La Nation Bénin...
Nouvelles

Telle qu’elle est pratiquée actuellement, la natation n’est destinée qu’à quelques villes et localités privilégiées du Bénin. C’est à croire que celles du septentrion ne sont pas concernées par la pratique de cette discipline sportive. De passage à Parakou, le président de la Fédération béninoise de natation, Abdon Déguénon, s’est voulu rassurant.
La natation est en plein essor au Bénin. Aujourd’hui, elle est en situation de pouvoir y développer plusieurs disciplines, notamment la natation en eau libre, la natation en piscine, le water-polo, la natation artistique, la natation plongeon et bien d’autres. La fédération travaille également dans les plans d’eau naturels. Elle s’efforce d’être présente à certains rendez-vous majeurs. Ainsi, en dehors des compétitions sur le plan national dont l’organisation du championnat, la natation béninoise était en Corée du Sud pour le Mondial, et tout dernièrement aux Jeux africains au Maroc.
« Nous sommes vraiment accompagnés par le ministère en charge des Sports et bénéficions également de l’appui du Comité national olympique et sportif du Bénin. Vous entendrez parler encore de nous, dans les prochains jours», a expliqué le président du Comité exécutif de la Fédération béninoise de natation, Abdon Déguénon. « Nous travaillons pour l’essor de cette discipline. Prochainement, nous aurons les compétitions de la zone 2, ainsi que les championnats d’Afrique juniors à Tunis. Mais en avril 2020, nous espérons bien envoyer 5 nageurs ayant réalisé de bonnes performances à Durban, en Afrique du Sud », poursuit le président.
En somme, de belles perspectives en vue. Mais, malgré les embellies annoncées, la promotion de cette discipline sportive au Bénin est loin d’atteindre le septentrion. Des villes comme Parakou, Malanville, Kandi, Tchaourou, Karimama, Banikoara, Djougou et Natitingou, pour ne citer que celles-là, sont laissées-pour-compte. Et pourtant, ce n’est pas qu’elles sont dépourvues de plans d’eau ou du minimum exigé pour pratiquer la natation. « Ce n’est pas une impression, mais une triste réalité. La fédération en est consciente. Toutefois, il va falloir mettre un bémol. Nous avons dépassé Dassa, puis nous avons traversé Parakou, pour aller jusqu’à Malanville », a reconnu Abdon Déguénon.
A Parakou où il était de passage, il y a quelques jours, le président devrait alors profiter pour évaluer le matériel et les équipements disponibles en matière de piscine. « C’est pour voir si nous pouvons commencer quelque chose dans la cité des Koburu. Il y a plusieurs années que nous tentons de faire entrer la natation dans cette ville, pour y organiser des activités », a-t-il confié. « Ce qui va nous manquer, ce sont les piscines aux normes », a déploré le président. Loin de se décourager, il a promis d’entrer en contact avec la mairie qui essayera de soumettre un projet dans ce sens.
Des piscines de fortune, quelques hôtels de la place ont pu s’en doter. Celle de la défunte Compagnie de textile du Bénin (Coteb) est devenue aujourd’hui un véritable piège à hommes. Elle a déjà fait de nombreuses victimes par noyade. « C’est vraiment déplorable. Je connais très bien la piscine de la Coteb. J’y suis venu m’entraîner à plusieurs reprises au moment où c’étaient les grands jours de la société », a fait observer Abdon Déguénon. Dans l’immédiat, propose-t-il, il va falloir penser à comment l’entretenir pour lui permettre de faire l’affaire.
L’espoir est donc permis pour que le septentrion ne soit plus marginalisé en matière de natation. Il est à parier que, dans les tout prochains mois, le tir soit rectifié.

Dans le cadre de la foire des produits «Made in Benin», organisée par l’Agence béninoise de valorisation des recherches et des innovations technologiques (Abevrit), à Ouidah, du 21 au 31 août, une délégation de l’Académie nationale des sciences, arts et lettres du Bénin, conduite par son président Mahouton Norbert Hounkonnou a fait une descente sur les stands, mercredi 28 août dernier. L’objectif est d’être en contact direct avec les innovateurs béninois qui oeuvrent pour le développement du pays.
L’Académie nationale des sciences, arts et lettres du Bénin (Ansalb) répertorie les meilleurs hommes et femmes béninois des sciences, arts et de la culture. A travers sa commission dénommée Commission permanente, art, culture et langue dont le président est le professeur Adrien Huannou, l’Académie a entrepris, depuis quelque temps, des travaux sur divers plans. C’est ainsi qu’elle est allée, mercredi dernier, sur les stands de la foire des produits «Made in Benin », organisée par l’Agence béninoise de valorisation des recherches et des innovations technologiques (Abevrit), à la rencontre des meilleurs innovateurs.
