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Nouvelles

Abonnement au réseau électrique conventionnel: 200 000 kits de branchement attendus à la Sbee

Les difficultés d’accès aux compteurs de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) pour l’abonnement au réseau conventionnel ne seront bientôt qu’un lointain souvenir. Selon
Laurent K. Tossou, directeur général de la société, suite à un appel d’offres, une livraison de 200 000 kits de branchement au profit de la Sbee est attendue dans les semaines et mois à venir.

A l’en croire, un premier lot de 25 000 compteurs électriques devrait être réceptionné au port de Cotonou dans quarante-cinq jours à compter du lundi dernier, suivant l’assurance donnée par la société adjudicataire qui les a fait embarquer depuis l’usine.
En fait, quatre entreprises ont été retenues au terme de l’appel d’offres pour fournir chacune
50 000 kits de branchement. Les marchés sont passés et le suivi est fait au niveau des adjudicataires pour l’aboutissement dans les meilleurs délais, rassure-t-il.
Outre les 200 000 kits, d’autres compteurs seront réceptionnés sous peu, grâce au concours de la Banque mondiale, pour satisfaire les demandes de la clientèle en attente, ajoute Laurent K. Tossou. Il sera question, par la suite, d’assurer  un stock de sécurité à travers de nouvelles commandes, pour ne pas toujours faire attendre ceux qui veulent s’abonner au réseau conventionnel, annonce-t-il.
Expliquant les mobiles de la longue attente, le directeur général de la Sbee souligne que trois tentatives de marchés lancés ont été bloquées par des recours introduits auprès de l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) par des soumissionnaires. A chaque fois, le processus a été systématiquement interrompu jusqu’à ce que l’Armp tranche et délibère sur la conduite à tenir. La dernière tentative a été donc la bonne et le bout du tunnel ne serait plus trop loin.

Claude Urbain PLAGBETO

Société 29 août 2019


Jean Claude Houssou, ministre de l’Energie: « L’énergie est un catalyseur des activités économiques»

En tournée de mise en service d’installations énergétiques dans le septentrion, le ministre de l’Energie, Dona Jean Claude Houssou, a présenté la vision du gouvernement pour le secteur dont il a la charge, le vendredi 23 août dernier, à Malanville. Au terme de trois jours de périple, le ministre a inauguré trois postes de transformateur électrique réalisés respectivement dans les communes de Bembèrèkè, Kandi, Malanville par la Communauté électrique du Bénin (Ceb) dans le cadre du programme d’Initiative régionale pour l’énergie durable (Ired). Ce qui renforce le dispositif énergétique du Bénin et constitue une révolution dans la région nord où l’usage des groupes électrogènes ne sera plus de mise.

La Nation : Monsieur le ministre, que peut-on retenir de votre tournée de trois jours dans le nord du Bénin?

Jean Claude Houssou : Je puis vous dire que le gouvernement a mis en place depuis 2016 un programme d’action digne du nom avec une ambition jamais égalée. Cette tournée dans le nord est une étape importante dans la mise en œuvre effective de ce plan d’action. Ce que nous avons vu, ces trois derniers jours, est édifiant en ce sens que réellement, nous sommes dans le cadre d’un aménagement intelligent, concret, efficace et réel du territoire et particulièrement dans le secteur de l’énergie. Pendant ces trois jours, nous avons inauguré huit installations nouvelles de plus de 27 milliards de F Cfa au total. Cela montre la détermination du chef de l’Etat, à travers son gouvernement, à réellement concrétiser la promesse qu’il avait faite, lors de son investiture, le 6 avril 2016. Elle consiste à garantir l’énergie et l’eau à l’ensemble de ses concitoyens à l’horizon 2021. Nous sommes ici pour montrer que cette volonté se concrétise au fur et à mesure.
Je soulignerai également que, dans la mise en œuvre de ce plan dans le domaine de l’énergie, le gouvernement fait feu de tout bois. A la fois, on s’occupe du réseau conventionnel mais également du réseau non conventionnel pour que les coins reculés n’ayant pas pu avoir accès à l’énergie conventionnelle aujourd’hui, puissent voir leur quotidien amélioré.  

