La Nation Bénin...
Nouvelles

L’édition 2016 du concours littéraire « Challenge les amis du livre » a connu son épilogue, samedi 26 mars dernier à l’Institut français de Cotonou avec le sacre du complexe scolaire catholique Saint Jean Baptiste de Cotonou.
En prélude à la phase finale du concours littéraire «Challenge les amis du livre» organisée le samedi 26 mars dernier à l’Institut français de Cotonou, il y a eu du 15 janvier au 15 février, la phase de présélection. Celle-ci a vu en compétition une quinzaine d’établissements scolaires. Le jury mis en place pour connaître du concours était composé de Jean-Marc-Aurèle Afoutou (universitaire), Habib Dakpogan (écrivain), David Longin (responsable de la médiathèque Ifb) et de l’éditeur Anicet Mégnigbéto. « Paix, pouvoirs et démocratie », tel était le thème retenu pour cette troisième édition dudit concours. Au cours de la phase de présélection, il était demandé aux impétrants un compte rendu sous forme écrite de l’ouvrage « Les tresseurs de cordes » de Jean Pliya à soumettre au jury par chaque club de lecture. Pour ce qui est de la phase finale, elle exigeait des collégiens et élèves en compétition, un compte rendu oral de ladite pièce de théâtre « Les confessions du PR » de Daté Atavito Barnabé-Akayi.
Six établissements étaient en challenge à savoir le complexe catholique Saint Jean Baptiste de Cotonou, le complexe scolaire Le Siracide d’Akpakpa, le complexe scolaire La moisson de Pahou, les collèges d’enseignement général de Gbégamey (Cotonou), Bio-Guerra (Porto-Novo) et Djassin (Porto-Novo). Pour un challenge, s’en était vraiment un ,car chaque établissement a donné le meilleur pour être consacré. Mais au finish, les membres du jury suivant les critères retenus en amont, ont réussi à départager les challengers. Plusieurs structures comme la Direction nationale de la promotion du livre et de la lecture et l’Institut français du Bénin ont appuyé l’initiative et, reconnaissance oblige, Jérôme Tossavi qui en est l’initiateur leur a témoigné les gratitudes du comité d’organisation. Sans eux et sans l’accompagnement des membres du jury, le concours n’aurait ni éclat ni rayonnement, admet-il. Mieux encore, il voudrait que les établissements qui n’ont pas pu s’imposer redoublent tout simplement d’efforts au lieu de se laisser aller à la lassitude. ¦
Résultat final (par ordre de mérite)
N° Etablissements scolaire (par ordre de mérite) Moyennes obtenues (Présélection + finale) Cadeaux obtenues
1 Complexe catholique Saint Jean Baptiste de Cotonou 13/20 Trophée+ enveloppe financière+ coffret de livres + participation à une émission littéraire
2 Complexe scolaire Le Siracide d’Akpakpa 12,8/20
Trophée+ enveloppe financière+ coffret de livres + participation à une émission littéraire
3 Complexe scolaire La moisson de Pahou
11,60/20 coffret de livres
4 CEG Gbégamey
10,25/20 coffret de livres
5 CEG Djassin 09/20 coffret de livres
6 CEG Bio-Guerra 08,5/20 coffret de livres

Le public a eu droit lundi 28 mars dernier au studio théâtre de l’Ecole internationale de théâtre du Bénin (Eitb) à Togbin au spectacle « crime d’honneur » de la metteure en scène béninoise Gisèle Adandédjan. Une création théâtrale recommandée par la 13è édition du Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb).
