La Nation Bénin...
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les déclaration du président lors de l'audience publique (3)[/caption]Sous l’égide de son président Joseph Djogbènou, la Cour constitutionnelle a siégé, ce mardi 24 juillet, dans le cadre de son hebdomadaire audience publique. Sept dossiers étaient à son rôle. Elle a connu, entre autres, des recours portant sur Joseph Djogbénou, Komi Koutché et Romuald Wadagni. Elle s’est déclarée incompétente pour la plupart des requêtes. Au demeurant, aucun requérant n’a eu gain de cause.
Alors qu’il était ministre, Joseph Djogbénou a été nommé coordonnateur de la formation Master à l’école doctorale de la Faculté de Droit et de Sciences juridiques (Fadesp) par une note de service en date du 14 décembre 2017. Un titre qu’il portait concomitamment avec sa fonction de ministre de la Justice et de la Législation au sein du gouvernement. Il y a là, selon le maître de conférences, Hilaire Akérékoro, agrégé de droit public, une incompatibilité manifeste. Il fait savoir que les fonctions de ministre ne sauraient être compatibles avec toute autre activité professionnelle conformément à l’article 54 alinéa 5 de la Constitution du 11 décembre 1990. C’est ce qui l’a motivé à formuler en janvier 2018 un recours en inconstitutionnalité contre la note de service portant nomination de Joseph Djogbénou au poste de coordonnateur de la formation Master à l’école doctorale de la Fadesp.
Statuant là-dessus dans sa décision Dcc18-155 du 24 juillet, la Cour constitutionnelle a déclaré la nomination de Joseph Djogbénou au titre de coordonnateur de la formation Master à l’école doctorale de la Fadesp, non contraire à la Constitution au motif que le régime des incompatibilités ne concerne pas les titres et services accessoires.
Dans sa requête, le requérant Hilaire Akérékoro a, en outre, soumis à la cour, la rétraction du doyen de la Fadesp à signer l’arrêté portant création de son centre de recherches ainsi que l’irrégularité d’une rencontre qu’il a organisée, des faits qui, selon lui, constituent une violation des articles 35 et 36 de la Constitution. A propos, la Cour constitutionnelle s’est déclarée incompétente, vu que les matières sur lesquelles portent ces requêtes relèvent plutôt d’un contrôle de légalité.
La cour, juge de la constitutionnalité ! La légalité au juge de la légalité !
La Cour constitutionnelle a statué, hier, sur un recours par lequel le sieur Sylvain Hounkanlin sollicite son intervention pour mettre fin à l’exercice irrégulier de l’activité de taxi-moto par certains conducteurs qui ne paient aucune taxe, ne sont affiliés à aucun syndicat et qui sont souvent auteurs de troubles à l’ordre public. Au motif que l’appréciation d’une telle demande ne relève pas de la cour, juge de la constitutionnalité, la cour s’est déclarée incompétente. Par ailleurs, elle a indiqué dans sa décision que le maire de la commune de Ouidah a confirmé l’existence de plusieurs plaintes à l’encontre de ces conducteurs et a mis en place des mesures pour mettre fin aux irrégularités constatées.
A travers sa requête enregistrée le 8 mars 2018, Grégoire Dossou Tossa demande à la Cour de déclarer contraire à la Constitution le communiqué du 14 septembre 2017 portant recrutement de greffiers et qui définit des critères d’admissibilité supplémentaires à ceux contenus dans la loi portant statut des corps de greffier. Il porte donc un recours contre le ministre du Travail et de la Fonction publique en justifiant que les dispositions d’une loi sont supérieures à celles d’un communiqué. La cour s’est déclarée incompétente tout en précisant que l’appréciation d’une telle requête incombe au juge de la légalité. « Seuls les actes administratifs présumés inconstitutionnels sont soumis à la Cour », stipule la décision rendue à cet effet.
Dans une autre requête enregistrée le 5 mai 2018, Honoré Djossou a introduit un recours portant conflit domanial opposant la collectivité Fanougboli à la mairie de Kpomassè. Le requérant soutient que le domaine aurait été cédé à l’ancienne commune urbaine de Tokpadome par des donateurs n’ayant pas la qualité requise pour une telle opération d’une part et d’autre part que le domaine devait servir à abriter un centre de santé ; or les autorités ont décidé d’y construire un cimetière. Par ailleurs, il dénonce la violence exercée par les forces de l’ordre sur un citoyen manifestant lors de la visite du maire sur le site. « En ce qui concerne la régularité et le respect de la destination de la donation, une telle appréciation relève du juge de la légalité », a indiqué la cour dans sa décision. En outre, la cour fait savoir que le ministre de l’Intérieur a instruit le maire de la commune de Kpomassè aux fins de cessation de tous travaux sur le site en entendant la décision du tribunal de première instance de deuxième classe de Ouidah devant lequel l’affaire est pendante. Pour ce qui est de l’atteinte à l’intégrité physique d’une personne physique, la cour a déclaré la requête irrecevable, vu qu’il n’existe aucune plainte et aucune preuve fournie à ce sujet.
