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Les difficultés d’accès aux compteurs de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) pour l’abonnement au réseau conventionnel ne seront bientôt qu’un lointain souvenir. Selon
Laurent K. Tossou, directeur général de la société, suite à un appel d’offres, une livraison de 200 000 kits de branchement au profit de la Sbee est attendue dans les semaines et mois à venir.
A l’en croire, un premier lot de 25 000 compteurs électriques devrait être réceptionné au port de Cotonou dans quarante-cinq jours à compter du lundi dernier, suivant l’assurance donnée par la société adjudicataire qui les a fait embarquer depuis l’usine.
En fait, quatre entreprises ont été retenues au terme de l’appel d’offres pour fournir chacune
50 000 kits de branchement. Les marchés sont passés et le suivi est fait au niveau des adjudicataires pour l’aboutissement dans les meilleurs délais, rassure-t-il.
Outre les 200 000 kits, d’autres compteurs seront réceptionnés sous peu, grâce au concours de la Banque mondiale, pour satisfaire les demandes de la clientèle en attente, ajoute Laurent K. Tossou. Il sera question, par la suite, d’assurer un stock de sécurité à travers de nouvelles commandes, pour ne pas toujours faire attendre ceux qui veulent s’abonner au réseau conventionnel, annonce-t-il.
Expliquant les mobiles de la longue attente, le directeur général de la Sbee souligne que trois tentatives de marchés lancés ont été bloquées par des recours introduits auprès de l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) par des soumissionnaires. A chaque fois, le processus a été systématiquement interrompu jusqu’à ce que l’Armp tranche et délibère sur la conduite à tenir. La dernière tentative a été donc la bonne et le bout du tunnel ne serait plus trop loin.
Claude Urbain PLAGBETO

En tournée de mise en service d’installations énergétiques dans le septentrion, le ministre de l’Energie, Dona Jean Claude Houssou, a présenté la vision du gouvernement pour le secteur dont il a la charge, le vendredi 23 août dernier, à Malanville. Au terme de trois jours de périple, le ministre a inauguré trois postes de transformateur électrique réalisés respectivement dans les communes de Bembèrèkè, Kandi, Malanville par la Communauté électrique du Bénin (Ceb) dans le cadre du programme d’Initiative régionale pour l’énergie durable (Ired). Ce qui renforce le dispositif énergétique du Bénin et constitue une révolution dans la région nord où l’usage des groupes électrogènes ne sera plus de mise.
La Nation : Monsieur le ministre, que peut-on retenir de votre tournée de trois jours dans le nord du Bénin?
Jean Claude Houssou : Je puis vous dire que le gouvernement a mis en place depuis 2016 un programme d’action digne du nom avec une ambition jamais égalée. Cette tournée dans le nord est une étape importante dans la mise en œuvre effective de ce plan d’action. Ce que nous avons vu, ces trois derniers jours, est édifiant en ce sens que réellement, nous sommes dans le cadre d’un aménagement intelligent, concret, efficace et réel du territoire et particulièrement dans le secteur de l’énergie. Pendant ces trois jours, nous avons inauguré huit installations nouvelles de plus de 27 milliards de F Cfa au total. Cela montre la détermination du chef de l’Etat, à travers son gouvernement, à réellement concrétiser la promesse qu’il avait faite, lors de son investiture, le 6 avril 2016. Elle consiste à garantir l’énergie et l’eau à l’ensemble de ses concitoyens à l’horizon 2021. Nous sommes ici pour montrer que cette volonté se concrétise au fur et à mesure.
Je soulignerai également que, dans la mise en œuvre de ce plan dans le domaine de l’énergie, le gouvernement fait feu de tout bois. A la fois, on s’occupe du réseau conventionnel mais également du réseau non conventionnel pour que les coins reculés n’ayant pas pu avoir accès à l’énergie conventionnelle aujourd’hui, puissent voir leur quotidien amélioré.
Quelles sont les localités qui bénéficient désormais de l’énergie électrique ?
Il s'agit de Zougou-Pantrossi, Bouanri, Koaratégui, Madécali, Angaradébou. Mais également, à travers ces cinq localités que je viens de citer, nous avons trois mini-centrales solaires qui sont opérationnelles et qui permettront aux populations d’être plus sécurisées à travers la lumière. Ce qui constitue un catalyseur de tout ce qui est activité génératrice de revenu tout en améliorant les conditions de vie des populations. Celles-ci pourraient avoir désormais des revenus plus importants grâce à leurs activités. Si je suis soudeur, menuisier, tailleur, artisan…, ces moyens énergétiques vont permettre d’accélérer mes moyens de développement. Dans les témoignages que nous avons eus, lors de nos passages dans les localités, un soudeur l’a même évoqué en disant qu’avant, lorsqu’il reçoit des avances de travail, il réfléchissait sur comment il va acheter le gas-oil. Ça, c’est terminé et il était très content.