Quelles sont les localités qui bénéficient désormais de l’énergie électrique ?

Il s'agit de Zougou-Pantrossi, Bouanri, Koaratégui, Madécali, Angaradébou. Mais également, à travers ces cinq localités que je viens de citer, nous avons trois mini-centrales solaires qui sont opérationnelles et qui permettront aux populations d’être plus sécurisées à travers la lumière. Ce qui constitue un catalyseur de tout ce qui est activité génératrice de revenu tout en améliorant les conditions de vie des populations. Celles-ci pourraient avoir désormais des revenus plus importants grâce à leurs activités. Si je suis soudeur, menuisier, tailleur, artisan…, ces moyens énergétiques vont permettre d’accélérer mes moyens de développement. Dans les témoignages que nous avons eus, lors de nos passages dans les localités, un soudeur l’a même évoqué en disant qu’avant, lorsqu’il reçoit des avances de travail, il réfléchissait sur comment il va acheter le gas-oil. Ça, c’est terminé et il était très content.
A côté de ces mini-centrales solaires photovoltaïques, vous n’êtes pas sans savoir que le gouvernement veut avoir un mix énergétique responsable, en donnant une place de choix aux énergies renouvelables. Nous avons eu des extensions réseau de à partir des réseaux conventionnels de la Communauté électrique du Bénin et de la Société béninoise d’énergie électrique qui nous ont permis de corriger certaines anomalies dans des localités qui voyaient passer au-dessus de leur tête des lignes électriques mais sans jamais en bénéficier.

Qu'en est-il du programme Ired ?

Nous avons lancé officiellement une opération d’envergure dans notre pays. Ce qui me fait parler d’une préoccupation d’aménagement du territoire. Les souffrances qu’ont connues les populations de l’Alibori et du Borgou pendant des décennies en matière énergétique sont désormais terminées. A travers l’Initiative régionale d’énergie durable (Ired) de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), des investissements de près de 25 milliards F Cfa ont servi à créer à Bembèrèkè, Kandi et à Malanville des postes haute tension avec des transformateurs. Ceux-ci permettent de descendre les puissances et les potentiels pour arriver au niveau des installations de la Sbee, afin que la population puisse en bénéficier quotidiennement et de manière stable. C’est la première fois dans notre pays, en tout cas dans le Nord, qu’on voit un dispositif de ce niveau mis en œuvre avec un tel investissement. Ce qu’il faut noter, c’est qu’en dehors de la population qui va effectivement en bénéficier, on n’est plus obligé de prendre des groupes électrogènes pour alimenter les villes de Kandi, Malanville, Bembèrèkè, c’est simplement l’énergie produite soit à Maria Gléta à Calavi, soit en importation du Nigeria ou du Ghana qui viendra directement ici. C'est une avancée qui permet de créer les conditions de disponibilité énergétique favorable pour les industriels en vue d’un développement économique durable de cette région du septentrion. Je peux dire, sans risque de me tromper, que les conditions sont réunies pour un développement durable, inclusif et permettre une industrialisation de cette région.

Quelle garantie, en effet, pour ces infrastructures ?

Ces infrastructures de dernière génération, de dernière technologie, numérisées intégralement permettront d’avoir 25 ans d’avance sur nos besoins, ce qu’on n’a pas pu faire pendant des décennies. Nous avons toujours couru après la demande, où les besoins ont crû bien avant les investissements qui n’ont pas été au rendez-vous. Le gouvernement a décidé de changer de paradigme, donc d’inverser la façon de considérer les choses en anticipant désormais sur nos besoins futurs. A Bembèrèkè, Kandi, Malanville, les installations flambant neuves que vous voyez garantissent nos besoins pendant les 25 ans à venir.

Actualités 29 août 2019


Echanges entre Patrice Talon et Muhammadu Buhari : Réouverture imminente de la frontière

Les chefs d’Etat béninois et nigérian ont profité de leur participation au 7e Sommet de la Ticad, qui s’est ouvert, ce mercredi à Tokyo, pour échanger sur des questions bilatérales. Comme on pouvait le deviner, la fermeture partielle, côté nigérian de la frontière terrestre entre les deux pays était au cœur des échanges.