Entre tristesse et amertume. Entre remords et vengeance. « Crime d’honneur » de la dramaturge libanaise Etel Adnan a été porté par les braves comédiens de la compagnie de Gisèle Adandédjan devant un public assidu emporté dans le flot de l’émotion corroboré par la musique langoureuse distillée en sourdine pour stigmatiser le mal. Et le mal a pour nom le crime qui déchire la nuit du jeune Hussein interpellé sur le bureau de sa propre conscience. C’est ce rôle que vont jouer les comédiens Guy Gervais Dansou, Armelle Nagoba, Candace Gangnibo et Boby Houadjeto. Cette mise en espace obéît à un double jeu de déguisement des personnages déchirés par les remords de la vie quotidienne. L’histoire est celle du jeune Hussein qui purge la peine d’un crime qu’il n’a pas commis ; un crime crapuleux orchestré par son frère en complicité avec son père sur la personne de leur jeune sœur qui aurait violé les interdits imposés par la religion islamique. Cette quête effrénée du déshonneur poussera le jeune Hussein à faire la prison en lieu et place de l’assassin. En aucun cas, il ne pourra plus renoncer à ce statut de meurtrier qui ternit son image à la grande défaveur de son amour naissant envers sa jeune collègue. En amont, il doit composer aussi avec les sauts d’humeur de sa future belle-mère qui constitue un autre talon d’Achille pour l’éclosion de leur union. Une pièce pleine de suspense qui met à nu les dessous d’une société faite de clichés et de normes erronées. Pour Gisèle Adandédjan, cette création est la réponse à une longue méditation axée sur les violences et les inégalités faites aux femmes. Aussi, la metteure en scène ne vient-elle pas de mettre sur le marché la somme de ses longues années d’expériences en matière de création ? Le public présent a bu jusqu'à la lie cette pièce qui fera objet d’une tournée nationale après le Fitheb. Vivement pour le théâtre africain ! ¦
Culture 31 mars 2016

Sous la houlette du Comité de normalisation (Conor), est prévue pour se tenir le dimanche 3 avril prochain, l’élection des membres du Comité exécutif de la Fédération béninoise de football (FBF). Mais certains acteurs du football réunis au sein d’un creuset baptisé « Collectif des clubs et acteurs opprimés de la FBF » rejettent la tenue de ce congrès électif. Ils ont assiégé mercredi 30 mars le siège de la FBF à Porto-Novo où ils ont lu leur motion de protestation.
« Nous, clubs affiliés à la FBF et acteurs du football réunis ce jour mercredi 30 mars 2016 dans notre maison, le siège de la FBF dénonçons avec véhémence : les manœuvres frauduleuses du Conor pour ramener le sieur Moucharaf Anjorin et les frères Didavi à la tête de la FBF, la propension du Conor à diviser davantage la famille du football du Bénin, l’exclusion des clubs et personnalités du football béninois du processus, l’application sélective des statuts de la FBF et la gestion du processus électoral par le Comité de normalisation en lieu et place de la commission électorale permanente de la FBF comme l’exigent les statuts de la FBF et le code électoral de la FBF ».C’est en substance les dénonciations du collectif des clubs et acteurs opprimés de la FBF contre le processus électoral devant aboutir le dimanche 3 avril prochain à l’élection des membres du Comité exécutif de la Fédération béninoise du football. Dans la motion de protestation lue par son porte-parole, Marouane Salou, le collectif a eu la dent dure contre le président du Conor, Me Rafiou Paraïso, la CAF et le ministre de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs, Safiou Idrissou. Ces trois personnalités seraient les responsables des maux dont souffre le football béninois aujourd’hui. Lesquels maux vont s’aggraver si l’élection des nouveaux membres de la FBF allait à son terme. Le collectif dénonce la violation de plusieurs articles notamment 26.2, 27.2, 33.9 et 65.1 des statuts de la FBF et qui organisent l’élection des membres de cette fédération. Se fondant sur ces dispositions, le collectif des clubs affiliés à la FBF et acteurs du football trouve que le congrès électif programmé pour dimanche prochain est une mascarade orchestrée par installer Moucharaf Anjorin à la tête de la FBF. En conséquence, le collectif exige sans délai la démission pure et simple des membres du Comité de normalisation, l’annulation sans condition de « la parodie d’élection » prévue pour se tenir le dimanche 3 avril prochain dont la liste unique de Moucharaf Anjorin serait la seule en compétition. Le collectif des clubs affiliés à la FBF et acteurs du football stigmatise les deux émissaires de la FIFA en l’occurrence Constant Omari et Prosper Abéga comme étant les véritables artisans de la crise du football béninois. La motion de protestation a été reçue par Gaël Zomalèto, assistant du secrétaire général du Conor. Il a promis de rendre fidèlement compte à son supérieur hiérarchique.
