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Nouvelles

7e Meeting international de para athlétisme de Marrakech: Faysal Atchiba décroche trois médailles pour le Bénin
Présent à la 7e édition du Meeting international de para-athlétisme Grand Prix Moulay El Hassan, organisée du 9 au 11 mars au stade de Marrakech, Faysal Atchiba a décroché trois médailles. Il a remporté les médailles d’or aux épreuves de 100 et 200 m et une médaille de bronze en saut en longueur.Au nombre des 450 participants présents du 9 au 11 mars dernier au Meeting international de para-athlétisme Grand Prix Moulay El Hassan, figure l’athlète paralympique Faysal Atchiba qui a réussi à honorer le Bénin en décrochant trois médailles dont deux en or. Le Béninois a terminé deux fois sur la plus haute marche après avoir remporté les épreuves des 100 m et 200 m. Comme lors des éditions précédentes, il a réussi à décrocher aussi la médaille de bronze en saut en longueur. Avec cette performance, Faysal Atchiba a réuni les minima et est qualifié non seulement pour le championnat du monde de Paris 2023 mais aussi pour les jeux paralympiques de Paris 2024. A l’issue de la compétition, les Marocains ont terminé sur la plus haute marche du podium, en remportant un total de 39 médailles dont 16 en or, 13 en argent et 10 en bronze. Ce succès a été possible grâce aux icônes du para-athlétisme marocain comme Ayoub Sadni, détenteur du record du monde du 400 m- T47, réalisé lors de l’édition précédente. Sadni espérait battre son propre record mais le sort en a décidé autrement. A cause d’une blessure à laquelle est venue s’ajouter une grippe, la veille même de la compétition, il n’a pas pu atteindre cet objectif. Toutefois, il a pris le dessus sur ses concurrents pour valider son billet pour le prochain Championnat du monde et pour les Jeux paralympiques de Paris 2024. Dans le classement général, le Royaume chérifien est suivi de la Tunisie, qui a fini avec 17 médailles. La France, elle, s’est contentée de la 3e place avec un total de 20 médailles dont 9 en or comme la Tunisie. En ce qui concerne la Côte d’Ivoire, elle a gagné 6 médailles dont une en or, deux en argent et trois en bronze. L’unique médaille en or de l’équipe ivoirienne a été remportée par Duffi Richard au lancer de Javelot avec 28,24 m. Faut-il le rappeler, placé sous le haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le 7e Meeting International de para-athlétisme Moulay El Hassan est organisé par la Fédération royale marocaine des Sports pour personnes en situation de handicap en partenariat avec le ministère de l’Education nationale, du Préscolaire et des Sports. Ce rendez-vous sportif international, qui figure parmi la série des Grands Prix, sous l’égide de World Para Athletics est marqué par la participation de champions paralympiques du continent et d’athlètes marocains et étrangers ayant atteint des records mondiaux dans leurs spécialités. Sports 15 mars 2023


Le nouveau premier ministre chinois face aux médias: Conciliant, Li Qiang entre assurances et espérances
Li Qiang n’a jamais occupé une fonction au sein du gouvernement chinois. Mais son ascension au poste de premier ministre, il veut la mériter. Face aux médias du monde entier, lundi 13 mars dernier, il a dévoilé les grandes lignes de la relance économique qu’il projette pour la Chine.Difficile de se faire une place assise dans la grande salle de conférence où plus d’une centaine de journalistes venus du monde entier attendaient pour être les témoins de la première rencontre entre le nouveau premier ministre chinois et la presse. A peine les travaux de la première session de la quatorzième Assemblée populaire nationale (Apn) ont-ils été clôturés que Li Qiang rejoint à pas pressés le siège à lui réservé pour un exercice qui ne lui était pas familier. Indexé comme un homme de main et de l’ombre du dirigeant Xi Jinping, celui qui a obtenu la confiance intégrale de quelque 3000 parlementaires pour prendre en main la relance de l’économie de la Chine dans la perspective post-Covid, annonce dès l’entame que le nouveau gouvernement se donne pour priorité de mettre à la disposition de la population «les moyens de subsistance» et travaillera à améliorer son bien-être. Il promet de se concentrer sur une approche de développement centrée sur la promotion d’un développement de haute qualité et l’approfondissement des réformes et de l’ouverture. «Le gouvernement doit toujours planifier et mener à bien son travail à la lumière de ce que le peuple ressent et agir en fonction de ses aspirations », a-t-il indiqué. La Chine a fait de grands progrès, mais son développement est encore insuffisant, admet Li Qiang qui appelle à appliquer « pleinement et fidèlement la nouvelle philosophie de développement sur tous les fronts, à travailler à créer un nouveau modèle de développement de haute qualité ». Le premier ministre va également insister sur la nécessité de renforcer la capacité d’innovation scientifique, de moderniser le système industriel et de poursuivre la transition vers le développement vert. Pour lui, la réforme et l’ouverture sont indispensables pour la modernisation de son pays. Conciliant tout au long des quatre-vingt-dix minutes qu’a duré la rencontre, il s’est dit favorable à une Chine qui tend la main aux autres nations pour des objectifs communs. « Nous devons promouvoir l’ouverture de haut niveau et bien utiliser le marché et les ressources du monde pour notre développement et promouvoir le développement en commun du monde… La Chine et les Etats-Unis peuvent et doivent coopérer… Si nous coopérons, nous pouvons accomplir de grandes choses. L’encerclement et la répression ne sont pas une solution », affirme-t-il. Le soutien sera renforcé en termes de services de l’emploi et de formation technique, tandis que de multiples mesures seront prises pour stabiliser et développer l’emploi, a soutenu le premier ministre. Il s’est montré aussi adepte de la relance économique du pays et n’a cessé de faire un clin d’œil à l’endroit des entreprises et du secteur privé dont la réussite semble lui tenir à cœur, surtout après les nombreux dégâts engendrés par la crise de la Covid qui a durement frappé le pays l’année dernière. International 15 mars 2023


