La Nation Bénin...
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Le président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou, a reçu en audience à son cabinet, hier lundi 12 juillet, une délégation du Conseil national du dialogue social (Cnds). Conduite par son président, Guillaume Attigbé, la délégation a présenté au président de la cour ses missions, attributions et contributions.
Une visite d’amitié mais aussi de prise de contact. C’est le sens à donner à la démarche de la délégation du Conseil national du dialogue social à endroit du président de la Cour constitutionnelle Joseph Djogbénou. « C’est une visite de courtoisie qui nous a permis de retrouver un ami, un frère avec qui nous partageons beaucoup de valeurs... », affirmera, au sortir d’audience, le président du Cnds, Guillaume Attigbé tout en faisant remarquer qu’il est préférable de prendre contact sans attendre forcément une période de crise. A l’en croire, la délégation est aussi venue présenter au président la cour le Conseil national du dialogue social qui vient de célébrer deux ans d’existence. Le président du Cnds en a profité pour transmettre au président de la Haute juridiction le rapport annuel du Cnds sur l’état du dialogue social. Guillaume Attigbé dit avoir également partagé avec le professeur Joseph Djogbénou les grands défis du Cnds et les activités majeures à venir, notamment une tournée nationale de rencontre avec les entreprises et de dialogue avec les travailleurs. Lors de cette tournée, le traitement des employés, la question du Smig, les conditions générales de travail… seront abordés. Au regard du sens d’analyse du président de la Cour constitutionnelle, la délégation n’a pas manqué de prendre conseil auprès de son hôte.
Pour la circonstance, le président du Cnds, Guillaume Attigbé était accompagné du secrétaire général du Cnds, Christophe Houessionon, portant la voix des travailleurs, et du secrétaire permanent du Cnds, Bernard Ahissou.

Le huitième dossier inscrit au rôle de la première session de l’année 2019 du Tribunal de première instance de première classe de Parakou statuant en matière criminelle, jeudi 8 août dernier, a porté sur une affaire de viol sur mineure. Le mis en cause, Osséni Gobi a comparu avant d’être condamné à 8 ans de réclusion criminelle.
Pour assouvir sa libido, Osséni Gobi, 81 ans, célibataire avec un enfant, n’a pas trouvé mieux que de jeter son dévolu sur les filles mineures. Il en a appris à ses dépens et réfléchit sur la gravité de son acte depuis sa mise sous mandat de dépôt, lundi 28 janvier dernier.
Accusé de viol sur les filles X, Y et Z, toutes des mineures de 13 à 14 ans, il a comparu au Tribunal de première instance de première classe de Parakou statuant publiquement et contradictoirement en matière criminelle et en premier ressort, jeudi 8 août dernier. Sous le poids de l’âge, il ne pouvait pas se tenir debout à la barre. Pour répondre aux questions, il a donc été autorisé à rester assis. Au regard de la sensibilité du dossier, les débats se sont déroulés à huis clos.
Tant à l’enquête préliminaire qu’à l’interrogatoire de première comparution, Osséni Gobi a reconnu les faits mis à sa charge. Mais, lors de l’interrogatoire au font à la barre, jeudi 8 août dernier, il a eu une attitude contraire. L’audience présidée par Adamou Moussa l’a condamné à 8 ans de réclusion criminelle. Mis sous mandat de dépôt le 28 janvier dernier seulement, il a encore une peine de 7 ans de prison à purger.
L’enquête de moralité lui est favorable et le bulletin N°1 de son casier judiciaire ne porte mention d’aucune condamnation antérieure. Son rapport médico-psychiatrique et psychologique établi conclut qu’il ne souffre d’aucun trouble mental pouvant abolir son acte au moment de sa commission.
L’avocat général, Nourou Dine Bakary, demandera une disqualification des faits de viol sur mineures pour les requalifier en tentative de viol. Il invite la cour à condamner Osséni Gobi à 5 ans de réclusion criminelle assortie de sursis.
Défendant les intérêts de l’accusé, Me Christel Alain Balogoun indiquera que l’on ne peut évoquer le crime de viol ou de tentative de viol dans le cas d’espèce. Selon le certificat médical, fait-il remarquer, il n’y a pas eu de pénétration sexuelle. Aussi, s’en remet-il à la cour pour trouver une peine convenable à infliger à son client.
En effet, les filles X, Y et Z, toutes des mineures âgées de 13 à 14 ans, sont des écolières à l’Epp Wokodorou B, à Parakou. Cinq minutes avant la récréation, le 26 janvier 2019, la première des trois filles avait sollicité une permission pour aller se soulager. Mais elle n’est revenue toute poussiéreuse que 10 mn plus tard, après la pause. Surprise de la retrouver dans cet état, sa maîtresse l’a soumise à un interrogatoire. La fillette avouera alors qu’elle revenait du domicile d’Osséni Gobi avec qui elle venait d’entretenir des rapports sexuels. La petite ajoutera qu’elle avait l’habitude de le fréquenter accompagnée de ses amies Y et Z. Ces dernières n’ont pas nié qu’elles fréquentent également le vieux.

