La Nation Bénin...
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C’est à 12h10 mn que le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji a accompli, dimanche 6 mars, son devoir civique. Il a voté au poste n°2 du centre de vote de la place publique Adjina dans le 3e arrondissement de Porto-Novo. Le président du Parti du renouveau démocratique se dit satisfait du déroulement du processus.
« J’ai des impressions de sérénité. Notre pays est regardé dans le monde entier comme un modèle de démocratie. Je voudrais dire particulièrement aux électeurs et aux électrices que ce qu’ils ont fait pendant cette campagne électorale constitue une tradition, la tradition démocratique de notre pays. Nous devons tous avoir à cœur cette tradition, la poursuivre et l’améliorer lors des prochaines échéances. Je n’ai eu connaissance d’aucun incident important pendant la campagne électorale, de même depuis l’ouverture du scrutin. Je voudrais féliciter le corps électoral, le peuple béninois et les organisateurs à différents niveaux qui font que nous vivons dans la sérénité, cette période électorale depuis la campagne électorale. J’espère que les élections se termineront et les résultats seront aussi délibérés dans de bonnes conditions. Et que le meilleur gagne!»¦
Actualités 07 mars 2016

Les citoyens en âge de voter étaient aux urnes, dimanche 6 mars, pour choisir celui qui présidera aux destinées du Bénin pendant les cinq prochaines années. De Kandi à Parakou en passant par plusieurs localités de Gogounou, Bembèrèkè, N’dali, le scrutin s’est déroulé globalement dans la quiétude et dans la discipline dans le Borgou-Alibori, en dépit de quelques manquements et des soulèvements des populations notés à Tourou à Parakou et Komiguéa à N'dali.
Les postes de vote ont ouvert avec peu de retard, soit une heure de temps au maximum pour la plupart des centres parcourus dans les deux départements, comparativement aux élections législatives de l’année dernière où des bureaux de vote ont ouvert au-delà de midi. Le matériel électoral sensible a été mis à temps à la disposition des superviseurs et coordonnateurs d’arrondissement par la Céna. Le léger retard observé est dû aux difficultés de transport du matériel et le défaut de tables et bancs ou sièges pour les membres des postes de vote. C’est le cas au centre de l’EPP Beroubouay-Ouest dans la commune de Bembèrèkè où le premier votant a exprimé son suffrage à 7h 50 ou à Boko dans l’arrondissement de Sirarou, commune de N’dali où le vote a démarré à 7h 55.
En général, les populations ont montré un certain engouement pour le scrutin, malgré les problèmes qui ont jalonné sa préparation, notamment la distribution tardive des cartes d’électeur. Aussi, ces derniers se sont-ils relativement bien comportés dans l’ensemble. Partout, l’on a noté une certaine maturité et moins de cafouillage : les agents des postes de vote se sont moins embrouillés dans l’utilisation des cachets de vote, d’identification et d’authentification comme l’année dernière où des présidents et assesseurs de postes de vote se sont sérieusement mélangés les pinceaux avec ces innovations du processus électoral.
Cependant, les électeurs continuent de se perdre dans les centres de vote et d’autres sont obligés de faire des kilomètres avant de voter. On note une diminution drastique du vote par procuration, mais le vote par dérogation s’est fait en nombre considérable, surtout à Parakou?

Dimanche 6 mars, les populations des départements du Zou et des Collines, à l’instar de celles des autres départements et conformément à la convocation du corps électoral, étaient aussi aux urnes. Dans les différents bureaux de vote parcourus, il est à noter une faible affluence ou un désintérêt pour ce scrutin. Si dans les Collines, on tente de justifier ce fait par la fidélité de ces populations pour le culte du dimanche, dans le Zou, on explique que la non disponibilité des nouvelles cartes d’électeur en serait la cause.
Le scrutin du dimanche 6 mars était annoncé comme capital, celui de tous les défis et de toutes les angoisses. Le faible taux de participation, laisse croire que l'enjeu est sans grand intérêt pour les populations de la localité. Un peu partout dans les départements du Zou et des Collines, la plupart des bureaux de vote ont ouvert entre 7 h et 7 h 45. Matériels et agents des postes de vote en place, l’opération n’a souffert de rien de façon générale. Sauf de la mauvaise qualité du cachet "A voté" par endroits. Et les électeurs n’étaient pas au rendez-vous comme on devait s’y attendre.
