La Nation Bénin...
Nouvelles

A Ouaké, le coordonnateur d’arrondissement de l’Alliance FCBE-PRD-RB a déploré les actes de vandalisme et d’incivisme dont est victime son candidat, Lionel Zinsou.
Moudassirou Abaloro, qui espère encore le passage de son candidat ce lundi, a appelé les auteurs desdits actes à cesser au risque de subir les sanctions prévues par la loi si jamais ils sont surpris et pris comme auteurs de tels actes répréhensibles. Il a déclaré les avoir prévenus des sanctions qu’ils encourent.
Pour Massaoudy Troucou, ces actes de vandalisme n’offrent pas une bonne image de notre démocratie. C’est pourquoi il pense que l’élection est une fête et que chacun, quel que soit son parti de provenance, doit veiller à ce qu’il en soit ainsi.
D.P.D.
Actualités 29 févr. 2016

Les électeurs du département de l’Ouémé retirent depuis le week-end écoulé leurs cartes électorales. Attendue depuis quelques jours, la distribution est désormais effective. Une tournée à Porto-Novo, Avrankou, Adjarra, Akpro-Missérété, Adjohoun et à Dangbo a permis de faire ce constat.
Les nouvelles cartes d’électeur sont disponibles sauf pour l'heure dans le département du Plateau. La distribution se passe très bien dans l’Ouémé. Pas d’incidents sur le terrain. La seule difficulté à laquelle sont confrontés les agents de distribution est le problème des électeurs qui ne retrouvent pas leurs cartes et leurs noms sur la liste électorale. Alors qu’en 2015 ils disent avoir été servis au même poste de distribution. Face à cette difficulté, les agents électoraux les renvoient vers les autres centres de distribution pour qu’ils les aillent chercher.
Il faut noter que l’opération de distribution ne connaît pas encore d’engouement de la part des populations concernées. L’affluence varie d’un poste de distribution à un autre. Par exemple au niveau du poste de distribution de Radio Hokon à Porto-Novo, sur 838 cartes reçues, plus de 500 ont été déjà distribuées du vendredi 26 février à dimanche 28 février. Il restait environ 300 cartes d’électeur encore à distribuer par l’équipe. Mais les statistiques ne sont pas les mêmes au niveau du poste de distribution du parc de Ouanho dans la commune d‘Avrankou. Ici, sur 1008 cartes réceptionnées, les agents du Conseil national de traitement de la liste électorale n’ont distribué que 10 samedi 27 février, le premier jour de distribution. Ghislain Sagbo, président de ce poste de distribution ne semble pas s’inquiéter. Il est confiant que toutes les cartes seront distribuées. L’affluence des populations sera bientôt forte au fur et mesure que les gens seront informés du démarrage de l’opération?
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Actualités 29 févr. 2016

Vendredi 26 février, à Zurich (Suisse), le congrès de la Fédération internationale de football association (Fifa) élira le successeur de Joseph Sepp Blatter. A la tête de l’instance faîtière depuis 1998, le Suisse a été suspendu, lundi 21 décembre 2015. Le Bénin est représenté à ces assises par une délégation du Comité de normalisation de la Fédération béninoise de football conduite par son président, Me Rafiou Paraïso.
Le successeur de Joseph Sepp Blatter à la tête de la Fifa, sera connu ce jour, vendredi 26 février au Hallestadion de Zurich en Suisse. Au total, cinq candidats sont en lice. Il y a le cheikh Salman ben Ibrahim Al-Khalifa, 50 ans, présenté comme le favori. Membre de la famille royale du Bahreïn, il est le président de la Confédération asiatique de football (Afc) depuis 2013 et pourrait compter sur les associations membres de la Confédération africaine de football (Caf).Il pourrait être concurrencé par l’ancien bras droit de Michel Platini, le Suisse Gianni Infantino, 45 ans. Numéro 2 de la Confédération européenne de football (Uefa), il est soutenu par l’Europe, la Confédération sud-américaine de football (Conmebol) et sept pays au sein de la Confédération d’Amérique du Nord, centrale et des Caraïbes (Concacaf).