Prix de l’Excellence du président de la Caf 2023: Le Roi Mohammed VI et Paul Kagamé distingués
Gianni Infantino, président de la Fifa, et Patrice Motsepe, président de la Caf, ont remis, mardi 14 mars, le Prix de l’Excellence à Sa Majesté le Roi Mohammed VI du Maroc et Paul Kagamé, président de la République du Rwanda, pour leurs réalisations exceptionnelles en faveur du football en 2022. A cette occasion, Chakib Benmoussa, ministre marocain des Sports, représentant le roi Mohamed VI a dévoilé l’intention du Maroc d’organiser conjointement le mondial 2030 avec le Portugal et l’Espagne.Sa Majesté le Roi Mohammed VI, du Maroc et Paul Kagamé, président de la République du Rwanda, ont reçu, mardi 14 mars à Kigali le Prix de l’Excellence du président de la Confédération africaine de Football pour leurs réalisations exceptionnelles en faveur du football en 2022. En présence de Gianni Infantino, président de la Fifa, des présidents des associations membres de la Caf et de plusieurs légendes du football africain parmi lesquelles l’Ivoirien Didier Drogba, le Brésilien Cafu, le Nigérian Ayegbeni Yakubu, l’ancien joueur des Black Stars Asamoah Gyan et autres, Patrice Motsepe, président de la Caf, a témoigné sa reconnaissance aux deux lauréats pour leur appui au football africain et pour le sport-roi dans pour leurs pays en 2022. « Nous voulons que vous soyez une source d’inspiration pour d’autres chefs d’Etat et de gouvernement sur le continent », a-t-il déclaré. Félicitant les joueurs marocains pour leur parcours lors du dernier mondial au Qatar, il a exprimé sa volonté de voir l’Afrique remporter un jour une Coupe du monde. Fier d’accompagner l’Afrique, Giani Infantino se dit honoré de remettre les prix à ces deux autorités africaines. « Vous êtes des leaders qui croient en vos pays et à l’avenir du continent », a-t-il confié. [caption id="attachment_94069" align="alignnone" width="450"] Le ministre marocain Chakib Benmoussa (au milieu) recevant le prix au nom du roi Mohamed VI[/caption] C’est le lieu pour Chakib Benmoussa, ministre de l’Education nationale et des Sports du Maroc, de présenter le message du roi Mohamed VI du Maroc. A l’en croire, fidèle à sa vision à l’occasion du 29e Sommet de l’Union africaine, en 2017, le roi reste convaincu que «l’avenir de l’Afrique passe par sa jeunesse» et seule « une politique volontariste orientée vers la jeunesse canalisera l’énergie pour le développement ». Pour lui, en faisant honneur à l’Afrique lors de la dernière Coupe du monde au Qatar, le football marocain a aussi fait honneur à ces valeurs de persévérance, d’abnégation et de dépassement de soi. « Dans cet esprit, j’annonce devant votre assemblée que le Royaume du Maroc a décidé, avec l’Espagne et le Portugal, de présenter une candidature conjointe pour abriter la Coupe du monde 2030 », a-t-il annoncé. Sports 15 mars 2023


AgriHack: Un challenge pour les start-up e-agricoles béninoises
Le programme Netherlands Trust Fund V qui accompagne les secteurs des technologies numériques dans certains pays africains organise un concours au profit des start-up e-agricoles béninoises. Ce hackaton a pour objectif d'offrir l’opportunité à une agritech de bénéficier d’un accompagnement technique et d’un soutien financier de 2 000 000 F Cfa.Les start-up agricoles béninoises qui utilisent les outils des Technologies de l’information et de la Communication (Tic) pour booster leur projet ou business ont jusqu'au 16 mars prochain pour postuler au challenge AgriHack à travers le lien https://lnkd.in/dBDXwPaM. Cette compétition qui s’inscrit dans le cadre du programme Netherlands Trust Fund V permettra à ces agritech de présenter leurs idées les plus innovantes pour l'agriculture et de remporter des prix exceptionnels, y compris un petit financement et des sessions de coaching qui peuvent les propulser vers les sommets. Selon les organisateurs, l’objectif de ce challenge est d'offrir l’opportunité à une start-up e-agricole (agritech) de bénéficier d’un accompagnement technique (coaching) et d’un soutien financier de 2 000 000 F Cfa afin d’optimiser sa solution ou produit minimal viable (Mvp) pour offrir des services de qualité basés sur le numérique. Ainsi, les agritech béninoises ayant des?solutions technologiques innovantes et efficaces, pouvant avoir un impact socio-économique sur l'ensemble de la chaîne de valeur agricole, seront sélectionnées lors de cette compétition qui va se dérouler en trois phases. La première étape du hackathon qui va concerner les cinq équipes sélectionnées aura lieu du 29 mars au 4 avril prochain. A ce niveau, les lauréats bénéficieront d’un renforcement de capacités pour améliorer la qualité de leurs solutions avec l'appui des coaches experts dans l’agriculture, l’entrepreneuriat, le numérique et l'innovation. Plusieurs sessions allant de la recherche du marché et de sa compréhension, au prototypage, à des démos de solutions, la maîtrise des techniques innovantes pour entreprendre sont prévues. Cette phase outillera les start-up pour le pitch de leurs solutions qui est une étape décisive pour la phase post-challenge et pour accéder au prix. Ensuite, il y aura le jour de pitch où un représentant de chacune des cinq start-up pitchera devant un jury qualifié. Les deux finalistes et le gagnant de la compétition seront connus au terme de cette phase. Les trois meilleures start-up bénéficieront d'un coaching de trois mois rigoureusement pour avancer dans l'amélioration de leurs applications ou services numériques. A la fin du coaching, le gagnant bénéficiera de 2 000 000 F Cfa pour mettre en œuvre ou améliorer son produit. Il faut noter que basé sur un accord de partenariat entre le ministère des Affaires étrangères des Pays-Bas et le Centre du commerce international des Nations Unies (Itc), le programme Netherlands Trust Fund V (Ntf V) a été lancé en septembre 2021 et prendra fin en juin 2025. Numérique 15 mars 2023