Aurèle Mawudo Houngbédji relate son riche parcours de technicien à des niveaux élevés de responsabilité et propose des recettes pour le développement du Bénin en particulier et de l’Afrique en général. Cette contribution, il l’a faite à travers son livre intitulé « L’audace de réformer » dont le lancement officiel a eu lieu, samedi 10 août dernier, à Cotonou devant une brochette de cadres et techniciens de niveau élevé.
« L’audace de réformer », plaidoyer pour une transformation économique de l’Afrique face aux agendas 2030 et 2063. Tel est l’intitulé du nouvel ouvrage désormais disponible dans les librairies, et dont le lancement a été fait, samedi dernier, à Cotonou. Son auteur a nom : Aurèle Mawudo Houngbédji. L’homme qui se définit comme un simple citoyen, un Béninois de la diaspora résidant aux Etats-Unis, est en réalité un mathématicien ; un quantiste de haut niveau et professeur adjoint de finances quantitatives à la Johns Hopkins University aux Etats-Unis. Il est aussi banquier et gestionnaire des risques, fonctionnaire international.
« L’audace de réformer » qu’il vient de lancer compte 292 pages réparties en cinq parties et quatorze chapitres. L’ouvrage est préfacé par Vera Songwe, secrétaire exécutive de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique. Le genre rédactionnel utilisé est l’interview, réalisée par Rock Sosthène Népo, spécialiste en valorisation du capital humain.
Ainsi, à travers cette publication, Aurèle M. Houngbédji fait un récit-témoignage de son parcours, commencé en 2012 dans les arcanes des pouvoirs publics. C’était une première pour lui. Un saut dans l’inconnu car, depuis que Aurèle M. Houngbédji vit aux Etats-Unis, c’est la première fois qu’il est sollicité pour servir son pays à un niveau élevé de responsabilité. Mais galvanisé par ses proches, il a dû prendre son « courage à deux mains » pour servir en qualité. Direction, palais de la Marina. Mais très tôt, le technocrate qu’il est, a été pris en tenailles. D’un côté, par la politique politicienne (qu’il déteste plus que tout) et de l’autre, par sa ferme volonté d’aider le chef de l’Etat à réformer au sens pur du terme. L’un faisant ombrage et entrave à l’autre, Aurèle Mawudo Houngbédji a su trouver les voies et moyens nécessaires pour tirer son épingle du jeu. Ceci, malgré ses longs moments de rudes épreuves jonchés, entre autres, d’enjeux politiciens et électoralistes. Ce climat n’était donc pas favorable à des réformes objectives et qualitatives. Malgré cela, il a pu relever plusieurs défis et entamer de nombreux chantiers avant le changement de régime en 2016, suivi de son départ du palais. En ces moments de difficultés d’ordre politique et pratique (il n’y avait pas de ligne budgétaire dédiée aux réformes), l’auteur de « L’audace de réformer » ne voulait pas démissionner de son poste. Car, le faire, alors qu’il y a espoir et que tout le monde comptait sur lui, serait un aveu d’échec.
Il est donc resté jusqu’en avril 2016.
C’est au terme de ce parcours riche en expériences, qu’il a jugé utile de ralater son vécu quotidien de conseiller technique d’un chef d’Etat africain à ses compatriotes de la diaspora, ceux résidant au pays, ses collègues et autres collaborateurs.
Au-delà de ce récit-témoignage, Aurèle Mawudo Houngbédji énumère les résultats qu’il a pu obtenir, ses sentiments et les leçons qu’il tire de son expérience à la Marina. Il fait part de sa vision du développement et livre ses propositions de réformes, de sa position de pur technocrate, pour un développement économique harmonieux aussi bien du Bénin que de l’Afrique.
L’œuvre d’Aurèle M. Houngbédji est largement apprécié et commenté par Alastair Sèna Alissato, professeur à la Faculté de sciences économiques et de gestion à l’Université d’Abomey-Calavi. L’éloquence de son contenu a été saluée par les ministres, députés et hautes personnalités présents au lancement.

Du 6 au 10 août, Bénin Terminal, la filiale de Bolloré Transport & Logistics en charge de la manutention portuaire au Bénin a accueilli plus d’une centaine d’étudiants de l’École nationale d’Économie appliquée et de Management (Eneam), le temps d’une visite guidée de ses installations au Port de Cotonou. L’initiative s’inscrit dans le cadre du partenariat école-entreprise qui lie les deux entités et au titre duquel diverses actions ont déjà été menées.
