La Nation Bénin...
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Audience Assemblée Nationale[/caption]Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, s’est entretenu, ce mercredi 18 avril, avec plusieurs délégations dont celle de l’Association des grandes écoles, instituts et universités privés du Bénin, conduite par son président, Dr Théophile Kodjo Sonou.
« Notre présence ici est d’exprimer de vive voix au président de l’Assemblée nationale, deuxième personnalité de l’Etat, les difficultés que rencontrent les établissements privés d’enseignement supérieur, c’est-à-dire les grandes écoles, les instituts et les universités privées du Bénin ». C’est l’objet de la visite de la délégation de l’Association des grandes écoles, instituts et universités privés du Bénin, ce mercredi 18 avril, au palais des Gouverneurs à Porto-Novo.
Selon le président de cette association, Dr Théophile Kodjo Sonou, tout se passe au niveau de l’enseignement supérieur au Bénin comme s’il y a deux secteurs d’enseignement supérieur: l’enseignement public d’un côté et l’enseignement privé de l’un autre. « Or, le secteur est le même. Les étudiants que nous formons vont sur le même marché que les autres et nous formons peut-être mieux que les universités publiques », relève le président de l’Association des grandes écoles, instituts et universités privés du Bénin.
Selon lui, l’enseignement privé rencontre beaucoup de difficultés, notamment en termes d’impôts. Dr Théophile Kodjo Sonou souhaite que le secteur soit régi par des lois et des textes qui fixent les uns et les autres. « Nous pensons très sincèrement, en tant qu’académiciens, qu’il faut des textes pour réorganiser le système. Il y a déjà beaucoup de décrets qui régissent le secteur, mais il faut aussi des lois », insiste-t-il. C’est pourquoi après avoir rencontré le ministre chargé de l’Enseignement supérieur, Marie Odile Attanasso, il a jugé nécessaire de faire part aussi au président de l’Assemblée nationale des difficultés auxquelles sont confrontés les promoteurs d’établissements privés d’enseignement supérieur au Bénin, afin qu’il puisse les aider dans ce sens.
Dr Théophile Kodjo Sonou se réjouit que le président Adrien Houngbédji ait prêté une oreille attentive aux doléances de l’association. « Le président de l’Assemblée nationale a eu une très bonne impression de notre visite et nous a prodigué de sages conseils et nous sommes sortis satisfaits de cette audience », note le président de l’Association des grandes écoles, instituts et universités privés du Bénin.
A sa suite, le président Adrien Houngbédji s’est entretenu avec le coordonnateur de l’Organe consultatif de la jeunesse au niveau de l’Ouémé, Epihpane Odounlami. Celui-ci est allé présenter son institution, les activités qu’elle mène et également bénéficier des conseils du président de l’Assemblée nationale pour vraiment impacter les communautés à la base. Le président Adrien Houngbédji qui ne connaissait pas l’organe a eu l’occasion de le découvrir à travers cette visite. « Le président nous a exhortés à continuer dans ce sens, parce qu’aujourd’hui, les jeunes doivent apporter leurs contributions dans le développement local et par le volontariat qui peut permettre de faire beaucoup de choses », confie Epiphane Odounlami. « Nous ne devons pas attendre que les choses nous tombent dessus, mais nous devons anticiper, nous devons prendre à cœur les problèmes de la jeunesse et proposer des solutions avec l’apport des autorités à tous les niveaux », poursuit-il. Selon Epiphane Odounlami, le président Adrien Houngbédji a promis de maintenir le contact avec l’organe et passera sur le terrain pour voir ce qui se fait dans les différentes communes où est présente la structure.
Il leur a également suggéré d’envoyer leurs rapports d’activités de façon trimestrielle pour permettre à ses collègues députés qui sont dans les départements de prendre connaissance des actions et réalisations de l’organe afin de bénéficier en retour de leurs appuis-conseils.
Plusieurs autres délégations dont le nouveau bureau de l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab) conduit par son président, Marc Robert Dadaglo, ont été reçues par le président Adrien Houngbédji.
les trois voitures incendiées à Comè[/caption]Un accident de la circulation est survenu, dans la soirée de ce lundi 16 avril sur l’axe Cotonou-Lomé, au niveau du village Agatogbo, dans la commune de Comè. Sur les lieux traînent encore trois carcasses calcinées des voitures.
Aucune perte de vie humaine n’est à déplorer, assure le capitaine Ould Choubadé, commandant de la compagnie des sapeurs-pompiers de Lokossa dont les éléments du Centre de secours basé à Comè étaient présents sur les lieux de l’accident. Outre les trois véhicules incendiés, indique-t-il au titre du bilan, une seule personne était légèrement blessée et s’est rendue, d’elle-même, au centre de santé de la ville.
Le capitaine Ould Choubadé estime que l’accident a été provoqué par une collision entre cinq voitures dont deux venant de Cotonou et trois autres sortant du centre-ville de Comè. Il ajoutera que la collision aurait pu être évitée si une fumée opaque n’avait pas réduit la visibilité sur l’axe. La fumée proviendrait des feux de brousse allumés à Agbatogbon
Société 17 avr. 2018
Incendie à Bohicon[/caption]Un taxi-moto totalement consumé par la flamme, une jeune dame partiellement brûlée et transportée d’urgence au centre de santé. C’est le triste bilan d’un drame survenu, ce lundi 16 avril aux environs de midi à Bohicon sur l’axe Moquas-carrefour Zakpo.
L’essence Kpayo a encore dicté sa loi à Bohicon hier vers midi. Alors que la circulation sur l’axe Bohicon - Dassa-Zoumè est relativement fluide, subitement surgit au beau milieu de la chaussée, une jeune dame, la vingtaine et vendeuse d’essence derrière les rails. Un motocycliste ayant stationné devant la pharmacie St Henry, de l’autre côté de la voie, lui a fait signe pour qu’elle lui serve de l’essence. Ce qu’elle s’empressait de faire pour ne pas se faire ravir ce client par un autre vendeur par ces temps de morosité. Une moto allant à vive allure sans faire attention à quel qu’obstacle vient heurter de plein fouet la jeune dame qui tenait une bouteille d’essence et un entonnoir en main. Et boum ! La moto prend feu sur la route et la jeune dame avec. Le feu au corps, elle court et va dans toutes les directions avec des cris de détresse et appelant au secours. Une main lui vient au secours quelques instants plus tard avec un sceau d’eau. Dans un grand mouvement, le secours lui déverse sur tout le corps le sceau d’eau puis un autre la couvre immédiatement d’un grand pagne. Les voisins immobilisent une moto pour la transporter d’urgence vers un centre de santé.