Cérémonie d'hommage à la Cour constitutionnelle: Les présidents Dossou et Holo reçoivent leurs tribunes scientifiques
Deux études consacrées aux 4e et 5e mandatures de la Cour constitutionnelle ont été respectivement transmises aux présidents Robert Dossou et Théodore Holo. Hommage leur est rendu, ce mardi 14 mars au siège de la Haute juridiction à Cotonou. Robert Dossou, président de la 4e mandature, et Théodore Holo, président de la 5e mandature, sont honorés par la Cour constitutionnelle. Une diversité de contributions intellectuelles sur la régulation et le citoyen au cœur de la justice constitutionnelle marque le passage des deux hommes à la tête de la Haute juridiction. « L’acte que vous posez est un acte qui permet de garder les séquences de mémoires de notre institution républicaine, je suis ému… », a déclaré Me Robert Dossou. En relevant que cette initiative s’inscrit dans la logique qui a consisté à laisser de côté les monuments aux morts, pour ériger un monument aux dévoués, Robert Dossou fait savoir qu’il n’y a pas que les morts qui aient contribué à la construction de la patrie. « Cet hommage nécessite de votre part que vous puissiez continuer à œuvrer comme vos devanciers en l’enracinement de la démocratie et de l’Etat de droit, qui sont les fondamentaux de notre constitution, puisque dans le préambule, le peuple réaffirme sa volonté de créer dans notre pays, un Etat de droit et une démocratie pluraliste », a indiqué le professeur Théodore Holo à la 6e mandature. Il va également exprimer toute sa reconnaissance et conseiller deux outils pour la continuité de l’œuvre à savoir, le devoir de gratitude et l’appropriation de l’esprit de la Constitution. [caption id="attachment_94045" align="alignnone" width="450"] Le prof Théodore Holo recevant son ouvrage des
mains de Mme Elisabeth Pognon[/caption]

Des contributions scientifiques

« Jurisprudence de la Cour constitutionnelle : Le citoyen », et « Jurisprudence de la Cour constitutionnelle : La régulation» sont les deux études qui rendent respectivement compte des mandatures des présidents Robert Dossou (2008-2013) et Théodore Holo (2013-2018). Selon Razaki Amouda Issifou, président actuel de la Cour, au pinacle de l’Etat de droit et de la démocratie béninoise et africaine, le professeur Théodore Holo et les conseillers de la Cour constitutionnelle cinquième mandature ont su graver en lettres d’or le citoyen dans les annales de la justice constitutionnelle. Cette mandature a posé les jalons du droit qui célèbre l’individu. « Toute la finalité du droit est d’assurer l’épanouissement de l’individu pris dans sa dimension holistique. Ainsi, l’existence de la règle de droit n’a de sens que lorsqu’elle consacre les droits du citoyen en même temps qu’elle en assure le mécanisme de protection et de promotion », a écrit le président Razaki Amouda Issifou dans son avant-propos dans la tribune scientifique dédiée au récipiendaire. En effet, pour une démocratie prospère, il faut un garant efficace du fonctionnement régulier des institutions. Ce rôle de mise en équilibre aux fins d’assurer le fonctionnement correct du système est la régulation de l’activité des pouvoirs publics. Sous la présidence de Robert Dossou, la quatrième mandature s’est employée de manière particulière à cette activité de régulation. « De même qu’elle est une contribution substantielle de l’Etat de droit, elle s’analyse comme le mécanisme destiné à assurer un bon équilibre fonctionnel des institutions de l’Etat en assurant par là-même, l’existence de l’Etat dans une démocratie libérale », a précisé le président de la Cour, 6e mandature. Les réflexions proposées dans la tribune scientifique dédiée au bâtonnier Robert Dossou, apportent une vue panoramique de la régulation en mettant en évidence d’une part l’état de la régulation, et d’autre part, la régulation dans ses états.  

Des modèles célébrés

« Ces deux personnalités, Théodore Holo et Robert Dossou, sont des symboles de l’Etat de droit et de la démocratie au Bénin, en Afrique et dans le monde. Ce sont des gens dont la lucidité, la franchise intellectuelle n’ont jamais été remises en cause. Nous devons toujours nous abreuver à la source de leurs connaissances, de leur sagesse pour construire ce pays », a déclaré Dr Charles Ligan. Pour le professeur Noureini Tidjani-Serpos, ancien ambassadeur du Bénin à l’Unesco, ces personnalités ont beaucoup donné au pays, et il très important de les remercier, de dire à la jeunesse, voici des exemples à suivre. « C’est une très bonne initiative que de rendre hommage aux gens qui ont travaillé pour la Nation, qui se sont battus pour notre pays, de leur vivant », a déclaré Me Marie Elise Gbèdo, ex-garde des Sceaux, ministre de la Justice ■
Actualités 15 mars 2023


