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Nouvelles

Conférence sur le LinkedIn local: Un creuset d’échanges pour les entreprises et les candidats à l'emploi
Comment tirer parti de LinkedIn pour asseoir son expertise et bâtir sa notoriété grâce à son image de marque pour décrocher des opportunités d’affaires ou professionnelles ? C’est le thème de la conférence sur le LinkedIn Local prévue pour le 18 mars prochain à Cotonou.« Comment tirer parti de LinkedIn pour asseoir son expertise et bâtir sa notoriété grâce à son image de marque pour décrocher des opportunités d’affaires ou professionnelles ? » C’est autour de ce thème que vont se réunir les acteurs du numérique lors de la conférence sur le LinkedIn local le 18 mars prochain à Cotonou. Cette rencontre qui se veut un moment de partage d’expériences et de réseautage intervient après deux ans d’interruption du fait de la pandémie de Covid-19, selon Adjaratou Lawani, co-organisatrice de la conférence. «Cette édition se veut une relance exclusive de nos activités dont le grand rassemblement de réseautage, d’information, de formation. Animée par des invités, des professionnels de divers horizons qui viendront parler de leurs expériences sur l’utilisation du réseau LinkedIn dans leurs activités professionnelles, cette conférence a pour but de faire connaître davantage cette plateforme aux participants. «Cette conférence a pour but de nous remettre dans le bain avec cette communauté qui entretemps a connu de fortes expériences et surtout être un creuset d’échanges pour les entreprises, les candidats à l’emploi et les entrepreneurs parce que vous êtes conscients que c’est le réseau qui est le plus important aujourd’hui», poursuit Adjaratou Lawani. Elle indique que ce sera aussi l’occasion pour eux de faire un grand réseautage parce que la communauté béninoise sur LinkedIn depuis 2020 a grandi. « Ceci permettra de resserrer les liens et de pouvoir booster les synergies et la connectivité», a-t-elle noté. Dans la sous-région que ce soit à Lomé, Dakar, Abidjan, Bamako, Brazzaville, ils ont aidé des personnes à organiser ces conférences qui permettent aux professionnels présents sur ce réseau social de pouvoir se réunir dans un endroit pour renforcer les liens et établir des relations de confiance. « Il a été prouvé que les personnes qui assistent au ‘’LinkedIn Local’’ arrivent à conclure des affaires plus rapidement dans une proportion beaucoup plus grande et avoir un réseau de qualité beaucoup plus dynamique », a-t-elle affirmé.

Des opportunités

Adjaratou Lawani souligne que pour décrocher des opportunités, les utilisateurs de ce réseau social doivent être connectés aux personnes qui ont les informations sur ces opportunités. « Quand vous avez l’information, vous avez un coup d’avance sur tout le monde. C’est pour ça que nous exhortons toutes les personnes qui entendront parler du LinkedIn local à soutenir cette initiative pour que nous puissions continuer à créer ensemble ce creuset d’échanges, de réseautage de qualité pour les professionnels et pour que les entreprises puissent trouver facilement les talents par recommandation ou par identification », a-t-elle lancé. Selon elle, pour bâtir sa notoriété grâce au réseau social, il faut être authentique, rester égal à soi-même et parler de ses valeurs et de sa vision. « C’est en vous comportant de ces manières que vous pourrez en même temps débloquer des opportunités et de l’autre côté, bâtir votre notoriété grâce au réseau social », a-t-elle préconisé. Elle a, à cet effet, fait savoir que les candidats à l’emploi ont un intérêt à participer au LinkedIn local au moins une fois dans leur vie pour voir à quoi cela correspond et apprendre comment on l’utilise. Elle précise aussi que les entrepreneurs doivent participer au LinkedIn local pour comprendre comment en tant qu’entreprise, ils peuvent recruter des talents via ce réseau. Une fois qu’ils ont ces talents, comment ils doivent s’occuper d’eux pour qu’ils soient des collaborateurs percutants et performants. « Le réseau social professionnel LinkedIn qui est le premier au monde avec 900 millions d’utilisateurs est un réseau qui leur offre la possibilité de travailler sur tous ces points. Nous leur demandons de venir participer pour voir de leurs yeux cet outil que nous avons utilisé nous-mêmes et qui nous a donné de si bons résultats », a-t-elle conclu.  
Numérique 14 mars 2023