Après la rencontre dans les locaux de l’Eneam entre son staff et les étudiants, suivie des recrutements de certains meilleurs apprenants et le projet en cours de rénovation d’une salle de classe, Bénin Terminal accueille également sur ses installations des étudiants de l’Eneam. «Dans le cadre du partenariat entre Bénin Terminal et l’Eneam, il est prévu chaque année des visites pédagogiques. Ces visites permettent aux étudiants, futurs stagiaires ou employés de notre entité, de découvrir nos infrastructures, équipements de pointe, les technologies modernes utilisées mais aussi nos collaborateurs professionnels formés aux métiers des terminaux à conteneurs en situation réelle de travail. C’est l’occasion pour ces étudiants d’avoir des réponses à toutes leurs préoccupations, en vue de les motiver à rejoindre les équipes de Bénin Terminal, en fonction des besoins et des profils définis», a précisé
Célestin Gnonlonfoun, directeur des Ressources humaines de Bénin Terminal.
Casque ajusté sur la tête, gilet fluorescent enfilé, les visiteurs ont parcouru tous les compartiments de la plateforme de Bénin Terminal, découvrant les différentes facettes de l’activité de la manutention portuaire, sous la supervision et les explications de Arnaud Jobard, directeur d’exploitation de Bénin Terminal. De l’atelier à l’exploitation, de l’exploitation aux opérations en passant par le PC sécurité, toute l’organisation du terminal a été visitée suscitant curiosité, admiration et beaucoup de questions. Arielle, étudiante en informatique de gestion s’est émerveillée du dispositif de PC sécurité. Son condisciple Guillaume, très impressionné par les portiques de quai, a demandé à connaitre la formation qui donne accès à ce métier.
Opportunités
Si l’objectif est de répondre aux clauses du partenariat école-entreprise entre les deux institutions, il était surtout question de « montrer aux étudiants qu’il y a des opportunités d’emploi dans un cadre motivant pour favoriser l’émergence des talents à tout point de vue», a confié le directeur général de Bénin Terminal, Philippe Alexandre.
Le partenariat entre Bénin Terminal et les écoles supérieures se présente sous diverses formes. Le groupe offre aux étudiants des possibilités de stages avec des thèmes de recherches précis, présentant un intérêt pour l’entreprise mais aussi pour l’étudiant. Il s’est engagé à puiser ses agents dans le vivier de compétences des écoles partenaires et à organiser des sessions de formations ciblées sur des thématiques liées à ses activités. Il est également prévu des visites pédagogiques, des activités scientifiques et culturelles.
Opérateur du premier réseau de logistique intégré en Afrique, Bolloré Transport & Logistics multiplie les efforts et les investissements pour accélérer l’intégration de l’Afrique dans le marché mondial. Au Bénin, l’entreprise emploie près de 1300 personnes à travers cinq filiales qui déploient leurs activités dans les secteurs ferroviaire, logistique et maritime (consignation, manutention, transit). Assuré du potentiel de développement du pays, Bolloré
Transport & Logistics investit sur le long terme au Bénin.
Sa filiale Bénin Terminal, en charge de la manutention portuaire contribue à faire du Port de Cotonou la locomotive du développement économique du pays et un hub de croissance pour le Niger, le Mali, le Burkina Faso et le Nigeria. Les nombreux investissements ont permis de porter les capacités de Bénin Terminal au niveau des meilleurs standards internationaux et d’enregistrer plusieurs records de productivité. Bénin Terminal opère plus de 70% du trafic au port de Cotonou.

Le ministre d’Etat, Abdoulaye Bio Tchané, a parrainé, samedi 10 août dernier, l’ouverture de la conférence sur la jeunesse à Djougou. C’était en présence des cadres et autorités politico-administratives de la région, à la Maison des jeunes de la cité des Kpétoni.
« Engagez-vous et changez les choses par vous-mêmes...» C’est le message que le ministre d’Etat, Abdoulaye Bio Tchané a adressé, samedi 10 aout dernier, à l’assistance composée de jeunes, cadres et autorités politico-administratives de la région rassemblés dans le cadre de la conférence de la jeunesse sur le développement de Djougou.
Il a exhorté les jeunes à avoir confiance en eux-mêmes, d’abord en raison du potentiel qu’ils constituent et ensuite à cause de cette étape de leur vie qui doit leur servir de tremplin pour s’insérer dans la vie. Le ministre d’Etat a rappelé aux jeunes comment ils doivent s’intéresser aux affaires de la cité ou de leur collectivité pour montrer qu’ils sont indispensables.
