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Nouvelles

Présidence de la Cour suprême : Ousmane Batoko entre officiellement en fonction

Reconduit à la tête de la Cour suprême, Ousmane Batoko a officiellement pris fonction mardi 19 avril pour le compte de son second et dernier mandat de cinq ans. La cérémonie s’est déroulée au siège de la haute juridiction à Porto-Novo, devant plusieurs personnalités, des parents et amis de l’heureux du jour.

Ousmane Batoko prend à nouveau les rênes de la Cour suprême pour la mandature 2016-2021. Il s’est à nouveau confortablement installé depuis mardi 19 avril dans son fauteuil conformément au décret n°2016-40 du 10 mars 2016 consacrant le renouvellement de son mandat à la tête de la plus vieille institution judiciaire, juridictionnelle de cassation et en charge de la jurisprudence.

Très certain, le président Ousmane Batoko a fait savoir que sa reconduction pour un second et dernier mandat réside surtout dans le bilan élogieux de la Cour suprême au cours de la mandature 2011-2016. Il est revenu sur quelques points saillants de ses réalisations dont la finalité est la modernisation de la Cour suprême et l’amélioration des conditions de vie et de travail de ses animateurs. La réalisation la plus importante sur laquelle Ousmane Batoko a mis l’accent est la mise en ligne désormais de tous les arrêts rendus par la Cour suprême. Ce qui donne plus de visibilité à l’institution. Il a remercié tous ceux ou celles qui lui ont permis d’atteindre ces résultats. Il place son second mandat sous le même sceau, à savoir contribuer à faire bouger les lignes pour une justice de qualité et rendue dans un délai raisonnable. A cet effet, le président de la Cour suprême compte poursuivre ses actions de modernisation au cours de son nouveau mandat. Il n’oublie pas les autres défis de l’institution tels que la reddition des décisions de justice dans un délai raisonnable, la lutte contre la corruption et autres déviances dans le secteur judiciaire au Bénin.
Mais avant son intervention, c’est le secrétaire général de la Cour suprême, Victor Adossou, qui au nom de tout le personnel de la haute juridiction, a félicité Ousmane Batoko pour cette confiance renouvelée dont il a bénéficiée de la part du chef de l’Etat. Il voit plutôt à travers ce renouvellement non seulement la prime à l’esprit de rigueur qu’incarne le président Ousmane Batoko mais aussi ses qualités exceptionnelles d’ardent défenseur de la cause du droit et son leadership tant au plan national qu’international pour plus de droit et de justice dans la cité. A l’en croire, au cours des cinq dernières années, le président Ousmane Batoko a réussi à faire bouger les lignes pour la consolidation de la démocratie et de l’Etat de droit au Bénin. Le secrétaire général de la Cour suprême pense que ce nouveau mandat doit être placé sous le signe de la continuité et de la rupture. Continuité dans la consolidation des acquis et la promotion des valeurs initiées sous le précédent mandat. Et rupture d’avec toutes les pratiques qui arrièrent la justice béninoise qui doit redorer son blason. Le secrétaire général de la Cour suprême a réitéré la disponibilité de tous les acteurs notamment le personnel magistrat et non magistrat de la haute juridiction à accompagner Ousmane Batoko pour faire de ce nouveau mandat un franc succès.

Deux nouveaux présidents de Chambres installés

Aussitôt après sa cérémonie de prise de fonction, le président de la Cour suprême a posé son premier acte. Ousmane Batoko a procédé à la cérémonie de prestation de serment de deux nouveaux présidents de Chambres au niveau de la haute juridiction. Il s’agit de Amélie Assionvi Amousou et Maxime Akakpo promus présidents respectivement des chambres judiciaire et des comptes de la Cour suprême. Ils avaient été nommés récemment par le chef de l’Etat sur proposition du président de la Cour suprême. Les deux présidents de chambres sont entrés depuis mardi 19 avril dans la plénitude de leurs fonctions.
Th. C. NAGNONHOU

Actualités 20 avr. 2016


Réformes annoncées au Fonds d’aide à la culture: Quel sort pour la vache à lait des acteurs culturels béninois ?

Lundi 18 avril, le corps électoral culturel était attendu aux urnes pour la désignation des administrateurs (artistes) du Fonds d’aide à la culture (Fac). Mais il n’en a rien été. Aucun déploiement pour un processus électoral déjà étouffé dans l’œuf, depuis le 13 avril dernier, par le ministre en charge de la Culture. Mais jusqu’où ira-t-il ? De quoi sera faite l’après-suspension ?

«Nous constatons avec beaucoup de regrets la création tous azimuts des fédérations sans but précis, sans vision clairement définie et juste dans un but électif. Entre octobre et décembre 2015, plus d’une trentaine de fédérations ont été créées et parfois, une seule discipline artistique compte déjà plus de 16 fédérations. Sur le terrain, ces fédérations sont inaptes, donc inexistantes et d’autre part, que leurs dépositaires sont de moins en moins crédibles». Plus qu’une simple affirmation, ces mots sonnent comme une déclaration de guerre et sont à la base de la mise en quarantaine du processus devant conduire à l’élection des administrateurs (artistes) du Fonds d’aide à la culture et pour laquelle, plusieurs milieux et acteurs culturels se sont préparés. Ils étaient même prêts pour la compétition. Mais il n’en sera rien.