Affectation d’un domaine à l’Institut français de Cotonou: Des précisions sur le décret
La délocalisation de l’Institut français de Cotonou est imminente. A travers un décret en date du 8 février dernier signé par le chef de l’Etat, le ministre de l’Économie et des Finances, Romuald Wadagni, et celui du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato, le gouvernement affecte au dit institut un domaine de 5 000 m2 sis à Zongo-Nima, dans le 5e arrondissement de Cotonou. L’Institut français de Cotonou s’installera sur un nouveau site dans les prochains mois. Il s’agit d’un immeuble de contenance 5 000 m2, sis à Zongo-Nima dans le 5e arrondissement de Cotonou, portion de l’ilot 539 du registre foncier urbain de Cotonou. Ce site lui a été octroyé par décret n° 2023-049 du 8 février 2023 portant affectation d’un domaine à l’Institut français de Cotonou. A travers cet acte, le gouvernement du président Patrice Talon renforce la coopération bilatérale avec la France. Selon l’article 3 dudit décret, les travaux projetés sur ce terrain devront s’achever dans un délai de deux ans et respecteront les textes en vigueur en matière de construction. L’Institut français de Cotonou ne sera pas seulement délogé, mais il changera aussi de dénomination et deviendra Institut franco-béninois avec de nouvelles missions basées sur les aspirations des acteurs culturels béninois et du public. Un quartier culturel et créatif verra le jour à Zongo (Cotonou) pour, entre autres, contribuer à la promotion de l’identité béninoise en matière touristique. Il sera composé de plusieurs entités dont l’Institut français du Bénin. Cette idée de transformer l’Institut français de Cotonou et de contribuer à la mise en place du quartier culturel et créatif plaît bien aux autorités françaises. « La France va y contribuer. Donc, on est tout à fait enthousiaste à cette idée. Cela va évidemment avoir des conséquences favorables sur l’institut qui va fonctionner de manière un peu différente », s’est réjoui l’ambassadeur de France près le Bénin, Marc Vizy, au cours d’une conférence de presse organisée le 24 septembre dernier pour expliquer le projet Actualités 15 mars 2023


Places publiques au Bénin: Ces statues qui racontent l’histoire
Les unes aussi imposantes que les autres, les différentes statues érigées à Cotonou et dans d’autres villes du Bénin durant la période révolutionnaire renferment leur lot d’histoire que le temps n’a jamais pu écorcher.Aucune d’elles ne passe inaperçue. Erigées au cœur des grandes villes du Bénin, ces statues sont des symboles et font référence à l’histoire. Les statues érigées à Cotonou et dans d’autres villes du Bénin à une certaine période renseignent sur la marche du pays, ses péripéties ainsi que ses acquis. Qu’il s’agisse des places ‘’Lénine’’, ‘’ de l’Etoile rouge’’, ‘’ du souvenir’’, ‘’ Bulgarie’’, à Cotonou ou encore de la ‘’Place Goho’’ à Abomey et bien d’autres encore, les monuments érigés en ces lieux racontent des faits. « Les places publiques représentent un attrait. Elles confèrent une grande visibilité à la ville et symbolisent plusieurs évènements historiques qui ont marqué la vie du pays », explique Dr Ebénézer Sèdégan, historien contemporainiste, maître-assistant, enseignant-chercheur au département d’Histoire et d’Archéologie de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac). [caption id="attachment_94032" align="alignnone" width="200"] Si ces statues embellissent les villes dans lesquelles
elles sont érigées...[/caption] De quoi retournent en réalité ces faits ? L’historien contemporainiste en a une large vue. « Pendant la période révolutionnaire, les dirigeants de la République populaire du Bénin avaient fait l’option idéologique du marxisme-léninisme le 30 novembre 1974 (au lendemain du putsch révolutionnaire de 1972). A partir de cet instant, les militaires associés à une frange de l’élite dahoméenne ont fini par basculer dans le camp de l’Union soviétique, puisque nous étions dans un contexte international marqué par la guerre froide (tensions géopolitiques sur fond d’affrontements et de rivalités idéologiques) entre les Etats-Unis et l’Union soviétique au lendemain de la Seconde Guerre mondiale », raconte-t-il. Il ajoute d’autres détails : « Ces deux superpuissances se sont lancées dans une conquête des zones d’influence. Elles ont fini par créer des blocs idéologiques. Les Etats-Unis avaient créé le bloc capitaliste et l’Union soviétique, le bloc socialiste. A l’indépendance, le Bénin s’est inscrit sur la liste des pays appartenant au bloc capitaliste. Jusqu’en 1972, nous sommes restés dans le giron des Etats-Unis et de la France. Avec tous les problèmes sociopolitiques que notre pays avait connus dans le temps, cela a fini par aiguiser le nationalisme de certains Dahoméens, notamment la frange juvénile, représentée par l’Union générale des élèves et étudiants du Dahomey ».