Vient ensuite, en tant que challenger, le prince jordanien Ali ben Al-Hussein, 40 ans et vice-président de la Fifa depuis 2011. Il avait atteint le deuxième tour de la précédente élection le 29 mai 2015, avant d’abandonner face à Sepp Blatter. Le Français Jérôme Champagne, 57 ans, quand bien même, il connait parfaitement les 209 fédérations qui composent la FIFA, a peu de chance d’être élu. Il en est de même pour le Sud-Africain,Tokyo Sexwale, 62 ans, homme d’affaires charismatique qui a combattu aux côtés de Nelson Mandela contre l’apartheid, avec qui il a partagé sa cellule à Robben Island.
Parmi les 209 associations nationales qui auront droit au chapitre dans le cadre de cette élection, figure la Fédération béninoise de football représentée par le Conor. C’est Me Rafiou Paraïso qui exprimera son suffrage. Sa voix comptera parmi les 54 du continent africain, la Caf étant constitué de 54 fédérations nationales, et disposant du plus gros réservoir de voix au congrès de la Fifa, devant l’Uefa (53, Gibraltar n’étant pas reconnu par la Fifa) et l’Asie (46). C’est depuis jeudi 25 février que la délégation béninoise a rallié la capitale suisse.
Avant les importantes assises de ce jour, vendredi 26 février, le Comité exécutif de la Fifa a appelé les associations membres à approuver les réformes dans leur intégralité.
En effet, les préparatifs devant conduire aux assises dont la consécration sera l’élection du nouveau président de la Fifa, ont commencé depuis mercredi 24 février dernier. A l’occasion, le Comité exécutif de l’instance a unanimement exhorté ses associations membres à approuver dans leur intégralité les propositions de réformes incluses dans la nouvelle ébauche des statuts lors du Congrès extraordinaire de ce jour, vendredi 26 février. Le Comité a également approuvé le nouveau Règlement de gouvernance élaboré par la Commission des Réformes de la Fifa 2016 pour renforcer les principes fondamentaux des nouveaux statuts proposés. L’entrée en vigueur du règlement est sujette à l’approbation des propositions d’amendements statutaires par le présent Congrès extraordinaire.
Par ailleurs, le Comité exécutif a aussi ratifié les récentes décisions prises par le Comité d’urgence de la FIFA concernant les comités de normalisation nommés pour plusieurs associations membres, conformément à l’art. 7, al. 2 des statuts de la Fifa. Ainsi, par rapport à la crise du football béninois, la décision concernant l’éviction de deux membres du Conor, a été confirmée, de même que l’autorisation de la poursuite du mandat du comité avec seulement cinq membres¦

L’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) a initié le Programme régional de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (Prodere). Lors du récent sommet de l’Uemoa tenu en janvier dernier à Cotonou, les autorités de l’Union ont visité certaines réalisations dudit programme qui promeut les énergies renouvelables et participe à la protection de l’environnement.
Le développement des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique sont les deux volets du Programme régional de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) qui concourent à l’amélioration des effets de l’énergie sur le climat. Cette précision a été donnée par le directeur de l’énergie, des télécommunications et des Tic à la Commission de l’Uemoa, Roger Hounkanrin, en janvier dernier lors de la visite des chantiers de l’union à Cotonou dans le cadre du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Uemoa.
En effet, lorsqu’on évoque le développement des énergies renouvelables, explique Roger Hounkanrin, cela veut dire que l’énergie qui sera utilisée soit beaucoup plus de l’énergie renouvelable que de l’énergie produite à base du fossile (à base du pétrole) qui pollue l’environnement. Tous les effets que la pollution due à la production d’énergie par le pétrole engendre sur le climat, fait-il remarquer.
L’efficacité énergétique apparaît comme une composante formidable pour dire qu’avec très peu de moyens, l’on peut arriver à économiser beaucoup de mégawatts, observe Roger Hounkanrin.
Pour le directeur de l’énergie, des télécommunications et des Tic, il suffit seulement d’arriver à éduquer les populations à bien utiliser l’énergie qu’elles ont à disposition en faisant de l’économie par des projets d’efficacité énergétique. On diminue ainsi souligne-t-il, les effets induits par la production d’énergie produite à base du fossile sur le climat.