Dans le dos de leurs intentions, sera érigée la plate-forme Wanilo. Une organisation totalement inattendue qui, à travers une campagne tout feu, toute flamme, va faire couler le navire de ceux qui sont considérés comme les fossoyeurs de la culture béninoise. «Des chômeurs» disent certains, qui n’ont pour seule moyen de vivre que le milliard culturel et qui se graissent à loisir sur le dos du contribuable béninois à travers de pseudos projets culturels jugés sans impacts sur le secteur. Contre cette race d’acteurs, il s’en est trouvé une poignée de personnes, non sans audace, qui ont pris la ferme résolution de leur rendre la vie dure. Espéra Donouvossi, Giovanni Houansou et compagnie vont s’élever telles des pancartes pour faire ombrage au renouvellement des mandats de ceux qui se font pompeusement appeler «Administrateurs», ou encore contre l’élection de nouveaux gens de la même catégorie.

Que faire maintenant ?

Personne ne vendait chère la peau frêle de la plate-forme Wanilo avec son slogan «Un acteur culturel, un vote ». Pourtant, à l’arrivée, c’est grâce à elle que les élections attendues lundi 18 avril ont été suspendues par le nouveau ministre en charge de la Culture. C’est vrai que l’autorité n’indique pas clairement que sa décision est motivée par le combat des acteurs de Wanilo. Mais une chose est sûre, elle est la seule organisation opposée aux élections. L’arrêté N°098/MTC/CTJ/CTC/PCA-FAC/SA signé le 13 avril dernier par le ministre Ange N’koué n’apporte même pas de précisions à cet effet. Il abroge tout simplement celui N°082/MCAAT/DC/SGM/CTJ/CTC/PCA-FAC/SA du 1er avril 2016 signé de Paul Hounkpè, son prédécesseur.
Combien de temps durera la suspension décidée par le ministre ? Qu’adviendra-t-il des élections ? Quel sort réserve-t-on au Fac dès lors que le mandat de l’actuel Conseil d’administration viendra à terme ? Combien de temps faut-il pour faire la lumière et relancer le fonctionnement du Fac ? Quel sort pour les nombreux projets en attente ? Voilà autant de questions qui attendent des réponses, face à ce qu’on pourrait qualifier aujourd’hui de crise au sein du Conseil d’administration du Fac.

Des réformes

La plupart des acteurs culturels, du moins les plus lucides, s’accordent de plus en plus à reconnaître que ce fonds a besoin de réformes urgentes, rejoignant ainsi la vision de l’actuel ministre de tutelle qui, dès les lendemains de sa nomination, a clairement indiqué que le Fac figure en lettres capitales sur sa liste des structures sous sa tutelle à réformer. Selon Gilles Bachirou Coffe, directeur du Fonds d’aide à la culture, l'entité dont il a pris les rênes il y a six mois manque de plusieurs outils de gestion. Le Fac ne disposait ni d’une vision clairement définie, encore moins d’un axe stratégique, de plan stratégique, ni de manuel de procédures…
L’écrivain Florent Couao-Zotti le qualifie de vache à lait pour paresseux et intrigants. « Boni Yayi a pensé contenter les artistes en augmentant de façon si spectaculaire le fonds, mais la culture de la corruption qui gangrène le milieu a transformé ce guichet en vache à lait pour paresseux et terrain d’expérimentation pour intrigants et apprentis sorciers. Autant la cagnotte s’est considérablement enflée, autant les projets culturels financés par l’institution ont baissé en qualité », condamne-t-il dans une chronique récemment publiée et relayée sur sa page facebook. Si on s’en tient aux explications de l’auteur, par ailleurs, expert au sein de l’institution, il se passe des choses peu catholiques au sein du Fac.
« Tous les projets que j’ai jugés non viables, peu pertinents, pour ne pas dire mauvais, que d’autres collègues experts ont noté de la même façon, se sont retrouvés régulièrement en haut de l’affiche, sélectionnés et financés. D’ailleurs, lesdits projets, comme tant d’autres, ont rarement connu d'heureux aboutissement. Pas de suivi, ni d’évaluation. Et dans presque tous les secteurs, les mêmes constats d’échecs s’imposent à vue: des performances sont annoncées, mais jamais réalisées; des résidences de création sont financées, mais jamais organisées; des initiatives sont soutenues, mais jamais elles n’ont vu le jour...», dénonce Florent Couao-Zotti ?