« La réouverture (de la frontière Ndrl) dans un avenir pas trop éloigné ». C’est l’une des promesses faites par le président nigérian, Muhammadu Buhari, au chef de l’Etat béninois ce mercredi à Tokyo au Japon. Les deux dirigeants ont eu, en marge de leur participation à la Ticad7, des échanges sur la fermeture partielle par le Nigeria de sa frontière avec le Bénin. « La fermeture limitée de la frontière occidentale du pays était destinée à permettre aux forces de sécurité nigérianes d'élaborer une stratégie visant à enrayer, entre autres, des activités massives de contrebande notamment de riz », a expliqué le dirigeant nigérian, selon une note de presse de la partie nigériane.
Côté béninois, le président Patrice Talon a surtout mis en exergue « de graves conséquences de la fermeture de la frontière nigériane sur son peuple ». Cette initiative du président Talon dénote de ce que, même hors du territoire national, il est préoccupé par la situation des opérateurs économiques béninois qui sont frappés par cette mesure nigériane. Les deux chefs d’Etat ayant évoqué cette question jugée cruciale, tout porte à croire que des solutions imminentes sont envisagées de chaque côté.

Actualités 29 août 2019


Reprise des actes de rançonnement: Les agents de sécurité rappelés à l’ordre

Les policiers avertis sur de probables actes de rançonnement sur les axes routiers dans le cadre de leur mission de patrouille. Le directeur général de la Police républicaine met en garde ses éléments et instruit la hiérarchie à prendre des mesures pour y remédier.

Le directeur général de la Police républicaine, le contrôleur général de police Soumaïla A. Yaya, rappelle ses éléments à l’ordre. Dans une note de service en date du 27 août, ce dernier a informé que certains fonctionnaires de police s’adonnent à des actes de rançonnement notamment au cours des patrouilles de sécurisation des axes routiers. « De tels comportements contraires à l’éthique et à la déontologie qui portent atteinte à l’honneur et à l’image de marque de la police républicaine ne sauraient continuer », prévient le directeur général de la Police républicaine. Il a par ailleurs instruit les différents chefs à divers niveaux de la hiérarchie de prendre des mesures idoines pour faire cesser ces agissements.

« Le fonctionnaire de police qui sera dénoncé par les usagers ou surpris par les missions de contrôle diligentées par la direction générale se verra sévèrement sanctionné conformément aux textes en vigueur sans préjudice des poursuites judiciaires », détaille la note de service.

Société 28 août 2019


Cour d’assises à Abomey: 30 dossiers inscrits au rôle de la première session de 2018
La Cour d’appel d’Abomey démarre dès lundi 14 mai officiellement sa première session de la cour d’assises  de l’année en cours.  30 dossiers sont programmés pour être vidés durant cette session. L’annonce en a été faite ce vendredi 11 mai à la Cour d’Appel d’Abomey par le procureur général, Pierre Dassoundo Ahiffon.
Au cours des audiences qui durent six semaines, 38 détenus des prisons civiles de Lokossa et d’Abomey seront définitivement fixés sur leur sort. Ils vont comparaitre devant la Cour pour répondre des faits qui leur sont reprochés. Au cours du point de presse donné ce vendredi soir par le procureur général, Pierre Dassoundo Ahiffon, ces 38 personnes présumées avoir commis des infractions relatives aux crimes de sang (assassinat, meurtre, coups mortels, parricides), au viol dont 4 sur mineurs, d’incendie volontaire, à des pratiques de charlatanisme et d’empoisonnement devront répondre de leurs actes selon les  chefs d’accusation qui pèsent sur elles. Selon ce tableau des affaires déférées à la censure de la Cour d’assises et présenté par le procureur général, Pierre D. Ahiffon, tous ces faits sont commis dans les diverses communes des quatre départements des Collines, du Zou, du Couffo et en partie du Mono relevant de la Cour d’Abomey. Par Valentin SOVIDE, AR/Zou-Collines
Droits et Devoirs 28 août 2019


