en apportant des solutions innovantes et en soutenant les jeunes - s'inscrivent dans le Programme d'action du gouvernement. Il affirme alors : « L'initiative nous séduit... L'enjeu de l'employabilité des jeunes constitue une problématique majeure du gouvernement du chef de l'Etat
Patrice Talon. Nous saluons donc le projet "Youth can !" et nous saisissons cette occasion pour inviter d'autres organisations à vous emboîter le pas dans le combat contre le chômage et la pauvreté ». C’est ainsi qu’a été lancé le programme en présence du président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou et de représentants d'autres institutions.

Booster l'employabilité des jeunes

Comment passer de l'école au monde de l'emploi, comment faire face au défaut d'expérience pertinente et pouvoir répondre convenablement à la performance attendue de l'employeur... ? De nombreux jeunes sont, en effet, confrontés aux difficultés d'accès à l'emploi, faisant face quotidiennement au chômage, à l'exclusion sociale et à la pauvreté. Le renforcement des capacités des jeunes pour le développement de leur aptitude à l'emploi s'impose. C'est ce que propose Sos Villages d'enfants Bénin à travers "Youth can !".
« Avec "Youth can !", nous renforçons les jeunes pour les rendre plus aptes à l'emploi. Il s’agit de donner aux jeunes le moyen de libérer le potentiel qu'ils ont pour qu’ils construisent leur avenir. "Youth can !" est une approche innovante..., pour sortir les jeunes du cercle vicieux de la pauvreté. C'est un programme qui profite non seulement aux jeunes mais aussi aux employés », a précisé Hugh Eggar, manager global du projet "Youth Can". Il ajoute que Youth Can sera lancé dans 8 nouveaux pays cette année et compte aujourd'hui 6 partenaires internationaux et plus de 600 partenaires locaux.
Rappelons que Sos Villages d'enfants est une association apolitique qui œuvre à améliorer les conditions de vie des enfants défavorisés. A ce jour, ils sont 2347 enfants à être pris en charge par Sos Villages d'enfants Bénin sur le territoire national.

Société 04 sept. 2019


7e Sommet de la Ticad à Yokohama: « Cette rencontre a été un succès », dixit le ministre Aurélien Agbénonci

La participation du Bénin à la Ticad7 tenue du 28 au 30 août dernier à Yokohama au Japon a été remarquable. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, de même que l’ambassadeur du Japon près le Bénin en conviennent. Ce mardi 3 septembre à Cotonou, ils ont, au cours d’une conférence de presse, fait le point de cette participation. Ils en ont profité pour dévoiler le nouveau format de la coopération entre les deux pays.

53 pays d’Afrique, 42 chefs d’Etat et de gouvernement et de milliers d'autres personnes, pour l’essentiel des responsables d’organisations internationales, des personnalités de haut rang et des acteurs du secteur privé ont pris part, du 28 au 30 août dernier à Yokohama au Japon à la septième édition de la Conférence internationale de Tokyo pour le développement de l’Afrique (Ticad). « Faire progresser l’Afrique en recourant aux peuples, à la technologie et à l’innovation », c’est le thème de cette septième conférence à laquelle le Bénin a pris part à travers une importante délégation conduite par le président Patrice Talon en personne. «Cette Ticad a été un succès », a introduit le ministre Aurélien Agbénonci. Les débats au cours de cette conférence ont retenu l’attention du ministre des Affaires étrangères pour deux raisons. La première, c’est la similitude qu’il note entre les points forts de la Ticad 7 et le Programme d’action du gouvernement. L’accélération de la croissance économique dans un esprit de continuité inspiré de la Ticad 5 et de la 6 voulue par la conférence de cette année constitue un autre élément important qu’il a mis en exergue au cours de sa conférence de presse.
Aurélien Agbénonci note également d’autres domaines prioritaires dans lesquels le Japon et l’Afrique doivent agir. Il cite pêle-mêle, la promotion de la diversification, l’industrialisation et la compétitivité, le renforcement de la connectivité et l’intégration à travers les infrastructures, la promotion du secteur privé, le développement du capital humain, l’accélération de la couverture santé universelle, l’amélioration de la nutrition et de la résilience aux catastrophes… « Il y a eu un engagement du Japon pour renforcer certaines promesses déjà faites… Le Japon envisage la réalisation de plus de vingt milliards d’investissements en Afrique pour les trois années à venir pour la transformation économique du continent, l’innovation, le développement d’infrastructures de qualité… », fait-il observer. « Notre partenaire s’est aussi engagé en faveur de l’amélioration de la qualité de vie sur le continent, la prise en compte des besoins des populations, l’apport de la diaspora africaine au développement du continent», poursuit-il. Mais, rien de tout cela ne peut être entrepris sans « la stabilité et la sécurité du continent qui doivent être renforcées et améliorées ». Les problèmes africains doivent être d’abord réglés par les Africains eux-mêmes, rappelle-t-il.  En somme, entre le Japon et l’Afrique, c’est « une excellente coopération » et cette Ticad 7 a permis de le constater davantage. D’ailleurs, rappelle le ministre, «plusieurs participants africains ont fait part de leur satisfaction sur le déroulement des travaux et l’organisation mise en place côté japonais ».