Pour mieux illustrer son propos, le ministre d’Etat a rappelé comment en 1976, il s’est mis au service du collège de Djougou pour servir en qualité de professeur de mathématiques pour le second cycle qui n’en aurait pas disposé, n’eût été son option cette année-là. Il importe, selon lui, que la jeunesse apprenne à répondre à l’interrogation « que puis-je apporter à Djougou ? et non qu’est-ce que Djougou peut me donner ?».
Pour sa part, le premier adjoint au maire de Djougou, Amadou Idrissou, a délivré un message d’assurance en ce qu’il est fier de la jeunesse de sa commune qui fait preuve de bravoure et de confiance. Il a également fait part de ce que les autorités ne manqueront pas de jouer leur partition en matière de soutien aux résolutions qui en seront issues.
Ce n’est pas Abdou Mouhimi Zourkaneri, président du comité d’organisation, qui trahira l’engagement pour le succès de la conférence de ceux qu’il a accueillis. Le chef service administratif de l’Office de gestion du stade de l’Amitié a rappelé la position de ville carrefour de cette cité qui compte parmi les plus pauvres malgré sa situation stratégique. Ses cadres peu nombreux, révèle-t-il, ont pris conscience de l’importance de se concerter pour affronter les nombreux défis auxquels ils doivent faire face, notamment celui du développement.

L’appel à la solidarité nationale, à travers la collecte de dons, dans le cadre de l’initiative 1000 kits scolaires, 1000 ballons à l’école a été lancé, vendredi 9 août dernier, à la Maison des médias Thomas Mégnassan à Cotonou. Les initiateurs, tous des jeunes engagés pour la cause des enfants démunis et des couches vulnérables, comptent sur les bonnes volontés pour rendre mille enfants et mille écoles béninoises heureux à la rentrée scolaire 2019-2020.
L’initiative ‘’1000 kits scolaires, 1000 ballons à l’école’’ entre dans sa phase active ce lundi 12 août, pour une durée de trente jours à travers l’appel à la solidarité nationale en faveur des filles et garçons démunis en milieu scolaire. Elle associe l’éducation et le football comme pour dire que les deux peuvent aller de pair.
Selon Rodrigue Hodé, président de Focus Bénin, initiateur de cette œuvre sociale, l’opération vise à mobiliser les ressources nécessaires pour acquérir des kits scolaires et des ballons au profit d’enfants et d’écoles démunis, à les en doter. Pour la réussite de cette opération, il appelle les partenaires, donateurs et mécènes constitués aussi bien de particuliers que des personnes morales, du simple citoyen aux personnalités en passant par les entreprises et les organismes publics et privés à sortir de l’inaction. «En cette veille de la rentrée 2019-2020, alors que la crise économique et sociale touche de plein fouet les plus démunis, nous faisons solennellement appel à la générosité publique pour secourir les petits enfants, filles et garçons scolarisés, issus des couches défavorisées. Ces âmes innocentes qui constituent l’avenir du pays ne demandent rien d’autre que d’aller à l’école pour recevoir l’instruction et l’éducation auxquelles ils ont pleinement et constitutionnellement droit », a martelé Cathérine Tawès, chargée de la mobilisation sociale à Focus Bénin. D’après ses explications, l’appel vise à porter assistance et secours à 1000 jeunes enfants scolarisés, filles et garçons en situation difficile, présents aussi bien dans les villes que dans les campagnes. La solidarité étant une question de citoyenneté, d’après Cathérine Tawès, il est important que chaque Béninois contribue à cette œuvre sociale. « Notre devoir est d’accompagner les efforts des pouvoirs publics. L’Etat à lui seul ne peut rien. C’est pourquoi nous appelons à la générosité des uns et des autres pour le bonheur des plus fragiles», confie-t-elle. Rappelons que quelques partenaires présents à la cérémonie n’ont pas tardé à se manifester au profit des enfants vulnérables.

La communauté musulmane a commémoré, ce dimanche 11 août, l’Aïd el-Kebir encore appelé la fête de Tabaski ou de mouton.
Au-delà de l’immolation d’un mouton en remplacement d’un homme, la célébration de la Tabaski enseigne également la soumission totale à la volonté de Dieu. L’imam central de Porto-Novo, Houzéifat Amzat qui a présidé, ce dimanche 11 août, la grande prière consacrant le lancement de la fête de l’Aïd el-Kebir dans la ville capitale, a rappelé cet enseignement coranique dans son sermon qu’il prononce successivement, en française, yoruba et arabe. Pour lui, cette soumission totale à Dieu passe par la culture des valeurs telles que l’humilité, la piété, la sagesse, le pardon, la patience et le sacrifie de soi. Mieux, celle-ci doit se traduire par le don de soi, de son autorité, de ses biens et de sa fortune en tout temps et en tout lieu, insiste le célébrant. Ces valeurs doivent guider tout musulman dans ses actes et ses relations notamment envers le créateur et les autres créatures, poursuit l’imam central de Porto-Novo. « Nous devons nous soumettre à la volonté de Dieu face à toute épreuve que nous subissons, y résister et ne pas ébranler notre foi et notre croyance, celle de notre famille et de nos communautés », exhorte Houzéifat Amzat.