Selon le président de l’Ansalb, Mahouton Norbert Hounkonnou, l’académie béninoise, comme ses homologues du monde vient d’assister à un grand forum à Bangkok en Thaïland et la décision a été prise de faire construire dans chaque pays un musée de sciences, d’arts et de culture. De ce point de vue, souligne Mahouton Norbert Hounkonnou, l’Ansalb a bien fait de se rendre sur les lieux de la tenue de la foire de Ouidah pour prendre les premiers éléments pour la constitution de cette magnifique œuvre susceptible d’aider à impulser les sciences afin d’attirer plus les jeunes vers les sciences, les arts et la culture.
Le président de l’Ansalb promet que plusieurs innovateurs seront invités après cette visite des stands pour expliquer le travail qu’ils font, leurs œuvres et leurs ambitions. L’académie en tirera ce qu’il faut et les meilleurs seront répertoriés, orientés et appuyés. Et ce n’est qu’après cela que l’académie va étudier les sujets abordés par ces innovateurs à travers leurs œuvres au cours de cette exposition. La finalité, indique Adrien Huannou, est de faire des recommandations aux autorités publiques, au gouvernement et aux artisans pour l’amélioration des innovations.
Des travaux plus approfondis
A la foire, mercredi dernier, Mahouton Norbert Hounkonnou se dit fier d’avoir rencontré avec ses collègues de l’Ansalb, de grands hommes d’art et de culture. Et les meilleurs d’entre eux, insiste-t-il, seront invités pour des travaux plus approfondis au sein de l’académie.
Avant de revenir sur le rôle de la commission art, culture et langue dont il est le président, le professeur Adrien Huannou a expliqué la mission de l’Ansalb dans le développement du Bénin. Pour lui, cette académie joue le rôle de conseiller auprès du président de la République qui est son autorité de tutelle, auprès des pouvoirs publics d’une façon générale. Pour bien jouer ce rôle, l’Ansalb doit être informée de ce qui se passe. Elle doit jouer, selon Adrien Huannou, sa partition sur toutes les questions concernant le développement.
Informer les autorités et jouer un rôle dans le développement supposent qu’il faut être éclairé soit même d’abord, souligne le professeur Adrien Huannou. C’est pourquoi, dit-il, sa commission a été créée.
Au nombre de la trentaine d’innovateurs rencontrés par la délégation de l’Ansalb, figure Agnès Attinssoussi. Infirmière d’Etat à la retraite, elle est transformatrice des produits naturels en sirop. Elle est spécialisée dans la naturo-thérapie, l’agro alimentaire et le cosmétique. De leur côté, Ismaël Amour Martin Sogbossi, Habib Nalla et Léopold Fakambi n’ont pas manqué de présenter chacun, à la délégation du président Mahouton Norbert Hounkonnou, leurs œuvres dans les domaines de la pharmacopée, de la fabrication des briques en terre cuite, etc. Des œuvres qui ont impressionné les académiciens qui ont promis de faire ce qui est de leur ressort pour les mettre en valeur au profit du développement du Bénin.
Il faut rappeler qu’à côté du président de l’Ansalb, Mahouton Norbert Hounkonnou et du président de la commission permanente communication, art, culture et langue, il y avait également le secrétaire perpétuel de l’Ansalb, le professeur Hippolyte Agboton.

« Ma Capitale », c’est le nom du journal édité par le conseil municipal de Porto-Novo pour donner plus de visibilité à ses actions et activités. Le tout premier numéro du journal qui se veut mensuel et gratuit a été officiellement lancé, ce jeudi 29 août, par le maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou, directeur de publication de ce bulletin d’information institutionnelle.
