La Nation Bénin...
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A l’instar des autres communes du Plateau, Ifangni attend toujours les nouvelles cartes d’électeur. La désolation des électeurs certainement acquis à la cause du candidat Sébastien Germain Ajavon a été grande mardi 1er mars à l’école primaire publique de Kitigbo.
Le débat sur l’indisponibilité des nouvelles cartes électorales dans le département du Plateau s’est invité dans un meeting organisé mardi 1er mars au profit du candidat Sébastien Ajavon à l’école primaire publique de Kitigbo dans la commune d’Ifangni. Les électeurs se demandent à quand la distribution du précieux sésame chez eux pour leur permettre de voter avec les nouvelles cartes d’électeur dimanche 6 mars prochain. «Jusqu’à présent, la distribution des cartes d’électeur n’a pas encore démarré alors qu’à Avrankou, à côté de nous ici, elle est effective», s’insurge Tolèkè Sètondji, ancien chef d’arrondissement de Kokoumolou et membre de l’état-major du candidat Sébastien Germain Ajavon à Ifangni. Pour lui, le Conseil national de traitement du fichier électoral qui a pris le relai de l’opération après le dessaisissement du Cos-Lépi du volet carte d’électeur, doit faire diligence pour que les cartes du Plateau dont Ifangni soient imprimées. Car selon lui, pour une compétition, il faut mettre tout le monde sur les mêmes pieds d’égalité. « Pour un même scrutin, tout le monde doit être sur la même ligne de départ. C’est cela la démocratie », explique-t-il. Ce n’est pas sérieux pour l’image du Bénin que pendant que certains citoyens votent avec les nouvelles cartes que d’autres le fassent avec les anciennes cartes alors qu’ils participent tous au même scrutin. Tolèkè Sètondji trouve impertinente la décision de la Cour constitutionnelle qui autorise l’utilisation des deux cartes électorales. Il évoque par exemple le cas des citoyens qui ont déjà perdu leurs anciennes cartes et dont figurent les noms sur la liste électorale. Il propose à la Cour constitutionnelle d’autoriser ces derniers à voter sur la base de simples témoignages des chefs de villages ou de quartiers de ville pour ne priver aucun citoyen de son droit de vote. Selon lui, la Cour constitutionnelle en tant qu’institution garante de la régularité du scrutin présidentiel doit permettre à tous les citoyens qui désirent voter d’accomplir leur devoir de citoyen. Car,l’indisponibilité des cartes d’électeur rend coupable l’institution en charge de leur confection. «La Cour constitutionnelle a intérêt à opter pour cette solution palliative pour ne pas amener les populations à franchir le rubicond», prévient l’ancien chef d’arrondissement de Kokoumolou. Tolèkè Sètondji promet que malgré le peu de temps qui nous sépare de la date du 6 mars prochain, si les nouvelles cartes électorales sont imprimées et acheminées, en deux jours ils vont finir la distribution à Ifangni.
En attendant les nouvelles cartes d’électeur, Tolèkè Sètondji a sensibilisé les militants à voter pour le candidat idéal qui n’est personne d’autre que Sébastien Germain Ajavon¦
Actualités 02 mars 2016

Les responsables de cinq centrales et confédérations syndicales sont sortis mardi 1er mars pour porter à la connaissance de l’opinion publique, des faits qui pourraient faire basculer le Bénin dans la violence et l’insécurité à l’issue de la prochaine élection présidentielle. Ils en appellent à la veille citoyenne et à la conscience patriotique.
« Le Bénin n’a pas besoin des résultats connus avant les élections ou des résultats tronqués et truqués». Tels sont les propos introductifs de Pascal Todjinou, secrétaire général de la Cgtb, face aux hommes de médias mardi 1er mars. Les centrales et confédérations syndicales entendent par cette sortie, tirer la sonnette d’alarme à toute la population béninoise pour que la vigilance soit de mise le jour du scrutin à venir. Aussi, veulent-ils mettre en garde contre toute tentative de fraude et de magouille. «C’est une mise en garde très forte», martèle Pascal Todjinou.
