La Nation Bénin...
Nouvelles

Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, a reçu en audience, vendredi 30 août dernier, à la suite des centrales et confédérations syndicales et la Commission béninoise des droits de l’homme (Cbdh), deux autres délégations. Il s’agit de la délégation du Conseil national du dialogue social (Cnds) et de celle de l’Association des hommes d’affaires de plein évangile.
La délégation du Cnds est allée présenter la mission et les attributions de cet organe au président de l’Assemblée nationale. « Nous sommes en démocratie, pour qui connaît l’importance du Parlement par rapport à la mission qui est assignée à l’organe que je dirige, nous avons intérêt à nous rapprocher de l’Assemblée nationale », a expliqué le président du Cnds, Guillaume Attigbé. Selon lui, le Conseil national du dialogue social souhaite accompagner le Parlement comme il le fait déjà avec toutes les structures de l’Etat. Dans ce cadre, il veut que le Parlement associe le Cnds en amont au vote de toutes les lois sociales. « Nous sommes dans un Etat démocratique. Les lois doivent être respectées et appliquées. Mais dans le même temps, le Conseil national du dialogue social travaille sur la base du consensus, l’entente entre les protagonistes. En d’autres termes, nous l’appelons la loi des parties. Donc il y a la loi qui doit être respectée dans un Etat de droit, mais à côté il y a l’entente qui peut résulter des échanges entre des protagonistes », poursuit Guillaume Attigbé. Selon lui, à partir de ce moment, le Cnds est à la croisée des chemins. « Il y a le respect de la loi et le travail que nous devons faire pour établir le consensus. Nous avons également le rôle d’anticiper sur ce que nous faisons. Anticiper c’est prévenir, or pour prévenir, il vaut mieux que par rapport aux lois sociales qui sont votées par le parlement, que nous nous portions devant les élus du peuple. Dans le cas par exemple de l’étude d’une loi, si nous avons connaissance du projet de loi, nous devons faire connaître l’approche que nous avons », détaille le président du Cnds. Cette approche, à l’en croire, peut permettre une meilleure applicabilité des textes qui touchent surtout le monde du travail.
Guillaume Attigbé félicite le président de l’Assemblée nationale qui a trouvé la pertinence de sa préoccupation et a promis que quelque chose sera fait pour qu’à l’avenir, le Cnds donne aussi son point de vue sur les projets et propositions de lois avant leur adoption. Ceci, afin d’anticiper et de prévenir par rapport aux problèmes éventuels qui peuvent être posés suite à l’application de ces textes de lois.
La délégation des hommes d’affaires de plein évangile, quant à elle, est allée inviter le président de l’Assemblée nationale à prendre part au 30e anniversaire de son association qui s’est déroulé, le samedi 31 août dernier, pour qu’il apporte le message de la Nation à cette célébration. La délégation dit avoir saisi l’occasion de cette audience pour faire de Louis Vlavonou, un membre d’honneur de l’organisation.
Th. C. N.

Les centrales et confédérations syndicales souhaitent désormais être associées en amont à l’examen et au vote des projets ou propositions de lois à caractère social, concernant surtout le monde du travail. Six d’entre elles ont été reçues dans ce cadre, vendredi 30 août dernier, par le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou entouré des membres de son bureau.
Les partenaires sociaux veulent désormais tisser un nouveau type de partenariat avec l’Assemblée nationale. Ils souhaitent être impliqués avant le vote des lois qui touchent directement au monde du travail, notamment la carrière, la vie et l’existence des travailleurs béninois, leurs syndiqués. Six centrales et confédérations syndicales étaient à cet effet, vendredi 30 août dernier, au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Elles sont allées échanger avec le bureau de l’Assemblée nationale par rapport à leurs préoccupations consistant à donner leur avis avant le vote des lois à caractère social et qui ont un impact sur le monde du travail. Il s’agit de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin), de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb), de la Confédération des organisations syndicales indépendantes du Bénin (Cosi-Bénin), la Centrale des syndicats des secteurs privé, parapublic et informel du Bénin (Cspib), la Centrale des syndicats unis du Bénin (Csub), l’Union nationale des syndicats de travailleurs du Bénin (Unstb).
