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Nouvelles

Biens culturels: Le Bénin ne dort pas sur ses lauriers

Le Bénin s’affaire pour le retour sans délai de ses biens culturels, suite aux conclusions du rapport Sarr-Savoy et aux diligences manifestées par l’Elysée à restituer quelques pièces au pays.

Sans perdre de temps, le Bénin prend des dispositions confortatives dans la perspective du retour de pièces historiques que la France s’engage à restituer au pays avant des discussions sur le reste. La suite dans les idées, les autorités béninoises, conséquemment, instituent un comité chargé de la coopération muséale et patrimoniale entre la France et le Bénin. La mission de cet organe est de trouver les points d’ancrage d’un partenariat opérationnel, en vue de la restitution de toutes les œuvres culturelles du patrimoine béninois en France. Preuve que le président Patrice Talon, premier chef d’Etat africain à avoir formulé une demande de restitution de ces biens déportés pendant la colonisation, tient bien le compas pour l’atteinte de ses objectifs.
La réalisation d’un inventaire exhaustif des œuvres et des biens culturels concernés, figure également au cahier des charges de ce comité dirigé par l’ancien directeur général adjoint de l’Unesco, Ismaël Tidjani-Serpos, et constitué d’experts, de cadres, de dignitaires et d’autorités culturels et religieux béninois. Ce qui dénote du sérieux de la démarche des autorités béninoises, qui répond à la dynamique de faire du tourisme un levier de développement. Les projets en cours de construction de musées aux normes et standards internationaux, s’inscrivent aussi dans cette dynamique. Quel que soit le temps que prendra l’édification de ces musées, il ne viendrait pas à une mère, pas plus qu’à un Etat, d’attendre de construire le gîte le plus sécurisé avant de recueillir sa progéniture longtemps perdue de vue !
Se félicitant du rapport Savoy-Sarr, le Garde des sceaux béninois fait valoir que le retour des biens culturels nécessite également des mesures législatives, jugées indispensables, pour dissuader contre les velléités de vol et de trafic des œuvres. «Ce qui se passe est de haute portée historique. C’est la preuve que la chose est possible», jubile Sévérin Quenum. In fine, il s’agit de créer non seulement les conditions de réception mais aussi le cadre législatif approprié pour la protection de ces biens qui étofferont l’offre touristique béninoise. Le projet de développement d’un tourisme mémoriel dans le pays porte en effet cette forte résolution des autorités béninoises, avec le président Patrice Talon à l’avant-garde du combat, pour le rapatriement de ces œuvres culturelles.

Tenace, Talon !

Lorsque le Bénin a officiellement porté devant la France une requête visant à la restitution de ces biens se trouvant dans plusieurs musées et collections français, il avait essuyé à l’époque une fin de non-recevoir de la part du ministre français des Affaires étrangères.
Jean-Marc Ayrault alléguait de ce que ces biens sont soumis aux principes d’inaliénabilité, d’imprescriptibilité et d’insaisissabilité. Mal engagé, ce combat ?
Certains avaient émis des doutes, ici et là, faisant montre d’un certain scepticisme à l’idée que la France puisse accéder à la requête béninoise de restituer ces trésors culturels, objet d’attraction, il est vrai, dans des musées de l’Hexagone. Le Bénin avait alors trouvé un allié objectif à travers le Conseil représentatif des associations noires (Cran) de France qui avait vivement indiqué à l’Etat français de ne pas rester insensible à la requête formulée par les autorités béninoises en se réfugiant derrière le seul argument juridique.
Ce soutien actif du Cran ne vient qu’en ajouter aux dispositions naturelles du chef de l’Etat béninois, connu pour sa ténacité. Encore qu’à l’agenda de l’action gouvernementale, le locataire du palais de la Marina a inscrit un ambitieux programme de promotion touristique. Mieux, il mise sur ces trésors culturels pour le développement d’une industrie touristique muséale. Il fut par conséquent imperturbable et ne céda ni au scepticisme ni au découragement, fidèle à sa nature conquérante. Coup d’essai, coup de maître donc pour le N°1 béninois. En dépit de la législation française interdisant toute restitution, à moins de voter une loi pour déclasser une œuvre des collections nationales. Avec méthode et grâce à la dialectique adoptée, les autorités béninoises ont eu gain de cause. « Nous avons une maturité qui ne nous autorise pas à aller dans une démarche conflictuelle. Le président de la République a fait l’option d’une approche consensuelle », s’enorgueillit Aurélien Agbénonci, chef de la diplomatie béninoise, qui avance que le vaste programme touristique que porte l’Exécutif béninois est le cément de cette démarche, outre la légitimité toute naturelle de disposer de ces œuvres au Bénin d’où elles proviennent. La volonté de faire revenir au bercail les biens culturels du patrimoine national, est donc restée inébranlable chez le gouvernement béninois.
 En visite à l’Elysée le 5 mars 2018, le chef de l’Etat avait donc insisté à ce propos auprès de son hôte avec qui il a convenu des possibilités de rapatriement. Patrice Talon, invité d’honneur de la Conférence internationale des biens culturels et du patrimoine en partage au siège de l’Unesco, à Paris, le 1er juin 2018, avait réaffirmé sa volonté de voir ces biens culturels gardés en France rapatriés au Bénin, soulignant l’intérêt économique qu’ils représentent pour le pays dans une perspective de développement du secteur touristique jamais porté auparavant.