Culture 19 avr. 2016


Assainissement à Cotonou: Ces trous qui sentent mauvais

Destinés au drainage des eaux de pluies, les caniveaux sont devenus des réceptacles d’eaux usées et des sources permanentes d’odeurs nauséabondes qui vicient l’atmosphère à Cotonou. D’où la nécessité de repenser à leur assainissement et à la gestion des eaux usées dans les grandes villes du Bénin.

Cadjèhoun. Voie passant par le collège Père Aupiais. Vous êtes très vite accueillis par des odeurs qui vous coupent la respiration. Vous les croyez d’abord passagères mais elles persistent et deviennent agressives et repoussantes. Des yeux, il vous suffit de chercher à en connaître la source. Mais peine perdue. Pas de dépotoir à côté ni de tas d’ordures. Finalement, vous découvrez que ces odeurs s’exhalent des caniveaux.

Certes, la gestion des déchets ménagers confiée aux agents de collecte donne de bons résultats, mais ce sont les ordures et les eaux usées déversées dans ces caniveaux qui sont souvent à la base de cette pollution atmosphérique tous azimuts à Cotonou. Il n’est pas rare de surprendre des gens en train d’y déverser leurs déchets ménagers. Obstruant le passage à l’écoulement des eaux de ruissellement, l’ensemble devient alors un foyer nauséabond.
Romaric Azandé de Soft security sarl qui surveille tous les jours l’accès de Plan international Bénin devant lequel passe le caniveau, rapporte l’indignation des usagers. Ils n’ont jamais cessé, confie-t-il, de souhaiter l’assainissement des lieux. «Les gens versent des déchets dans les caniveaux et les eaux de pluies y stationnent. Vraiment ça nous rend malades !», se plaint l’agent de sécurité Romaric Azandé.
Et, c’est installé sur les caniveaux sous lesquels se dégagent des odeurs pestilentielles, que les populations riveraines mènent leurs activités et petits commerces. Vendeuses de nourritures et gérants de cafétéria en plein air, offrent à longueur de journée des plats à leur clientèle notamment les fonctionnaires dont les services sont dans la zone et qui ne peuvent pas rentrer chez eux à midi. Résidents très loin, ils n’ont souvent d'autres choix que de déjeuner sur place. Tous sont conscients de la malpropreté des lieux mais s’y adaptent à défaut de trouver mieux pour assouvir leur faim.
C’est dire qu’à Cadjèhoun, de la pharmacie de la Haie Vive à la fin de la clôture du camp Ghézo, comme ailleurs dans la ville, les caniveaux ne jouent pas que leur rôle traditionnel. Ils servent de dépotoirs d’ordures pour les ménages environnants et accueillent les eaux usées, sans oublier leur occupation anarchique.
Chose curieuse, certains riverains se disent habitués à cet environnement hostile. Toutefois, il y en a qui, telle cette vendeuse de haricot qui a requis l’anonymat, accusent les autorités de ne pas accomplir leur mission d’assainissement urbain.
En effet, la pollution atmosphérique peut engendrer des maladies respiratoires. Pis, les déchets accumulés au fond des caniveaux sont de potentiels nids de prolifération des insectes diptères tels que les mouches et surtout les moustiques, responsables du paludisme.
Même si l’assainissement urbain relève également des missions de la mairie, il est impérieux que la population, victime de sa propre pollution, prenne conscience des risques sanitaires qui en découlent afin de l’éviter au maximum.

Par Bonaventure AGBON & Pélagie TOUKO (Stagiaires)

Environnement 19 avr. 2016


Assainissement de la ville de Cotonou: Les rues du quartier Agla et environs toujours en proie à l’inondation

Malgré les mesures prises l’année dernière pour améliorer le niveau des infrastructures et atténuer les impacts négatifs sur l’environnement résultant des inondations dans la région du grand Nokoué, la rue du marché Adjaha-Bar le Terminal dans le 13e arrondissement est toujours en proie à l’inondation. A chaque saison pluvieuse, les riverains et usagers de cette rue qui desserre deux arrondissements encaissent les dérives de la stagnation de l’eau. Mécontents, ils appellent les autorités municipales et le pouvoir central, à la prise de dispositions urgentes en vue de mettre fin à leurs souffrances.

Longeant le côté gauche des rails, la rue du marché Adjaha-Bar le Terminal dans le 13e arrondissement est impraticable. Les eaux des premières pluies de la semaine dernière ont stagné rendant l’accès des maisons, petits ateliers et boutiques, écoles, marchés de la zone difficile. Traversant la majeure partie des zones marécageuses, cette rue n’a pas bénéficié d’un aménagement et se retrouve dans un état de dégradation avancé. Les usagers qui se frayent un chemin pour passer avec leurs motocyclettes, sont obligés de mettre pieds en l’air, risquant quelque fois de tomber dans l’eau à cause des «nids de poule».
«Les grandes pluies n’ont pas encore commencé et déjà l'inondation provoque des dommages. Le maire de la ville de Cotonou, Léhady Vinagnon Soglo a récemment fait une descente ici pour voir l’état de la rue mais depuis nous n’avons rien remarqué comme travaux pour assainir la zone», se désole Donatien Houéto, un riverain. Bientôt, estime-t-il, la pluie sera fréquente et il urge que les autorités trouvent une solution à la situation. Pour David Bidi Mahuton, habitant du quartier, «les autorités ont été élues pour assurer le bien-être de la population, mais elles sont incapables de trouver des solutions à leurs problèmes».