La Cour, garante des droits fondamentaux !
De 2011 à 2017, le sieur Rufin Soglo a saisi la Cour constitutionnelle 11 fois, en des qualités différentes, sur des plaintes de même nature qui ont connu le même sort. Jouissant de la liberté de saisine de la cour consacrée par la Constitution, il a encore soumis à la cour 4 requêtes portant sur les mêmes plaintes. Agissant cette fois-ci en qualité de président de la Fédération des syndicats de conducteurs et de voyageurs (Fescovemab), Rufin Soglo demande à la cour de déclarer contraire à la Constitution le mutisme des maires de Grand-Popo, Comè, Dogbo et Glazoué sur ses demandes d’installation dans les gares de ces communes respectives au motif que les autorisations sont accordées à d’autres syndicats et qu’il serait victime de discrimination. Vu qu’aucune des requêtes formulées par Rufin Soglo n’est signée, la cour les a toutes déclarées irrecevables pour vice de forme en rappelant que toute requête provenant d’un particulier, pour être valable, doit contenir des éléments dont la signature ou l’empreinte digitale. Toutefois, considérant que les requêtes touchent à l’égalité de tous et aux droits reconnus pour tous, la cour s’est prononcée d’office. Dans sa décision rendue, elle a indiqué que les maires desdites communes ont fait observer qu’elles ont limité les autorisations parce qu’ils ont constaté que le climat de cohabitation entre syndicats était délétère. Mais ce climat s’est apaisé et les maires ont promis de traiter avec diligence les dossiers d’autorisation.
Formulé par Nestor Hougbo, juriste, le dernier recours est à l’encontre de l’ancien et de l’actuel ministre des Finances Komi Koutché et Romuald Wadagni pour violation de l’article 35 de la Constitution qui fait obligation à tout citoyen nommé à une fonction publique de l’assumer avec conscience, compétence, probité… La requête a été déclarée irrecevable pour autorité de la chose jugée.
L’équipe béninoise de rugby à 7[/caption]Après leur participation aux 3e jeux africains de la jeunesse à Alger, les rugbymen béninois mettent déjà le cap sur le championnat régional d’Afrique de rugby à 7 (Régional 7s) qui se déroulera les 15 et 16 septembre prochain au Stade Robert Champroux de Marcory à Abidjan. Au total, 10 pays sont attendus : l’Algérie, le Burkina Faso, le Benin, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, le Niger, le Nigeria, la Sierra Leone et le Togo seront présents à ce tournoi.
Le comité exécutif de la Fédération béninoise de rugby fera participer les Ecureuils rugbymen au championnat régional de rugby à 7 à Abidjan les 15 et 16 septembre prochains. Selon le directeur technique de cette fédération, Romaric Kinmabou, le Bénin entend participer à ce tournoi, pré-qualificatif pour les JO de 2020 pour rivaliser aux côtés des autres nations de la région. « Le Bénin ambitionne de s’inscrire au haut niveau sur le continent. Et donc, Il va nous falloir être un challenger sérieux dans cette compétition même si nos ambitions sont modestes » a-t-il déclaré. Il précise que, même si le Bénin a fait piètre figure (5 matchs, 4 défaites et un nul) aux 3e jeux africain de la jeunesse à Alger, il va falloir compter désormais sur le rugby béninois sur le continent. Les préparatifs de cette compétition vont démarrer dans les tout prochains jours. A deux mois du tournoi, la Fédération ivoirienne de rugby (Fir) met les bouchées doubles pour accueillir les différentes délégations. Le Vice-président de la Fir, Kouassi Bi Djessan a confirmé que l’ensemble des démarches administratives pour la réussite du tournoi est fait. « Nous sommes heureux et fiers d’accueillir cette compétition de Rugby Afrique à laquelle 10 pays sont attendus», a assuré le président du comité d’organisation, par ailleurs vice-président de la Fédération, Kouassi Bi Djessan.
Sports 24 juil. 2018
Le ministre de la Justice Séverin Quenum (à gauche) en tête-à-tête avec le président la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou[/caption]Le ministre de la Justice et de la Législation, chargé des relations avec les Institutions, Séverin Quenum a été reçu en audience, vendredi 20 juillet dernier, par le président de la Cour constitutionnelle. Après lui, Joseph Djogbénou a échangé avec une délégation d’enseignants d’université. Ces derniers sont allés rendre visite au professeur pour lui présenter l’Académie des sciences constitutionnelle, administrative et politique (Ascap).
