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La célébration des anciens champions de leur vivant tient beaucoup à cœur à l’Association des acteurs de la boxe béninoise (Abb). En témoigne le gala qu’elle organise sur l’esplanade du stade Général Mathieu
Kérékou à Cotonou, dimanche 11 août prochain, dans l’après-midi, à l’occasion du jubilé d’or de l’ancien champion d’Afrique de boxe dans la catégorie des moyens 72 kg, Georges Bocco, le roi des K .O.
Trente ans de pratique du noble art, c’est tout à l’actif de Georges Bocco. A voir son palmarès impressionnant, ainsi que le nombre d’adversaires qu’il a battus au cours de sa longue et riche carrière sur le plan national et surtout continental, il mérite bien son surnom de « roi des K.O». L’évènement ne pouvant passer inaperçu, l’Association des acteurs de la boxe béninoise (Abb) a décidé de lui rendre hommage de son vivant. Ce sera à la faveur d’un gala de boxe, dimanche 11 août prochain, à Cotonou, sur l’esplanade du stade Général Mathieu Kérékou.
Selon Edgard Adoukonou, il s’agit de célébrer ce digne fils qui, comme Aristide Sagbo dit Soweto et Nazaire Kpadonou, a également écrit quelques belles pages de l’histoire du noble art béninois. L’objectif, explique-t-il, c’est de promouvoir la boxe et de célébrer les anciens champions de leur vivant. Ce sera également l’occasion d’honorer l’ancien trésorier général de la Fédération béninoise de boxe, Charles d’Almeida, ainsi que l’ancien promoteur du roi des K.O,Dieudonné Bocco, pour leurs loyaux services rendus à la nation.
Au total, il y aura 10 combats dont quatre professionnels. Dans la catégorie super plume, Roberto Adjaho dit Tiger face effectuera son retour, en livrant son premier combat professionnel face au Togolais Dominique Banorga. Chez les super léger, Jean Koffi « allumer le feu» sera aux prises avec le Nigérian Djima Idohou et Pierre Adjolohoun « Petit Jésus le miracle» va affronter un autre Nigérian, Ezechiel Omotola. Au niveau des moyens, Justin Hounkpèvi alias Matraque en découdra avec Omo Akin du Nigeria.
Avant Georges Bocco, c’est à feu Sévérin Olubi dit Ezo que l’Abb a rendu hommage tout dernièrement. C’était le 23 mai dernier. Trois fois champion d’Afrique, Sévérin Olubi est décédé le 3 mars 2017 des suites d’une électrocution.

Le Haut Conseil des Béninois de l'Extérieur a tenu du mercredi 7 au jeudi 8 août à Cotonou, une assemblée générale extraordinaire. A l'occasion, les représentants des différentes sections et sous-sections de l'institution ont procédé à une auto-évaluation et au renouvellement du bureau de cette instance faîtière des Béninois vivant à l'étranger.
Apprécier la dynamique du Haut Conseil des Béninois de l'Extérieur (Hcbe), partager les expériences et orientations pour un meilleur fonctionnement de l'institution aux fins de mener des actions à fort impact aussi bien sur les Béninois de l'Extérieur que sur la nation béninoise, puis renouveler le bureau du Hcbe. Ce sont les objectifs de l'Assemblée générale extraordinaire élective du Haut Conseil des Béninois de l'Extérieur qui s'est tenue pendant deux jours sous l'égide du vice-président du Hcbe, Maxime Vignon.
En effet, tel que le prévoit l'article 11 des statuts de l'institution, en cas d'incapacité du président à organiser une assemble générale élective au terme de son mandat, le Hcbe a la possibilité de convoquer une assemblée générale extraordinaire élective avec l'accord des deux tiers de ses membres. Le mandat du bureau en exercice arrive à terme le 12 août et le nouveau bureau devra prendre fonction le 13 août.
A l'entame des assises d'hier, le vice-président du Hcbe a rappelé aux membres la nécessité d'améliorer et d'élargir le champ d'action de l'institution. Il rappelle que le Hcbe a été installé depuis une vingtaine d'années et a à son actif, plusieurs activités et différentes contributions. « Mais nous avons l'ambition de faire mieux, de mieux nous organiser et nous allons nous atteler à cela », a ajouté le vice-président du Hcbe. Pour le directeur général de la section Etats-Unis, ces assises vont permettre un partage d'expériences. Il réaffirme la nécessité pour le Hcbe de répondre efficacement à ses missions et pour ce faire, il invite à relever les goulots d'étranglement. Plusieurs sujets seront ensuite débattus, notamment les disparités dans les communautés, la question des cotisations, les stratégies pour faciliter l'adhésion de plus de membres, la problématique des associations diverses de la diaspora, de leur interconnexion et de leur lien à l'alliance mondiale... C’est au terme des échanges que l’assemblée a adopté une feuille de route et procédé à l’élection de son nouveau bureau.
