La Nation Bénin...
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Lancement officiel des audiences foraines[/caption]Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun, a lancé à Pobè, ce mercredi 13 juin, la saison des audiences foraines au titre de l’année 2018. Cette activité est couplée avec le recueil des réclamations des citoyens qui ont quelques griefs contre l’Administration publique.
Les audiences foraines constituent des moments privilégiés pour le médiateur de la République. Elles permettent à l’institution, comme un missionnaire, de se porter vers le citoyen, d’entrer en relation avec ce dernier et d’obtenir de lui ses plaintes vis-à-vis de l’Administration publique. Lesquelles plaintes sont ensuite analysées et traitées en vue des solutions. C’est à cette tradition que le médiateur de la République a sacrifié, ce mercredi 13 juin, en lançant à Pobè, la saison des audiences foraines au titre de l’année 2018. Laquelle est couplée avec l’activité de recueil des réclamations des citoyens qui ont des griefs contre telle ou telle structure publique.
Selon Joseph Gnonlonfoun, depuis une dizaine d’années qu’a été institué le Médiateur de la République au Bénin, l’institution a reçu et traité près de cinq mille réclamations dont les trois quarts ont connu de réponses satisfaisantes. Mais elle a aussi enregistré des échecs. Joseph Gnonlonfoun a évoqué à l’assistance quelques cas de médiation réussie concernant notamment une sage-femme et un enseignant tous deux admis à la retraite et dont la délivrance de leurs carnets de pension a été bloquée pour diverses raisons. Les deux fonctionnaires retraités ont vu leur situation réglée et leurs carnets de pension délivrés, après intervention du médiateur de la République. « Les cas de succès sont nombreux et divers », se réjouit Joseph Gnonlonfoun qui explique que les plaintes enregistrées jusqu’ici par son institution ressortent des domaines national, communal et des entreprises publiques et semi-publiques.
Les recours proviennent aussi bien des fonctionnaires que des prestataires de services et des étudiants. « Le médiateur de la République n’est pas un gendarme. Il ne dresse pas de procès-verbaux. Le médiateur de la République n’est pas un juge, donc il ne condamne pas. Mais il peut obtenir de l’administration ce que parfois le citoyen reçoit dans la douleur », précise Joseph Gnonlonfoun. Pour lui, l’institution travaille avec le citoyen en cherchant à établir l’équilibre pour permettre au plaignant d’avoir satisfaction et sans donner l’impression à l’administration de l’avoir vaincue. Raison pour laquelle Joseph Gnonlonfoun a invité l’assistance à accorder une oreille attentive à cette activité. «Après cette session, je voudrais vraiment faire de vous des partenaires actifs, dynamiques de nos équipes pour qu’ensemble nous résorbions les difficultés qui grippent et paralysent nos administrations. Or nous avons besoin d’une administration débarrassée de ses verrues si nous voulons que le Programme d’action du gouvernement soit un succès et que les résultats profitent à tous les citoyens et jaillissent aujourd’hui et demain sur notre progéniture », laisse entendre Joseph Gnonlonfoun, en lançant officiellement les travaux. Lesquels travaux ont été meublés d’une série de communications portant notamment sur la présentation de la mission du médiateur de la République et les dysfonctionnements qu’il a constatés dans certaines administrations publiques. Un film documentaire réalisé par l’institution sur le civisme a été également projeté à l’assistance pour une bonne connaissance du médiateur de la République.

Démarré le 6 juin dernier, le Tournoi de football de solidarité va connaître son épilogue, ce mercredi 13 juin au stade René Pleven d’Akpakpa avec en finale Asvo d’Adjohoun contre Aspac de Cotonou.
L’Association sportive de la vallée omnisports(Asvo) va affronter l’Association sportive du Port autonome de Cotonou (Aspac), ce mercredi 13 juin au stade René Pleven de Cotonou pour le compte de la grande finale du Tournoi de football de solidarité.