« Le gouvernement entend entretenir des relations assez harmonieuses avec les institutions constitutionnelles », a déclaré Me Séverin Quenum, ministre de la Justice chargé des relations avec les Institutions, à sa sortie d’audience, vendredi 20 juillet dernier. Avec le président de la Cour constitutionnelle, Séverin Quenum a confié avoir fait le tour d’horizon du travail qui s’effectue à la haute juridiction. D’après lui, la légitimité de la Cour constitutionnelle ne réside pas uniquement dans la Constitution qui l’institue, mais également dans la qualité de ses décisions ainsi que dans la qualité du service qu’elle rend à la nation. Sur les dernières décisions de la Cour, le garde des sceaux a indiqué qu’elles sont appréciées par le gouvernement qui en prend acte. « La cour procède en ce moment à une clarification qui permet une meilleure lisibilité de la Constitution », apprécie-t-il. «Il faut bien s’assurer que nous sommes bien en phase avec les urgences politiques que la Cour constitutionnelle doit pouvoir concilier avec le respect des droits de l’Homme, le droit des citoyens et le respect de la Constitution d’une manière générale », fait-il savoir, faisant allusion aux formalités de conformité à la Constitution des textes soumis à l’institution. De même, il a rappelé que la cour peut rendre des décisions critiquables, parce qu’elle est animée par des hommes, mais jamais des décisions absurdes. Séverin Quenum a aussi souhaité que la Cour soit cette institution qui rassure le citoyen et le gouvernement, non pas parce qu’elle sanctionne ou censure, mais parce qu’elle est animée par des femmes et des hommes de bonne volonté.
Djogbénou face à ses collègues enseignants
Le bureau de l’Académie des sciences constitutionnelle, administrative et politique (Ascap) conduit par le professeur Ibrahim Salami dont les membres sont Dandi Gnamou, Hygin Kakaï, Hilaire Akérékoro et Dr Fidèle Ayéna a exposé le motif de sa visite à la cour. D’après la professeure titulaire Dandi Gnamou, depuis que leur collègue Joseph Djogbénou, professeur à la Faculté de droit et des sciences politiques, a été nommé, il fallait le laisser prendre toutes ses marques avant de lui rendre visite. La délégation en a profité pour présenter au président de la cour l’Académie des sciences constitutionnelle, administrative et politique (Ascap) dont l’objectif principal est de travailler à l’amélioration et à l’approfondissement de la connaissance du droit public interne. Le professeur Ibrahim Salami a soutenu que l’académie a vocation de rassembler les meilleures compétences universitaires au Bénin en ces trois matières et de proposer un accompagnement institutionnel, académique et scientifique aux institutions de la République par le biais de formations, de séminaires et de colloques pour évaluer l’activité de ces institutions. « Nous avons été heureux de constater l’ouverture d’esprit du président de la Cour constitutionnelle qui a accueilli cette académie à bras ouverts et qui a montré sa disponibilité à recevoir, dans le cadre institutionnel, les analyses, les critiques sur les décisions de la Cour et sur les réformes qui sont engagées à son niveau», s’est réjoui le professeur Ibrahim Salami.
Actualités 23 juil. 2018
Une partie des femmes récompensées [/caption]Les meilleurs producteurs de coton des départements de l’Atacora et de la Donga ont été distingués, ce jeudi 19 juillet à Natitingou, en reconnaissance de leurs performances. Après la Fête nationale du cotonculteur, le 14 juillet dernier, l’Association interprofessionnelle du coton (Aic) célèbre les plus méritants des producteurs de l’or blanc dans leurs départements en leur remettant divers lots.
Trois tracteurs avec accessoires, un motoculteur avec accessoires, un kit solaire et 31 motos (dame et homme), tels sont les lots remis par l’Association interprofessionnelle du coton (Aic) aux meilleurs producteurs de l’or blanc des départements de l’Atacora et de la Donga. Cette cérémonie intervient à la suite de la Fête nationale du cotonculteur célébrée samedi 14 juillet dernier à Banikoara, évènement au cours duquel il a été retenu que la remise des prix aux nominés se déroule dans leurs départements respectifs.
Avec la production de 597 985 tonnes de coton-graine pour la campagne 2017-2018, reconnaître le mérite de ceux qui ont contribué au dynamisme impulsé par l’Aic à la filière n’est pas, selon Antoine N’da, maire de la commune de Natitingou, un geste vain. « C’est l’occasion, estime-t-il, pour rendre hommage aux cotonculteurs, de les célébrer puisqu’ils ont fortement cru au professionnalisme de l’Aic et affiché par-delà toute la volonté et la détermination nécessaire qui ont conduit aux résultats obtenus ». L’acte posé à travers l’événement est donc une invite, à son avis, à l’effort soutenu pour une plus grande productivité au sein des organisations de producteurs.