Sans les nouvelles cartes d’électeur, certains se sont présentés avec les anciennes cartes pour voter. Mais face au refus des agents de vote, ils finissent par rentrer chez eux mécontents de ne pouvoir pas accomplir leur devoir civique. Dans la plupart des localités sillonnées, le constat est pareil à quelques différences près. De façon générale, les agents des bureaux de vote presque sans électeurs, se sont bien ennuyés. Là où il y a un peu de monde, l’électeur n’a pas beaucoup de peine à se faire repérer sur la liste.
Interrogé sur le déroulement du scrutin, Jean-Eudes Assogba, enseignant et représentant d’un candidat dans un bureau de vote à Dassa-Zoumè, confie : «Mes premières appréciations sont bonnes surtout lorsqu’on se réfère à toutes les difficultés et les blocages rencontrés tout au long du processus électoral à savoir la préparation et l'organisation. Que d’embûches ont été dressées tout au long du parcours ! Malgré tout, l’on constate aujourd’hui que tout se passe dans le calme et surtout dans la paix. Ce n’était pas gagné à l’avance».
Surprendre
Pour lui, le Béninois sait toujours surprendre positivement. Après tout, la raison finit toujours par l’emporter sur la passion au Bénin. Il s’est réjoui de ce que la raison l’a emporté effectivement parce qu’en réalité, l’élection présidentielle devrait être une occasion de fête. Elle doit être une fête parce que l’opportunité est donnée à chacun de participer au choix du premier magistrat de l’Etat.
Pour les candidats Aké Natondé et Elisabeth Agbossaga qui ont voté chacun chez lui, le premier à Covè et la seconde à Bohicon, les premières appréciations sur la tenue effective du scrutin sont bonnes surtout lorsqu’on se réfère à toutes les difficultés rencontrées tout au long du processus électoral, des difficultés liées à la confection des cartes d’électeur qui ont failli faire gripper la machine. D’ailleurs, ce sont ces difficultés qui ont privé les électeurs de certains départements comme celui du Zou, de leurs nouvelles cartes. La conséquence en est que les populations, n’ayant pas retrouvé leurs anciennes cartes, ne sont pas sorties pour voter. Malgré toutes ces péripéties, l’on a constaté que tout s'est passé dans le calme et la paix.
Dans l’après-midi, à la fermeture des bureaux de vote, les populations sont sorties pour suivre le dépouillement qui a démarré avant 17 h dans la plupart des bureaux de vote du Zou et des Collines notamment dans les communes de Djidja, Bohicon Abomey et Zogbodomey.
Les grandes tendances dans le Zou et les Collines
Des tendances provisoires donc susceptibles d’évoluer avec le décompte du dernier bureau de vote. Avec le dépouillement suivi dans la plupart des bureaux de vote à Bohicon, à Abomey et à Djidja, c’est le candidat Patrice Talon qui vient en tête suivi de loin par Lionel Zinsou, puis de Sébastien Ajavon ou/et de Pascal Koupaki selon les quartiers. Tenez ! A Gnidjazoun dans Bohicon, Patrice Talon totalise à lui seul 816 voix suivi de Lionel Zinsou 226 voix. A Lissèzoun dans un bureau de vote, Patrice Talon a totalisé 234 tandis que Lionel Zinsou obtient 36. Pareil à l’EPP Dakpa où Patrice Talon est à 441 et 72 pour Zinsou. Le même constat à Zogbodomey avec Patrice Talon qui est suivi de Sébastien Ajavon et de Pascal Koupaki.
Dans la plupart des bureaux de vote parcourus à Setto, Dan, Passagon, Avogbanan, c’est le candidat Patrice Talon qui vient en tête après dépouillement.
Des chiffres qui ont provoqué des scènes de liesse populaire à travers les villes de Bohicon et d’Abomey. Ici, Jeunes et femmes s’en sont donnés à cœur joie pour savourer les résultats bruts sortis des urnes.