Cette sortie de la Cgtb, de la Cosi-Bénin, de la Csa-Bénin, de la Csub, de la Cspib fait suite à une autre il y a deux semaines qui portait également sur l’élection présidentielle du 6 mars prochain. A tour de rôle, les secrétaires généraux ont dépeint les faits qui risquent d’amener à la « dérive électorale». La Cena, la Cour constitutionnelle, le Centre national de Traitement (Cnt), sans oublier les candidats, tous ont été mis à l’index.
Les centrales syndicales ont, à en croire Pascal Todjinou, envoyé des émissaires dans toutes les communes du Bénin pour constater le déroulement des activités afférentes à l’élection présidentielle. De ces constats, il ressort principalement, la non disponibilité des cartes d’électeur par endroits. Cette distribution jugée sélective par le secrétaire général de la Cosi-Bénin, Noël Chadaré, est une violation du Code électoral qui dispose que les cartes soient disponibles deux semaines avant le scrutin. L’ex Cos-lépi installé il y a plus de sept mois a selon lui « gaspillé » les ressources publiques pour un résultat nul. Le secrétaire général de la Csa-Bénin, Dieudonné Lokossou, qui n’a pas encore pu avoir sa carte ne croit pas que les cartes puissent être disponibles partout avant le 5 mars. Et comme pour permettre à tout le monde de voter, la Cour constitutionnelle avait autorisé l’utilisation de la carte d’électeur produite en 2015. Toute chose qui déplait aux syndicalistes qui pressentent une double utilisation de cartes d’électeur le 6 mars prochain. «Pourquoi avoir alors autorisé l’impression de nouvelles cartes si l’autre dont la validité était de 10 ans serait toujours utile?», demande Pascal Todjinou.
L’ex président du Cos-Lépi a selon les syndicalistes trahi son serment en dépit de sa sortie publique au cours de laquelle il a rassuré de la disponibilité des cartes avant l’échéance prévue par le Code électoral. Pis, il est allé jusqu’à «prédire un KO de son candidat».
A en croire Dieudonné Lokossou et ses collègues, la Cena prend aussi part à ce cafouillage qui aboutira à l’indésirable. Et pour cause, elle n’a pas respecté le Code électoral dans la désignation des membres de ses démembrements. Selon Noêl Chadaré, la priorité à accorder aux magistrats et stipulée par le Code électoral a été largement bafouée. Les centrales et confédérations syndicales disent également avoir adressé une demande d’accréditation de leurs membres dans tous les bureaux de vote. Demande qui à ce jour est restée sans suite, selon Pascal Todjinou. Les responsables syndicaux s’insurgent également contre la commande de documents électoraux à l’étranger «alors qu’il y a des imprimeries de référence sur place qui attendent à faire».

La décision du Conseil des ministres sur l’interdiction de l’utilisation des téléphones portables dans les postes de vote et centres de vote est querellée par Me Joseph Djogbénou, député à l’Assemblée. Il a animé, mardi 1er mars, une conférence de presse pour montrer qu’en matière d’organisation de l’élection, au regard de la législation, le gouvernement n’a pas compétence à prendre une telle décision et que l’usage du téléphone portable et autres outils de communication dans ces lieux en dehors de l’isoloir ne saurait être interdit. Au cours de la conférence, il a aussi dénoncé la façon dont les cartes d’électeur sont distribuées sur le terrain.
La décision du Conseil des ministres interdisant l’utilisation des appareils mobiles dans les postes et centres de vote n’est pas valide. C’est la conclusion tirée par Me Joseph Djogbénou, député à l'Assemblée nationale lors d’une conférence de presse, mardi 1er mars.