Renaissance

“Ces biens uniques et exceptionnels, dont l’histoire a du mal à être contée avec aisance dans leurs lieux actuels de rétention, n’attendent que d’être retournés dans leurs environnements naturels en vue de leur renaissance”, a-t-il résolu. Patrice Talon marque cependant une ouverture, affirmant que « la coopération et le partenariat restent le moyen le plus efficace » pour la renaissance et le rayonnement durable de ces œuvres au profit de tous.
Une vision qui intègre parfaitement la philosophie qui a guidé les deux experts nommés par
Emmanuel Macron. Selon Felwine Sarr et Bénédicte Savoy, « La jeunesse d’Afrique, comme la jeunesse de France ou d’Europe, a droit au patrimoine». Leur rapport éponyme, ‘’Vers une nouvelle éthique relationnelle’’, se veut aussi évocateur que provocateur par l’intitulé de l’introduction. Il n’y a plus d’impossible, tranchent les deux experts qui règlent également des détails sémantiques, notamment le sens et la portée de la notion de « restitution », ce qu’implique le geste de restitution... Au-delà de toute amphétamine discursive, Sarr et Savoy préconisent une modification du code du patrimoine français afin de permettre la restitution définitive des milliers de biens culturels pillés en Afrique, confortant largement les prétentions béninoises. Une éclatante victoire diplomatique pour Talon dont le ‘’culot’’ s’est avéré payant.

Culture 14 août 2019


Gouvernance: Le Bénin à la croisée des chemins

Sans être une anagramme du titre de l’hymne national du Bénin, « l’Aube nouvelle », le leitmotiv du gouvernement actuel, à savoir le Nouveau départ, se confond avec l’exhortation consubstantielle aux « enfants du Bénin debout » appelés à livrer « des combats éclatants ». Cet appel que réédite le président Patrice Talon, à travers son action gouvernementale sous le sceau de la « Rupture », est-il toutefois compris de tous ses compatriotes ?

Les Béninois sont-ils « Plus forts dans l’unité chaque jour à la tâche » ? Et, « Pour la postérité», sont-ils décidés, comme le voudrait l’actuel chef de l’Etat, à l’instar de l’hymne national, à construire « Sans relâche», dans l’abnégation que cela requiert ?
Chose naturelle à toute société humaine, il y a de nombreux Béninois qui intègrent et s’approprient la dynamique de Rupture et de Nouveau départ, conscients de ce que jusqu’il y a peu encore, il y avait beaucoup de laisser-aller dans les attitudes adoptées au service du pays, et de relâchement dans la gouvernance. Aussi, soutiennent ceux-là, faut-il changer de paradigme pour pouvoir aller de l’avant. De l’autre côté, même après trois ans de gouvernement, il faut compter avec ceux qui observent une certaine réserve voire résistance à ladite dynamique, considérée par ses critiques comme « rigoriste » et qualifiée par d’aucuns « d’autocratique », selon le terme de plus en plus emprunté par les opposants au régime. Qu’en est-il en réalité ?

Changer les codes

Il y a dans l’action du gouvernement actuel, comme une réécriture du code génétique chez les Béninois, notamment en ce qu’ils avaient adopté jusque-là des habitudes et procédés au service du pays jugés à bien des égards, peu positifs. D’où l’appel à la « Rupture ». Et comme à tout changement, soulignent les essais sociologiques sur la question, des résistances sont observées. Les réformes initiées à l’effet de rompre avec les anciennes pratiques étant de nature à déranger, surtout des intérêts inavouables, dans tous les secteurs d’activités, dans le privé comme dans le public. Cela n’est pas non plus sans remettre en cause les attitudes et habitudes dans lesquelles de nombreux Béninois se sont confortés, en général aux dépens de l’intérêt général : c’est l’agent de sécurité qui rançonne, c’est le politicien qui n’entend pas se départir de ses ‘‘avantages’’ et facilités antérieurs, c’est le fonctionnaire qui fait des missions croisées en dépit du bon sens et des lois de la physique, c’est l’agent du service public qui attend une rétribution indue de l’usager avant d’accomplir sa tâche, ce sont des concours frauduleux organisés, ou des marchés pipés passés...Autant de mauvaises pratiques remises en cause, actuellement, qui suscitent la grogne des ayants cause et qui font dire que «l’argent ne circule plus » et que le pays est « dur », selon une ritournelle lancinante !

Que comprendre ?

Alors que les Béninois ont la fâcheuse habitude d’aimer si peu d’amour leurs princes, le président Patrice Talon ajoute la circonstance aggravante d’avoir un style iconoclaste, en tout cas qui ne ressemble en rien à ce que ses compatriotes ont vu chez ses prédécesseurs. Cela n’est pas sans déboussoler quelque peu non plus. Aussi, certains ont-ils du mal à comprendre sa gouvernance déjà parasitée par l’intoxication via les réseaux sociaux, à percer la pertinence de ses actions, soient-elles structurantes et porteuses de plus-value pour le pays. Le problème de la gouvernance actuelle serait-il donc la détermination avec laquelle Patrice Talon, droit dans ses bottes, entend gouverner, décidé à se dépêtrer des méthodes et recettes dont on s’imagine que, si elles étaient perspicaces, elles auraient déjà pu développer le pays ? Le président Talon, lui, jure qu’il n’a cure d’être impopulaire, dans l’œuvre qu’il entend accomplir pour le bien de la patrie. Et ce faisant, il se départit d’une entrave, qui l’aurait retenu dans son élan de mettre en musique son projet gouvernemental.
Mais la résistance ne faiblit pas pour autant. Et certains de ses supporters lui enjoignent de mitiger la forte résolution notée chez lui qui peut s’assimiler à de l’obstination.
La méthode Talon, il est vrai, ne ressemble en rien à celle employée par le Général Mathieu Kérékou qui, dictateur reconverti en démocrate, a préféré en dix ans de gouvernement démocratique, marcher sur des œufs !
Quant à Boni Yayi, inutile de rappeler qu’il a été le plus populiste des chefs d’Etat sous le renouveau démocratique, et que la rigueur n’a jamais été le socle d’action d’un populiste. Patrice Talon ne s’embarrasse pas, lui, de trancher dans le vif, sans ménagement, mais sans perdre de vue les normes et principes légaux, incontournables repères. C’est ainsi que plusieurs hauts gradés de la Police, pris en indélicatesse, ont été durement sanctionnés, conformément à la procédure en la matière. Idem pour les responsables politico-administratifs qui, pincés pour quelque malversation que ce soit, ne bénéficient d’aucune couverture du pouvoir actuel, contrairement aux habitudes. Un exemple symptomatique de la rigueur qui caractérise la gouvernance Talon et qui fait dire de lui qu’il ne serait pas « social » …