Auteurs d’un parcours sans faute tout au long du tournoi, les joueurs de l’Asvo ont réussi à se qualifier pour la finale. Dans la première demi-finale, ce mardi, ils se sont débarrassés de l’Ecole supérieure d’administration, d’économie, du journalisme et des métiers de l’audiovisuel (Esae) au terme des épreuves fatidiques des tirs aux buts (3-1), à la suite d’une partie soldée par un score nul (0-0) à la fin du temps règlementaire. Pour le compte de la seconde demi-finale, l’Aspac a obtenu son billet pour la finale, en battant les Dragons Football club par le score de (3-0).
Avant la grande finale, Esae va jouer les Dragons de l’Ouémé dans le match de classement. Organisé par le bureau exécutif des Dragons Football club de l’Ouémé, ce tournoi a permis aux huit équipes participantes à savoir : Asvo Fc, Jsp, Esae Fc, Buffles Fc (champion en titre), Dragons Fc, Asos Fc, et Aspac de rivaliser d’ardeur pendant une semaine dans la perspective du prochain championnat national de football.
Les écureuils juniors [/caption]La liste des joueurs retenus pour la présélection des Ecureuils cadets a été rendue publique, ce mardi 12 juin, par l’encadrement technique dirigé par Yessoufou Lafiou.
En effet, après les tournois départementaux qui ont regroupé les joueurs non licenciés et ceux détenteurs d’une licence à la Fédération béninoise de football (Fébéfoot), puis le tournoi finale entre les deux catégories de joueurs, l’encadrement technique a présélectionné des joueurs qui devront prendre part au test à l’Irm à Lomé. La première vague des joueurs est attendue, vendredi prochain, dans la capitale togolaise. C’est seulement après cette étape qu’on pourra s’assurer du vrai âge des joueurs devant faire partir de l’équipe nationale cadette du Bénin engagée pour les éliminatoires de la Coupe d’Afrique de la catégorie.
Ch. H.
Sports 13 juin 2018

Le secrétaire général de la Cour constitutionnelle, Gilles Badet, a annoncé, ce mardi 12 juin, au détour d’un point de presse, les réformes envisagées par la sixième mandature de la haute juridiction présidée par le professeur Joseph Djogbénou.
La Cour constitutionnelle a engagé de nouvelles réformes pour plus de célérité dans ses décisions. Cette mesure envisagée par son président, le professeur Joseph Djogbénou, a été approuvée par l’ensemble des conseillers de l’institution à la faveur de leur toute première Assemblée générale tenue, lundi 11 juin dernier. L’ordre du jour, selon le secrétaire général de la Cour, Gilles Badet, a porté sur le compte rendu des instances, l’étude et l’adoption du modèle de décision, l’étude et l’adoption du projet de modification du règlement intérieur de la Cour, l’affectation des dossiers, les travaux de réfection des bâtiments de la Cour… Dr Gilles Badet est revenu sur les décisions majeures prises qui vont sans doute modifier l’image, la crédibilité et la légitimité de la Cour de même que la qualité, l’efficacité et l’accessibilité de ses décisions.
Le secrétaire général de la Cour confie qu’il s’agit d’une importante modification qui vise à régler le problème de la prise en compte, dans le fonctionnement de l’institution, des impératifs de transparence, de contradictoire et de célérité, qui sont des composantes essentielles du droit à un procès équitable, droit sur lequel la Cour n’hésite pas à condamner d’autres juridictions ou organes. Le Règlement intérieur de la Cour donne à sa procédure un caractère secret, ce qui en rajoutait, d’après Dr Gilles Badet, au mystère qui entoure son office et éloignait une partie importante du public de la compréhension de nombreuses de décisions. Mieux, il soutient que la Cour est perçue comme une boîte noire de laquelle sortent des décisions.