Cette décision appelle, selon lui, deux observations. D’abord, du point de vue de la forme et de la compétence, il a souligné qu’il faut prendre en compte de la matière. A ce sujet, il a montré que le Bénin est en pleine campagne électorale pour l’élection du président de la République. C’est une décision qui selon lui intervient dans le cadre de l’organisation de l’élection présidentielle et de la campagne électorale. Et au regard de la Constitution et du Code électoral en vigueur, le gouvernement à son avis n’est pas fondé à prendre cette décision. «Le seul organe habilité à prendre des décisions ou des mesures dans le cadre de la campagne électorale et de l’organisation de toute élection est la Commission électorale nationale autonome (Céna)», a-t-il soutenu. Toutefois, il a reconnu qu’il peut arriver que cette structure fasse appel à des institutions dont l’Exécutif. Mais dans le cas d’espèce, il n’a pas connaissance d’une telle démarche de la Céna envers le gouvernement sur une telle préoccupation. « Le gouvernement n’a aucune compétence et sa décision n’a aucune validité dans le cadre du processus électoral », a soutenu Me Joseph Djogbénou.
Une entorse à la loi
Quant au fond, il s’est demandé si la décision serait fondée même si elle avait été prise par la Céna. A ce propos, il a fait des nuances. Il a distingué l’accès des postes et des centres de vote aux nouveaux outils de communication puis l’accès aux isoloirs. Sur le volet des postes de vote et centres de vote, a-t-il déclaré, la loi n’interdit nullement aux citoyens d’y accéder avec leurs téléphones mobiles. Poursuivant ses explications, le député fera savoir que le téléphone est vital pour l’être humain. «Ce n’est pas parce que l’on est dans un poste ou un centre de vote que le cours de la vie est suspendu. L’interdire, c’est priver certaines personnes de secours en cas de malaise », a-t-il démontré pour souligner le caractère excessif, voire abusif de la décision. Mieux, en cas de violence et de tentative de fraude, l’usage des téléphones mobiles se justifie.
Ils participent, selon lui, de la transparence nécessaire et exigée par les lois et la jurisprudence de la Cour constitutionnelle. « Il est interdit d’interdire ce qui n’est pas interdit », a-t-il martelé pour balayer la décision d’interdiction de l’usage des téléphones mobiles dans les postes de vote et centres de vote. Mais sur le volet de l’accès aux isoloirs, il a indiqué que le port du téléphone pourrait heurter la transparence et le secret du vote. Dès lors, le téléphone portable pourrait être interdit. Mais en exigeant le secret du scrutin, la loi a déjà réglé la question pour l’isoloir. Au bout de son raisonnement, il a conclu à l’incompétence radicale du gouvernement sur la question. Ainsi, a-t-il exhorté tout citoyen peut apporter son téléphone portable aux postes de vote et aux centres de vote. «C’est la meilleure garantie de la transparence du scrutin», a assuré Me Joseph Djogbénou en lançant l’appel aux citoyens de se munir de leurs portables pour jouer leur partition pour la transparence. Il a annoncé avoir déjà déposé un recours devant la Cour constitutionnelle ¦
Fraudes et distribution discriminatoire de cartes d’électeur
S’agissant de la question de la distribution des cartes d’électeur, Me Joseph Djogbénou a indiqué qu’il y a plusieurs situations. D’une part, il a révélé qu’il y a des tentatives de fraude. En la matière, il a dénoncé la pratique selon laquelle l’équipe de campagne d’un candidat proche du pouvoir en place collecterait auprès des populations des cartes d’électeur ou leur photocopie contre octroi de prêt. Ce, avec promesse aux femmes d’exonération de remboursement des prêts si ce candidat élu mais un remboursement confortable dans le cas contraire. «Nous nous insurgeons contre les actes, contre les faits et contre les intentions,», a-t-il fit en ajoutant qu’il s’agit de fait qui relève de l’indignité.
D’autre part, Me Djogbénou a dénoncé une distribution discriminatoire des cartes d’électeur. Il a regretté une lenteur remarquable dans la distribution des cartes dans les localités qu’il a estimées favorables à son candidat. A ce sujet, il a mentionné le Zou, le Couffo, une partie de l’Atlantique, le Mono. A cela, il a ajouté le nombre insuffisant des agents chargés de l’opération de distribution dans ces localités, le raccourcissement du délai de distribution variant entre 5 et 10 jours au lieu de 15 jours indiqués par la loi. «On finit par dire aux populations qu’il n’y a plus possibilité de leur remettre leurs cartes d’électeur», a-t-il dit..¦
A.A

Le candidat Aké Natondé était lundi 29 février, dans les localités de Bantè, Paouignan Djidja et d’Abomey. Il s’agissait pour lui de faire connaitre son projet de société et de solliciter les suffrages des populations de ces localités.
