La Nation Bénin...
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La gamme des produits de la Société béninoise de brasserie (Sobébra) s’est élargie, le week-end dernier. Le nouveau produit a pour nom Schweppes Agrumes ! Une boisson gazeuse avec un goût unique depuis 1783, désormais brassée au Bénin. A peine lancé, le nouveau produit est déjà adopté par de nombreux consommateurs qui en raffolent.
Légère, fraiche, enivrante et surtout très délicieuse. Schweppes Agrumes, la nouvelle boisson produite par la Société béninoise de brasseries (Sobébra), est un produit de vieille tradition. Un délice produit pour la première fois en 1783, que la géante des brasseries du Bénin introduit dans le quotidien des Béninois pour leur plus grand plaisir. Etancher sa soif ces jours-ci devient un réel plaisir avec Schweppes Agrumes dont la signature intitulée « Forte personnalité exigée » est tout aussi impressionnante. Samedi 24 août dernier, sur l’esplanade extérieure du stade de l’Amitié de Kouhounou, une bonne partie de l’espace était aux couleurs du nouveau produit. Du personnel de la Sobébra aux hôtesses en passant par les vendeuses… ont arboré le jaune-or de Schweppes Agrumes pour offrir un attrait particulier, un décor de rêve.
Selon Evariste Tchoukpa, coordonnateur Animations, Sponsorings et Evènement à la Sobébra, l’avènement de ce nouveau produit se justifie par la volonté de la société, toujours soucieuse des besoins de ses consommateurs, de mettre à leur disposition des produits uniques répondant à leurs attentes. Le nouveau-né de la Sobébra a un goût unique. Sur les lieux de travail, de restauration, à l’occasion des fêtes et toutes autres célébrations, Schweppes Agrumes est la meilleure recommandation du moment, assure-t-il. Il faut donc se l’approprier, propose
Evariste Tchoukpa à toute la population béninoise. Schweppes Agrumes est disponible en verre consigné de 30 Cl et en pet de 50 Cl. Elle est fabriquée à base de jus d’agrumes notamment de concentré d’orange, de mandarine, de pamplemousse, de citron et de citron vert. Elle a un goût qui prône l’authenticité et l’excellence.
A peine arrivée, déjà adoptée…
La Société béninoise de brasseries (Sobébra) peut se réjouir d’avoir fait œuvre utile, à savoir de mettre à la disposition du public, un produit qu’il semblait attendre. Le goût unique et les ingrédients de Schweppes Agrumes font d’elle une boisson déjà adoptée. Samedi 24 août, sur l’esplanade extérieure du stade de l’Amitié, au lancement, le public, est venu massivement apprécier ce nouveau produit. Les conducteurs de taxi-motos, souvent épuisés et affaiblis par de longues heures de conduite sous le soleil ont témoigné de son goût unique et rafraîchissant. « Cette boisson a étanché ma soif et m’a rafraichi d’une manière que je ne saurais vraiment vous décrire », confie, souriant, Adrien Assogba, vidant son pet de 50 Cl de Schweppes Agrumes. Il n’est pas le seul à en témoigner. Après plusieurs minutes de prestation sur scène, l’artiste Lèma a eu, elle aussi, le plaisir d’étancher sa soif avec la nouvelle boisson qu’elle crédite d’énergie et de fraicheur.
Comme eux, de nombreux autres consommateurs à peine le nouveau produit goûté, jurent qu’il fera désormais partie de leur quotidien. D’un lieu à un autre, la saveur de Schweppes Agrumes ne varie pas. Dimanche 25 août sur la plage de Togbin, le moment était à nouveau à la fête autour de la nouvelle boisson.
Un goût unique !
Vous êtes confiant et progressiste… vous avez une forte personnalité, le sens de l’humour… Vous êtes social, ouvert d’esprit… Vous tenez désormais votre boisson. Schweppes Agrumes n’est pas qu’une simple boisson. Elle est bien plus que ça et reflète la personnalité de ses consommateurs. Etonnant ? Peut-être ! Mais c’est pourtant vrai. Schweppes Agrumes est un condensé d’ingrédients, mais aussi de valeurs. C’est pourquoi elle dévoile la personnalité de ses consommateurs.