Syndrome Sarkozy

Renseignant, cependant, sur la sensibilité de l’ex-homme d’affaires, un fin connaisseur du chef de l’Etat jure que c’est tout le contraire de ce que disent ses détracteurs, et qu’il a la sensibilité à fleur de peau, mais la dissimule sous une carapace qui donne de lui l’image (erronée) d’un dur à cuire. Etayant ses propos, il donne l’exemple de l’évacuation sanitaire sur Paris de la femme du chauffeur d’un proche que Patrice Talon a financée sans connaitre celle-ci ni d’Adam ni d’Eve, mais rien qu’en ayant entendu parler des maux décelés chez le bébé que portait la dame… « Il est ainsi », lâche ce proche du président Talon selon qui « Les gens seront bien surpris de savoir l’étendue de ses actions caritatives et de ses apports désintéressés à l’endroit des tiers, le jour où il voudrait qu’on en parle, qu’on les énumère », insiste-t-il.

Du social

Cela étant, loin du cadre privé, le caractère « social » de la politique menée sous la férule de Patrice Talon, si peu admis pourtant par certaines opinions, est bien perceptible. L’une des preuves, l’équité dont les concours de recrutement sont désormais empreints. Relève du même caractère, le quitus fiscal réclamé dorénavant aux aspirants à des fonctions électives, car c’est inconcevable que ceux-ci  ne payent pas leurs impôts alors qu’ils seront rétribués grâce à l’argent du contribuable.
Du reste, tout en œuvrant, comme jamais par le passé, pour le relèvement des couches vulnérables, à travers les subventions accordées aux centres et instituts sociaux habilités, le Nouveau départ, à travers l’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch), apporte une puissante réponse sociale à laquelle aucun gouvernement n’a pu penser auparavant. De même, lorsqu’il converge les médecins les plus capés du pays vers les hôpitaux publics que ces derniers délaissaient pour l’exercice en privé, le gouvernement a pris une mesure dont le caractère social peut être apprécié à la hauteur du préjudice, car il n’est plus besoin de payer plus cher en clinique privée pour bénéficier de l’expertise médicale qui profitera ainsi désormais aux plus petites bourses...  

Quid de l’économique et de la politique ?

Assainie, l’économie béninoise augure de bonnes perspectives et s’avère désormais porteuse de croissance durable, ce qu’attestent du reste les institutions de Bretton Woods. L’assiette fiscale s’étant élargie grâce à des mesures nouvelles et à de nouveaux instruments permettant d’assujettir les structures et individus imposables, afin que le pays ne dépende plus, pour son développement, des emprunts et de l’aide extérieure rares aujourd’hui. Les dispositions structurelles et autres mesures prises, dans les domaines de l’économie numérique, du tourisme et de l’agriculture notamment pour booster la première culture de rente qu’est le coton, contribuent également à cette perspective.  
Sur le plan politique cependant, la réforme initiée pour rendre plus dynamique le système partisan, fut laborieuse à l’épreuve, et c’est là un euphémisme, dans sa mise en œuvre, elle a quelque peu coincé . Rien qu’à en juger par les dernières élections législatives, faites dans des conditions peu ordinaires, car seuls les partis proches du pouvoir ont pu y prendre part. Cela suffit-il à dire qu’il s’agit-là d’un recul démocratique au Bénin comme on l’entend dire ?
A l’analyse, la démocratie, trivialement, est entendue comme la dictature de la loi, mais aussi du nombre, la majorité qualifiée s’imposant à tous. Il en a été ainsi des lois portant Code électoral et Charte des partis, que d’ailleurs la quasi-totalité des députés béninois ont voté, au terme d’un long processus de sensibilisation à travers plusieurs séminaires. Que certains partis politiques, pour une raison ou une autre, n’aient pu se conformer à la nouvelle donne, cela a suffi, d’autant que ceux-ci sont de l’opposition, à soupçonner le pouvoir de les avoir écartés afin d’avoir le champ libre pour les partis de la mouvance en vue des législatives d’avril 2019.
Il est vrai, en Afrique, les régimes brillent par leur ingéniosité à faire des coups fourrés à leurs opposants. Mais, faut-il prétexter de cela pour verser dans la paranoïa, voir le diable partout, sans jamais donner de bénéfice du doute ? Dans le cas d’espèce, les partis d’opposition béninois se sont rendus coupables de quelques turpitudes. En ayant déjà voté les lois qu’ils remettent en cause après coup. Et, autant peut-on soupçonner le ministère de l’Intérieur de pouvoir faire preuve, possiblement, de mauvaise foi dans la délivrance du certificat de conformité, ou les services des impôts de délivrer, peut-être à la tête du client l’indispensable quitus fiscal, autant on a de la peine à croire que le pouvoir a inspiré à ses opposants de recourir à la Cour suprême, au lieu de déférer le contentieux relatif aux partis, comme l’exige la loi, au tribunal de première instance pour se faire donner raison.
Aussi, accusé de tous les péchés d’Israël, le pouvoir a eu raison de soutenir que les partis d’opposition ne doivent s’en prendre qu’à eux-mêmes pour les manquements majeurs relevés dans leurs dossiers et leur difficulté manifeste à se conformer aux lois. De la poule et de l’œuf, qui vient en premier ? Ce débat a vécu !
Que d’encre et de salive ont coulé, au cours du processus électoral qui, en définitive, a abouti à l’élection des députés de la 8e législature. Comme jamais, la cristallisation des intérêts a atteint son comble sur l’échiquier politique béninois. A en juger par les actes de violence qui ont émaillé par endroits le scrutin législatif du dimanche 28 avril 2019. Ajoutées à cela, les récriminations post-électorales de l’opposition qui ont débouché sur une mini-guérilla urbaine qui ne dit pas son nom, avec des jets de pierres et des brasiers de pneus usagés. Il faut déplorer ce phénomène, affligeant, qui a contraint l’armée à agir pour y mettre un terme. En tout cas, on y a peu reconnu le Bénin. Cela n’est pas sans interpeller la classe politique, dans son ensemble, sollicitée à requalifier le sens de son engagement. Est-ce au service de la nation ou pour des intérêts égoïstes ? La 8e législature, en premier, est appelée à donner un sens à la politique au Bénin. Le gouvernement, quant à lui, persuadé que point de bon vent à celui qui ne sait où il va, à travers son chef, entend maintenir le cap des réformes. Leurs résultats témoigneront de la justesse de ses choix.
Quels qu’ils soient, ils auraient un goût de symphonie inachevée, si on ne trouve pas les ressorts pour décrisper l’atmosphère. Un pas de franchi dans cette voie déjà par la politique de main tendue prônée par le président Patrice Talon. La décrispation ne dépend pas, toutefois, que du seul pouvoir exécutif. Elle est aussi tributaire de l’état d’esprit et de l’attitude de ses vis-à-vis.