Il faut signaler que les manifestants étaient plusieurs dizaines à prendre d’assaut le siège de la FBF à Porto-Novo. Certains avaient ceint des banderoles rouges au front, d’autres s’étaient munis de branchage de palmier à huile et d’autres encore de castagnettes et de gongs pour se faire entendre. C’est l’arrivée de la Police qui a fait replier les manifestants qui promettent de tout faire pour faire bloquer la tenue du congrès électif du dimanche prochain. ¦
Sports 31 mars 2016

Vivement la 6e et ultime journée des éliminatoires de la Can Gabon 2017 où, les Ecureuils du Bénin et les Aigles du Mali se retrouveront à Bamako pour un rendez-vous qui s’annonce, comme l’heure de la vérité. En attendant, c’est à tour de rôle que ces deux sélections continueront à prendre le commandement du groupe C qu’ils occupent avec les Bright Stars du Soudan du Sud et le Nzalang Nacional de la Guinée Equatoriale.
A la conquête de la première place de leur groupe donnant droit à une qualification directe pour la phase finale de la Can en 2017 au Gabon, les Aigles du Mali et les Ecureuils du Bénin se livrent à cœur joie, une course poursuite. Lors de la 3e journée des éliminatoires, ce sont les Béninois qui, à la faveur de leur victoire (2-1) à Juba contre les Sud-Soudanais, s’étaient accaparés de la première place. Mais, ce n’était que pour la retourner aux Maliens victorieux des Equato Guinéens à Bamako, quelques 48 heures après. Le même scénario s’est reproduit, dimanche 27 mars dernier, lors de la 4e journée.
En effet, les Aigles du Mali ont, après leur victoire sur le fil acquise lundi 28 mars dernier à Malabo face au Nzalang Nacional de la Guinée Equatoriale (1-0), repris la tête du groupe C, reléguant une nouvelle fois les Ecureuils en deuxième position. L’unique but de la rencontre est l’œuvre d'un de leurs joueurs Mustapha Yatabaré à la 90e mn.¦
Sports 30 mars 2016

Le président de la République Boni Yayi a reçu, vendredi 25 mars dernier, le serment de Ousmane Batoko, nommé président de la Cour suprême du Bénin.
C’est officiellement reparti pour un nouveau mandat de cinq ans à la tête de la Cour suprême. Conformément à la Constitution du 11 décembre 1990, le nouveau président de la Cour suprême a prêté serment devant le président de la République, président du Conseil supérieur de la magistrature. Selon la tradition consacrée, Ousmane Batoko a juré de présider les destinées de la plus haute juridiction du pays en matière judiciaire en toute impartialité, de faire valoir le secret de ses délibérations et d’observer une obligation de réserves dans l’animation de la vie politique du pays.
Cette cérémonie de prestation de serment a offert l’occasion au chef de l’Etat d’inviter la justice béninoise à faire davantage preuve de responsabilité et d’indépendance dans la conduite des dossiers et dans ses délibérations. Pour Boni Yayi, la lutte contre la corruption serait un vœu pieux si la justice n’est véritablement pas au rendez-vous. Il soutient que la justice est un pilier fondamental de l’Etat de droit sans lequel la démocratie ne saura bien fonctionner.
Nommé à la tête de la Cour suprême pour la seconde fois, Ousmane Batoko dispose ainsi d’un mandat de cinq ans à la tête de cette institution.

La Plate-forme électorale des Organisations de la Société civile s’engage à continuer à œuvrer à la promotion et la tenue d’élections apaisées, crédibles et équitables pour le renforcement d’une démocratie durable au Bénin. C’est la conclusion à laquelle la présidente de ladite Plate-forme, Fatoumata Batoko Zossou et ses collègues sont parvenus vendredi dernier au terme de la neuvième conférence de presse entrant dans le cadre de la présidentielle 2016. C’était au siège du Haut commissariat à la gouvernance concertée (HCGC), à Cotonou.