La Cour présidée par Joseph Djogbénou entend briser ce mur d’incompréhension qui caractérise les décisions de la Cour, en ouvrant son accès, sa procédure, son acheminement vers la décision, au public. Dorénavant, la procédure devant la Cour n’est plus secrète, mais publique. Le caractère contradictoire et la célérité dans la reddition des décisions de la Cour expliquent en effet l’amélioration de la procédure devant l’institution. Dr Gilles Badet a indiqué que malgré tous leurs efforts, les membres de la cinquième mandature ont laissé à l’actuelle, un stock de 176 dossiers dont certains datent de 2016.
Création de deux chambres
Selon la modification du règlement intérieur, « La procédure devant la Cour constitutionnelle est écrite, gratuite et contradictoire. Elle est publique, sauf décision contraire de la Cour ». Cette mesure a induit la création de deux chambres de mise en état des dossiers au niveau de la Cour constitutionnelle. Son rôle est de convoquer les parties aux audiences de mise en état dont la programmation sera affichée et même envoyée aux présidents d’institution. Chaque partie va présenter, lors des audiences publiques devant l’une ou l’autre des chambres, ses prétentions et aura l’occasion de discuter des prétentions de la partie adverse. Chacune d’elles déposera des pièces, documents et mémoires. Ainsi, à l’issue de l’audience qui permet aux deux parties de jouir du principe du contradictoire, le juge rapporteur aura tous les éléments nécessaires pour mettre le dossier en état d’être présenté à l’audience plénière de la Cour qui reste secrète selon le principe du secret des délibérations.
La première chambre, présidée par le vice-président de la Cour, Razaki Amouda Issifou est composée des conseillers Rigobert Azon et André Katary. La deuxième chambre de mise en état est composée des conseillers Fassassi Moustapha, Cécile Marie-Josée de Dravo
Zinzindohoué et sera présidée par le conseiller Sylvain Nouwatin. Le président de la Cour, quant à lui, présidera l’une ou l’autre des chambres selon sa disponibilité. Rappelons que la première audience de mise en état aura lieu le mardi 19 juin prochain. Les audiences se tiendront soit le mardi, soit le vendredi de chaque semaine.

Après sa tournée tout feu tout flamme en Asie, le salséro béninois Laurent Hounsavi part à la conquête du public canadien. Il pose dès le 23 juin prochain ses valises à Montréal pour un grand concert au Centre des loisirs La Jeunesse. Puis suivront d’autres prestations au Québec et dans d’autres villes du Canada. Laurent Hounsavi Live Tour 2018 annonce de nombreuses dates et des spectacles de haut vol avec en prime des rythmes latino-américains.
Culture 13 juin 2018
Le chef de l'Etat, Patrice Talon, saluant son hôte Mohamed Ibn Chambas (à gauche)[/caption]
Le représentant spécial du secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (Onu) pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel en visite de travail au Bénin était, ce lundi 11 juin au cabinet du président de la République. Avec le président Patrice Talon, Mohamed Ibn Chambas a parlé de paix, de sécurité et de développement.
Le représentant spécial du secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (Onu) pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Mohamed Ibn Chambas a été reçu en audience, ce lundi 11 juin en audience par le président de la République. La lutte contre le terrorisme et les réformes en cours au Bénin ont été les sujets essentiels abordés par les deux personnalités au cours de cet échange auquel ont pris part des diplomates onusiens en fonction au Bénin. «Nous avons évoqué la situation dans l’espace ouest-africain et sahélien et nous avons discuté des défis auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui en particulier dans la région du lac Tchad », a déclaré Mohamed Ibn Chambas à la fin de l’audience. Le défi à ce niveau porte essentiellement, soutient-il, sur le combat contre l’extrémisme violent et le terrorisme. Il est aussi question, selon lui, de voir comment tous les pays de la Cedeao et du Sahel peuvent conjuguer leurs efforts dans cette lutte contre le terrorisme, poursuit-il. « Nous apprécions très bien le rôle que joue le Bénin dans cette lutte », apprécie également le représentant spécial du secrétaire général de l’Organisation de l’Onu.