Actualités 14 août 2019


Rapport d’activités du médiateur de la République : 557 recours traités en 2018

(La carrière des agents de l’Etat et les litiges fonciers en tête)  
Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun, a présenté à la presse, ce mardi 13 août, son rapport d’activités au titre de 2018. Lequel renseigne que  l’institution a enregistré et traité l’année écoulée 557 plaintes ou réclamations des citoyens contre l’administration publique, portant à 4513 le nombre total de recours examinés depuis la création en 2006 du médiateur de la République.

Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun, a une fois encore sacrifié à la tradition de présentation annuelle de son rapport d’activités. Cette exigence est prévue à l’article 20 de la loi n°2009-22 du 03 janvier 2014 instituant le médiateur de la République. Cet article stipule que : «  Le médiateur de la République établit un rapport d’activités chaque année. Ce rapport est transmis au président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement. Il est publié au Journal officiel de la République du Bénin ». C’est donc en respect de cette prescription légale que le médiateur de la République a rendu public à travers la presse, ce mardi 13 août, son rapport d’activités au titre de 2018 après les formalités substantielles de transmission au président de la République et au Journal officiel.  Selon Joseph Gnonlonfoun, au total, 557 plaintes ou réclamations ont été reçues et traitées en 2018 par son institution. Ce nombre de recours est le plus élevé depuis la création du médiateur de la République le 25 août 2006. Les 557 recours  portent à 4513 le nombre de dossiers enregistrés depuis l’existence de cet organe,  intermédiaire entre les populations et l’administration publique. « Les dossiers ainsi constatés ont été étudiés à titre gracieux et en équité, car nous ne jugeons pas », précise le médiateur de la République. Joseph Gnonlonfoun sera appuyé par le directeur des Recours du médiateur de la République, Bienvenu Padonou qui a détaillé le contenu du rapport. Selon ce dernier, au titre des dossiers reçus et traités en 2018, la gestion de la carrière des agents de l’Etat bat le record avec un taux de 25,85%. Elle est suivie successivement des affaires domaniales (21,42%); les affaires sociales (12,57%) ; les dysfonctionnements ou défaillances dans le fonctionnement du service public (9,14%) ; les créances sur l’Etat ou sur tout organisme investi d’une mission de service public (8,28%) ; l’allocation de bourses et secours universitaires (6,85%); l’exécution des décisions de justice (4,57%) sans oublier les cas de non-compétence du médiateur de la République qui représentent 10,25%.
Le rapport d’activités est assorti de recommandations fortes à l’endroit des diverses administrations publiques. Il s'agit, entre autres, de rendre fonctionnels les Comités de gestion du foncier (Cogef) dans toutes les communes en vue d’apurer les dossiers relatifs aux affaires domaniales en étude au niveau de ces commissions ; d’instruire les organes de tutelle des communes à assurer un suivi plus rigoureux de la gestion des dossiers ayant trait aux affaires domaniales ; d’instruire les préfectures à transférer aux communes toutes les archives relatives aux affaires domaniales et foncières. Aussi, le rapport d’activités suggère-t-il l’adoption rapide des décrets d’application de la loi sur le statut général de la Fonction publique pour une gestion rationnelle des ressources humaines de l’Etat ; la mise en place au plus tôt d’un cadre institutionnel de gestion des personnels de la Fonction publique et la relecture de la loi portant statut général de la Fonction publique en prévoyant des dispositions transitoires relatives au passage des agents contractuels de l’Etat du régime de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) à celui du Fonds national de retraite du Bénin (Fnrb).
Outre le traitement des griefs des citoyens contre l’administration publique, le directeur des Recours, Bienvenu Padonou, a fait également le point des autres activités menées au cours de l’année 2018 par son institution. Il cite  notamment la session annuelle du médiateur de la République qui s’est tenue du 23 novembre au 7 décembre 2018 avec l’étude de 258 dossiers et la participation de 26 structures de l’administration publique et les audiences foraines dans les localités de Pobé, Houéyogbé , Savè, Boukoumbé et Bembérékè.