Il faut souligner que le Haut Conseil des Béninois de l'Extérieur est une institution d'utilité publique qui sert de conseil auprès des gouvernants. A en croire Edgard Katary, membre Hcbe section France, l'institution œuvre au mieux-être des Béninois de l'Extérieur et à les rapprocher de leur terre natale le Bénin. A la fin des travaux, c’est Fréjus Hounyovi qui a a été élu président Hcbe monde.

Les cadres du ministère de l’Economie numérique et de la Communication ont été conviés, ce jeudi 8 août, à Cotonou, à l’évaluation de l’exécution au 30 juin 2019 de leur plan de travail annuel. A cette occasion, la directrice adjointe de cabinet, Opportune Quenum, représentant la ministre de l’Economie numérique et de la Communication, a invité les participants à analyser sans complaisance les réalisations, relever les points faibles afin de proposer des solutions appropriées.
L’exécution efficace et efficiente du Plan de travail annuel 2019 préoccupe les cadres du ministère de l’Economie numérique et de la Communication qui ont pris part, ce jeudi 8 août, à Cotonou, à l’atelier sur la revue de l’exécution du Plan de travail annuel au 30 juin 2019. Selon Opportune Quenum, directrice adjointe de Cabinet, représentant la ministre de l’Economie numérique et de la Communication, cette évaluation qui fait suite à celle d’avril dernier est d’une importance capitale. Elle traduit dans le concret les nobles ambitions des cadres pour les sous-secteurs de l’Economie numérique, de la Poste et de la Communication. « Qu’il vous souvienne, en avril dernier, nous avons tenu la revue d’exécution du Pta au 31 mars du
ministère et c’est heureux qu’en ce jour, nous nous retrouvions pour le même exercice », se réjouit-elle.
A l’en croire, au terme du deuxième trimestre de l’année, il convient, conformément aux exigences de la gestion axée sur les résultats, de procéder à une nouvelle revue de l’exécution du Pta. Pour la directrice adjointe de cabinet, c’est le lieu d’apprécier non seulement les progrès enregistrés depuis la dernière revue mais aussi d’analyser les difficultés rencontrées afin de dégager les approches de solutions pertinentes. « Il s’agit pour chacun de bien accomplir sa mission afin que les populations puissent profiter des opportunités que leur offre l’économie numérique », a-t-elle ajouté. Face à l’enjeu que constitue la revue du Pta, la Dac invite les participants à examiner et à analyser sans complaisance les réalisations des projets et des structures du ministère afin d’apprécier leur performance ».
Au nom de la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou, elle convie les participants à identifier les goulots susceptibles de freiner la bonne évolution des activités et à proposer des actions appropriées. Exprimant son insatisfaction par rapport aux performances réalisées, la représentante de la ministre souhaite que les échanges aboutissent à des propositions qui vont renverser ces tendances afin que le ministère de l’Economie numérique et de la Communication produise de meilleurs résultats à la fin de l’exercice budgétaire. « Avec les faibles taux d’exécution physique et financière respectifs de 23% et
28, 79%, nous sommes loin de ce qui est attendu dans le secteur de l’Economie numérique », regrette-t-elle.
Pour le directeur de la Programmation et de la Prospective, Marius Atayi-Guèdègbé, cet atelier est particulier pour plusieurs raisons. Il consacre d’une part l’examen du bilan à mi-parcours du Pta et d’autre part, il intervient dans un contexte de performances mitigées et de l’actualisation du Pta du ministère par le Bureau d’analyse et d’investigation de la Présidence. A l’en croire, cette actualisation est intervenue le vendredi 2 août dernier suite aux besoins de réaménagements de certaines activités du Pta exprimés par les différentes structures. « Nous devons trouver les bonnes pistes pour réaliser le Pta actualisé afin de pouvoir atteindre 80 % au minimum à la fin de l’exercice », a-t-conclu.

Statuant en matière criminelle, le Tribunal de première instance de première classe de Parakou a condamné au cours de sa première session au titre de 2019, mercredi 7 août dernier, Fadima Sidi, à 9 ans de réclusion. Elle a comparu pour une infraction de coups mortels.
Née en 1993 à Boua, ménagère et mère d’un enfant, Fadima Sidi était devant le Tribunal de première instance de première classe de Parakou, mercredi 7 août dernier, pour répondre des faits de coups mortels. Il s’agit d’une infraction prévue et punie par les dispositions de l’article 309 alinéa 4 du Code pénal. Au terme de son délibéré, le tribunal présidé par Adamou Moussa l’a condamnée à 9 ans de réclusion criminelle. Mise sous mandat de dépôt le 2 novembre dernier seulement, son séjour carcéral ne vient que de commencer.