Les explications du chef quartier

Selon le chef du quartier d’Agla-Finafa, Henri Salomon, cette rue pavée avait été mal construite dès le départ. C’est pour cela que les caniveaux n’arrivent plus à drainer l’eau. Même avec les travaux d’assainissement qui ont été faits pour rehausser le niveau des pavés, rappelle-t-il, l’eau n’arrive pas à bien circuler. «Nous avons tenu plusieurs réunions avec le maire et les chefs d’arrondissement pour la construction de la seconde rue afin de soulager tant soit peu la peine des populations mais depuis rien de concret n’est fait. Les activités de construction de la nouvelle rue devaient démarrer depuis le 15 décembre 2015, mais rien n’a commencé encore», explique-t-il. C’est pourquoi, il exhorte la maire et le nouveau gouvernement du président Patrice Talon à tout mettre en œuvre pour le démarrage effectif des travaux d'assainissement.
Selon Arcadius Takalla secrétaire administratif du 13e arrondissement, «à chaque saison des pluies, la mairie de Cotonou mène des activités pour assainir les différentes zones souvent inondées pour éviter la stagnation des eaux sur les rues ». Comme on le constate sur la rue du marché Adjaha-Bar le Terminal. Il ajoute que la mairie ne dispose pas de moyens financiers conséquents pour construire des infrastructures d’assainissement.

Les travaux du PUGEMU attendus

«En ce qui concerne le problème de cette rue, c’est un dossier que gère l’Etat central à travers le projet ‘’étude d’impact environnemental et plan d’action de réinstallation du projet d’aménagement, d’assainissement de la rue Fidjrossè-Godomey gare», rappelle-t-il. C’est donc en réponse aux conséquences causées par des inondations que le gouvernement a sollicité et obtenu le montage et la mise en œuvre du Projet d’urgence de la gestion environnementale en milieu urbain (Pugemu) avec le soutien financier de la Banque mondiale. Pour lui, tout était déjà fin prêt pour le démarrage du projet dans cette zone. Il regrette que du fait du récent processus électoral, le démarrage des travaux ait connu un léger retard. D’ici la fin du mois d’avril, affirme-t-il, les activités devront commencer pour le bonheur des populations.
Notons que ce projet vise également à aménager le marché Adjaha sur site propre pour éviter son débordement sur la voie publique, réhabiliter les chemins de fer en cours et enfin dégager les populations habitant des marécages qui sont des exutoires naturels pour le drainage.

Par Charnok GBAGUIDI et Ronie Floride AGAMMA (stagiaires)

Environnement 19 avr. 2016


Interdiction d’utilisation des postes téléviseurs dans l’administration publique: Le civisme comme mesure d’accompagnement

Le gouvernement de l’ère du Nouveau départ a tenu mercredi 13 avril dernier sa toute première séance de Conseil des ministres. Au nombre de ses décisions prises figure l’interdiction d’utiliser désormais des postes téléviseurs dans l’administration publique. Une décision diversement appréciée dans l’opinion

Les feuilletons à sensation, des matches de football ou leurs résumés, les débats télévisés ou autres émissions sur les chaînes de télévision ne pourront plus être des moyens de distraction dans les bureaux de l’administration publique béninoise. Ainsi en a décidé le tout premier gouvernement du président Patrice Talon lors de sa première réunion en Conseil des ministres mercredi 13 avril dernier. Une décision qui entre en droite ligne avec les principes de la Rupture. Laquelle Rupture propose que l’on abandonne les vieilles mauvaises habitudes.

Cette décision a l’avantage de participer à ce que tous les citoyens de ce pays ont toujours souhaité sans que ne se manifeste réellement sa volonté de changer quelque chose dans ses habitudes. Sans avoir les qualités de médecins et n’ayant pas forcément appris les grandes théories de gestion de l’administration publique, chacun des compatriotes a fait le diagnostic: les maux dont souffre l’administration publique béninoise résident en sa lourdeur, prescrivent-ils. Déçus qu’ils ont été, chaque fois qu’une préoccupation les a conduits dans l’un quelconque des secteurs de l’Administration publique de leur pays. Au finish, les beaux discours ont conduit à l’expression «administration de développement» que beaucoup ont prise et ont claironnée. Mais n’était-ce juste pas pour la forme ?
Qu’est-ce qui a changé dans l’administration publique béninoise, si ce ne sont le clientélisme, l’affairisme, la corruption, la paresse qui s’y sont installés impunément au point de la gangrener ?
Opter pour une administration sans poste téléviseur dans les bureaux ne va certainement pas tout résoudre. Toutefois, cela dénote déjà d’une volonté de faire avancer les choses. Il y a de l’économie à faire pour le pays par rapport aux milliers de postes téléviseurs acquis pour et au nom de l’administration publique et qui sont parfois surfacturés. Cela réduira, sans conteste, le coût de la consommation électrique déjà difficile à contrôler avec les lampes laissées allumées dans les bureaux durant la nuit et autres climatiseurs qui ronronnent sans cesse, même si parfois l’occupant du bureau est absent.