Actualités 14 août 2019


Audience à la Haac: Les priorités de la Chine au cœur des échanges

Le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) a reçu en audience, ce mardi 13 août, l’ambassadeur plénipotentiaire de la République populaire de Chine près le Bénin, Peng Jingtao. Une occasion pour ce dernier de rappeler les priorités de la Chine pour le Bénin.

L’ambassadeur plénipotentiaire de la République populaire de Chine près le Bénin a été reçu en audience par le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), Rémi Prosper Moretti. Une occasion pour Peng Jingtao de féliciter le nouveau président de l’institution de régulation des médias pour sa nomination à ce noble poste. D’après l’ambassadeur de la Chine, Peng Jingtao, cette visite de courtoisie a pour objectif d’établir des liens personnels et professionnels en vue du renforcement des relations d’amitié et de coopération qui existent entre la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) et l’ambassade de Chine.
L’ambassadeur a mis à profit cette opportunité pour revisiter la coopération entre le Bénin et la Chine avant de prendre l’engagement de la consolider pour le bonheur et le mieux-être des populations. «Nous avons parlé ensemble avec le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) de la formation des journalistes ainsi que des fonctionnaires, du don de matériel au Bénin… On va continuer cette coopération avec la Haac », a-t-il confié au terme des échanges qu’il a eus avec le président de la Haac.
Peng Jingtao est revenu sur les réformes engagées par le chef de l’Etat, Patrice Talon, pour développer et révéler le Bénin. A ce sujet, il indique que les médias et l' institution de régulation ont un grand rôle à jouer. « Le Bénin est en réforme, une réforme cruciale et importante de son histoire. Ainsi, la Haac et les médias joueront un grand rôle dans ce rêve de développement pour révéler le Bénin », a-t-il dit. L’ambassadeur a rassuré que la Chine, partenaire privilégié et ami fidèle du Bénin depuis de longue date, va continuer cette coopération dans tous les secteurs de développement.

Actualités 14 août 2019


Renouvellement de la certification Iso 9001-2015: L’Onip garde le cap de la démarche qualité

L’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) vient d’être à nouveau audité par le cabinet Dekra Certification, dans le cadre du renouvellement de son certificat iso 9001 version 2015. Au terme de deux jours d’évaluation des différents services de l’entreprise, l’auditeur en arrive à la conclusion que l’Onip a maintenu les processus de norme, une bonne performance qui le rend éligible à nouveau à la certification.

L’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) aspire au renouvellement de son certificat Iso 9001: 2015. En mission au sein de l’Office les 8 et 9 août derniers, dans le cadre d’un audit de suivi numéro 1 qui fait suite à l’audit de renouvellement qui a eu lieu l’année dernière, Alexandre
Petrozzi, auditeur de certification du cabinet  Dekra, a émis un avis favorable, à l’issue d’un audit de surveillance, au maintien de la certification Iso 9001 de l’Onip. Il est parvenu à cette conclusion, après un minutieux audit du Système de management de la qualité. Ceci dans le but de confirmer le maintien de la certification de l’office pour la période triennale en cours. « Nous avons pu, pendant deux jours, procéder à différentes investigations en auditant l’ensemble des activités qui composent le système de management de l’office. Nous avons pu obtenir des preuves suffisantes suite aux différents entretiens, pour nous assurer de la conformité du Système de management de la qualité de l’office aux exigences de la norme internationale iso 9001 version 2015», confie l’auditeur, au terme d’une séance de restitution de ses conclusions aux  responsables de l’Onip.
Alexandre Petrozzi note une bonne maîtrise des processus de réalisation des différentes activités et un système adapté au fonctionnement de l’office. Toutes choses qui apportent de l’efficacité à l’amélioration des performances. Il a fait savoir que les dispositions prévues sont connues par l’ensemble du personnel et que le système de management de qualité reste en conformité avec les exigences  de l’iso 9001. « L’Onip a démontré sa performance à fournir les travaux d’impression et des produits conformes aux exigences des clients. Il a aussi démontré sa capacité à améliorer la satisfaction des différents clients à l’interne ou à l’externe», note l’auditeur, qui salue les efforts fournis par l’Onip pour se maintenir dans la démarche qualité, améliorer sa performance. Le directeur général par intérim de l’office, Bertin Sowakoudé, a pris bonne note des différentes observations de l’auditeur, notamment celles concernant les points de vigilance. Il s’est par ailleurs engagé à travailler avec ses collaborateurs pour maintenir le processus de la démarche-qualité dans lequel l’entreprise s’est résolument engagée.

Société 13 août 2019


Saturnin Allagbé, gardien de but des Ecureuils du Bénin: « Mon secret, c’est le travail et la patience »

Sociétaire du Chamois niortais, l’international Saturnin Allagbé, gardien de but des Ecureuils du Bénin évoque dans cette interview son parcours de footballeur. Natif  d’Assaba (Bantè), l’ancien champion du Bénin en 2010 et 2012 avec l’Association sportive du Port autonome de Cotonou et champion de division d’honneur de la Ligue du Centre-Ouest en 2015 avec la réserve du Chamois niortais football club dévoile le secret caché derrière ses belles prestations lors de la dernière phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations où il a réussi des arrêts décisifs.