Le conseil municipal de Porto-Novo veut mieux informer ses administrés. Il a décidé de le faire à travers le journal baptisé « Ma Capitale » dont le premier numéro a été lancé, hier par le maire Emmanuel Zossou. Ce journal se veut un bulletin institutionnel d’information sur les activités et les services de la mairie de
Porto-Novo. Il est composé de 12 pages et distribué gratuitement aux populations. Pour le maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou, et directeur de publication de ce journal, cette initiative est un vieux projet qui lui tenait à cœur depuis le début de sa mandature afin de mieux vulgariser les actions de son conseil municipal. Mais il a souvent repoussé le dossier à cause de certaines difficultés. Emmanuel Zossou se réjouit d’avoir enfin concrétisé son ambition avec le lancement du premier numéro de ce journal. Il dit avoir surtout été encouragé par certaines personnes qui, lors de la séance de reddition de comptes de son conseil municipal, le 19 juillet dernier, ont insisté sur la nécessité pour la mairie d’avoir un bulletin d’information propre à elle afin de permettre aux administrés de mieux toucher du doigt les efforts faits en leur faveur. C’est donc à juste titre, informe Emmanuel Zossou, que le premier numéro du journal soit dédié à la séance de reddition de comptes dont le thème est « Gestion foncière dans la ville de Porto-Novo ». Le journal fait revivre les temps forts de cette séance qui met en exergue la mauvaise gestion qui a caractérisé les différentes opérations de lotissement réalisées dans la ville de Porto-Novo sous l’ère de la décentralisation depuis 2002. Certains articles publiés par les journalistes sur cette activité de reddition de comptes ont été reproduits par le journal. « Par cette publication, ceux qui n’ont pas pu suivre cette intéressante séance, au cours de laquelle nous avons présenté la situation foncière de la ville dans tous ses contours, auront l’opportunité d’apprécier ce travail réalisé et dont l’objectif est de rendre la justice sociale aux victimes », souligne le maire. Comme ce premier numéro, tous les autres seront consacrés à des thématiques phares qui renseignent sur ce qui est fait par la mairie et sa vision dans tel ou tel secteur au profit des populations. Emmanuel Zossou a invité les uns et les autres à contribuer à l’animation du mensuel pour sa pérennité. Les colonnes du journal sont ouvertes à toutes les filles et à tous les fils ou sympathisants de Porto-Novo qui peuvent y publier des articles, des réflexions et même passer l'annonce de leurs évenements heureux ou malheureux, précise-t-il. « Ma Capitale », c’est le support officiel d’information sur les démarches, les recherches de solutions, les annonces, les différentes réponses trouvées à des préoccupations pour lesquelles nous avons accepté cette mission municipale passionnante et parfois éprouvante», poursuit l’édile de la ville de Porto-Novo.
L’initiative de ce journal a été saluée par le président du Cadre de concertation de la Société civile de Porto-Novo, Agossou Zougnon. Il souhaite bon vent à ce journal dont il entend profiter pour la vulgarisation des activités et actions des Osc dans la ville capitale.

Le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, et celui de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou, ont procédé, ce jeudi 29 août, à l’inauguration de la centrale électrique 127 MW de Maria-Gléta 2. Un projet majeur du Programme d’action du gouvernement vient ainsi d’être concrétisé en vue de la révolution dans le secteur énergétique au Bénin.
Opérationnelle depuis quatre semaines, la centrale thermique bi-combustible (Gaz-Fioul lourd) d’une puissance de 127 MW de Maria-Gléta 2, a été inaugurée, ce jeudi par le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané et celui en charge de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou.
D’un coût global de 106,8 milliards F Cfa dont 3,7 milliards financés sur le budget national, cette centrale est composée de sept moteurs Man 18 V 60 DF d’une puissance de 18,5 MW chacun, d’un poste d’évacuation de 161 KV extensible à 400 MW de capacité, d’un poste d’interconnexion au réseau Gas.
Satisfaisant les 50 % de la demande sur le plan national, elle vient révolutionner la fourniture de l’énergie électrique au Bénin qui provenait essentiellement (à plus de 90 %) du Nigeria et du Ghana à travers le réseau de la Ceb, selon le ministre de l’Energie. Il se réjouit de l'achèvement des travaux dans le délai et surtout de la qualité de l’infrastructure, des critères sur lesquels il dit avoir veillé particulièrement en descendant régulièrement sur le chantier.
« Les fruits sont à la hauteur de l’espérance légitime de nos compatriotes (…) et ont permis à notre pays de disposer aujourd’hui de cette importante infrastructure énergétique », se réjouit aussi le ministre d’Etat, Abdoulaye Bio Tchané. Il adresse, au nom du gouvernement et du peuple béninois, sa gratitude aux bailleurs de fonds : la Banque islamique de développement (Bid), la Banque ouest-africaine de développement (Boad) et la Banque d’investissement et de développement de la Cedeao (Bidc) pour leur engagement et leur solidarité ; eux qui ont contribué au financement de la centrale à hauteur de 103,1 milliards F Cfa.
