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Nouvelles

Expositions d’œuvres photographiques de fous : Louis Oké-Agbo met l’art au service de la santé mentale

Des photos des personnes mentalement malades vulgairement appelées fous sont exposées à la Place Bayol de Porto-Novo. L’initiative émane de l’Ong Vie et Solidarité en collaboration avec l’Office du Tourisme, une structure sous tutelle de la mairie de Porto-Novo. L’exposition itinérante qui s’étend jusqu’au 22 mars prochain a été lancée lundi 15 février par le deuxième adjoint au maire de Porto-Novo, Dr François Ahlonsou.

Des œuvres photographiques de malades mentaux exposées sur la place publique comme si on était à une foire. L’initiative est originale. Il faut vraiment être Louis Oké-Agbo, président de l’Ong Vie et Solidarité pour l’entreprendre. Ces œuvres sont en exposition à la Place Bayol de Porto-Novo. Pour Louis Oké-Agbo, son initiative vise à rappeler à la conscience collective que les malades mentaux sont des êtres humains, des frères et sœurs à nous. Et par conséquent ils ont besoin de notre affection et surtout de notre accompagnement dans le cadre du processus de leur rétablissement sanitaire. L’exposition vise en d’autres termes à déstigmatiser la maladie mentale et à inviter le public à se résoudre à changer d’attitude vis-à-vis de cette catégorie de personnes. Le titre de l’exposition en dit d’ailleurs long. Elle est intitulée «Wagninnan» qui signifie en fon «l’Amour». Car, pour Louis Oké-Agbo, tous les hommes sont de potentiels candidats à la folie. L’homme dit connaître très bien ce milieu étant lui-même animateur d’ateliers d’art avec les malades mentaux du centre psychiatrique de Jacquot à Cotonou. La vingtaine de photos de fous exposées ont été prises, à en croire l’initiateur, entre 2010 et 2015 sur l’ensemble du territoire national notamment Porto-Novo, Ouidah, Cotonou, Abomey, Natitingou et Parakou. Certains des malades mentaux seraient décédés. L’exposition qui a démarré par Porto-Novo se veut itinérante. Elle s’étend jusqu’au 22 mars prochain aux autres villes comme Cotonou, Ouidah, Abomey et Bohicon, a expliqué Louis Oké-Agbo.

Procédant au lancement officiel de l’exposition, le deuxième adjoint au maire de Porto-Novo, docteur François Ahlonsou a salué l’initiative de l’Ong Vie et Solidarité. Médecin de formation, il a mis l’accent sur les causes et les manifestations de la folie. Et les personnes atteintes de cette maladie méritent notre assistance. Elles ne doivent pas être marginalisées. L’amour constitue aussi un important médicament qui peut soulager l’homme dont le mental est perturbé. Docteur François Ahlonsou a invité toute l’assistance à accorder une attention particulière aux personnes qui traversent des moments difficiles dans leur entourage afin d’éviter pour ces dernières, la destruction de leur état mental et psychique¦

Culture 16 févr. 2016


Distribution sélective des cartes d’électeur à Cotonou: Les populations de Hlazounto bloquent la voie et réclament leurs cartes

Les populations de Hlazounto dans le 12e arrondissement de Cotonou ont bloqué la route Agla-Fidjrossè dans la matinée du lundi 15 février pour exiger que la distribution des cartes d’électeur démarre dans leur quartier. La gendarmerie a dû intervenir pour libérer la voie, mais les manifestants promettent d’autres actions pour forcer la distribution desdites cartes.

Des débris calcinés de pneus qui barricadent la route Agla-Fidjrossè, des poubelles renversées, des branchages de feuilles mortes qui jonchent la rue à hauteur de l’école primaire publique de Hlazounto dans le 12e. Ce sont là les indices de la manifestation de colère des populations de Hlazounto qui a eu lieu dans la matinée du lundi 15 février. Cette colère des manifestants qui a fini par s’exprimer est liée à la distribution des cartes d’électeur.

En effet, la distribution de ces cartes a commencé de façon effective dans le 12e arrondissement, samedi 13 février dernier. Mais à la grande surprise des populations du quartier Hlazounto, aucun de leurs neuf postes de vote n’a ouvert. Elles se sont renseignées avant de constater que la plupart des postes de vote des quartiers environnants ont ouvert, et des agents distributeurs de cartes d’électeur servent déjà les populations.Cette situation a généré du coup leurs mécontentements. Les jeunes ont alors mené des démarches envers les autorités locales en vue de connaître les raisons de cette distribution sélective.

