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Lansoudé Dahouè, le mis en cause du cinquième dossier au rôle de la session criminelle en cours au tribunal d’Aplahoué, dans le Couffo, était à la barre le vendredi 23 août dernier, pour répondre des faits de viol, menaces verbales de mort sous conditions et pratique de charlatanisme. Déclaré coupable, il a écopé de 7 ans de réclusion.
7 ans de réclusion criminelle à l’encontre de Lansoudé Dahouè. Cette décision fondée sur plusieurs dispositions du code de procédure pénale et l’article 3 de la loi numéro 2011-26 portant prévention et répression des violences faites aux femmes, renvoie ce cultivateur de profession, en prison, pour les quatorze prochains mois. Il était en détention préventive depuis le 28 novembre 2013 avant d’écoper de 7 années de réclusion. Au titre des dommages et intérêts, il a été condamné à payer un montant total de 1,5 million de francs Cfa à ses deux victimes V. E et E. S. En proie à la drépanocytose, V. E à qui revient la grosse part de la cagnotte soit un million de francs Cfa, étant déjà passée de vie à trépas, le tribunal a donné acte à sa mère pour représenter les ayants-droit.
Démontrant que les faits de ce cinquième dossier sont bel et bien constitutifs d’infractions graves, le ministère public représenté par Djimila Kalifa a requis contre l’accusé, 8 ans d’emprisonnement ferme. Pour lui, les populations attendent du tribunal une censure pédagogique sévère des déviances en cause, de sorte à avoir moins de dossiers de viol à la prochaine session criminelle. 7 dossiers sur les 13 enrôlés dans le cadre de la présente session sont des affaires de viol. En plus de la réclusion, Me Caster Azia de la partie civile a réclamé le paiement de sept millions de francs Cfa pour tous les préjudices confondus y compris les menaces de mort sous conditions et la pratique de charlatanisme dont des scarifications encore présentes sur le corps de l’écolière E. S, selon ses propres déclarations à la barre.
L’avocat de l’accusé s’appuyant sur le certificat médical de la victime de viol et le rapport médico-psychologique de son client, conteste la constitution des faits de viol sur V. E et soutient l’irresponsabilité pénale de Lansoudé Dahouè, au regard de l’article 64 du code de procédure pénale. Par les mêmes moyens, il plaide l’acquittement de son client, décision devant lui permettre d’aller se faire soigner en famille. Sur la constitution de la partie civile, l’avocat de la défense, Bonaventure Essou, implorant la clémence du tribunal, poursuit que son client est un indigent, incapable de payer ce qui lui est demandé.
Né vers1986 à Aplahoué, Lansoudé Dahouè, célibataire sans enfant, traine diverses infirmités. Handicapé moteur et malentendant, il est également incapable d’articuler distinctement les mots. En somme, il présente « un état physique détérioré et un état psychologique altéré », selon les experts commis à l’examen médico-psychologique qui, décelant des anomalies mentales pouvant avoir des incidences sur son comportement, ont prescrit « la nécessité de son hospitalisation dans un centre adéquat pour une meilleure prise en charge». Le bulletin numéro 1 de l’accusé ne fait mention d’aucune condamnation antérieure.
Viol suivi de menaces de mort
Dame Léontine, ménagère demeurant à Kogbétohoué, arrondissement de Hondji (commune de Klouékanmè) avait conduit sa fille, V. E, âgée de 10 ans environ, en raison des ennuis de santé, chez un féticheur de la localité où elle a été gardée pour des soins. La fillette recevait les soins auprès de ce tradithérapeute quand, le jeudi 2 octobre 2013, aux environs de 20 heures, le nommé Lansoudé Dahouè a profité de l’absence de dame Léontine pour inviter sa fille à venir chercher de la viande pour le féticheur. Une fois à son domicile, le mis en cause a réussi à tirer la petite dans sa chambre où, après l’avoir déshabillée, a tenté d’abuser d’elle. Pour camoufler son forfait, Lansoudé Dahouè menace de mort la victime si elle tente de le dénoncer. Malheureusement pour lui, malgré ses menaces, la fillette informa sa maman de sa mésaventure, qui à son tour, alerta le chef du village. Suite à cette saisine, l’élu local, aidé de certains de ses collaborateurs, appréhende le mis en cause et le conduit à l’ex-brigade de Gendarmerie nationale, plusieurs jours après la commission du forfait.