Le patriotisme comme bréviaire

Désormais les fans des feuilletons n’auront plus les yeux rivés sur les écrans de télévision et pourront désormais mieux s’occuper des usagers de l’administration publique. Ceux-là pour qui ils sont là, et sans qui ils ne pourront justifier leurs salaires mensuels. On espère et on croise les doigts que chacun prendra comme bréviaire le patriotisme afin que la décision n’émousse en personne la volonté de faire avancer le pays. Les petits ruisseaux faisant les grandes rivières, ce sont les actions individuelles de chaque citoyen qui feront avancer le pays; le nôtre : ces 112.600 km2 que les Béninois ont en commun.
Si la décision fait couler aujourd’hui beaucoup d’encres et de salives, il y a lieu de ne pas perdre de vue qu’il y a encore quelques années sous le régime Kérékou II, pareille décision avait été prise concernant les appels téléphoniques. Le gouvernement a décidé de l’interdiction d’utiliser les téléphones de l’administration publique pour appeler les GSM. Qui, aujourd’hui, conteste que cela n’a pas fait son effet? Les résultats espérés n’ont-ils pas été atteints ?
Certes beaucoup de compatriotes diront que ces décisions ne pourront pas suffire à elles seules pour atteindre l’objectif. Celui qui est décidé à ne pas travailler peut s’accrocher à son téléphone. Les androïdes aujourd’hui en vogue peuvent faciliter une promenade sur les réseaux sociaux. Mieux, les nouvelles technologies ont cet avantage d’offrir aujourd’hui la possibilité de regarder la télévision sur les ordinateurs. Il suffit juste d’avoir la connexion internet. C’est dire donc qu’outre l’interdiction, il faut tabler beaucoup plus sur le patriotisme. Faire comprendre aux Béninois que c’est le pays qui compte. On n’aura pas besoin de mettre un gendarme derrière chaque agent de l’administration publique pour l'amener à faire son travail.
Pour le reste tout est question de volonté et de patriotisme. Il faut donc travailler à cela : promouvoir le civisme, et le pays se portera mieux.

Actualités 19 avr. 2016


Dec/Mestfp: Kakpo Mahougnon installé dans ses fonctions

Nommé directeur des examens et concours (Dec) par intérim au niveau du ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle (Mestfp), Kakpo Mahougnon a officiellement pris fonction vendredi 15 avril dernier. Il a été installé par le directeur de cabinet et le secrétaire général du ministère, mais en l’absence de la directrice sortante, Catherine Bio Sarrè Mègninou admise à la retraite depuis plusieurs mois.

La page Catherine Bio Sarrè Mègninou est définitivement tournée à la tête de la direction des examens et concours du ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle (Mestfp). Kakpo Mahougnon est le nouveau maître des lieux. L’intrus qui connaît bien la maison pour y avoir passé par le passé cinq années d’exercice à la tête de ce service, fait son come-back depuis vendredi 15 avril dernier. Kakpo Mahougnon a pris fonction en l’absence de la directrice sortante qui serait malade et hospitalisée alors qu’elle était bien présente au service la veille où elle a tourné en dérision la délégation ministérielle venue lui notifier l’arrêté de son relèvement de poste. Cette absence de la Dec sortante a paru bien curieuse aux yeux de plusieurs personnes qui suspectent une manœuvre dilatoire de la retraitée pour ne pas passer service. C’est le jeu qu’a certainement compris la délégation ministérielle venue superviser la passation de charge en prenant ses responsabilités. Le directeur de cabinet, Soulé Alagbé et le secrétaire général du ministère, Sanni Sourakatou ont décidé en effet d’installer le nouveau Dec dans ses fonctions en présence de tous les chefs de services de la direction. La délégation ministérielle a présenté Kakpo Mahougnon comme étant le nouveau responsable de la Dec/Mestfp, et ce conformément aux dispositions de l’arrêté 175/Mesfpt/Sgm/Drh du 13 avril 2016. Lequel arrêté nomme Kakpo Mahougnon nouveau Dec par intérim en attendant sa confirmation par décret pris en conseil des ministres comme le réclame la directrice sortante pour s’opposer à la passation de service. Le nouveau Dec sera donc autorisé à prendre les rênes de cette direction et à exercer ses nouvelles fonctions dans toute leur plénitude, en attendant que soit organisée une passation de charge digne du nom dès que les conditions seront réunies, a précisé le directeur de cabinet Soulé Alagbé. La délégation ministérielle a invité Kakpo Mahougnon à se mettre rapidement au boulot pour combler les attentes et mériter la confiance placée en lui par l’autorité ministérielle en le faisant revenir dans cette direction. Elle se dit certaine que le nouveau Dec sera à la hauteur de sa mission étant donné que ce service ne lui est plus étranger. Les chefs de service et les agents de la Dec ont été invités à ne pas marchander leur collaboration à Kakpo Mahougnon pour l’atteinte des objectifs.