Sur la route, les langues de feu continuent de carboniser la moto. Elle est réduite en cendres. Son conducteur, au centre du drame, s’en est sorti sain et sauf mais reste sous le choc. Assis sur une briquette devant une boutique d’en face, il est consolé par la foule constituée de nombreux conducteurs de taxi-motos comme lui. Il gémit et se lamente. Mais, peu à peu, la flamme finit son œuvre, la foule se disperse abandonnant ainsi le malheureux à son triste sort.
Incendie à Dantokpa[/caption]Ce lundi 16 avril, aux environs de 4 h, un incendie s’est déclenché dans le secteur céréalier, plus connu sous le nom de Kpodji, dans le marché Dantokpa à Cotonou. La réaction prompte des sapeurs-pompiers dont un élément était en faction à la base Gis sur la berge lagunaire du marché, a permis de vite circonscrire le feu dont la cause reste à déterminer.
Lamentations, odeur âcre de piment, de céréales, de gari, de pâtes alimentaires, de serviettes hygiéniques et de condiments divers, calcinés par le feu. Des commerçants, visage fermé, tentent d’extraire les résidus de leurs biens susceptibles de servir encore à quelque chose. Des pompiers en pleine opération d’extinction des résidus de foyers de feux encore visibles. Tel est le spectacle qui accueille ce lundi matin, dans le secteur céréalier : Kpodji, construit en matériaux précaires au Nord du marché Dantokpa.
Le secteur est ravagé par un feu d’origine non encore déterminée. L’incendie a été perçu par un agent en faction à la base des sapeurs-pompiers du Groupement d’intervention subaquatique (Gis), logé aux abords de la lagune de Dantokpa, aux environs de 4 heures.
Le capitaine, Casimir Etchiha, commandant de la compagnie départementale des sapeurs-pompiers du Littoral, confirme que c’est cet élément de faction sur l’immeuble R+1 qui abrite le centre de secours dans ce marché qui a aperçu un gigantesque feu et a alerté.
« Arrivé sur les lieux, le premier détachement a constaté que c’est une zone de vente des produits céréaliers et d’autres produits qui est en feu, qui par ailleurs est en pleine propagation », explique ce capitaine de l’armée. Du renfort a été demandé, dit-il, et toutes les équipes des centres de secours du Littoral ont été mobilisées de même que celles d’Abomey-Calavi. Le port et l’aéroport ont également dépêché du renfort.
Grâce aux sept engins pompes, la soixantaine d’hommes mobilisés, une bataille énergique a été livrée contre le feu. « Une heure de temps environ après le début de l’attaque, le feu est maîtrisé », indique le commandant départemental des sapeurs-pompiers du Littoral. C’est la phase de débrayage et de dégarnissage qui a été le spectacle dont les usagers de ce secteur ont été témoins.
« C’est un incendie très difficile à éteindre, compte tenu de la matière qui est concernée », explique-t-il, citant les céréales, des huiles végétales, des mèches, divers condiments, des couches pour bébé, des cotons-tiges, etc. Des combustibles qui dégagent un fort potentiel calorifique, nécessitant des moyens hydrauliques très importants, à en croire le commandant sapeur-pompier. A cela, il faut ajoutée les magasins et baraques réalisés en matériaux précaires, signale le capitaine Étchiha.
Environ 4000 mètres carrés, selon La Sogema, 2000 mètres carrés, selon les pompiers, de ce secteur situé au Nord du marché Dantokpa ont subi les affres du feu. Pour l’heure, les supputations sur l’origine du feu font penser à un probable court-circuit.
Pertes énormes et lamentations
Mis au courant de l’incendie, certains commerçants et autorités se sont dépêchés sur les lieux. Ils n’ont que leurs yeux pour constater les dégâts: les hangars et magasins sont tombés sous les flammes qui ont consumé les stocks de marchandises.
« Nous avons été alertés par les sapeurs-pompiers d’un incendie dans cette zone », raconte Razak Yodoma, le responsable des relations publiques et de la communication de la Société de gestion des marchés autonomes du Bénin (Sogema). Arrivé sur les lieux aux environs de 5 h, dit-il, son directeur général a constaté qu’une bonne partie de ce secteur est partie en fumée.
Le ministre du Cadre de vie et son collègue de la Décentralisation sont descendus sur le terrain, pour constater les dégâts. Aucune perte en vie humaine n’est à déplorer. Les marchandises et argent laissés dans la cinquantaine de magasins consumés ne sont pas négligeables.
Fatima Abayomi, une victime de cet incendie, ne sachant plus quoi faire s’en remet aux autorités. Ce sont environ 150 sacs de 120 kilogrammes de maïs et un sac de sorgo avec un sac de farine qu’elle a ainsi perdus dans cet incendie. À la place de son magasin, se dresse un tas de céréales calcinés. Cette commerçante dit avoir eu recours à un emprunt pour constituer ce stock parti en fumée. À la question de savoir ce qu’elle fera désormais, elle dit retourner à la maison réfléchir. « On ne sait pas ce qu’on va devenir », poursuit-elle, les yeux larmoyants, le regard évasif.
Dame Apolline Déguénon, une riveraine des sinistrés, félicite pour sa part les pompiers pour leur réactivité. Elle affirme qu’à l’heure où l’incendie s’est déclenché, il n’y avait personne dans le marché pour donner l’alerte. Elle appelle à l’aide pour assister les victimes, tout en exhortant les autorités à réorganiser le marché afin d’éviter des drames du genre à l’avenir.
Simon Pierre Adovelandé, ambassadeur du Bénin près la Chine[/caption]Le 16 mars dernier à Beijing, l’ambassadeur Simon Pierre Adovèlandé a reçu le prix « Presse Chinoise Nationale et Étrangère-Les Nouvelles Personnalités de l’Année 2017 » qui récompense les figures exceptionnelles pour leur contribution à la promotion de la paix et du développement dans le monde ainsi que les relations amicales entre la Chine et leurs pays. Dans cet entretien qui s’inscrit dans le cadre de la série « Ambassadeurs et consuls généraux, porte-drapeaux du Bénin Révélé », il nous parle de ses actions, lui qui, tout en exerçant sa fonction d'ambassadeur en Chine et ayant une grande connaissance politique et du développement économique, a visité plusieurs villes, universités et collèges pour promouvoir la coopération entre la Chine et le Bénin dans le secteur de la politique, de l'économie, du social, de l'éducation et de la culture.
Quel est votre regard sur le partenariat entre le Bénin et la Chine, aujourd’hui ?
La Chine d’aujourd’hui se distingue sur la scène internationale par une approche différente de l’aide au développement de l’Afrique incarnée dans le Forum sur la Coopération sino-africaine (Fcsa) et l’initiative des nouvelles Routes de la soie. Sa conception de l’aide laisse davantage le soin aux pays bénéficiaires de définir le cadre et le contenu de cette dernière. Le Bénin et la Chine partagent donc une même approche – pragmatique - de leur coopération.