« Le président de l’Assemblée nationale vient de recevoir six confédérations et centrales syndicales… Nous avons demandé cette audience pour discuter avec lui des modalités de l’implication des partenaires sociaux que sont les confédérations et centrales syndicales dans la production législative », a confié, au sortir de l’audience, Lucien Glèlè Langanfin, 1er secrétaire général adjoint de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb), porte-parole de la délégation. Selon lui, il y a beaucoup de lois qui ont un impact sur le monde du travail. Lucien Glèlè Langanfin trouve qu’il est normal qu’en amont du vote de ces lois par les députés que les centrales et confédérations syndicales puissent apporter leur contribution au format de ces textes pour que les travailleurs en sortent gagnants. « C’est de cette approche que nous avons discuté avec le président de l’Assemblée pour que les propositions de lois, les projets de lois qui atterrissent au niveau du Parlement puissent requérir les avis et les propositions des organisations syndicales », insiste le porte-parole de la délégation qui précise que leur démarche vise à faire en sorte que ces lois puissent être bénéfiques, dans leur application, aux travailleurs qui représentent une partie importante du peuple. En fait, les centrales et confédérations syndicales ne veulent plus être victimes de certaines lois comme celles sur le droit de grève et l’embauche qui sont tombées sur leur tête comme des coups de massue. Selon Lucien Glèlè Langanfin, le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, avec son bureau, a apprécié cette démarche des centrales et confédérations syndicales et dit être disponible pour la formalisation et la mise en œuvre de cette nouvelle base de coopération entre l’institution parlementaire et les partenaires sociaux.

La Chaire internationale en physique mathématique et applications (Cipma-Chaire Unesco) de l’Université d’Abomey-Calavi a organisé,conjointement avec le Solar radiation management governance initiative (Srmgi), un atelier de réflexion sur les mécanismes de réduction des gaz à effet de serre. Cette rencontre internationale tenue à Cotonou, le vendredi 30 août, vise à trouver des solutions contre le réchauffement climatique.
Dans un contexte de limitation des gaz à effet de serre pour contenir le réchauffement climatique à 1,5°C tel que convenu dans l’Accord de Paris, la géo-ingénierie solaire encore appelée gestion du rayonnement solaire suscite un intérêt grandissant. C’est pour y réfléchir que les acteurs du monde scientifique, sous la bannière de la Chaire internationale en physique mathématique et applications (Cipma-Chaire Unesco) et Solar radiation management governance initiative (Srmgi), se sont mobilisés à Cotonou, ce vendredi 30 août. L’objectif est d’échanger sur le thème : « Géo-ingénierie solaire et changement climatique, enjeux et perspectives ouest-africaines ». Il s’agit d’une proposition qui vise, selon Andy Parker, représentant de Solar radiation management governance initiative (Srmgi), à réduire certains risques climatiques. A l’heure actuelle, il s’agit du seul moyen connu pour contrer rapidement la hausse globale des températures, signale-t-il. Cela implique toutefois, d’intervenir dans un système climatique complexe, faisant encourir d’importants risques et ayant des implications sociopolitiques majeures. « Les Grs importent davantage pour les pays en développement. Si elles permettent de réduire les risques liés au changement climatique, ces pays auront plus à gagner. Car, ils sont les plus exposés à ces risques. Cependant, si les Grs tournent mal, ils auront le plus à perdre, car ils sont souvent moins résilients au changement climatique », a expliqué Andy Parker.
Pour sa part, le président de l’Académie nationale des sciences arts et lettres du Bénin, titulaire de la Cipma-Chaire Unesco de l’Uac, le professeur Norbert Hounkonnou, a affirmé que consciemment ou non, les hommes agissent constamment pour construire ou déconstruire les fondamentaux de leur existence et cela impacte la vie et le climat sur la planète. Il estime qu’individuellement et collectivement, chacun est responsable du changement climatique avant d’exhorter à modifier les comportements et à changer la manière dont nous traitons l’environnement.