Développer plusieurs autres projets
Par ailleurs, l’Uemoa est en train de développer plusieurs autres projets dans le domaine de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables. «C’est la part de la Commission de l’Uemoa à tout ce qui peut concourir à l’amélioration des effets sur le climat. L’intérêt pour les populations est énorme », déclare le directeur de l’énergie. En considérant l’énergie produite à base du fossile pour obtenir du pétrole estime-t-il, il faut voir les conflits que le pétrole engendre dans le monde. Il ajoute qu’il faut aussi envisager tous les avantages qu’il y a à disposer de l’énergie sans recourir au pétrole et simplement sur la base du soleil. «Il y a un grand aspect du problème que personne ne voit mais qui est réglé si on arrive à produire de l’énergie à base du soleil. Les gens seront détournés tant soit peu de la production de l’énergie par le pétrole et s’orienter plutôt vers le soleil. Le monde sera donc épargné de tous les conflits qui sont légion», fait observer Roger Hounkanrin, par ailleurs.
L’aspect efficacité énergétique permettra de réduire la facture de l’énergie des foyers et par extension, celles des administrations des Etats. « Si les Etats peuvent introduire dans les administrations, remplacer les ampoules de 40watts par celles de 18watts avec la même puissance, tout cela agrégé fera une grande puissance qui sera disponible avec très peu de moyens », explique-t-il. Cela revient, selon lui, comme si c’est une autre centrale qui a été érigée avec très peu de moyens. Il relève que cette énergie économisée peut être mise à disposition d’autres populations qui sont dans le besoin.
L’initiative est louable, car cela a permis d’implanter dans la ville beaucoup de lampadaires, explique Orou Bata Se Dan pour qui, cela fait au total 730 si on compte les localités dans lesquelles ont été installées les mini-centrales solaires. Il y a 6 localités qui ont bénéficié des mini-centrales. Il y a également à ces niveaux de l’éclairage public.Les 60% de ce total sont implantées à Cotonou et visibles.« Elles concourent au bien-être des populations de Cotonou et du Bénin.
Etudier la nuit
Avec ce programme, on ne doit plus importer des appareils qui consomment beaucoup d’énergie, toutes choses qui évoquent l’efficacité énergétique. « L’étiquetage des appareils relève d’un projet que nous sommes en train de développer actuellement pour qu’au niveau des équipements électro-ménagers qui vont rentrer dans l’espace, on indique réellement la puissance qu’elles utilisent », informe le directeur. Selon ses observations, les climatiseurs et réfrigérateurs venus d’Europe marchent sur une puissance déterminée. « Il se trouve que ce sont des puissances exagérées, donc des anomalies que nous devons corriger. A la fin du projet, nous pensons édicter une directive dans ce sens afin que les Etats sachent comment s’y prendre avant d’acquérir leurs appareils électro-ménagers », souligne-t-il.
Le projet de code d’efficacité dans les bâtiments neufs doit conduire à des bâtiments qui consomment moins d’énergie, indique-t-il. Un projet auquel les architectes et urbanistes sont associés pour qu’on ait des bâtiments peu consommateurs d’énergie électrique.
La diffusion des lampes à basse consommation (Lbc) permettra de diminuer sensiblement les factures d’électricité au sein des administrations. Les audits énergétiques commandités dans les industries les plus énergétivores ont coûté 4 milliards à la Commission ; ce qui a permis d’amener les entrepreneurs à se rendre compte que ces dépenses les défavorisent dans la gestion.
Des explications qui ont été appuyées par celles du directeur général de l’Agence de développement des énergies renouvelables.
« Le pont de Fifadji au Bénin illustre les manifestations évidentes des avantages de l’énergie solaire. La technologie de l’énergie solaire introduite au Bénin grâce au financement de l’Uemoa par le biais du Programme régional de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (Prodere) plus connu sous son sigle ou acronyme Prodere procure plusieurs avantages », a déclaré Orou Bata Se Dan, directeur général de l’Agence nationale pour le développement des énergies renouvelables (Anader), lors de la visite. Ce programme, poursuit-il, a permis d’installer beaucoup de lampadaires solaires, lesquels facilitent aujourd’hui la circulation et participent de la sécurité humaine.