La Nation: Comment avez-vous démarré votre carrière de footballeur ?

Saturnin Allagbé : J’ai démarré ma carrière dès l’enfance dans mon village natal, Assaba, commune de Bantè, dans le département des Collines. J’ai appris à jouer comme les autres enfants de mon village. J’ai pratiqué le football de rue avant de trouver le chemin du haut niveau.

Savez-vous déjà à cette époque que vous étiez prédestiné à une carrière de footballeur ?

Non. On jouait simplement. C’était une passion. C’est arrivé à Cotonou vers 2002 que mon véritable rêve de devenir footballeur a pris corps.
 
Comment est-ce que vous vous êtes retrouvé dans le centre de formation de Tanéka ?

Je pense que c’est le destin. Une fois à Cotonou, des portes me sont ouvertes avec le soutien de certains aînés.

Comment avez-vous vécu dans ce centre ?

Une fois dans ce centre de formation, j’ai eu l’envie de travailler pour faire carrière dans le football. On était nombreux à y aller mais tout le monde n’a pas eu la chance que j’ai eue. Le président Adrien Ahouandjinou avait un bon projet. J’ai bénéficié de l’environnement et du bon travail qui se faisait dans ce centre. C’était un centre de sport et études qui nous a permis d’apprendre facilement.

Qu’est-ce qui vous a inspiré dans votre environnement à choisir le poste de gardien ?

Je dirai d’abord mon papa qui a été gardien de l’équipe de Bantè puis mon oncle Charles Anna qui a été gardien de l’équipe nationale du Dahomey. Ces deux personnes ont été mes modèles dès mon jeune âge.

Parlez-nous de votre transfert de Tanéka à l’Aspac ?

A l’époque, il y avait un partenariat entre l’Association sportive du port autonome de Cotonou (Aspac) et le centre de formation Tanéka. C’est dans ce cadre que le coach de l’Aspac d’alors, Emile Enanssouan m’a contacté et a fait le vœu de m’avoir dans son effectif. Il avait besoin de mes services. Le nécessaire a donc été fait et j’ai rejoint l’effectif des portuaires.

Pouvons-nous dire que votre passage par ce club du championnat d’élite a facilité votre évolution?

Vous savez que rien n’est facile dans la vie. C’était un tournant dans ma carrière. J’ai débuté au poste de troisième gardien à l’Aspac. Je suis passé ensuite deuxième avant de devenir titulaire en 2010 avec Alain Gaspoz. Le club a  remporté deux titres de champion du Bénin en 2009-2010 puis en 2011-2012. En 2011, j’ai connu ma première sélection avec l’équipe nationale du Bénin.

Depuis 2014, vous êtes dans l’Hexagone avec le Chamois niortais. Comment s’est passée votre transfert de l’Aspac à Niort ?

Il n’y a pas eu de magie (rire). Cela n’a pas été également facile. Il a fallu la Coupe d’Afrique des Nations U20 Algérie 2013 pour me voir m’affirmer davantage. Mes bonnes performances ont milité en ma faveur. Beaucoup de recruteurs ayant vu mes prestations m’ont sollicité. Ainsi, j’ai été mis à l’essai par les Girondins de Bordeaux avant la saison 2013-2014 mais je n’ai pas été retenu. Mais, ce fut une expérience positive. Je suis rentré au pays avant d’être recruté par le Chamois niortais en juin 2014.

Comment avez-vous été accueilli dans ce club français ?

J’avoue que j’ai été bien introduit. J’ai d’abord signé un contrat professionnel de trois ans avec le Chamois niortais football club. Ne jouant aucun match avec l’équipe première, j’ai été titulaire avec la réserve professionnelle promue en championnat de France amateur 2 en fin de saison. Considéré comme un acteur majeur de cette montée, j’ai su m’imposer par mes prestations en passant du troisième gardien au titulaire du club. J’ai prorogé mon contrat cet été jusqu’en 2022.

Au regard de vos performances en club puis avec l’équipe nationale en Egypte, quel est le petit secret de Saturnin Allagbé ?

Mon secret, c’est le travail et la patience. Ensuite, il y a la ferme conviction de vouloir réussir dans sa carrière qui me pousse à aller de l’avant. Je pense qu’il faut travailler fortement et y croire. Si tu n’es pas patient, si tu ne travailles pas dur, tu ne peux rien réussir. Moi, je n’ai jamais lâché, j’ai toujours cru à ce que je fais.

Vous avez eu la confiance de Michel Dussuyer lors des trois derniers matchs des Ecureuils à la Can 2019. Qu’est-ce qui vous a motivé lors de ces rencontres décisives ?

Je savais que l’attente était grande et j’ai essayé de donner le meilleur de moi-même pour satisfaire le public sportif  béninois. Aujourd’hui, ce n’est pas une fin en soi. Je dois continuer à travailler pour continuer à bénéficier du soutien de la population. Je dois encore prouver au peuple béninois que je suis capable du meilleur dans les compétitions à venir.

Quelle a été votre plus grande satisfaction à la Can 2019 ?

C’est d’abord le fait d’avoir fait au moins un match dans ce tournoi. C’est également le fait d’avoir été jusqu’en quart de finale avec l’effectif. Je pense que notre grande satisfaction au sein de l’équipe, c’est d’avoir permis au peuple béninois de rêver.

Qui a été votre plus grand soutien ?