Pour le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, le Bénin prend effectivement une part active dans cette lutte contre le terrorisme dans la région du lac Tchad en participant à l’effort de lutte contre les forces du mal dans cette région. Mais ce qui le réjouit davantage au terme de cette audience entre les deux personnalités, c’est qu’elle a permis au chef de l’Etat de faire avec son hôte « la revue des réformes en cours en matière de gouvernance et d’un climat favorable aux investissements», sans oublier les réformes politiques. Ces réformes, a indiqué le ministre, permettront d’atteindre les objectifs retenus dans le programme d’action du gouvernement.

Le séjour à Copenhague du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, n’a pas été de tout repos. Outre les intenses échanges avec ses homologues du Danemark, de la Suède, de la Norvège et de la Finlande au cours de la conférence, le ministre a été désigné par ses pairs de l’Afrique pour s’adresser en leur nom aux hommes d’affaires des pays nordiques, au cours du dîner offert par ces derniers aux participants de la 17e Conférence des ministres des Affaires étrangères des Pays nordiques et d’Afrique.
Dans ce cadre, le ministre Agbénonci a souligné le changement de paradigme en cours dans les pays africains, avec la place de choix accordée aux investissements privés comme moteur de la croissance économique.
Cette nouvelle vision, également privilégiée par les pays nordiques à travers des appuis conséquents aux interventions de leurs investisseurs privés et Ong dans les pays en développement, se traduit par les nombreuses réformes et mesures incitatives proposées par les différents pays du continent pour attirer les investissements directs étrangers. Cette préférence accordée au secteur privé et aux échanges économiques et commerciaux, justifie la mise en place d’une zone de libre-échange continentale (Zlec) africaine, le 21 mars 2018 à Kigali au Rwanda, visant à favoriser la libéralisation des échanges commerciaux et une plus grande intégration commerciale.
S’agissant du Bénin, le ministre Agbénonci a précisé que le Bénin est l’un des pays africains à l’avant-garde de ce changement de paradigme et de la création d’un climat des affaires attractif pour les investisseurs privés, avec la priorisation du secteur privé dans la réalisation des projets-phares du PAG 2016-2021 (61 % contre 39 % pour le public), la création des Zones économiques spéciales (Zes), qui offrent de nombreuses facilités telles que les exonérations fiscales et douanières, la possibilité de transfert des profits, la possibilité d’écouler les biens et services produits dans ces Zones sur le marché de la Cedeao avec ses 300 millions de consommateurs.
Il a enfin informé les hommes d’affaires des pays nordiques que le Bénin, toujours dans cette nouvelle vision, œuvre à une meilleure intégration régionale et continentale, ainsi qu’à une ouverture vers le tourisme d’affaires, de plaisance ou médical. C’est ainsi que tous les Africains sont aujourd’hui exemptés de visa pour un séjour n’excédant pas 90 jours au Bénin et, à l’intention des non-Africains, a été institutionnalisée une plateforme de visa électronique (e-visa), pour l’obtention en ligne en 24 heures d’un visa de séjour au Bénin,
Rappelons que le dîner regroupait outre les ministres des Affaires étrangères des pays nordiques et d’Afrique, les présidents-directeurs généraux des grandes entreprises et institutions de financement des pays nordiques comme A. P Moller, Arla Foods, Bluetown, BWSC,COWI A/S, Frontier Energy, Grundfos, Haldor Topsoe, HB Grandi, IFU, Kamstrup A/S, Klofningur, Danish Agriculture and Food Council, NIRAS A/S, Ramboll Group A/S, Savosolar Oyj, Scania, Scatec Solar ASA, State of Green, Vaisala Oyj?