Les représentants de ces partenaires techniques et financiers ont tour à tour salué la fructueuse coopération avec le Bénin avant de réitérer la disponibilité de leurs institutions à accompagner le gouvernement dans les autres projets, notamment la construction d’autres centrales en vue d’atteindre la puissance totale de 400 MW envisagée dans le programme du gouvernement.
« C’est un pan du programme d’action du gouvernement (Pag 2016-2021) qui se concrétise pour que ‘’l’énergie soit le sang qui circule dans les veines des Béninois’’, comme le souhaite le président Patrice Talon », indique Dona Jean-Claude Houssou. Et le Bénin, poursuit-il, pourra cesser l’importation du courant électrique avec les autres projets de construction d’une nouvelle centrale de 120 MW sur le même site à Maria-Gléta et des centrales solaires par les producteurs indépendants d’énergie (Ipp) et la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee). Aussi, le Bénin sera-t-il bientôt interconnecté au réseau des échanges d’énergie électrique ouest-africain (Eeeoa ou Wapp) et sera ainsi le point névralgique de fourniture de l’électricité, espère le ministre Dona Jean-Claude Houssou.
Assurances techniques
La centrale de Maria-Gléta 2 est conçue pour une durée de vie de 50 ans si elle est bien entretenue, selon le ministre Jean-Claude Houssou. Pour ce faire, une équipe de 55 personnes dont trois expatriés est en place pour assurer l’exploitation et la maintenance des équipements à travers la société Bwsc Bénin Sa créée le 1er janvier dernier et qui est une filiale de la société mère Bwsc Danemark. A l’en croire, l’ensemble des employés a suivi une série de formations intenses adaptées à l’exploitation d’une centrale électrique moderne du genre.
Selon Christophe Pringault de la société Burmeister & Wain Scandinavian Contractor (Bwsc), l’exploitation de l’usine se fera suivant une procédure appropriée impliquant le pilotage avec la Gestion technique centralisée (Gtc), la communication avec la Sbee, la Communauté électrique du Bénin (Ceb) et les pompiers. Quant à la gestion de la maintenance, elle se fait par ordinateur (Gmao) selon une procédure de prévention ainsi que la gestion du fonctionnement et de la consignation des équipements, du stock de pièces de rechange.
De la salle des moteurs et des transformateurs à l’atelier magasin et au bâtiment administratif en passant par le parc de stockage des carburants et des lubrifiants, les compartiments des compresseurs et des séparateurs, les radiateurs de refroidissement et le système d’incendie, la salle de commande et la station de déchargement, les standards en matière d’hygiène, de sécurité, d’environnement et de qualité sont respectés sur le site, assurent les techniciens.
A noter que les travaux ont été lancés le 27 septembre 2017 et livrés dix-huit mois plus tard, comme consigné dans le contrat. Outre la centrale qui garantit une « très bonne efficacité en termes de combustible, de maintenance et de disponibilité », au dire du directeur général de la Sbee, Laurent K. Tossou, le projet a permis le pavage de la route Carrefour Tankpè - Maria-Gléta sur 3 km ; la construction de 24 salles de classe, d’une infirmerie et de la clôture du Ceg Houèto ; le déploiement d’un réseau électrique d’environ 25 km au profit des populations riveraines.
L’inauguration a eu lieu en présence du préfet de l’Atlantique, Jean-Claude Codjia qui a déploré l’état désastreux de la centrale construite il y a quelques années non loin du site ; des représentants du constructeur (le consortium Bwsc/Man Diesel et Turbo) qui ont remis les clés des infrastructures aux autorités béninoises ; des députés, des élus locaux et surtout des riverains du site sortis massivement pour accueillir la mise en exploitation officielle de ce joyau inédit.

L’élève Hervé K. accusé de viol sur mineure a répondu, mercredi 28 août dernier, des faits mis à sa charge devant le tribunal de première instance de deuxième classe d’Aplahoué, siégeant en matière criminelle. Déclaré coupable à l’issue des débats de ce huitième dossier, il a écopé de 7ans de réclusion.
Elève en classe de terminale au moment des faits, Hervé K. né le 15 juin 1995 à Djakotomey, dans le Couffo, et placé en détention préventive depuis le 26 novembre 2015, est désormais fixé sur son sort. Ayant écopé de 7 ans de réclusion criminelle, il doit poursuivre son séjour carcéral pour les trois prochaines années. Il a été jugé coupable de viol sur N. D. alors que cette élève de la classe de troisième était âgée de moins de 17 ans. La commission des faits de ce huitième dossier inscrit au rôle de la session criminelle a commencé, le 1er octobre 2015, par l’enlèvement suivi de séquestration, et ce, pendant plusieurs jours, où la victime a été violée par l’accusé soutenu par des membres de sa famille. Les faits de viol sont prévus et punis par les dispositions de l’article 332 du Code pénal et l’article 3 de la loi numéro 2011-26 portant prévention et répression des violences faites aux femmes en République du Bénin.