Session du CAMES: Dandi Gnamou consacrée professeure titulaire en Droit public
Dandi Gnamou a été consacrée professeure titulaire en droit public par le Conseil africain et malgache pour l’Enseignement supérieur (CAMES) lors de sa session tenue à Niamey au Niger. Seule femme agrégée des facultés de droit au Bénin et la première en droit public international, elle vient d’ajouter un grade à son édifiant parcours. Cinq ans après son agrégation. Droits et Devoirs 28 août 2019


Dr Flavien Edia Dovonou à propos des villes intelligentes en projection: « Le Bénin est sur le chemin d’une gouvernance intelligente »
La création des villes intelligentes prend en compte plusieurs paramètres dans un contexte de développement numérique. Sur ce chantier, le Bénin fait des merveilles et s’aligne derrière des pays comme la Suisse et l’Estonie, qui constituent des références en smart gouvernance. Dr Flavien Edia Dovonou, environnementaliste, enseignant-chercheur à l’Université d’Abomey-Calavi, revient dans cette interview, sur les caractéristiques d’une ville intelligente ainsi que les comportements des citoyens pour accompagner le développement du pays.
La Nation : Le gouvernement, à travers le ministère du Cadre de vie et du Développement durable agite, depuis peu, l’idée de création d’une ville intelligente. Que comprendre de ce concept ? Dr Flavien Dovonou : Avec des populations de plus en plus nombreuses en zone urbaine, les villes sont aujourd’hui contraintes de s’adapter à cette croissance de manière réfléchie, en adoptant des politiques élaborées sur le long terme. C’est de cette obligation qu’est né le statut de ville intelligente appelée aussi Smart city en anglais. De façon simple, une ville intelligente est une ville privilégiant les technologies de l’information et de la communication pour favoriser une meilleure interaction avec ses citoyens et garantir à ses habitants l’amélioration de leur  environnement de vie malgré le développement croissant de la ville. La notion de ville intelligente présente trois aspects centraux à savoir l’économie, le social et l’environnement. Quel est son rapport avec une ville durable ? La ville intelligente est une ville qui concourt à un développement durable. Pendant longtemps, nos pays se sont développés en focalisant tous leurs efforts sur l’économie et le social. Ils ont longtemps négligé l’environnement et aujourd’hui, nous constatons les dégâts, nous subissons les conséquences. Lorsqu’on parle de développement, on ne s’arrête pas au terme développement tout court. On ajoute développement durable parce que désormais, le développement est pensé comme un trépied construit sur l’économie, le social et l’environnement. Et lorsque nous parlons de ville intelligente, nous travaillons à ce que l’économie, le social et l’environnement soient au cœur de ce concept. Au regard des explications que vous venez de donner,  quelles sont les caractéristiques d’une ville intelligente ? Pour être considérées comme des villes intelligentes, les villes doivent avoir fait et adopté des progrès technologiques pour couvrir une partie ou la totalité d’un certain nombre de principes. Le premier, c’est le principe de Smart économie, avec par exemple des plate- formes de financement. Cela permettrait aux petites entreprises de prendre des prêts ou de recevoir des subventions pour développer leurs activités. Cela a commencé déjà chez nous au Bénin où l’on peut vous envoyer de l’argent via le téléphone. Le ministère en charge des Petites et moyennes entreprises peut déjà, à travers cette plateforme, faire des prêts aux bonnes dames via leurs téléphones. Il y a un début avec cette Smart économie. Le deuxième principe est celui des pratiques environnementales intelligentes,en développant par exemple des programmes visant à réduire stratégiquement les déchets et en créant des alternatives faciles ; l’énergie renouvelable serait également un bon moyen pour réduire la consommation intelligemment. Le réchauffement climatique est un problème que les Smart technologiques pourraient contribuer à résoudre avec le soutien des gouvernants. Je donne l’exemple des Pays-Bas où l’on préfère l’envoi des fichiers dans l’administration à la manipulation des photocopies, parce qu’ils estiment que des photocopies sont des papiers et lorsqu’on finit d’utiliser le papier, il devient déchet. Donc, la pratique environnementale dans ce domaine consiste à utiliser au maximum les fichiers électroniques et à se passer des photocopieuses, des supports papiers. Voilà une manière simple de maintenir notre environnement propre et de faire une gestion durable dans le domaine environnemental en ce qui concerne la gestion du courrier par exemple. Le troisième principe, c’est une gestion Smart ; lancer des initiatives pour améliorer les espaces ruraux. La participation citoyenne est une belle réponse à la question de la Smart gouvernance. Mais encore ? Les plateformes collaboratives et celles de participation citoyenne permettent de gérer les initiatives en ligne d’une part avec les citoyens qui votent et proposent des idées, et d’autre part les gouvernements qui transforment les meilleures idées en projets. Dans le monde aujourd’hui, les champions de la Smart gouvernance sont la Suisse et l’Estonie. Ces deux pays sont cités comme des références. C’est vrai que chez nous aussi quelque chose se fait. Vous allez au ministère de la Fonction publique, c’est la