Il faut dire que contrairement au Zou, dans les Collines après dépouillement, c'est le candidat Lionel Zinsou qui vient en tête dans la plupart des bureaux de vote. Il est suivi de Sébastien Ajavon puis de Patrice Talon.

Les Béninois sont sortis massivement pour aller remplir leur devoir civique dimanche 6 mars conformément aux décisions des institutions chargées de l’organisation du scrutin. Les opérations de vote ont démarré dans la plupart des centres de vote du département de l’Atlantique entre 7h et 7 h 30 mn. Dans l’ensemble tout s’est déroulé normalement, mis à part quelques couacs.
Bien déterminées, les populations de l’Atlantique ont voté dans le calme et la sérénité dimanche 6 mars. En témoigne la présence massive de ceux-ci dans les centres de vote de l’Ecole primaire publique de Kpassè, de Tovè, d’Abata, et d’Ahouandjigo. A l’Ecole primaire publique de Sègbohouè, l’ambiance était la même. Et c’est dans cette atmosphère que le candidat Pascal Irénée Koupki a voté.
Dans les centres de vote du département de l’Atlantique, la Cour constitutionnelle était bien présente alors que seuls quelques candidats se sont fait représenter dans les bureaux de vote.
Si les agents de sécurité sont fortement mobilisés dans certains bureaux de vote, d’autres par contre, n’en disposent pas.
Me Maryse Elyse Gbèdo, candidate, après avoir apprécié le calme et la paix qui ont caractérisé le scrutin du 6 mars, a déploré tout de même quelques dérapages. «Je pense que tout s’est bien passé et je félicite la Céna pour sa dernière décision prise par rapport aux cartes Lépi de 2015 et de 2016». Elle se réjouit du fait que son fils n’a même pas pu avoir sa carte Lépi et heureusement, a pu voter grâce à la dernière décision de la Céna. Bien que les cartes soient disponibles, rappelle-t-elle, il lui a été répondu tout simplement : «On ne distribue plus, la distribution est terminée depuis mercredi».
«La Céna a ainsi bien joué sa partition dans le succès du déroulement du scrutin du 6 mars», dit-elle. Pour elle, le Cos-Lépi a échoué avec le Cnt. Elle a souhaité que désormais la Céna prenne en charge tout le processus électoral.

Plus qu’un scrutin, c’est à une fête électorale qu’on a assisté dans la commune d’Abomey-Calavi. Dans tous les quartiers de la ville tout s’est déroulé dans le calme.
C’est un signe évident de maturité. Abomey-Calavi a voté dans le calme et dans la sérénité. Partout dans cette commune, c’est l’enthousiasme. Les différents bureaux de vote ont ouvert à l’heure. C'est-à-dire à 7h précises. Seuls quelques rares bureaux ont accusé un léger retard d’une quinzaine de minutes ou au plus une heure. Le matériel de vote disponible et les responsables à l’organisation faisant la ronde pour s’enquérir du déroulement. Partout, on notait également la forte présence, mais discrète, des Forces de l’ordre : police et gendarmerie ainsi que certains citoyens qui sont restés, une fois leur devoir civique accompli, pour disent-ils, «sécuriser le vote».
La forte représentation des candidats dans les bureaux de vote, surtout ceux de la coalition de la rupture n'a pu passer inaperçue. Une escouade d’observateurs est également remarquable dans les centres de vote : la Céna, la Cour constitutionnelle, la Haac, la Cedeao, l’Uemoa et beaucoup d’autres Organisations de la Société civile.
De la localité d’Adjagbo, Agassa Godomey dans l’arrondissement d’Akassato, à Akassato-centre, jusqu’à Calavi, Kansounkpa, Togba, Dodja…l’organisation a été parfaite. On y note des centres de vote avec trois à sept bureaux de vote par endroits avec une affluence matinale. Il a fallu attendre la fin de la matinée pour retrouver l’affluence dans les bureaux de vote.