Trouver un bureau au nouveau Dec…

Le secrétaire général du ministère mettra l’accent sur les défis immédiats qui attendent le nouveau Dec. Lesquels défis concernent surtout l’organisation avec succès des prochains examens scolaires, techniques et professionnels relevant des compétences de la Dec/Mestfp. Le tout premier examen commence d’ailleurs ce lundi 18 avril avec le Certificat de qualification au métier (Cqm). Il a invité le nouveau Dec à se mettre rapidement au travail pour relever le challenge de l’organisation de ce certificat avec l’aide des agents de la direction. Mais la délégation ministérielle dit ne pas douter un seul instant de la capacité de Kakpo Mahougnon à conduire à bon port cette direction au regard de ses nombreuses expériences accumulées par le passé dans ce même service. Il n’aura pas trop de difficulté à relever avec brio les défis attendus de lui par l’autorité ministérielle, certifie Sanni Sourakatou. Les chefs de service ont été instruits de trouver un bureau pour le nouveau Dec afin qu’il démarre sa mission en attendant qu’il ait accès au bureau de la directrice sortante.
Très émotionné par les défis qui l’attendent, le Dec intérimaire entrant promet de ne pas décevoir les attentes. Il s’engage d’être à la hauteur de la mission pour faire évoluer la direction des examens et concours. Kakpo Mahougnon dit vouloir compter sur la franche, honnête et sincère collaboration des chefs de services actuels à la Dec qui sont, selon lui, les métronomes de la réussite des examens et concours. « Organiser les examens pour une nation c’est comme organiser des élections pour une nation », explique le nouveau Dec pour montrer l’importance des examens et concours pour le Bénin?

Actualités 18 avr. 2016


Rencontre au ministère des Sports: L'encadrement technique des Ecureuils reçu par Oswald Homéky

La qualification des Ecureuils du Bénin pour la phase finale de la Can Gabon 2017 dont les éliminatoires se jouent présentement, préoccupe le nouveau ministre en charge des Sports, Oswald Homéky. C’est pour discuter de cette question qu’il a reçu, vendredi 15 avril dernier à son cabinet à Cotonou, les membres de leur staff technique.

Encore deux journées, et les différentes sélections nationales en course pour la qualification à la phase finale de la Can Gabon 2017, seront fixées sur leur sort. Logés dans le groupe C des éliminatoires de cette compétition aux côtés des Aigles du Mali, du Nzaland Nacional de la Guinée Equatoriale et des Bright Stars du Soudan du Sud, les Ecureuils du Bénin gardent encore intactes leurs chances de se qualifier. Deuxième avec 8 points, il lui suffira de savoir mieux gérer des deux dernières sorties face aux Equato-Guinéens d’abord à Cotonou, puis en déplacement à Bamako, devant les Maliens qui sont actuellement en tête. Au pire des cas au cours du match de Bamako déjà considéré comme la grande finale du groupe C, le Bénin devrait pouvoir prendre l’une deux places de meilleurs deuxièmes. Seulement, il y a des questions qu’il va falloir résoudre rapidement, tout comme quelques autres détails sur lesquels, il faudra très tôt se pencher.
C’est ce qui justifie la rencontre que le nouveau ministre des Sports, Oswald Homéky a eue vendredi 15 avril dernier avec les membres du staff technique des Ecureuils. La délégation avait à sa tête le président du Comité de normalisation du football béninois, Me Rafiou Paraïso.
Entre autres sujets évoqués, et comme on peut le deviner, il y avait la qualification à la phase finale de la Can Gabon 2017.
Les difficultés auxquelles leur encadrement technique est confronté, ont également été abordées au cours des échanges. Entre autres décisions prises, il y a le règlement immédiat des arriérés de salaire du sélectionneur Omar Tchomogo. Par ailleurs, les dispositions pratiques à prendre dans le cadre de la prochaine sortie de la sélection ont aussi été envisagées

Sports 18 avr. 2016


Trois questions à Carmen Toudonou au sujet de l’initiative Miss Littérature : « Ce sera la plus prestigieuse soirée littéraire jamais organisée au Bénin »

La beauté n’est rien sans la flamme de l’intelligence… Et l’intelligence ne s’épanouit que dans l’univers des beaux livres. C’est fort de cela que l’auteure Carmen Toudonou a initié le « grand concours national de compte rendu de lecture: Miss Littérature ». L’excellence au féminin comme elle se plait à le dire sera une réalité sous peu et se propose d’être l’un des évènements majeurs du genre littéraire au Bénin. De quoi cela retourne ? Comment y participer ? Carmen Toudonou apporte des clarifications en trois réponses.