Au Bénin, la problématique du changement climatique est inscrite dans le Programme d’action du gouvernement actuel, confie Bienvenu Koudjo, directeur de cabinet, représentant la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Car, confie-t-il, la question du réchauffement climatique est un défi crucial pour les politiques gouvernementales, surtout celles des pays les plus vulnérables. « L’incapacité de l’humanité à réduire suffisamment ses émissions de gaz à effet de serre rend pourtant aujourd’hui incertaine la perspective d’un réchauffement climatique contenu à 1,5°C tel que convenu dans l’accord de Paris. Dans ce contexte alarmant, les techniques de géo-ingénierie du climat, et notamment de gestion du rayonnement solaire sont de plus en plus sérieusement étudiées comme des compléments éventuels à l’atténuation et à l’adaptation au changement climatique, afin de limiter à court ou moyen terme, certains des risques liés à la hausse de la température globale », a détaillé Bienvenu Koudjo. Selon lui, la rencontre des acteurs scientifiques à Cotonou est d’un intérêt indéniable aussi bien pour la communauté scientifique que pour les décideurs politiques, tant les enjeux sont importants. Le représentant de la ministre Marie Odile Attanasso estime que c’est une belle et opportune initiative des co-organisateurs de la géo-ingénierie solaire dans sa théorie scientifique ainsi que ses dimensions sociopolitiques qui favorisera les échanges entre participants quant aux questions scientifiques, solaires, juridiques et éthiques complexes que soulève la géo-ingénierie solaire. « Le Bénin sera le point de départ des stratégies de lutte contre les effets dévastateurs des changements climatiques », s’est-il réjoui.

Les membres de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés (Apsfd) du Bénin ont tenu, vendredi 30 août dernier, leur assemblée générale ordinaire 2019 à leur siège à Vodjè à Cotonou. Au cours des assises ouvertes par le représentant du ministère de l’Economie et des Finances, ils ont examiné et adopté les rapports d’audit de comptes, d’activités des organes et financier au titre de l’exercice 2018.
L’assemblée générale ordinaire 2019 de Consortium Alafia, a adopté, après examen, différents rapports de l’exercice 2018.
Dans son mot de bienvenue, Ignace Dovi, directeur de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés (Apsfd) dénommée Consortium Alafia, a souligné que les efforts des Sfd contribuent à l’amélioration des conditions de vie des populations vulnérables et exclues du système financier classique. Faisant un bilan sommaire de l’exercice 2018, il a retenu que la mise en œuvre du plan annuel de travail du Consortium Alafia a abouti à certaines réalisations. Au nombre de celles-ci figurent la formation de deux nouvelles promotions d’agents de crédit diplômés avec des taux de réussite d’environ 100%, l’organisation de plusieurs ateliers de formation au profit des dirigeants et agents des Sfd en assistance technique, l’accompagnement des Sfd membres sur la finance digitale. Sur le plan institutionnel, il a signalé l’adhésion de trois nouveaux Sfd à l’Apsdf, l’organisation des actions favorisant la coopération entre les Sfd. Sur le plan régional, a-t-il poursuivi, l’Apsfd a administré et géré la fédération des Apsfd de l’Uemoa pour 2018.
Au regard des enjeux liés au secteur, Emmanuel Gahou, président du conseil d’administration du Consortium Alafia, a partagé quelques préoccupations avec l’assistance sur l’inclusion financière. A l’en croire, l’inclusion financière est décidée non seulement au Bénin mais aussi au niveau mondial. « Les Etats s’intéressent de plus en plus à la promotion de l’inclusion financière. Plus de 45 pays ont élaboré des stratégies d’inclusion financière et plus de 100 pays suivent l’évolution d’indicateurs d’inclusion stratégique », rapporte-t-il avant d’ajouter que les institutions gouvernementales de 78 pays ont adhéré à l’Alliance pour l’inclusion financière. Il n’a pas manqué de signaler l’intérêt du G20 pour l’inclusion financière. Selon lui, le G20 a reconnu en 2010 que l’inclusion financière est l’un des piliers du développement mondial. Dès lors, a déduit Emmanuel Gahou, l’importance de l’inclusion financière implique l’adhésion obligatoire de l’Apsfd. Il a perçu à travers cet écosystème, d’autres défis tels que la digitalisation, l’assainissement du secteur, la croissance économique, la lutte contre la cybercriminatilé, etc.