La déclaration du chef quartier

La goutte d’eau qui a fait déborder le vase, est la déclaration de leur chef quartier. Hier lundi matin quand, en délégation, les jeunes ont une fois encore voulu savoir à quelle date la distribution va commencer dans leur quartier, il leur a servi une réponse qu'ils n'ont pas appréciée.
Selon Sylvestre G. chef de file des manifestants, le délégué leur aurait confié qu'il n’est pas associé au processus de distribution, et par conséquent ne sait quand les cartes seront disponibles. Il affirme que c’est cette explication peu convaincante de leur chef quartier qui les a poussés dans les rues. «Nous avons bloqué la route Agla-Fidjrossè tout simplement, pour exiger qu’on vienne nous distribuer nos cartes d’électeur. On va arrêter la distribution des cartes le même jour pour tout le monde, alors pourquoi depuis trois jours, on n’a pas commencé chez nous», se demande-t-il.
La voie bloquée a empêché les passagers de circuler pendant un long moment. C’est alors que la gendarmerie s’est déployée sur les lieux pour éteindre les pneus enflammés avant de libérer la voie qui s’anime aussitôt. Les populations disent ne pas comprendre cette différence de traitement alors que chaque citoyen a le même droit de vote.
Le conseiller local Roger Mikponhoué comprend les manifestants et n'apprécie pas cette façon peu efficace de distribution des cartes d’électeur. «Les populations ont raison. Elles ont le droit d’avoir à temps leurs cartes, nous-mêmes en tant qu’autorités locales, ne sommes pas associées à cette distribution de cartes, mais nous menons déjà les démarches pour que l’opération de distribution des cartes démarre au plus vite, sinon des choses graves peuvent se passer», conclut-il.
Les populations estiment que lors des dernières élections, ce quartier a voté massivement contre le régime en place et que c’est pour cette raison que le gouvernement retarde la distribution de leurs cartes¦

Fait surprenant

L’autre fait surprenant qui se déroule à un pas de là, est l’improvisation d’un poste de distribution des cartes d’électeur, où un seul agent est assis sur une petite chaise, sous un hangar au bord de la rue. Il est en train de distribuer des cartes d’électeur. Il est installé au bord de la rue devant l’école St Jaurès Credo. Envoyé par l’Agence nationale de Traitement il a avec lui des dizaines de cartes d’électeur et un registre dans lequel figurent environ 300 électeur. Michel Avodagbé reconnaît qu’il ne devrait pas être seul dans un poste de distribution de cartes d’électeur. «Je sais que ce n’est pas bon d’être seul avec des cartes d’électeur, mais si on m’a envoyé seul, que voulez-vous que je fasse?», lance-t-il. Il affirme qu’il va rester là pendant quinze jours et pense qu’il peut être rejoint par d’autres agents après.
Michel Avodagbé avoue qu’il y a environ 300 personnes inscrites dans son registre, avant de confier qu’il a déjà distribué plus de 200 cartes d’électeur alors qu’au cours de cette seule journée du lundi 15 février, il a seulement eu la visite d’une dizaine d’électeurs jusqu’à 12 heures 30 mn. Il refuse de laisser les journalistes consulter son registre. Alors la question que l’on est en droit de se poser, est de savoir si les 200 cartes déjà distribuées l’ont été en deux jours de travail. L’autre préoccupation est de savoir pourquoi le troisième jour, l’affluence a tant baissé pour qu’on soit à dix cartes distribuées jusqu’à midi trente¦ L. A.

Actualités 16 févr. 2016


Précampagne dans Borgou-Alibori: Echauffourées à Parakou après interdiction des meetings par le préfet

La ville de Parakou a connu des échauffourées dans la journée du vendredi 12 février dernier. La décision du préfet interdisant l’organisation des meetings et autres manifestations politiques jusqu’à nouvel ordre en est à la base. Surprise, désolation et révolte dans les états-majors des candidats.

Des badauds ont pris d’assaut tôt dans la matinée du vendredi dernier les carrefours de la ville de Parakou où ils ont brûlé des pneus pour manifester leur colère contre l’interdiction par le préfet de l’organisation des meetings et autres manifestations politiques jusqu’à nouvel ordre. Alors que les installations étaient déjà faites, les manifestants se réclamant comme militants du parti DURR-Barka du député Rachidi Gbadamassi et sympathisants du candidat Sébastien Germain Ajavon, ont constaté que toutes les voies d’accès à la place publique (en face du stade) où devrait se tenir un meeting en faveur du présidentiable, ont été barricadées et les lieux fortement militarisés.

En effet, par message radio porté n°05/0102/PDBA/SG/SAG/DAG du 11 février 2016, soit la veille, le préfet des départements du Borgou-Alibori, Salamatou Kora Ponou, a interdit la tenue des manifestations du genre sur son territoire de compétence. Selon le message, certains maires en lien avec des leaders politiques seraient en train d’organiser des manifestations à caractère politique dans leurs communes et cet état de fait, à en croire le préfet, est «contraire aux dispositions légales en vigueur en la matière». L’autorité préfectorale a instruit les maires à prendre les dispositions nécessaires pour «interdire » lesdites manifestations en attendant le lancement officiel de la campagne électorale.
La situation est restée tendue toute la journée du vendredi à Parakou avec une ceinture de sécurité dressée au carrefour Bio Guera non loin du site prévu pour abriter la rencontre. Les manifestants vêtus de tee-shirt bleu, par centaines, se sont retrouvés dans le rond-point central et dans les ruelles adjacentes pour chanter et danser tout en scandant des slogans en faveur du député Gbadamassi et du candidat Ajavon, en leur promettant d’être fidèles malgré tout. C’est finalement dans la soirée à l’Université de Parakou que ces derniers ont pu tenir une rencontre pour s’adresser aux potentiels électeurs.