Actualités 04 sept. 2019


Journées Fifa: Les Ecureuils attendent les Eléphants à Caen

Les Ecureuils du Bénin reçoivent, vendredi 6 septembre prochain, au stade Michel-d'Ornano de Caen (France), les Eléphants de la Côte d’Ivoire dans le cadre des journées de la Fédération internationale  de Football Association (Fifa).  En prélude à cette confrontation, Michel Dussuyer et ses poulains ont rallié depuis ce mardi 3 septembre, la ville de Caen (France)  où ils vont s’entraîner pendant trois jours.  

Dans la perspective du match Bénin-Côte d'Ivoire  prévu pour le 6 septembre prochain lors des journées Fifa au stade Michel-d'Ornano de Caen (France), les Ecureuils du Bénin ont rejoint depuis ce mardi 3 septembre, cette ville pour trois jours de préparation. Selon le Team Média Officier de la sélection nationale du Bénin, Hugues Zinsou Zounon, au total 20 joueurs ont participé à la première séance d’entraînement, lundi 2 septembre dernier, au stade de Goussainvillle à Paris. Il s’agit de Saturnin Allagbé, Marcel Dandjinou, Cherif Dine Kakpo, Cédric Hountondji, Nabil Yarou, Youssouf Assogba, Abdoul Ouoro, David Kiki, Jordan Adéoti, Sessi d’Almeida, Seibou Mama, Yannick Aguèmon, Anaane Tidjani, Cèbio Soukou, Mickael Poté, Steve Mounié, Rudy Gestede et Moise Adilèhou qui est rappelé pour suppléer à l’absence du défenseur central Khaled Adénon blessé au dernier moment. En ce qui concerne le nouveau venu, Maël Sèdagondji et Jodel Dossou, ils ont été mis au repos pour avoir joué en club la veille de ce regroupement. Le groupe a été rejoint dans la nuit par Olivier Verdon prêté à Kas Eupen, club de 1re division belge. L'international Béninois, auteur d'une bonne saison avec Sochaux-Montbéliard en Ligue 2 (France) et transféré au Deportivo Alaves devra se donner davantage en Belgique et en équipe nationale avant d’espérer jouer en Liga la saison prochaine.
L’effectif sera au complet ce mercredi 4 septembre avec l’arrivée de Rodrigue Kossi qui a eu quelques soucis de visa et du capitaine Stéphane Sèssègnon. Avec l’absence du joueur d’expérience, Khaled Adénon en défense, le staff technique devra travailler pour trouver le schéma approprié afin de contrer les offensives des attaquants ivoiriens comme Nicolas Pépé, Wilfried Zaha, Jonathan Codjia et autres. Quarts de finaliste de la dernière Coupe d’Afrique des Nations en Egypte, le Bénin et la Côte d’Ivoire s’affronteront pour voir leur dispositif avant les prochaines éliminatoires de la Can 2021 où  les Ecureuils du Bénin et les Eléphants se déplaceront respectivement au Nigeria et au Niger au mois de novembre.

Société 04 sept. 2019


Economie numérique : Une rencontre à Washington sur la taxe Gafa mondiale

La France et l'Organisation de Coopération et de Développement économique (Ocde) ont annoncé, le jeudi 29 août dernier, avoir mis en place un groupe de travail sur une taxe internationale sur les services numériques d'ici fin 2019. 

Selon le ministre de l'Économie français, Bruno Le Maire, après l’accord au G7 sur la taxation du numérique entre la France et les Etats-Unis, il est urgent de mener des actions pour accélérer les travaux avec un objectif: obtenir une solution internationale à l’Ocde au 1er semestre 2020. « Si nous voulons avoir un accord au premier semestre 2020, comme cela a été décidé par Emmanuel Macron et Donald Trump lors du G7, il faut que nous puissions avoir la proposition formelle de l'Ocde d'ici la fin de l'année 2019  », a-t-il expliqué aux côtés du secrétaire général de l'Ocde,  Angel Gurria. Une rencontre est prévue cette semaine à Washington entre le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin et le ministre Bruno Le Maire dans le cadre des échanges autour du sujet. Il est annoncé un groupe de travail technique entre les cadres de la France, des États-Unis et l'Ocde. Selon le ministre français de l’Economie,  la task force qui travaille sur la taxation du digital aujourd'hui à l'Ocde est co-présidée par la France et les États-Unis, donc il est parfaitement légitime que ces deux pays réfléchissent avec l'Ocde pour trouver des solutions.
Il faut rappeler que le projet d'accord sur lequel travaille l'Ocde repose essentiellement sur deux piliers à savoir : une répartition des impôts récupérés auprès des entreprises multinationales entre les pays où elles vendent leurs biens et services et l'application d'un taux minimum d'impôt sur les sociétés au niveau international. Le niveau auquel les entreprises doivent être taxées et le type d'entreprises concernées par la taxe pourront être débattus avant la signature de l’accord.
Ch. H