La Nation : En quoi consiste le concours Miss Littérature?

Carmen Toudonou : Le concours Miss Littérature est une compétition de compte rendu littéraire. Il s'adresse aux jeunes filles âgées de 16 à 22 ans. Les inscriptions sont ouvertes depuis une dizaine de jours et s'achèvent le 20 avril prochain. Dans une semaine. Dans la première quinzaine de mai, nous procéderons à la présélection à Cotonou. À cette occasion, un ouvrage sera imposé aux candidates, ouvrage qu'elles auront le temps de lire pendant deux semaines, et à propos duquel elles répondront aux questions du concours. Les dix meilleures à l'issue de cette présélection seront qualifiées pour la soirée finale, le 02 juillet prochain, toujours à Cotonou. Ce sera la plus prestigieuse soirée littéraire jamais organisée au Bénin, avec de nombreux artistes invités, et les prestations des finalistes en culture générale, culture littéraire et compte rendu de lecture.

Comment s'inscrire ?

Pour s'inscrire, il suffit de se rendre sur la page Facebook "Miss Littérature Bénin" et de suivre les instructions. Nous encourageons toutes les jeunes filles intéressées par la littérature à prendre part à cette compétition. Les finalistes auront à rencontrer des auteurs béninois. Elles repartiront avec des lots très intéressants : ordinateurs, iPads, lots de dictionnaires et de livres. Notre objectif est de prouver que la beauté ne vaut pas grand chose sans la flamme de l'intelligence et que, a contrario, l'on n'est pas tenu d'être ringard quand on aime lire.

Qui sont les organisateurs de Miss Littérature ?

Je préside le comité d'organisation, qui est composé d'autres écrivains, dont Habib Dakpogan. Nous souhaitons l'accompagnement de toute personne intéressée par la promotion de la littérature auprès des jeunes. Parce que nous estimons qu'il ne suffit pas d'affirmer que les jeunes ne lisent plus, que le niveau des jeunes est en baisse constante. Il faut surtout agir. Susciter la saine émulation. Nous comptons y parvenir avec l'aide de tous¦

Culture 15 avr. 2016


Ministère en charge de l’Enseignement secondaire: Passation de charge manquée à la DEC à Porto-Novo

La directrice des Examens et Concours (Dec) du ministère en charge de l’Enseignement secondaire, Catherine Sarrè Mègninou a tourné en dérision jeudi 14 avril, une délégation de son ministère de tutelle qui la sommait de passer service à son successeur, Kakpo Mahougnon bien connu dans ce service.

La directrice des Examens et Concours (Dec) du ministère en charge de l’Enseignement secondaire, Catherine Sarrè Mègninou est relevée depuis jeudi 14 avril, de ses fonctions. Elle a été sommée de passer service dans la même journée à Kakpo Mahougnon, qui n’est rien d’autre que celui des mains de qui elle a elle-même pris le témoin en avril 2012. Mais cette passation de charge n’a pas eu lieu. Et pour cause, la Dec sortante a trouvé la procédure très biaisée. Catherine Sarrè Mègninou ne conçoit pas qu’on lui annonce par téléphone son limogeage sans aucun acte matériel lui notifiant cela. Mieux étant donné qu’elle a été nommée par décret, elle aurait souhaité que l’autorité ministérielle suive le parallélisme de forme. Elle sera défendue par le porte-parole des agents de la Dec, Roger Adoté Mensah. A travers une déclaration lue par ce dernier dans les locaux de la Dec, les manifestants trouvent suspect ce limogeage précipité au moment où la Dec est en pleins travaux de tirages des épreuves du Certificat d’aptitude professionnelle (Cap) Aide comptable et Employé de bureau, du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) et autres. Aussi, les agents acquis à la cause de la Dec sortante dénoncent-ils par ailleurs le retour de Kakpo Mahougnon qui a été contraint à partir le 10 avril 2012 après avoir passé cinq ans à la tête de cette maison, suite à un mouvement de soulèvement du personnel. Lequel personnel a des griefs contre sa méthode de gestion des ressources humaines, rappelle Roger Adoté Mensah.