Sans incidents majeurs…
Si le vote a été sans incidents majeurs dans la commune d’Abomey-Calavi, quelques couacs ont été enregistrés. Il s’agit pour la plupart des cas des électeurs (ils ne sont pas nombreux), qui n’ont pas retrouvé leurs noms sur la liste. Il y a surtout ceux qui ont compris autrement la dernière décision de la Céna, en se présentant dans les bureaux de vote avec leurs cartes d’identité pour accomplir leur devoir civique, alors qu’ils ne font pas partie des nouveaux majeurs. A cette catégorie s’ajoutent ceux qui viennent dans l’intention de voter avec leur carte d’électeur de 2011. Toutes ces catégories d’électeurs se sont simplement heurtées au refus catégorique des responsables de bureaux de vote.
A l’epp Agassa Godomey dans l’arrondissement d’Akassato, certains électeurs sont obligés de monter sur leurs grands chevaux. Ce qui a suscité un remous et a perturbé le scrutin quelques minutes avant que les forces de l’ordre ne ramènent le calme. Mais le fait le plus dramatique a été l’arrestation d’un électeur pour fraude. De nationalité étrangère (un pays voisin du Bénin), il a pu se procurer une carte d’électeur et s’apprêtait à accomplir le vote lorsque quelqu’un l’a dénoncé. L’intéressé a reconnu son forfait et a été conduit au commissariat par les agents de sécurité présents sur les lieux.?

Docteur en médecine de profession, Jean Alexandre Hountondji a été ministre chargé des Relations avec les institutions du président de la République, Boni Yayi, avant de devenir finalement, son conseiller politique. En lice comme candidat pour l’élection présidentielle du 6 mars prochain, il propose une « Nouvelle marche » dont l’aboutissement assurera au Bénin l’émergence en 2025.
En course pour le palais de la Marina, Alexandre Hountondji sera, dimanche 6 mars prochain, devant le peuple béninois afin de solliciter son suffrage. N’étant pas un inconnu dans le sérail politique, ce sera toutefois son baptême de feu.
Avec “La Nouvelle Marche“, il entend susciter une nouvelle espérance, tracer un nouveau chemin pour atteindre l’émergence et ouvrir de nouvelles perspectives. Jean Alexandre Hountondji croit qu’une autre politique est possible et indispensable pour que le Bénin garde la maîtrise de son destin. Aussi, son ambition est-il de le voir devenir en 2025, un pays à haut revenu, débarrassé du titre distinctif peu élogieux de Petit pays pauvre très endetté
« PPTE », grâce à l’ardeur et à la bravoure de son peuple au travail, à l’audace de ses fils et filles décidés à en découdre avec la pauvreté. Il s’agira d’un pays d’abondance, de bien-être et de paix, où l’intelligence, la sagesse, et l’énergie au travail feront sa puissance et sa beauté, lui redonnant sa place et son rôle de pionnier en matière de démocratie, d’Etat de droit afin de reconstruire sa cohésion sociale. L’objectif est de promouvoir la richesse culturelle et économique nationale dans un environnement social stable assaini grâce à une gouvernance nourrie par un nouveau système d’intégrité.
Elle est portée par une série d’actions spécifiques reposant sur une base quadrangulaire constituée par quatre piliers essentiellement. Le premier pilier repose sur l’agriculture. Quant au deuxième, il est relatif aux avantages que le Bénin peut tirer de son sous-sol en termes de ressources pétrolières et minières ainsi que du potentiel énergétique renouvelable en lien avec les énergies solaire, éolienne et hydrologique. Son développement soutenu et accéléré constitue un levain indispensable et efficace de l’industrialisation du Bénin en tant que pays minier et producteur de pétrole. Le troisième pilier de la stratégie proposée par Jean Alexandre Hountondji est surtout constitué par le développement du secteur des services de renforcement des activités portuaires par la construction et l’équipement d’un nouveau port en eau profonde, de même que les capacités du Port autonome de Cotonou. Enfin, le quatrième pilier est en relation avec la volonté de doter le pays d’infrastructures modernes qui fondent la promotion de l’investissement privé national et international.