Ouvrant les travaux, Abou Bakary Issiaka, représentant du ministre de l’Economie et des finances, a relevé la régularité de la tenue des assemblées générales au niveau du Consortium et qui indique, selon lui, la vitalité et la bonne gouvernance dont fait preuve l’association. Après avoir rappelé les tâches à accomplir au cours des travaux, il a livré quelques chiffres. Ainsi, Abou Bakary Issiaka a mentionné qu’au 31 mars dernier, les statistiques disponibles sur le secteur indiquent un encours de crédit d’environ 159 milliards de F Cfa contre un encours de dépôt de près de 120 milliards de F Cfa et un taux de créances en souffrance d’environ 6,2% contre une norme de 3% admise dans le secteur. « Ces chiffres traduisent un développement important que connaît le secteur de la microfinance mais cachent aussi certaines difficultés », a-t-il retenu. Au titre des difficultés, il a cité les impayés et la mal gouvernance. A la lumière de ces réalités, il a invité les acteurs à s’engager dans un processus d’amélioration continue qu’il a qualifié de seul gage de la pérennité du secteur. A cela, il a ajouté le renforcement des capacités du personnel, le respect des textes. Il a promis l’appui du ministère de l’Economie et des Finances pour toutes actions visant le développement et l’assainissement du secteur.

Démarré le mardi 27 août dernier au Palais des sports de Cotonou, le Championnat national de tennis de table doté de la Coupe de l’ambassadeur de Chine s’est achevé, le jeudi 29 août dernier, avec les finales dans les différentes catégories. Au terme du tournoi, Ziadath Akadiri chez les dames et Monday Olabiyi, chez les hommes ont été sacrés champions dans la catégorie des seniors.
Le Championnat national de tennis de table doté de la Coupe de l’ambassadeur de Chine a connu son verdict, le jeudi 29 août dernier, avec le sacre de Ziadath Akadiri chez les dames et de Monday
Olabiyi, chez les hommes dans la
catégorie des seniors. Il a fallu attendre le 4e set pour voir la championne en titre, Ziadath Akadiri sortir le grand jeu pour se débarrasser de Aguey Lynthia par le score de 4 sets à 3. Monday Olabiyi quant à lui, s’est imposé par 4 sets à 1 face à Alvaro Amoussa chez les hommes. Dans la catégorie des -21 ans, chez les filles, Stéfi Amandji s’est débarrassée en finale de Madinath Gafarou
(3-0) tandis que chez les garçons, Mouyassir Gafarou a été battu par Dolph Stanislas Amandji sur le même score. Chez les moins de 13 ans, Adnan Akadiri a été champion alors que King Amandji est le vainqueur chez les garçons des moins de 15 ans. En ce qui concerne la compétition par équipe mixte, c’est l’équipe de l’Université d’Abomey-
Calavi qui est montée sur la plus haute marche du podium suivie d’Espoir de Bohicon, Renouveau de Porto-Novo. Ce tournoi s'est déroulé en marge de la célébration du 70e anniversaire de la Fondation de la République populaire de Chine. L’ambassadeur de la République populaire de Chine près le Bénin, Peng Jingtao, a réitéré la volonté du gouvernement chinois d’accompagner le développement du sport au Bénin. C’est dans ce cadre que la Chine a soutenu la Fédération béninoise de tennis de table dans l’organisation de ce tournoi. Selon lui, en tant que partenaire de 130 pays dans le monde, la Chine travaille à partager ses valeurs et ses richesses avec ses alliés. A l’en croire, la célébration de ce 70e anniversaire constitue un nouveau départ pour une coopération plus fructueuse entre les deux pays. Le président de la Fédération béninoise de tennis de table,
Ferdinand Sounou, s’est félicité de la réussite de cette compétition grâce au soutien de l’ambassade de la République populaire de Chine près le Bénin. Les deux champions dans la catégorie des seniors sont repartis avec deux motos neuves offertes par l’ambassadeur de la République populaire de Chine près le Bénin, des trophées, des médailles et des enveloppes financières. Signalons que tous les meilleurs pongistes ont été primés lors de la cérémonie de clôture rehaussée par la présence du président de la Cour suprême, Ousmane Batoko et bien d’autres autorités administratives et sportives.

Après la karatéka Océane Ganiero, lundi 26 août dernier, l’athlète Roméo N’tia a permis au Bénin de décrocher sa deuxième médaille de bronze, vendredi 30 août dernier, aux 12es jeux africains au Maroc. Il a fini troisième lors de la finale de l’épreuve de saut en longueur chez les hommes.