Le coût du projet
Le coût du projet dans sa première phase est estimé à deux milliards deux cents cinquante millions», renseigne-t-il. La phase 1 du projet compte un certain nombre de composantes : lampadaires solaires, mini-centrales solaires, kits solaires et lampes à basse consommation (LBC). Il a été introduit dans l’éclairage public à Cotonou, les lampes à basse consommation (LBC) et c’est une autre couleur. «Il en est ainsi pour prendre en compte le volet efficacité énergétique. Chez nous comme dans la plupart des pays voisins, nous ne sommes pas producteurs d’énergie électrique mais plutôt consommateurs», explique le directeur général de l’Anader. C’est pourquoi il importe, selon lui, que chacun maîtrise sa consommation. «En introduisant les Lbc, nous réduisons notre consommation, l’économie ainsi réalisée permettra à la Sbee de satisfaire les gros consommateurs comme les entreprises et les industries. Avec le financement de l’Uemoa, nous avons pu introduire 1303 lampes à basse consommation dans l’éclairage public dans la ville», précise Orou Bata Se Dan.
Pour le directeur général de l’Anader, les communes devraient se sentir soulagées du fait de l’avènement du Prodere parce que contrairement à certains pays, l’éclairage public au Bénin est à la charge des communes. Ce sont elles qui ont à charge la promotion de l’éclairage public. Ce sont elles qui supportent la facture dudit éclairage. Les caisses desdites communes vont souffler parce que l’énergie que nous utilisons n’est pas vendue. Elle est captée pour être utilisée par la suite. Le témoignage des autorités municipales à ce sujet pourra édifier sur l’utilité des lampadaires solaires de la ville¦

Le candidat Abdoulaye Bio Tchané entend mettre en place un programme national de création de : 500 000 emplois au profit de la jeunesse pendant le prochain quinquennat, s’il est élu président.
Le candidat Abdoulaye Bio Tchané promet de mettre fin à la marginalisation économique et sociale des femmes à travers l’autonomisation, la formation et le renforcement des microcrédits en portant à 100 milliards F CFA sur cinq ans la contribution du budget national. Et pour les paysans, c’est l’heure de la prospérité qui sonnerait car 130 milliards de francs CFA seront injectés chaque année dans l’agriculture dès 2017. Aussi, son gouvernement s’attèlera-t-il à offrir des services publics de base aux populations : eau et assainissement, éducation, santé, sécurité, annonce le leader de l’Alliance pour un Bénin triomphant (Abt) face aux populations lundi dernier place Bio Guéra de Parakou. Beaucoup d’autres choses seront faites mais ces quatre axes sont «prioritaires», laisse entendre Abdoulaye Bio Tchané, allusion faite aux réformes qu’il ambitionne d’engager dans d’autres domaines. Dans son contrat pour un Bénin uni et triomphant dénommé «Agir pour une nouvelle gouvernance», il insiste sur le commerce interrégional et logistique, le tourisme, la culture, l’artisanat, le sport, la décentralisation comme leviers de développement.
Le candidat a pu enfin s’adresser aux militants et sympathisants Abt, après l’atterrissage manqué de son avion dimanche dernier. Il a dû rebrousser chemin pour reprendre la route depuis Cotonou pour rallier la cité de Kobourou en voiture afin de délivrer ce qu’il appelle «le message de la victoire, le message de l’optimisme, le message d’un patriote béninois, le message d’un nationaliste africain». Il invite les jeunes et les femmes de Parakou, du Borgou et du Bénin en général à prendre leur destin en main en portant leur choix sur sa personne à l’élection présidentielle. Mais avant, il exhorte tous les potentiels électeurs à aller retirer leurs cartes d’électeur pour pouvoir effectivement voter le 6 mars prochain.
Pour Célestine Zanou, directrice de campagne du candidat, le choix de l’ancien ministre Abdoulaye Bio Tchané connu pour sa rigueur s’impose pour l’unité et la prospérité du Bénin, avec en point de mire la valorisation des compétences et la modernisation de l’administration béninoise pour la mettre résolument au service du développement. Au cours de la randonnée du candidat dans la ville, les différentes cellules Abt des arrondissements ont rassuré le candidat de leur détermination à non seulement battre campagne mais aussi et surtout surveiller le vote et les résultats afin que des esprits malins ne leur volent pas la victoire par des manœuvres frauduleuses.