Marché de l’Uemoa: Repli de 10,2 % du volume des échanges
La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) a analysé dans son bulletin mensuel des statistiques de janvier 2023, la situation des échanges dans l’espace Uemoa. Il en ressort que le marché interbancaire a enregistré un repli du volume des échanges au cours de la période indiquée.La Bceao relève que : ‘’toutes maturités confondues, le volume moyen hebdomadaire des opérations est passé de 568,4 milliards en décembre 2022 à 510,7 milliards en janvier 2023, soit une baisse de 10,2 %. Et le taux d’intérêt moyen de référence calculé sur le marché interbancaire à une semaine s’est accru de 14 points de base, passant de 3,44 % en décembre 2022 à 3,58 % en janvier 2023’’. Au cours de ce mois de janvier 2023, l’indicateur du climat des affaires s’est maintenu au-dessus de sa tendance de longue période, s’établissant à 101,2, en repli de 0,2 point par rapport à son niveau du mois précédent. En outre, les principaux indicateurs d’activités ont été bien orientés, selon l’institution. Comparé au même mois de l’année précédente, l’indice du chiffre d’affaires dans le commerce s’est accru de 12,3 % en janvier 2023, après une augmentation de 11,6 % le mois précédent. Il est également noté une progression de la production industrielle, qui est ressortie à 2,2 % en rythme annuel en janvier 2023, contre une hausse de 2,1 % un mois plus tôt. Les activités dans le secteur des services marchands ont augmenté de 7,3 % au cours du mois sous revue, après un accroissement de 6,0% le mois précédent. L’institution ajoute que les résultats de l’enquête sur les conditions de banque révèlent une quasi-stabilité des taux d'intérêt débiteurs des banques en janvier 2023 par rapport au mois précédent. Hors charges et taxes, le taux d’intérêt débiteur dans l’Union est ressorti en moyenne à 6,70 % en janvier 2023, contre 6,71 % en décembre 2022. Et s’agissant des taux d'intérêt créditeurs des dépôts à terme, ils sont ressortis en moyenne à 5,36 % en janvier 2023, contre 5,33% en décembre 2022. L’inflation poursuit sa tendance baissière amorcée depuis deux mois. Le taux d’inflation, en glissement annuel, dans l’Uemoa est en effet ressorti à 6,0 % en janvier 2023, après une réalisation de 7,0 % en décembre 2022 et 8,0 % en novembre 2022, le pic ayant été atteint à 8,8 % en août 2022. L’analyse par fonction, par la Bceao, montre que la décélération de l’inflation est observée essentiellement au niveau de la composante des produits alimentaires. En effet, les prix des produits alimentaires ont enregistré une hausse de 7,4 % au cours du mois sous revue, après une augmentation de 10,1 % un mois plus tôt. La décélération amorcée au niveau des produits alimentaires est consécutive à l'arrivée sur le marché des nouvelles récoltes de la campagne 2022/2023, dont la production céréalière serait en hausse de 15,9 %, contre une baisse de 13,1 % l’année précédente. En revanche, les fonctions «Logement » et «Transport» ont connu une accélération des prix, avec des progressions respectives de 6,4 % et 8,8 % en janvier 2023, contre respectivement 5,9 % et 8,3 % le mois précédent. L’évolution des prix au niveau de la composante « Transport » s’explique par le relèvement des prix des carburants observé dans certains pays de l’Union. Quant à la fonction « Logement», l’inflation s’explique par le renchérissement de l'électricité, en particulier au Sénégal, du charbon de bois et du pétrole lampant. Economie 14 mars 2023