Grands moments de retrouvailles et d’émotions, vendredi 23 août dernier, sur la plage de la place du Non-retour à Ouidah. Des descendants de personnes déportées lors de la traite négrière, venus de plus d’une vingtaine de pays, ont saisi l’occasion de la célébration de la Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition (Jistna) pour se recueillir devant la mémoire de leurs ancêtres et se connecter à nouveau à leurs frères africains.
Drapeau martiniquais fièrement tenu, Garcin Malsa, maire honoraire de Sainte Anne en Martinique et président du Mouvement international pour les réparations (Mir) fait des allers-retours sur la plage de la place du Non-retour. Malgré son âge avancé, ce descendant d’esclave scrute le point de départ de ses ancêtres vers les terres connues. Comme lui, bien d’autres personnes sur la plage font le même exercice, mais pas pour longtemps. Certains s’effondrent. D’autres sont inconsolables. Des sanglots fusent de toutes parts. Grand moment d’émotion sur cette plage, point de départ des bateaux négriers qui embarquaient, une fois les esclaves acheminés, vers l’autre bout du monde.
Ce vendredi, à l’occasion de la célébration du 23 août, Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition (Jistna), le Bénin a décidé de faire un pas de géant pour la réconciliation avec « les frères de l’autre bout » du monde. « Gloire à nos ancêtres africains, rendus esclaves dans les Amériques pendant quatre siècles », lance, poing fièrement levé, Garcin Malsa. Fier, il l’est tout autant que des Africains réduits en esclavage (Afres) « qui ont su dire aux peuples du monde qu’ils sont des êtres vivants comme tout autre et ont su braver tous ceux qui étaient des obstacles à leur liberté ». Ceux qu’on vendait aux enchères ont montré au monde que l’humanisme est fondamentalement africain, poursuit le maire honoraire de Sainte Anne en Martinique, venu comme bien d’autres sur les traces de son ascendance. « Nous sommes venus ici sur le chemin de la réparation, nous avons retrouvé la reconnexion avec nos frères et nos sœurs qui avaient été déconnectés de nous par le viol et le vol. Nous vivons avec vous un moment extraordinaire », s’extasie le vieil homme soutenu par une salve d’applaudissements sur cette plage bien ensoleillée.
Rendre hommage ! C’est bien le mot principal du message délivré à l’occasion par le président du comité de commémoration du 23 août, Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition (Jistna), Christophe Chodaton. « Nous sommes ici pour rendre hommage ensemble à nos aïeuls capturés, déportés et mis en esclavage », explique-t-il. « Ils étaient douze millions et nous devons nous souvenir ensemble de leurs luttes quotidiennes et de la grande révolte du 23 août 1791 qui aboutira à l’abolition de la traite négrière et de l’esclavage », implore-t-il ensuite. Pour lui, le Bénin a un devoir de mémoire vis-à-vis des descendants de personnes déportées et il est aussi important de sensibiliser les Béninois sur l’ampleur de cette tragédie. « Nous essayons de faire institutionnaliser cette Journée. Nous ne vous oublierons jamais. Nous perpétuerons en votre nom les enseignements de cette tragédie et les valeurs qu’elle porte », conclut-il, un peu comme pour rassurer, au-delà des mers et de la terre, l’âme de ces millions de personnes contraintes à l’esclavage à une certaine époque.
Envisager ensemble l’avenir
L’un des messages forts de cette célébration, qui sonnait à la fois comme un témoignage et un appel a été celui de Fréderic Régent, président du comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage en France. Si son émotion est encore plus grande sur cette place et sur cette plage, c’est surtout parce que sur l’acte de décès de son arrière grand-mère, il est clairement inscrit « descendante de parents africains inconnus ». Il faut donc, selon lui, une « exigence d’émancipation collective » pour honorer « ces personnes embarquées avec la brutalité la plus extrême » sur les bateaux négriers. Fréderic Régent insiste pour dire que les routes de l’esclavage furent nombreuses et conduisirent ces esclaves, victimes des traitements les plus inhumains vers diverses destinations pour produire du tabac, du café, du cacao destinés à la consommation pour assouvir les désirs de puissance de leurs maîtres et la recherche de profit des élites et le désir des monarques.