Et pourtant, le jeune sauteur béninois de 26 ans, Roméo N’tia a occupé le 6e rang sur 11 athlètes avec un saut de 07,54 m pour se qualifier pour la finale jeudi dernier. Chance de médaille pour le Bénin, le natif de Natitingou a créé la surprise en finale, avec une performance de 7m72. Il a réussi du coup, à monter sur la troisième marche du podium. Cette deuxième médaille est une bonne nouvelle pour le Bénin dans cette compétition où il est représenté en cyclisme, en athlétisme, au judo, au karaté, en aviron, en taekwondo, au tennis, à la natation, au badminton, au beach-volley et au tir à l’arc.
Société 02 sept. 2019

Sous le thème, racoleur, de : ‘’Bénin, enjeux et perspectives d’une crise politique’’, des activistes politiques béninois en Europe projettent d’animer, le 14 septembre prochain à Paris, ce qui a tout lieu d’être un débat qui fait focus sur leur pays. Mais ont-ils pour autant conscience que c’est bien de leur pays qu’ils s’en vont ainsi parler ? Un thème racoleur, mais dont les soubassements sont largement discutables. Car, selon que l’on se revendique inconditionnel prosaïque d’une certaine opposition, ou non, on peut accepter ou récuser, selon le cas, la thèse de ‘’crise politique’’. Quant à ce débat, les déclinaisons faites dudit thème renseignent davantage sur la structure de pensée de ses animateurs.
Il y est question ‘’d’isolement diplomatique de Talon’’, d’une ‘’Politique d’injustices sociales’’ au Bénin. Voilà qui est faussement parti ! Car, sans devoir faire écho à d’aussi fausses assertions, il est évident, et même ses opposants devraient l’admettre, que le président Talon n’est pas isolé sur le plan diplomatique, lui qui rentre là de Japon et a accueilli récemment encore le président de l’Inde au Bénin. Quid de la prétendue ‘’politique d’injustices sociales’’ ? Si ce n’est pas justice sociale que d’attribuer la bourse (appui social indiscutable) à tous les étudiants de première année, si ce n’est pas justice sociale que de faire don de 100 millions de F cfa en matériel et autres aux personnes vulnérables comme cela a été le cas récemment à Parakou, si ce n’est pas justice sociale que d’œuvrer pour l’Assurance pour le renforcement du capital humain, la plus puissante réponse en matière sociale jamais mise en œuvre au Bénin, alors, qu’est-ce que peut être la justice sociale ?
A tout le moins, il faudra bien admettre que c’est faire justice sociale que de mettre un terme aux concours frauduleux et de permettre à tous les Béninois, dans l’équité, de faire valoir désormais leurs mérites et non plus les faveurs dues à leurs relations personnelles ! Et ce n’est pas tout. De contraindre les médecins les plus capés du pays à devoir se pencher sur monsieur-madame tout-le-monde relève aussi du social, tout comme le recadrage du droit de grève chez les agents de santé, habitués à exercer un chantage au nom de revendications corporatistes qui sont devenues insatiables quel que soit le gouvernement ! Il fallait en finir ! Et le gouvernement actuel a su régler ce problème de toujours de la meilleure des manières, pour le bonheur de tous. Une réponse sociale, en somme. Et il en existe bien d’autres.
D’où vient cette lubie chez certains Béninois de soutenir le contraire de ce qui est, par des agissements préjudiciables à l’image du pays? Il faut s’en émouvoir, quand bien même il s’agit d’un groupuscule représentatif non pas d’une large opinion, mais qui s’illustre à travers un phénomène de plus en plus observé chez les contradicteurs (détracteurs en vérité) du régime du Nouveau départ : jeter le bébé avec l’eau du bain, autrement dit, peindre son pays en noir sans discernement. Comme si le Bénin se résumait à ses dirigeants actuels. Comme si l’opposition politique consiste à dire de l’autre qu’il est le diable incarné et que rien venant de son cru n’avait du bon ! Autant savoir que ce ne sont pas là les « Combats éclatants…» auxquels exhorte l’hymne national.