Preuve d’engagement et de solidarité

Selon ses explications, les soutiens des jeunes révolutionnaires militaires issus du coup d’Etat de 1972 ont pesé de leur poids dans la nouvelle orientation du pays. « Une frange avait accepté d’accompagner le gouvernement militaire révolutionnaire (Gmr) avec à leur tête Ignace Adjo Boko, de sorte que le 30 novembre 1972, le discours programme envisagé par le général Mathieu Kérékou avait déjà des relents socialistes exprimés par ces jeunes dans leurs travaux. Du coup, les signes prémonitoires que le pays allait quitter le giron de la France pour se retrouver dans l’orbite soviétique n’ont pas raté », relate l’histoirien. Dans la foulée de ces évènements, les paroles seules ne suffisaient plus pour montrer l’engagement du Bénin pour ce nouveau bloc. Il fallait y joindre des actes. « Le 30 novembre 1974, le gouvernement a prononcé le Discours d’orientation nationale qui a consacré le choix idéologique du Gmr : le marxisme-léninisme. Le pays est entré dans le bloc socialiste. Plusieurs réformes ont été opérées à partir de cette période. Pour montrer leur appartenance à ce bloc, les liens diplomatiques, culturels, d’amitié et de coopération ont été renforcés avec les pays de l’Est à savoir l’Union Soviétique, la Roumanie, Cuba, la Bulgarie, la Corée du Nord…Pendant cette période, beaucoup de Béninois avaient voyagé en Union Soviétique pour poursuivre leurs études universitaires. C’est pour montrer l’engagement du Bénin et de ces pays à collaborer dans la solidarité que les places publiques comme ‘’Lénine’’, ‘’Bulgarie’’, Goho…, ont été érigées », développe Ebénézer Sèdégan. Ces places symbolisent l’appartenance de la République populaire du Bénin au bloc socialiste. Chacune d’elles tient son nom de l’évènement dont elle porte les traces. A la place Lénine à Cotonou, se trouve la statue de Lénine, de son vrai nom Vladimir Ilitch Oulianov. A la place Bulgarie, trône la statue du président du Conseil des ministres de la République populaire de Bulgarie, qui fut aussi un grand idéologue du système soviétique. Ces deux places ont été inaugurées en 1979 au lendemain de l’agression du 16 janvier 1977. C’est à la même date que la ‘’Place des Martyrs’’, aujourd’hui appelée ‘’Place du souvenir’’ a été érigée avec le concours des Nord-Coréens, afin d’immortaliser les soldats béninois tombés sur le champ de bataille, le 16 janvier 1977.

Quid de la place Goho et de l’Etoile rouge ?

Située au cœur de la ville d’Abomey, la place Goho était un territoire appelé Kpatinlin (chemin qui reliait cet espace et ses environs au palais du roi Glèlè). Le toponyme a changé après la résistance du roi Béhanzin et est devenu, un symbole de la résistance parce qu’en novembre 1892, c’est en ces lieux que le dernier combat entre le corps expéditionnaire français dirigé par le général Alfred Dodds et la dernière poche de résistance du roi Béhanzin s’est déroulé, après le Discours d’adieu du roi à ses compagnons fidèles, le 20 janvier 1894. La place symbolise la capitulation totale du roi Béhanzin face à l’armée française. En novembre 1974, soit 80 ans après, le gouvernement militaire révolutionnaire était allé proclamer le Discours d’orientation nationale, (le discours de Goho), qui consacre le nouveau choix idéologique (marxisme-léninisme) et qui a conduit le pays jusqu’en 1989. A propos de la place de l’‘’Etoile rouge'' à Cotonou, l’historien ne manque pas d'explications. « Dans l’angle gauche du drapeau du Prpb, l’étoile rouge figure. Cela symbolise la combativité du peuple béninois. Jacob, (personnage hissé au-dessus du monument), tenant une houe et un fagot de bois, symbolise la production, parce qu’en 1974, le gouvernement avait décidé de faire de l’agriculture le socle du développement et de l’industrie, le moteur. Il fallait produire manuellement parce que la mécanisation agricole n’était pas encore d’actualité. Le fagot symbolise l’énergie ». Ceux qui ne partageaient pas la vision du régime en ce temps lançaient cette boutade pour faire rire : ‘’Jacob, descends, la terre n’est pas haut’’ ». Si physiquement, ces différentes statues paraissent muettes, leur histoire est assez éloquente pour ne laisser aucune génération indifférente. « Ces statues constituent à la fois le symbole de l’appartenance du Bénin au bloc socialiste et des attraits touristiques pour le Bénin », explique l’universitaire. Les hommes du passé ont été témoins de leur histoire. Ceux du présent la vivent encore avec émotion et conviction. Demain, d’autres générations en quête de connaissances pourront aussi s’abreuver à leur source. Chacune d’elles est comme un livre dont les pages renseignent sur des traits du passé que le temps n’a jamais pu écorcher. A leur ombre, des citoyens passent du temps pour s’abriter, se reposer, contempler la nature ou encore mieux réfléchir. Un peuple qui aspire au développement doit tirer leçon de son histoire. Là-dessus, chacune de ces statues inspire sans doute les dirigeants.

Statue de Lénine décoiffée

Si toutes les autres statues figurent encore à leur place, celle de Lénine n’existe plus à la place qui l’abritée. Ce monument a subi quelques changements. « La statue de Lénine qui représente le père fondateur du bloc socialiste n’est plus là aujourd’hui. Il faisait partie des pionniers de la révolution bolchévique d’octobre 1977 en Russie. Cette révolution a consacré la naissance du communisme, donc de l’idéologie socialiste prônée par Karl Marx dont Lénine était un disciple ; ce que les Occidentaux percevaient très mal. Les rivalités idéologiques avaient commencé à l’issue de la Première Guerre mondiale et se sont renforcées au lendemain de la Seconde Guerre mondiale en 1947 », relate l’enseignant chercheur à l’Uac. Ces évènements ont aussi secoué le Bénin à leur manière. Entre autres incidents diplomatiques, la statue de Lénine était la cible des mécontents. « Aux heures chaudes des tensions sociales en 1989, la foule avait investi les rues de Cotonou. Elle demandait le départ du président Mathieu Kérékou. Dans la foulée, elle a voulu prendre d’assaut la statue de Lénine à Akpakpa. On a su préserver la place. Mais après la Conférence nationale et l’installation du gouvernement de la transition dirigé par Nicéphore Soglo, alors premier ministre, les Russes qui vivaient à Cotonou à l’époque ont demandé la permission d’aller déboulonner la statue de Lénine afin de la ramener à Moscou », témoigne l’historien.