En cette période de fête, le célébrant a conseillé aux fidèles musulmans d’éviter de tomber dans les excès qui peuvent invalider leurs actes de piété, de pardon et de sagesse auprès de Dieu. L’autre temps fort de la prière est l’immolation du mouton par l’imam central de Porto-Novo. Il a en effet tué symboliquement sur place trois béliers pour donner le top de la fête. Houzéifat Amzat a invité les fidèles qui en ont la possibilité de s’acheter une bête, d’en faire autant chez eux, en signe de reconnaissance à Allah. Mais il n’a pas manqué de rappeler les prescriptions du coran qui recommande que la viande du mouton immolé soit partagée en trois parties : une partie pour la famille, et les deux autres pour les proches et les pauvres.
Pour le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, le message du muezzin au cours de la grande prière témoigne de ce que la religion musulmane est une confession de paix, d’humilité, de pardon et de tolérance. Autant de valeurs dont a besoin, selon Louis Vlavonou, en ce moment, le Bénin, pour la consolidation de l’unité et de la fraternité. Le deuxième adjoint au maire de Porto-Novo, François Ahlonsou, a abondé dans le même sens. Il salue aussi la teneur du sermon de l’imam qui appelle surtout à la conjugaison des efforts des uns et des autres pour un meilleur vivre-ensemble à Porto-Novo?
Thibaud C. NAGNONHOU A/R Ouémé-Plateau
Malanville sacrifie à la tradition
C’est parés de leurs plus beaux habits que les fidèles musulmans de Malanville ont pris d’assaut la grande mosquée et ses alentours. Pour rallier les lieux où l’imam Mustapha Ibrahim a officié la grande prière, ce n’était pas facile de se frayer un passage. La cérémonie a connu la présence du maire Inoussa Dandakoè et des membres de son Conseil communal.
Après les deux rakats, l’imam est revenu sur les origines de la fête. Elle est, a-t-il indiqué, un moment de louanges, d’obéissance et de soumission comme Ibrahim l’a fait à Allah. C’est l’occasion, selon lui, de bienfaisance envers le créateur et de chercher à bénéficier de son aide pour une meilleure pratique de l’islam. Il a ensuite exhorté à beaucoup plus de sacrifice pour Allah et le pour pays. L’imam a ensuite procédé à l’immolation de son bélier gras, accordant ainsi l’autorisation aux fidèles d’aller accomplir le même geste, une fois de retour chez eux.
Aux côtés des autres fidèles, le maire Inoussa Dandakoè a également imploré le Tout-puissant miséricordieux à veiller sur le Bénin et ses dirigeants. Il a invité ses administrés à faire preuve de beaucoup de solidarité et d’union. Pour le développement de Malanville, a-t-il rassuré, personne ne sera de trop. Il a rendu hommage au chef de l’Etat pour tout ce qu’il fait afin que Malanville puisse bénéficier du minimum qu’il lui faut, pour le mieux-être de ses populations.
Maurille GNASSOUNOU A/R Borgou-Alibori
La foi au service de la paix à Natitingou
L’imam de la mosquée centrale de Natitingou, El Hadj Nourou Dine Sanni s’est appesanti dans son exhortation, à l’occasion de la prière marquant l’Aïd el Kébir, sur la foi en Dieu qui doit permettre d’éviter les mauvais actes.
Par ailleurs, toute la communauté doit cultiver la paix, explique El Hadj Nourou Dine Sanni. Car il n’y a pas de développement sans la paix. S’il est vrai que chacun est libre dans sa croyance religieuse cette dernière procure du respect au croyant. Respect pour Dieu et vis-à-vis de ses semblables. La croyance confère une bonne orientation du fidèle qui ne doit pas s’inscrire dans des actes indignes.
El Hadj Nourou Dine Sanni a également invité les croyants à vouer du respect à leurs géniteurs. Il importe, selon l’imam, qu’on s’occupe d’eux. « Les parents sont en première position; c’est eux qui nous ont donné la vie. Si nous leur désobéissons, nous n’allons pas réaliser nos rêves », conseille-t-il.