Tablant sur la production des deux départements qui s’élève à 116 311,21 tonnes dont 108 661,81 tonnes pour l’Atacora et 7649,4 tonnes pour la Donga et les revenus des producteurs, le préfet Lydie Déré Chabi Nah mesure tout l’intérêt à féliciter les braves cotonculteurs. « Ces résultats méritent encouragement pour des victoires plus grandes », indique-t-elle.
Pour avoir battu le premier record de 2016-2017, Djetta Imali, représentant du président de l’Aic à la cérémonie, a souligné que les producteurs ont donné la preuve qu’ils accompagnent les ambitions du chef de l’Etat. Il les a invités à faire bon usage des gains du coton et des lots reçus. « Les gains du coton doivent contribuer à changer votre quotidien », leur adresse-t-il, avant de les convier à maintenir le cap pour l’objectif commun pour 2018-2019 : porter la production à au moins 700 000 tonnes.
Battre le record des records, tel est l’engagement pris avec les producteurs qui plus que jamais se disent déterminés à accompagner l’ambition que nourrit le président Patrice Talon pour l’or blanc.
Ils ont confié leur satisfaction d’être récompensés pour leurs performances et s’engagent à mieux faire au titre de la campagne en cours.
La délégation Acp-Ue constituée de Angela Mitchell (à gauche) et de Bernard Hellot au sortir de l'audience[/caption]Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, a reçu, ce mercredi 18 juillet, à son cabinet, une délégation du Secrétariat de l’Assemblée parlementaire paritaire Afrique-Caraïbes-Pacifique et Union européenne (Acp-Ue) basé à Bruxelles en Belgique. La délégation est constituée du chef service conférence du secrétariat Acp-Ue, Angela Mitchell et de Bernard Hellot.
Les échanges ont surtout porté sur l’organisation de la prochaine session de l’Assemblée parlementaire paritaire (Acp-Ue) qui se tiendra en décembre prochain à Cotonou. Organisées deux fois par an, les conférences parlementaires Afrique-Caraïbes-Pacifique et Union européenne donnent l’occasion aux députés de chacun des pays membres de cette institution parlementaire internationale de passer en revue leurs relations et de prendre des résolutions pour leur amélioration.
Actualités 19 juil. 2018
Les sages de la Cour constitutionnelle hier au cours de l'audience plénière[/caption]Les audiences publiques ont repris à la Cour constitutionnelle ce mardi 17 juillet. Huit dossiers de saisine étaient inscrits au rôle aux fins de vérifier la constitutionnalité des lois promulguées, des actes administratifs, mais aussi de se pencher sur l’attitude de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) par rapport à la brouille des fréquences de deux radios privées de la place.
La Cour constitutionnelle a opéré un réaménagement sur la tenue des audiences qui se tiennent désormais les mardis au lieu des jeudis. Hier donc, l’audience plénière dirigée par le président de l’institution, Joseph Fifamè Djogbénou, a connu de huit dossiers inscrits au rôle.
Le premier recours évoqué est la requête n°0649/080/Rec-17 introduite par le sieur Serge Ouinsou qui demande à la haute juridiction de déclarer contraire à la Constitution, la promulgation par le président de la République des lois n°2016-16 du 28 juillet 2016, modifiant et complétant la loi n°2008-07 du 28 février 2011 portant Code de procédure civile, commerciale, sociale, administrative et des comptes ; et la loi n°2015-15 du 28 juillet 2016, modifiant et complétant la loi 200-37 du 27 août 2002 portant organisation judiciaire en République du Bénin. La Cour déclare que les allégations du requérant ne sont pas fondées et qu’il y a autorité de chose jugée. En conséquence, la requête de M. Ouinsou a été déclarée irrecevable.
Le deuxième dossier que la cour a examiné est celui enregistré sous le n°1095/186/Rec-17 du 27 juin 2017 relatif à la saisine de monsieur Elom Gbossou formant un recours en inconstitutionnalité de la note de service n°304/Mef/Dc/Sgm/Dgi, portant suspension de la validation de la compensation et de l’acompte sur impôt assis sur les bénéfices (Aib) intérieur ; Aib au cordon douanier et crédit d’impôts suite aux paiements d’acompte provisionnel du 11 mai 2017. Par sa décision Dcc 18-145 du 17 juillet 2018, la Cour constate que le recours tend en réalité à faire apprécier par la Cour, la conformité au Code général des impôts de la note de service incriminée. La cour s’est déclarée incompétente à connaître de ce recours.