Source : MAEC
A la recherche d'une stratégie régionale pour répondre à la menace des maladies virales du manioc[/caption]
Venus de différents pays, des autorités politiques, chefs traditionnels et experts internationaux sont en réunion à Cotonou. Ces assises ouvertes, ce jeudi 7 juin, par le ministre béninois de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marie Odile Attanasso, visent à contribuer à garantir la sécurité alimentaire en Afrique à travers une riposte organisée contre les maladies virales du manioc.
Des maladies virales notamment la mosaïque africaine et la striure brune du manioc ont pris d’assaut l’Afrique et se propagent à une allure inquiétante. « C’est le tsunami du manioc, l’Ebola du manioc… C’est déjà là, en Afrique australe. Ça bouge en Afrique centrale avec le risque de venir aux portes de l’Afrique de l’Ouest. Il nous faut lui bloquer la route », indique le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui, pour montrer l’enjeu de la conférence internationale qui s’est ouverte hier à Cotonou.
Initiée par le programme ouest-africain d’épidémiologie virale ou West African Virus Epidemiology (Wave) pour la sécurité alimentaire, cette rencontre vise à sensibiliser les gouvernants et leaders africains sur l’urgence de mettre en place une stratégie régionale pour répondre à la menace des maladies virales du manioc sur la sécurité alimentaire.
Pour le directeur exécutif du programme Wave, Justin Pita, la nécessité d’agir de façon coordonnée, inclusive et participative n’est plus à démontrer. Il est attendu de chaque pays, la mise en place d’un mécanisme de prévention, d’un système d’alerte rapide, d’un centre opérationnel d’urgence sanitaire ou d’une équipe de veille… pour ce qui concerne les gouvernants et la sensibilisation des populations à la base pour l’utilisation de dispositifs de culture sains en ce qui concerne les leaders traditionnels.
Roi de Grand Bassam et président de la chambre nationale des rois et chefs traditionnels de Côte d’Ivoire, Sa Majesté Amon Tanoé, a exprimé l’engagement des leaders à jouer leur rôle pour éviter aux populations de souffrir de la perte de leurs productions. Ce qui serait une vraie crise au regard de l’importance du manioc dans le régime alimentaire des populations rurales. C’est justement ce qu’évoque le directeur adjoint de Bill & Melinda Gates Foundation, Rob Horsch, lorsqu’il fait remarquer que les populations pauvres sont les plus atteints par cette crise. C’était aussi l’occasion pour lui de réaffirmer le soutien de la fondation en faveur des actions du programme Wave.
Procédant à l’ouverture officielle de la conférence, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marie Odile Attanasso, met en exergue l’importance pour l’Afrique d’accroître sa production de manioc. Elle a d’ailleurs exprimé l’ambition du gouvernement béninois qui entend booster la production du manioc aussi bien pour l’alimentation que pour l’industrie. « Mais on ne peut atteindre ces nobles objectifs sans dispositifs sains et sans garantir une saine production », admet-elle avant d’inviter les participants et chaque pays à prendre la mesure de l’enjeu et à jouer sa partition?
A propos du programme Wave
Depuis 2015 où il a été lancé, le programme Wave mène ses activités en Afrique de l’Ouest notamment au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Togo, au Bénin, au Nigeria et en Afrique centrale précisément en République démocratique du Congo. Il a pour objectif global d’augmenter de façon durable la productivité des plantes à racines et tubercules (Prt) en Afrique de l’Ouest et du Centre, à travers le développement de méthodes de lutte efficaces contre les maladies virales.
La culture du manioc, troisième plus grande source de glucides pour l'alimentation humaine, est sujette à plusieurs contraintes qui affectent la productivité. Or les multiples produits dérivés du manioc en l’occurrence le gari, le tapioca, la pâte fermentée, l’attiéké, la farine, l’amidon, les chips… font l’objet d’une grande consommation en Afrique. D’où l’urgence d’organiser une riposte pour prévenir la survenance de ces maladies virales et les juguler.