dématérialisation, c’est-à-dire que chaque fonctionnaire peut imprimer sa fiche de paie là où il est. La dématérialisation permet donc, lorsque vous avez des actes d’avancement, au lieu de courir pour aller au ministère, ou de se déplacer de Tanguiéta pour Porto-Novo pour chercher, il suffit d’avoir la connexion internet pour aller sur la plateforme du ministère de la Fonction publique afin d’imprimer vos actes à distance. Vous imaginez le temps du transport. Si je suis un enseignant, je vais laisser les enfants pendant deux ou trois jours, si je suis fonctionnaire, il faut que je paie le déplacement. Aujourd’hui, je ne paye plus rien de cela. Il suffit d’avoir de la connexion internet pour imprimer sur la plateforme du ministère de la Fonction publique tous les actes. Voilà un exemple de développement intelligent au niveau de la gestion des carrières qui a commencé chez nous au Bénin. Désormais, on ne va plus citer seulement la Suisse et l’Estonie, il faut qu’on ajoute aussi le Bénin qui est sur le chemin d’un développement intelligent, d’une gouvernance intelligente. Le quatrième principe, c’est la mobilité Smart. Les routes étant déjà trop embouteillées, si les transports en commun étaient plus fluides et moins coûteux, plus de conducteurs laisseraient leurs véhicules. Il y a évidemment plusieurs idées pour réduire considérablement le trafic, mais la vraie question est si la technologie pourra relever le défi. Certainement pas sans des Smart citoyens. Nous sommes la clé de la transformation de nos villes. Le cinquième principe, ce sont des citoyens Smart. De tous ces points cités, aucun ne peut se réaliser sans la participation des citoyens. Ceux-ci sont appelés à être de plus en plus Smart. On ne peut pas faire le développement et mettre de côté l’homme. Que faut-il donc faire face aux embouteillages interminables aux heures de pointe? Aujourd’hui, vous le constatez, avec regret. Je ne sais pas si un jour, on pourra y trouver de solution. Lorsque vous regardez les heures de pointe, Cotonou et Abomey-Calavi, les matins entre 6 h et 7 h 30 ou le soir entre 18 h 30 et 21 h, vous allez voir cinquante véhicules alignés, avec en tout, cinquante personnes à bord, parce que chaque personne avec sa voiture. C’est ça les véritables causes des embouteillages au niveau des axes routiers. La mobilité Smart nous amène à nous arranger pour que ces cinquante personnes se retrouvent dans un seul bus au lieu d’utiliser cinquante véhicules. Cela va limiter la pollution atmosphérique et va nous amener à gagner du temps. Voilà un exemple de mobilité Smart que d’autres pays ont compris. Les Européens, les Américains,… ce n’est pas parce qu’ils n’ont pas d’argent qu’ils n’achètent pas de voiture. Ils ont le métro, le tramway, le bus, le Tgv, tout ce qu’il faut. Aujourd’hui, le développement d’une ville doit être pensé en prenant en compte le transport en commun. Si nous réfléchissons nous-mêmes pour inventer des méthodes et des technologies, vous convenez avec moi que nous participons déjà au développement de notre ville et elle sera une ville intelligente. Il y a un exemple tout récemment en République Démocratique du Congo où une dame a inventé un robot qui fonctionne avec de l’énergie solaire, et le robot est le prototype de l’homme qu’elle a placé sur des carrefours pour réguler la circulation. Voilà par exemple comment nous devons penser le développement intelligent des villes. Ce n’est pas seulement en milieu urbain, il faut aller aussi dans les milieux ruraux. Il n’y a pas de modèle de développement dans le monde. Chaque pays crée son modèle de développement en fonction des réalités qu’il affronte et des défis qu’il a à relever. Voilà ce qui se fait actuellement sous d’autres cieux, voilà ce qui se fait chez nous. Mais il nous reste du chemin, parce que tant qu’on ne va pas régler ce problème du transport en commun, nous allons affronter la pollution atmosphérique tous les jours. Dans cette nouvelle ville, quels pourraient être les comportements des citoyens Smart ? Actuellement, nous n’avons pas encore des écocitoyens. Ces derniers savent qu’ils ne doivent pas jeter des ordures dans la rue, boucher des caniveaux avec des sachets plastiques, uriner dans la rue… Si nous voulons avoir une ville propre, ça dépendra du comportement de chacun de nous vis-à-vis de l’environnement. Les autres pays ont compris cela depuis longtemps et ils respectent ces principes. Nous, c’est maintenant que nous entrons dans la danse. Les débuts en toutes choses sont difficiles mais avec la répression, nous allons y arriver et nous discipliner. Qui pourrait imaginer qu’on pouvait rouler nos motos avec casque ou que les motocyclistes pouvaient rouler sur les pistes cyclables ? Tout récemment, il y a des interpellations quand on vous surprend en train d’uriner sur les places publiques. La peur du gendarme marque le début de la sagesse, dit-on. Chacun pourra prendre ses précautions pour uriner avant de quitter la maison, pour éviter des ennuis. Le Béninois, sur le plan environnemental, n’est pas encore bien sensibilisé. Il faut qu’on tende vers des villes propres, écologiques, intelligentes. Kigali étant une référence en la matière, si tu descends à l’aéroport avec un sachet tu as deux options : soit tu le jettes dans la poubelle, soit tu retournes dans ton avion. L’idéal n’est pas de ramasser des sachets, mais d’empêcher son entrée sur le territoire.
Environnement 28 août 2019