Un ordre venait d’être changé

Les historiens ne justifient pas le déboulonnage, mais tentent d’exposer les raisons qui le sous-tendent. « Cela interroge parce que pour les Soviétiques de l’époque, Lénine était presque une idole, un idéologue. Ils ne pouvaient pas être témoins des dégâts de la cassure de ce monument qui incarne cette personnalité de renommée internationale. C’était certainement pour des questions de principe et l’attachement à la vision de Lénine que ces Russes sont allés déboulonner la statue. Elle est emportée à Moscou parce que à la Conférence nationale de février 1990, il fallait que le gouvernement révolutionnaire prenne la décision de renoncer à l’idéologie marxisme-léninisme pour apaiser l’élite qui n’était pas en accord avec le régime en place », poursuit Dr Ebénézer Sèdégan. Le gouvernement accède au vœu des contestataires. « Quand on a déclaré que le marxisme-léninisme est abandonné et que le Prpb est mis en veilleuse, le 22 décembre 1989, on a mis en place le comité préparatoire de la Conférence nationale. A ces assises, nous avons fait l’option de retourner dans le système capitaliste avec le multipartisme intégral et permettre la restauration des libertés individuelles et collectives. De ce point de vue, il n’était plus question que les symboles de l’ancien régime continuent d’exister sur le territoire national », clarifie l’historien contemporainiste. Les historiens et les hommes avertis perçoivent tout de même cet acte comme une erreur. « L’enlever était une grande erreur. Heureusement que la place existe encore. Une partie de l’histoire a été forcément effacée. La génération de 1990 ne sait pas grand-chose de ces faits », se désole Dr Ebénézer Sèdégan. [caption id="attachment_94034" align="alignnone" width="450"] La Place Lénine sans la statue[/caption] Si ces monuments demeurent à leur place, leur histoire est peu connue des jeunes. Comment faire pour que leurs enseignements ne s’effacent pas ? Là-dessus, la responsabilité des historiens est engagée. « Au cours des grandes discussions sur le sujet, certaines personnes nous rejettent le tort. Il faut que les jeunes cherchent à comprendre leur histoire », note-t-il. Et pour que cette doléance connaisse une suite favorable, il pense que le gouvernement doit s’y mettre à fond. « En déclarant cette date du 16 janvier, jour mémorable en la fériant, les élèves chercheront davantage à comprendre et à apprendre ce pan de notre histoire. L’histoire n’est pas un conte qu’on raconte en famille. Il faut célébrer le fait. Il faut une stratégie de communication pour réussir le pari », préconise Ebénézer Sèdégan. Il va même plus loin : « Il faudra penser à l’instauration de l’histoire de la révolution et des grands faits du Bénin dans les écoles, comme modules d’apprentissage. On peut également recenser les reliques liées à ces évènements afin de permettre aux jeunes de mieux apprécier l’histoire ». M.A

L’appellation ‘’Place du souvenir’’ est vague

La nouvelle appellation de l’ex-place des Martyrs, baptisée depuis quelques années ‘’Place du souvenir’’, n’est pas du goût du professeur d’université, car le premier toponyme cadre parfaitement avec l’évènement. « C’est un manquement à la mémoire des personnes disparues pendant l’agression du dimanche 16 janvier 1977. Les révolutionnaires ont baptisé les lieux ‘’Place des martyrs’’ pour rendre hommage aux Béninois aussi bien civils que militaires qui ont perdu leur vie dans cette agression », rappelle-t-il. Il trouve que le nouveau toponyme est vague. « Quand on appelle aujourd’hui les lieux ‘’Place du souvenir’’, on lie ce souvenir par rapport à quel évènement ? On veut tordre le cou à l’histoire en faisant ça », se désole-t-il. Pendant la révolution, le 16 janvier était une date de commémoration solennelle. « Cette date était fériée. A l’époque, les armes et documents abandonnés par les mercenaires sur le tarmac de l’aéroport de Cotonou et qui avaient servi de preuves au gouvernement dans ses réquisitoires au niveau des institutions sous- régionales et même au Conseil de sécurité de l’Onu sont exposés », se souvient l’historien. M.A
Société 15 mars 2023


Bitumage de la route Wadon-Adjarra-Mèdédjonou-Porto-Novo: Les travaux exécutés à plus de 53 %
Le chantier d’aménagement et de bitumage de la route Wadon-Adjarra-Mèdédjonou-Porto-Novo et ses bretelles est déjà à un taux de réalisation de 53,5 %. L’heureux constat a été fait, vendredi 10 mars dernier, par le ministre des Infrastructures et des Transports, Hervé Hèhomey, qui a effectué une visite sur le terrain.Constater l’évolution des travaux d’une part et annoncer de bonnes nouvelles aux populations en ce qui concerne le lancement de nouveaux projets d’autre part. Tel est l’objectif de la visite effectuée, vendredi 10 mars dernier, par le ministre des Infrastructures et des Transports, Hervé Hèhomey, sur le chantier d’aménagement et de bitumage de la route Wadon-Adjarra- Mèdédjonou-Porto-Novo et ses bretelles. Hervé Hèhomey s’est réjoui du niveau d’exécution des travaux qui est déjà à un taux de 53,5 %. « Nous sommes venus ici sur instruction du chef de l'État. Nous sommes venus pour examiner les travaux routiers qui sont en cours d'exécution par l'entreprise Adéoti. Les travaux avancent. Nous sommes à un taux d'exécution de 53,5 %. Lorsque nous atteignons ces niveaux d'exécution, nous faisons une visite de supervision que je conduis moi-même, pour apprécier ce qui est fait, voir les améliorations possibles à apporter au projet et prendre en compte les doléances des populations bénéficiaires, et enfin donner les instructions qu'il faut pour achever les travaux. Aujourd'hui, nous avons pu constater que les travaux avancent normalement à la satisfaction de la Mission de contrôle. Tout le monde a apprécié les épaisseurs des matériaux qui sont mis en œuvre. C'est surtout cela qu'il faut observer », a indiqué l’autorité ministérielle. Toutefois, le ministre a demandé que des corrections soient faites par endroits, notamment sur certaines parties de l'ouvrage. La qualité des travaux dans leur globalité est satisfaisante, a noté Hervé Hèhomey qui a félicité la Mission de contrôle et l'a exhortée à continuer pour que dans quelques mois, l’inauguration du joyau soit faite.