Recours contre le ministère du Travail
Le troisième dossier appelé au rôle concerne la plainte n°1770/301/Rec-17 introduite par Fiacre Dossou le 26 octobre 2017. Le requérant forme une plainte contre le ministère du Travail, de la Fonction publique dans le cadre de l’organisation du concours de recrutement des Agents permanents de l’État au profit du ministère de
l’Économie et des Finances. Il estime qu’ayant postulé pour le corps des agents de constatation, son dossier a été rejeté pour limite d’âge alors qu’il remplissait le critère d’âge selon le communiqué radiodiffusé n°145/Mtfpas/Dc/Sp du 4 avril 2017.
En réponse à l’instruction, le ministère du Travail explique à la Cour que le processus de recrutement était encore ouvert lorsque le 21 septembre 2017, la loi 2015-18 portant statut général de la Fonction publique est entrée en vigueur, et dont les articles 11 et 12 fixent de nouvelles conditions d’âge que le requérant ne remplissait plus.
Par décision Dcc 18-146 du 17 juillet 2018, la Cour constitutionnelle note qu’elle est saisie par le requérant qui conteste l’application immédiate de la nouvelle loi, portant statut de la Fonction publique sur une situation juridique alors en cours. La cour signale qu’il revient à la plus haute juridiction en matière pénale de connaître de ce dossier et se déclare incompétente.
Inaction pour fréquences brouillées !
Pour ce qui concerne la quatrième décision Dcc 18-147 datant du 17 juillet 2018, la Cour s’est prononcée sur le dossier concernant le brouillage de fréquences attribuées aux radios Soleil Fm et Capp Fm. C’est suite aux requêtes n°1996/330/Rec-17 joint au dossier de recours n°1894/318/Rec-17, respectivement introduits par Landry Adélakoun et Serge Prince Agbodjan. La Cour constitutionnelle déclare, après analyse des recours, que le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) et les membres de l’Institution n’ont pas méconnu la Constitution pour inaction dans le cadre de la brouille des émissions de la Radio Soleil Fm et Capp Fm.
Les requérants, eux, estimaient que la Haac et le ministère en charge de la Communication ont manqué d’agir pour mettre fin aux agissements de la radio pirate qui empêche la réception normale des émissions de ces radios. Le fait de ne pas prendre des dispositions idoines pour assurer aux citoyens la jouissance du droit à l’information garanti par le Constitution et la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples est une méconnaissance de la Constitution, selon eux.
Après instruction du dossier, le président de la Haac, Adam Boni Tessi, a signifié que la persistance du phénomène ne signifie pas que l’institution n’a posé aucun acte pour y remédier. Il rappelle en outre que s’il est vrai que la Haac est l’organe de régulation, cette régulation obéit à des règles et à des procédures auxquelles elle ne peut déroger. Il affirme avoir souligné à plusieurs reprises que des actions sont menées en vue de résoudre le phénomène de perturbation des émissions des organes de presse audiovisuelle.
Tribunal de commerce de Cotonou
La cinquième décision Dcc 18-148 en date du 17 juillet 2018 relative au dossier 1862/314/Rec-17 et joint à celui 0015/003/Rec-18 émanant respectivement des sieurs Nestor Houngbo et Serge Ouinsou. Les requérants demandent à la Cour de déclarer inconstitutionnelle la promulgation de la loi n°2016-15 du 28 juillet 2017 et celle 2016-16 de la même date. Qu’au subsidiaire, M. Ouinsou sollicite que la Cour déclare que l’installation du président et des juges du
Tribunal de commerce de Cotonou viole l’article 37 alinéa 2 de la loi n°2001-37 du 27 août 2002 portant organisation judiciaire en République du Bénin.
La Cour ayant constaté l’autorité de la chose jugée, a déclaré irrecevables les deux requêtes. Sur l’installation du président et des juges du tribunal de commerce de Cotonou, la Cour s’est également déclarée incompétente pour examiner les conditions d’application de la loi n°2001-37 du 27 août 2002.
La dernière décision Dcc 18-149 concerne le recours en inconstitutionnalité du décret n° 2017-502 du 24 octobre 2017 portant transmission à l’Assemblée nationale du projet de loi portant statut spécial des personnels de la Police républicaine, introduit par Robert Fiovi à travers la requête n°2029/331/Rec-17. Le citoyen Fiovi soutient que le président de la République n’a pas requis l’avis de la Cour suprême avant d’introduire ledit projet de loi à l’Assemblée.
La Cour, après instruction, a décidé que le président de la République n’a pas méconnu la Constitution.