Le préfet justifie sa décision

«Quand des enfants d’une même famille deviennent des adversaires, c’est pointu, c’est grave, parce qu’ils se connaissent. Ils connaissent les points forts et les points faibles des uns et des autres», avance le préfet Salamatou Kora Ponou sur une chaine de radio de la place, pour justifier sa décision. «Plus précisément à Banikoara, deux camps étaient en position de s’affronter. Quand j’ai eu le compte-rendu, j’ai juste pris un message radio - il ne s’agit pas d’un arrêté préfectoral ou départemental - de surseoir aux manifestations, vu que la campagne sera officiellement lancée plus tard», poursuit le préfet. «C’est dans un souci d’instaurer le calme et préserver la paix dans mes départements que la décision a été prise», se défend Salamatou Kora Ponou. «Que les uns et les autres se calment ! Pas de panique. Maintenant que nous avons la certitude que la campagne ne pourra plus être lancée (le vendredi 12 février), nous allons voir avec notre administration quelles dispositions prendre pour que les uns et les autres puissent mener leurs activités», laisse-t-elle entendre. Puis, elle tente de rassurer : «Il n’y a pas péril en la demeure. Je ne suis contre personne... Je n’ai pas choisi un candidat mais j’ai le devoir de prévenir les troubles à l’ordre public. Ce n’est pas le fait de brûler les pneus qui règle la situation. Il n’y a pas de problème à Parakou mais je crois que nous allons revoir ça».

Rachidi Gbadamassi s’indigne

Le député Rachidi Gbadamassi n’a pas caché sa déception après qu’il a été empêché de tenir un meeting à Banikoara le jeudi 11 février dernier puis à Parakou le vendredi 12 février. «Comment comprendre que des autorités s’accoquinent avec des badauds pour barrer la voie à un député parce qu’il anime la vie politique ? Pourquoi ont-ils peur ?», s’interroge l’élu du peuple. Il rappelle qu’il y a quelques semaines alors qu’il venait à Parakou, des individus sous le prétexte de revendiquer l’eau et l’électricité lui auraient barré la voie à Kilibo et qu’il a dû mettre à exécution «un plan B» pour se retrouver à Parakou. Ce sont des manœuvres qui «désacralisent la République», estime-t-il.
«Les cadres de mon pays me font honte. Je constate aujourd’hui que le président Mathieu Kérékou a raison de traiter certains cadres béninois d’intellectuels tarés, des gens qui se comportent comme des colons dans leur propre pays», s’indigne le député. «Je ne vais pas céder aux intimidations. Je passerai par tous les moyens pour faire vulgariser le projet de société de mon candidat parce que c’est la Constitution qui me l’autorise. En tant que président d’un parti politique, j’ai l’obligation d’animer la vie politique. Aucune puissance ne peut m’empêcher», souligne Rachidi Gbadamassi.
La décision du préfet qui interdit tout meeting politique pour le moment, intervient en pleine période de précampagne où beaucoup de rencontres politiques étaient projetées par les états-majors des candidats. Et ils ne mâchent pas leurs mots, ces hommes politiques qui multiplient depuis quelques jours les actions sur le terrain pour faire connaître leurs candidats et leurs projets de société.

D’autres acteurs politiques s’en désolent

«C’est avec indignation et une très grande désolation que nous venons de recevoir le message radio porté du préfet Salamatou Kora Ponou», fustige Chabi Boni Douarou, coordonnateur communal des Forces Cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) à Parakou, au nom de la coalition Fcbe-Prd-Rb et alliés qui porte le candidat Lionel Zinsou. «Force étant à la loi, nous coordonnateurs de la coalition invitons tous nos militantes et militants au calme et à la sérénité, au respect des principes démocratiques», exhorte-t-il face à la presse dans la soirée du jeudi dernier. Il a saisi l’occasion pour annoncer l’annulation des meetings qu’aurait projetés la coalition pour le vendredi dernier à la salle d’alphabétisation de Parakou et dès samedi dans les quartiers de la ville.
«La décision du préfet est une décision surprenante qui tombe comme un coup de massue», déplore également Bernardin Gnassounou de la coalition «Le chemin du Bénin» qui avait envisagé une rencontre politique au profit du candidat Aké Natondé pour dimanche 14 février.
«Ce n’est pas normal. C’est inadmissible qu’un Premier ministre candidat détienne tous les moyens d’Etat et batte campagne et qu’on interdise à un autre candidat de tenir un meeting pour présenter son projet de société», s’insurge Zimé Yaya de l’état-major du candidat Pascal Irénée Koupaki à Parakou. «Pourquoi cette ségrégation au niveau du Borgou-Alibori ?» se demande-t-il, tout en invitant le préfet à «revoir sa copie» et le plus tôt possible?

Actualités 15 févr. 2016


Crise au sein de l’union des Avigref : Un mémorandum d’entente signé par les protagonistes

La crise au sein de l’Union des Associations villageoises de gestion des réserves de faune (U-Avigref) de la Pendjari sera bientôt jugulée. C’est du moins ce qu’espèrent les protagonistes à l’issue du mémorandum signé vendredi 12 février dernier, à la suite d’une mission du médiateur de la République.