« Je suis content que nous soyons ensemble aujourd’hui, venus d’Afrique, d’Amérique, d’Asie, d’Europe, des deux rives de l’Atlantique pour nous souvenir ensemble et envisager ensemble l’avenir qui doit passer par la connaissance du passé, l’enseignement, la recherche, la préservation du patrimoine lié à cette histoire dramatique et la création de lieux de mémoire et d’échanges », laisse-t-il entendre dans son témoignage. Le plus important pour lui, c’est de faire en sorte que le projet d’établir un mémorial avec le nom de ceux qui ont été déportés puisse voir le jour. « Nous défendrons nos mémoires, nos patrimoines, issus de cet héritage douloureux. Nous ne nous rendrons pas complices actifs ou passifs », s’est engagé pour finir Fréderic Régent.
Jimmy Gardner, maire de Prichard en Alabama, tient un discours similaire. S’il se réjouit « d’être chez lui avec sa famille », il insiste aussi pour dire que « nous ne devons pas oublier d’où nous devons et savoir ce qu’il faut apporter aux générations futures ». Pour lui, le plus grand défi est celui des 400 prochaines années où il faudra mener des luttes importantes, car « ces journées de mémoire ne doivent jamais être effacées de l’histoire ». Des messages, il y en a eu également de la part du maire de la ville de Ouidah, Célestine Adjanohoun, et du représentant de l’Unesco, Ydo Yao. Au nom du gouvernement béninois, le directeur de cabinet du ministre en charge du Tourisme, Ernest Sossou, rappelle « un devoir de mémoire nécessaire » et un hommage à tous ceux qui ont contribué à l’abolition de l’esclavage, contribuant ainsi à une féconde réflexion pour en cerner les conséquences.

L’ambassadeur de la République populaire de Chine près le Bénin, Peng Jingtao, a procédé, jeudi 22 août dernier, à Cotonou, à la remise officielle des lettres d’admission aux 63 nouveaux boursiers béninois autorisés à poursuivre leurs études dans les universités chinoises au titre de l'année académique 2019-2020. A cette occasion, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marie Odile Attanasso, a exprimé sa reconnaissance au gouvernement chinois qui accompagne la formation des cadres béninois depuis plusieurs décennies.
Les 63 étudiants béninois ayant obtenu la bourse du gouvernement chinois au titre de l’année académique 2019-2020 ont reçu leurs lettres d’admission dans les universités chinoises, jeudi 22 août dernier, dans les locaux de l’ambassade de Chine à Cotonou. L’ambassadeur de la République populaire de Chine près le Bénin, Peng Jingtao, a félicité ces jeunes béninois admis à poursuivre les études supérieures dans divers domaines : la physique, l'électronique, la chimie, la communication, le transport, la médecine, les télécommunications, la réalisation, le droit et les relations internationales et autres. Selon lui, ils sont 15 étudiants en licence, 15 en master, 15 pour le doctorat et 14 stagiaires. Pour l’ambassadeur, le Bénin a besoin de talents dans tous les domaines pour réaliser le rêve du « Bénin Révélé ». C’est la raison qui motive l’octroi régulier de bourses aux jeunes Béninois depuis le rétablissement des relations diplomatiques sino-béninoises en 1972. Il a réitéré l’engagement du gouvernement chinois à continuer à accompagner le Bénin à travers plusieurs projets de coopération. Il a rappelé les prouesses de l’entreprise Huawei qui, à travers son initiative « Graine du futur », permet aux meilleurs étudiants béninois dans le secteur des télécommunications de faire un voyage d’immersion dans les entreprises chinoises. A l’en croire, les meilleurs étudiants de l’Institut Confucius de l’Université d’Abomey-Calavi sont recrutés par des entreprises chinoises comme interprètes. Pour lui, les études à l’étranger ouvrent aux jeunes étudiants béninois des portes nouvelles pour leur avenir. « Ce sont des opportunités pour votre avenir et pour votre pays qui vous attend », a-t-il conclu après avoir donné de sages conseils aux bénéficiaires.
La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marie Odile Attanasso, a également félicité les bénéficiaires avant d’exprimer sa reconnaissance au gouvernement chinois. Selon elle, le gouvernement chinois accompagne le développement du Bénin en offrant de façon régulière des bourses aux étudiants béninois depuis plusieurs décennies dans des filières importantes pour le développement. Elle invite les boursiers à représenter dignement le Bénin et à revenir participer à la construction de leur nation. «Nous comptons sur votre succès et sur votre retour pour contribuer au développement du Bénin », déclare-t-elle.