Au regard de ces dispositions, la culpabilité et la peine infligée à l’accusé, défendu par Me Hugo Koukpolou remplaçant son confrère Me Filbert Béhanzin, en l’absence de la partie civile, sont établies sur le fondement de l’ensemble des articles 249, 383, 361, 826 à 833, 540,370, 559, 815 à 818 et 365 du Code de procédure pénale ainsi que les articles 34 et 35 du Code pénal, fait savoir le magistrat Virgile Kponmalégni, présidant le tribunal. Ne relevant aucune anomalie liée au physique ou à l’état psychologique de l’accusé, les experts commis aux examens médico-psychologique et psychiatrique l’ont déclaré apte à assumer la sanction pénale.
A la barre, l’accusé, reconnaissant avoir eu des rapports sexuels avec la victime, tentera de soutenir que cet acte a été accompli de bonne foi et dans le cadre des sentiments amoureux qu’il développerait envers N. D. « Je lui déclarais mes sentiments et lui promettais de l’épouser», a-t-il rappelé, avouant, par ailleurs, qu’en dépit de ses difficultés actuelles, ses sentiments n’ont pas varié. « Je suis toujours disposé à l’épouser », soutient-il à la barre, implorant l'indulgence du tribunal pour lui permettre d’aller refaire sa vie. Appuyant son client, la défense invite également le magistrat Virgile Kponmalégni et les assesseurs à rejeter la constitution du crime de viol. La victime, fait-il observer, ayant déjà atteint la majorité sexuelle, le second pilier, le non consentement devant fonder le crime, soutient-il, tombe devant les « déclarations constantes » de l’accusé. Sur l’enlèvement assimilable à un procédé contraignant, il faut plutôt l’insérer dans la culture de la communauté adja pour savoir qu’il s’agit d’une pratique traditionnelle récurrente en matière de mariage, a soutenu Me Hugo Koukpolou, la défense.
Mais soupçonnant l’accusé et sa défense d’être dans la dénégation, le ministère public estime que, nonobstant leur stratégie, le tribunal ne peut s’empêcher de voir les faits tels qu’ils se présentent. Les réquisitions de Florent Gnansomon, l’avocat général, viseront alors à inviter le tribunal à se saisir de la présente occasion pour envoyer un signal fort à tous ceux qui s’apprêteraient à arguer de la tradition vantée par la défense pour imposer des rapports sexuels non consentants. Pour finir, il a requis 10 ans de réclusion criminelle contre l’accusé tenant compte, dit-il, de ce que l’enquête de moralité lui est favorable et que son casier judiciaire ne porte mention d’aucune condamnation antérieure. Cette peine, au dire de l’avocat de l’accusé, est trop lourde pour « les épaules frêles de son client». «C’est un jeune, un élève en voie de déscolarisation et de désocialisation qu’il faut sauver par l’acquittement ou, au subsidiaire, une condamnation au temps de sa détention préventive afin de lui permettre de reprendre le cours de sa vie », plaide en vain Me Hugo Koukpolou?
Les faits
Le 1er octobre 2015 à Djakotomey. Hervé K. aidé par son ami Alain Makambio, retint contre son gré dans une chambre au village Démahouhoué la nommée N. D., laquelle était venue au moulin pour faire moudre du maïs. Elle sera retenue jusqu’à la tombée de la nuit où, toujours avec l’appui de son ami, l’élève Hervé K. procéda astucieusement au transport de sa jeune camarade à Dahouèhoué. Dans ce village voisin, il imposa à N. D. des rapports sexuels quelques jours durant, au cours desquels des femmes vont la contraindre à se laver avec une préparation liquide et à s’enduire d’une pommade mystérieuse, tout en lui serinant d’accepter la proposition de leur fils de la prendre en mariage. Mais Hervé K. sera interpellé, le samedi 3 octobre 2015, lorsque, sous la pression des parents de N. D. , il se présenta avec celle-ci aux élus de la localité?
Composition du tribunal
Président : Virgile Kponmalégni
Assesseurs : Maximilien Kpèhounou, Antoine Houézé, Jocelyn Gbaguidi et Firmin Amoussou
Greffier : Raoul Hounsou
Ministère public : Florent Gnansomon.

La ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, s’est activée sur les dossiers relevant de son secteur à la 7e Conférence internationale sur le Développement de l’Afrique de Tokyo (Ticad7) ouverte, mercredi 28 août dernier, à Yokohama au Japon.
Fidèle à la vision du gouvernement de faire du Bénin la plateforme de services numériques de l’Afrique de l’ouest d’ici 2021, la ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, joue activement sa partition aux côtés du président Patrice Talon lors de la 7e Conférence internationale sur le Développement de l’Afrique de Tokyo (Ticad7). Elle a notamment pris part à la table ronde sur le numérique, a pris attaches avec son homologue du Japon, Hirai Takuya, ainsi qu’avec plusieurs responsables d’entreprises du secteur technologique telles que Nec, Toshiba et autres.
A l’affût des opportunités qu’offre cette conférence, la ministre de l’Economie numérique porte avec éloquence les ambitions du Bénin pour le secteur des Tic. Au cours de la table ronde sur le numérique, tenue en marge du sommet, elle a échangé avec ses homologues africains membres de l'Alliance Smart Africa, le secrétariat de Smart Africa, les cadres de l'Union internationale des télécommunications, de la Banque mondiale, et d'autres partenaires, notamment du secteur privé japonais.
Au cours du séminaire tenu sur le thème : « L’Afrique numérique 2020 et le Groupe d’investissement japonais : la création de marchés pour la numérisation de l’Afrique», organisé conjointement par la Société financière internationale (International Finance Corporation - Ifc) et la Banque africaine de développement, des investisseurs, des agriculteurs et des représentants des gouvernements ont passé en revue un large éventail de sujets intéressant l’économie numérique de l’Afrique, tels que des financements pour les agriculteurs, les goulots d’étranglement, l’alphabétisation numérique, les systèmes de paiement et les possibilités d’investissement. A cette table ronde, elle a partagé sa conviction de ce que l’espace numérique aidera à recentrer les priorités de développement du secteur agro-industriel de l’Afrique et à surmonter ses nombreux obstacles. Aurélie Adam Soulé Zoumarou a contribué à l’adoption de la déclaration commune de ces assises.
Des échanges enrichissants
Lors de l’entretien qu’elle a eu avec le ministre d'Etat en charge des Sciences, Technologies et Propriétés intellectuelles du Japon, Hirai Takuya, Aurélie Adam Soulé Zoumarou a rappelé les ambitions du gouvernement du Bénin pour le numérique, le point des réformes... Dans son exposé, elle a évoqué les avancées enregistrées par le Bénin, notamment la dématérialisation de plusieurs services publics. Elle a sollicité le soutien du Japon à cet effet, en vue d’une digitalisation totale du secteur public, la modernisation de l'administration publique par la réalisation rapide et innovante de projets numériques de référence, la mise en place d’architectures et d’espaces collaboratifs au sein de l’administration, l’archivage numérique et la gestion électronique des documents. «Le Japon pourrait ainsi faire du Bénin son hub ouest-africain pour la coopération dans le secteur de l’Economie numérique », a-t-elle proposé.
Les enseignants qui ont fait le choix du boycott face à leur choix[/caption]La session de remplacement de l’évaluation diagnostique des enseignants, absents pour diverses raisons lors de la phase du 24 août dernier, est prévue pour le samedi 7 septembre prochain. Elle concerne uniquement les enseignants absents à la session dernière, pour diverses raisons, notamment pour des raisons de maladie ou de mission à l’étranger le jour du déroulement des épreuves. Ces derniers vont enfin composer au Lycée technique Coulibaly de Cotonou.
C’est la précision que le président du comité interministériel de suivi de l’évaluation des connaissances professionnelles des enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire général reversés en Agents contractuels de l’Etat en 2008 ou en cours de reversement, le ministre Salimane Karimou a apportée dans un communiqué radiodiffusée en date du 28 août.
A noter que les enseignants qui ont choisi délibérément de boycotter l'évaluation risquent gros. Ils doivent, aux dires du ministre Mahougnon Kakpo, déposer un acte valable qui motive leur absence. Cela doit être fait à temps pour être pris en compte par les autorités en charge de l’organisation de l’évaluation diagnostique.
Actualités 29 août 2019

Les risques d’inondation sont récurrents dans l’Alibori, à chaque saison des pluies. Soucieuse de cette situation dont les grandes victimes sont souvent été les populations, l’équipe de la Plate-forme de la prévention des catastrophes naturelles au niveau de ce département veille au grain.