Société 03 sept. 2019


Tolikunkanxwé 2019 : La communauté Toli célèbre sa fête identitaire à Sèmè-Podji (Ifangni pour le rendez-vous de 2020)

Les filles et fils de l’aire Toli du Bénin et de la diaspora ont clôturé en beauté, le dimanche 1er septembre dernier, à Tori- Agonsa dans la commune de Sèmè-Podji, la sixième édition de leur fête de retrouvailles annuelles baptisée Tolikunkanxwé, à travers une  messe d’action de grâce. La cérémonie a été rehaussée par la présence du président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou.

Tolikunkanxwé fait son petit bonhomme de chemin. La sixième édition s’est déroulée du mercredi 28 août au dimanche 1er septembre dernier, à Tori-Agonsa dans la commune de Sèmè-Podji. Comme tous les ans, le dernier jour a été l’apothéose  avec la célébration d’une messe d’action de grâce dirigée par l’évêque du diocèse de Porto-Novo, Mgr Aristide Gonsallo. Elle a connu une forte mobilisation des populations de la communauté Toli venues notamment de Tori-Bossito, d’Avrankou, d’Adjarra, de Porto-Novo, de Sakété, d’Ifangni, d’Akpro-Missérété et de Sèmè-Podji et même de la diaspora béninoise surtout du Nigeria. Ce fut l’occasion pour le secrétaire général de cette association, de rappeler les objectifs de cette fête tournante dont les précédentes éditions se sont déroulées successivement à Akpro-Missérété en 2014, Tori- Bosito en 2015, Avrankou en 2016, Adjarra en 2017 et Porto- Novo en 2018. Selon Sylvestre Comlan Viahoundé, l’association Tolikunkanxwé n’est pas créée seulement pour organiser des fêtes de retrouvailles  annuelles. Elle s’est fixé, à l’en croire, quatre autres objectifs fondamentaux à savoir: écrire l’histoire du peuple Tolinu; renouer avec la culture des Tolinu; promouvoir la langue Toligbé et réaliser des infrastructures socio-communautaires. En lien avec ces objectifs, informe Sylvestre Comlan Viahoundé, chaque commune qui accueille les festivités bénéficie des infrastructures socio-communautaires.
Lesquelles infrastructures sont constituées de modules de salles de classe équipées en mobiliers scolaires; des complexes culturels et de la réhabilitation de palais royaux. Ces différents ouvrages réalisés se chiffrent à la somme de 127 901 472 F Cfa, informe le secrétaire général de Tolikunkanxwé. Sylvestre Comlan Viahoundé remercie tous les généreux donateurs, en particulier la Première dame du Bénin, Claudine Gbénagnon Talon, le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou et l’ancien président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji pour leurs appuis importants et constants. Ces contributions financières ont été très déterminantes dans la concrétisation des ambitions de l’association, assure-t-il. Cerise sur le gâteau, le président de Tolikunkanxwé, Sokénou Djèbou, annonce que l’édition 2020, la septième, de la fête identitaire aura lieu à Ifangni. Il invite la communauté Toli à se mobiliser davantage pour la réussite de l’évènement.   
Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, a, pour sa part, émis le vœu de voir Tolikunkanxwé devenir un tremplin pour l’unité nationale, le  rassemblement, le pardon et la réconciliation du peuple béninois qui ne veut que vivre en paix. Il a ensuite invité les uns et les autres à se rappeler l’homélie de Mgr Aristide Gonsallo, qui veut que cette fête aille au-delà des réalisations d’infrastructures et contribue à mieux impacter les pauvres afin de réduire les inégalités au Bénin.

Culture 03 sept. 2019


Smart China Expo 2019: La technologie 5G au cœur de l’évènement

Des dirigeants d'organismes internationaux, des universitaires et des hauts responsables d'entreprises de plusieurs pays et régions du monde ont participé, du 26 au 29 août dernier, dans la municipalité de Chongqing en Chine, à l'Exposition Smart China 2019. Plusieurs applications de la technologie 5G telles que la diffusion en direct et les premiers secours à distance, ont été dévoilées lors de cette rencontre internationale.