Les taux de satisfaction du respect du Code électoral, calculés par la Plateforme des Organisations de la Société civile, pour l’ensemble des centres et postes de vote observés au terme du processus ayant sanctionné le second tour de la présidentielle 2016 sont 72,48% pour les opérations de démarrage ; 76,89% pour les opérations liées au déroulement du scrutin ; 85,57% pour les opérations de clôture et de dépouillement et 77,64% pour l’ensemble des trois phases du scrutin. Ces prouesses fondent les remerciements que la Plateforme a adressés aux différents acteurs impliqués dans le processus électoral dans le cadre de la présidentielle 2016.
Au cours d’une conférence de presse vendredi dernier, la présidente de la Plate-forme, Fatoumata Batoko Zossou et ses collègues tiennent cependant à souligner malgré ces prouesses que des défis restent à relever. Dans cette optique, la Plateforme formule des recommandations nécessaires à la suite des nouveaux objectifs qu’elle s’est fixés dès le 6 avril 2016, date de prestation de serment du nouveau président de la République.
A l’étape actuelle du processus et en réponse aux nombreux appels des citoyens l’invitant à maintenir la dynamique de veille pour le suivi du quinquennat qui démarre, la Plate-forme s’inscrit dans deux objectifs. Elle promet de continuer le suivi et les actions de mobilisation pour une belle et pacifique passation du pouvoir entre les présidents sortant et entrant. Aussi, envisage-t-elle d’opérationnaliser un dispositif de suivi permanent du projet de société ainsi que des promesses de campagne du candidat Patrice Talon et de ses alliés de la coalition de la Rupture afin de contribuer à leur mise en œuvre effective et à leur réussite.
La Plate-forme recommande à l’Assemblée nationale et au gouvernement, l’évaluation de la pertinence de la réforme relative à l’introduction du représentant de la minorité et de la majorité parlementaires dans les postes de vote, la suppression du bicéphalisme qui caractérise l’organisation des élections au Bénin, la fixation du délai légal de campagne pour le compte du second tour et la garantie du secret du vote de l’électeur, en dépit de la prévention de la fraude.
A l’endroit de la Cour constitutionnelle, elle recommande la publication, sur son site internet ou par tout autre moyen, des détails des résultats du second tour du scrutin par poste de vote ou par centre de vote.

Le président de la République a effectué, le samedi 26 mars dernier, une visite au centre de santé d'Akogbato en cours d'achèvement dans le 12e arrondissement de Cotonou. Boni Yayi s'est également rendu au Laboratoire de contrôle de la sécurité sanitaire des aliments (LCSSA), à Akpakpa-Dodomè, récemment accrédité par un bureau belge.
Les travaux de construction du centre de santé d’Akogbato dans le 12e arrondissement de Cotonou sont achevés. Le président Boni Yayi a assisté en personne à la cérémonie de réception de l'infrastructure, dernier acte avant sa mise en service officiel. Boni Yayi s’est alors enquis des dernières diligences à mener pour offrir à ce centre, de meilleures conditions de soin aux populations.
Selon le chef quartier Akogbato, une bonne partie du domaine est encore occupée par des particuliers, en dépit de l'arrêté préfectoral de déguerpissement déjà pris par la préfecture de Cotonou. Le chef de l'Etat a instruit le directeur du génie militaire aux fins de raser une partie de la clôture en vue d'élargir la superficie du centre, conformément audit arrêté. Il a d'ailleurs annoncé la présentation d'une communication en Conseil des ministres par le ministre de la décentralisation afin de trouver une solution définitive aux problèmes domaniaux liés au centre.