Assainissement des lacs et plans d’eau: Pour le sauvetage des espèces aquatiques
L’assainissement des lacs et cours d’eau au sud du Bénin est entré dans sa phase active depuis quelques jours. Le gouvernement a décidé en Conseil des ministres, le mercredi 11 janvier 2017, de débarrasser les lacs de tous les engins prohibés utilisés par les pêcheurs. Une mesure visant à protéger  non seulement l’environnement mais aussi l’écosystème aquatique.
L’assainissement des lacs et cours d’eau a démarré. Des actions de déguerpissement des outils prohibés dissimulés çà et là dans le lac Ahémé ont permis d’extirper une quantité importante de ‘’Acadjas’’ et autres matériels dont les pêcheurs se servent sur le lac. Cette opération fait suite à la décision prise par le gouvernement lors du Conseil des ministres du mercredi 11 janvier 2017. Celle-ci vise à lutter contre l’utilisation des engins et méthodes prohibés de pêche. Le gouvernement a fait constater que la prolifération de ces moyens non réglementés de pêche et l’avancée de certaines plantes aquatiques comme la jacinthe d’eau contribuent fortement à l’encombrement des plans d’eau. En plus, l’occupation illégale des berges par des populations pour stocker et vendre des produits pétroliers participe à la pollution anthropique de ces plans d’eau et de leurs chenaux à travers le déversement de déchets solides et liquides. « Face à ce triste constat, il s’avère nécessaire de prendre des mesures coercitives pour contenir les dérives et préserver l’environnement au niveau des lacs Ahémé, Nokoué ainsi que de la lagune de Porto-Novo », a mentionné le communiqué du Conseil des ministres du mercredi 11 janvier 2017. Il a également été décidé de la création d’une commission interministérielle chargée de proposer des mesures concrètes et pertinentes d’assainissement et de réhabilitation des lacs Ahémé, Nokoué et de la lagune de Porto-Novo. La commission ainsi instituée a évalué le niveau de dégradation des ressources des plans d’eau des lacs Ahémé, Nokoué et de la lagune de Porto-Novo et fait l’inventaire des facteurs d’accélération de la dégradation des écosystèmes des plans d’eau. Elle a aussi analysé les mécanismes mis en place par divers projets et programmes de réhabilitation des plans d’eau, relevé les insuffisances tout en  proposant des actions pertinentes par ordre de priorité afin d’avoir un impact positif direct à court et moyen terme sur les écosystèmes. L’évaluation des besoins d’assainissement des lacs Ahémé, Nokoué et de la lagune de Porto-Novo et la création d’une unité spéciale de police, chargée du contrôle des activités halieutiques placée sous la tutelle du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep) s’inscrivent également dans le cahier des charges de la commission. L’on peut dire que c’est suivant les propositions de cette commission que l’assainissement du lac Ahémé a démarré depuis le mardi 12 août dernier. Tout se passe selon nos sources, sous la surveillance des forces de sécurité publique notamment  la Police républicaine, la police fluviale et maritime et des agents des Eaux, Forêts et Chasse. Entre autres objets dégagés du lac Ahémé par les agents commis à cette opération, des engins de pêches, des filets moustiquaires, des branchages prêts à être introduits dans les plans d'eau. Importance de l’opération Ceux-ci sont saisis et brûlés instantanément. Il est à souhaiter que toutes les parties prenantes s’impliquent dans cette initiative de sauvetage des lacs du Sud-Bénin. En conséquence, chacun devra oeuvrer à préserver les ressources halieutiques, sous le contrôle du ministère du Cadre de vie et du Développement durable et celui en charge de l'Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche à travers l'Agence de réhabilitation du lac ahémé et ses chenaux (Adelac) et la Direction de la production halieutique. La mise en place du Programme intercommunal de réhabilitation du lac Ahémé a donné un coup de pouce à la lutte contre sa pollution. L’objectif principal de ce programme est la réhabilitation de l’écosystème à travers le dragage sectoriel et la création d’une zone de développement économique. Ainsi, le dragage du lac suivra l’assainissement, selon les autorités en charge de l’opération. Une fois le dragage terminé, l’on passera à la réhabilitation de l’écosystème qui permettra d’améliorer les revenus des populations qui vivent des activités de pêche. Ainsi, le comblement du lac et la disparition des espèces de poissons, passées désormais de 78 à 62, dans le lac et ses chenaux, selon un récent inventaire, seront maîtrisés.
Environnement 28 août 2019