« Technologie intelligente: autonomiser l'économie, enrichir la vie ». C’est autour de ce thème que s’est déroulé le salon Smart China Expo 2019 qui a réuni du 26 au 29 août dernier, dans la municipalité de Chongqing, dans le sud-ouest de la Chine, plus de 1800 participants et 843 entreprises de 28 pays et régions du monde, dont 13 lauréats du prix Nobel, quatre lauréats du prix Turing, des chefs d'entreprises du Fortune 500 et des géants de la technologie tels qu’Intel, Tencent, Baidu, Alibaba et Xiaomi.  L’objectif de cette rencontre internationale organisée par le ministère des Sciences et des Technologies, le ministère de l'Industrie et des Technologies de l'Information, l'Académie des Sciences de Chine, l'Académie d'Ingénierie de Chine, l'Association des Sciences et Techniques de Chine et l’administration de Chongqing est de présenter de nouveaux produits, technologies, formats commerciaux et modes de technologie intelligente via diverses conférences, expositions, sommets et concours. Au total, 530 projets ont été signés lors de ce rendez-vous international. Plusieurs sujets axés sur l'industrie intelligente, la fabrication intelligente et l'application intelligente, la technologie intelligente, et le big data ont été abordés par  les experts et les parties prenantes de l'industrie du pays et de l'étranger lors de cet évènement.
Dans le cadre de cette rencontre internationale, le président de la République populaire de Chine, Xi Jinping, a rappelé dans son message, la volonté de l’Empire du milieu de travailler avec la communauté internationale pour créer ensemble une ère de l'intelligence virtuelle et partager les résultats des plus grandes avancées en matière de technologie intelligente.  A l’en croire, les technologies de l'information modernes, représentées par Internet, le big data et l'intelligence artificielle (Ia) favorisent de grandes mutations dans le monde.
Selon  le vice-premier ministre chinois Liu He, la technologie intelligente est devenue un nouveau et important point de croissance économique, avec des statistiques préliminaires montrant que les industries liées à l'IA en Chine ont dépassé les 500 milliards de yuans (71,4 milliards de dollars) en 2018. Pony Ma, président du géant de l'Internet Tencent Holdings, a appelé à des efforts conjoints entre les industries et les pays afin de réaliser des avancées technologiques car la fragmentation industrielle et le découplage technologique finiront par nuire aux intérêts de l'humanité.

Société 03 sept. 2019


Digitalisation de l’administration publique au Bénin: Un gage de lutte contre la corruption

Le Bénin s’est engagé pour une transformation numérique qui touche tous les secteurs du pays. La dématérialisation de certains services publics a permis une amélioration de l’E-Government Development Index (Egdi) qui est passé de 0.20 en 2016 à 0.33 en 2018. L’ambition est d’améliorer ce score d’ici à 2021 à travers une digitalisation totale de l’administration.

Le gouvernement du Bénin envisage d’améliorer considérablement son E-Government Development Index (Egdi) dans les prochaines années. De 0.20 en 2016 à 0.33 en 2018,  l’objectif pour 2021 est d’atteindre 0.5.  Pour y arriver, le pays met le cap sur la modernisation complète de son administration et de son économie en dématérialisant tous ses services d’ici 2020. Sous le leadership de la ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, le gouvernement travaille pour la destruction des nids de corruption dans l’administration publique à travers l’adoption de l’e-gouvernement, de la bancarisation des salaires, de l’e-commerce, de l’e-banking, de l’e-procurement, de l’e-health,  de l’e-education,  de l’e-agriculture, du mobile banking, de l’e-registration, et de l’e-permis, etc. Le gouvernement du président Patrice Talon met l’accent sur la modernisation de l’administration publique orientée vers les usagers et la promotion de la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption.
Depuis 2016, plusieurs services publics béninois ont été dématérialisés ou sont en cours de l’être. Les transactions se font par l’Internet. C’est le cas des paiements numériques qui présentent beaucoup d’intérêts pour les populations. Selon  Thierry Ahouassou, ancien directeur de l’Agence des Services et Systèmes d’Information (Assi), la mise en place des services numériques limite le contact entre les usagers et les cadres de l’administration publique avec tous les risques de corruption. Pour lui, à travers les services numériques,  le citoyen gagne du temps et dispose d’un accès facile et équitable aux services publics. « La dématérialisation va conduire à la mise en place des cercles vertueux dans l’administration», a-t-il déclaré. Le paiement des salaires de manière électronique, par carte bancaire, téléphone mobile ou toute autre technologie, a permis de bancariser des populations, de limiter les risques et de réduire la corruption. Toutes choses qui réduisent les tracasseries pour le travailleur qui doit faire la queue pour toucher son salaire, ensuite se déplacer pour payer en espèces les frais d’école, les factures d’eau et d’électricité.
Depuis l’avènement du régime du Nouveau départ, la création de l’Agence nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (Anssi), la promulgation du Code du numérique, la lutte contre les cybercriminels, la construction du data center, la mise en place des infrastructures à clés publiques et autres constituent des pas de géant pour une administration publique béninoise au service de tous. Signalons que le Bénin, par la voix de la ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, s’est basé sur ces avancées notables pour solliciter l’appui du Japon lors de la 7e Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique à Yokohama (Ticad7)pour la modernisation de son administration publique à travers la réalisation rapide et innovante de projets numériques de référence en Afrique et dans la région ouest- africaine.