Porte-paroles des boursiers, Rolande Glèlè et Oneil Couao- Zotti, bénéficiaires respectivement d’une bourse de master en Développement rural et en Diplomatie et Relations internationales, ont remercié en français et en chinois, le gouvernement de la République populaire de Chine pour son appui constant à la formation de cadres susceptibles de contribuer au développement du Bénin .

Lansoudé Dahouè, le mis en cause du cinquième dossier au rôle de la session criminelle en cours au tribunal d’Aplahoué, dans le Couffo, était à la barre le vendredi 23 août dernier, pour répondre des faits de viol, menaces verbales de mort sous conditions et pratique de charlatanisme. Déclaré coupable, il a écopé de 7 ans de réclusion.
7 ans de réclusion criminelle à l’encontre de Lansoudé Dahouè. Cette décision fondée sur plusieurs dispositions du code de procédure pénale et l’article 3 de la loi numéro 2011-26 portant prévention et répression des violences faites aux femmes, renvoie ce cultivateur de profession, en prison, pour les quatorze prochains mois. Il était en détention préventive depuis le 28 novembre 2013 avant d’écoper de 7 années de réclusion. Au titre des dommages et intérêts, il a été condamné à payer un montant total de 1,5 million de francs Cfa à ses deux victimes V. E et E. S. En proie à la drépanocytose, V. E à qui revient la grosse part de la cagnotte soit un million de francs Cfa, étant déjà passée de vie à trépas, le tribunal a donné acte à sa mère pour représenter les ayants-droit.
Démontrant que les faits de ce cinquième dossier sont bel et bien constitutifs d’infractions graves, le ministère public représenté par Djimila Kalifa a requis contre l’accusé, 8 ans d’emprisonnement ferme. Pour lui, les populations attendent du tribunal une censure pédagogique sévère des déviances en cause, de sorte à avoir moins de dossiers de viol à la prochaine session criminelle. 7 dossiers sur les 13 enrôlés dans le cadre de la présente session sont des affaires de viol. En plus de la réclusion, Me Caster Azia de la partie civile a réclamé le paiement de sept millions de francs Cfa pour tous les préjudices confondus y compris les menaces de mort sous conditions et la pratique de charlatanisme dont des scarifications encore présentes sur le corps de l’écolière E. S, selon ses propres déclarations à la barre.
L’avocat de l’accusé s’appuyant sur le certificat médical de la victime de viol et le rapport médico-psychologique de son client, conteste la constitution des faits de viol sur V. E et soutient l’irresponsabilité pénale de Lansoudé Dahouè, au regard de l’article 64 du code de procédure pénale. Par les mêmes moyens, il plaide l’acquittement de son client, décision devant lui permettre d’aller se faire soigner en famille. Sur la constitution de la partie civile, l’avocat de la défense, Bonaventure Essou, implorant la clémence du tribunal, poursuit que son client est un indigent, incapable de payer ce qui lui est demandé.
Né vers1986 à Aplahoué, Lansoudé Dahouè, célibataire sans enfant, traine diverses infirmités. Handicapé moteur et malentendant, il est également incapable d’articuler distinctement les mots. En somme, il présente « un état physique détérioré et un état psychologique altéré », selon les experts commis à l’examen médico-psychologique qui, décelant des anomalies mentales pouvant avoir des incidences sur son comportement, ont prescrit « la nécessité de son hospitalisation dans un centre adéquat pour une meilleure prise en charge». Le bulletin numéro 1 de l’accusé ne fait mention d’aucune condamnation antérieure.
Viol suivi de menaces de mort
Dame Léontine, ménagère demeurant à Kogbétohoué, arrondissement de Hondji (commune de Klouékanmè) avait conduit sa fille, V. E, âgée de 10 ans environ, en raison des ennuis de santé, chez un féticheur de la localité où elle a été gardée pour des soins. La fillette recevait les soins auprès de ce tradithérapeute quand, le jeudi 2 octobre 2013, aux environs de 20 heures, le nommé Lansoudé Dahouè a profité de l’absence de dame Léontine pour inviter sa fille à venir chercher de la viande pour le féticheur. Une fois à son domicile, le mis en cause a réussi à tirer la petite dans sa chambre où, après l’avoir déshabillée, a tenté d’abuser d’elle. Pour camoufler son forfait, Lansoudé Dahouè menace de mort la victime si elle tente de le dénoncer. Malheureusement pour lui, malgré ses menaces, la fillette informa sa maman de sa mésaventure, qui à son tour, alerta le chef du village. Suite à cette saisine, l’élu local, aidé de certains de ses collaborateurs, appréhende le mis en cause et le conduit à l’ex-brigade de Gendarmerie nationale, plusieurs jours après la commission du forfait.