La Chine demeure un partenaire stratégique et privilégié du Bénin. Il faut vivre positivement sa présence car son positionnement au sein de l’économie mondiale, sa conception de la coopération Sud-Sud comme son modèle unique de développement font d’elle une source d’inspiration. Aujourd’hui, la Chine est l’une des plus grandes puissances mondiales dont le modèle de coopération s’éloigne de celui des autres puissances historiques.
La coopération sino-béninoise peut encore être intensifiée en élargissant le partenariat entre les deux pays pour prendre en compte les évolutions au Bénin, comme par exemple, la capacité de ses entrepreneurs à transformer des produits sur place...
Le volume des échanges commerciaux entre le Bénin et la Chine a atteint 38,08919 milliards F Cfa au premier trimestre de 2017 (Source : bulletin trimestriel de l'Institut national de la statistique et de l'analyse économique pour les statistiques du commerce extérieur). Quels sont les principaux produits objet du commerce dans ce partenariat stratégique ?
Il s’agit essentiellement du textile, du bois, de l’huile de palme, de l’électroménager, de l’électronique, des machines et équipements, des matériaux de construction, de la quincaillerie, des fournitures de bureau et de la pharmacopée. Il faut cependant noter que le volume des échanges du Bénin vers la Chine reste relativement faible. C’est pourquoi l’ambassade du Bénin à Beijing a entamé des démarches auprès des structures chinoises pertinentes pour que leur marché s’ouvre aux produits béninois tels que le cajou, le soja, le beurre de karité, les cossettes de manioc, le coton et ses produits dérivés et tout autre produit « Made in Bénin ». Il s’agit d’obtenir une accréditation pour importer en Chine nos produits tropicaux.
Quelle opportunité l'initiative chinoise « La Ceinture et la Route » (the Belt and Road initiative) représente-t-elle pour pour l’Afrique en général et pour le Bénin en particulier ?
L’initiative « La Ceinture et la Route » symbolise l’ouverture de la Chine sur le monde et propose un instrument innovant de coopération gagnant-gagnant. C’est un nouveau mécanisme de financement du développement que propose la Chine. Le président Xi Jinping a déclaré dans son allocution prononcée lors de l’ouverture du Forum international tenu le 14 mai 2017 à Pékin que « Nous devons créer ensemble un environnement facilitant l'ouverture et le développement, établir un système juste, équitable et transparent de règles en matière de commerce et d'investissements internationaux et permettant une circulation ordonnée des facteurs de production, une répartition efficace des ressources et une intégration totale des marchés. »
De ce point de vue, le prochain sommet des chefs d’État africains et chinois, prévu en septembre 2018, devra appuyer cette initiative de « La Ceinture et la Route » et tracer les grandes lignes de la coopération sino-africaine pour le nouveau cycle de coopération qui démarrera au terme dudit sommet. Le Bénin s’attachera à y redéfinir les contours de sa relation avec la Chine.
Afin de tirer le meilleur avantage de cette initiative, l’ambassade du Bénin à Beijing a proposé aux autres ambassades des pays de l’Uemoa représentés en Chine, la création d’un Forum dénommé le « 8+1 » (8 pays de l’Uemoa+1Chine) dans le cadre de la mise en œuvre de l’Initiative « La Ceinture et la Route ». Ce Forum aidera à la mise en place d’un cadre et de nouveaux mécanismes de financement de grands projets intégrateurs à caractère sous- régional. Ce sera bénéfique à l’Afrique en général, à la population béninoise en particulier.
L’initiative « La Ceinture et la Route » nous ouvre de nouvelles perspectives. L’ambassade sert de pont entre les deux pays pour que le Bénin puisse bénéficier au mieux de cette initiative. S’il est vrai que le tracé de la Route de la Soie passe par l’Afrique de l’Est - avec comme point d’ancrage le port de Djibouti - les retombées du projet chinois bénéficieront aussi pleinement à l’Afrique de l’Ouest. La région est un des principaux pôles historiques des routes commerciales internationales africaines. La carte que peut jouer le Bénin avec la Route de la soie maritime est bien celle d’un pays accueillant le commerce de transit vers ses autres grands voisins de l’Afrique de l’Ouest comme le Niger et le Nigéria. De ce point de vue, l’initiative chinoise donne « un exemple mais également une plate-forme pour évoluer de l’aide classique vers une coopération dans le sens du partage et de la responsabilité ».
Dans son Programme d'actions, le Gouvernement a donné à la diplomatie béninoise la responsabilité d’aider les autorités à mobiliser des ressources. Comment l'ambassade du Bénin en Chine met-elle en pratique cette tâche qui lui a été confiée auprès du pays hôte ?
La mobilisation des ressources pour la mise en œuvre du Pag est un défi de premier ordre pour le Gouvernement béninois. Y assumer sa part de responsabilité est donc un des grands défis de la diplomatie béninoise et par conséquent une des actions prioritaires de notre ambassade qui utilise à cet effet trois moyens d’action :
la promotion des projets du Pag lors des rencontres organisées à l’intention des potentiels investisseurs chinois aussi bien à Beijing que dans les autres villes de Province, à Hong-Kong et à Macao ;
la promotion commerciale (mieux faire connaître les produits béninois) par la participation aux forums, foires et expositions ;
la vulgarisation de la politique d’investissement béninoise (facilités accordées aux investisseurs ; modalités et avantages d’accès à la Zone économique spéciale).
Lors de la rentrée 2017-2018, vingt-trois (23) jeunes béninois ont bénéficié de bourses pour poursuivre leurs études supérieures en Chine. La Chine intervient-elle plus largement dans le secteur de l’éducation au Bénin ?
Depuis le rétablissement des relations diplomatiques entre le Bénin et la Chine en 1972, la coopération entre les deux pays s’étend à tous les domaines et s’intensifie au fil des ans. L’un des secteurs concernés, et qui passe souvent inaperçu, est l’éducation.
Les relations entre les deux pays reposent sur l’accord de coopération culturelle signé le 24 juin 1984. La mise en œuvre de cet accord est constatée par la signature périodique d’un protocole d’exécution par lequel la Chine s’engage à accorder à notre pays une vingtaine de bourses d’études par an pour la formation d’étudiants béninois en Chine. C’est justement dans ce cadre que vingt-trois (23) jeunes béninois ont pu s’y rendre à la rentrée 2017-2018.
Sur la base de cet accord, des centaines d’étudiants béninois ont été formés en Chine dans divers domaines : langue chinoise, interprétariat-traduction, construction des routes, commerce international, télécommunications, environnement, médecine, etc.
En dehors de ces bourses d’études, la Chine investit également dans la réalisation d’infrastructures scolaires. Le Lycée d’Amitié sino-béninoise- une école ultra moderne - construit à Abomey et inauguré en 2017 en est une illustration parfaite.
Quel est le profil de la diaspora béninoise en Chine ? Arrivez-vous à les associer aux efforts de développement du Bénin ?