Pour Alexandre Hountondji, personne ne peut construire un pays à la place de son peuple. Convaincu que le développement socio-économique et politique ou le progrès durable souhaité ne peut advenir qu’à condition d’être porté par la volonté et l’énergie dudit peuple, il s’engage dans un contrat, à gouverner par l’exemple en respectant la Constitution.
Alexandre Hountondji compte aussi mettre l’accent sur le développement du capital humain.
Dans un monde en pleine mutation, estime-t-il, le Bénin doit adopter une démarche plus rapide et plus vigoureuse que celle qui a toujours été pronée. Selon le candidat, une performance plus grande est indispensable, en ce qui concerne la crédibilité de la puissance publique, la sécurité judiciaire des contrats commerciaux et d’affaires, la qualité de notre Etat de droit, l’environnement des affaires, la démarche qualité dans les structures étatiques et les services publics de même que la gestion du rendement au niveau des fonctionnaires de l’Etat¦

L'opération de distribution des cartes d'électeur a démarré, mercredi 2 mars, dans le département du Mono. Elle concerne pour le moment, trois communes à savoir Athiémé, Bopa et Comè.
Les électeurs du Mono-Couffo n’auront plus recours à leur ancienne carte, dimanche 6 mars prochain, pour voter. Ce précieux sésame que certains d’entre eux ont réclamé en se jetant dans la rue est enfin disponible. Mais en attendant le tour du Couffo, ce sont des citoyens du Mono qui se frottent les mains.
A en croire le coordonnateur de l’opération pour le Mono, Olivier Déglé, les nouvelles cartes ont été convoyées, depuis le mardi 1er mars dernier dans le département. Malheureusement, ce n'est que le mercredi 2 mars que leur distribution a effectivement commencé.
Il ressort du constat fait sur le terrain que l’opération impacte seulement trois communes sur les six que compte le Mono. Il s’agit d’Athiémé, de Comé et de Bopa encore que tous les arrondissements ne sont pas pris en compte.
Contrairement à Athiémé où des points de distribution sont opérationnels dans chacun des cinq arrondissements, à Bopa et à Comè, des citoyens gardent encore les yeux tournés vers le Centre national de Traitement (Cnt). Par exemple à Bopa, les électeurs de l’arrondissement de Yègodoé doivent attendre encore avant d’avoir leurs cartes. Aucun poste de distribution n’est fonctionnel dans ses quartiers et villages. Des citoyens résidant dans les localités impactées ne se font pas prier par endroits pour les obtenir.
A Comè, des 1256 cartes exposées au centre de vote Epp Gadomè, plus de la moitié a été retirée avant la fin de la journée, selon Ariel Klikan, l'un des agents commis à la tâche. La même diligence a été observée au niveau de l'école laïque, de la Maison des jeunes et du poste du tribunal de conciliation de la localité. Mais cet engouement des citoyens est quelques fois tiédi par des recherches infructueuses de certaines cartes. Marthe Amoussouvi, agent du poste de distribution installé à l'entrée du Ceg1 de Comè confirme que bien des individus fichiés sur leur registre, ne retrouvent pas leurs cartes. Constant Edey est l'une des victimes. Avec son récépissé en main il s'en remet au Cnt¦

Arrivé à Cotonou dans la soirée du mardi 1er mars dernier, le ministre nigérian de l’Intérieur, Abdulrahman Belo Dambazau et sa délégation ont pris langue avec la partie béninoise mercredi 2 mars. La séance de travail qui a eu lieu toute la journée au ministère en charge de la Décentralisation, a porté sur la situation sécuritaire entre les deux pays.
Le ministre nigérian de l’Intérieur, Abdulrahman Belo Dambazau a conduit au Bénin, une délégation d’officiers de son pays chargés des questions sécuritaires dans le cadre d’une visite de travail. Ladite visite de travail a démarré mercredi matin par un tête-à-tête entre les ministres nigérian et béninois de l’Intérieur au cabinet de ce dernier. Les échanges ont porté sur les relations bilatérales entre les deux pays « jumeaux » comme l’a dit Abdulrahman Belo Dambazau à la fin de leurs discussions. Le ministre de l’Intérieur béninois, Placide Azandé, a salué «la démarche combien louable» de son homologue du Nigeria à qui il a reprécisé la nécessité de la collaboration entre les deux pays. Toute chose qu’approuve le ministre nigérian de l’Intérieur pour qui la seule différence entre le Bénin et le Nigeria est la langue du colonisateur.