La phase 1 du programme Wave qui s’achève en 2018, a connu un succès significatif dans plusieurs domaines. Une deuxième phase est envisagée et pourrait s’étendre à cinq autres pays que sont le Cameroun, le Gabon, le Liberia, la Sierra Leone et la Guinée Conakry.

Le dix-huitième dossier soumis à l’examen de la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou a été examiné, ce mercredi 6 juin. Inculpé pour une infraction de coups mortels, Sambiri Gado s’est vu infliger une peine de 7 ans de réclusion criminelle.
Les atteintes préjudiciables à la personne humaine peuvent survenir indépendamment de la volonté de ceux qui les commettent. C’est le cas de Sambiri Gado qui, également obnubilé par son instinct de survie, s’est retrouvé devant la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou, ce mercredi 6 juin, pour répondre d’une infraction de coups mortels sur Jao Sambo, le mari de sa grande sœur. Mis sous mandat de dépôt depuis le 8 avril 2013, il a été reconnu coupable, selon les dispositions de l’article 309 alinéa 4 du Code pénal, et condamné à 7 ans de réclusion criminelle.
« Je ne voulais pas qu’il me tue et mon intention n’était également pas de le tuer », a répété à la barre Sambiri Gado, tout au long de l’audience. « Mais qu’est-ce qu’il espérait obtenir comme résultats, en envoyant un poignard pointu et aussi bien aiguisé dans le ventre de son beau-frère avec lequel il s’est bagarré ? » lui répliqua le président de la cour, Adame Banzoun.
L’avocat de la défense, Me Mohamed Toko, a demandé qu’il lui soit donné acte de ce qu’il a indiqué que la victime n’a pas rendu l’âme sur-le-champ. Il a d’abord été conduit dans un petit centre de santé du village, avant d’être transféré à l’hôpital de Banikoara.
Dans sa réquisition, l’avocat général Bernadin Hounyovi a indiqué que les éléments constitutifs du crime de coups mortels étaient réunis. Selon lui, Sambiri Gado s’est servi d’un couteau pour porter à une partie sensible du corps de Jao Sambo, notamment le ventre, des coups et fait des blessures des suites desquelles la victime n’a pas survécu.
L’expertise psychiatrique de l’accusé ayant révélé qu’il était en possession de toutes ses facultés mentales au moment de la commission des faits, Bernadin Hounyovi demande à la cour de le retenir dans les liens de l’accusation, puis de le condamner à 10 ans de réclusion criminelle.
Une peine que Me Mohamed Toko trouvera « exagérée ». Défendant les intérêts de l’accusé, il invitera la cour à tenir compte d’un certain nombre de circonstances atténuantes, en invoquant l’excuse de la provocation et la légitime défense. Il estime que son client n’a fait que réclamer ses 5 000 francs Cfa qui lui ont été soutirés. « Il a utilisé l’arme qui était en sa possession, tout juste pour se libérer de l’étreinte de Jao Sambo. A la barre, il a tout le temps répété qu’il n’avait pas l’intention de lui donner la mort », a poursuivi Me Mohamed Toko, invitant la cour à s’en tenir à la juste mesure des choses. Il l’exhortera à le condamner au temps déjà passé en détention, soit cinq ans et un mois.
Sambiri Gado restera encore en prison pendant un an et quelque onze mois, pour purger sa peine. Ainsi en a décidé la cour dont le président était Adame Banzou et les assesseurs Ignace Adigbli et Karimi Adéoti?
Les faits
Courant 2013 à Banikoara, Jao Sambo a contracté un prêt de 5 000 francs Cfa auprès de Sambiri Gado. Le vendredi 5 avril 2013, ce dernier s’est rendu chez lui pour réclamer son argent. Il s’en est suivi une discussion entre eux et qui a dégénéré en bagarre au cours de laquelle Sambiri Gado sortit son couteau pour le poignarder. Transporté d’urgence à l’hôpital, il n’a pas survécu à ses blessures?