Au cours de l’enquête préliminaire, la brigade a reçu la plainte d’une autre écolière du nom d’E. S âgée de huit ans environ, contre le même prévenu pour tentative de viol et pratique de charlatanisme sur sa personne. L’acte dont elle aurait été victime, depuis le 19 octobre 2013, et en raison des pratiques de charlatanisme matérialisées par les scarifications au bas ventre, à la hanche puis au front effectuées sur elle par ce dernier, elle n’a pas cru devoir le dénoncer à temps, de peur de mourir comme le lui a signifié le mis en cause.
Interpellé sur les faits qui lui sont reprochés, Lansoudé Dahouè les a formellement reconnus avant d’emprunter la voie de la dénégation.
Composition du tribunal
Président : Maximilien
Kpèhounou
Assesseurs : Antoine Houézé, Herbert Solevo, Jocelyn
Gbaguidi et Gédéon Adjiboyé
Greffier : Théotime Gnanha
Ministère public : Djimila Kalifa

Poursuivi pour avoir abusé d’une mineure d’à peine 10 ans, le jeune artisan Julien Edah a répondu de ses actes, mercredi 21 août dernier, devant le tribunal de première instance de deuxième classe d’Aplahoué, dans le Couffo, siégeant en matière criminelle. Déclaré coupable à l’issue des débats, il a écopé de six ans de réclusion criminelle.
Soudeur de profession, Julien Edah de nationalité béninoise était âgé de 18 ans au moment du viol dont il a été déclaré coupable le mercredi dernier. Il a été condamné à six ans de réclusion criminelle et à payer un million de francs Cfa de dommages et intérêts à
L. H., la victime, représentée à la barre, par Me Caster Azia. Le tribunal ayant suivi le réquisitoire du ministère public qui a démontré que les actes de pénétration vaginale commis sur l’écolière âgée de 9 ans et demi étaient non seulement constitutifs d’infraction mais que le viol constitue l’une des infractions les plus graves, même en l’absence de circonstances aggravantes. Se basant sur cette conviction, le ministère public a requis au principal une lourde sanction de réclusion criminelle à perpétuité et, au subsidiaire, une condamnation à 20 ans de réclusion criminelle assortie de 5 millions francs Cfa de dommages et intérêts.
Mais grâce à la clémence du tribunal présidé par le magistrat Virgile Kponmalégni, l’accusé Julien Edah, père de trois enfants, n’a écopé que de six ans de réclusion criminelle. Il est donc retourné en prison pour y passer quelque huit mois avant de recouvrer sa liberté. Il était en détention préventive depuis le 27 mars 2014 à la suite de la dénonciation du viol commis le 24 février de la même année. Pour en arriver à cette décision saluée par sa défense assurée par Me Guy Dossou, il a fallu plusieurs suspensions en vue de calmer la tension qui montait lors des débats. Puisque si l’accusé avait, en effet, reconnu les faits à l’enquête préliminaire et à l’instruction, il s’est engagé dès l’entame du procès dans la dénégation, avant de passer aux aveux, avec des remords et en implorant la clémence du tribunal.