Le point d’orgue de cette visite au Bénin du ministre nigérian et de sa délégation est la réunion bilatérale qui a eu lieu au ministère en charge de la Décentralisation. Les officiers béninois en matière de sécurité, de la migration, de la protection sociale étaient en face de leurs homologues nigérians pour discuter des questions sécuritaires préoccupantes entre les deux pays. «L’apparition de nouveaux risques et menaces comme le terrorisme international, les catastrophes naturelles, les crises sanitaires internationales; ou encore le crime organisé et ses réseaux exploitant les toutes dernières technologies appellent nos Etats à repenser la sécurité», a expliqué le ministre béninois de l’Intérieur Placide Azandé. Ce qui justifie à son avis, la rencontre entre les deux parties.
Le ministre nigérian de l’Intérieur abonde dans le même sens que son homologue béninois et affirme: «Nos frontières sont artificielles et c’est probablement la raison pour laquelle elles demeurent poreuses impliquant des répercussions que nous nous occupons à gérer dans le meilleur intérêt de nos deux peuples». Il s’est alors agi pour la partie nigériane de présenter ses préoccupations sécuritaires avec le Bénin, de présenter le tableau synoptique des difficultés rencontrées par les Nigérians vivant au Bénin surtout en matière sécuritaire. Le règlement pacifique des conflits transfrontaliers a été aussi au cœur des échanges. Les questions de la cybercriminalité et de la sécurité maritime n’ont pas été occultées¦

Le candidat Pascal Irénée Koupaki a assisté mercredi 2 mars, à la mosquée de Ouando, à Porto-Novo, à une séance de prières dite par l’ensemble des imams et enseignants de coran de l’Ouémé-Plateau qui ont imploré Dieu pour un scrutin présidentiel apaisé le dimanche 6 mars prochain. C’est une initiative des amis de la communauté musulmane de l’ancien Premier ministre dont l’ex-ministre de l’Economie et des Finances, Idriss Daouda acquis à sa cause.
Prières, lecture des versets coraniques et allocutions, ont été les temps forts de la séance de prières dite par les imams et alpha de l’Ouémé-Plateau et organisée mercredi 2 mars à la mosquée de Ouando par l’ancien ministre de l’Economie et des Finances Idriss Daouda et les amis de Pascal Irénée Koupaki. La cérémonie a connu la participation du candidat lui-même qui avait à ses côtés certains membres de son staff dont l’ancien médiateur de la République, Albert Tévoèdjrè et les anciens ministres Albert Agossou, Mariam El Hadj Boni Diallo, Christine Ouinsavi et Madina Séphou.
Pour le représentant des imams, Soulémane Gangbo, cette séance de prières pour que l’élection présidentielle du 6 mars prochain se déroule dans la paix, vient renforcer les efforts au quotidien de la communauté musulmane dans ce sens. Il a remercié les initiateurs de la prière et le candidat Pascal Irénée Koupaki pour avoir ménagé son agenda ô combien chargé ces derniers jours de campagne pour prendre part à la cérémonie. Il y a 33 candidats pour un seul fauteuil. L‘imam a prié Allah qui connaît les intentions de vote de chacun des citoyens à guider les cœurs pour leur permettre de faire le bon choix. Il demande à Allah de placer à la tête du pays un candidat qui a la crainte de Dieu et qui a de l’amour pour son pays. Car, c’est Allah qui choisit le président de la République. C’est lui qui attribue la gloire à qui il veut et avilit qui il veut. L’imam souhaite qu’au soir du dimanche 6 mars prochain le candidat Pascal Irénée Koupaki obtienne un résultat qui le met à un cheveu du pouvoir.