Le ministre Aurélien Agbénonci au milieu de El Hadj Idrissou Ibrahima (à gauche) et Claude Azéman (à droite)[/caption]Le président de la Confédération africaine des sports boules, El Hadj Idrissou Ibrahima, et le président de la Fédération internationale de pétanque et jeu provençal (Fipjp), Claude Azéman, ont été reçus, ce mardi 17 juillet par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci. C’est l’occasion pour les trois personnalités d’échanger autour de la première édition des Masters 1000 de pétanque que le Bénin abritera.
En prélude à l’organisation de la première édition des Masters 1000 de pétanque que le Bénin accueille dans les prochains mois, le président de la Confédération africaine des sports boules (Casb), El Hadj Idrissou Ibrahima, et le président de la Fédération internationale de pétanque et jeu provençal (Fipjp), Claude Azéma, étaient en audience, ce mardi 17 juillet chez le ministre des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci.
Le président du Casb s’est dit heureux de la promptitude avec laquelle cette audience leur a été accordée. Cela témoigne de l’intérêt que le gouvernement béninois accorde aux sports boules en général et à la pétanque en particulier, estime-t-il. Selon lui, cette rencontre avec le ministre s’inscrit non seulement dans le cadre de l’accord de siège entre le gouvernement béninois et la Confédération africaine des sports boules qu’il dirige mais aussi dans les perspectives des Masters 1000 que le Bénin va abriter. Pour El Hadj Idrissou Ibrahima, l’accord de siège exige des rencontres périodiques d’échanges avec les autorités béninoises sur le développement de la discipline sur le continent. Abondant dans le même sens, le président de la Fipjp, Claude Azéma, a remercié le ministre Aurélien Agbénonci et toutes les institutions béninoises pour l’implication dans le développement des sports boules. Selon lui, le Bénin est connu dans plus 170 pays à cause de cette discipline dont le siège de l’instance faîtière sur le continent est au Bénin. C’est pourquoi, il invite le gouvernement béninois à accompagner l’organisation des Masters 1000 de pétanque à Cotonou. Pour lui, il faut travailler avec les institutions béninoises pour la réussite de cette compétition qui va réunir les boulistes du Monde à Cotonou, pour aider les pays à être classés et à se qualifier pour les Jeux olympiques. « C’est un peu comme le Mondial, la Marseillaise à Pétanque qui se tient tous les ans à Marseille ou l’Open de tennis qui regroupe des milliers de participants », a-t-il déclaré. Dans le cadre des J.O. Paris 2024, il a sollicité l’engagement du Bénin aux côtés de la France pour la réussite de l’événement. Le ministre Aurélien Agbénonci a rassuré ses hôtes quant à la volonté du gouvernement de jouer sa partition pour la réussite des Masters 1000 à Cotonou. « La pétanque contribue au rayonnement du Bénin et pour les Masters, nous ferons le nécessaire pour une organisation parfaite » a-t-il déclaré. Selon lui, le sport unifie les peuples et prime sur des clivages. « Notre défi reste le drapeau national. Quand le Bénin a été vice-champion du monde de pétanque c’est tout le pays qui a été honoré ». Les hôtes du ministre Aurélien Agbénonci repartent avec l’assurance que le gouvernement à travers les ministres Oswald Homéky des Sports et Aurélien Agbénonci est convaincu des enjeux de cet évènement à Cotonou.
Sports 18 juil. 2018

Dans le Borgou et l’Alibori, c’est respectivement au Lycée Mathieu de Bouké de Parakou et au Ceg 1 Kandi, que le lancement de l’examen du Baccalauréat a eu lieu, ce lundi 16 juillet. Plus de 17 000 candidats sont à l’assaut de leur premier diplôme universitaire dans ces départements.
Dans le Borgou, 14 247 candidats contre 14 775 l’année dernière, planchent depuis ce lundi 16 juillet, pour l’obtention du Baccalauréat, session de juillet 2018. C’est au Lycée Mathieu Bouké que le secrétaire général de la préfecture de Parakou, Sanni Bio Bayé, a procédé au lancement de l’examen au niveau départemental.
Quelques minutes avant le démarrage de la première épreuve à 8 h, il a exhorté les examinateurs à plus de professionnalisme. Il a demandé aux candidats de ne pas paniquer devant les épreuves.
Le chef-centre Moutawakilou Dramane a rassuré que toutes les dispositions ont été prises pour permettre le déroulement normal des compositions, sans le moindre incident.
Abondant dans le même sens, le directeur départemental en charge de l’Enseignement secondaire, Garba Ayouba a émis le souhait qu’il y ait zéro fraude et tricherie. « Nous voulons des bacheliers accomplis et vertueux pour promouvoir le développement du Bénin », a-t-il insisté.