Des doléances

Cette descente a permis à Hervé Hèhomey de prendre connaissance de certaines doléances des bénéficiaires, représentés par les députés et les maires. Ces doléances concernent notamment certaines interruptions de terre-plein central. « J'ai instruit la Mission de contrôle à l'effet d'optimiser ces interruptions. Nous avons également quelques aménagements qui ont été souhaités, demandés par les bénéficiaires. Nous avons donné les instructions nécessaires à la Mission de contrôle et à la Société des Infrastructures routières et de l'Aménagement du Territoire (Sirat) qui est le maître d'ouvrage de ce projet, pour que des études subséquentes soient faites et nous allons rendre compte au gouvernement qui décidera de la suite », a expliqué le ministre. Hervé Hèhomey a insisté sur le plaidoyer de la population pour la réalisation de quelques bretelles non prévues dans le projet dont surtout celle de Mèdédjonou qui va à l'embarcadère. Il a tenu à rassurer les uns et les autres. Le ministre promet également d’étudier cette doléance et de rendre compte au gouvernement qui a le dernier mot par rapport à la réalisation de ces aménagements. Le ministre Hervé Hèhomey a saisi l’occasion de cette visite pour annoncer d’autres bonnes nouvelles pour la population des départements de l’Ouémé et du Plateau. Il s’agit du lancement très bientôt de certains chantiers routiers dont les travaux d'aménagement et de bitumage de la route Vakon-Avagbodji-Aguégués ; la reconstruction de la route Porto-Novo-Avrankou-Igolo, la réhabilitation de la route Akpro-Missérété-Dangbo- Adjohoun-Bonou-Ouinhi- Kpédékpo. Le ministre annonce également les travaux de la route Katagon-Avrankou et l’axe Akpro-Missérété-Adjarra, qui seront aménagés en terre de type nouveau, parce que bien construits et bien assainis, surtout dans les traversées urbaines. « Lorsque nous aurions fait tout cela, le gouvernement du président Patrice Talon aura rempli sa mission d'exécution du Pag-2 pour ce qui concerne cette région », a fait observer Hervé Hèhomey.
Actualités 15 mars 2023


Recensement de la population et de l’habitat: Le Rgph 5 lancé, le comité national installé
Les opérations du 5e Recensement général de la population et de l’habitat (Rgph 5) ont été officiellement lancées, ce mardi 14 mars au palais des Congrès. L’installation du comité national qui sera aux manettes est le premier acte de ce processus qui permettra aux gouvernants de disposer d’un outil de décision actualisé, grâce à l’utilisation intensive du digital et du numérique. Sept étapes majeures marqueront le 5 e Recensement général de la population et de l’habitat (Rgph 5) dont le lancement officiel a été fait, ce mardi 14 mars à Cotonou. Il s’agit des travaux préparatoires, la cartographie censitaire, le recensement pilote, le dénombrement général, l’enquête post-censitaire, le traitement et l’analyse des données puis la publication et la dissémination des résultats. Ces différentes phases seront conduites par le Comité national de recensement qui a été installé à la même occasion. Ce comité s’appuiera sur le sous-comité Suivi du recensement, le sous[1]comité Finance et le sous-comité Communication, Publicité et Sensibilisation pour atteindre ses finalités. D’autres organes comme le Comité départemental du recensement, le Comité local du recensement, le Bureau central du recensement interviendront dans ces opérations qui consistent à recueillir, grouper, évaluer, analyser, publier et diffuser des données démographiques, économiques et sociales se rapportant, à un moment donné, à tous les habitants d’un pays. Selon Laurent Mahougnon Hounsa, directeur général de l’Institut national de la statistique et de la démographie (Instad), la principale innovation du Rgph 5 est l’utilisation d’outils électroniques pour la collecte des données aussi bien lors de la cartographie censitaire que pour le dénombrement général. En effet, la cartographie censitaire sera entièrement numérisée avec l’utilisation d’images satellitaires et autres informations géoréférencées et la phase de dénombrement se fera à l’aide des tablettes, grâce à des applications de collecte de données mobiles développées à cette fin. «Cette option qui assure un gain de temps significatif permet également de renforcer la fiabilité des informations qui seront collectées », a-t-il fait savoir. Il informe également que depuis l’approbation par le gouvernement de ces opérations en juin 2022, les premiers travaux avaient démarré. Dans la pratique, la phase pilote se déroulera au cours des mois de mars et avril dans les communes de Cotonou, Covè et Parakou. Pour le reste des 74 communes, les populations seront recensées de mai à septembre prochain.

Inclusif !

Lorganisation  de ce recensement est en phase avec les dispositions légales et règlementaires en vigueur. En dehors de l’assemblée générale des Nations Unies qui recommande la réalisation des recensements à un rythme décennal pour les pays africains, la loi n°2022-07 du 27 juin 2022 portant organisation et règlementation des activités statistiques en République du Bénin exige que ce recensement soit organisé tous les dix ans. Le cadre légal fixe aussi les prérogatives des différents organes dont le Comité national de recensement. Selon l’article 6 du décret 2022-349 du 22 juin 2022 portant organisation du 5e recensement général de la population et de l’habitat en République du Bénin, le Comité national de recensement présidé par le ministre de l’Economie et des Finances est l’organe d’orientation et de supervision des activités préparatoires et techniques de ces opérations. Il est constitué de représentants de plusieurs institutions de la République ainsi que des différents groupes socioprofessionnels. Il est revenu à Hermann Orou Takou, directeur de cabinet du ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances de préciser les prérogatives de cette structure. Selon lui, « le Comité national du recensement a pour mission d’assurer la préparation et le contrôle de l’exécution » du recensement. Quant au bureau central, c’est une structure opérationnelle spécialisée créée au sein de l’Instad, dont le rôle est la préparation, la mise en œuvre, la coordination, le suivi et l’évaluation de toutes les activités du recensement. Cette instance détermine, élabore la méthodologie de l’opération et assure le traitement des données ainsi que l’analyse et la publication des résultats.