Visite de terrain du président nigérien: Bazoum édifié sur l’attractivité du Port de Cotonou
Le Niger est le premier partenaire du Port autonome de Cotonou (Pac). En visite à Cotonou, ce lundi 13 mars, le président du Niger, Mohamed Bazoum, est allé découvrir les activités qui y sont développées, les infrastructures ainsi que les grands projets dont l’aboutissement est prévu pour l’horizon 2025-2026.La visite de Mohamed Bazoum, ce lundi, au Port autonome de Cotonou (Pac) témoigne du grand intérêt que le port représente pour son pays. Le Niger est le premier partenaire du Bénin en matière de trafic avec l’hinterland estimé à 2 314 000 tonnes de marchandises qui transitent par le Pac ; et cela devrait augmenter les années à venir avec les grands projets en cours. La visite du président Mohamed Bazoum au port a été marqué par deux temps forts. Il s’est d’abord imprégné du plan directeur du port et des grands travaux qui y sont prévus. La vision du gouvernement béninois est de porter la capacité du Pac à 25 millions de tonnes à l’horizon 2025-2026. Pour y arriver, douze grands projets seront mis en œuvre. Le directeur général du Pac, Joris Albert Thys, et le ministre des Transports et des Infrastructures, Hervé Hêhomey, ont exposé ces différents projets au chef de l’Etat nigérien et à sa délégation. « Nous avons présenté au président du Niger ce que sera le port à l’horizon 2025-2026. Nous avons insisté sur les questions de performance du port, la gestion des terminaux, tel que cela va se passer, les espaces que nous sommes en train de réaffecter pour une meilleure productivité du port. Nous avons parlé du parc logistique du Grand Nokoué qui sera réalisé à Abomey-Calavi, nous avons présenté la zone logistique portuaire qui est une zone de production à forte valeur ajoutée, etc. », a fait savoir le ministre Hervé Hêhomey. [caption id="attachment_93982" align="alignnone" width="450"] Mohamed Bazoum suivant la présentation du Plan directeur et des grands travaux[/caption] Tous ces projets ont intéressé le président du Niger qui, au passage, a soulevé une préoccupation à laquelle le ministre des Transports et des Infrastructures a apporté une réponse satisfaisante. A l’horizon 2026, avec la mise en œuvre des douze grands travaux, le Port autonome de Cotonou sera doté de nouveaux équipements de pointe et d’infrastructures, grâce à la mise en œuvre d’un ambitieux plan directeur évalué à plus de 600 milliards F Cfa. L’ambition est de faire du port de Cotonou une plateforme logistique moderne, sécurisée, qui n’offre que des services de qualité. Le second temps fort du passage de Mohamed Bazoum a été marqué par la visite des installations du Port autonome de Cotonou. Le président nigérien et sa suite ont pu voir les espaces portuaires, les affectations, les terminaux tels que répartis suivant le nouveau plan directeur. La délégation est repartie toute satisfaite. Actualités 14 mars 2023


Organisation et fonctionnement du Parlement: Les députés de la 9e législature en retraite d’imprégnation
Une retraite de trois jours d'imprégnation et d'immersion sur l’organisation et le fonctionnement de l’institution parlementaire est organisée au profit des 109 députés de la neuvième législature. Elle se tient grâce à l'appui du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud).Présenter aux députés de la 9e législature l’organisation et le fonctionnement de l’institution parlementaire, ses services, ainsi que les procédures et pratiques parlementaires. Telle est la motivation d’une retraite d'imprégnation et d'immersion qui se tient, depuis ce lundi 13 mars, pour finir demain. Les travaux réunissent des élus et cadres de l'administration parlementaire autour de 16 thématiques. Ils s’inscrivent dans une tradition au Parlement qui veut que les nouveaux députés, en début de chaque législature, soient aguerris sur tous les contours de la mission parlementaire. Pour le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, qui a officiellement lancé les assises, cette retraite d'imprégnation et d'immersion en début de législature offre de nombreux avantages aux parlementaires notamment en favorisant la collaboration et la cohésion, en renforçant la compréhension des enjeux clés, en suscitant des pistes de formation et de conseils, en établissant une vision partagée et en encourageant l'innovation et la créativité. Cette rencontre, estime-t-il, « donne l'occasion d’ouvrir des perspectives sur notre mission en tant que parlementaires, en vue de l’améliorer, de partager nos expériences et d'apprendre les uns des autres ». Louis Vlavonou remercie le Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud) qui appuie le Parlement dans le cadre de l’organisation de cette retraite à travers le Projet d'Appui au Renforcement des capacités du Parlement et des organes de gestion des élections (Parcpoge). Pour le représentant résident du Pnud au Bénin, Mohamed Bechir, l’Assemblée nationale du Bénin reste un partenaire privilégié pour son institution. Le Pnud continuera de l'accompagner dans le processus de consolidation de la démocratie et des objectifs de développement durable au Bénin, assure le fonctionnaire onusien. Actualités 14 mars 2023