Avant de répondre, je souhaiterais clarifier la distinction entre communauté et diaspora béninoises en Chine. La communauté inclut la diaspora, les étudiants - qui retournent pour la plupart au Bénin après leurs études - et le personnel de l’ambassade.
La diaspora elle-même comprend nos compatriotes qui bien souvent ont étudié en Chine et ont pu s’insérer dans la vie active chinoise. Plutôt jeune et dynamique, cette diaspora est formée d’opérateurs économiques, d’enseignants et d’informaticiens pour ne citer qu’eux.
Si l’effectif de la diaspora béninoise est relativement faible, sa qualité en fait un atout majeur pour le développement de notre pays. Elle contribue déjà quelque peu au développement économique du Bénin de façon individuelle. Ce qui ne permet cependant pas la visibilité de ses actions. Ainsi, notre principal objectif est de faire émerger les potentialités de cette diaspora en incitant ses membres à mettre en place des projets collectifs dans des secteurs tels que l’éducation, le tourisme et le sport. Concrètement, la stratégie de l’abassade repose sur la vulgarisation auprès d’eux du Programme d’action du gouvernement, notamment sa politique en faveur de la diaspora. Elle devrait permettre non seulement d’asseoir un climat de confiance, mais aussi d’aboutir à une forte implication dans les secteurs susmentionnés.
Comment envisagez-vous l’avenir de la coopération sino-béninoise ?
La coopération sino-béninoise a un grand avenir devant elle et la Chine est un partenaire stratégique à long terme. Son engagement pour une société écologique qui repose sur une croissance verte est le gage d’un fort partenariat stratégique pour le Bénin qui doit faire face aux conséquences du changement climatique, à l’érosion de son littoral, à l’avancée du désert et qui cherche à accroître l’utilisation d’énergies propres. Un exemple de cette coopération verte est la construction d’une centrale hydroélectrique financée à travers Eximbank et Synohydro.
A cet égard, le Bénin a confirmé sa participation à l’exposition d’horticulture Beijing 2019, exprimant ainsi sa volonté de contribuer aux côtés de la Chine à l’émergence d’un modèle de civilisation écologique.
Aujourd’hui, nous avons de la chance, car nos dirigeants, le président Patrice Talon et le président Xi Jinping, ont une convergence de vue sur nombre de grandes questions et défis majeurs du monde. Le 45e anniversaire des relations diplomatiques entre nos deux pays, que nous venons de célébrer, marque le début d’une nouvelle coopération reposant sur ces fondements communs?
Une grande première pour un ambassadeur du Bénin en Chine
Le 16 mars dernier à Beijing, l’ambassadeur Simon Pierre Adovèlandé a reçu le prix « Presse Chinoise Nationale et Étrangère-Les Nouvelles Personnalités de l’Année 2017 ».
Les lauréats de ce prix, décerné pour la septième année par « Presse Chinoise Nationale et Étrangère » (« Home and Abroad news press), sont des ambassadeurs étrangers en Chine. Chaque année, « Presse nationale chinoise et étrangère », reconnu comme « média de référence » présente « les Nouvelles personnalités de l’Année » et récompense les figures exceptionnelles pour leur contribution à la promotion de la paix et du développement dans le monde ainsi que les relations amicales entre la Chine et leurs pays.
Au titre des motifs évoqués ci-dessus, pour cette grande première du prix décerné à un ambassadeur du Bénin en Chine, « Presse nationale chinoise et étrangère » a salué les actions de monsieur Simon Pierre Adovèlandé qui, « tout en exerçant sa fonction d'ambassadeur en Chine et ayant une grande connaissance politique et du développement économique, a visité plusieurs villes, universités et collèges pour promouvoir la coopération entre la Chine et le Bénin dans le secteur de la politique, de l'économie, du social, de l'éducation et de la culture. » Après avoir rappelé le classement du Bénin dans le rapport annuel 2017 sur l'environnement des affaires publié par la Banque mondiale, et indiqué que notre pays avait grimpé de la 117e place à la 57e place cette année en matière de création d’affaires, « Presse nationale chinoise et étrangère » a ajouté que « M. Adovèlandé a créé un bon environnement des affaires pour l'économie et le développement commercial entre la Chine et le Bénin. »
Dans son discours de remerciement, l’ambassadeur béninois a dédié ce prix à la jeunesse béninoise, chinoise et mondiale.
Source : MAEC
Actualités 11 avr. 2018
sport de masse, la marche[/caption]Les cardiologues recommandent des activités et des exercices physiques réguliers pour prévenir les maladies cardiovasculaires et même sans médicaments. Toutefois, si les activités physiques sont sans aucun danger, la pratique de l’exercice physique nécessite une prescription médicale. Le professeur Barnabé Akplogan et le cardiologue Gildas Assogba expliquent les raisons de ces exigences.
Accomplir certains travaux domestiques relève des activités physiques qui font du bien à l’organisme du point de vue santé. C’est ainsi que toute personne qui s’affaire au ménage sans être statique est toujours en bonne santé. C’est pourquoi, le professeur Vincent Enagbo Avocètien témoigne ne jamais se lasser de laver lui-même son véhicule, faire la vaisselle, aider sa femme à faire la cuisine et même à faire le lit. « Depuis que j’ai compris que je ne dois plus rester tranquille et regarder les autres faire, je suis toujours en bonne santé », déclare-t-il.
Le professeur Barnabé Akplogan explique que l’exercice physique est la pratique sportive qui permet d’améliorer la santé et qui doit être pratiquée selon une méthode bien précise. Les autres activités auxquelles l’on s’adonne au quotidien sont qualifiées d’activités physiques tout simplement. Le sport, explique-t-il, implique l’idée de compétition. Le professeur insiste sur l’importance de l’exercice physique dans la prévention de l’obésité qui est un véritable problème de santé publique. Des études réalisées à Porto-Novo, dit-il, montrent les bienfaits de l’exercice physique dans la solidité de la charpente osseuse et des lombalgies, des maux de reins chez les femmes hypertendues. « Mais autant la pratique de l’exercice physique est bénéfique autant elle peut s’avérer dangereuse si elle n’est pas exercée dans un cadre bien précis », souligne-t-il. Il a également insisté sur l’importance de contrôler la fréquence cardiaque, c’est-à-dire les battements du cœur lorsqu’on fait l’exercice physique. Car cette fréquence cardiaque ne doit pas dépasser certaines limites qu’on appelle fréquence maximale théorique et qui est appelé par la formule : (220 – l’âge de la personne). Lorsqu’on ne respecte pas ces règles, prévient-il, il peut avoir des accidents graves. Le professeur Barnabé Akplogan ne partage pas le fait que l’exercice physique se fait un peu partout dans les villes sans aucun contrôle. Car, s’indigne-t-il, ces milieux sont bien pollués de même que les salles de Gym qui ne sont pas aérées. « Le cœur ne bat pas indéfiniment et il est indispensable de connaître sa fréquence cardiaque maximale pour savoir quels types d’activités mener », renchérit le président de la Société des cardiologues du Bénin, Martin Houénassi qui insiste sur le fait que l’âge est un facteur essentiel dans les risques de maladies cardiovasculaires.