Au cours de l’enquête préliminaire, la brigade a reçu la plainte d’une autre écolière du nom d’E. S âgée de huit ans environ, contre le même prévenu pour tentative de viol et pratique de charlatanisme sur sa personne. L’acte dont elle aurait été victime, depuis le 19 octobre 2013, et en raison des pratiques de charlatanisme matérialisées par les scarifications au bas ventre, à la hanche puis au front effectuées sur elle par ce dernier, elle n’a pas cru devoir le dénoncer à temps, de peur de mourir comme le lui a signifié le mis en cause.
Interpellé sur les faits qui lui sont reprochés, Lansoudé Dahouè les a formellement reconnus avant d’emprunter la voie de la dénégation.
Composition du tribunal
Président : Maximilien
Kpèhounou
Assesseurs : Antoine Houézé, Herbert Solevo, Jocelyn
Gbaguidi et Gédéon Adjiboyé
Greffier : Théotime Gnanha
Ministère public : Djimila Kalifa

Poursuivi pour avoir abusé d’une mineure d’à peine 10 ans, le jeune artisan Julien Edah a répondu de ses actes, mercredi 21 août dernier, devant le tribunal de première instance de deuxième classe d’Aplahoué, dans le Couffo, siégeant en matière criminelle. Déclaré coupable à l’issue des débats, il a écopé de six ans de réclusion criminelle.
Soudeur de profession, Julien Edah de nationalité béninoise était âgé de 18 ans au moment du viol dont il a été déclaré coupable le mercredi dernier. Il a été condamné à six ans de réclusion criminelle et à payer un million de francs Cfa de dommages et intérêts à
L. H., la victime, représentée à la barre, par Me Caster Azia. Le tribunal ayant suivi le réquisitoire du ministère public qui a démontré que les actes de pénétration vaginale commis sur l’écolière âgée de 9 ans et demi étaient non seulement constitutifs d’infraction mais que le viol constitue l’une des infractions les plus graves, même en l’absence de circonstances aggravantes. Se basant sur cette conviction, le ministère public a requis au principal une lourde sanction de réclusion criminelle à perpétuité et, au subsidiaire, une condamnation à 20 ans de réclusion criminelle assortie de 5 millions francs Cfa de dommages et intérêts.
Mais grâce à la clémence du tribunal présidé par le magistrat Virgile Kponmalégni, l’accusé Julien Edah, père de trois enfants, n’a écopé que de six ans de réclusion criminelle. Il est donc retourné en prison pour y passer quelque huit mois avant de recouvrer sa liberté. Il était en détention préventive depuis le 27 mars 2014 à la suite de la dénonciation du viol commis le 24 février de la même année. Pour en arriver à cette décision saluée par sa défense assurée par Me Guy Dossou, il a fallu plusieurs suspensions en vue de calmer la tension qui montait lors des débats. Puisque si l’accusé avait, en effet, reconnu les faits à l’enquête préliminaire et à l’instruction, il s’est engagé dès l’entame du procès dans la dénégation, avant de passer aux aveux, avec des remords et en implorant la clémence du tribunal.
Les faits
Confondu par les questions du président du tribunal puis le ministère public et la partie civile, l’artisan Julien Edah, né vers 1996 à Toviklin, est finalement parvenu à regretter les faits mis à sa charge en se fondant en larmes. Lesquels faits remontent au mercredi 19 février 2014 dans le village de Mouzounhoué à Aplahoué, dans le Couffo, où L. H. censée être en classe, avait sollicité vers 10h une permission pour rentrer chez ses parents en vue de prendre des soins sanitaires contre des maux de tête et la fièvre. Autorisée à rentrer, elle va retrouver la maison vide. Ni ses parents ni les cohabitants n’y étaient présents. Seule, elle décida de se reposer dans la chambre de sa maman. C’est alors que l’un des cohabitants, Julien Edah, surgit, prétextant venir prendre une douche. Il ferma le portail puis la porte de la chambre où se reposait la mineure et abusa d’elle, à deux reprises, en dépit de son état de santé dégradé qu’il n’a pas nié à la barre. Après avoir satisfait sa libido, il abandonna la fillette souffrante en lui laissant deux plaquettes de médicaments qui, selon ses propos, n’étaient rien d’autre que du paracétamol acheté dans la rue. Après, il a pris la route de Toviklin, sa commune natale, pour aller y séjourner pendant quelques jours sous prétexte d’assister aux funérailles d’une parente. Le certificat médical produit au sujet de L. H. révèle la présence de traces de violence récente et des signes de défloration anciennen
Composition du tribunal
Président : Virgile Kponmalégni
Assesseurs : Bienvenu
Sohou, Gédéon
Adjiboyé, Thierry Ahovè et Firmin Amoussou
Greffier : Théotime Gnanha
Ministère public : Fidèle
Iko Afe

La route Akassato-Bohicon continue de faire des victimes à cause de son état inachevé. Chaque jour avec son lot d’accidents, les uns aussi graves que les autres !