Le préfet de l’Atacora, Lydie Déré Chabi Nah, exprime sa joie de venir soutenir la communauté musulmane à l’occasion de cette fête. D’obédience catholique, elle témoigne sa gratitude à l’imam central qui accompagne les autorités politico-administratives dans l’éducation des populations. Pour elle, la bonne disposition de l’homme de Dieu concourt à la cohabitation religieuse, toutes choses qui garantissent la paix. Toutefois, elle a invité les jeunes et toute la communauté en fête à ne pas dépasser les bornes en s’enivrant.
Des conseils sur lesquels rebondit le maire de Natitingou, Eric Christophe Pontikamou. « Vous ne pouvez pas faire le développement avec des gens qui ne craignent pas Dieu. A voir ce que fait la religion, il importe de lui témoigner sa reconnaissance pour cette contribution qui concourt à la manifestation de la paix », rappelle le maire. Car, relève Eric Christophe Pontikamou, l’imam a exhorté au pardon, à la tolérance et au développement.
Le maire a, pour finir, conseillé aux populations la courtoisie en circulation et la modération dans la mesure où après la fête, la vie devra continuer pour le relèvement des nombreux défis qui demeurent.
Didier Pascal DOGUE AR/Atacora-Donga

Dans une décision rendue le 8 août dernier, la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (Cadhp), statuant sur une requête de Boni Yayi sur les évènements du 1er et du 2 mai derniers, déboute ce dernier en toutes ses prétentions.
Sous la présidence de Sylvain Oré, la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples vient de statuer sur une requête introduite par l’ex-président Boni Yayi alléguant de violations de ses droits fondamentaux, ainsi que ceux d’autres ‘’plaignants’’ dont il s’est fait le porte-voix devant la cour. L’affaire est relative aux évènements post électoraux de triste mémoire du 1er et du 2 mai derniers. Prétendant que la police a encerclé sa maison pour, dit-il, l’arrêter, Boni Yayi réclame que lui soient accordées réparations. Aussi, se plaint-il de ce que le juge en charge de l’instruction de l’affaire relative aux violences postélectorales ait voulu l’entendre, en dépit de son ‘’état de santé’’. De même, remet-il en cause les bases légales de son assignation en résidence surveillée et de l’arrestation de certains acteurs de l’affaire. Et ce n’est pas tout. Boni Yayi requiert qu’il soit sursis à toute poursuite contre l’ancien député Guy
Mitokpè et les 64 personnes détenues dans le cadre de ladite affaire…
Rejet, rejet, rejet
S’étant déclarée compétente pour connaitre de la requête, la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples a, en définitive, décidé de ne pas accorder les mesures requises, notamment de ne pas donner suite aux prétentions du requérant. En clair, il ne sera ni sursis aux poursuites, et il ne sera pas dit que les mis en cause en détention soient libérés. Contrairement aux allégations de Boni Yayi, en effet, si on tire raison de cette décision provisoire rendue, ni l’Etat béninois n’a péché en lui opposant un blocus à résidence, encore moins la justice, en mettant certaines personnes en détention, cherchant à élucider une affaire dont la gravité est notoire.
De cette décision rendue par la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, il s’avère que le requérant, non seulement n’a apporté aucune preuve de ses allégations, mais aussi et surtout met la charrue avant les bœufs, car l’examen du fond de l’affaire n’est d’ailleurs pas fait (ne serait-ce que par les juridictions compétentes nationales). Comment peuvent-elles le faire, face aux obstacles évidents de refus de comparution ou d’audition dont le requérant lui-même atteste dans sa requête, au motif de sa santé ?.

« La célébration de l’Aïd El Kébir est un grand moment de prière et de remerciement à Allah. Elle couronne la pratique du cinquième pilier de l’islam », a expliqué l’imam El-Hadj Boukari Malik Moutawakil, dans son sermon, ce dimanche 11 août, lors de la prière marquant la célébration de la Tabaski. Réunis à l’Ecole primaire publique d’Agori-Plateau, les musulmans de la Mosquée centrale Médine II dans la commune d’Abomey-Calavi ont sacrifié à cette tradition. L’imam a rendu grâce à Allah pour avoir offert à ses serviteurs des périodes où ceux-ci ont l’opportunité de s’adonner aux bonnes actions en vue de se rapprocher de lui.
Selon lui, cette fête communément appelée Tabaski relie les musulmans à Abraham, le père du monothéisme et à l’ensemble de la communauté humaine. Il invite tous les musulmans à respecter les prescriptions du Coran en suivant l’exemple d’Abraham, l’ami d’Allah. « On voit donc le prophète d’Allah soumis entièrement à la condition humaine en vivant les questionnements existentiels qui se posent à tout être humain », a-t-il expliqué. A l’en croire, la fête du sacrifice n’est pas seulement le souvenir d’une époque mais le rappel permanent d’une histoire qui doit nourrir notre lutte quotidienne. « Nous avons encore beaucoup à apprendre à l’école d’Abraham et c’est là le vrai djihad », a-t-il poursuivi.