Les faits
Confondu par les questions du président du tribunal puis le ministère public et la partie civile, l’artisan Julien Edah, né vers 1996 à Toviklin, est finalement parvenu à regretter les faits mis à sa charge en se fondant en larmes. Lesquels faits remontent au mercredi 19 février 2014 dans le village de Mouzounhoué à Aplahoué, dans le Couffo, où L. H. censée être en classe, avait sollicité vers 10h une permission pour rentrer chez ses parents en vue de prendre des soins sanitaires contre des maux de tête et la fièvre. Autorisée à rentrer, elle va retrouver la maison vide. Ni ses parents ni les cohabitants n’y étaient présents. Seule, elle décida de se reposer dans la chambre de sa maman. C’est alors que l’un des cohabitants, Julien Edah, surgit, prétextant venir prendre une douche. Il ferma le portail puis la porte de la chambre où se reposait la mineure et abusa d’elle, à deux reprises, en dépit de son état de santé dégradé qu’il n’a pas nié à la barre. Après avoir satisfait sa libido, il abandonna la fillette souffrante en lui laissant deux plaquettes de médicaments qui, selon ses propos, n’étaient rien d’autre que du paracétamol acheté dans la rue. Après, il a pris la route de Toviklin, sa commune natale, pour aller y séjourner pendant quelques jours sous prétexte d’assister aux funérailles d’une parente. Le certificat médical produit au sujet de L. H. révèle la présence de traces de violence récente et des signes de défloration anciennen
Composition du tribunal
Président : Virgile Kponmalégni
Assesseurs : Bienvenu
Sohou, Gédéon
Adjiboyé, Thierry Ahovè et Firmin Amoussou
Greffier : Théotime Gnanha
Ministère public : Fidèle
Iko Afe

La route Akassato-Bohicon continue de faire des victimes à cause de son état inachevé. Chaque jour avec son lot d’accidents, les uns aussi graves que les autres !
Le tronçon Adjagbo-Sékou tue ! Cette portion de la route inter-Etats n°2 enregistre au quotidien de nombreux cas d’accidents mortels à cause de son exiguïté et des terre-pleins centraux devenus de véritables pièges à homme.
Des familles endeuillées, des blessés graves et des dégâts matériels énormes... L’axe de la mort fait grincer les dents. Le dernier drame en date sur ce tronçon est la mort de deux écoliers fauchés à hauteur de Kpossouhoué suivie dans la même journée du décès d’un jeune policier et de son beau-frère qui se sont retrouvés sous un camion dans le tournant Glo-Doto-Zotogou. Leurs parents, inconsolables, ne sont pas encore prêts d’oublier ces drames sur cette route prévue pour être construite en double voie mais restée inachevée. La circulation y est ouverte dans un seul sens depuis cinq ans.
« Ce tronçon est un véritable mouroir », ironise Bonaventure Houéfa, conducteur de taxi-moto, rencontré ce mardi, dans les alentours du parc du marché Missèbo, dans l’arrondissement de Glo-Djigbé. Il montre les carcasses d’engins endommagés et des traces de sang sur la route, occasionnés par les accidents survenus deux jours plus tôt. « Alors qu’il circulait en direction d’Allada, un chauffeur poids lourd a perdu le contrôle avant de percuter le terre-plein central dans le virage à hauteur de l’Espace Cievra à Glo-Djigbé. Un cycliste qui venait en sens inverse n’a pas eu le temps de lui échapper. Il est mort sur-le-champ après de sérieux dégâts matériels », raconte-t-il avec douleur. A l’en croire, il n’y a pas de semaine où l’on n’enregistre d’accidents dans le tournant Glégbodji-Djissoukpa-Missèbo et carrefour Tori.
« Tous les jours, on enregistre des accidents mortels, surtout sur l’axe Akassato-Glo. C’est un drame ! », renchérit le chef d’arrondissement de Glo-Djigbé, Thomas Ouinsou. Selon lui, des dizaines de personnes se blessent, sont frappées d'incapacités ou meurent chaque semaine sur ce tronçon. Dans leurs rangs, on compte de nombreux enfants et aussi des personnes âgées. « On enregistre parfois jusqu’à 10 morts par semaine sur cet axe », précise-t-il. Les dégâts sont perceptibles sur cette route où les panneaux et autres installations sont détruits.
« Pas de semaine sans morts »
Vendeuse au marché Missèbo, dame Elisabeth Hounsa, témoin de plusieurs accidents sur cette voie, pense que c’est un véritable problème non seulement pour les usagers de la route mais aussi pour les vendeuses de ce marché. « Depuis que la voie a été ouverte, il n’y a pas de semaine où l’on n’enregistre de morts », témoigne-t-elle. A l’en croire, les conducteurs de camions et de bus perdent souvent le contrôle et viennent tuer des vendeurs ou des acheteurs au niveau du marché. Les cas d’accidents sont légion, surtout les jours de marché, poursuit-elle. Comme elle, Ernest Azontondji, mécanicien au bord de cette voie à la hauteur de Glégbodji, confirme la fréquence des accidents à cet endroit. « Au moins deux à trois accidents surviennent chaque semaine devant nous ici », confie-t-il.