Le tronçon Adjagbo-Sékou tue ! Cette portion de la route inter-Etats n°2 enregistre au quotidien de nombreux cas d’accidents mortels à cause de son exiguïté et des terre-pleins centraux devenus de véritables pièges à homme.
Des familles endeuillées, des blessés graves et des dégâts matériels énormes... L’axe de la mort fait grincer les dents. Le dernier drame en date sur ce tronçon est la mort de deux écoliers fauchés à hauteur de Kpossouhoué suivie dans la même journée du décès d’un jeune policier et de son beau-frère qui se sont retrouvés sous un camion dans le tournant Glo-Doto-Zotogou. Leurs parents, inconsolables, ne sont pas encore prêts d’oublier ces drames sur cette route prévue pour être construite en double voie mais restée inachevée. La circulation y est ouverte dans un seul sens depuis cinq ans.
« Ce tronçon est un véritable mouroir », ironise Bonaventure Houéfa, conducteur de taxi-moto, rencontré ce mardi, dans les alentours du parc du marché Missèbo, dans l’arrondissement de Glo-Djigbé. Il montre les carcasses d’engins endommagés et des traces de sang sur la route, occasionnés par les accidents survenus deux jours plus tôt. « Alors qu’il circulait en direction d’Allada, un chauffeur poids lourd a perdu le contrôle avant de percuter le terre-plein central dans le virage à hauteur de l’Espace Cievra à Glo-Djigbé. Un cycliste qui venait en sens inverse n’a pas eu le temps de lui échapper. Il est mort sur-le-champ après de sérieux dégâts matériels », raconte-t-il avec douleur. A l’en croire, il n’y a pas de semaine où l’on n’enregistre d’accidents dans le tournant Glégbodji-Djissoukpa-Missèbo et carrefour Tori.
« Tous les jours, on enregistre des accidents mortels, surtout sur l’axe Akassato-Glo. C’est un drame ! », renchérit le chef d’arrondissement de Glo-Djigbé, Thomas Ouinsou. Selon lui, des dizaines de personnes se blessent, sont frappées d'incapacités ou meurent chaque semaine sur ce tronçon. Dans leurs rangs, on compte de nombreux enfants et aussi des personnes âgées. « On enregistre parfois jusqu’à 10 morts par semaine sur cet axe », précise-t-il. Les dégâts sont perceptibles sur cette route où les panneaux et autres installations sont détruits.
« Pas de semaine sans morts »
Vendeuse au marché Missèbo, dame Elisabeth Hounsa, témoin de plusieurs accidents sur cette voie, pense que c’est un véritable problème non seulement pour les usagers de la route mais aussi pour les vendeuses de ce marché. « Depuis que la voie a été ouverte, il n’y a pas de semaine où l’on n’enregistre de morts », témoigne-t-elle. A l’en croire, les conducteurs de camions et de bus perdent souvent le contrôle et viennent tuer des vendeurs ou des acheteurs au niveau du marché. Les cas d’accidents sont légion, surtout les jours de marché, poursuit-elle. Comme elle, Ernest Azontondji, mécanicien au bord de cette voie à la hauteur de Glégbodji, confirme la fréquence des accidents à cet endroit. « Au moins deux à trois accidents surviennent chaque semaine devant nous ici », confie-t-il.
Plus loin, sur le parc des taxi-motos situé à quelques encablures du marché de Sékou, Dominique Awadé, confirme la régularité des accidents sur ce tronçon à sens unique. Il pense que les dos d’âne mal érigés et l’absence de panneaux de signalisation sont à la base de cette situation. « A moto à une modeste vitesse, tu entends, des fois, les voitures freiner violemment derrière toi quand les chauffards se rendent compte qu’ils ne pourront pas te doubler, avant le terre-plein. A chaque fois, je prie que ceux qui me suivent aient de bons réflexes et un système de freinage en bon état », laisse-t-il entendre.