L’ancien ministre Idriss Daouda, prenant la parole au nom des amis du candidat Pascal Irénée Koupaki, a invité les imams et les alphas à sensibiliser les fidèles musulmans sur l’importance du scrutin du dimanche prochain. L’avenir du Bénin les cinq prochaines années, dépendra de ce vote qui ne doit donc pas être un acte banal. Idriss Daouda prie Allah de faire de Pascal Irénée Koupaki qui, selon lui, a le meilleur profil et le meilleur projet de société pour qu’ensemble il bâtisse un Bénin prospère où il fera bon vivre pour tous.
S’adressant à l’assistance, le candidat Pascal Irénée Koupaki a expliqué l’esprit qui a guidé son projet de société basé sur le concept « Nouvelle conscience ». Lequel concept tire sa source de ce qu‘il a vu et vu faire ces dernières années au Bénin. « Je trouve que nous devons aimer plus notre pays parce que c’est la terre de nos ancêtres. L’amour pour son pays ne doit pas être matériel. C’est la vision qu’il essayera de défendre s’il est élu président de la République pour que valeurs spirituelles, et religieuses riment avec valeurs civiques.» D’où la « Nouvelle conscience » qui vient renforcer la conscience en action prônée par le professeur Albert Tévoèdjrè. L’ancien médiateur a tout simplement prié Dieu de prendre en charge ce pays pour que le vote du 6 mars prochain aille en faveur de Pascal Irénée Koupaki qui est l’homme qu’il faut pour le Bénin les prochaines années¦

Tel que annoncé par le Comité de normalisation du football béninois (Conor), le championnat de transition a effectivement commencé, mercredi 2 mars au stade de Natitingou. A l’occasion, ce sont les Buffles de Parakou qui, en déplacement, ont réalisé la bonne opération dans le derby du septentrion qui les a mis aux prises avec les Panthères FC de Djougou.
C’est désormais reparti avec le démarrage des différents championnats nationaux de transition du football béninois. En attendant que les autres stades du territoire national retrouvent leurs droits, c’est celui de Natitingou qui était à l’honneur, mercredi 2 mars, avec le match d’ouverture de la Ligue 1 qui a opposé pour la circonstance, les Panthères de Djougou aux Buffles de Parakou. Pour un retour en compétition, on ne pouvait mieux espérer que de revivre ce derby du septentrion.
Aux côtés du président Rafiou Paraïso pour procéder au lancement de cette compétition, il y avait les autres membres du Conor, les membres de la ligue de football du Bénin et le directeur du FNDASJL, El Farouk Soumanou.
Apres les cérémonies protocolaires d’usage, le match officié par Germain Kolé assisté de Gustave Tohouegnon et Bienvenu Dina pouvait commencer. Ce sont les Buffles qui lanceront le premier assaut par l’intermédiaire de Aziz Dajo, après un round d'observation qui a duré 10 mn, les Buffles lancent le premier assaut par l'intermédiaire de Aziz Dajo. Mais en face, la réaction des Panthères ne se fera pas attendre. Amenés par leur attaquant Salami Bankassi, ils sonneront la charge, manquant d’ouvrir la marque à la 15e mn. A la 22e mn, les Buffles qui avaient repris le contrôle du match, mettront à rude épreuve la défense des Panthères, monopolisant le ballon. Leurs efforts seront finalement récompensés à la 70e mn, grâce à Adjai Moussa.
Quelle bonne entrée en matière pour les poulains, de l’entraîneur Adam Tairou. Ils remportent leurs trois premiers points du groupe A de la Ligue 1 des championnats de transition. Le reste des matches de cette Ligue1 se jouera le 9 mars prochain.
A la fin du match, le président du Conor, Rafiou Paraïso ne pouvait pas cacher sa satisfaction. Il a remercié tous les acteurs du football béninois qui ont mis toute leur énergie, pour qu'on arrive à ce jour historique du mercredi 2 mars. «Nous avons entendu le cri de cœur de tous les acteurs que nous avons rencontrés à travers tout le pays et qui ne voulaient qu'une chose: que la balle roule», a-t-il indiqué.
C’est en présence de l’entraîneur national Omar Tchomogo, que le match s’est joué. Le démarrage du championnat fait partie du chronogramme du Conor. Cap sera désormais mis sur l'organisation de la nuit des anciennes gloires dans quelques jours¦