A côté de ces mini-centrales solaires photovoltaïques, vous n’êtes pas sans savoir que le gouvernement veut avoir un mix énergétique responsable, en donnant une place de choix aux énergies renouvelables. Nous avons eu des extensions réseau de à partir des réseaux conventionnels de la Communauté électrique du Bénin et de la Société béninoise d’énergie électrique qui nous ont permis de corriger certaines anomalies dans des localités qui voyaient passer au-dessus de leur tête des lignes électriques mais sans jamais en bénéficier.
Qu'en est-il du programme Ired ?
Nous avons lancé officiellement une opération d’envergure dans notre pays. Ce qui me fait parler d’une préoccupation d’aménagement du territoire. Les souffrances qu’ont connues les populations de l’Alibori et du Borgou pendant des décennies en matière énergétique sont désormais terminées. A travers l’Initiative régionale d’énergie durable (Ired) de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), des investissements de près de 25 milliards F Cfa ont servi à créer à Bembèrèkè, Kandi et à Malanville des postes haute tension avec des transformateurs. Ceux-ci permettent de descendre les puissances et les potentiels pour arriver au niveau des installations de la Sbee, afin que la population puisse en bénéficier quotidiennement et de manière stable. C’est la première fois dans notre pays, en tout cas dans le Nord, qu’on voit un dispositif de ce niveau mis en œuvre avec un tel investissement. Ce qu’il faut noter, c’est qu’en dehors de la population qui va effectivement en bénéficier, on n’est plus obligé de prendre des groupes électrogènes pour alimenter les villes de Kandi, Malanville, Bembèrèkè, c’est simplement l’énergie produite soit à Maria Gléta à Calavi, soit en importation du Nigeria ou du Ghana qui viendra directement ici. C'est une avancée qui permet de créer les conditions de disponibilité énergétique favorable pour les industriels en vue d’un développement économique durable de cette région du septentrion. Je peux dire, sans risque de me tromper, que les conditions sont réunies pour un développement durable, inclusif et permettre une industrialisation de cette région.
Quelle garantie, en effet, pour ces infrastructures ?
Ces infrastructures de dernière génération, de dernière technologie, numérisées intégralement permettront d’avoir 25 ans d’avance sur nos besoins, ce qu’on n’a pas pu faire pendant des décennies. Nous avons toujours couru après la demande, où les besoins ont crû bien avant les investissements qui n’ont pas été au rendez-vous. Le gouvernement a décidé de changer de paradigme, donc d’inverser la façon de considérer les choses en anticipant désormais sur nos besoins futurs. A Bembèrèkè, Kandi, Malanville, les installations flambant neuves que vous voyez garantissent nos besoins pendant les 25 ans à venir.

Les chefs d’Etat béninois et nigérian ont profité de leur participation au 7e Sommet de la Ticad, qui s’est ouvert, ce mercredi à Tokyo, pour échanger sur des questions bilatérales. Comme on pouvait le deviner, la fermeture partielle, côté nigérian de la frontière terrestre entre les deux pays était au cœur des échanges.
« La réouverture (de la frontière Ndrl) dans un avenir pas trop éloigné ». C’est l’une des promesses faites par le président nigérian, Muhammadu Buhari, au chef de l’Etat béninois ce mercredi à Tokyo au Japon. Les deux dirigeants ont eu, en marge de leur participation à la Ticad7, des échanges sur la fermeture partielle par le Nigeria de sa frontière avec le Bénin. « La fermeture limitée de la frontière occidentale du pays était destinée à permettre aux forces de sécurité nigérianes d'élaborer une stratégie visant à enrayer, entre autres, des activités massives de contrebande notamment de riz », a expliqué le dirigeant nigérian, selon une note de presse de la partie nigériane.
Côté béninois, le président Patrice Talon a surtout mis en exergue « de graves conséquences de la fermeture de la frontière nigériane sur son peuple ». Cette initiative du président Talon dénote de ce que, même hors du territoire national, il est préoccupé par la situation des opérateurs économiques béninois qui sont frappés par cette mesure nigériane. Les deux chefs d’Etat ayant évoqué cette question jugée cruciale, tout porte à croire que des solutions imminentes sont envisagées de chaque côté.