Société 03 sept. 2019


Alerte sur la montée des eaux: Atteindre l’objectif zéro décès dû aux catastrophes

Les eaux des bassins fluviaux du Bénin montent en ces temps de pluie. Les alertes sont données, au regard des différents seuils prévisionnels. Le système d’alerte précoce est en marche et les autorités mutualisent leurs efforts pour atteindre l’objectif zéro décès dû aux catastrophes.

L’alerte sur la montée des eaux a été donnée par l’Agence nationale de protection civile (Anpc), dans une correspondance adressée aux maires des communes concernées. Car les eaux du Bénin au niveau de ses bassins fluviaux sont en pleine crue à cause de la forte pluviométrie.
Cette situation nécessite des actions concertées pour éviter des catastrophes. C’est à cela que s’attelle le gouvernement, à travers les différentes structures d’alerte, selon Martial Dossou, point focal national au niveau du Système d’alerte précoce (Sap-Bénin), une structure chargée de suivre l’évolution du niveau des eaux sur les bassins de l’Ouémé, du Niger, du Mono. Il  explique que le Système d’alerte précoce dispose d’une cellule interinstitutionnelle de prévision et d’alerte, composée des experts hydrologues, océanographes et météorologues qui suivent l’évolution du niveau des eaux, surtout des bassins du Bénin et émettent des alertes au quotidien, lesquelles alertes sont mises à la disposition de l’Agence nationale de protection civile (Anpc) qui communique et notifie l’information aux communes concernées. « Nous profitons pour activer les plateformes communales et nous leur donnons les consignes pour que les informations soient bien relayées, et que nous atteignions l’objectif zéro mort. C’est le souhait du gouvernement de Patrice Talon qui met tout en œuvre pour que l’information puisse circuler », a-t-il révélé. Les communautés doivent en effet respecter les consignes données par les structures du ministère de l’Eau et des Mines et celles de l’Agence nationale de protection civile à travers ses relais communautaires, pour éviter des  catastrophes.  
Martial Dossou fait constater que les points focaux de l’Anpc chargés de relayer les informations font un travail génial à la base. Ces derniers, poursuit-il, organisent des séances de sensibilisation des communautés et se chargent de les conseiller tout en leur montrant les gestes qui sauvent. « Il faut prévoir tout ça afin que les populations puissent s’adapter à la situation », explique Martial Dossou, point focal national au Sap-Bénin.  
Il faut souligner qu’au niveau de la basse vallée de l’Ouémé, notamment à Zangnanado, le seuil d’alerte est au niveau rouge. Et dans un cas pareil, souligne-t-il, « On met  en place tout ce qu’il faut pour aider la communauté à réduire le risque, parce que le gouvernement ne veut pas entendre qu’il y a des pertes en vie humaine, il veut limiter les dégâts et la destruction des infrastructures… ». Quant aux seuils d’alerte, la situation est normale au niveau vert, quand il passe au jaune, il faut surveiller, informe Martial Dossou. Une fois à l’orange, la situation devient critique, puisque de l’orange au rouge, c’est très rapide. Déjà à l’orange, il faut actionner le dispositif, car au niveau du rouge, le danger est là et il faut se mettre ensemble pour informer et sensibiliser, afin que les populations puissent prendre les mesures nécessaires et ne subissent pas le pire, précise-t-il.  

Quid des localités qui dépendent de l’eau ?

Plusieurs dispositions ont été prises, pour prévenir toute surprise. Ainsi, la plateforme d’alerte a démarré une campagne, depuis le 28 août, sur la vulgarisation des prévisions saisonnières et de sensibilisation des communautés à la base. Cette campagne est rendue possible grâce à une mission conjointe conduite par la direction générale de l’Eau, l’Anpc, le Sap… Ainsi, dans la basse vallée de l’Ouémé, les populations de Ouinhi, Dangbo, Adjohoun ont été sensibilisées aux dispositions à prendre en termes d’hygiène et d’assainissement, pour lutter contre les maladies hydriques. La même mission se rendra à partir de demain mercredi, dans les communes de Tchaourou, Ouèssè et Savalou, pour le même exercice avant de se rendre dans le septentrion, notamment dans les communes de Malanville, Karimama où le seuil d’alerte est passé au rouge, depuis le dimanche dernier sur le fleuve Niger. L’on peut dire, au regard des mesures envisagées par le gouvernement, que le dispositif d’alerte est mis en branle et chacun des acteurs sait ce qu’il doit faire pour qu’on puisse passer cette période sans catastrophe.  
Il est attendu des communautés, renseigne Martial Dossou, le respect strict des consignes à savoir protéger les enfants et les empêcher d’aller au niveau des cours d’eau, éviter les surcharges dans les barques et pirogues. A cela, s’ajoute l’interdiction de la pêche pendant la crue. Toutes ces mesures doivent être observées jusqu’à la mi-octobre où l’on peut espérer la décrue.