Apprécier l’intensité d’un exercice physique
En insistant sur les bienfaits de l’exercice physique qui s’intègre dans un cadre global de modification des comportements des malades, Barnabé Akplogan souligne que l’exercice physique doit être prescrit comme un médicament par le cardiologue ou un médecin de sport et donc doit être respecté par le malade au même titre que les autres médications qui sont recommandées.
A cet effet, le cardiologue Gildas Assogba déplore que les maladies cardiovasculaires soient les premières causes de décès dans le monde, mais se réjouit que la pratique de l’exercice physique soit un moyen efficace de prévention. Il définit les critères qui permettent d’apprécier l’intensité d’un exercice physique, notamment selon le niveau d’effort ressenti par la personne. Il y a, cite-t-il, des activités de faible intensité, d’intensité modérée, d’intensité élevé et d’intensité très élevée.
Selon les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms), rapporte-t-il, pour avoir un corps sain, il faut avoir pratiqué une activité physique d’intensité modérée régulière et au moins pendant trente minutes et au moins cinq jours par semaine à composante plutôt dynamique que statique. Ainsi, la marche est un exercice physique pratique et idéal très simple à pratiquer et très peu coûteux, ajoute-t-il avant d’inviter les populations à reconnaitre leur bon niveau d’intensité physique lorsqu’elles pratiquent l’exercice physique. Il s’agit d’être capable de parler mais pas de chanter. Donc il faut avoir un niveau d’essoufflement moyen pour éviter des accidents lors des exercices physiques. En ce qui concerne des personnes qui souffrent les maladies du cœur, il est indispensable qu’ils aient un bilan cardiovasculaire avant de faire l’exercice physique.
Le cas des sportifs de haut niveau a été abordé. Dr Assogba définit l’athlète comme une personne qui pratique le sport à raison de 8 heures par semaine depuis au moins six mois. Ces athlètes avant de pratiquer le sport doivent avoir une licence et qui doit être délivrée après avoir eu un examen cardiovasculaire qui inclut notamment l’interrogatoire, l’examen physique et un électrocardiogramme.
10 règles d’or pour un exercice physique efficace
Le Club des cardiologues du sport de France a publié dix règles d’or à respecter.
La nécessité de faire un bilan cardiovasculaire avant de se remettre à la pratique du sport que tout individu de plus de 40 ans ; l’importance d’éviter de faire l’exercice physique lorsqu’il fait trop chaud ; l’importance de boire de l’eau pendant 3 ou 4 gorgées d’eau toutes les 30 min pendant qu’on pratique l’exercice physique ; l’importance de faire attention à un certain nombre de signe lorsqu’on est en train de faire l’exercice physique ; et notamment un cœur qui bat trop vite, un essoufflement anormal, des douleurs dans la poitrine et devant lesquels il faut s’arrêter et aller consulter. Il ne faut pas faire l’exercice physique lorsqu’on fait de la fièvre.
Palais de Justice Cotonou[/caption]Les magistrats ont repris le chemin des tribunaux, ce lundi 9 avril, suite au communiqué du président de l'Unamab en date du 6 avril 2018, relatif à la réduction du nombre de jours de grève. Au tribunal de première instance de Cotonou, certaines audiences se sont déroulées à la grande joie des justiciables.
Les salles d’audience du Palais de justice de Cotonou étaient ouvertes, ce lundi 9 avril. C’est le signe que les magistrats ont repris service en se conformant à la décision de l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab) de réduire le nombre de jours de grève à 72 heures. Au tribunal de première instance, il était possible d’assister à un procès, au civil comme au pénal ou en toutes autres matières après plusieurs jours de fermeture. Ce qui justifie la joie de certains justiciables rencontrés, ce lundi, avant les audiences. « Je suis heureux que les magistrats aient entendu nos cris de cœur en réduisant les jours de grève », a laissé entendre dame Pauline Dossounon.
A la salle d’audiences « G », le Pasteur Michel Alokpo, qui a porté plainte contre une dame pour abus de confiance, se réjouit que les magistrats aient décidé de réduire le nombre de jours de grève. Selon lui, les dossiers en instance depuis deux mois pourront connaître enfin une issue. Ici, le président du jury, les deux assesseurs et le procureur font leur entrée. Tout le monde se lève et, sur invitation du président, se rassoit.
Devant la salle d’audiences « D », une foule attend les audiences relatives aux nominations de liquidateurs. L’appel de rôle se fait et chacun attend son tour pour répondre à l’audience. Ici, les avocats déambulent dans leur toge noire en attendant le début de l’audience ou se concertent avec leurs clients, tout cet environnement qui rassure de la reprise de service des magistrats.
A l’entrée de la salle d’audiences « C», tous les dossiers de la première chambre commerciale sont renvoyés au 16 avril et tous les délibérés prorogés au 23 avril prochain.
Rencontré dès son arrivée au tribunal de première instance de Cotonou, Michel Adjaka, ancien président de l’Unamab, déclare être venu également pour prendre son audience afin de se conformer à la décision de l’Union. Pour lui, il fallait s’en tenir au mot d’ordre de l’Unamab qui a décidé de passer de cinq jours à 72 heures de grève. Ainsi, cette décision de l’Unamab, en réponse à la médiation des différentes confessions religieuses dans la résolution de la crise sociale, est mise à exécution au Palais de justice de Cotonou
Dématérialisation de l'Administration[/caption]Une carte à puces pour de multiples services, des avancements d’échelons et bientôt de grades automatiques, payer l’impôt, la Tva, des marchandises par la monnaie électronique, tirer sa fiche de paie soi-même sur le web, des gestes qui vont de plus en plus rimer avec le quotidien des Béninois au terme du Recensement administratif initial à vocation d’identification de la population (Ravip).
Une révolution dénommée « dématérialisation » ou « e-Administration » est en marche au Bénin depuis un moment et ambitionne de sortir chaque jour davantage l’Administration des tracasseries sources de rackets ou des pots de vin.
Il s’agit d’un ensemble de technique qui suppriment l'utilisation du papier et par conséquent le contact physique du fonctionnaire au profit de l’électronique. Un contact qui souvent donne lieu à des pots de vin dans une administration où l’éthique semble de plus en plus déserter le forum.
Cette transition numérique de l’administration classique et rudimentaire à l’e-administration semble commencer par le processus du Recensement administrative initial à vocation d’identification de la population (Ravip) qui, à terme, aboutira à la distribution de carte d’identité numérique. Cette carte annoncée pour être une carte à plusieurs usages présage bien qu’elle ne présenterait pas seulement des puces d’identification mais éventuellement aussi des puces électroniques donnant accès à un nouveau monde numérique comme dans la plupart des pays qui se sont engagés dans la voie de la dématérialisation.