Au Laboratoire de contrôle de la sécurité sanitaire des aliments sis à Akpakpa-Dodomè, Boni Yayi a eu droit à une visite guidée des installations. Les différents équipements et toutes les phases de contrôle ont été passés au peigne fin. Mis en place pour garantir au niveau national, régional et international, la qualité des analyses relatives aux produits agricoles, agro-alimentaires et intrants agricoles, le laboratoire a reçu le 17 mars dernier, son certification par un bureau d'accréditation belge. Cette accréditation devra désormais faciliter l’exportation de nos productions agricoles et agro-alimentaires, en direction des pays de l'Union Européenne. "C'est un grand jour pour le Bénin. C'est le couronnement de nos efforts conjugués depuis 2009, année du démarrage de la construction du laboratoire", se réjouit le chef de l'Etat. Pour lui, l'infrastructure répond aussi aux Objectifs du Millénaire pour le développement, dans sa dimension "amélioration du climat des affaires. «C'est le moment de booster nos différentes productions et nos exportations parce que c'était le pré-requis qui manquait à notre tissu productif. Nous devons donner un label à nos différentes spéculations. Ceci ouvre une nouvelle ère en matière de commerce avec le reste du monde", soutient-il, avec dans son viseur, les filières prometteuses telles que l'ananas et l'acajou. Il se dit aussi confiant que cette accréditation ouvrira la voie à une levée de la mesure d'interdiction des crevettes d'origine béninoise sur le marché européen.

Dimanche prochain, au stade général Mathieu Kérékou à Kouhounou, les Ecureuils du Bénin reçoivent à jouer les Bright Stars du Soudan du Sud dans le cadre de la 4e journée des éliminatoires de la Can Gabon 2017. Au Juba football stadium, mercredi 23 mars dernier, face à aux mêmes adversaires, ils l’avaient déjà remporté sur le score de 2 buts à 1.
Les Ecureuils ont rendez-vous avec leur public ce dimanche. Face aux Bright Stars du Soudan du Sud qu’ils ont gagné, mercredi 23 mars dernier à Juba, ils se doivent de rééditer l’exploit. C’est une obligation pour eux de remporter cette rencontre. Déjà sortis des éliminatoires de la Coupe du Monde par les Etalons du Burkina Faso, les Ecureuils ne comptent que sur cette seule compétition pour redonner espoir au peuple béninois. Un peuple privé de football que seules les apparitions sporadiques de l’équipe nationale viennent apportées un peu de satisfaction.
Ils sont donc au front ces Ecureuils qui doivent vaincre ou périr. Une bataille dont les responsables en charge de la gestion du football chez nous, ne semblent pas encore mesurer l’importance. Ils ont opté pour un plan de vol irréaliste pour ramener les joueurs béninois au bercail.
En effet, il est prévu que c’est seulement demain samedi 26 mars qu’ils reviendront pour disputer le match retour le lendemain. Sportivement, c’est suicidaire. Car l’adversaire qu’ils affrontent, sera déjà à Cotonou ce jour vendredi. En tout cas, la situation n’est pas sans susciter un tollé général aussi bien au niveau des supporters que de la presse sportive nationale. Et depuis lors, des démarches ont été entreprises pour changer la donne. Ramener les Ecureuils au bercail ce jour. C’est du moins ce qu’a confirmé depuis Juba au Soudan du Sud, un membre de la délégation joint dans la matinée du jeudi 24 mars, expliquant que des démarches sont en cours pour faire revenir l’équipe ce vendredi. Il précise, qu’à défaut de faire voyager toute la délégation, des négociations pourront aboutir pour qu’au moins les joueurs puissent prendre le départ jeudi 24 mars, pour rallier Cotonou via Addis-Abéba et probablement par Lagos. De là, ils rentreront par bus à Cotonou. L’expédition est donc périlleuse pour les ambassadeurs béninois qui ont déjà trop souffert. Avant Juba, les poulains d’Omar Tchomogo n’ont pu être au complet que dans la nuit de l’avant-veille de la rencontre, ce qui n’a pas favorisé de bonnes séances d’entraînement et la répétition de quelques schémas tactiques. A ces écueils, s’ajoutent la souffrance qui a été la leur au cours de la rencontre et même après. Toujours selon nos sources à Juba, « les Ecureuils ont gagné dans la douleur, non pas celle infligée par l’adversaire du jour, mais plutôt celle imposée par les conditions broussardes dans laquelle s’est déroulée la rencontre : soleil de plomb, une pelouse cahoteuse et hostile, un vestiaire impraticable et sans électricité… ». Elle s’indigne, en ajoutant qu’après la rencontre, les Ecureuils privés de leur bus, ont dû se rendre à leur hôtel à pied, trimballant glacière et bagages sous le regard ahuri du tout nouveau président de la Fifa, Gianni Infantino.