Les policiers avertis sur de probables actes de rançonnement sur les axes routiers dans le cadre de leur mission de patrouille. Le directeur général de la Police républicaine met en garde ses éléments et instruit la hiérarchie à prendre des mesures pour y remédier.
Le directeur général de la Police républicaine, le contrôleur général de police Soumaïla A. Yaya, rappelle ses éléments à l’ordre. Dans une note de service en date du 27 août, ce dernier a informé que certains fonctionnaires de police s’adonnent à des actes de rançonnement notamment au cours des patrouilles de sécurisation des axes routiers. « De tels comportements contraires à l’éthique et à la déontologie qui portent atteinte à l’honneur et à l’image de marque de la police républicaine ne sauraient continuer », prévient le directeur général de la Police républicaine. Il a par ailleurs instruit les différents chefs à divers niveaux de la hiérarchie de prendre des mesures idoines pour faire cesser ces agissements.
« Le fonctionnaire de police qui sera dénoncé par les usagers ou surpris par les missions de contrôle diligentées par la direction générale se verra sévèrement sanctionné conformément aux textes en vigueur sans préjudice des poursuites judiciaires », détaille la note de service.
Société 28 août 2019

Les jeunes étaient à l’honneur, le vendredi 23 août dernier à Cotonou, lors de la célébration de la Journée internationale de la jeunesse sur le thème : « Transformer l’éducation ». C’était l’occasion pour eux et les différents acteurs du domaine de réfléchir sur les enjeux de l’éducation au Bénin.
Estimée à 34%, la population jeune béninoise, talentueuse et ingénieuse, occupe une place de choix dans la politique de développement national. Pour lui permettre de se doter des capacités nécessaires pour un devenir meilleur, toutes les attentions doivent être focalisées sur son éducation. C’est le sens du thème : « Transformer l’éducation » de la célébration, ce vendredi 23 août, de la Journée internationale de la jeunesse édition 2019 au Bénin.
A en croire Smith Ahouandjinou, directeur de la Jeunesse, des Loisirs et de la vie associative, l’éducation étant à la base même du devenir de la jeunesse, il importe d’attirer l’attention de l’opinion internationale sur son importance pour la jeunesse dans le processus du développement du Bénin. Aussi, les jeunes doivent-ils prendre conscience de l’enjeu afin de pouvoir contribuer à la transformation de l’éducation pour leur plein épanouissement.
Le coordonnateur résident du Système des Nations Unies au Bénin, Siaka Coulibaly, a rappelé à cette occasion que l’objectif de cette journée est de mettre en évidence les défis qui empêchent les jeunes de réaliser leur potentiel. « Si la jeunesse est mieux accompagnée et placée au cœur des programmes et politiques, elle sera incontestablement la solution du développement », a indiqué la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marie Odile Attanasso. A contrario, a-t-elle poursuivi, si elle est abandonnée, elle peut être la source de tous les dangers. Car les jeunes constituent pour nos Etats des ressources humaines capables de mobiliser les intelligences nouvelles et innovantes pour la consolidation de la paix en créant les bases d’une cohabitation favorable à l’exploration d’un monde juste et pacifique. Ainsi, note-t-elle, aucune paix ne sera durable sans l’apport des jeunes.
Cette célébration a été marquée par des échanges avec les ministres sur les stratégies gouvernementales en matière de jeunesse et leurs impacts sur la mise en œuvre des politiques nationales de développement. Il a aussi été prévu des séances de partage avec des chefs d’agences sur la stratégie jeunesse 2030 du secrétaire général des Nations Unies et la mise en œuvre des objectifs durables au Bénin, des échanges au niveau des panels avec les jeunes pour leur permettre de s’approprier l’agenda 2030 et les Odd, la sensibilisation des jeunes pour le développement des approches innovantes pour la mise en œuvre de l’agenda 2030 et des objectifs de développement durable. Ces différentes activités visent à ouvrir de nouvelles perspectives d’éducation, de formation, de création pouvant permettre aux jeunes béninois d’être des acteurs outillés pour se construire un monde meilleur.
La ministre de l’Enseignement supérieur les a exhortés à faire preuve d’esprit d’initiative et de créativité, surtout de confiance en soi, et à user de toutes leurs potentialités pour relever les défis qu’imposent les incertitudes du moment liées aux mutations perpétuelles.