Placé sous le thème "faire progresser le développement de l'Afrique à travers les hommes, la technologie et l'innovation", la 7e Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (Ticad7) a connu son épilogue. Au terme de trois jours de concertations et de débats, les participants ont réitéré leur détermination à poursuivre le partenariat entre l'Afrique et le Japon, afin de renforcer le développement durable et consolider la paix et la stabilité sur le continent. C’est à travers une déclaration dite "Déclaration de Yokohama" sanctionnant les travaux de la Ticad qui s'est achevée vendredi dernier.
Plus de 4.500 participants. De hauts responsables japonais et africains, de la gouvernance publique comme du secteur privé. La Ticad 7 aura vécu !
Elle a permis de mettre en exergue le rôle d'un partenariat renforcé dans le développement des technologies et des innovations en Afrique. C’est, du moins, ce qui ressort de la Déclaration de Yokohama. Il y est souligné que la Ticad doit s’aligner sur la vision africaine telle qu’elle est clairement exprimée dans l’Agenda 2063 de l’Union africaine (UA), ainsi que sur l’engagement pris au niveau mondial pour l’Agenda 2030 pour Objectif du Développement durable (Odd).
Compte tenu des concepts de développement durable et de sécurité humaine, ‘’la mise en œuvre de la Ticad devrait être guidée par les dynamiques et les priorités de développement de l’Afrique", retient le sommet. La déclaration de Yokohama a également salué les efforts déployés par l’UA et ses États membres pour renforcer l’intégration économique, à travers notamment l’entrée en vigueur récente de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) qui est susceptible de favoriser un commerce plus inclusif et plus durable, moins tributaire des fluctuations des prix des produits de base.
Le texte a aussi mis en exergue l'importance de la coopération entre le Japon et l'Afrique dans de nombreux secteurs, dont les infrastructures, les investissements du secteur privé, les innovations technologiques, en particulier dans le domaine de l'industrie, en plus de la diminution des impacts des changements climatiques et des risques des catastrophes, ainsi que le développement des ressources humaines. Une coopération bénéfique aux deux parties, en raison de l'expérience japonaise en matière de développement en Asie et de la dynamique économique récente en Afrique. L’importance du développement du secteur privé, de la transformation numérique, et de l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes pour la mise en œuvre des actions prioritaires de la Ticad 7, a été réitérée dans ladite déclaration qui salue à ce propos ‘’La participation active des sociétés privées du Japon et de l’Afrique à ce sommet’’. Une dynamique, admet le sommet, qui ‘’ constitue un élément essentiel du processus de la Ticad dans le sens du progrès".
Lancée par le Japon en 1993, la Ticad est une conférence internationale sur le développement de l’Afrique et qui est organisée à l’initiative du gouvernement japonais, conjointement avec les Nations unies, le Programme des Nations unies pour le développement, la Commission de l’Union africaine et la Banque mondiale.

Dans le cadre de la tournée qu’il a entreprise depuis lundi 19 août dernier dans les départements du septentrion et du centre du Bénin, le Réseau des Ong pour les Objectifs de développement durable (Rodd) était à Parakou, hier jeudi 29 août. A la faveur d’un atelier, comme cela a été le cas pour des représentants des Organisations de la Société civile (Osc) de l’Atacora, de la Donga et de l’Alibori, il a été question de sensibiliser et d’informer ceux du Borgou sur l’Agenda 2030 et ses outils d’opérationnalisation au niveau national.
La réalisation du nouvel agenda mondial pour le développement à l’horizon 2030 exige la participation de tous et à tous les niveaux. Elle ne devrait pas être le fait du gouvernement seul. Que ce dernier ait arrimé son Programme d’action aux Objectifs de développement durable (Odd) et aux documents de planification du développement au niveau national à travers le Plan national du développement (Pnd) et le Programme de croissance pour le développement durable (Pc2d), c’est déjà intéressant. C’est la preuve qu’il a fait de l’Agenda 2030 son cheval de bataille dans la lutte contre la pauvreté et l’élimination de la faim. Aussi, par rapport à la formulation des bonnes pratiques et à l’intégration dudit agenda dans les stratégies nationales et locales de développement, les Osc devraient pouvoir jouer leurs rôles. Mais encore faudrait-il qu’elles en aient une parfaite maîtrise. D’où l’importance de l’atelier de trois jours que le Réseau des Ong pour les Objectifs de développement durable (Rodd) organise, depuis hier jeudi 29 août à Parakou, à l’intention des représentants des Osc du Borgou.