Comme lui, son confrère Alphonse Kladja pense qu’il faut achever les travaux pour arriver à une double voie comme prévue dès le lancement du chantier. C’est à cette seule condition qu’on pourra réduire les accidents mortels sur cette route, estime-t-il.
Pour la plupart des usagers, l’unicité de la voie ne donne pas la possibilité aux usagers venant de Sékou de se sauver par la droite vu la présence des terre-pleins centraux. « Vous percutez les bords des terre-pleins qui vous projettent sur la route et c’est la mort qui s’ensuit », explique Alphonse Kladja, conducteur de taxi-moto, témoin d’un accident dans lequel a trouvé la mort un couple à moto, trois jours plus tôt.
Les terre-pleins centraux en cause
Le chef d’arrondissement de Glo-Djigbé, Thomas Ouinsou, estime que ce sont les terre-pleins centraux érigés sans la construction de la seconde voie qui sont à la base des accidents sur la route nationale inter-Etats n°2 (Rnie 2), l’un des plus importants corridors du Bénin, permettant de desservir les pays de la sous-région ouest-africaine, notamment le Burkina Faso, le Niger et le Mali. « Censés séparer les deux voies de circulation en sens inverse pour servir de barrière de sécurité, les terre-pleins centraux érigés à partir d’Adjagbo sans la seconde voie sont dangereux », dénonce-t-il. Le conseiller communal plaide pour l’achèvement des travaux ou la destruction des terre-pleins centraux le long du tronçon. « Nous souhaitons qu’à défaut de la réalisation de la seconde voie qu’on enlève les terre-pleins pour permettre aux usagers de se sauver par la droite en cas de danger », plaide-t-il.
Préoccupées par les cas d’accidents sur ce tronçon, les autorités à divers niveaux se sont penchées sur la question lors d’un conseil des services déconcentrés de la commune d’Abomey-Calavi. « Au cours de cette réunion, nous avons évoqué la situation de cette voie mais nous n’avons pas encore trouvé de solution », poursuit-il. Le maire de la commune de Zê,
Joseph Dangbénon, se dit également touché par la fréquence des accidents mortels sur cette route qui traverse également sa commune. Cette situation constitue, selon lui, une préoccupation pour les autorités communales des communes d’Abomey-Calavi, Zê et Allada. Il s’en remet au gouvernement du président Patrice Talon qui a pris en compte la construction de cette route et l’aéroport de Glo-Djigbé dans son programme d’action.
Au poste de police de l’arrondissement de Sékou, l’officier de la Police républicaine, à défaut d’une autorisation de sa hiérarchie, a requis l’anonymat pour donner les raisons de la recrudescence des accidents de la circulation sur ce tronçon. Il évoque l’exiguïté de la route à cause des terre-pleins centraux, l’absence de bande orientée pour les piétons, l’ignorance des chauffeurs de camions et de bus et l’imprudence des usagers de la route en général. A l’en croire, malgré les interventions de la police sur ce tronçon pour lutter contre les excès de vitesse et réduire le nombre d’accidents, certains usagers se passent l’information pour se tirer d’affaire. Selon lui, la mise en place de mesures de sécurité lors de la conception des projets d’infrastructures routières peut permettre d’améliorer sensiblement la sécurité de tous les usagers. Il prône non seulement une prise de conscience des usagers de la route mais aussi l’achèvement des travaux le plus tôt possible.

Audience plénière à la Cour constitutionnelle : La radiation de l’Armée pour gestation, jugée anticonstitutionnelle (Deux femmes militaires révoquées bientôt réintégrées)
La radiation des femmes militaires pour mariage ou gestation avant le délai de service prescrit est contraire à la Constitution. La Cour constitutionnelle a donné gain de cause à deux jeunes militaires radiées, qui devraient retrouver bientôt les rangs.
Deux femmes militaires ayant formé des recours contre leur radiation de l’effectif des Forces armées béninoises pour cause de gestation, ont eu gain de cause hier à la Cour constitutionnelle. Elles devraient réintégrer les rangs dans les prochains jours, à en croire les décisions Dcc 19-271 et 19-272 du 22 août 2019. Il s’agit d’Isabelle M. Assogba et de Rosalie A. Challa qui ont formé des requêtes pour contrôle de constitutionnalité de leur radiation de l’Armée, pour être tombées enceintes dans un délai non prescrit par les règlements militaires.