Sur les 13 centres de composition ouverts dans le Borgou, 8 sont à Parakou. Les 5 autres sont à Nikki, N’Dali, Bembèrèkè et Tchaourou.
Contrairement aux candidats de Parakou, ceux du département de l’Alibori n’ont pas bénéficié de la clémence de dame nature hier. Les conditions météorologiques ne leur ont pas été favorables. En effet, c’est sous une pluie battante que les 2818 candidats inscrits dans l’Alibori, ont rallié leurs trois centres de composition. Il s’agit notamment des centres de Kandi, de Malanville et de Banikoara.
C’est le préfet du département, Mohamadou Moussa, qui a procédé au lancement de la première épreuve au Ceg 1 Kandi. Il avait à ses côtés le maire de la ville, Alidou Démolé Moko, et le directeur départemental en charge de l’Enseignement secondaire, Amadou Tomon?
Une quinzaine de candidats à la touche
Par ailleurs, un incident est à déplorer au centre du Ceg 1 Kandi. C’est la mésaventure dont une quinzaine de candidats a été victime. En provenance d’un établissement privé de Sègbana, ces candidats n’ont pas pu composer. Ils n’avaient pas leurs convocations sur eux. Le responsable de cette malheureuse situation, déplorent-ils, ne serait que leur directeur. C’est tard dans la journée du dimanche 15 juillet dernier seulement, informent-ils, qu’il leur a notifié le rejet de leurs dossiers par la direction de l’Office du baccalauréat. En attendant, les investigations se poursuivent pour pouvoir situer les responsabilités.
Société 17 juil. 2018
Mathieu Adjovi, président de l'Aic, remettant la clé d'un tracteur à un représentant de producteurs[/caption]
Après Parakou, il y a un an, Banikoara était à l’honneur, samedi 14 juillet dernier, avec la célébration de la deuxième édition de la Fête nationale du cotonculteur. Placée sous le thème « Produire efficacement le coton pour un mieux vivre des ménages dans un environnement local développé et équilibré », elle a permis de magnifier et de récompenser les meilleurs producteurs de l’or blanc au Bénin qui ont contribué au record de 597 985 tonnes de coton-graine lors de la campagne 2017-2018.
C’est dans la liesse et la ferveur que le bassin de l’or blanc au Bénin, Banikoara, a accueilli, samedi 14 juillet dernier, la deuxième édition de la Fête nationale du cotonculteur. Au cours de cette célébration, 195 lots ont gracieusement été distribués à 176 lauréats dont 19 coopératives villageoises de producteurs de coton (Cvpc). Ils sont les meilleurs et ont été choisis sur la base de critères précis. Les récompenses sont constituées de 19 tracteurs, 16 motoculteurs, 16 Kits solaires et 141 motos (hommes et dames).
Par département, il y avait la meilleure Cvpc, plus grosse productrice ayant une production de plus de 5 000 tonnes, deux Cvpc ayant une production supérieure ou égale à 5 000 tonnes et ne provenant pas de la même commune avec 100 % de taux de récupération, le plus faible ratio d’endettement, la plus élevée production de coton. A eux, se sont ajoutés les cinq meilleurs producteurs (dont au moins une femme), le meilleur producteur ayant une production supérieure ou égale à 5000 tonnes et les deux meilleures productrices dans chaque zone Nord et Sud.
La Fédération nationale des Cvpc et des Sec ont également été distingués pour les productions record consécutives. Au niveau communal, il y a aussi des lauréats.
Par commune, trois producteurs dont au moins une femme avec une production supérieure à une tonne, ayant les niveaux de production les plus élevés et un taux de récupération du crédit intrants supérieur ou égal à 99%, sont concernés.
Pour le ministre en charge de l’Agriculture, Gaston Dossouhoui, et le président de l’Association interprofessionnelle du coton (Aic), Mathieu Adjovi, c’est l’occasion pour rendre hommage aux cotonculteurs et les célébrer. Il s’agit d’instaurer en leur sein l’émulation nécessaire pour des résultats plus importants lors des prochaines campagnes cotonnières.
« Au-delà de tout, le geste que nous posons à travers l’évènement de ce jour est une invite à l’effort soutenu pour une plus grande productivité au sein des organisations de producteurs et ce, à travers le respect des itinéraires techniques et une meilleure appropriation des innovations dans la conduite des exploitations agricoles », a expliqué le président Mathieu Adjovi. Par rapport aux avancées constatées en deux campagnes, il a exprimé sa gratitude au président de la République, Patrice Talon, pour sa sollicitude à l’endroit des producteurs de coton.