Interpellée et inculpée du chef de coups mortels, Fadima Sidi a reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure de l’enquête préliminaire et devant le magistrat instructeur. A la barre, elle n’a également pas nié les faits reprochés à sa personne, exprimant aussi son remords. L’enquête de moralité lui est peu favorable, son rapport médico-psychiatrique et psychologique ne révèle aucune pathologie mentale pouvant altérer le contrôle de ses actes, au moment des faits.
Dans son réquisitoire l’avocat général, Robert Tito, s’est basé sur l’article 509 alinéa 5 du nouveau Code pénal qui prévoit pour l’infraction de coups mortels, une peine allant de 10 à 20 ans de réclusion criminelle. Il situe l’élément matériel suivant un fait positif, les coups de pilon que Fadima Sidi a portés à la victime. Quant au lien de causalité, il déduit que la victime est décédée des suites des coups qu’elle a reçus. Tout en précisant que l’accusé n’avait pas l’intention de donner la mort à Maïmouna Kanta, le représentant du ministère public conclut à sa culpabilité et demande au tribunal de la condamner à 8 ans de réclusion criminelle.
La jalousie et la colère, reconnaîtra Me Générick Ahouangonou, chargé de la défense de ses intérêts, sont les deux maux qui ont conduit Fadima Sidi à ne pas faire preuve de discernement. Il implore alors l’indulgence de la cour pour tenir compte, dans sa délibération, du pardon demandé par sa cliente, en lui offrant la chance d’être réintégrée dans la société. Au subsidiaire, il l’invite à procéder à l’application bienveillante de la loi à son endroit, ou au pire des cas, à maintenir la peine proposée par le parquet général.
Du résumé des faits
Fadima Sidi et Kanta Maïmouna sont toutes les deux, des épouses de Guetti Goro Sèbo, un cultivateur peulh résidant à Péonga, commune de Kalalé. Dans la matinée du 17 octobre 2018, elles pilaient des noix de karité lorsqu’une dispute éclata entre les deux. Dans la foulée, Fadima Sidi asséna deux violents coups du pilon qu’elle avait en mains, à la nuque de sa coépouse. Cette dernière s’écroula. Transportée au Centre communal de santé de Kalalé, elle rendit l’âme le même jour, des suites de ses blessures.

Vacances scolaires riment souvent avec distraction et plaisir. Le sexe ne manque pas au menu des activités, mais non sans conséquences. Prudence et vigilance doivent donc être de mise au niveau des vacanciers et des parents pour éviter l’irréparable.
Les vacances scolaires, période de repos et de distractions de tous genres ! Moment idéal pour les sorties, les découvertes, les loisirs mais aussi les vices. Le sexe ne fait pas exception aux nombreuses expériences des adolescents et jeunes durant cette période. Les moins avertis n’hésitent pas à tenter l’aventure qui se révèle parfois désastreuse pour certains d’entre eux, avec des cas de grossesses précoces.
On estime à plus de trois mille, le nombre d’élèves ayant contracté une grossesse en 2017. Les mesures correctives prises par le gouvernement en 2018 et 2019 ont quelque peu contribué à freiner le phénomène.
« C’est une évidence que les vacances constituent une période favorable à la survenue des grossesses et des Ist chez les jeunes filles », explique Nafissath Hounkpatin, sage-femme d’Etat et bloggueuse de la plate-forme Iléwa qui s’intéresse à la question.
Elle lie le phénomène à quatre principaux facteurs. Primo, elle estime que pendant les vacances, certains enfants se retrouvent sans occupations et donc se permettent toutes ‘’les folies’’. Le climat frais de la période s’y ajoutant, d’autres n’hésitent pas à chercher refuge ou de la chaleur auprès de leurs camarades du sexe opposé.
Le second facteur est lié au changement de cadre de vie de certains enfants ; ce qui les expose davantage au sexe, car les parents exercent moins de contrôle sur eux.
Tertio, la sage-femme évoque la défaillance de l’éducation sexuelle. « Les adolescents et jeunes ne sont pas assez préparés pour mieux gérer leur sexualité et affronter sainement les réalités auxquelles ils font face en la matière », signale-t-elle.
Le quatrième facteur tient à la pauvreté et à la démission des parents. « Parfois, les parents n’arrivent pas à subvenir aux besoins primaires de leurs enfants, les laissant à leur propre compte », se désole-t-elle.
La période des vacances rime également avec la découverte de la sexualité dans les rangs des jeunes, car ils sont avides de nouveautés et d’expériences. Cela les pousse parfois à agir de manière imprudente. La spontanéité des rapports sexuels peut les amener dans des situations déplorables en particulier les filles qui contractent les grossesses non-désirées conduisant à une interruption de celles-ci ou à un accouchement, alors qu’elles ne sont pas encore adultes. C’est le cas des filles-mères ou des élèves-mères que l’on déplore.