Evaluation des ACE 2008: Sortie massive des enseignants, quelques perturbations maîtrisées par la police
Sérénité, calme et surtout une présence massive. C’est le constat fait par l’équipe de notre rédaction au lycée technique Coulibaly de Cotonou, seul centre retenu dans le cadre de l’évaluation diagnostique. Tôt ce samedi matin, les enseignants concernés par cette évaluation ont fait un déplacement massif pour répondre à ce test qui vise à jauger le niveau des enseignants afin de corriger certaines imperfections. Certes, l’accès au centre a été interdit par les éléments de la police républicaine investis de la mission de la surveillance des lieux, mais les enseignants croisés autour de midi avaient plutôt bonne mine, même s’ils se sont refusé à toute interview. « Le refus d’accès au centre se justifie par le fait que dans d’autres centres, cela a donné lieu à des débordements », nous a confié une source proche du ministère en charge de l’Enseignement secondaire. Dans le centre du Lycée technique de Bohicon, 645 candidats ont répondu présents sur les 664 attendus, soit seulement 19 absents. Dans le département du Couffo, le ministre Mahugnon Kakpo à la tête d’une forte délégation a pu constater la présence des candidats dans les centres, notamment au Collège d’enseignement général 3 de Lokossa. Pour le compte des deux ordres d’enseignement Dans le Couffo, 1390 candidats sont allés composer sur les 1806 attendus, soit un taux de participation de 76,96%. Dans d’autres localités comme Abomey, seulement vingt absents ont été enregistrés sur un total de 612 inscrits, selon nos sources. Par ailleurs, il y a eu quelques perturbations par endroits, notamment dans les localités de Dassa-Zoumé et Parakou où la police républicaine est intervenue afin que force reste à la loi et surtout pour que « les enseignants qui ont choisi de composer puissent le faire dans le calme et la sérénité ». Pour rappel, 18045 enseignants contractuels de la promotion 2008 sont concernés par cette évaluation diagnostique. Education 28 août 2019