Le choix porté sur Banikoara pour abriter les manifestations réjouit son maire Bio Sarako Tamou et le préfet de l’Alibori, Mouhamadou Moussa. Ce qui n’est pas fortuit, à en croire le ministre de l’Agriculture et le président de l’Aic. Il s’agit, selon eux, de rendre un témoignage à l’Alibori et à cette commune, première productrice du coton.
En effet, au cours de la campagne 2017-2018, l’Alibori a réalisé 235 328 ha sur une superficie nationale cultivée coton de 530 145 ha, soit 44,4 % et 298 203 tonnes de coton graine pour une production nationale de 597 985 tonnes, soit 49,9 %. La commune de Banikoara, à elle seule, a emblavé 109 411 ha, soit 21 % de la réalisation nationale, et cultivé 142 741 tonnes de coton graine, soit 24 % de la production nationale, réalisant ainsi 10 804 515 400 F Cfa de crédit intrants, soit 16,8 % ; 37 097 249 240 F Cfa de revenu brut, soit 23,8 % et 26 312 210 540 F Cfa de revenu net versé à ses producteurs, soit 28,8 % des revenus nets distribués au plan national, pour un rendement de 1304 kg/ha contre 1128 kg/ha au plan national.
Grande était la joie des lauréats. C’est le cas de la Cvpc de Sinlita d’Aplahoué qui, selon son secrétaire, Sogani Tchapassou, a été gratifiée d’un tracteur. Les producteurs, par la voix du président de la Fédération nationale des Cvpc, Gani Badou Tamou, ont promis de redoubler d’ardeurs au travail.
De nouveaux défis
Mathieu Adjovi a partagé avec les braves cotonculteurs, la nouvelle vision de l’Interprofession. Les activités pour la campagne 2018-2019 ayant déjà commencé, il leur a rappelé la nécessité de poursuivre et de renforcer les actions contribuant à la restauration du statut humique des sols, d’appliquer une dose optimale de fumure minérale et d’observer le calendrier des traitements phytosanitaires.
En ce qui concerne l’encadrement, l’Aic a pris l’option d’un encadrement rationnel des producteurs. A ce titre, elle a mis en place un dispositif approprié avec le positionnement des conseillers-coton. Ce sera, a assuré son président, en passant de la vulgarisation au conseil agricole à travers des parcelles-vitrines, des champs-écoles et des parcelles de démonstration.
« Aujourd’hui, l’engouement est grand au niveau des producteurs puisque les intentions d’emblavures se chiffrent à plus de 650 000 ha. Cette augmentation des emblavures nous interpelle », a averti Mathieu Adjovi. Il a rassuré que des dispositions exceptionnelles sont prises en vue de la couverture totale des besoins complémentaires, pour les autres intrants étant entendu que les compléments en semences sollicités ont été satisfaits dans toutes les communes.
Le ministre Gaston Dossouhoui espère qu’avec une appropriation des innovations et une bonne synergie d’actions, le Bénin pourra améliorer de façon durable la production et la productivité du coton. « Mon souhait est que la campagne 2018-2019 permette de faire le pas décisif pour hisser notre pays comme le premier producteur de coton de la sous-région ouest-africaine », a-t-il annoncée?

On en sait davantage sur le bilan des violences à l’encontre de la communauté peulh dans la commune de Cobly suite à la découverte du corps d’un homme éventré dans une ferme dans l’arrondissement de Datori. Meurtre dont on accuse les transhumants. Les autorités communales de Cobly et de Matéri ont fait part des statistiques dont elles disposent s’agissant des dégâts de ce drame. Ces violences auront fait sept morts et environ 3.000 personnes déplacées dans le rang des éleveurs, selon un bilan provisoire fait par les autorités des deux communes.
Sur le site d’accueil de Cobly centre, on évoque 2214 déplacés dont 1648 enfants et 13 femmes enceintes. 265 sinistrés dont 181 enfants et deux femmes enceintes sont accueillis sur le site de l’arrondissement de Tapoga dans la commune de Cobly.
A Matéri, les autorités évoquent 380 déplacés dont 76 sur le site de Gouandé, 218 à Kouforpissiga et 86 à Tcharikouanga. Parmi ces déplacés 111 enfants de moins de 5 ans et deux femmes enceintes.
Près de 900 déplacés sont aussi annoncés dans la commune de Tanguiéta.
Accueillis dans des conditions précaires, ces sinistrés sont dans l’attente d’aides. En dépit de l’assistance en vivres et en matériel de couchage portée par le gouvernement à travers l’Agence nationale de protection civile il est à souligner que la situation sanitaire est l’une des plus déplorables sur les différents sites. Les besoins en soins de santé et de médicaments de première nécessité s’avèrent abyssaux.
Société 13 juil. 2018