La commune de Zogbodomey est connue comme un terrain politique assez mouvementé. Elle est à chaque échéance subdivisée par ces trois fils et "leaders politiques" de la localité que sont Zéphirin Kindjanhoundé, Lazare Sèhouéto et Désiré Vodonon. Ces trois anciens députés abordent le scrutin avec engagement au profit de trois candidats différents
Plus de doute. Comme tous les Béninois, les populations de Zogbodomey sont mobilisées pour le 6 mars prochain, jour du scrutin présidentiel. Alors, la campagne électorale bat son plein avec les trois leaders de la localité. Des 33 candidats en lice, Zogbodomey en a adopté trois à travers ses trois leaders. Lionel Zinsou qui est porté ici par l’ancien député Désiré Vodonon, le candidat Sébastien Ajavon est vanté quant à lui par Zéphirin Kindjanhoundé et Patrice Talon est célébré par l’ancien député Lazare Sèhouéto.
La campagne électorale ne manque donc pas d'animations dans cette commune du département du Zou. En quelques jours, Zogbodomey a changé de couleur. Les équipes de chaque candidat ont pris d’assaut les murs et autres espaces pour y coller leurs affiches. Le centre-ville de l’arrondissement central est comparable à une boîte de nuit. De jour comme de nuit, les différents sièges de campagne l'innondent.
Alexis Djèdji, président de la Cellule de Participation citoyenne de Zogbodomey se veut rassurant. Il pense que les candidats ont changé de stratégies. «Avant, c’étaient les grands meetings mais aujourd’hui, c’est la campagne de proximité», indique-t-il. Toutefois, il déplore certains faits tels que la non distribution des nouvelles cartes d'électeur et l’enlèvement des affiches de certains candidats. Il invite par la même occasion les autorités à faire diligence afin de permettre à tous les citoyens d’aller voter le 6 mars.
A en croire certains responsables de la localité, Patrice Talon et Lionel Zinsou sont attendus à Zogbodomey cette semaine. En attendant, les réunions dans tous les camps se multiplient. En clair, aucun des trois candidats qui se disputaient le terrain n'entend se contenter de la portion congrue à Zogbodomey?

Censé œuvrer pour l’instauration au Bénin, d’un secteur de la microfinance plus crédible, le Projet d’appui à la transparence des institutions de microfinance (Patimf) a été lancé, mardi 23 février à l’Infosec, à Cotonou.
Initié par l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés (Apsfd-Bénin), Consortium Alafia, ce projet qui bénéficie aussi de l’appui de l’Espagne est financé par la Banque africaine de Développement (Bad). C’est la première intervention directe de cette banque au Bénin, dans le domaine de la microfinance.
L’accès aux services financiers est limité en Afrique. Certes, de nombreux progrès ont été réalisés. Toutefois, seulement 21% des adultes sur le continent disposent d’un compte dans les institutions financières formelles. Donc un des défis majeurs à relever pour répondre aux besoins des populations traditionnellement mal desservies, proposera le représentant de la Bad au Bénin, Daniel Ndoye, c’est la mise en place des systèmes financiers solides. A cet effet, le développement desdits systèmes financiers en Afrique constitue un des leviers importants des actions de la Bad, pour lui permettre de réaliser les objectifs de sa stratégie décennale sur la période 2013-2022 relative aussi à la croissance inclusive. Le Projet d’appui à la transparence des institutions de micro finance (Patimf) s’inscrit bien en phase avec cette politique, fera remarquer Daniel Ndoye. Il a une durée de 2 ans et a pour but final d’assurer au Bénin, la construction d’un secteur de la microfinance responsable, transparent et accessible à tous, grâce au renforcement des capacités des prestataires des services financiers et non financiers.
Le Consortium Alafia a été sélectionné pour ce projet, après un appel à proposition du Fonds de renforcement des capacités de la microfinance (Frcm) créé en 2012 par le Groupe de la Bad, le gouvernement espagnol et le Fonds d’équipement des Nations Unies. Pour le président de son Conseil d’administration, Valère Houssou, la transparence n’est pas un gain mais plutôt un objectif à approcher quotidiennement par tout acteur. Le Patimf ne se limitera pas seulement à promouvoir la transparence des prix au niveau de la microfinance, a-t-il averti. «Il abordera davantage tous les autres éléments de la transparence financière à commencer par le cadre règlementaire applicable aux systèmes financiers décentralisés (Sfd), leur système de contrôle interne, la production d’informations fiables à l’autorité et aux partenaires, l’audit externe, la gestion des performances sociales, la promotion, la protection des clients », a assuré Valère Houssou. L’Apsfd-Bénin, les clients et les Business Development Service (Bds) Providers qui sont les autres cibles bénéficiaires, a-t-il poursuivi, verront également leurs capacités renforcées afin de jouer réellement leur partition pour une transparence plus grande au sein des institutions de microfinance (Imf).