Récriminations

Toutes les récriminations du porte-parole des agents de la DEC semblent ne pas ébranler l’autorité ministérielle. Puisque quelques minutes après la déclaration, une forte délégation du ministère en charge de l‘Enseignement secondaire descend sur la Dec. La délégation est conduite par le directeur de cabinet du ministre, Soulé Alagbé, accompagné entre autres du secrétaire général du ministre, Sourakatou Sanni et du syndicaliste du ministère Aubin Adoukonou. La délégation était porteuse de l’arrêté portant relèvement de Catherine Sarrè Mègninou. Mais elle n’a pu la notifier à la directrice sortante. Celle-ci a d‘abord fait poiroter la délégation de 16 h jusqu‘à 19h. Elle s’est enfermée au bureau. La délégation a tenté de la joindre par téléphone en vain. Pis, aucun des agents n’était prêt à renseigner Soulé Alagbé et sa suite pour qu’ils la rencontrent et lui transmettent le message. Criblés de questions, les agents du secrétariat particulier de la Dec ont fini par lâcher que leur patronne serait prise par les travaux de tirage d’épreuves. Lesquels travaux sont très délicats et qui nécessitent une forte concentration de la directrice. Ce qui a fini par tempérer tant soit peu la délégation du ministère qui menaçait même déjà de faire recours au service d’huissier de justice pour défoncer les portes et installer de force le nouveau Dec. Soulé Alagbé et sa suite décident quand même de faire pied de grue dans la cour de la Dec même s’il faut dormir sur les lieux, jusqu’à ce qu’elle achève ses travaux. La délégation en était là quand à 19h, Catherine Sarrè Mègninou descend de son bureau sis à l’étage. Elle cherchait à aller chez elle faisant semblant de ne pas voir la délégation du ministère qui l’attendait en bas. Mais elle se ravisera décidant d’aller lui présenter ses civilités. C’est ainsi que Soulé Alagbé et sa suite lui signifieront la raison de leur visite. Mais entre-temps, le chef de la délégation fera comprendre à la Dec sortante que ce n’est pas une affaire de debout. Il faut qu’elle les fasse entrer dans son bureau. Ce qu’elle refusa catégoriquement. Néanmoins elle fait monter à l’étage la délégation qu’elle reçoit dans sa salle d’attente.

45 mn d'échange

Les discussions ont été faites à huis clos. Mais quelques bribes des échanges se laissaient échapper de temps en temps. On entend la voix de la Dec sortante qui s’oppose à la réception de l’arrêté de son limogeage sous prétexte que la procédure est biaisée. Pour elle, on ne peut pas chercher à lui notifier l’arrêté de relèvement et la sommer de passer service séance tenante. Il lui faudra quelques jours pour organiser la passation de charge surtout qu’elle est à une période de préparatifs des travaux d’examen scolaire du niveau de l’Enseignement secondaire. Après plus de 45 mn d’échanges, les deux parties n’ont pas trouvé un terrain d’entente. Catherine Sarrè Mègninou est restée campée sur sa position et refuse de prendre l’arrêté des mains du directeur de cabinet de son ministre. Face à la situation, la délégation décide de rebrousser chemin pour rendre compte à l’autorité ministérielle à Cotonou.
Aux dernières nouvelles, on apprend de sources proches du ministère, que cette passation de charge aura lieu de gré ou de force ce vendredi matin ¦

Actualités 15 avr. 2016


Suspension de la procédure de recrutement de certains agents de l’Etat: «Les concours sont propres», réitère l’ancien ministre Aboubacar Yaya

L’ancien ministre de la Fonction publique s’insurge contre les allégations de fraudes évoquées à propos des derniers concours de recrutement au profit de la Douane, des Impôts, du Trésor, de la Justice, de l’Enseignement, etc. Lesdits concours de recrutement sont «propres», a réaffirmé jeudi 14 avril Aboubacar Yaya sur une radio à Parakou, au lendemain de la suspension par le gouvernement de la procédure d’engagement dans la Fonction publique entamée depuis le 1er janvier 2015.

«Je défie tout Béninois de venir devant moi et de dire qu’il a remis de l’argent à moi, Aboubacar Yaya, pour réussir. Je suis musulman. Je suis serein. C’est de l’intoxication, de la méchanceté pure et simple », répond-t-il à ceux qui l’accusent d’avoir été approché par des lauréats ou leurs proches. Aussi, ne doit-on pas confondre suspension et annulation, insiste l’ancien ministre. Juriste de son état, il affirme que le gouvernement n’a pas les compétences d’annuler lesdits concours mais que cela relève plutôt des prérogatives de la chambre administrative de la Cour suprême. Et jusqu’à l’heure actuelle, croit savoir Aboubacar Yaya, aucune plainte n’a été déposée auprès de la haute juridiction. «Si jamais le gouvernement annulait ces concours, il sera poursuivi pour excès de pouvoir», avertit-il, avant de dévoiler que les lauréats des concours ont déjà pris un avocat à ce sujet. A l’en croire, ces derniers sont déjà des agents permanents de l’Etat. Les révoquer constituerait un licenciement abusif, estime l’ancien ministre. Pour lui, le nouveau gouvernement ne doit pas se laisser «berner». «On ne dirige pas sur la base des rumeurs, sur la base de ce qui se fait dans la rue», indique Aboubacar Yaya. Curieusement, il remercie les lauréats qui étaient dans la rue et qui ont organisé jeudi 14 avril un sit-in devant la Présidence. «Ils sont en train de revendiquer leur droit», souligne-t-il.

Actualités 15 avr. 2016


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