Les différentes parties prenantes dans la gestion des réserves de faune de la Pendjari ont signé vendredi 12 février dernier à Parakou un mémorandum d’entente qui permettra de juguler la crise de cogestion survenue au sein de l’union des Avigref. Assortie d’une feuille de route, cet accord entre les communes de Tanguiéta et de Matéri et le conseil d’administration de l’union est obtenu à l’issue de pourparlers qui ont réuni les protagonistes pendant deux jours à Parakou. Les participants ont passé en revue les résultats de la mission du médiateur de la République qui avait été sollicité et les propositions de sortie de crise obtenues.

L’objectif visé est de « définir les parties, les bases de leur volonté commune de promouvoir la cogestion du parc de la Pendjari à divers niveaux, les principes de subsidiarité et de proximité ainsi que les conditions favorables de la biodiversité et au développement local », précise le mémorandum. A cet effet, les parties conviennent d’œuvrer au respect du cadre juridique, au renforcement de la participation des communes riveraines et autres acteurs à la gestion durable du parc avec le Centre national de gestion des réserves de faune (Cenagref), notamment au niveau des organes de gouvernance de la cogestion. Aussi, se sont-elles convenues de la mise en place d’une structure locale de gestion apaisée et résiliente des conflits, du respect d’un plan d’aménagement et de gestion du parc.
En vue de la promotion d’une cogestion inclusive, le mémorandum prévoit la revue du cadre de mise en œuvre de la cogestion, son actualisation conséquente, la sensibilisation des populations riveraines et la signature d’une convention tripartie Cenagref-Mairies-Avigref. Un autre mémorandum d’entente entre les communes riveraines des parcs nationaux de la Pendjari et du W, les Avigref des deux parcs et le Cenagref est établi avec l’appui du médiateur de la République.
«Le Cenagref, en ce qui le concerne, prend l’engagement de respecter et de mobiliser les ressources nécessaires afin que les documents signés soient effectivement mis en œuvre pour un climat apaisé dans la cogestion », rassure Ferdinand Claude Kidjo, au nom de la directrice générale du centre.
En saluant la signature du mémorandum, le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun, a plaidé pour que la feuille de route élaborée soit effectivement mise en œuvre pour consolider la volonté de promouvoir les parcs et leurs richesses.

Pour rappel

La crise au sein de l’U-Avigref de la Pendjari qui compte vingt-huit associations, est née suite à la désolidarisation de certains membres des Avigref de l’axe Tanguiéta/Batia qui ont décidé de travailler directement avec le Cenagref et la mairie de Tanguiéta. Cette situation a engendré de vives tensions sur le terrain et a amené le maire de Tanguiéta à suspendre par arrêté les activités de l’U-Avigref sur son territoire et créer un comité transitoire de cogestion (Ctc). A sa suite, le maire de Matéri a également fait pareil. «Cette crise a failli mettre en péril l’expérience du partenariat et de coopération des pouvoirs publics que sont les maires, et les populations riveraines du parc», note Gervais N’dah Sékou, préfet de l’Atacora-Donga, qui se réjouit aujourd’hui de l’accord retrouvé.
En son temps, le ministre chargé de la gestion des ressources naturelles et forestières a décidé de la suspension des activités de tous les protagonistes. Sollicité, le médiateur de la République a effectué plusieurs descentes dans les communes riveraines du parc de la Pendjari et de celui du W pour noter de nombreux dysfonctionnements et la faible implication des maires dans le système de cogestion. Il a alors proposé à titre de mesures conservatoires : l’arrêt du processus de renouvellement des organes de l’U-Avigref, l’abrogation des arrêtés pris par les maires, la mise en œuvre de la feuille de route portant sur la révision des textes relatifs à la gestion de la faune¦

Actualités 15 févr. 2016


Lancement du quartier numérique à Cotonou: Le Bénin Smart City opérationnel dans quelques mois à Fidjrossè

Le président de la République, Boni Yayi a présidé à Fidjrossè, la cérémonie de pose de première pierre marquant l’érection du Bénin Smart City, le quartier numérique dont il rêve de doter le Bénin. C’était en présence de la plupart des membres de son gouvernement, d’Ignace Kpadonou et Samba Bathily respectivement Pdg de Média contact et du groupe ADS et de nombreux jeunes.

«J’ai rêvé de faire du Bénin un grand pôle régional de négoce, de service à forte valeur ajoutée numérique, au service de la prospérité de la jeunesse et des femmes de notre pays. Prenons le train de la modernité», a déclaré le président de la République, Boni Yayi. Le Bénin Smart City dont la pierre a été posée marquera, a-t-il souligné, le départ d’un avenir radieux et d’espérance pour le pays.