En Estonie, pays pionnier de la dématérialisation par exemple, cette pièce numérique fait partie de l’infrastructure à clé publique du pays et permet aux citoyens d’utiliser des services en ligne sécurisés. Un système sécurisé protégé facile à utiliser capable de s’ouvrir à l’aide de lecteur de carte incorporée dans la majorité des ordinateurs estoniens.
C’est pour dire que ceux qui manqueraient de se faire enrôler lors de l’opération du Ravip en cours vont se mordre les doigts. Ils risqueraient de se retrouver, dès la distribution de la carte d’identité numérique, en déphasage avec la révolution numérique en gestation.
Dès l’aboutissement de cette réforme, les tickets et les espèces ne seront plus nécessaires. Il suffirait d'approcher sa carte à puces du lecteur conçu à cet effet, pour accéder aux offres de service public. Cette carte qui regrouperait les fonctionnalités de nombreuses cartes sans puces réduirait non seulement le volume des portefeuilles mais aussi la pression de certains fonctionnaires d’exiger des pourboires pour rendre le service pour lequel ils sont déjà rémunérés.
Cette révolution vers laquelle le Bénin s’avance à petits pas, cache bien d’autres mutations, notamment l’avènement de la signature numérique dès le vote de la loi sur la dématérialisation. Cette technologie complémentaire inaugurera l’ère où les documents signés numériquement auront la même valeur juridique que ceux portant la signature manuscrite. Bientôt, au Bénin un moyen simple et sécurisé sera disponible pour valider en ligne des documents administratifs, des accords commerciaux, des virements bancaires et bien d’autres documents.
A terme, cette série de révolutions permettra au gouvernement de réduire de manière significative ses dépenses de fonctionnement, notamment les centaines de millions de charges englouties dans l’achat de papier. Mieux, elles vont favoriser le gain de temps et de revenu en supprimant les déplacements qu’engendre une apposition de signature physique d’un contrat.
Ces multiples gains (en numéraire et en temps) engageraient sûrement le Bénin à l’instar de l’Estonie dans la voie du développement durable.
Les lignes bougent
Beaucoup d’autres mutations numériques en cette révolution de la dématérialisation vont métamorphoser nos gestes, nos habitudes, nos mentalités les plus rétrogrades et faire de nous des hommes à la pointe des innovations technologiques. Il s’agit d’une série des promesses du président Patrice Talon à l’occasion de son discours sur l’Etat de la nation en décembre 2017.
L’année 2018 s’annonce comme celle de l’émergence des projets phares qui vont amorcer la métamorphose du Bénin, a-t-il promis. La preuve, en février 2018, deux mois après cette promesse, plus besoin de faire les rangs et perdre beaucoup du temps dans les banques pour avoir sa fiche paie. Il suffit de se connecter au site du trésor public, à savoir : www.bulletinpaie.tresorbenin.bj pour l’imprimer à loisir où l’on peut. Un pas significatif si l’on se rappelle le temps que gaspillaient les fonctionnaires pour retirer cette pièce.
De même, le lancement, le 14 décembre dernier du site web (www.bulletinpaie.tresorbenin.bj) et de deux autres plateformes, l’une relative au fonctionnement et réforme au Trésor public et l’autre, à la mise en production de star Uemoa, facilitent mieux que par le passé l’accès des Béninois aux offres de service public.
Le jeudi 8 mars 2018, à Cotonou, le ministre du Travail et de la Fonction publique, Mme Adidjatou Mathys, annonce une profonde métamorphose dans l’Administration. Selon cette mutation, la dématérialisation du processus d’avancement d’échelons des agents de l’Etat sera automatique et systématique, et se fera sans la demande de l’agent. A l’entendre, chaque agent peut, à partir de son poste de travail, suivre l’évolution de sa carrière et disposer d’actes y afférents sans avoir à se déplacer sur des kilomètres. Une révolution qui va engendrer une métamorphose des pratiques administratives peu orthodoxes.
Beaucoup de Béninois incrédules, se rappelant encore des tracasseries et pots de vin que l’aboutissement de ce processus d’avancement engendre dans les circuits administratifs et financiers, n’arrivent pas croire leurs oreilles, cette mutation en vue. Pour eux, l’effectivité de cette réforme va mettre fin à terme à leurs va-et-vient périodiques et souvent infructueux entre leurs services et le ministère du Travail et de la Fonction publique et le ministère des Finances.
A en croire Mme Adidjatou Mathys, cette réforme va réduire de façon significative les tracasseries que subissent les usagers des services et directions au cours de leur carrière administrative. Pour elle, la lenteur administrative et les méthodes et pratiques obsolètes sont en déphasage avec un environnement en pleine mutation et à la pointe des technologies de l’information et de la communication. D’après une de ses évaluations de la performance de l’administration publique, qu’elle a rapportée, le taux de satisfactions des usagers demeure bas en dépit des moyens (humains, matériels et financiers) déployés pour assouvir leur attente.
Cette révolution annonce une série d’autres : la dématérialisation du processus d’avancement de grade, et l’authentification de signature numérique et bien d’autres mutations (la dématérialisation fiscale, de la Tva, etc. Des mutations que saluent déjà beaucoup de fonctionnaires qui peinent malgré leur tâche à suivre leur carrière.
Transformation digitale
A en croire un haut fonctionnaire du ministère de l’Economie et des Finances, des choses formidables et structurantes pour le pays se réalisent par le régime de la « Rupture » sans bruit. Pour lui, le bien ne fait pas de bruit et le bruit ne fait pas de bien.
Pour le directeur de l’informatique et du pré-archivage du ministère des Finances et de l’économie, M. Alain Ahounou, le gouvernement est en train de mettre en œuvre le Programme de renforcement des structures centrales de gouvernance (Prscg), un programme à grand impact pour la transformation digitale de notre pays. Il s’agit de mettre en place un réseau national de l’administration (intranet gouvernemental) qui permettra le déploiement des services liés au numérique et de construire un Datacenter national à Calavi. Ce programme, a-t-il précisé, est d’un coût global de 12,1 millions d’euros dont 6,5 milliards de francs Cfa, don de la coopération allemande (Kfw) et 1,4 milliard de francs Cfa financé par le budget national.
M. Alain Ahounou salue l’avènement de la dématérialisation de l’ensemble des fiches de paie des fonctionnaires ainsi que le paiement des pensions de retraites supérieures à 50 000 francs Cfa par virement bancaire.