La journée du lundi 29 février a été une journée marathon pour le candidat Aké Natondé et son équipe. Un calendrier bien chargé qui leur imposait d’aller à la rencontre des populations de quatre localités aussi importantes comme Bantè, Paouignan, Djidja et Abomey. A chacune de ces étapes, c’est un accueil chaleureux qui a été réservé au candidat. Partout où il est passé, ce fut le même programme. Après les civilités protocolaires, il écoute les messages d’encouragement et d’assurance des jeunes, femmes et sages par la voix des représentants. Puis, il prend la parole pour présenter ses ambitions déclinées à travers son projet de société dénommé « le Chemin du Bénin».
Pour lui candidat, son programme prescrit l’ordonnance pour guérir le Bénin du mal dont il souffre. Il cite le chômage, la corruption et la cherté de la vie. Ainsi, la création d’emplois aux jeunes pour réduire le taux de chômage, des réformes au sein de l’administration tant du secteur public que privé pour plus de rendement, la lutte sans merci contre la corruption qui ronge le Bénin, la prise d’une loi sur le logement pour réduire les avances sur loyer allant parfois de six mois à 2 ans, la lutte contre la cherté de la vie et plusieurs autres initiatives.
Le candidat et ancien militant Fcbe n’a pas manqué de promettre aux populations la fin des concours frauduleux. Il prend aussi l’engagement que s’il est élu, les concours d’entrée à la fonction publique ne seront plus organisés par les ministères mais plutôt par un cabinet privé indépendant qui sera recruté à cet effet pour éviter tout tripatouillage et autres fraudes que dénoncent à chaque fois les Béninois.
Le candidat a rappelé tous les grands combats qu’il a menés depuis quelques années non seulement en qualité de ministre mais aussi en tant que député. Il cite les grands chantiers tels que la route Akassato-Bohicon et bien d’autres sans occulter l’initiative de plusieurs lois en faveur de la jeunesse et contre la cherté de la vie.
Pour lui permettre d’aller plus loin dans ses combats, il a invité les populations des différentes localités sillonnées à lui faire confiance le 6 mars prochain pour que le Bénin prenne effectivement un autre chemin, celui du développement. Il annonce compter sur ces nombreux jeunes au chômage et ces femmes rongées par la pauvreté pour faire le bon choix le dimanche prochain¦

Pour le compte de certains présidentiables, une coalition de partisans dénommée «Force de la rupture » est montée au créneau, lundi 29 février à Lokossa. Le regroupement dénonce certaines étapes du processus électoral dont la sélection des coordonnateurs d’arrondissement et le retard lié au démarrage de la distribution des cartes d’électeur dans le Mono-Couffo.
Des partisans des candidats Sébastien Ajavon, Patrice Talon et des militants communistes regroupés au sein de la coalition dénommée «Force de la rupture» étaient dimanche 28 février dernier, sur les feux de la rampe à Lokossa. On notait dans leurs rangs, Honoré da Costa, représentant l’aile des Forces démocratiques unies (FDU) soutenant la candidature de l’homme d’affaires Sébastien Ajavon. Il y avait à ses côtés, Pierre Tchouba Dossou et Iquel Anani respectivement responsables du creuset des Rouges dénommé «Front du refus Bénin Wahala» et du Comité de coordination de la campagne de Patrice Talon. Ce groupe avait à sa tête Me Séverin Quenum, membre du collège des avocats du candidat, Patrice Talon.
Leur sortie, disent-ils, vise à s’indigner et à donner l’alerte contre certains faits qu’ils appellent «manquements préjudiciables à l’équité et à la transparence» du processus électoral en cours. Sous ce registre, ils rangent le retard dans le démarrage effectif de la distribution des cartes d’électeur au profit des citoyens du Mono et du Couffo. L’option du recours aux anciennes cartes, le cas échéant, constitue, à leur entendement, un tort aux citoyens ayant atteint la majorité et en attente de pouvoir participer au scrutin du 6 mars prochain. Puisque ceux-ci, déduisent les intervenants, ne seraient pas en possession des cartes pour lesquelles ils se sont fait enrôler.