L’expertise avérée du Consortium Alafia
Le Patimf n’est pas le premier projet que le Consortium Alafia s’apprête à gérer. D’ores et déjà, le président de son Conseil d’administration a promis l’atteinte de tous les indicateurs exigés. En termes de réalisations par le passé, le Consortium Alafia peut donc se réjouir d’avoir exécuté avec succès, entre autres, le projet de renforcement institutionnel du secteur de la microfinance sur le financement de l’Usaid, le projet d’appui au développement du secteur privé (Padsp) sur le financement de la Banque mondiale, le projet mission Africa de la Fondation Master Cards pour la promotion de la gestion des performances sociales, a indiqué Valère Houssou. Autant de réalisations qui, selon le directeur de cabinet du ministre en charge de la Microfinance, Jacques Dougnon, témoignent de la présence constante du Consortium Alafia aux côtés des Sfd.
Avant lui, l’ambassadeur d’Espagne, Alphonso Barnuevo et le directeur national pour le Bénin et le Togo de OIKO Crédit, Nicaise Tossou ont reconnu la pertinence et l’intérêt du Patimf. Comme l’Espagne, à travers son ambassadeur, Oiko Crédit a aussi réaffirmé sa disponibilité à accompagner le Consortium Alafia dans la bonne exécution du projet bénéfique pour les populations¦

L’objectif numéro 2 de l’Education pour tous à l’horizon 2015 (EPT) est intitulé «enseignement primaire universel». Il s’agit de faire en sorte qu’en 2015, tous les enfants, notamment les filles, les enfants en difficulté et ceux appartenant à des minorités ethniques aient la possibilité d’accéder à un enseignement primaire obligatoire et gratuit de qualité et de le suivre jusqu’à son terme. A l’arrivée, cet objectif n’a pas été atteint.
Les taux nets de scolarisation se sont sensiblement améliorés au niveau de l’enseignement primaire. Cet indicateur clé pour le suivi de l’enseignement primaire s’est maintenu, durant les années après 2000 marquée par la rencontre de Dakar, à un niveau relativement haut dans de nombreux pays à revenu élevé.
Cette tendance positive se note au niveau de 17 pays disposant de données et qui se situent en Amérique du Nord, en Europe Occidentale, d’Asie de l’Est et du Pacifique, d’Asie centrale et d’Europe centrale et orientale. Ils ont vu leur taux net de scolarisation s’accroître de 20 % entre 1999 et 2012. Mieux, dans certains pays arabes, les chiffres se sont davantage améliorés. Au Maroc, par exemple, ce taux qui était de 71% en 1999 atteint les 99% en 2013. Le Maroc «est parvenu jusqu’à la scolarisation primaire universelle», se réjouissent les experts. Cette avancée remarquable est « le fruit des efforts que ce pays investit dans la construction d’écoles en zones rurales et dans des réformes en faveur de l’équité des genres », font observer ces mêmes experts rapportant une étude de la Banque mondiale de 2005 et 2012. L’Afrique subsaharienne, pour sa part, a également eu à enregistrer des progrès considérables avec un taux de plus de 10%. Ce qui est largement loin de la scolarisation primaire universelle. Mais dans la masse, le cas du Burundi indique un contraste. En 2010, ce pays a réalisé des progrès de 94% contre les 41% qu’il avait dix ans plutôt, c’est-à-dire en 2000.
Par ailleurs, d’autres pays dans la même région, malgré leurs contraintes d’ordre démographique réelles qui pourraient plomber les efforts, ont pu s’en sortir. C’est le cas du Burkina Faso et du Mozambique. Dans ces pays, bien que la population en âge scolaire ait plus que doublé entre 1999 et 2012, «les taux nets de scolarisation ont augmenté de plus de 66%».
De gros handicaps
L’accès de tous à l’éducation est un objectif qui jouit, à l’évidence, d’une grande popularité. Toutefois, sa réalisation à l’horizon 2015 reste compromise. Depuis le Forum sur l’éducation en 2000 et le Cadre de Dakar qui en est issu, en dépit des progrès enregistrés par endroits, la situation de certains pays n’est pas reluisante.