En vue de l’unité nationale et de la paix au Bénin, il invite toutes les communautés religieuses du pays à préserver les rapports de bon voisinage. Pour lui, la construction du pays nécessite l’union de tous ses enfants. «L’unité nationale nous préoccupe tous car les règlements de comptes ne sont pas favorables à la paix et à l’unité nationale » a-t-il indiqué.
L’imam El-Hadj Boukari Malik Moutawakil implore Allah, le tout-puissant afin qu’il fasse de cette fête une occasion de sécurité et de stabilité pour tout le Bénin et tous les pays du monde entier. Il prie aussi Allah d’assister et d’éclairer les dirigeants à divers niveaux à travailler pour le renforcement de la paix et de la quiétude au Bénin. « Nous prions Allah, qu’il donne de la droiture à ses gouvernants, augmente la lucidité de ses savants, la générosité de ses riches et l’ambition saine de la jeunesse », a-t-il conclu?
Christian HOUNONGBE
Les fidèles musulmans appelés à agir avec bonté à Akassato
Parés de leurs plus beaux habits, les fidèles musulmans de l’arrondissement d’Akassato (commune d’Abomey-Calavi) ont pris d’assaut la place Idi de la localité pour commémorer l’Aïd el-Kebir. Il sonnait, environ 9 heures 15 min, ce dimanche matin, quand l’imam de la mosquée centrale d’Akassato, Miflinso Latifou, a entamé la prière publique donnant ainsi le top des festivités. Et cette prière n’a duré que cinq minutes. Ces moments de concentration permettent aux fidèles musulmans de raffermir leurs liens avec Dieu.
Après la prière, place a été faite au sermon de l’imam. Il s’agit d’un discours prononcé en arabe puis interprèté en français par Lawal Taïrou, imam de la mosquée Internat-Zopah, et secrétaire général de la communauté musulmane d’Akassato.
Durant sa prédication, l’homme de Dieu a rendu grâce à Allah pour ses bienfaits et surtout pour avoir permis à tous les musulmans présents de sacrifier à la tradition. Il rappelle les versets coraniques qui instituent cette fête ainsi que ceux qui énoncent les comportements qu’un bon musulman doit adopter en cette période et au-delà. A en croire l’imam, le coran recommande au fidèle de faire du bien à l’égard de ceux qui font du bien envers lui. Au-delà, « la véritable bienfaisance, poursuit-il, c’est rendre le bien à quelqu’un qui vous a fait du mal». Miflinso Latifou a par la suite listé les catégories de personnes à qui le bien est destiné. Il appelle également les fidèles musulmans à agir avec bonté, surtout à l’égard des non musulmans. Après son sermon, l’imam central d’Akassato a posé l’acte tant attendu qui est l’immolation du bélier.
Selon Lawal Taïrou, l’animal est sacrifié après la prière, conformément aux prescriptions du prophète Mohamed. « Celui qui fait ça, est en harmonie avec notre tradition. Mais celui qui immole l’animal avant de prier, c’est de l’aumône qu’il a sacrifiée… », explique-t-il. Après l’immolation par l'imam, les fidèles musulmans ont repris le chemin de leurs domiciles respectifs dans le but d’aller sacrifier également à cette tradition, fêter en famille et partager la bête immolée et autres repas avec leurs amis, qu’ils soient musulmans ou non.
Signalons que la prière musulmane de ce dimanche a été rehaussée par la présence des autorités locales à divers niveaux et des têtes couronnées d’Akassato.
Ariel GBAGUIDI (Stag.)
La Tabaski se poursuit dans les maisons
La place Idi de la mosquée centrale du quartier Gbégamey a été prise d'assaut, ce dimanche 11 août, jour de la fête de la Tabaski par les fidèles musulmans. Dans la liesse, ils se sont mobilisés autour de leur imam, pour la grande célébration. La fête s'est poursuivie dans les maisons après la prière à la place Idi, non seulement au quartier Gbégamey, mais également à d'autres endroits. A la place Idi de la mosquée centrale de Gbégamey, les fidèles musulmans, très concentrés sur le déroulement de la cérémonie ont spontanément, après l'immolation du mouton, répondu en chœur, lorsque l'imam a soulevé le couteau qui a servi à tuer l'animal, « Allah Akbar ». Cette cérémonie d'immolation qui se déroule chaque année après l'Aid el filtr a précédé le sermon prononcé en arabe puis traduit en français et en yoruba. Dans son message, l'imam a rappelé l'importance de cette fête pour les musulmans. Il s'agit donc de rester en perpétuelle écoute d’Allah, en recherchant l'équilibre entre la course à la vie, la course au matériel et aux biens d'ici-bas.