Environnement 03 sept. 2019


Edmond Dossa, expert Uemoa de l’harmonisation du Baccalauréat: « Le Bac unique Uemoa offre beaucoup d’atouts »

En 2024, se tiendra la toute première session du Baccalauréat unique dans les pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). En prélude à ce rendez-vous sous-régional, l’Office du Bac du Bénin a récemment organisé un Bac blanc Uemoa afin de jauger le réflexe des candidats face au format d’évaluation retenu par l’Union. Lors d’un entretien avec la presse, Edmond Dossa, professeur de langue et expert Uemoa de l’harmonisation du Bac, s’est dit satisfait de l’issue de ce test. Il revient ici sur les tenants et aboutissants du Bac unique Uemoa.

La Nation : Les pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) se sont engagés dans un processus d’harmonisation de leurs baccalauréats, et récemment vous avez organisé un bac blanc Uemoa à cet effet. Concrètement, que peut-on comprendre du Bac unique Uemoa ?

Edmond Dossa : Le Bac unique Uemoa est en gestation depuis 2007. En réalité, certains pays de l’Union ont constaté que des candidats échouent au Bac chez eux (dans ces pays), et vont réussir brillamment dans leurs pays (pays d’origine). C’est dire que, pour la même année, des gens peuvent s’inscrire au Bac dans plusieurs pays à la fois, étant donné que les dates des compositions ne sont pas les mêmes partout. Donc, quand ils échouent quelque part, ils vont tenter leur chance ailleurs. Ces Etats ont estimé que ceux qui réussissent de cette façon dévaluent leurs Bac. C’est ainsi qu’ils ont fait appel aux directeurs des Offices du baccalauréat des pays membres de l’Union. Ils ont estimé que ce sont les inscriptions transfrontalières qui sont à la base de cette situation. Alors, pour empêcher les inscriptions transfrontalières multiples, les pays de l’Uemoa ont décidé, en 2007, d’organiser leurs Bac durant la même et unique période. C’est la première décision.
La deuxième, c’est qu’ils se sont dit  qu’ils  peuvent aller plus loin. Au lieu de régler exclusivement la question d’une date unique pour l’organisation du Bac dans l’espace, on pourrait s’inspirer de l’exemple des pays anglophones de l’Afrique de l’Ouest qui ont un Bac unique depuis 1952 appelé West african examinations council (Waec). Lorsque vous passez ce Bac, vous pouvez vous inscrire dans n’importe quelle université de l’ex- Commonwealth qui regroupait les pays anglophones derrière la Grande-Bretagne. Donc, les responsables de l’Uemoa ont estimé qu’on pouvait faire comme ces pays-là, c’est-à-dire faire en sorte qu’on ait un Bac unique dans l’espace.

Un Bac unique à quelles fins ?

Premièrement, c’est pour régler la question des échecs massifs et abusifs. Les candidats échouent certes, mais on ne peut pas dire que c’est parce qu’ils sont incompétents. Au Bénin par exemple, il y a des candidats qui ont eu 12, voire 14 de moyenne dans les séries littéraires mais ont échoué parce qu’ils ont eu zéro en mathématiques. En approche par compétences, on ne peut pas dire qu’un candidat est nul. Il doit être compétent quelque part.
La deuxième chose, c’est de préparer les bacheliers à être assez compétents pour entreprendre les études universitaires. Donc, faire en sorte que les élèves de la classe de terminale aient un niveau convenable pour pouvoir aborder leurs études universitaires. Dernière chose, c’est surtout pour permettre aux titulaires de ce Bac de s’inscrire dans n’importe quelle université de l’Uemoa, et même à l’étranger, sans difficulté et sans équivalence de diplômes parce qu’il y a un certain nombre de décisions qui ont été prises pour la sécurisation de ce diplôme. L’Uemoa intervient dans l’enseignement supérieur donc, c’est sa commission de l’Education qui s’occupe naturellement de l’harmonisation du Bac dans l’espace.

Quel est l’intérêt du « pré-test » récemment organisé au Bénin ?

On ne peut pas aller au Bac unique sans des pré-tests. Pour le récent Bac blanc Uemoa, les candidats ont été évalués dans quatre matières à savoir : français, histoire-géographie, sciences de la vie et de la terre et mathématiques. Mais à partir de l’année prochaine, c’est-à-dire 2020, ça va être toutes les matières du Bac. Donc, les pré-tests permettent de voir la réaction des élèves par rapport au format des épreuves uniques de l’Uemoa. Et je voudrais signaler qu’on n’a pas formé les élèves. On les a juste informés d’un examen qui est une évaluation diagnostique. Et nous avons procédé au choix des onze établissements par échantillonnage dans onze des douze départements que compte notre pays. Des gens parleront du résultat obtenu. Mais ce n’est pas le résultat qui compte tout de suite. Ce qui nous intéresse tout de suite, c’est la mise en œuvre de ce format.

Est-ce un format différent de celui du Bénin ?