Cette rencontre fait partie du plan de travail annuel 2019 du réseau, selon sa présidente Carmen Garba. L’atelier vise, a-t-elle indiqué, à permettre aux Osc de s’approprier l’Agenda 2030 et les cibles prioritaires retenues par le Bénin, puis de comprendre la thématique de la sécurité humaine. Il s’agit également de les outiller à maîtriser leurs rôles et responsabilités dans la mise en œuvre et le suivi du Pnd et du Pc2d au niveau local. Les représentants des organisations présentes auront aussi à s’informer sur le concept de l’initiative de la Ceinture et la Route. A leur tour, il leur reviendra d’aller dupliquer la formation reçue dans leurs communes respectives.
« L’atelier nous facilitera la disponibilité au niveau local des compétences adéquates, pour assurer une prise en compte effective de l’Agenda 2030 et de l’Agenda 2063 dans les documents de planification du développement au niveau local », a insisté Carmen Garba. Elle espère qu’avec l’appui des partenaires de son réseau comme le Pnud, dans chaque commune, des ambassadeurs Odd seront installés sous peu.
Abondant dans le même sens, le secrétaire général de la préfecture de Parakou, Sanni Bio Bayé, croit qu’à la fin de la présente formation, chacun des participants contribuera, mieux que par le passé, à l’amélioration des activités de développement durable au profit des communautés à la base. Le premier adjoint au maire de Parakou, Ibrahim Chabi Mama, souhaite qu’avec les notions acquises, qu’ils initient et mettent en œuvre des projets à forts impacts Odd.
L’atelier prend fin demain, samedi 31 août. Ensuite, ce sera au tour des représentants des Osc des Collines et du Zou d’accueillir la délégation du Rood pour le même exercice.

En collaboration avec le Fonds d’appui à la solidarité nationale ( Fasn), le ministère des Affaires sociales et de la Microfinance a procédé le mercredi 28 août dernier, à Parakou, à la remise d’appuis aux personnes handicapées pour une valeur d’environ 100 millions de F Cfa.
Environ 100 millions de F Cfa ont été déboursés par le gouvernement à travers le Fonds d’appui à la solidarité nationale (Fasn) pour doter les personnes vulnérables du Bénin de matériels divers et autres appuis financiers.
Ce geste, vise à donner les moyens de mobilité aux personnes qui l’ont perdue, d’employabilité à celles d’entre elles inscrites dans les universités publiques et doter des patients stabilisés des cliniques psychiatriques, d’un fonds pour l’exercice d’une activité génératrice de revenus. Parmi les bénéficiaires, on note aussi des étudiants handicapés non boursiers et non secourus. Des parents de triplés et quadruplés, des cas sociaux et des personnes handicapées en fin d’apprentissage, pour leur première installation, ont aussi bénéficié de cette assistance. Il s’agit des enveloppes financières, de tricycles et d’équipements de travail évalués à un montant d’environ 100 millions de F Cfa.
Pour la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Bintou Adam Chabi Taro, les couches sociales sont au centre des préoccupations quotidiennes de son département. « C’est pourquoi, les questions de réadaptation, d’insertion ou de réinsertion des composantes fragiles de notre société sont des priorités de mon cabinet », a-t-elle insisté. Elle a rappelé que les personnes en situation de handicap sont aussi des citoyens à part entière. A ce titre, elles doivent participer pleinement au développement socioéconomique du pays. Ces appuis, espère-t-elle, les aideront à sortir progressivement de la précarité.
Le directeur général du Fasn, Alphonse Sogadji, le directeur du Centre des œuvres universitaires et sociales de l’Université de Parakou, Abdou Raouf Cessi Sidi, et le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, ont témoigné leur reconnaissance au gouvernement. Ceci, pour l’attention qu’il a accordée à ces personnes en situation de handicap. A travers ce geste, ils voient la preuve que le gouvernement a à cœur le bien-être des populations et des personnes handicapées. Conscient qu’aucun développement durable ne peut se réaliser sans la contribution de tous, il privilégie les actions à fort impact social dans son programme d’action.
Au nom des bénéficiaires, Anicette Fiogbé Gbaguidi a remercié le gouvernement dont elle a également salué la générosité.