Alors, lorsqu’on vit tout cela pour sa patrie, on doit être remonté et non déçu. Certes, épuisés par l’aventure sud soudanaise, et loin de se décourager, les coéquipiers de Stéphane Sessègnon doivent transformer leur douleur en détermination au nom de la patrie.
C’est un nouveau départ, et le seul moyen pour magnifier la rupture c’est bien de gagner la toute première rencontre internationale des Ecureuils footballeurs sur le sol béninois. D’ici le jour de la rencontre, dimanche, la Cour constitutionnelle aura déjà confirmé l’élection du nouveau président qui ne sera qu’heureux de démarrer son mandat par ça. Pour ce qui est de l’organisation, on pourra en parler après la victoire sur le Soudan du Sud.
Les supporters sont appelés à aller jouer leur partition
Les officiels à Cotonou ce jour
La rencontre sera dirigée par l’arbitre international mauritanien, Lemghaifry Ould Ali, assisté de Abderahmane Warr (1er arbitre assistant) et de El Hassane Di (2e arbitre assistant). Le 4e arbitre a pour nom Babacar Sarr. Quant au commissaire au match, il est de nationalité guinéenne et a pour nom, Mamadou Chérif Diallo. Ils sont attendus à Cotonou ce jour, vendredi 25 mars¦
Sports 25 mars 2016

La Cour constitutionnelle proclame ce vendredi 25 mars les résultats provisoires du second tour de la présidentielle du 20 mars dernier. Mais cette délibération est sans suspense car elle a été déjà vidée de toute sa substance avec les félicitations du vaincu Lionel Zinsou au vainqueur Patrice Talon de ce scrutin présidentiel.
Après les grandes tendances de la Commission électorale nationale autonome (Céna), les regards étaient tournés vers la Cour constitutionnelle. Juge souverain et exclusif de l’élection présidentielle, la haute juridiction est attendue pour proclamer les résultats provisoires du second tour de l’élection présidentielle du 20 mars dernier. Elle aura à fixer définitivement les deux candidats en lice lors du second tour de l’élection présidentielle en l’occurrence Patrice Talon et Lionel Zinsou. Et ce, à la suite des grandes tendances de la Céna qui déclarent Patrice Talon vainqueur de ce second round de la présidentielle avec 65,39% contre 34,61 % pour son challenger. La Cour constitutionnelle aura donc à confirmer ou à infirmer ses chiffres issus des compilations brutes des suffrages obtenus par chacun des candidats sur l’ensemble du territoire national.
De sources proches de l’institution, la haute juridiction a bouclé ses travaux, c'est-à-dire le traitement des résultats. Elle est désormais prête pour la délibération. Elle pouvait même proclamer ces résultats provisoires jeudi 24 mars si les urnes provenant des Etats-Unis d’Amérique n’étaient pas venues en retard. Celles-ci sont déjà arrivées et les plis automatiquement traités. Plus rien ne bloque donc désormais la proclamation des résultats provisoires par la Cour constitutionnelle. A en croire les mêmes sources, les résultats provisoires confirment sans surprise les grandes tendances annoncées lundi 21 mars dernier par la Céna. Il n’y a pas eu de bouleversement. Patrice Talon est le nouveau président de la République élu. Il bat de très loin son challenger Lionel Zinsou.
Mais la délibération de la Cour constitutionnelle tombe ce vendredi 25 mars à un moment où le sujet ne préoccupe plus personne d’autant que cette proclamation a été déjà vidée de sa substance. Le vaincu Lionel Zinsou a déjà reconnu sa défaite. Il n’a même pas attendu l’annonce des grandes tendances avant d’appeler le vainqueur Patrice Talon et le féliciter. Mieux les préparatifs pour les passations de charges entre les présidents de la République sortant et entrant ont déjà commencé sur le terrain. Donc la proclamation des résultats par la Cour risque de tomber dans une indifférence totale. Ce n’est plus une information qui pourrait encore accrocher. Comme c’est d’ailleurs le cas dans les pays de grande démocratie notamment en France et aux Etats-Unis où les résultats de l’élection présidentielle sont donnés des jours voire des semaines après, au moment où le nouveau président élu est déjà connu de tous. C’est dire que le Bénin avance en matière de bonnes pratiques démocratiques.