Les figures de proue de la coalition «Force de la rupture» n’ont pas manqué de s’insurger contre le mode de sélection des coordonnateurs des arrondissements. Pour eux, cette sélection s’est faite au mépris des dispositions légales en la matière qui recommandent de prioriser les praticiens de droit en partant des magistrats. Ils déclarent avoir détecté dans la liste des coordonnateurs retenus actuellement, des profils largement en dessous des critères prévus dans le Code électoral. Aussi, en appellent-ils à la correction des insuffisances relevées en vue d’apaiser leur colère. Un état d’esprit qu’ils entendent exprimer de nouveau ce jour, mardi 1er mars, à travers une marche qui va les conduire à la préfecture de Lokossa?

Bonne nouvelle pour les candidats et les électeurs soucieux de la transparence du scrutin présidentiel du dimanche 6 février prochain. La Cour constitutionnelle vient de montrer une fois encore sa détermination à garantir la régularité de cette élection présidentielle. Elle a pris à cet effet deux importantes mesures qui limiteront tant soit peu les marges de manœuvres des fraudeurs et renforceront la transparence et la fiabilité du vote.
La Cour constitutionnelle a décidé de déployer, outre ses délégués ambulants habituellement présents sur tout le territoire, deux délégués permanents au niveau de chacun des 13 664 postes de vote. Ces derniers auront pour mission d’observer pendant toute sa durée le déroulement du scrutin. Ils auront par ailleurs pour missions de relever les irrégularités constatées au niveau de chaque poste de vote ;de relever pour le compte de la Cour constitutionnelle les résultats du poste de vote, de suivre l’acheminement des plis électoraux au lieu de la centralisation et de la compilation. Ces délégués permanents seront chargés par ailleurs de suivre la centralisation et la compilation des résultats au centre de vote et au niveau de l’arrondissement et en relever les résultats. Cette mesure de la Cour constitutionnelle est une innovation de la haute juridiction. Car, de l’histoire de l’élection présidentielle au Bénin, en tout cas selon nos sources, la Cour constitutionnelle n’a jamais envoyé des délégués dans les postes de vote. Elle s’arrêtait juste au niveau arrondissement avec ses délégués ambulants qui sillonnent les postes de vote de leur territoire de compétence. Cette innovation de la Cour constitutionnelle va permettre à la haute juridiction d’avoir mieux par le passé un œil beaucoup plus proche des urnes d’abord à travers ses délégués ambulants déployés dans les arrondissements et puis avec ses deux délégués permanents ventilés dans les postes de vote.
Ensuite, selon nos informations, la Cour constitutionnelle a-t-elle instruit la Commission électorale nationale autonome (Céna) de n’être que la seule structure à délivrer les procurations. Dès lors les procurations délivrées par toutes autres structures comme par exemple les mairies ou les chefs d’arrondissement autre que la Céna ou ses démembrements, doivent être considérées comme non valables. De quoi rassurer donc les uns et les autres surtout certains candidats qui craignent l’usage abusif des procurations. Toutes choses qui vont crédibiliser davantage le scrutin du dimanche prochain et rehausser l’image de la démocratie béninoise.
Actualités 01 mars 2016

Les dispositions pour le bon déroulement de l’élection présidentielle du 6 mars prochain dans le Mono-Couffo commencent par être prises. C’est du moins, le constat effectué, lundi 29 février, avec la clôture de la formation des agents électoraux.
Il y a longtemps que les populations du Mono et du Couffo cherchaient, dans leurs localités, le moindre indice lié aux préparatifs du scrutin du 6 mars prochain. C’est désormais chose faite, à travers la formation des agents électoraux des différents arrondissements des deux départements. Du vendredi 26 au lundi 29 février dernier, cette formation a eu lieu dans les communes de Lokossa, Dogbo et Grand-Popo avant de revenir à Lokossa pour une séance dite de rattrapage au profit des absents et de ceux qui ont eu des retards dans l’assimilation. Etaient concernés par la formation, des coordonnateurs d’arrondissement, leurs assistants et des représentants de la Société civile ainsi que ceux d’autres institutions comme la Cour constitutionnelle.