Il est un peu différent bien que cela ne soit pas loin de l’approche par compétences. Un peu différent parce que les candidats font de la restitution face aux épreuves que nous avons l’habitude de leur donner. Ils ne réfléchissent pas. Un candidat qui a appris ses cours vient les déverser et il obtient sa note. Par exemple, il y a des disciplines dans lesquelles ont dit : lisez dans tel paragraphe, telle ligne et cherchez tel mot. Dans ces conditions, le candidat ne se gêne pas du tout. Ce n’est pas de cela qu’on a besoin. Nous avons besoin de citoyens compétents. Des gens qui réfléchissent devant une situation. Donc, le format Uemoa est un peu plus complexe. La finalité, c’est d’amener le candidat à réfléchir avant de trouver les réponses aux questions ; les réponses sont là, il suffit de réfléchir un peu. Par exemple, quand on dit : quelle est la capitale du Bénin ? que l’élève ne réponde pas que c’est Porto-Novo et s’en arrête là. Ça ne suffit pas. Tout le monde sait ça déjà. Mais si un candidat dit que c’est Porto-Novo ; cependant Cotonou joue le rôle de capitale économique, politique et administrative, Eh bien ! celui-là, il est plus renseigné. A l’issue de ce Bac blanc Uemoa, nous avons constaté que des candidats ont trouvé que ce format est bien et que ça les amène effectivement à réfléchir.

A travers vos explications, on a le sentiment que les Bac nationaux ont montré leurs limites et l’Uemoa a décidé de prendre les choses en main.

Non ! Ce n’est pas ça. Vous voyez, je vous ai parlé d’échecs massifs et abusifs. Est-ce que vous êtes au courant des résultats à l’Université ? D’abord, au Baccalauréat, on est autour de 37,4 %. Parlant des échecs massifs et abusifs, est-ce qu’on envoie des enfants à l’école pour qu’ils échouent ? Non, on veut qu’ils réussissent. Lorsque vous allez dans les pays que nous sommes en train de copier ; en France par exemple, si vous avez moins de 80 %, vous devez jeter le tablier. Est-ce qu’on ne peut pas faire pareil ? Est-ce que nos enfants sont moins intelligents que les petits français ? Non. Est-ce que notre race a dégénéré ? Notre race n’a pas dégénéré. Au contraire, les enfants nous émerveillent. Quand nous allions au Bac, si tu as 14 de moyenne, tu es un titan. Aujourd’hui, les enfants ont jusqu’à 18,75 de moyenne.
Parlant des matières, les pays de l’Uemoa ont-ils les mêmes contenus de cours, est-ce l’histoire-géographie dispensée au Bénin qui sera évaluée dans les autres pays ?

Nous n’avons pas les mêmes programmes d’études. Il faut harmoniser les curricula. On doit avoir les mêmes approches pédagogiques. Ce qui n’est pas le cas actuellement. Le Bénin seul est en approche par compétences depuis plus de vingt ans. Le Sénégal et la Côte d’Ivoire sont en train actuellement. Les pays comme le Niger et le Togo sont en train de se chercher. Or, c’est l’approche par compétences qui est retenue par l’Uemoa pour l’organisation du Baccalauréat unique. Donc, il faut nécessairement que nous ayons les mêmes programmes d’études. Dans les sciences pures et dures, il n’y a pas de souci. Mais en lettres, c’est compliqué. Au Sénégal, les gens étudient assez de romans. Ce n’est pas le cas, ici, au Bénin. Au Niger, ce n’est pas la même chose, et c’est encore différent au Mali. Ce ne sont pas seulement les curricula ; les séries ne sont pas non plus les mêmes partout. Le Bénin a les mêmes séries que le Togo, le Niger, la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. Au Mali, c’est autre chose carrément. Au Sénégal, ils ont presque les mêmes séries qu’en France. Donc, l’harmonisation doit passer par là aussi. Pour réussir définitivement au Bac au Bénin, il faut avoir 10 de moyenne. Mais l’admissibilité c’est 9. Dans d’autres pays de l’Uemoa, c’est 8,50 ; c’est 7,50, etc. Nous, en tant qu’expert béninois dans ce forum, nous avons dit que ce nivellement par le bas ne nous intéresse pas. Nous voulons maintenir le cap, c’est-à-dire maintenir notre Bac à 10 de moyenne.
Certains pays de l’Uemoa ne font plus l’oral de langues. C’est supprimé ! Mais le Bénin continue de le faire parce qu’en approche par compétences, au niveau des langues, on a trois compétences disciplinaires. Le premier, c’est parler couramment une langue donnée. Une langue ne s’écrit pas, elle sert à communiquer, donc il faut la parler. Si on supprime l’oral, cela veut dire qu’on supprime une bonne partie de la langue. En gros, il y a plein de choses qu’on doit pouvoir harmoniser.