«A quoi servirait une démocratie incapable de nous permettre de prendre le train de la modernité, de nous unir, nous soigner et nous éduquer ?», s’est interrogé le président de la République qui a témoigné ensuite de ce que Claude Kpadonou, pdg de Média Contact est un bon communicateur. Ce dernier, dit-il, a su lire la vision qui l’a toujours animé. «Nous devons maintenant passer à son opérationnalisation», consent-il.
Pour le président de la République, l’économie numérique est un véritable train dans lequel il faut s’engager. C’est la source première du développement du XXIe siècle avec un cadre de meilleure gouvernance. «La jeunesse est la clef de la République ; sans vous le futur du Bénin ne sera jamais radieux», professe-t-il, appelant les jeunes à s’investir et à bien s’engager pour capitaliser et profiter de tous les programmes organisés en leur faveur.
S’inscrivant dans la même logique que le chef de l’Etat, le ministre Etienne Kossi en charge de la Communication a rappelé que le président de la République a initié un programme pour conduire les jeunes au numérique. «Il est en train de vous remettre la clé de votre avenir.», atteste le ministre.
Etienne Kossi a conseillé à l’assistance composée de jeunes de commencer à développer des idées pour ne pas tomber dans l’oisiveté.
«Le quartier numérique est formé de maisons nouvellement bâties qui constituent une nouvelle source de revenus de façon croissante s’il est confié à ceux qu’il faut», estime Claude Kpadonou. Le numérique apporte, estime-t-il, 5% au Produit intérieur brut (PIB).
Le quartier numérique est un puissant outil de développement, apprécie Claude Kpadonou. Plusieurs grandes entreprises, informe-t-il, sont prêtes à soutenir ou accompagner l’initiative. «Nous allons accueillir les grandes entreprises, vous ferez toutes les formations certifiées», a-t-il rassuré.
Des avantages confirmés par Samba Bathily, président directeur général du groupe ADS partenaire financier du projet. Cinq entreprises sont intéressées par le projet qui coûtera 120 millions d’euros, confie-t-il. Il embrassera les marchés francophone et anglophone. « Ce qui manque aux pays africains, c’est un pareil cadre pour permettre aux jeunes d’exprimer leurs talents ; c’est ce que le président de la République a compris», fait remarquer Samba Bathily.
Cet acte, selon le président directeur général du Groupe ADS, crée la base du développement numérique. «Vous pouvez compter sur nous pour l’exécution correcte de ce projet », a-t-il rassuré pour finir?

Actualités 12 févr. 2016


Présidentielle 2016: Jean-Claude Hounmènou créé le Fari pour soutenir Lionel Zinsou

Un nouveau parti politique a vu le jour jeudi 11 février à Porto-Novo. Il est dénommé Front pour une alternative républicaine et inclusive (Fari) porté sous les fonts baptismaux par le recteur de l’Université de Porto-Novo, Jean-Claude Hounmènou. La sortie officielle de ce nouveau parti, a eu lieu à la Maison internationale de la culture de Porto-Novo.

De l’amphithéâtre à la politique, la glissade a été rapide pour le recteur de l’Université de Porto-Novo. Jean-Claude Hounmènou fait, depuis jeudi 11 février, l’expérience de chef de parti politique au Bénin avec le Front pour une alternative républicaine et inclusive (Fari) qu’il a créé pour, dit-il, une nouvelle orientation à la gestion de la chose politique.

En effet, la naissance de ce parti découle de l’échec des différents systèmes de gouvernement mis en place par les acteurs politiques depuis l’indépendance jusqu’à l’avènement de la démocratie, fait remarquer Jean-Claude Hounmènou. « …les systèmes de gouvernement que nous avons appliqués depuis notre accession à la souveraineté nationale, systèmes bâtis sur une appréhension inadéquate de la gouvernance démocratique, une conception égoïste, égocentrique, monarchique, monolithique et exclusive de l’exercice du pouvoir d’Etat ainsi qu’une philosophie erronée de l’unité nationale, ne sont pas de nature à faire du Bénin, une nation unie, républicaine, harmonieuse, solide, prospère et stable », certifie le président du Fari. C’est d’ailleurs ce qui expliquerait, à en croire Jean-Claude Hounmènou, l’instabilité politique des premières années de l’indépendance du Bénin qualifié dans le temps d’enfant malade de l’Afrique avec une dizaine de coups d’Etat. Il urge que les forces vives du Bénin s‘engagent résolument dans la recherche de nouvelles voies de gouvernance, dans des chemins nouveaux, afin d’inventer un système de gouvernance mieux adapté à la multipolarité socioculturelle et politique du Bénin.
Des réformes doivent être opérées sur plusieurs plans notamment mental, idéologique, socioéconomique, institutionnel et politique. Le recteur Jean-Claude Hounmènou vient donc prendre sa part de responsabilité dans ce rêve pour un Bénin nouveau. C’est dans cette perspective qu’il a créé le parti Fari pour lutter contre les handicaps qui empêchent le Bénin de combler les attentes des uns et des autres. Et dans cette aventure, le parti Fari jette son dévolu sur le candidat à l’élection présidentielle prochaine, Lionel Zinsou. Il est, aux yeux de Jean-Claude Hounmènou, le seul parmi les 34 candidats qui peut incarner le mieux et conduire le mieux le rêve d’une gouvernance démocratique, inclusive et représentative pour le bien du Bénin. Il a vanté les qualités et le parcours professionnel exceptionnel du franco-béninois et sa bonne maîtrise des différents maux auxquels est confronté le Bénin notamment dans les secteurs de l’éducation, de l’enseignement, de la formation et de l’apprentissage, de l’industrie et du financement de l’industrie. L’homme a fait ses preuves dans maints pays du monde entier notamment en France, en Suisse et aux Etats-Unis. Autant de raisons pour lesquelles Lionel Zinsou a été retenu comme étant le candidat du nouveau parti Fari, a souligné Jean-Claude Hounmènou avant de rendre hommage au président de la République, Boni Yayi, leader des FCBE, Me Adrien Houngbédji président du PRD et Léhady Soglo président de la RB pour avoir porté leurs choix sur la candidature de l’énarque¦