Journée internationale de la jeunesse 2019: Réfléchir sur les enjeux de l’éducation

Les jeunes étaient à l’honneur, le vendredi 23 août dernier à Cotonou, lors de la célébration de la Journée internationale de la jeunesse sur le thème : « Transformer l’éducation ». C’était l’occasion pour eux et les différents acteurs du domaine de réfléchir sur les enjeux de l’éducation au Bénin.  

Estimée à 34%, la population jeune béninoise, talentueuse et ingénieuse, occupe une place de choix dans la politique de développement national. Pour lui permettre de se doter des capacités nécessaires pour un devenir meilleur, toutes les attentions doivent être focalisées sur son éducation. C’est le sens du thème : « Transformer l’éducation » de la célébration, ce vendredi 23 août, de la Journée internationale de la jeunesse édition 2019   au Bénin.
A en croire Smith Ahouandjinou, directeur de la Jeunesse, des Loisirs et de la vie associative, l’éducation étant à la base même du devenir de la jeunesse, il importe d’attirer l’attention de l’opinion internationale sur  son importance pour la jeunesse dans le processus du développement du Bénin. Aussi, les jeunes doivent-ils prendre conscience de l’enjeu afin de pouvoir contribuer à la transformation de l’éducation pour leur plein épanouissement.
Le coordonnateur résident du Système des Nations Unies au Bénin, Siaka Coulibaly, a rappelé à cette occasion que l’objectif de cette journée est de mettre en évidence les défis qui empêchent les jeunes de réaliser leur potentiel. « Si la jeunesse est mieux accompagnée et placée au cœur des programmes et politiques, elle sera incontestablement la solution du développement », a indiqué la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marie Odile Attanasso. A contrario, a-t-elle poursuivi, si elle est abandonnée, elle peut être la source de tous les dangers. Car les jeunes constituent pour nos Etats des ressources humaines capables de mobiliser les intelligences nouvelles et innovantes pour la consolidation de la paix en créant les bases d’une cohabitation favorable à l’exploration d’un monde juste et pacifique. Ainsi, note-t-elle, aucune paix ne sera durable sans l’apport des jeunes.
Cette célébration a été marquée par des échanges avec les ministres sur les stratégies gouvernementales en matière de jeunesse et leurs impacts sur la mise en œuvre des politiques nationales de développement. Il a aussi été prévu des séances de partage avec des chefs d’agences sur la stratégie jeunesse 2030 du secrétaire général des Nations Unies et la mise en œuvre des objectifs durables au Bénin, des échanges au niveau des panels avec les jeunes pour leur permettre de s’approprier l’agenda 2030 et les Odd, la sensibilisation des jeunes pour le développement des approches innovantes pour la mise en œuvre de l’agenda 2030 et des objectifs de développement durable. Ces différentes activités visent à ouvrir de nouvelles perspectives d’éducation, de formation, de création pouvant permettre aux jeunes béninois d’être des acteurs outillés pour se construire un monde meilleur.
La ministre de l’Enseignement supérieur les a exhortés à faire preuve d’esprit d’initiative et de créativité, surtout de confiance en soi, et à user de toutes leurs potentialités pour relever les défis qu’imposent les incertitudes du moment liées aux mutations perpétuelles.

Société 28 août 2019


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