Pour faciliter la déclaration et le paiement des impôts par les contribuables, la direction générale des Impôts a également mis en place le Système intégré de gestion des taxes et assimilés (Sigtas). Ce nouveau système d’information, financé par le gouvernement canadien à travers le Projet d’appui à l’accélération des recettes intérieures du Bénin (Paarib), a été lancé, le jeudi 15 mars à Cotonou, par le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni. Avec ce nouveau système, il suffit d’un clic pour souscrire ses déclarations et payer ses impôts sans être astreint à se déplacer, a confié à nouveau, M. Alain Ahounou. Pour lui, le gouvernement communique modestement, c’est pourquoi, les gens pensent que rien ne se passe.
Toujours, selon la même source, la création de nouvelles entités comme l’Agence des services et systèmes d’information (Assi) et l’Agence du numérique (Adn) ainsi que l’élaboration d’un Schéma directeur national des systèmes d’information (Sdnsi) sont de nature à apporter de la cohérence dans le secteur et à booster la transformation digitale du pays. Il a en outre énuméré dans ce cadre la mise en place d’un serveur de certificats électroniques (PKI) à venir, le déploiement de la messagerie électronique et des outils de collaboration dans l’administration et de la délivrance électronique de visa (E-visa) déjà en cours de réalisation.
A l’en croire, la révolution numérique est bien en marche au Bénin, car la volonté politique est là au plus haut niveau et les briques structurantes sont en cours de construction, même si beaucoup reste à faire.
A l’allure des mutations, le Bénin franchira certainement l’étape de l’e-santé (ordonnance dématérialisée et retrait de médicaments à la pharmacie avec une carte d’identité électronique) et le vote via internet.
Le vote via Internet
Certains pays ont expérimenté le vote en ligne, mais seule l'Estonie l'a adopté de façon permanente. En effet, les Estoniens ont voté en ligne pour la première fois lors des élections locales de 2005, puis de nouveau lors des élections législatives de 2007. La réussite est au rendez-vous : les élections législatives de mars 2015 ont établi un nouveau record, avec plus de 175 000 électeurs ayant voté en ligne. C'est presqu'un tiers de l'ensemble des électeurs et une augmentation de 25 % par rapport aux précédentes élections législatives de 2011.
En dehors du fait que le vote est techniquement sécurisé, il respecte les mêmes principes que le vote traditionnel : une personne, une voix, toutes les voix sont égales et il est impossible de remonter la trace de la personne qui l'a exprimée. De plus, les électeurs ont une deuxième (et une troisième, et une quatrième) chance : si, pour quelque raison que ce soit, ils veulent modifier leur vote, ils peuvent le faire électroniquement ou se rendre à un bureau de vote. Seul le vote le plus récent est pris en compte.
L’e-administration ou la dématérialisation suppriment tous les agents intermédiaires qui, au lieu de faciliter l’accomplissement diligent des services publics, les font piétiner exprès pour exiger des pots de vin et gaspiller le précieux temps des usagers de l’administration. De plus-en-plus, le nombre de gestes, voire des agents de l’Etat qui ont joué le rôle d’intermédiaires entre l’offre d’un service et l’usager diminue.
Plus ce nombre de gestes est attribué à l’électronique, moins le fonctionnaire indélicat à la latitude de concevoir des manœuvres subreptices pour exiger des pourboires.
Ainsi, le gouvernement en lutte contre la corruption est en train de tarir toutes les opportunités de corruption qui freinent le développement de l’administration. L’argent sale, source d’inflation galopante qui sape et altère le fonctionnement de l’économie, circule de moins en moins. Plus de revenus fictifs. On se contente de ses revenus propres. Sans bruit, le gouvernement du régime de la « Rupture » est en train de vaincre un mal séculaire. Un exploit que n’ont pu réaliser les régimes précédents.
L'importance de l'éthique de l'Administration publique devient plus en plus une priorité pour le gouvernement. En effet, la préoccupation afférente à l'éthique dans la fonction publique est devenue une question de taille aussi bien dans les pays développés que ceux en voie de développement pour un certain nombre de raisons. Tout d'abord, la réputation et le succès d'un gouvernement dépendent de la conduite des fonctionnaires publics et de ce que pense le public de la conduite des responsables?

A l’avènement du régime de la Rupture et du Nouveau départ, le secteur éducatif, comme tout autre secteur de la vie nationale, a fait l’objet de réformes. Chaque sous-secteur a eu sa dose de mesures durant ces deux ans de gouvernance Talon.
Pour redorer le blason de l’école béninoise dans tous les sous-secteurs, certaines mesures ont été prises. Parlant des réformes, Marie-Odile Attanasso indique que des défis doivent être relevés dans le secteur éducatif pour atteindre la qualité. Elle est à rechercher non seulement au niveau des élèves mais aussi au niveau des enseignants.
Fondamentalement, au niveau de l’enseignement supérieur, le constat est l’existence d’une pléthore d’instituts et d’établissements privés d’enseignement supérieur. « On dénombre près de 150 universités privées dont à peine 50 disposent d’agrément », signale la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Ces universités et établissements privés, ajoutera Marie-Odile Attanasso, disposent chacun de son programme de formation et délivrent les diplômes selon leur bon vouloir. Ce qui a abouti au resserrement de la carte universitaire. Pour formaliser cette volonté, le Conseil des ministres du 27 juillet 2016 a décidé de la réorganisation de la carte universitaire du Bénin autour de quatre grandes universités publiques. Ainsi, leur nombre est passé de sept à quatre. Deux universités plurithématiques à savoir Abomey-Calavi et
Parakou et deux universités thématiques, l’Université polytechnique d’Abomey et l’Université des Sciences agronomiques de Porto-Novo. A ces universités sont rattachées des centres universitaires. Selon Marie-Odile Attanasso, cette réorganisation encore appelée « resserrement de la carte universitaire »devrait permettre l’utilisation rationnelle et efficiente des ressources humaines. Car, explique-t-elle, l’installation des anciennes universités publiques ne répond pas aux normes en matière d’infrastructures, d’équipement ni en termes de personnel enseignant.
Assainir le secteur privé de l’enseignement supérieur
Le secteur privé de cet ordre d’enseignement a commencé à enregistrer aussi son paquet de réformes. Il est question d’assainir le secteur. Cette action passe déjà par la réduction du nombre des universités privées en procédant à la fermeture de celles qui ne sont pas aux normes. En outre, pour régler le problème de la diversité des programmes enseignés aux étudiants d’une même promotion dans différents établissements supérieurs privés, le gouvernement de la Rupture a préconisé l’homologation des programmes et la fin de la co-signature des diplômes. Ce qui a débouché en 2017 sur l’organisation des examens nationaux de licences et de master pour les étudiants des universités privées. Des dispositions sont en cours pour aller à la suppression du Brevet de technicien supérieur(Bts) pour se conformer aux exigences du système Lmd où nulle part le Bts n’apparaît.