Politique 12 févr. 2016


Deuxième édition de la Journée comptable : Le Cenafoc vulgarise la nouvelle Taxe professionnelle synthétique

Le Centre national de formation comptable (Cenafoc), a organisé la deuxième édition de la journée comptable consacrée à la vulgarisation du nouvel impôt des petites entreprise dénommé Taxe professionnelle synthétique (TPS), entré en vigueur au Bénin depuis le 1er janvier 2016. C’était mercredi 10 février au ministère en charge de l’Economie et des Finances.

Toutes les entreprises qui ont un chiffre d’affaires de moins de 50 millions de FCFA paieront désormais au Bénin un impôt unique appelé Taxe professionnelle synthétique (TPS). Une taxe dont l’application est entrée en vigueur depuis le 1er janvier 2016 et qui vise à supprimer l’ensemble des autres taxes ou impôts jusque-là applicables aux petites entreprises. Le thème de cette deuxième édition est d’ailleurs sans détours : « La taxe professionnelle synthétique pour améliorer la rentabilité des petites entreprises : aspects juridique, fiscal, et comptable ». Ce nouveau régime d’imposition né des dernières réformes fiscales et comptables au Bénin devrait simplifier la vie aux entreprises ainsi que la gestion de leurs affaires.

Servais Adjovi, directeur de cabinet du ministre en charge de l’Economie et des Finances, trouve la TPS comme un outil de transparence. « La vocation de cette taxe permet non seulement d’introduire une certaine transparence dans les calculs liés aux obligations fiscales, mais aussi d’introduire la transparence dans tout ce qui rentre dans la fiscalité de la micro et de la petite entreprise», affirme-t-il. Il plaide par ailleurs pour une meilleure vulgarisation de la TPS, afin que cet outil permette de rendre les petites entreprises plus performantes.
Le but final visé, étant de supprimer les nombreuses taxes auxquelles les petites entreprises faisaient face en vue de faciliter la migration des structures du secteur informel vers le secteur formel et accroitre leur contribution au budget national. La mise en vigueur de la taxe professionnelle synthétique s’accompagne d’une nouveauté.
Le régime fiscal prévoit les services d’un médiateur fiscal pour la gestion des conflits qui naîtraient entres les acteurs. Par ailleurs, pour convaincre les chefs d’entreprises qui craignent que la nouvelle taxe affaiblisse davantage les entreprises, Herbert Medo, directeur du Cenafoc, a indiqué que « le tarif est étudié pour ne pas paraître exorbitant, c’est juste une manière de rendre les petites entreprises plus compétitives » rassure-t-il¦

Actualités 11 févr. 2016


Campagne médiatique de la présidentielle du 28 février : Le tirage au sort pour le passage des candidats effectué

La Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) a procédé, mardi 9 février, au tirage au sort des candidats dans le cadre du premier tour de l’élection présidentielle du 28 février prochain en vue de l’enregistrement et la diffusion de leurs messages sur les chaînes de télévision et de radio publiques. C’était en présence des représentants des candidats retenus par la Cour constitutionnelle encore en lice. La séance s’est déroulée sous la supervision d’un huissier de justice et en présence d’Adam Boni Tessi, président de l’institution de régulation des médias.

La campagne médiatique de l’élection présidentielle du 28 février prochain est très imminente. A travers la séance du tirage au sort des candidats pour leur passage dans les médias publics, leurs représentants ont déterminé l’ordre de passage à la télévision nationale et sur les antennes de radio Alafia.
Dans son propos liminaire, Adam Boni Tessi, président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) a rappelé les dispositions légales qui régissent la campagne médiatique de l’élection présidentielle à savoir la Constitution en son article 142, la loi organique de la Haac en ses articles 5 et 6, l’article 3 de son Règlement intérieur sans oublier le Code électoral en son article 48 al 3. Au regard des ces dispositions, a-t-il expliqué, la Haac est une composante essentielle du dispositif électoral. Ces dispositions organisent la campagne médiatique à travers le respect de la déontologie et l’accès équitable des candidats ou listes de candidats, des partis et associations aux moyens officiels d’information et de communication. Dès lors, c’est pour assurer l’accès équitable aux médias publics que cette séance de tirage au sort est organisée mais avant, elle a publié la décision 16-02 relative à la question. Adam Boni Tessi a rassuré les candidats à travers leurs représentants que toutes les dispositions techniques et matérielles sont prises pour que l’opération se déroule dans de très bonnes conditions.
Par ailleurs, il a fait savoir les innovations que la Haac a introduites pour cette campagne médiatique. D’une part, pour assurer la régularité du tirage au sort, il a été fait recours à un huissier de justice en la personne de Maître Monique Faïhoun Kochoffa. D’autre part, pour leur passage sur la chaîne nationale de télévision, les candidats auront à se soumettre à un entretien de 52 minutes en français avec deux journalistes de l’Office de radiodiffusion et télévision du Bénin (ORTB) sur leurs projets de société. Le choix des binômes de journalistes aussi a été fait par tirage au sort par leurs représentants. Les candidats passeront également des messages de quinze mn dans trois langues nationales de leur choix sur la chaîne de radio publique Alafia par eux-mêmes ou leurs représentants.
Après le mot introductif du président de la Haac, et le contrôle de présence des candidats ou de leurs représentants, l’huissier de justice a fait procéder aux différents tirages au sort. Les séances d’enregistrement démarrent demain jeudi à 9h. Il faut noter que sur les 34 candidats, 32 ont rendu disponibles leurs projets de société pour l’entretien.¦