En 2012, près de 58 millions d’enfants en âge de fréquenter l’enseignement primaire n’ont pas pu être scolarisés, note le Rapport de suivi de l’EPT 2015. En plus de la marginalisation de certains groupes sociocommunautaires, il faut mentionner aussi parmi les facteurs la pression démographique, les conflits, le manque d’engagement dans certains pays à forte population non scolarisée. Au nombre de ces pays, les rédacteurs citent le Nigeria et le Pakistan qui n’ont pas progressé comme envisagé, eu égard au niveau initial de leur taux de scolarisation et de leur revenu actuel par habitant. «Entre 1999 et 2012, malgré une hausse substantielle du PNB nigérian, l’amélioration du taux net ajusté de scolarisation et du nombre d’enfants non scolarisés a pratiquement marqué le pas», relève le Rapport. La situation touche particulièrement les pays de l’Afrique subsaharienne. En effet, le Rapport indique que sur les 67 pays n’ayant pas pu atteindre cet objectif de l’EPT, 13 se situent dans cette région. Selon les rédacteurs, ils en sont très éloignés avec des taux nets de scolarisation inférieurs à 80%.
Indicateur de progrès
Par rapport à l’indicateur de progrès l'âge normal d’inscription en première année du premier cycle du primaire, les experts notent que les parents ont plus tendance à inciter les enfants trop âgés à apprendre un métier et à générer des revenus. Ce phénomène ayant contribué à la contre-performance, c’est la scolarisation tardive. Et il est susceptible de conduire à l’abandon scolaire. L’abandon scolaire peut aussi être dû au fait que les enseignants ont bien des difficultés à gérer les enfants de divers âges. De même, les autres apprenants moins âgés éprouvent ces mêmes difficultés. Toutefois, il est reconnu que des efforts sont faits en la matière pour que les inscriptions tardives soient réduites. Ainsi, en Ethiopie comme à Haïti, le nombre d’enfants ayant dépassé de deux ans ou plus, l’âge normal en première année du primaire s’est réduit de plus de 20%¦
Education 23 févr. 2016

La société Africa Finance dispose désormais d’une deuxième agence à Cotonou. Située sur l’Avenue Saint Michel en face du Centre de promotion de l’artisanat (CPA), à côté de ATC Beko dans le quartier Zongo, cette agence a été inaugurée samedi 20 février dernier par le directeur général de ladite société Clément O. Adankon soutenu par ses partenaires techniques et financiers.
Transfert d’argent, billetterie, tourisme et voyage. Ce sont les domaines d’activités de la société Africa Finance qui a inauguré sa deuxième agence à Cotonou samedi dernier. Cette deuxième agence très accessible aux clients est située sur l’Avenue Saint Michel en face du Centre de promotion de l’artisanat à côté de ATC Beko, se réjouit le directeur général Clément O. Adankon. Selon ce dernier, ses collaborateurs et lui sont émus d’inaugurer cette deuxième agence qui, de par sa position géographique et la diversité de ses prestations ouvrira grandement ses bras pour accueillir et servir tous ses clients.
Pour le directeur général de Africa Finance, c’est un pari gagné pour toute son équipe et lui. Mais par-dessus tout, c’est un pari selon lui gagné pour le Bénin qui a grand besoin du secteur touristique pour se vendre.
Clément O. Adankon souligne qu’à Africa Finance, ils ont compris l’enjeu. C’est pourquoi, ils ont décidé de mener leurs activités en deux dimensions. La première, le transfert d’argent qui se décompose en envoi et réception d’argent et en change manuel. Les transactions à travers le monde selon le directeur général d’Africa Finance nécessitent aujourd’hui beaucoup de sécurité et de célérité. Sécurité pour les clients et pour leurs valeurs ; puis célérité car, la mondialisation de l’économie à son avis entraine automatiquement l’impression de la rapidité dans les transactions.
La dimension Billeterie et Voyage intégrée
Pour Clément O. Adankon, cette branche d’activités est étroitement liée à celle d’une agence de voyage. Africa Finance explique-t-il, a une fois de plus bien pensé, en intégrant dans une seconde phase la dimension billetterie et tourisme.
Le directeur général d’Africa Finance a été appuyé dans son initiative par des partenaires techniques et financiers. Au nombre de ces derniers, le Cabinet Banquier sans frontière consulting de Bernardin Martial Kponou. A la cérémonie d’inauguration samedi dernier, ce dernier a rappelé que cette agence est une initiative de Clément O. Adankon. Mais, elle n’est pas la première. Elle est la troisième réalisation faite en deux ans à peine avec à la clé, plus d'une dizaine d’emplois.