Les étudiants du public bénéficiaires de bourses reçoivent leurs allocations par virement bancaire, depuis l’avènement de la Rupture. On ne saurait omettre l’amélioration du mode de sélection des bacheliers pour l’accès en première année dans les établissements de formation professionnelle des Universités Nationales du Bénin. Depuis l’année 2007, en lieu et place des concours précédemment organisés, la sélection des bacheliers pour l’accès en première année dans les établissements de formation professionnelle des universités nationales du Bénin se fait autrement. Cette réforme consiste àrecueillir auprès de tous les candidats au Baccalauréat, avant la validation de leur candidature à l’examen, trois choix par ordre de préférence des filières dans lesquelles ils souhaiteraient poursuivre leurs études universitaires. Ensuite, suivra la publication des résultats de l’examen du Baccalauréat avec précision du classement par ordre de mérite des lauréats dans les trois filières universitaires de formation professionnelle qu’ils ont choisies.
Toujours concernant les bourses et secours universitaires, un changement de paradigme est intervenu et a fait monter la tension au sein de la communauté estudiantine. En effet, la bourse ne s’obtient plus avec 11,51 de moyenne dans les facultés classiques quand l’étudiant passe d’une classe à une autre.Elles sont désormais octroyées pour les trois ans de la licence. L’étudiant qui entre en première année avec une bourse la perdra s’il échoue mais la reprendrait l’année qui suit, s’il réussit, indique le ministre Marie-Odile Attanasso.
Par rapport à la collaboration entre le gouvernement et les organisations estudiantines du secteur public, l’Etat ne reconnaît désormais qu’un seul interlocuteur ; lequel doit être représentatif à 30 % au niveau du rectorat et à 40% au niveau national. Les élections au niveau des organisations d’étudiants auront lieu tous les trois ans désormais.
La rupture dans l’enseignement secondaire
L’une des grandes réformes que la Rupture a engagées au niveau de l’enseignement secondaire concerne le passage du premier cycle au second cycle. Pour accéder à la classe de Seconde, les élèves doivent remplir deux conditions simultanément: l’obtention du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) et l’obtention d’au moins 10/20 de moyenne. Ce qui suppose que ceux qui satisfont l’une seulement des deux conditions ne sont plus autorisés à faire la Seconde. Cette double exigence de la moyenne de classe et du Bepc vise, selon l’ancien ministre des Enseignements secondaire et technique et de la formation professionnelle, Lucien Kokou, à améliorer la qualité de la formation des cadres de demain et surtout de créer les conditions pour l’excellence en milieu scolaire.
De même, l’enseignement secondaire a enregistré en janvier, une réforme règlementant l’usage de téléphone portable dans les collèges et lycées. Ainsi, par la note circulaire n°001/MESTFP/DC/SGM/SA du 03 janvier 2018, le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, le professeur Mahougnon Kakpo a formellement interdit l’usage du téléphone portable aux heures de travail aux enseignants. « Autant l’enseignant est le premier modèle de l’enfant, autant l’utilisation du téléphone portable dans ces conditions porte gravement préjudice à la gestion du temps de travail effectif au profit des différents acteurs du système, ce qui, par ricochet, constitue un élément de contre-performance », signale-t-il.
« Tout enseignant ou tout élève qui serait surpris en pleine utilisation d’un téléphone portable dans nos établissements scolaires, de même que tout enseignant qui ferait usage d’un téléphone portable à ses heures de cours, subirait les sanctions administratives conformément aux dispositions en vigueur », avertit le ministre.
Par ailleurs, il a recommandé aux enseignants de respecter les normes vestimentaires prescrites en matière de morale professionnelle et de législation scolaire.
A ces deux réformes, il faudra ajouter celle concernant l’utilisation des vacataires. Aussi bien leur recrutement que le mode de paiement de leurs rémunérations ont connu des réformes.
Primaire : les cantines scolaires pour réduire le taux d’abandon
Au niveau de l’enseignement primaire, la réforme s’est intéressée à la réduction du taux d’abandon. Pour ce faire, le gouvernement a trouvé comme solution de rehausser le taux de couverture des cantines scolaires au Bénin. De l’ordre de 30% jusqu’à la fin de l’année scolaire 2015-2016, le gouvernement Talon a pris des mesures pour l’augmenter à 51%.Grâce à cette mesure, plus de 351109 écoliers des douze départements, de 1574 écoles primaires publiques ont bénéficié des repas servis par les cantines scolaires gouvernementales installées par le Programme alimentaire mondial qui accompagne le gouvernement dans ce projet. Cette réforme coûte pour le gouvernement la somme de 27,2 milliards de francs Cfa pour la période 2017-2021. En termes de critères dont dépend la création d’écoles à cantine, il faut noter que l’école doit être dans une zone reculée et difficile d’accès. De plus, elle doit avoir un faible effectif d’apprenants, pour pouvoir encourager les écoliers à venir au cours, a expliqué Salimane Karimou, ministre des Enseignements maternel et primaire.
Actualités 06 avr. 2018

Prévu pour être joué le samedi 7 avril prochain à huis-clos au stade municipal de Parakou, le match de barrage entre l’Asvo et l’Upib-Onm est annulé par la Fédération béninoise de football ce mardi 3 avril. Le secrétaire général de la Fbf, Rigobert Koutonin, à travers un courrier, a informé les présidents des deux clubs de la décision du comité exécutif de la Fbf de surseoir à cette rencontre. Le dossier sera renvoyé au Congrès ordinaire statutaire prévu pour le 18 avril prochain où une décision définitive sera prise.
En effet, le lundi 26 mars dernier, le comité exécutif de la Fbf avait pris sur lui, la responsabilité de faire jouer un match de barrage entre les deux clubs, ce qui n’a pas été du goût du président d’honneur de l’Upi-Onm Fc, Valère Kakaï-Glèlè, qui dénonce le choix de l’organisation d’un match de barrage entre son club et Asvo Football club, alors même que les deux équipes n’ont pas le même nombre de points, ni le même nombre de buts marqués et encaissés, encore moins des résultats identiques en confrontation directe.
Faut-il le rappeler, à la dernière journée de la Ligue 2, le 23 décembre 2017, Espoir de Savalou a perdu (5-0) face à Upi-Onm tandis que, Asvo et Delta se sont séparés dos-à-dos (0-0). Cette victoire d’Upi-Onm (11 points+6), le classe devant Asvo, 9 points+2. L’équipe de Pobè, vainqueur d’Entente, est championne, et Upi-Onm, vainqueur d’Espoir de Savalou, est vice-championne. En fustigeant cet état de choses dans les médias, le président Valère Kakaï-Glèlè avait saisi la Fbf et a souhaité l’arbitrage des autorités sportives à divers niveaux. Ce courrier sonne comme un nouveau rebondissement dans cette affaire qui défraie la chronique à quelques jours du congrès de relecture des textes de la Fbf et du démarrage du championnat national prévu pour le 5 mai prochain?
Christian HOUNONGBE (Stag.)
Actualités 04 avr. 2018