Actualités 10 févr. 2016


Infrastructures à Cotonou: Boni Yayi lance la construction de deux tours jumelles

Le président de la République a lancé, mardi 9 février dernier, les travaux de construction de deux tours jumelles multifonctions à Cotonou. Ces infrastructures seront principalement dédiées aux activités commerciales.

Cotonou aura encore deux nouvelles Tours jumelles. Mais contrairement aux tours administratives sous financement chinois, les nouvelles constructions seront dédiées à plusieurs fonctions, prioritairement les activités commerciales. Le projet est le fruit d’un nouveau type de partenariat entre le Bénin et la Banque islamique de développement (BID). « Il s’agit d’un projet pilote de promotion immobilière dont la BID a retenu le Bénin pour l’expérimenter. Sur plus de 10 pays, le Bénin a été retenu pour lancer ce partenariat de type nouveau », explique Mohamed Danbaba, ambassadeur du Bénin près l’Arabie Saoudite. A l’en croire, bien que l’institution financière arabe finance entièrement la construction des deux tours, les bénéfices issus de la mise en exploitation seront partagés à raison de 50% chacun, entre l’Etat béninois et la BID. Les ressources mobilisées côté béninois dans l’exploitation des tours serviront ensuite à financer des programmes de lutte contre la pauvreté. Le coût global de l’investissement est estimé à 22 millions de dollars, soit environ 11 milliards de francs CFA.
«En deux ans, nous sommes parvenus à boucler la phase d’instruction et de préparation de ce projet de nouvelle génération qui permettra d’améliorer le paysage urbain de la zone administrative de la ville de Cotonou», souligne Noël Fonton, ministre en charge de l’Habitat et de l’Urbanisme. Pour lui, le Bénin se doit de prouver sa capacité à abriter une telle infrastructure afin de donner à la BID les raisons de poursuivre ce type de partenariat avec d’autres pays africains.
Waleed Abdulmorshin Mohamed Alwaheed, directeur général du Fonds de solidarité islamique pour le développement de la BID rassure que l’institution mettra la célérité requise pour vite réaliser les ouvrages. Il poursuit que la Banque islamique de développement est toujours disposée à accompagner le Bénin dans la lutte contre la pauvreté et l’amélioration du cadre de travail et de vie de ses habitants.
«Le Bénin est pionnier à travers ce projet de la BID. Nous devons réussir car le monde entier viendra nous voir. Si nous réussissons, nous allons propulser la notoriété de notre pays», affirme le président de la République. Boni Yayi salue l’excellent partenariat que le Bénin entretient avec la BID. Il annonce que l’institution devra apporter par ailleurs un concours financier de 30 milliards de francs CFA pour la mise en place d’une nouvelle ligne de crédit au profit des femmes bénéficiaires du Programme de microcrédit aux plus pauvres. Au-delà de la construction des tours, le chef de l’Etat estime que les activités commerciales et les services qu’elles vont drainer ouvrent de nouvelles perspectives à l’amélioration du climat des affaires au Bénin¦

Actualités 10 févr. 2016


Planification familiale: Un atout pour le développement du Bénin

Pendant longtemps, la planification familiale a été considérée comme une question tabou et dans la plupart des milieux, une question privée. Mais aujourd’hui, elle est la chose la mieux défendue par les spécialistes des questions de la santé maternelle, des chercheurs des questions liées à la démographie, et pourquoi pas des avertis de l’économie et du développement. Quels sont les impacts de la planification sur le développement ?

La pression démographique aggrave les difficultés de financement des services tels que la santé, l'éducation ou l'approvisionnement en produits alimentaires. Le ralentissement de la croissance démographique dépend de la mise en oeuvre d'une politique d’information et de communication en population et de service de planification familiale. Une baisse sensible de la fécondité nécessite l'emploi volontaire de la contraception moderne par une grande partie de la population. La pauvreté se développe de plus en plus avec son cortège de marginaux qui évoluent à la lisière de la délinquance. Cette pauvreté frappe aussi des catégories encore plus vulnérables, notamment les adolescentes en les exposant aux grossesses non désirées ou précoces et à l’adoption de comportements déviants. On ne peut ignorer la prostitution clandestine des adolescentes afin de subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs familles. D'où l'importance critique de programme de planification familiale, élément essentiel de la politique visant à modifier le comportement démographique de la population.