Plusieurs jeunes filles, épine dorsale de la société, sont malheureusement retirées du processus scolaire avant terme, du fait des grossesses précoces. C’est un phénomène dangereux dans la mesure où il désorganise la vie des victimes. Pour celles qui ont la chance de poursuivre les cours après la maternité, c’est malheureusement avec des années de retard.
« Chaque année, dans les pays en voie de développement, 70 000 adolescentes meurent des causes liées à la grossesse et l’accouchement et la mortalité périnatale est de 50 % plus élevée parmi les enfants nés de mères âgées de moins de 20 ans que parmi ceux de mères âgées de 20 à 29 ans », renseigne l’Unicef.
Des précautions
« Si nous n’agissons pas, le nombre de filles-épouses doublera d’ici 2050 et l’Afrique deviendra la région ayant le plus grand nombre de filles-épouses au monde », lance l’Unicef aux Etats partie des Objectifs de développement durable (Odd) et de l’agenda 2063 de l’Union africaine.
La sage-femme Nafissath Hounkpatin se veut plus précise. Elle indique quelques pistes pour permettre aux jeunes de passer de saines vacances. La première clef est le dialogue parent-enfant. « Il importe que les parents profitent des vacances pour instaurer le dialogue avec leurs enfants en matière de sexualité, apprendre à mieux les connaître tout en respectant leur intimité », conseille-t-elle.
Elle suggère également aux parents d’inscrire leurs enfants à une formation de vacances (informatique, anglais, cuisine…) et de les encourager à découvrir d’autres passions (danse, karaté, musique ...).
Eviter les grossesses non désirées et les Ist pendant les vacances revient, par ailleurs, à s’inscrire à la bibliothèque, à faire du sport ou à faire des jobs de vacances), indique la bloggueuse de la plate-forme Ilèwa.
Avec l’évolution de la technologie, les parents ont du mal d’ailleurs à contrôler leurs enfants.
Pour soutenir les efforts des acteurs en matière de lutte contre les grossesses précoces, l’éducation civique doit être également promue pendant les vacances en vue d’endiguer le phénomène.

L’achat de mouton à la veille de la fête de la Tabaski, encore appelée l’Aïd-el-Kébir, est un véritable casse-tête pour les fidèles mulsulmans. L’affluence est faible pendant que le prix de la bête a augmenté. Constat au marché de Zongo, à Cotonou.
Le marché de moutons à Zongo à Cotonou connaît une faible affluence à trois jours de la fête de la Tabaski. La raison, selon les tenanciers du site, est liée à l’augmentation du prix des bêtes cette année. La situation laisse les acheteurs dans l’incertitude. Chacun y va de ses moyens pour sacrifier à la tradition, conformément à la prescription musulmane. Le marchandage se fait en fonction de la taille et de la forme du mouton.
Au niveau du marché de Zongo, les prix se discutent et se rediscutent en français comme en yoruba. On tergiverse et on supplie les vendeurs afin de repartir chez soi avec la bête choisie. Les concessions ne sont pas aisées. Les discussions durent des dizaines de minutes, infructueuses pour certains et productives pour d’autres en fonction des bourses.
« Les prix des moutons cette année ne sont pas abordables. Le marchandage est très difficile, les prix ont grimpé contrairement à l’année passée. Mais on n’a pas le choix ; c’est Allah qui a instauré la fête, c’est une tradition à laquelle on sacrifie chaque année. Nous ne tuons pas de mouton pour la forme, si ce n’est pour répondre aux exigences divines », confie Arouna Tokpon, un client. Même s’il a pu tirer son épingle du jeu, il implore la providence divine de venir en aide à ses frères et sœurs qui peinent à s’acheter le mouton. « Moi, l’année passée, j’avais acheté deux moutons pour la tabaski, mais cette année, je n’en ai acheté qu’un car les bêtes sont chères », soupire-t-il, gardant jalousement la corde de la bête qu’il venait d’acheter à 65 000 F Cfa.
Tous les acheteurs n’ont pas cette chance. Se référant aux discussions sur le marché et tenant également compte de sa bourse, Oké Issiaka s’est résolu de ne pas descendre de sa moto. « L’année dernière, je me suis procuré deux moutons à 50.000 F Cfa, l’unité. Avec le prix que les vendeurs mettent en jeu cette année, je préfère encore me renseigner sur d’autres sites », confie-t-il, avant de quitter les lieux. « Il s’est résolu de limiter l’achat de mouton à 70 000 F Cfa, afin de faire face à d’autres dépenses inhérentes à la fête. Avec les problèmes financiers et toutes les dépenses qu’il me reste à faire, je ne peux plus payer deux moutons ; je vais me contenter d’un seul afin de sacrifier à la tradition », explique-t-il.