Saisi, le chef d’état-major a demandé à la Cour, dans la forme, de déclarer irrecevable leurs recours respectifs parce qu’elles n’auraient pas adressé des recours gracieux aux autorités militaires hiérarchiques. Dans le fond, les concernées, selon la hiérarchie militaire, n’ont pas respecté le délai de trois ans de service exigé par les articles 2 et 3 du décret 079-287 du 30 octobre 1979 avant de se marier. L’article 3 stipule : « Les jeunes gens et jeunes filles désireux de contracter mariage après le délai de service fixé à l’article 2 sont tenus d’adresser par la voie hiérarchique une demande d’autorisation de contracter un mariage au Camarade chef d’état-major général des Forces armées populaires du Bénin ».
D’autre part, les radiées auraient méconnu l’article 4 dudit décret pour n’avoir pas respecté les cinq années avant de concevoir. Cet article est libellé ainsi qu’il suit : « Les jeunes gens et jeunes filles qui ne remplissent pas les conditions définies aux articles 2 et 3 ne doivent avoir d’enfant sans accomplir cinq ans de service effectif dans les Forces armées populaires du Bénin ».
La Cour estime que les dispositions visées élèvent en cause d’inaptitude le fait pour la femme d’être en état de conception ou de gestation, lesquelles sont contraires à l’article 26 de la Constitution et l’article 3 de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples. Car, elles ne sont pas applicables à l’homme et sont donc stigmatisantes et discriminatoires à l’égard de la femme, note la haute juridiction qui déclare le décret qui fonde la radiation des deux jeunes femmes, contraire à la Constitution, et par voie de conséquence, la radiation elle-même.
L’article 26 de la Constitution qui dispose : « L’Etat assure à tous l'égalité devant la loi sans distinction d'origine, de race, de sexe, de religion, d'opinion politique ou de position sociale. L'homme et la femme sont égaux en droit. L'Etat protège la famille et particulièrement la mère et l'enfant. Il veille sur les handicapés et les personnes âgées ». Quant à l’article 3 de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples, il stipule: « Toutes les personnes bénéficient d'une totale égalité devant la loi. Toutes les personnes ont droit à une égale protection de la loi ».
Une des requérantes a soutenu hier, en pleurs, à la barre que c’est parce qu’elle a refusé de céder au harcèlement d’un supérieur hiérarchique que le décret lui a été appliqué sans autre forme de procès.
Cette décision de la Cour constitutionnelle ouvre la voie à plusieurs recours des dizaines de femmes révoquées de l’Armée pour cause de mariage ou de grossesse contractée dans un délai non prescrit.

Accrochés (1-1) au stade René Pleven de Cotonou, les Buffles Football Club du Borgou sont attendus par l’Association sportive des conducteurs de la Kozah (Asck) du Togo, le dimanche 25 août prochain, à Kégué, dans le cadre du match retour du premier tour des préliminaires de la Ligue des clubs champions de la Caf.
Club champion du Bénin, Buffles Fc est contraint de batailler dur pour espérer passer au tour suivant. Après leur élimination en 2017 par l’Asec Mimosa d’Abidjan, les Buffles du Borgou devront batailler pour ne pas se faire éliminer lors de ce premier tour. Conscient de l’enjeu, l’entraîneur des Buffles Fc, Hamidou Harouna a travaillé sur la cohésion de la formation minée par certaines dissensions lors du match aller. Il compte sur les joueurs comme Friday Mantins, Patrick Sèdjamè et le capitaine Nabil Yarou pour faire la différence face à cette formation togolaise.
Mais, l’Association sportive des conducteurs de la Kozah (Asck) reste une formation difficile à manœuvrer à domicile. Le club de la ville de Kara qui, après seulement deux saisons dans l’élite, a été sacré champion nourrit des ambitions pour ce tournoi. Conduit par l'ancien international togolais, Kassim Guyazou, l’Asck dispose d’une capacité offensive qui milite en sa faveur. Elle a achevé la saison 2018-2019 avec 47 buts. L’équipe a été renforcée à tous les postes de jeu. Elle pourra compter sur le gardien Soumanou Fadil, recruté du côté de Koroki, les trois défenseurs (Bodé, Tchédré, Salami), les deux milieux récupérateurs (Bataki Abalo, Mani Ougadja, Nayo Ayéba), les joueurs de couloirs (Moustapha Walliou) et l’attaquant Ouro Agoro Ismaël. Le vainqueur de cette double confrontation est attendu par celui du duel entre les Camerounais d’Usm Loum et les Congolais de l’As Vita Club au mois de septembre avant d’accéder aux phases de groupe.