Avant de libérer les participants pour l’accomplissement de leurs missions, le formateur Yébéni Batidao Kouagou a tenu à lire certaines dispositions du Code électoral. Il s’agit entre autres, des articles 31, 71 et 130 portant sur la responsabilité des agents électoraux et les sanctions en cas de négligences. « Il était important que vous maîtrisiez ces dispositions car, au regard de la loi, vous êtes déjà en fonction depuis dimanche dernier », fait remarquer Yébéni Batidao Kouagou. Ce dernier rappelle à leur endroit que, conformément au Code électoral, la mission des agents électoraux commence sept jours avant la tenue du scrutin et se termine sept jours après.
La formation leur a permis de s’entraîner aux tâches de remplissage des feuilles de dépouillement et à l’établissement des différents procès-verbaux dont celui de constatation et de mise en cantine des plis scellés. Daniel Kégbé, coordonnateur de l’arrondissement de Dékpo-Centre de la commune d’Aplahoué a aussi bénéficié de la formation. Grâce à cette séance, note-t-il, « nous sommes également outillés à identifier les personnes habilitées à voter, de même que celles pouvant opérer par dérogation».

Le président Ousmane Batoko reste à la Cour suprême. Il a été reconduit pour un nouveau mandat de cinq ans. Lequel mandat s’étend jusqu’au 27 février 2021. La décision a été prise à la faveur du Conseil extraordinaire des ministres en date du vendredi 26 février dernier.
La nomination du président Ousmane Batoko a été opérée par le chef de l’Etat après avis consultatif du président de l’Assemblée nationale et ce conformément aux dispositions de l’article 133 de la Constitution béninoise. Le président Boni Yayi a opté ainsi pour la continuité en donnant carte blanche à Ousmane Batoko pour qu’il poursuive ses actions à la tête de la Cour suprême, la plus haute juridiction en matière judiciaire, administrative et des comptes de l’Etat.
Th. C.NAGNONHOU
Actualités 01 mars 2016

Le fauteuil du président de la Cour suprême est vacant depuis dimanche 28 février. Le mandat de Ousmane Batoko a expiré sans que son successeur ne soit connu.
La Cour suprême est sans président depuis dimanche 28 février. Le mandat de Ousmane Batoko, le président sortant, est arrivé à expiration. Il a été nommé par décret N°2011-031 du 7 février 2011 et a prêté serment dans la matinée du lundi 28 février 2011 avant de prendre officiellement service dans la soirée du même lundi dans les nouveaux locaux de la Cour suprême à Porto-Novo. Le mandat de Ousmane Batoko est donc définitivement éteint depuis dimanche 28 février. Mais là où le bât blesse est que jusqu’ici, son successeur n’est pas encore connu.Ce qui crée un vide juridique au niveau de la plus haute juridiction en matière judiciaire, administrative et des comptes de l’Etat. Cette vacance du pouvoir interpelle à plus d’un titre le chef de l’Etat. C’est lui qui procède à la nomination du président de la Cour suprême conformément à l’article 33 de la Constitution béninoise. Lequel dispose que : «Le président de la Cour suprême est nommé pour une durée de 5 ans par le président de la République après avis du président de l’Assemblée nationale, parmi les magistrats et les juristes de haut niveau, ayant quinze ans au moins d’expérience professionnelle par décret pris en Conseil des ministres ».C’est pourquoi les regards sont tournés vers le président Boni Yayi depuis quelques jours. Mais personne ne sait pourquoi jusqu’ici, il tarde à faire connaître le nouveau président alors que la nomination de Ousmane Batoko avait été opérée il y a cinq ans, presque un mois avant l’expiration du mandat de l’ancien président Saliou Aboudou qui aura passé 10 ans à la tête de cette institution.