Il faut signaler qu’après la proclamation des résultats provisoires, les candidats ont cinq jours pour contester. Ils ont donc jusqu’au mardi 29 mars pour faire de recours. La Cour constitutionnelle risque de n’enregistrer aucun recours pendant ce délai. Car, le vaincu Lionel Zinsou qui est censé contester les résultats a déjà reconnu son échec. Il semble avoir tourné cette page. Ce n’est pas évident qu’il fasse un rétropédalage en contestant les résultats provisoires qui déclareront Patrice Talon nouveau président de la République élu.
Après l’épuisement du délai des cinq jours de recours, la Cour constitutionnelle proclamera ensuite les résultats définitifs de l’élection présidentielle. Lesquels résultats vont ouvrir la voie à la prestation de serment du président Patrice Talon le mercredi 6 avril prochain au stade Charles de Gaulles de Porto-Novo?

Dans le cadre de l’initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite, le Bénin organise au titre de l’année 2016 la 21e édition des Journées nationales de vaccination contre ladite maladie. A cet effet, le ministère de la Santé a rendu public, le mardi 22 mars dernier, un communiqué qui retrace le programme des manifestations.
Les enfants de 0 à 5 ans seront soumis à des séances de vaccination contre la poliomyélite sur toute l’étendue du territoire national. Ces séances sont réparties en fonction de deux grands passages programmés, le premier pour la période du 1er au 3 avril prochain et le deuxième, du 29 avril au 1er mai 2016.
Selon le communiqué, au cours de ces deux passages, les agents vaccinateurs sélectionnés et formés passeront dans toutes les maisons pour vacciner gratuitement les enfants de moins de 5 ans. Pour le succès de ces opérations, le ministre de la Santé invite les opérateurs économiques, les responsables des missions diplomatiques, les leaders d’opinion, les partenaires du secteur de la santé, les élus locaux notamment les chefs de village ou de quartier de ville à une forte mobilisation et de sensibilisation. Il est donc une nécessité pour chacun et pour tous, de prendre une part massive à ces Journées nationales de vaccination.
Poliomyélite, une maladie invalidante
Selon l’Organisation mondiale de la Santé, la poliomyélite est une maladie très contagieuse provoquée par un virus (le poliovirus) qui envahit le système nerveux et qui peut entraîner en quelques heures des paralysies irréversibles. La maladie commence à se manifester par des symptômes de type grippal, fièvre, fatigue, céphalées pouvant s’accompagner de vomissements, de raideur de la nuque et des douleurs dans les membres. Une paralysie irréversible (des jambes en général) survient dans un cas sur 200 infections.
Le virus de la poliomyélite se multiplie dans la muqueuse pharyngée et dans l’intestin grêle et on peut le retrouver dans la gorge et les selles. Sa transmission est exclusivement interhumaine et s’effectue essentiellement par voie féco-orale en particulier par l’intermédiaire de l’eau souillée, d’aérosols ou d’aliments contaminés par les selles.
Avant l’ère vaccinale, la poliomyélite était l’un des plus terribles fléaux de l’enfance. La poliomyélite touchait plus de 600 000 enfants par an dans le monde.
La stratégie pour interrompre la transmission du poliovirus sauvage est basée tout d’abord sur la mise en place d’une couverture vaccinale de routine élevée chez le nourrisson. De plus, des doses supplémentaires de vaccin antipoliomyélitique oral sont administrées à tous les enfants de moins de 5 ans au cours des Journées nationales de vaccination.
Depuis qu’un vaccin est disponible, précise l’OMS, la fréquence de la maladie a fortement diminué partout dans le monde. Comme moins de gens se font vacciner, on assiste actuellement à une recrudescence de la maladie tant dans les pays en développement que dans les pays industrialisés?