Faut-il le rappeler, l’As Vita Club de Kinshasa et la formation camerounaise Usm Loum se sont neutralisées sur le score vierge de zéro but partout, dimanche 11 août dernier, au Cameroun lors du match aller.

Les deux clubs béninois, les Buffles Fc et Esae Fc affrontent respectivement l’Association sportive des conducteurs de la Kozah (Asck) du Togo et l’Association sportive et culturelle de la Snim de la Mauritanie pour le compte de la phase retour des préliminaires des compétitions des clubs de la Confédération africaine de football (Caf) saison 2019-2020. Accrochés (1-1) à Cotonou, les Buffles iront chercher la qualification au stade de Kégué tandis que vainqueur (5-0) à l’aller, Esae va tenter de confirmer sa performance du match aller sur l’Asc de la Snim.
Victorieux (5-0) de l’Association sportive et culturelle de la Snim, lors de la phase aller du premier tour des préliminaires de la Coupe de la Caf à Nouakchott, Esae aborde le match retour avec sérénité, ce samedi 24 août, au stade René Pleven de Cotonou. L’entraîneur Richard Bio pourrait une fois encore compter sur Farid Edou, Eric Akplogan, Eric Sewa, Alfred Linkpon et Ulrich Dah Acheffon, tous buteurs au match aller pour se qualifier pour le second tour du tournoi. Vainqueur de la Coupe du Bénin, cette formation se prépare depuis quelques jours à cette confrontation. Esae Football club a été contraint au nul (1-1) à l'issue d’un match amical contre la sélection nationale U23 du Congo. Cette rencontre test a permis au coach Bio Richard et son encadrement technique de revoir le dispositif avant cette sortie. Avec comme objectif de passer les préliminaires de cette compétition comme Energie Football club en 2017, Esae Football club n’aura qu’à confirmer sa sa belle prestation du match aller face sur cette équipe mauritanienne qui viendra se défendre pour l’honneur au Bénin.
Surpris à domicile, Mody M'Bodj et ses poulains sont attendus à Cotonou dans l’après-midi de ce vendredi 23 août. En ce qui concerne les officiels, la Confédération africaine de football (Caf) a désigné un quatuor nigérian pour arbitrer cette confrontation. Ainsi, la partie sera dirigée par Abdullahi Shuaibu comme juge central. Il sera assisté de Isah Usman comme premier assistant et Samuel Pwadutakam, second arbitre de ligne. Abubakar Abdullahi sera à la table tandis que le commissaire au match est le Togolais Baba Gorogorowe.

Venus des pays de l’Afrique de l’Ouest, des jeunes participent, du mercredi 21 au dimanche 25 août prochain, à l’édition 2019 du Festival Effuzion au Bénin. Le lancement de cet évènement chrétien dont le but est d’amener les jeunes à se connecter à Dieu, s’est déroulé sur le terrain de sport de la mairie d’Abomey-Calavi, sous l’égide deTeddy Ngbanda, pasteur principal d’Impact Centre Chrétien Cotonou.
« Combats le bon combat ». C’est le thème autour duquel les jeunes de l’Afrique de l’Ouest sont mobilisés dans le cadre de la deuxième édition du Festival Effuzion au Bénin, lancée ce mercredi 21 août sur le terrain de sport de la mairie d’Abomey-Calavi. Pendant cinq jours, ils seront aguerris à travers diverses thématiques relatives à la vie quotidienne. Il s’agit des finances, des relations, de la famille, des divertissements, mais aussi des questions touchant aux défis de la jeunesse.
Pour le révérend Teddy Ngbanda, pasteur principal d’Impact Centre Chrétien Cotonou, faire le bon combat, c’est amener les nations à proclamer la vérité pour le bien de l’humanité. « Il s’agira d’encourager les jeunes en les équipant pour qu’ils soient efficaces au niveau de chaque sphère de la nation», a-t-il confié. C’est un festival organisé par les jeunes pour les jeunes, souligne-t-il, lors de la cérémonie de lancement. « Nous voulons amener les jeunes à combattre par rapport à leur vie : étude, mariage, travail et autres », insiste-t-il.