Plus loin, sur le parc des taxi-motos situé à quelques encablures du marché de Sékou, Dominique Awadé, confirme la régularité des accidents sur ce tronçon à sens unique. Il pense que les dos d’âne mal érigés et l’absence de panneaux de signalisation sont à la base de cette situation. « A moto à une modeste vitesse, tu entends, des fois, les voitures freiner violemment derrière toi quand les chauffards se rendent compte qu’ils ne pourront pas te doubler, avant le terre-plein. A chaque fois, je prie que ceux qui me suivent aient de bons réflexes et un système de freinage en bon état », laisse-t-il entendre.
Comme lui, son confrère Alphonse Kladja pense qu’il faut achever les travaux pour arriver à une double voie comme prévue dès le lancement du chantier. C’est à cette seule condition qu’on pourra réduire les accidents mortels sur cette route, estime-t-il.
Pour la plupart des usagers, l’unicité de la voie ne donne pas la possibilité aux usagers venant de Sékou de se sauver par la droite vu la présence des terre-pleins centraux. « Vous percutez les bords des terre-pleins qui vous projettent sur la route et c’est la mort qui s’ensuit », explique Alphonse Kladja, conducteur de taxi-moto, témoin d’un accident dans lequel a trouvé la mort un couple à moto, trois jours plus tôt.
Les terre-pleins centraux en cause
Le chef d’arrondissement de Glo-Djigbé, Thomas Ouinsou, estime que ce sont les terre-pleins centraux érigés sans la construction de la seconde voie qui sont à la base des accidents sur la route nationale inter-Etats n°2 (Rnie 2), l’un des plus importants corridors du Bénin, permettant de desservir les pays de la sous-région ouest-africaine, notamment le Burkina Faso, le Niger et le Mali. « Censés séparer les deux voies de circulation en sens inverse pour servir de barrière de sécurité, les terre-pleins centraux érigés à partir d’Adjagbo sans la seconde voie sont dangereux », dénonce-t-il. Le conseiller communal plaide pour l’achèvement des travaux ou la destruction des terre-pleins centraux le long du tronçon. « Nous souhaitons qu’à défaut de la réalisation de la seconde voie qu’on enlève les terre-pleins pour permettre aux usagers de se sauver par la droite en cas de danger », plaide-t-il.
Préoccupées par les cas d’accidents sur ce tronçon, les autorités à divers niveaux se sont penchées sur la question lors d’un conseil des services déconcentrés de la commune d’Abomey-Calavi. « Au cours de cette réunion, nous avons évoqué la situation de cette voie mais nous n’avons pas encore trouvé de solution », poursuit-il. Le maire de la commune de Zê,
Joseph Dangbénon, se dit également touché par la fréquence des accidents mortels sur cette route qui traverse également sa commune. Cette situation constitue, selon lui, une préoccupation pour les autorités communales des communes d’Abomey-Calavi, Zê et Allada. Il s’en remet au gouvernement du président Patrice Talon qui a pris en compte la construction de cette route et l’aéroport de Glo-Djigbé dans son programme d’action.
Au poste de police de l’arrondissement de Sékou, l’officier de la Police républicaine, à défaut d’une autorisation de sa hiérarchie, a requis l’anonymat pour donner les raisons de la recrudescence des accidents de la circulation sur ce tronçon. Il évoque l’exiguïté de la route à cause des terre-pleins centraux, l’absence de bande orientée pour les piétons, l’ignorance des chauffeurs de camions et de bus et l’imprudence des usagers de la route en général. A l’en croire, malgré les interventions de la police sur ce tronçon pour lutter contre les excès de vitesse et réduire le nombre d’accidents, certains usagers se passent l’information pour se tirer d’affaire. Selon lui, la mise en place de mesures de sécurité lors de la conception des projets d’infrastructures routières peut permettre d’améliorer sensiblement la sécurité de tous les usagers. Il prône non seulement une prise de conscience des usagers de la route mais aussi l’achèvement des travaux le plus tôt possible.