Zakari Issiaka, vendeur de mouton, garde espoir que l’affluence sera au rendez-vous avant la date retenue pour la célébration. « Il n’est pas encore tard pour faire de bonnes affaires. Le temps où le marché s’anime n’est pas encore venu », espère-t-il, laissant transparaître un léger sourire. Pour l’heure, il occupe son temps à prendre soin de ses bêtes entassées au niveau de l’espace qui lui réservé. « Les clients attendent deux ou trois jours avant la fête pour venir acheter. Le manque de bétail est à la base de la situation que nous déplorons », fait-il savoir.
Son homologue Sow Mohamed n’en dira pas moins. « Les premiers clients sont toujours mieux servis », conçoit-il, espérant que d’ici à demain, l’affluence soit au rendez-vous. Pour l’heure, les clients viennent demander le prix et repartent bredouilles ; le marché ne s’anime pas encore », poursuit-il.
Relativement aux difficultés d’approvisionnement en bêtes, il explique que beaucoup de vendeurs préfèrent céder leurs produits dans des pays voisins, comme la Côte d’Ivoire afin de réaliser des bénéfices plus importants ».
Les contraintes liées à l’achat de moutons sur le marché de gros justifient également la cherté des prix déplorée. Les vendeurs doivent faire des navettes sur de longs kilomètres avant de s’approvisionner. « Il faut aller jusqu’à Zê pour acheter le mouton et le transporter au marché Zongo à Cotonou. Ce qui fait que cette année, le prix a augmenté », se désole-t-il.
Sur son site, toutes les bourses sont servies. Les moutons les plus coûteux sont vendus à 130.000 F Cfa. Sauf que les moins nantis sont obligés de faire beaucoup de calculs avant de repartir avec des bêtes de 65 000 ou 70 000 F Cfa.
Par Maryse ASSOGBADJO & Simone AHITCHEME (Stag)
Société 08 août 2019

Le Conseil des ministres s'est réuni ce mercredi 7 août 2019, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l'Etat, chef du Gouvernement.
Les décisions ci-après ont été prises.
I- Mesures normatives.
Transmission à l'Assemblée nationale, pour autorisation d'adhésion, de la Convention d'Unidroit sur les biens culturels volés ou illicitement exportés, adoptée à Rome, le 24 juin 1995.
Notre pays a entrepris des démarches pour la restitution de biens précieux de son patrimoine culturel détenus à l'étranger pour diverses raisons.
A cet effet, le recours aux instruments internationaux relatifs à la protection des biens culturels, prévus dans ce cadre, est indispensable.
Or, la Convention d'Unidroit sur les biens culturels volés ou illicitement exportés, instrument majeur dédié à cette problématique, ne figure pas dans l'arsenal des textes internationaux auxquels le Bénin a souscrit.
Cette Convention a procédé à une uniformisation des règles de droit international privé applicables à ces cas de figure, particulièrement les règles relatives entre autres, à la qualification des situations, aux délais d'action et de prescription, aux modalités de règlement.
Les ministres chargés du suivi du processus engagé à cette fin avec les pays partenaires veilleront à l’aboutissement de la procédure d'adhésion à ladite Convention.
Communications.
II-1. Sélection du cabinet japonais Architect Endo Takeshi et Associations Co Ltd, pour la maîtrise d'œuvre complète des travaux de construction de l'hôpital de zone Adjarra-Avrankou-Akpro-Missérété (3A), de l'hôpital de référence de Ouidah et de l'extension de l'hôpital de zone d'Allada-Toffo-Zè.
En exécution de la décision du Conseil des ministres en date du 27 mars 2019, le ministre de la Santé a engagé les négociations avec le cabinet Architect Endo Takeshi en vue de :
- la construction et l'équipement d'un hôpital de 150 lits dans la zone sanitaire Adjarra/Avrankou/Akpro-Missérété ;
- la construction et l'équipement d'un hôpital de référence de 150 lits à Ouidah ;
- l'extension et l'équipement de l'hôpital de zone d'Allada/Toffo/Zè dans le cadre de sa transformation en centre hospitalier universitaire avec l'ouverture des services de réanimation, de grands brûlés, de traumatologie et de salles de cours.
Les négociations qui ont été conduites ont permis de retenir ce cabinet pour la maîtrise d'œuvre complète de ces différents projets et constituent une étape importante en vue de la construction des infrastructures sanitaires ci- dessus énumérées.
Le ministre de la santé et les autres ministres intervenant dans la mise en œuvre du projet sont instruits de signer le contrat de marché et de veiller à sa bonne exécution.
II-2. Mise en place d'un système d'information pharmaceutique intégré (plateforme e-pharmacie).