Ainsi, chacun, devrait abandonner les mauvaises habitudes qui souillent le corps, la prise de boissons alcoolisées et autres comportements qui sont en déphasage avec les prescriptions du prophète Mahomet, selon Abiodoun Nassim. Ce dernier entend regagner sa maison pour s'occuper de ses animaux et partager la viande avec les membres de sa famille, ses connaissances et amis du quartier qui l'ont toujours soutenu.
La fête, faut-il le souligner, va se poursuivre dans les maisons. L'on peut remarquer à travers le quartier, le transport de béliers qui seront sans doute immolés par ceux qui ont pu s'en acheter lors de cette fête. Ce sera l’occasion des ripailles, rappelle Fadil Aliou, quinze ans, venu prier avec ses parents ce matin. Il n'occulte pas le partage de la viande effectué par ses géniteurs, à chaque fête de la Tabaski. « Mes parents, a-t-il insisté, reçoivent des invités, leurs familles ainsi que les amis qui leur rendent visite ». Ainsi, la réception de divers hôtes marquera cette fête de la tabaski?
Alexis METON

Cette fin de semaine, les stades africains vibreront aux rythmes des matches des tours préliminaires des compétitions interclubs de la Caf. Buffles Fc du Borgou et Esae Fc représentent le Bénin respectivement en Ligue des champions et à la Coupe de la Confédération. Après la belle épopée des Ecureuils à la 32e édition de la Can en Egypte, à eux donc de confirmer que le football béninois est désormais sur une nouvelle dynamique.
Après l’élimination des Ecureuils locaux au premier tour du Chan, Cameroun 2020, dimanche 4 août dernier, au stade Kégué de Lomé par leurs homologues du Togo, tous les espoirs du football béninois reposent désormais sur les Buffles Fc du Borgou et Esae Fc. C’est ce week-end que les deux clubs effectuent leur entrée en compétitions interclubs de la Caf. Pour sa première campagne africaine, Esae Fc sera l’hôte de l’Asc Snim de la Mauritanie demain, samedi 10 août, à Nouakchott, en match aller du tour préliminaire de la Coupe de la Confédération. Quant aux Buffles, ils accueillent dans le cadre de la première manche du tour préliminaire de la Ligue des champions, dimanche 11 août prochain, au stade René Pleven d’Akpakpa, l’Association sportive des conducteurs de la Koza (Asck) du Togo.
Au regard des conditions dans lesquelles leurs préparations se sont déroulées, la mission des deux représentants béninois ne devrait pas être aussi facile. Ils n’ont pas disposé suffisamment de temps, mais le peu qu’ils ont eu, aura été perturbé par la préparation des Ecureuils locaux et celle de la sélection des U-23 au sein desquels nombre de leurs joueurs étaient retenus. Mais qu’à cela ne tienne, chacune des deux équipes croit en ses chances et capacités pour franchir le stade des tours préliminaires.
Aujourd’hui, il n’est plus question de douter du sérieux et de la qualité du championnat national du football béninois. Et si Nabil Yarou et ses coéquipiers des Buffles Fc ont réussi à conserver leur titre, c’est qu’ils ont grandi en notoriété, puis en maturité. Ajouté à l’expérience qu’ils ont engrangée lors de leur campagne africaine, saison 2018-2019, au cours de laquelle l’Asec les avait de justesse éliminés (3-2) à Abidjan, après les avoir contraints au nul (1-1) à Cotonou, au match aller, les protégés du président Laurent Gnansounou ont les moyens pour passer le cap de l’Asck. Le club togolais, ils le connaissent bien pour l’avoir déjà joué et fait match nul (1-1) avec lui à Lomé, il y a quelques jours en match amical. L’objectif, selon leur entraîneur Hamidou Harouna, c’est de faire mieux que lors de leur précédente campagne. En attendant le match retour à Lomé, c’est à Cotonou que ses poulains vont d’abord commencer par s’assurer de la qualification. La délégation togolaise est attendue demain, samedi 10 août, à Cotonou.
L’engagement et la détermination sont également de mise du côté de Esae Fc. Quand bien même ce sera leur baptême du feu, les protégés du président Clément Adéchian n’entendent pas se laisser influencer par l’Asc Snim de la Mauritanie, un adversaire dont ils ne connaissent pas grand-chose.
« Nous avons un très bon effectif qui mise également sur sa solidité et son organisation. Certains compartiments de l’équipe ont été renforcés. Les enfants sont prêts », a rassuré l’entraîneur Richard Bio. Conduite par Quentin Didavi, la délégation béninoise s’est envolée de Cotonou pour Nouakchott depuis hier, jeudi 8 août, dans l’après-midi.