J’ai rencontré beaucoup d’honnêtes personnes sur mon chemin. De mon village à Cotonou en passant par Tanéka et l’Aspac, beaucoup de gens ont favorisé mon ascension. J’en profite pour les remercier pour tout leur soutien. Toutes ces personnes m’ont aidé et j’en suis reconnaissant.

Quelles ont été vos difficultés dans cette carrière ?

Les difficultés ne manquent jamais dans la vie d’un homme. J’ai eu beaucoup de problèmes que j’ai dû surmonter pour évoluer dans  ma carrière. Le plus important,  c’est d’avancer.

Quels conseils aux jeunes qui veulent évoluer en football ?

Je leur conseille de travailler et d’être patient, car le résultat vient au bout de l’effort.

Société 13 août 2019


Promotion des activités et valeurs sportives: Le Cnos Ben lance ses plateformes de communication

Le site internet et les plateformes de communication du Comité national olympique et sportif  béninois (Cnos Ben) sur les réseaux sociaux ont été mis en ligne ce lundi 12 août à Cotonou. A cette occasion, le président du Cnos Ben, Julien Minavoa, a expliqué le bien-fondé de ces outils numériques avant d’inviter les responsables à contribuer à leur animation.

Le Comité national olympique et sportif béninois (Cnos Ben) s’est ouvert sur le monde depuis ce lundi 12 août à travers le lancement de son site internet www.cnosben.org et de ses plateformes sur les réseaux sociaux. Pour le président du Comité national olympique et sportif béninois, Julien Minavoa, ces plateformes numériques vont permettre au Cnos Ben d’être connu mais aussi favoriser la visibilité de certaines fédérations. «  Le site donnera de la visibilité aux activités du Cnos Bénin et celles des fédérations sportives à travers une panoplie de moyens de communication », a-t-il déclaré. Selon lui, ces moyens de communication constituent un moyen de vulgarisation des valeurs que prône le mouvement sportif national. Pour lui, sans se rendre visible, le Comité national olympique et sportif  béninois ne peut non plus faire connaître ses valeurs. C’est pourquoi, il se félicite que cette ambition de son comité exécutif se soit matérialisée à travers la mise en ligne de ces plateformes.
Abdoulaye Zimé, directeur de cabinet du président du Conseil économique et social (Ces)fait savoir qu’à travers ce site, le monde entier pourrait avoir un regard sur ce qui se fait au niveau du mouvement sportif national. «Quand on parle de site web, on parle d'une fenêtre ouverte sur le monde. Grâce à ce site, les partenaires vont frapper à vos portes », a-t-il confié. Au nom du président du Ces, Augustin Tabé Gbian, il prend l'engagement d'œuvrer pour que le sport ne soit plus le parent pauvre au Bénin à travers la mise en place d'un tandem fort. « Le Ces œuvrera à vos côtés pour que le sport sorte des sentiers battus », a-t-il promis. A sa suite, Gloria Koussihouèdé, ancienne nageuse et cadre de l’administration du Cnos Ben a présenté le site internet et les adresses des différentes plateformes de l’institution sur les réseaux sociaux. Elle invite toutes les fédérations sportives à participer à l’animation de ces plateformes à travers la mise à disposition des informations actualisées.

Société 13 août 2019


Camp mondial des jeunes de l’Ong Iyf: Louis Vlavonou invité à partager ses expériences

Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, a reçu en audience, ce lundi 12 août, à son cabinet au palais des Gouverneurs à Porto-Novo, une délégation de l’Ong International Youth Fellowship (Iyf) au Bénin. Celle-ci est allée inviter l’autorité parlementaire à partager son parcours et ses expériences lors de la 10e édition du camp mondial de la jeunesse qu’organise l’Ong, du 27 au 31 août prochain, dans la commune d’Abomey-Calavi.  

Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, est attendu à la 10e édition du camp mondial de la jeunesse qu’organise au Bénin, du 27 au 31 août prochain, l’Ong International Youth Fellowship (Iyf). Il y sera en qualité de conférencier pour partager son parcours et ses expériences avec deux mille jeunes invités par l’Ong internationale qui compte 184 branches dans le monde.  A cet effet, le président Louis Vlavonou a reçu en audience, ce lundi 12 août, une délégation de cette organisation non gouvernementale.
Selon le secrétaire général de l’Ong International Youth Fellowship (Iyf) au Bénin, Aubin Acodjènou, sa délégation est allée inviter l’autorité parlementaire, en dépit de son agenda chargé, à animer cette conférence sur sa propre biographie.
La délégation se réjouit de l’accueil du président Louis Vlavonou qui a accepté d’être présent pour partager avec les jeunes de divers horizons une partie de lui-même. « Nous sommes très contents d’avoir rencontré le président de l’Assemblée nationale. Nous ne nous attendions pas à cette réaction parce qu’il nous a montré qu’il est prêt pour pouvoir réellement travailler avec la jeunesse. Parce qu’il nous a dit que la jeunesse est une bombe plus forte que la bombe atomique et qu’on doit prendre les jeunes au sérieux et les éduquer dès le bas âge pour qu’on ait de bons leaders demain », confie Aubin Acodjènou. Selon lui, le but de cette conférence est d’amener les jeunes à saisir des opportunités à travers la communication du président de l’Assemblée nationale.
Outre la conférence, le camp sera meublé de plusieurs autres activités telles que des jeux, des formations pratiques sur notamment la sérigraphie, l’art oratoire et les techniques d’installations des panneaux solaires, des antennes paraboliques ou de fabrication des différentes sortes de savons, détaille le secrétaire général de l’Ong International youth Fellowship au Bénin. « Nous apprenons aussi aux jeunes des langues comme l’anglais, le chinois et le coréen. Ces langues sont très importantes aujourd’hui, souligne Aubin Acodjènou insistant sur la possibilité pour les jeunes de gagner leur vie à travers la maitrise de ces langues d’avenir, car ils peuvent être recrutés comme des interprètes.