Ce système permettra d'optimiser et de sécuriser la traçabilité des médicaments tout au long du circuit qu'ils effectuent. Ainsi, chaque médicament pourra être suivi du laboratoire jusqu'au patient et, ce faisant, sa qualité et son intégrité seront garanties depuis la fabrication jusqu'à la dispensation par le pharmacien.
Le gouvernement, en faisant de la lutte contre les faux médicaments son cheval de bataille, veut assurer la fiabilité du médicament en corrigeant les insuffisances du mécanisme actuellement déployé par la Centrale d'achat des médicaments essentiels et consommables médicaux (Came).
Le nouveau dispositif à déployer intègre :
- le réseau logistique qui permet d'interconnecter tous les acteurs de l'écosystème pharmaceutique;
- la plateforme centrale qui recueille toutes les informations nécessaires à la traçabilité du médicament ;
- les outils nécessaires à la sérialisation et la digitalisation.
Pour ce faire, le ministre de la Santé engagera les négociations avec des sociétés spécialisées dans le domaine en relation avec la ministre de l'Economie numérique.
II-3. Evaluation des enseignants reversés en Agents contractuels de l'Etat en 2008 au primaire et au secondaire général.
Les différents diagnostics des sous-secteurs de l'Enseignement primaire et secondaire général ont révélé, sur les dix dernières années, un faible niveau de performances des élèves. Cette situation s'explique entre autres par la qualité de l'enseignement dispensé et par le manque d'enseignants qualifiés.
C'est donc dans le but de fournir une meilleure formation aux apprenants, en s'assurant de la qualification des animateurs de l'école, que le gouvernement a décidé d'organiser cette évaluation. Elle vise principalement à identifier les besoins en renforcement de capacités des enseignants concernés afin d'y apporter des réponses appropriées.
Pour ce faire, elle consistera en des compositions dans les disciplines enseignées. Ainsi, à la maternelle, l'évaluation portera sur une épreuve d'Etude de cas en pédagogie appliquée. Au primaire, il s'agira d'une épreuve (deux sujets au choix) d'Etude de cas en pédagogie appliquée et d'une épreuve de mathématiques.
Pour les enseignants du secondaire, l'épreuve permettra d'évaluer les connaissances théoriques et professionnelles dans les matières enseignées en fonction des cycles où ils interviennent.
En autorisant la tenue de cette évaluation pour le samedi 24 août 2019 sur toute l'étendue du territoire national, le Conseil tient à rappeler qu'elle est obligatoire et que les enseignants qui ne s'y soumettraient pas seraient responsables des conséquences qui découleraient de leur attitude.
En conséquence, il invite tous les enseignants concernés à y prendre part et les rassure que toutes les dispositions sont prises pour le bon déroulement des compositions.
II-4. Compte rendu d'actes de vandalisme sur des équipements publics munis de système d'alimentation solaire.
Le ministre des Infrastructures et des Transports a fait au Conseil, un compte rendu relatif à la recrudescence, dans nos contrées, de vols de batteries et accessoires de lampadaires ou autres équipements publics dotés de système d'alimentation solaire.
Un tel fléau qui prend une ampleur inqualifiable est déplorable et condamnable à tous égards. Il crée de graves préjudices non seulement à l'Etat, mais aussi et surtout aux communautés bénéficiaires de ces investissements réalisés à des coûts élevés, avec les fonds du contribuable.
Le Conseil saisit l'occasion pour rappeler aux auteurs de ces vols et à leurs receleurs, que ces faits repréhensibles, qui traduisent une certaine faillite morale, seront réprimés avec la dernière rigueur.
Aussi, exhorte-t-il les populations à assurer une surveillance citoyenne de ces biens communs et à dénoncer tout individu coupable ou complice de tels actes de vandalisme.
Les ministres en charge de l'Intérieur et de la Justice sont formellement instruits à cet effet.
II-5. Restructuration de la Société d'Exploitation du Guichet unique du Bénin (Segub Sa).
A la suite d'un accord conclu le 30 juillet 2019 avec le partenaire technique qui en assurait l'accompagnement, l'Etat est devenu l'actionnaire unique de la société.
L'administration provisoire mise en place par une décision de justice étant arrivée à terme, il convient d'installer de nouveaux organes d'administration et de direction de la société.
A cet effet, le Conseil d'administration aura pour mission de proposer au gouvernement un plan de restructuration de la société, dans le nouveau contexte de dématérialisation des opérations douanières et portuaires.
D'ores et déjà, ledit Conseil a proposé au Conseil des ministres qui l'a entérinée, la nomination de monsieur Isidore Codo au poste de directeur général de la société.
II-6. Compte rendu du drame survenu sur le lac Ahémé.
Le Conseil a été informé du drame survenu sur ledit lac le lundi 5 août 2019 et qui a occasionné 13 cas de mort par noyade.