Société 08 juin 2018

Inculpée pour coups mortels lors d’une bagarre, Martine Sambéni a été jugée, ce mercredi 6 juin, par la cour d’assises de la cour d’appel d’Abomey. Elle a écopé de cinq ans de réclusion criminelle.
Une cérémonie de réjouissance pour rendre hommage à un parent défunt a tourné au drame. Un mort, la prison pour un enfant et sa mère, puis la famille est disloquée à jamais.
Martine Sambéni, 34 ans et mère de sept enfants et son époux Benoît S. Nambouani vivaient dans une ferme à Kilibo dans le département des Collines. Après leurs travaux champêtres, l’époux a décidé d’organiser en mémoire de son feu père une cérémonie d’hommage. Une cérémonie qui effectivement a eu lieu dans la nuit du dimanche 23 au lundi 24 février 2014. A cette cérémonie, était invitée la famille amie Sannougou qui vit aussi à Kilibo. Des moments de joie jusqu’au lendemain matin comme on sait le faire dans la communauté. Une cérémonie bien arrosée qui se termine par une bagarre rangée, d’un côté les mamans Sambéni et Sannougou et de l’autre les enfants des deux dames. La maîtresse de maison et son hôte se jettent l’une sur l’autre et les enfants font pareil. On se croirait dans un téléfilm. La cause de cette bagarre serait la disparition du portable de Martine, la maîtresse de maison. Elle accuse son hôte Adjoua assise à côté d’elle d’avoir dérobé le téléphone. Et la tension monte d’un cran pour finir dans une bagarre généralisée au cours de laquelle la fille Christine de la famille invitée reçoit des coups, certainement sur des parties sensibles du corps.
Voyant la situation dégénérer, le père de famille Benoît Nambouani intervient et sépare les parties en lutte en aidant la famille invitée à rentrer chez elle. C’est une fois à la maison que l’état de santé de la petite Christine, 13 ans, que les parents croyaient épuisée par la bagarre se dégrade. Elle est transportée dans un centre de santé qui, après les premiers soins, les réfère à un autre plus compétent à Papané. C’est dans ce dernier centre de santé que la petite a rendu l’âme le lendemain.
Informée du décès de la fille Christine, la famille Nambouani apprend aussi que la famille éplorée allait se venger. Pris de peur, Benoît et son épouse Martine prennent la fuite avec leurs enfants. Ils quittent nuitamment Kilibo pour se mettre à l’abri à Savè. Mais ils seront rattrapés par les gendarmes qui procèdent à l’arrestation de la mère Martine et son fils Emmanuel, 12 ans, qui s’était battu avec la victime Christine.
A la barre, Martine Sambéni n’a pas reconnu les faits. Elle déclare n’avoir pas pris part à une quelconque bagarre. Et qu’elle a été arrêtée et jetée en prison parce que les gens disent que c’est elle qui a envoyé son fils Emmanuel se bagarrer avec la victime Christine. Elle allègue également que ce sont les coups portés à la victime lors de cette bagarre qui a entraîné sa mort, alors qu’elle n’était concernée en rien par cette histoire.
A la question de savoir si elle n’avait pas aussi porté des coups à Christine, l’accusée Martine répond : « Non ! », ajoutant qu’elle n’était pas sur les lieux. A la question de savoir si elle n’avait pas perdu son téléphone lors de cette fête ? Elle répond encore : « Non ! » L’accusée se réfugie dans la négation. Elle ne reconnaît même plus ses déclarations à la gendarmerie comme devant le juge.
Son époux et son fils étaient présents dans la salle d’audience pour assister au procès de la mère de famille. Son fils Emmanuel avait été déjà jugé pour cette affaire dans une autre procédure spéciale et confié aux assistants sociaux pour sa réadaptation. Depuis deux ans, il est en apprentissage mécanique dans un centre d’accueil à Abomey.