Selon Bernardin Martial Kponou, l’initiative de cette nouvelle agence était une nouvelle idée qui bouillonnait dans la tête de Clément O. Adankon après avoir lancé les activités de l’agence de transfert rapide Western Union et Money Gram de Gankpodo quelques semaines avant, et démarré un nouveau projet Agro Syvo Pastoral dans la même période.
Après le plus, le must qu’apporte cette nouvelle agence, selon le directeur du Cabinet Banquier sans frontière consulting, est la qualité du personnel, la qualité du service proposé et la possibilité pour les clients d’avoir en un seul endroit un package de services composé des produits de transfert rapide, de change manuel et de billetterie. L’agence qui vient d’être inaugurée selon lui est dotée d’une équipe de professionnels expérimentés et des équipements techniques d’extrême qualité.
Le consultant en tourisme et voyage, Epiphane Assou a abondé dans le même sens que le directeur du Cabinet Banquier sans frontière consulting pour dire qu’il n’est pas facile de combiner tourisme, finance et voyage. Il a félicité le directeur général d’Africa Finance pour avoir pris ce risque.

Les électeurs du département de l’Ouémé/Plateau n’ont toujours pas jusqu’ici leurs cartes d’électeur. L’inquiétude gagne le terrain même si la Cour constitutionnelle a déjà réglé le problème.
Déjà cinq jours que la campagne électorale en vue de la présidentielle du 6 mars prochain a démarré. Les candidats rivalisent de stratégies sur le terrain pour séduire les électeurs. Le département de l’Ouémé/Plateau ne fait pas exception à cette fièvre électorale. Seulement la grande difficulté ici est l’indisponibilité des cartes d’électeur. L’opération de distribution qui a commencé dans certains départements n’est pas encore effective dans l’Ouémé-Plateau. Le Conseil national de Traitement (CNT) qui a désormais en charge la gestion des cartes d’électeur après la dissolution du COS/LEPI a annoncé, lors d’une conférence de presse le jeudi 18 février dernier, que le dernier électeur aura son sésame à la date du 5 mars prochain au plus tard, soit la veille du scrutin. Mais l’inquiétude gagne les électeurs de l’Ouémé/Plateau qui s’impatientent pour le démarrage de l’opération de distribution. C’est vrai, la Cour constitutionnelle a pallié la chose. Elle a décidé que ceux qui n’auraient pas eu les nouvelles cartes d’électeur le jour du scrutin pourront aller voter avec l’ancienne carte d’électeur. Celle qui a servi aux élections législatives et communales de 2015. Mais cette décision ne semble pas pour autant dissiper les inquiétudes sur le terrain. Les populations se demandent comment on peut utiliser deux types de cartes d’électeur pour un même scrutin. Si ce n’est pas la voie ouverte à la fraude. En tout cas c’est ce que pense Martine Agboton vendeuse de bouillie tapioca à Porto-Novo. Elle souhaite tout simplement que le CNT et la Cour constitutionnelle mettent la pression sur l’opérateur technologique en charge de l’impression desdites cartes électorales afin qu’il accélère ses travaux. Il faut que les citoyens utilisent partout la carte d’électeur de nature identique.
Tout comme Martine Agboton, Assifa Amidou s’inquiète et plaide pour le report du scrutin afin de donner quelques jours de prolongations à l’opérateur technologique. Assifa Amidou, estime que sans les nouvelles cartes d’électeur qu'il ne pourra pas aller voter le 6 mars prochain. Car, il ne sait plus où il a jeté la carte LEPI de 2015. Il dit être sûr que de nombreux électeurs seraient dans le même cas que lui. A défaut du report de la date du 6 mars, ce citoyen de Porto-Novo plaide vivement pour que l’opérateur technologique mette les bouchées doubles pour produire les cartes d’électeur restantes afin de permettre aux populations de voter dans la paix.
Aux dernières nouvelles, on apprend de sources proches du CNT, que l’impression des cartes d’électeur de l’Ouémé-Plateau est achevée. Celles-ci seraient à l’étape du colisage. La distribution pourrait démarrer d’ici vendredi prochain sur l’ensemble des 14 communes du département, à en croire la même source?