Contrairement aux années précédentes, le département de l’Alibori n’entend plus se faire surprendre par les inondations. En témoigne l’état de veille permanente que sa plate-forme départementale de prévention des catastrophes naturelles que préside le préfet Moussa Mohamadou a instauré depuis quelques jours.
Ainsi, constatant que le niveau des eaux dans le bassin du Niger avait pratiquement monté au rouge au cours du week-end, elle avait donné l’alerte. Mais, le mardi 27 août dernier, fait observer le préfet, une amélioration de la situation a été constatée avec le niveau qui est repassé à l’orange.
Toutefois, prévient l’autorité, tout peut encore changer. La preuve en est que de fortes pluies continuent de s’abattre sur le département. Ce qui signifie, selon lui, que le pire peut survenir si l’on ne prend pas garde. Les populations doivent rester vigilantes. « A Malanville comme à Karimama, ces populations qui vivent des produits du fleuve, utilisent souvent les pirogues et les barques. Avec les eaux qui montent, il faut qu’elles fassent beaucoup plus attention », a insisté Moussa Mohamadou. Selon lui, il convient de prendre les dispositions qui s’imposent afin d’éviter que le pire ne survienne. « Les mesures réglementaires prises, il y a deux ans, lorsqu’il s’était agi de faire face à la grande crue du fleuve Niger, sont toujours d’actualité », a-t-il expliqué. A partir du mois de juillet, a rappelé le préfet, les plates-formes communales doivent se remettre au travail en procédant à la sensibilisation des populations. De même, les forces de sécurité et navales doivent également veiller au respect des conditions au niveau des points d’embarquement. Toujours est-il que des abris existent et les populations situées dans les zones à haut risque peuvent toujours les rejoindre en cas de difficulté, a rassuré Moussa Mohamadou.

Venus de l’Association nationale des conseils d'enfants du Bénin (Anaceb), de Close, de Sœurs salésiennes, de Reporters juniors et d’Ashoka, plus d’une centaine d’enfants et adolescents prennent part, depuis ce mercredi 28 août, au forum des enfants du Bénin. Pendant trois jours, ils vont réfléchir sur leur situation en prenant en compte d’une part leurs droits et d’autre part leurs besoins dans la société.
« 30 ans de la Convention relative aux Droits de l’Enfant (Cde), les enfants et les adolescents prennent la parole ». C’est autour de ce thème que les enfants et les adolescents venus de l’Association nationale des conseils d'enfants du Bénin (Anaceb), de Close, de Sœurs salésiennes, de Reporters juniors et d’Ashoka, sont réunis, depuis ce mercredi 28 août à Cotonou, lors du forum national des enfants du Bénin.
A cette occasion, Biaou Princia, maire enfant de Bassila et présidente du comité d'organisation, a salué non seulement tous ceux qui ont contribué à l’organisation de ce forum mais aussi ceux qui ont abandonné toutes leurs activités pour la cause de l'enfant en répondant à son appel.
Selon le représentant résident adjoint de l’Unicef François Kampundu, ces assises sont organisées pour célébrer les enfants dans le cadre des 30 ans de la Convention relative aux Droits de l’Enfant. La Cde qui est la base de toutes les décisions prises pour assurer le bien-être des enfants et leur permettre d’atteindre leur meilleur potentiel a été adoptée par l’assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989. « Cette convention a 30 ans. Nous devons marquer un arrêt pour faire le bilan avec vous », a-t-il déclaré. A l’en croire, il s’agira pour les enfants lors de ce forum de faire le bilan de la Cde afin de connaître les progrès réalisés au Bénin depuis sa mise en œuvre. « Les adultes que nous sommes ne pouvons pas répondre à vos préoccupations sans vous écouter et sans écouter votre avis, car vous êtes au cœur de la Cde », a-t-il expliqué.
Pour François Kampundu, ce forum est une occasion pour les enfants de réfléchir sur leur situation en prenant en compte d’une part le droit à la vie, à la santé, à la protection, à la prise de parole et d’autre part l’impact du genre, des égalités sociales, de l’économie, de l’emploi et du développement durable dans leur existence. C’est pourquoi, il les a exhortés à s’exprimer sans réserve et à poser leurs problèmes. La présidente de l’Association nationale des Conseils d'Enfants du Bénin, Gloria Ayanou, a invité ses camarades à la discipline en participant avec attention aux différentes communications et aux travaux de groupe lors de ce forum qui constitue une opportunité de retrouvailles et un rendez-vous de donner et de recevoir.