En déplorant ce triste événement qui endeuille la localité et la nation entière, le Conseil recommande aux populations et aux tenanciers de barques de transport fluvio-lagunaire, une plus grande prudence.
Aussi, en attendant la mise en œuvre intégrale des mesures prises le 10 avril 2019 relativement à la sécurité de la navigation sur nos plans d'eau intérieurs, invite-t-il les élus locaux et les populations à faire preuve d'une vigilance accrue pour éviter la répétition de tels drames.
Ill- Rencontres et manifestations internationales.
Le Conseil a autorisé la participation du Bénin au 7e sommet de la conférence internationale de Tokyo pour le développement de l'Afrique (Ticad7) à Yokohama, Japon, du 28 au 30 août 2019.
Fait à Cotonou, le 7 août 2019.
Le secrétaire général du
gouvernement,
Edouard Ouin-Ouro

Les parties prenantes du projet sur les principaux outils d’évaluation environnementale renforcent leurs capacités à Cotonou dans le cadre d’un atelier de deux jours démarré hier mercredi 7 août. Les participants vont, à l’occasion, s’outiller en vue d’élaborer de meilleurs rapports sur l’état de l’environnement au Bénin.
L’objectif de l’atelier sur les principaux outils d’évaluation environnementale est de faire connaître les exigences environnementales des partenaires ou celles d’autres pays, contribuer à améliorer l’établissement par l’Etat béninois des rapports sur l’état de l’environnement, d’après les explications du directeur adjoint de la Programmation et de la Prospective du ministère du Cadre de vie et du Développement durable, Sourou Louis Bossa, représentant le ministre. Ce qui fera des participants, des cadres outillés dont l’expertise intègre les standards internationaux en matière d’évaluation environnementale qui s’affirme de jour en jour en lien avec l’évolution des technologies. L’atelier s’inscrit dans le cadre du projet de renforcement des capacités nationales pour la gestion des conventions relatives à l’environnement en lien avec les objectifs de développement durable et la mise en place d’un système d’informations statistiques, coordonné par Ibila Djibril. Selon ce dernier, l’évaluation environnementale conduit à prendre en compte l’environnement dans son ensemble à savoir la biodiversité, le climat, l’eau, l’air, le sol, les terres, le paysage, la santé humaine, les biens matériels, le patrimoine culturel… ainsi que les interactions entre les différents facteurs.
Au nombre des principaux outils d’évaluation, il y a l’étude d’impact environnemental, l’audit environnemental, la procédure d’audience publique sur l’environnement et les plans d’urgence. « Ces différents outils en vigueur au Bénin seront méthodiquement abordés et commentés par ceux utilisés par nos partenaires tels que la Banque mondiale, le Fonds pour l’environnement mondial (Fem), le Fonds vert pour le climat et le Fonds d’adaptation », a expliqué le représentant du ministre. Louis Bossa indique que la raison d’être de toute évaluation environnementale est d’évaluer suivant les cas, l’ensemble des impacts d’une politique, d’un programme ou d’un projet sur l’environnement dans l’optique de mettre en œuvre, le plus en amont possible, une démarche d’évitement, de réduction et de compensation (Erc) de ces impacts, de pouvoir justifier les choix et de présenter des alternatives pertinentes.
In fine, l’évaluation environnementale doit permettre d’éclairer utilement le public et l’autorité décisionnaire quant à la pertinence non seulement économique et sociale d’un projet mais aussi et avant tout environnementale. Au-delà d’une exigence légale suite à la loi 98-030 du 12 février 1999 portant loi-cadre sur l’environnement en République du Bénin, poursuit-il, le principe d’évaluation découle d’un consensus international consacré par le Sommet de la planète terre de Rio de 1992 mais dont les éléments précurseurs ont été essentiellement l’œuvre de l’Agence américaine de protection de l’environnement. Soulignons que l’atelier se déroule sous la conduite d’un collège de quatre experts n

Une délégation de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) a été reçue en audience, mardi 6 août dernier, par le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac). Conduite par le directeur général par intérim de l’Office, Bertin
Sowakoudé, ladite délégation est allée informer Rémi Prosper Moretti de la célébration sous peu du cinquantenaire du quotidien national d’information et solliciter à cet effet son soutien.
La direction générale de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) poursuit sa randonnée auprès des institutions de la République dans le cadre des préparatifs des noces d’or du quotidien national d’information. En effet, une délégation de l’Onip, conduite par son directeur général par intérim, Bertin Sowakoudé, était, mardi dernier, au cabinet du président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac).