Les deux, le père et le fils, seront séparément invités par la cour à témoigner. Ils donneront la vraie version des faits contredisants au besoin l’accusée. Ils ont reconnu qu’il y avait eu une bagarre généralisée et que la maman Martine était face à la maman Adjoua, mère de Christine, avec la nuance qu’elle n’a jamais porté de coups à la victime. La bagarre des mamans était d’un côté et celle des enfants de l’autre. Et Christine, la victime était dans la bagarre des enfants. Elle faisait face à Emmanuel, fils de Martine.
Après les questions et les réponses de l’accusée et de ses parents, le ministère public représenté par Jonas C. Konon devait prendre ses réquisitions en déplorant la loi de violence qui caractérise de plus en plus notre société, alors que nul n’a le droit de se rendre justice. L’accusée, pour se couvrir, se met dans la dénégation systématique, voire radicale, selon l’avocat général. Pourtant, estime-t-il, les éléments matériels qui fondent les chefs d’accusation sont là. Puis, il démontre que les éléments matériel, intentionnel et légal sont bien réunis dans ce dossier de coups mortels ayant causé la mort de la petite Christine. Il fait recours aux dispositions de l’article 309 alinéa 4 du Code pénal qui punit cette infraction et a requis la peine de 10 ans de réclusion criminelle contre l’accusée Martine.
La défense de l’accusée assurée par Me Gervais Houédété et Me Friggens Adjavon n’approuve pas les observations du ministère public qui, selon eux, n’a pas tenu compte des débats en suggérant une justice expéditive. « C’est à croire que nous avions perdu notre temps à faire tout ce débat », lance Me Adjavon. Pour les conseils de l’accusée, celle-ci a pourtant bel et bien dit devant la cour qu’elle n’a jamais porté des coups à la victime et que cette dernière s’était plutôt bagarrée avec son fils Emmanuel. « C’est cela la constance même, puisque l’époux et le fils l’ont également martelé devant la cour », rappellent les conseils de l’accusée.
Me Adjavon fait aussi observer que le dossier ne contient aucune prescription médicale concernant la victime encore moins un certificat de décès, ce qui crée davantage le doute qui devrait surtout profiter à l’accusée. Sur ce fait, les conseils de l’accusée demandent pour cette dernière l’acquittement pur et simple ou à défaut, au bénéfice du doute.
La cour délibère et déclare Martine Sambéni coupable des coups et blessures portés sans l’intention de donner la mort à la victime. La condamne à 5 ans de réclusion criminelle?
Les Faits
Dans la matinée du 24 février 2014, au cours d'une cérémonie rituelle organisée par Sanhouango Benoît Nambouani à Agboro-Kombo, arrondissement de Kilibo, en mémoire de son feu père, Martine Sambéni, l'épouse de celui-ci, a constaté la disparition de son téléphone portable et soupçonna de vol Adjoua Tagali qui était assise à côté d'elle. Une vive altercation s'en est suivie et ayant dégénéré en bagarre.
C'est alors que Christine Sannongou, âgée de 13 ans, qui vit sa mère en difficulté, alla à sa rescousse, mais elle fut tabassée par Martine Sambéni et son fils Nanwin Nambouani alias Emmanuel, âgé de 14 ans.
Evacuée au centre de santé de Kokoro pour les premiers soins, Christine Sannongou a été transférée le même jour à l'hôpital Saint Martin de Papané où elle rendit l'âme aussitôt après son admission.
Interpellée et inculpée de coups mortels, Martine Sambéni, après moult tergiversations, a fini par reconnaître les faits mis à sa charge?
Composition de la Cour
Président : Daniel d’Almeida
Assesseurs : Léopold Colli et Bienvenu Anagonou
Ministère public :
Jonas C. Konon
Jurés: GérardTossou, Paul D. Glèlè, Richard Tosseh et
Victoire D. Agbémahoué
Greffier : Alain ayikouéKakpo