Plus de deux semaines après leur désignation tardive par le Parlement, les nouveaux membres du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) n’ont pas encore prêté serment devant la Cour constitutionnelle pour entrer officiellement en fonction.
La prestation de serment des nouveaux membres du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) désignés, le mercredi 14 août dernier, par l’Assemblée nationale est toujours attendue devant la Cour constitutionnelle. L’article 137 de la loi n°2018-31 du 09 octobre 2018 portant Code électoral en République du Bénin est formel là-dessus en son alinéa 3. Il dispose qu’«Avant leur entrée en fonction, les membres du Conseil d’orientation et de supervision sont installés par la Cour constitutionnelle réunie en audience solennelle. Chacun d’eux prête devant elle le serment en ces termes : « Je jure de remplir mes fonctions avec loyauté et probité, de les exercer avec impartialité et en toute indépendance dans le respect de la loi et d’assurer sans défaillance les devoirs qu’elles m’imposent ». En cas de parjure, le membre coupable est puni des peines prévues à l’article 357 alinéa 1er du présent Code ». Seulement, plus de deux semaines après la désignation des neuf représentants du Parlement au sein de cette structure, c’est silence radio sur le terrain. Ces derniers n’ont pas encore prêté le serment prévu. Alors que déjà leur désignation a été faite en retard au Parlement, puisque l’installation de ces nouveaux membres du Cos-Lépi devrait avoir lieu au plus tard le 1er juillet dernier. Ceci, conformément aux dispositions de l’article 136 alinéa 2 du Code électoral qui stipule que : « Le Conseil d’orientation et de supervision se met en place le 1er juillet de chaque année et cesse ses travaux le 31 janvier de l’année suivante ». Au regard de cette disposition, l’on s’attendait à voir le processus aller très vite après le choix des neuf représentants de l’Assemblée nationale à savoir les députés Edmond Agoua, Domitien Nouémou, Sarrè Malick Mora Sanni, Nestor Noutaï, Jérémie Adomahou pour le compte de la majorité parlementaire (Groupe parlementaire Union progressiste) et Adam Bagoudou, AssanSéibou, Chantal Ahyi et Mathias Kouwanou au titre de la minorité (Groupe parlementaire Bloc républicain). Ces neuf députés devraient être rejoints par le directeur général de l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique et le directeur du service national en charge de l’état-civil, pour que le Cos-Lépi soit au grand complet. Ce sont ces onze membres qui sont concernés par la prestation de serment. Mais rien jusqu’ici.
Déjà deux mois
L’on ne comprend pas pourquoi les choses traînent. Une source proche de la Cour constitutionnelle renseigne que cette lenteur n’est pas du fait de la haute juridiction. L’Assemblée nationale, à l’en croire, n’aurait toujours pas notifié à la Cour constitutionnelle jusqu’ici les noms de ses neuf représentants désignés, le mercredi 14 août dernier. Or, il fallait cette notification pour permettre à la haute juridiction de se saisir de ce dossier et inviter les onze membres du Cos-Lépi pour les formalités de prestation de serment et leur installation officielle. Il va falloir alors que l’administration parlementaire, si tel est le cas, fasse diligence pour faire cette formalité administrative à la Cour constitutionnelle. Vu que deux mois sont déjà perdus sur les six prévus, du fait du retard dans la désignation des nouveaux membres. Lesquels auront pour mission, en vertu de l’article 135 du Code électoral, d’apurer et de mettre à jour la Liste électorale permanente informatisée (Lépi) réalisée en 2011 pour une durée de vie de dix ans. L’opération d’apurement concerne notamment la rectification des erreurs matérielles, la radiation suite aux décès, aux décisions issues des recours, aux émigrants non enregistrés dans les ambassades et consulats ou aux conséquences de dédoublonnage. La mise à jour, quant à elle, porte sur l’intégration des électeurs ayant atteint l’âge de voter, des électeurs naturalisés au cours de l’année et des électeurs immigrants en République du Bénin au cours de l’année et remplissant les conditions requises pour être électeurs. Aussi, prend-elle également en compte les cas de transfert de résidence principale ou de domicile, de changement de lieu d’affectation pour les électeurs assignés à une résidence obligatoire et d’émigration d’électeurs enregistrés auprès d’une ambassade ou consulat de la République du Bénin. La version actualisée de la Lépi issue de la mandature 2018 du Cos-Lépi et qui sera déposée au plus tard le 31 janvier 2020 sera d’une grande utilité pour le Bénin. Puisque c’est de cette liste que sera extrait le fichier électoral devant servir,a priori, à l’organisation des élections municipales, communales et locales de 2020.