A l’en croire, ‘’Effuzion’’ se veut une occasion pour amener les jeunes à être en harmonie avec le Dieu créateur. « Le but, c’est d’amener les jeunes à se connecter à Dieu », martèle-t-il. Pour lui, la jeunesse doit se connecter à Dieu pour donner un sens à ses potentialités, son énergie et ses dons.
Au cours de cette deuxième édition, les organisateurs ont pour vision d’équiper les jeunes face à toutes les formes de fatalités. C’est pourquoi Teddy Ngbanda, invite la jeunesse à participer à cette rencontre afin d’avoir les armes pour pouvoir affronter les problèmes de la vie socioprofessionnelle. «Sans vision, le peuple est sans frein comme le dit la parole de Dieu dans Proverbes 29», a-t-il indiqué. Le festival ‘’Effuzion’’ se veut un moment pour les jeunes de mettre Dieu au cœur de leurs activités. Car, argumente-t-il, la parole de Dieu dit «Au commencement était Dieu».
Un programme riche
Pour atteindre leurs objectifs, les organisateurs ont concocté un programme alléchant en faveur des jeunes participants. Ainsi, ce jeudi, ils vont participer à différentes activités sur le terrain de la mairie d’Abomey-Calavi. En soirée, ils seront entretenus sur la notion « faire » et en matinée sur la notion « être». Dans la journée de demain, samedi et dimanche, ils vont mettre le cap sur le palais des sports du stade
Général Mathieu Kérékou de Cotonou pour les travaux en ateliers, des soirées Effuzion, destalkshow et une célébration.
Pour les travaux en ateliers, ils seront formés sur les opportunités du digital et du numérique dans le cadre du leadership et de l’entrepreneuriat des jeunes. Selon le pasteur Teddy Ngbanda, avec le développement des technologies de l’information et de la communication, les jeunes africains ne doivent plus rester en marge de la connaissance. Il invite les participants en particulier, et la jeunesse africaine en général, à prendre conscience de leurs capacités, talents et dons. «Votre vie doit véritablement compter. La jeunesse est une saison importante et il est important de la maximiser, car nous ne sommes pas éternellement jeunes», exhorte-t-il.En plus de ces formations, des sessions seront offertes aux jeunes sur l’internet tout au long de l’année. Car, ils sont appelés à évoluer dans différentes sphères de la nation comme le souhaite Dieu le créateur. «Le Seigneur Jésus dit : « Allez et faites de toutes les nations des disciplines », a-t-il conclu.Cet évènement va être clôturé le dimanche prochain par un méga concert ‘’Effuzion’’ animé par de grands chantres à la plage de Fidjrossè.

Après leur séjour en terre sainte, une première vague de 286 pèlerins béninois est de retour ce mercredi 21 août, à Cotonou. Par vol spécial de la compagnie Ethiopian
Airlines, ils ont été accueillis à l’Aéroport international Bernardin Cardinal Gantin de Cadjèhoun, à 19 heures, par les responsables de la compagnie Air Taxi Bénin qui a organisé le convoyage.
Aboubakari Imorou, enseignant à l’université d’Abomey-Calavi, est l’un des pèlerins revenus au bercail hier après un séjour de trois semaines à la Mecque. A sa descente d’avion, à l’Aéroport international Bernardin Cardinal Gantin de Cotonou, il exprime sa satisfaction sur les plans moral et spirituel. « Si on le fait, on se sent léger, c’est pourquoi, je dis que c’est une grande satisfaction», confie-t-il avant de souligner que si l’on revient retrouver les siens, on est heureux.
Par rapport à l’organisation du Hadj 2019, Aboubakari Imorou estime qu’il y a eu beaucoup de progrès, mais qu’il y a encore des choses à faire. Pour lui, l’accompagnement et le suivi doivent être améliorés. « Nous encourageons le gouvernement béninois à davantage mettre les bouchées doubles pour l’accompagnement des pèlerins parce que les conditions ne sont pas aisées. Et s’il y a des contraintes à éviter pour plus de progrès, ce serait bon pour les années à venir».
Comme Aboubakari Imorou, Falilatou Séibou Sidi Touré rend grâce à Dieu dans la mesure où tout s’est bien passé. Du départ de Cotonou pour la Mecque au retour en passant par le séjour, elle a apprécié l’organisation. Même si comparativement aux années antérieures, il y a une amélioration, Falilatou Séibou Sidi Touré estime qu’il y a encore des choses à parfaire. Car, les conditions d’hébergement à la Mecque n’ont pas été comme les pèlerins l’auraient souhaité.