Au cours de cette rencontre, le directeur général par intérim de l’Onip et sa suite ont, tout d’abord,adressé leurs félicitations à Rémi Prosper Moretti pour sa désignation à la tête de l’institution de régulation des médias.« Nous lui avons également souhaité plein succès dans sa mission républicaine. Et que sous son mandat, la presse publique connaisse un avancement, mieux que par le passé», a déclaré Bertin Sowakoudé au terme de la rencontre.Il a également souhaité que la Haac accompagne l’Onip, notamment le quotidien « La Nation » dans sa mission régalienne, et l’aide à saisir les opportunités du numérique qui se présentent aujourd’hui dans le paysage médiatique.
Concernant le principal sujet, objet de l’audience, le premier responsable de l’Onip rappelle que le journal « La Nation », en tant que quotidien national a eu 50 ans d’existence le
1er août dernier, et que cet événement mérite d’être célébré. «Nous sommes venus porter l’information au président de la Haac qui est l’institution de régulation des médias, recevoir de lui des conseils avisés pour la bonne organisation de l’événement et solliciter son accompagnement en vue de la réussite de cette célébration», a confié Bertin Sowakoudé.
La séance s’est bien déroulée et la délégation de l’Onip en est sortie très satisfaite. En témoignent d’ailleurs les propos du directeur général par intérim : « Il nous a prodigué d’importants conseils dont on tiendra compte pour la commémoration de l’événement, et aussi dans la conduite de nos activités ». Mieux, Bertin Sowakoudé informe que le président de la Haac a promis d’accompagner l’Office sur tous les plans, dans la mesure du possible, pour que la célébration du cinquantenaire du quotidien national soit une réussite n

Autrefois appelées ‘’bébé’’, les perles ou ‘‘djè’’ révèlent la personnalité de la femme africaine. Non seulement elles se présentent comme une source de guérison mais aussi sont révélatrices de fortes sensations au sein des couples. Pour les uns, l’usage des perles est d’une grande importance mais pour d’autres cela n’est pas utile.
Dans la culture africaine, les perles portées à la hanche constituent un outil de séduction, mais leur usage n’est plus en vogue comme autrefois. C’est le constat fait par certaines personnes rencontrées dans la ville de Cotonou. Une occasion pour elles d’en appeler au retour à la tradition. « Nos enfants n’aiment plus porter les perles de nos jours, alors que c’est depuis l’enfance que nous y étions habituées pour nous donner une forme de femme », explique Thomase Kpadé, communicatrice. Poursuivant, elle indique que les perles tracent la silhouette de la femme, bien entendu que celles qui existaient diffèrent de ce que l’on retrouve aujourd’hui sur le marché. « Moi, j’adore les perles à la hanche comme au cou, elles font partie de la beauté féminine. Et les Sénégalaises ont tellement bien compris qu’elles fabriquent des soutiens-gorges en perles qui brillent la nuit », ajoute-t-elle.
Jeanne d’Arc Kokou, vendeuse de banane, la soixantaine, martèle que les perles avaient une signification pour les femmes qui les portaient pour attirer leurs hommes. Cela fait partie des habitudes féminines au point où la dot comporte ce symbolisme appelé « bébé » qu’on trouve dans des endroits spéciaux. « La femme doit porter des perles pour mieux séduire son mari », soutient-elle.
Une fonction spirituelle
Elle sera appuyée par Clarisse Agbato, vendeuse d’igname frite. Selon les explications de cette dernière, le port des perles est capital. Bien qu’elles jouent un rôle intime, elles protègent aussi l’être qui la porte, pense-t-elle. « La protection qui émane de cela amène certains hommes à porter des perles, ne serait-ce qu’un seul tour de hanche afin d’être toujours liés à leurs divinités », note Carmen Godji, enseignante à la retraite. Quand vous êtes femmes et vous avez des perles à la hanche, poursuit-elle, les mânes de vos ancêtres ne vous lâchent pas face à certaines difficultés au sein de votre foyer. Toujours est-il que certains hommes adorent voir leurs femmes parées de perles. C’est le cas de Clément Ahouansou, cadre à la retraite, qui explique les valeurs y afférentes. « Les perles sont des objets très importants dans la vie d’une femme. C’est au prime abord, un instrument de différenciation de sexe. Elles sont révélatrices de fortes sensations au sein des couples », renseigne-t-il. Mais au-delà, chaque femme a son appréhension sur l’usage de cette matière qui, selon certaines, attire les mauvais esprits.
Lévi Cakpo, sociologue en fin de formation, estime que les perles mises à la taille sont parfois encombrantes. C’est ce que pense Joséphine Adandé selon qui les perles ne sont en aucun cas un objet de séduction. D’après la vendeuse de pâtes alimentaires, elles sont nécessaires à la femme tout comme les autres parures. « Je n’ai pas de préférence et cela ne joue pas un rôle particulier à mon avis, mais j’exhorte juste celles qui les portent à veiller à bien les arranger afin de ne pas les exhiber dans la rue », conseille Florent Atchadé, enseignant.