Il faut un certain nombre de crédits horaires pour que l’année soit validée dans les pays. Or, les réalités sociopolitiques ne sont pas les mêmes partout. Ne craignez-vous pas des perturbations ?

La commission de l’Uemoa qui se charge des questions d’éducation a mis des garde-fous. Si pour une raison ou pour une autre, vous n’êtes plus en mesure de respecter la date commune à tous les pays pour l’organisation du Bac, vous devez avoir une autorisation de la commission et vous devez donner des raisons valables. L’année où il y a eu trois ou quatre mois de débrayage au Bénin, le ministre de l’Enseignement secondaire a dû écrire à ladite commission. Donc, c’est ce qu’on craint aussi. Les autorités des pays membres de l’Union doivent faire en sorte qu’il n’y ait pas de problèmes avec les partenaires sociaux. Il faut 36 semaines de cours pour que l’année soit validée. Si on ne respecte pas cela, on ne pourra même pas respecter les programmes d’études.

Certains parents d’élèves estiment qu’empêcher leurs enfants d’aller passer le Bac dans un autre pays après avoir échoué au Bénin n’est pas juste. D’autres vont jusqu’à dire que certains enseignants, l’ont fait au cours de leurs parcours. Qu’en dites-vous ?

Je pense que lorsqu’on prend les formulaires pour s’inscrire au Baccalauréat, dans l’espace, il est interdit de passer le même Bac dans deux pays différents. C’est passible de peines. C’était de la fraude. Donc les parents qui disent cela ne se sont pas bien renseignés. Il est possible aujourd’hui de vérifier si vous n’avez pas fait une inscription multiple. Si c’est le cas, on vous conserve celle de votre pays de résidence et on annule toutes les autres. C’est une fraude qui est passible de peines et ça, les parents doivent le savoir désormais.

Etes-vous satisfaits de la performance des candidats au terme du pré-test ?

Ce Bac blanc Uemoa a été organisé dans les mêmes conditions qu’une session normale du Bac au Bénin. Personnellement, et en tant qu’expert au niveau de l’Uemoa, je suis satisfait. Ce n’est pas le résultat qui compte mais plutôt le pré-test. Voir la réaction des élèves par rapport au nouveau format qu’on leur propose. Après ceci, les notes et les copies vont être analysées. Les meilleures copies, les moins bonnes et les plus faibles vont être analysées, par la commission de l’Uemoa.
Le Bac c’est sept à huit épreuves. Pour ce test-ci, nous leur avons proposé juste quatre matières. Donc, les pré-tests vont continuer et de quatre, nous allons passer à toutes les matières. Quant au sort qui sera réservé aux meilleurs candidats, on va peut-être leur adresser une lettre de félicitations, car ils ont eu le mérite d’être les pionniers, même si en 2024, ils seront déjà en année de master à l’université.
Je voudrais également dire qu’il y a des gens qui estiment qu’en approche par compétences, que le profil de sortie de l’élève n’est pas défini. S’ils relisent bien les programmes d’études de l’approche par compétences, ils verront que ce profil est très bien défini. Certains décrient aussi l’approche par compétences en elle-même ; mais, c’est ça qui est retenu au niveau de l’Uemoa. Mieux, on parle aujourd’hui de Lmd. Ce système n’est que la suite de l’approche par compétences.
Aujourd’hui, le Bénin joue un rôle de leader dans la mise en œuvre aussi bien de l’approche par compétences que de la concrétisation du Bac unique Uemoa. Mais attention ! Car, comme l’a dit l’inspecteur Capo Bessan, « nous ne devons pas dormir sur nos lauriers parce que, si les autres mettent beaucoup de moyens, ils vont nous rattraper et nous dépasser ».

Société 03 sept. 2019


Résurgence des actes de rançonnement: Les policiers rappelés à l’ordre

Les policiers sont avertis de probables actes de rançonnement sur les axes routiers dans le cadre de leur mission de patrouille. Le directeur général de la Police républicaine met en garde ses éléments et instruit la hiérarchie à prendre des mesures pour y remédier.

Le directeur général de la Police républicaine, le contrôleur général de police Soumaïla A. Yaya, rappelle ses éléments à l’ordre. Dans une note de service en date du 27 août 2019, ce dernier a informé que certains fonctionnaires de police s’adonnent à des actes de rançonnement, notamment au cours des patrouilles de sécurisation des axes routiers. « De tels comportements contraires à l’éthique et à la déontologie, qui portent atteinte à l’honneur et à l’image de marque de la police républicaine ne sauraient continuer », prévient le directeur général de la Police républicaine. Il a par ailleurs instruit les responsables à divers niveaux de la hiérarchie de prendre des mesures idoines pour faire cesser ces agissements.
« Le fonctionnaire de police qui sera dénoncé par les usagers ou surpris par les missions de contrôle diligentées par la direction générale se verra sévèrement sanctionné conformément aux textes en vigueur sans préjudice des poursuites judiciaires », détaille la note de service.

Société 02 sept. 2019


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