Habitué des convoyages, le trésorier général du Collectif des convoyeurs à la Mecque (Ccmec), Moustapha Raïmi, se réjouit des conditions de convoyage cette année. «Tout a été bien », déclare-t-il. Ce qui reste à faire, selon lui, c’est de faire le point des ratés et voir comment y remédier les années à venir. Il remercie le gouvernement et son chef pour leur implication dans l’organisation du Hadj 2019 qui, à son avis, a connu un succès par rapport aux années antérieures.
Le responsable qualité à la compagnie Air Taxi Bénin, Thiam Sylla, se dit satisfait du retour de cette première vague de 286 pèlerins sur les 2300 environ attendus. Pour lui, il y aura neuf vols au total.
Il faut rappeler que le retour des pélerins qui a commencé hier avec cette première vague prendra fin le 29 août prochain.

Le Parc national de la Pendjari s’est distingué à travers l’un de ses rangers. Dari Narakoua est l’un des lauréats des African Ranger Awards, initiative de la Alibaba Foundation, la Paradise International Foundation et du fondateur d’Alibaba, le milliardaire chinois Jack Ma. Ces prix valorisent la contribution considérable des rangers à la protection de la faune sauvage et des aires protégées d’Afrique.
Dari Narakoua est l’un des 50 finalistes provenant de 17 pays africains à mériter cette distinction au plus haut niveau. De quoi faire la fierté des responsables de l’organisation African Parks Network en charge de la gestion du Parc national de la Pendjari.
Le lauréat, annonce African Parks Network, est ranger depuis 19 ans. Il a commencé en tant qu’éco-garde pour le Centre national de gestion des réserves de faune (Cenagref) à qui incombait la gestion dudit parc. Responsable de la logistique et de la supervision des opérations et de la salle de contrôle, il a été le premier ranger à rejoindre la Brigade spéciale à l’avènement d’African Parks.
Culture 21 août 2019

Le président Patrice Talon conduira la délégation béninoise à la septième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (Ticad VII) qui se tiendra du 28 au 30 août prochain à Yokohama au Japon. A l’occasion de ce forum de dialogue politique sur la réduction de la pauvreté, la croissance économique et le développement des ressources humaines en Afrique, la coopération bénino-nipponne sera passée en revue, à en croire le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané.
A la faveur d’une conférence de presse animée hier à Cotonou conjointement avec le ministre, l’ambassadeur du Japon près le Bénin, Kiyofumi Konishi, a souhaité que la délégation apporte une contribution de qualité aux discussions sur l’avenir de l’Afrique à l’échelle mondiale, lesquelles devront permettre de concrétiser les résultats de l’Assemblée mondiale des femmes (Waw), du G20 et du G7 qui se tiendront cette année. Le forum portera, entre autres, sur la promotion de la transformation économique et l’amélioration du climat des affaires et des institutions en faveur du commerce par l’innovation et l’implication du secteur privé, des domaines dans lesquels le Bénin a fait un bond remarquable ces trois dernières années. Aussi, les préoccupations relatives à une société résiliente et durable pour la sécurité humaine, à la paix et à la stabilité, seront au menu de cette conférence internationale qui permettra, par ailleurs, aux entreprises africaines de présenter leurs produits et de rencontrer de potentiels partenaires du Japon. Outre les pays africains et les organisations internationales, des pays partenaires, des leaders du secteur privé ainsi que des acteurs de la Société civile sont attendus à ce sommet triennal de haut niveau.
Lancée en 1993 à l’initiative du gouvernement japonais et co-organisée par des agences des Nations Unies (Programme des Nations Unies pour le développement - Pnud), la Banque mondiale et la Commission de l’Union africaine, la Ticad se tient alternativement dans un pays africain et au Japon. La dernière édition a eu lieu en août 2016 à Nairobi au Kenya où le Premier ministre japonais, Shinzo Abé a renouvelé l’engagement du Japon à promouvoir et à soutenir résolument le développement des ressources humaines et l’accès à l’eau potable en Afrique. Celle de Yokohama permettra d’analyser l’état d’avancement des actions annoncées par le Japon ou d’autres participants.
Claude Urbain PLAGBETO