Deux options s’offrent au président Boni Yayi. Soit il reconduit Ousmane Batoko pour un nouveau mandat de cinq ans, soit il le remplace par un autre juriste de haut niveau. En tous cas, plusieurs prétendants se bousculent au portillon. Plusieurs noms de juristes surtout de magistrats circulent depuis quelques jours pour succéder à Ousmane Batoko. On croise alors les bras pour voir pour laquelle des deux options penchera le chef de l‘Etat à qui revient le dernier mot¦

La campagne électorale en vue de l’élection présidentielle du 6 mars prochain a vu l’entrée en scène le week-end dernier à Porto-Novo de deux dinosaures de la classe politique béninoise : Adrien Houngbédji et Albert Tévoèdjrè. Ils ont mouillé chacun le maillot pour la victoire de leurs candidats respectifs à savoir Lionel Zinsou et Pascal Irénée Koupaki.
La campagne électorale monte en intensité sur le terrain. Plus les jours s’égrènent, plus les états-majors des candidats redoublent d’ardeurs pour rallier à leurs causes le plus grand nombre d’électeurs. C’est à cet exercice que se sont livrés le week-end écoulé Me Adrien Houngbédji et Albert Tévoèdjrè. Le premier est descendu dans l’arène à Porto-Novo pour aller à l’assaut des électeurs afin de faire gagner son candidat, Lionel Zinsou. Me Adrien Houngbédji a sillonné vendredi 26 février dernier les cinq arrondissements de la ville pour aller à la rencontre des jeunes et des femmes. Il leur a expliqué les raisons pour lesquelles ils doivent voter Lionel Zinsou retenu comme candidat de la coalition FCBE-PRD-RB et alliés. «Lionel Zinsou est le meilleur des 33 candidats avec un projet de société innovant et révolutionnaire. C’est le choix du PRD pour un KO retentissant le 6 mars prochain», a souligné le président du Parti du renouveau démocratique. Il a invité les militants à aller retirer leurs cartes d’électeur pour voter massivement Lionel Zinsou. Car selon lui, plus le PRD a de suffrages, plus il sera bien représenté dans le prochain gouvernement avec plusieurs portefeuilles ministériels. Ainsi, Porto-Novo qui a été reléguée au second rang pendant 25 ans, parce que taxée de ville de l’Opposition, va retrouver ses vrais attributs de capitale, promet Adrien Houn-gbédji. «Les jeunes trouveront à faire. Les jeunes de Porto-Novo qui échouent aux différents examens et concours de recrutement réussiront, les femmes qui ne trouvent pas de capital pour mener leurs activités génératrices de revenus trouveront de moyens. Les voies seront pavées et goudronnées», garantit Adrien Houngbédji pour épater la foule. Le président du PRD a repris samedi 27 février dernier sa tournée de campagne dans chacun des cinq arrondissements de Porto-Novo. Il est allé convaincre cette fois-ci les sages et notables de Porto-Novo. Le message est le même : vanter les qualités du candidat Lionel Zinsou comme étant le cheval gagnant et le meilleur des candidats capable de répondre favorablement aux doléances de Porto-Novo.
PIK, le meilleur
Pendant que Adrien Houngbédji écume samedi dernier les arrondissements de Porto-Novo, un autre dinosaure de la classe politique haranguait la foule non loin de lui. Il s’agit du professeur Albert Tévoèdjrè qui a entretenu à l’Ecole primaire publique Félicien Nadjo, les enseignants de tous les ordres d’enseignement.Il a appelé dans un art oratoire qu’on lui connaît, à voter pour le candidat Pascal Irénée Koupaki(PIK) qui serait le meilleur de tous les candidats. Selon lui, le candidat de la «Nouvelle conscience» s’est préparé à la fonction de président de la République pour avoir été pendant sept ans, successivement ministre, ministre d’Etat et Premier ministre. «Il faut voter pour quelqu’un d’expérience et qui connaît le service public et non un néophyte», plaide le frère Melchior. Albert Tévoèdjrè demande à chacun des étudiants d’être des ambassadeurs pour sensibiliser les populations à porter leur choix sur PIK. L’octogénaire avait autour de lui les anciens ministres Stanislas Pognon et Albert Agossou?
Politique 29 févr. 2016