Si la planification familiale peut faire l’objet d'une promotion pour des finalités démographiques, la contraception a l'avantage de présenter un caractère préventif, qui non seulement influence positivement la santé de la mère et de l'enfant, mais agit aussi directement sur la santé, le bien-être de la famille et de la société dans son ensemble et le développement.
C'est aussi un problème sanitaire car, une fois que les naissances deviennent incontrôlées, les risques liés à l’accouchement augmentent avec leur nombre, surtout les grossesses rapprochées.
Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), la planification familiale est l'ensemble des mesures permettant d'agir sur l'intervalle des naissances, d'éviter les naissances non désirées et de donner à chaque couple les moyens de déterminer le nombre d'enfants qu'il désire. Environ 500 femmes meurent chaque année dans les pays du tiers monde pendant la grossesse ou pendant l’accouchement, laissant ainsi plus d'un million d'enfants orphelins. Les causes de cette intense catastrophe, poursuit-elle, seraient les accouchements difficiles ou dangereux, et les naissances non désirables. Pour ce qui est des grossesses, le taux est très élevé. C'est au cours de cette période que les femmes sont exposées à certaines maladies.

Avantages de la planification familiale

Pour le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), «La planification familiale a un effet multiplicateur positif sur le développement. La capacité des couples à décider quand ils auront des enfants et combien ils désirent en avoir, contribue à sortir les pays de la pauvreté. Elle constitue aussi l’un des moyens parmi les plus efficaces pour développer l’autonomisation des femmes». Les femmes qui recourent à la contraception «sont en général en meilleure santé, plus éduquées, plus autonomisées dans leur ménage et leur communauté, et plus productives sur le plan économique».
Car, elles éliminent la peur d'une grossesse non désirée et peut améliorer la vie sexuelle, les relations au sein du couple et le bien-être de la famille.
Les utilisatrices d'une méthode contraceptive sont souvent celles plus susceptibles de profiter des occasions professionnelles existantes en étant toujours disponibles et toujours aptes.
Selon le chargé de programme à l’Association béninoise pour la promotion de la famille, Serge Kitihoun, la planification familiale se définit comme l’ensemble des services qui aident les couples à programmer les naissances en tenant compte de l’intervalle entre deux enfants, du revenu de la famille et de la santé de la mère. La liberté de choisir le nombre d'enfants et le moment de leur naissance, poursuit-il, constitue un droit humain fondamental. La planification familiale a des avantages démontrés sur le plan de l’égalité des sexes, de la santé maternelle, de la survie des enfants et de la prévention du VIH. Elle peut également réduire la pauvreté et promouvoir la croissance économique en améliorant le bien-être des familles, en augmentant la productivité des femmes et en reduisent le taux de stérilité. La planification offre certains avantages aussi bien à la mère, au père, à l’enfant, à la famille de même qu’à la communauté.

Planification familiale et développement économique

Les spécialistes en planification familiale s’accordent à soutenir que les utilisateurs des méthodes contraceptives sont plus susceptibles de travailler que les non-utilisateurs. En effet, la planification familiale offre aux femmes le temps de chercher des opportunités d’emploi.
Pour Serge Kitihoun, l’accès à une gamme complète d’options contraceptives réduira considérablement les mortalités maternelle et infantile et améliorera la santé globale des familles. Il existe des preuves incontestables que l’augmentation du nombre de femmes en bonne santé, instruites et actives, stimulera le bien-être économique du pays.

Réussir le développement économique

Il est indéniable que l'utilisation de la contraception et le choix d'une famille moins nombreuse s’accompagnent des bienfaits pour la santé et des avantages économiques. La planification familiale, a confié Serge Kitihoun, allège la pression démographique, tout en renforçant la croissance économique et le développement.
En analysant le lien entre la planification familiale et le développement, les chercheurs ont démontré que le ralentissement de la croissance démographique peut amener à une augmentation des salaires et partant, à des améliorations en matière d’éducation et de santé. La Conférence des Nations Unies sur les populations tenue au Caire en 1994 a indiqué que la planification familiale induira une amélioration pour la santé des femmes, renforçant ainsi le développement de chacun des pays concernés. En effet, lorsque les mères sont en bonne santé, toute la société en bénéficie.
Ainsi, les mères qui tombent enceintes à un jeune âge, qui ont donné naissance à de nombreux enfants ou ne sont pas en mesure d’espacer leurs grossesses, augmentent le nombre des mères dont l’état de santé est défaillant. Ils déstabilisent l’équilibre socio-économique de la communauté et celui de la nation tout entière. En espaçant les naissances, explique-t-il, les deux parents ont plus de possibilités de se consacrer à leurs enfants et d’augmenter leurs facultés pour améliorer leurs revenus. Elles peuvent ainsi se mettre à l’abri de situations financières contraignantes dans un avenir immédiat. La planification familiale contribue à la réduction de la fertilité ainsi qu’à la performance de l’éducation et de l’emploi de la jeunesse.
On peut relever quelques avantages liés à la pratique de cette technique parmi lesquels la réduction des avortements, des naissances précoces et non-désirées, l’autonomisation de la femme ainsi que l’amélioration de la vie et des études des enfants?

Santé 10 févr. 2016


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