Actualités 13 août 2019


Audience à la Cour constitutionnelle: Le Cnds prend contact avec Joseph Djogbénou

Le président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou, a reçu en audience à son cabinet, hier lundi 12 juillet, une délégation du Conseil national du dialogue social (Cnds). Conduite par son président, Guillaume Attigbé, la délégation a présenté au président de la cour ses missions, attributions et contributions.

Une visite d’amitié mais aussi de prise de contact. C’est le sens à donner à la démarche de la délégation du Conseil national du dialogue social à endroit du président de la Cour constitutionnelle Joseph Djogbénou. « C’est une visite de courtoisie qui nous a permis de retrouver un ami, un frère avec qui nous partageons beaucoup de valeurs... », affirmera, au sortir d’audience, le président du Cnds, Guillaume Attigbé tout en faisant remarquer qu’il est préférable de prendre contact sans attendre forcément une période de crise. A l’en croire, la délégation est aussi venue présenter au président la cour le Conseil national du dialogue social qui vient de célébrer deux ans d’existence. Le président du Cnds en a profité pour transmettre au président de la Haute juridiction le rapport annuel du Cnds sur l’état du dialogue social. Guillaume Attigbé dit avoir également partagé avec le professeur Joseph Djogbénou les grands défis du Cnds et les activités majeures à venir, notamment une tournée nationale de rencontre avec les entreprises et de dialogue avec les travailleurs. Lors de cette tournée, le traitement des employés, la question du Smig, les conditions générales de travail… seront abordés. Au regard du sens d’analyse du président de la Cour constitutionnelle, la délégation n’a pas manqué de prendre conseil auprès de son hôte.
Pour la circonstance, le président du Cnds, Guillaume Attigbé était accompagné du secrétaire général du Cnds, Christophe Houessionon, portant la voix des travailleurs, et du secrétaire permanent du Cnds, Bernard Ahissou.

Actualités 13 août 2019


Viol sur mineure (8e dossier): L’octogénaire Osséni Gobi condamné à 8 ans de réclusion criminelle

Le huitième dossier inscrit au rôle de la première session de l’année 2019 du Tribunal de première instance de première classe de Parakou statuant en matière criminelle, jeudi 8 août dernier, a porté sur une affaire de viol sur mineure. Le mis en cause, Osséni Gobi a comparu avant d’être condamné à 8 ans de réclusion criminelle.  

Pour assouvir sa libido, Osséni Gobi, 81 ans, célibataire avec un enfant, n’a pas trouvé mieux que de jeter son dévolu sur les filles mineures. Il en a appris à ses dépens et réfléchit sur la gravité de son acte depuis sa mise sous mandat de dépôt, lundi 28 janvier dernier.
Accusé de viol sur les filles X, Y et Z, toutes des mineures de 13 à 14 ans, il a comparu au Tribunal de première instance de première classe de Parakou statuant publiquement et contradictoirement en matière criminelle et en premier ressort, jeudi 8 août dernier. Sous le poids de l’âge, il ne pouvait pas se tenir debout à la barre. Pour répondre aux questions, il a donc été autorisé à rester assis. Au regard de la sensibilité du dossier, les débats se sont déroulés à huis clos.
Tant à l’enquête préliminaire qu’à l’interrogatoire de première comparution, Osséni Gobi a reconnu les faits mis à sa charge. Mais, lors de l’interrogatoire au font à la barre, jeudi 8 août dernier, il a eu une attitude contraire. L’audience présidée par Adamou Moussa l’a condamné à 8 ans de réclusion criminelle. Mis sous mandat de dépôt le 28 janvier dernier seulement, il a encore une peine de 7 ans de prison à purger.
L’enquête de moralité lui est favorable et le bulletin N°1 de son casier judiciaire ne porte mention d’aucune condamnation antérieure. Son rapport médico-psychiatrique et psychologique établi conclut qu’il ne souffre d’aucun trouble mental pouvant abolir son acte au moment de sa commission.
L’avocat général, Nourou Dine Bakary, demandera une disqualification des faits de viol sur mineures pour les requalifier en tentative de viol. Il invite la cour à condamner Osséni Gobi à 5 ans de réclusion criminelle assortie de sursis.
Défendant les intérêts de l’accusé, Me Christel Alain Balogoun indiquera que l’on ne peut évoquer le crime de viol ou de tentative de viol dans le cas d’espèce. Selon le certificat médical, fait-il remarquer, il n’y a pas eu de pénétration sexuelle. Aussi, s’en remet-il à la cour pour trouver une peine convenable à infliger à son client.  
En effet, les filles X, Y et Z, toutes des mineures âgées de 13 à 14 ans, sont des écolières à l’Epp Wokodorou B, à Parakou. Cinq minutes avant la récréation, le 26 janvier 2019, la première des trois filles avait sollicité une permission pour aller se soulager. Mais elle n’est revenue toute poussiéreuse que 10 mn plus tard, après la pause. Surprise de la retrouver dans cet état, sa maîtresse l’a soumise à un interrogatoire. La fillette avouera alors qu’elle revenait du domicile d’Osséni Gobi avec qui elle venait d’entretenir des rapports sexuels. La petite ajoutera qu’elle avait l’habitude de le fréquenter accompagnée de ses amies Y et Z. Ces dernières n’ont pas nié qu’elles fréquentent également le vieux.

Société 12 août 2019


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