Démarrage immédiat

« Le Rgph5 ne souffrira pas de financement ; car notre gouvernement a voulu en faire une opération de souveraineté nationale. Cette volonté se manifeste à travers la mise à disposition d’un montant conséquent s’élevant à plus de 40 % du budget global », a souligné le directeur de cabinet du ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances. Cette cagnotte, a-t-il indiqué, a permis de financer les travaux préparatoires, l’acquisition d’une partie importante des matériels et équipements indispensables à la réalisation de l’opération, etc. Dans le même temps, la mobilisation des ressources auprès des par tenaires techniques et financiers avec le Fonds des Nations unies pour la population comme chef de file, se poursuit avec célérité. « Tous les voyants sont au vert pour la réussite du recensement », a conclu Hermann Orou Takou avant d’inviter les populations à participer à cette opération capitale pour le développement du pays n
Société 15 mars 2023


Conférence sur le LinkedIn local: Un creuset d’échanges pour les entreprises et les candidats à l'emploi
Comment tirer parti de LinkedIn pour asseoir son expertise et bâtir sa notoriété grâce à son image de marque pour décrocher des opportunités d’affaires ou professionnelles ? C’est le thème de la conférence sur le LinkedIn Local prévue pour le 18 mars prochain à Cotonou.« Comment tirer parti de LinkedIn pour asseoir son expertise et bâtir sa notoriété grâce à son image de marque pour décrocher des opportunités d’affaires ou professionnelles ? » C’est autour de ce thème que vont se réunir les acteurs du numérique lors de la conférence sur le LinkedIn local le 18 mars prochain à Cotonou. Cette rencontre qui se veut un moment de partage d’expériences et de réseautage intervient après deux ans d’interruption du fait de la pandémie de Covid-19, selon Adjaratou Lawani, co-organisatrice de la conférence. «Cette édition se veut une relance exclusive de nos activités dont le grand rassemblement de réseautage, d’information, de formation. Animée par des invités, des professionnels de divers horizons qui viendront parler de leurs expériences sur l’utilisation du réseau LinkedIn dans leurs activités professionnelles, cette conférence a pour but de faire connaître davantage cette plateforme aux participants. «Cette conférence a pour but de nous remettre dans le bain avec cette communauté qui entretemps a connu de fortes expériences et surtout être un creuset d’échanges pour les entreprises, les candidats à l’emploi et les entrepreneurs parce que vous êtes conscients que c’est le réseau qui est le plus important aujourd’hui», poursuit Adjaratou Lawani. Elle indique que ce sera aussi l’occasion pour eux de faire un grand réseautage parce que la communauté béninoise sur LinkedIn depuis 2020 a grandi. « Ceci permettra de resserrer les liens et de pouvoir booster les synergies et la connectivité», a-t-elle noté. Dans la sous-région que ce soit à Lomé, Dakar, Abidjan, Bamako, Brazzaville, ils ont aidé des personnes à organiser ces conférences qui permettent aux professionnels présents sur ce réseau social de pouvoir se réunir dans un endroit pour renforcer les liens et établir des relations de confiance. « Il a été prouvé que les personnes qui assistent au ‘’LinkedIn Local’’ arrivent à conclure des affaires plus rapidement dans une proportion beaucoup plus grande et avoir un réseau de qualité beaucoup plus dynamique », a-t-elle affirmé.

Des opportunités

Adjaratou Lawani souligne que pour décrocher des opportunités, les utilisateurs de ce réseau social doivent être connectés aux personnes qui ont les informations sur ces opportunités. « Quand vous avez l’information, vous avez un coup d’avance sur tout le monde. C’est pour ça que nous exhortons toutes les personnes qui entendront parler du LinkedIn local à soutenir cette initiative pour que nous puissions continuer à créer ensemble ce creuset d’échanges, de réseautage de qualité pour les professionnels et pour que les entreprises puissent trouver facilement les talents par recommandation ou par identification », a-t-elle lancé. Selon elle, pour bâtir sa notoriété grâce au réseau social, il faut être authentique, rester égal à soi-même et parler de ses valeurs et de sa vision. « C’est en vous comportant de ces manières que vous pourrez en même temps débloquer des opportunités et de l’autre côté, bâtir votre notoriété grâce au réseau social », a-t-elle préconisé. Elle a, à cet effet, fait savoir que les candidats à l’emploi ont un intérêt à participer au LinkedIn local au moins une fois dans leur vie pour voir à quoi cela correspond et apprendre comment on l’utilise. Elle précise aussi que les entrepreneurs doivent participer au LinkedIn local pour comprendre comment en tant qu’entreprise, ils peuvent recruter des talents via ce réseau. Une fois qu’ils ont ces talents, comment ils doivent s’occuper d’eux pour qu’ils soient des collaborateurs percutants et performants. « Le réseau social professionnel LinkedIn qui est le premier au monde avec 900 millions d’utilisateurs est un réseau qui leur offre la possibilité de travailler sur tous ces points. Nous leur demandons de venir participer pour voir de leurs yeux cet outil que nous avons utilisé nous-mêmes et qui nous a donné de si bons résultats », a-t-elle conclu.  
Numérique 14 mars 2023


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