Journée internationale des droits des femmes : Bolloré Africa Logistics au Bénin se mobilise
A l’occasion de la Journée internationale des droits de la femme, L’Amicale des femmes de Bolloré Africa Logistics au Bénin, a fait don le 04 mars 2023, de six fauteuils roulants neufs, de plus d’une vingtaine de tricycles adaptés aux personnes en situation de handicap, de cannes anglaises et de béquilles axillaires à l’Ong Angeles de la Tierra. Avec ces dons, l’association ambitionne de faciliter le quotidien des personnes à mobilité réduite, qu’elle suit. Le coût total de ces dons est évalué à plus de cinq millions (5 000 000) de francs Cfa. Pour l’entreprise, la journée internationale des droits de la femme est l’occasion de renforcer les engagements de ses collaboratrices, à travers L’Amicale des Femmes, pour apporter des actions concrètes et solidaires en faveur du développement social. « Le 08 mars est réputé dans le monde entier pour être une journée de manifestations diverses pour les droits des femmes. Nous, les femmes exerçant au sein des filiales de Bolloré Africa Logistics au Bénin, saisissons chaque année l’occasion de cette journée pour apporter notre soutien à l’amélioration des conditions de vie de ceux qui nous entourent », souligne Nadine Acacha, déléguée commerciale à Bolloré Africa Logistics. A travers sa charte dédiée à la diversité, Bolloré Africa Logistics au Bénin fait de l’égalité hommes-femmes un des enjeux prioritaires de sa politique des Ressources Humaines. Au quotidien, l’entreprise s’attache à promouvoir les femmes à toutes les échelles de son organisation et tend à augmenter leur part, en leur confiant autant que possible des emplois traditionnellement occupés par des hommes. Aujourd’hui, elles représentent plus de 30 % de ses effectifs.   À propos de Bollore Africa Logistics au Bénin Bolloré Africa Logistics au Bénin est un partenaire portuaire et logistique de référence au Bénin. Opérateur du premier réseau de logistique intégré en Afrique, Bolloré Africa Logistics au Bénin multiplie les efforts et les investissements pour accélérer l’intégration de l’Afrique dans le marché mondial. Au Bénin, l’entreprise emploie près de 1 300 personnes à travers 4 filiales qui déploient leurs activités dans les secteurs logistique et maritime (consignation, manutention, transit). Confiant dans le potentiel de développement du pays, Bolloré Africa Logistics au Bénin investit sur le long terme au Bénin. www.bolloreafricalogistics.com Société 13 mars 2023


Portrait: Florence Gnargo, une malentendante modèle de résilience
Sa position professionnelle actuelle et tout ce qui constitue l’essence de sa vie, Florence Gnargo le doit à sa capacité à dépasser les limites que lui impose la société du fait qu’elle soit devenue malentendante. Depuis, elle se fait porte-voix de l’inclusion des filles et des femmes handicapées.Au laboratoire du service de la transfusion sanguine du Littoral, Florence Gnargo n’est pas une inconnue. Au contraire, elle fait partie des principaux usagers des lieux puisque y étant mutée depuis deux ans pour servir en tant qu’inspectrice d'action sanitaire en analyses biomédicales. Une profession qu’elle exerce depuis 2014 qu’elle est recrutée en tant qu’agent de l’Etat. Seule particularité de la jeune dame, elle est malentendante. C’est donc avec cette barrière sensorielle qu’elle collabore avec ses collègues et offre ses prestations au public comme elle l’avait fait à son ancien poste de responsable de laboratoire au centre de santé de Cobly entre 2014 et 2018 et par la suite au laboratoire du Centre d'information, de prospective, d'écoute et de conseil (Cipec) de l'Atacora. Faire des examens de laboratoire pour répondre aux obligations professionnelles, prêter attention à l’entourage pour comprendre les demandes et exigences et autres tâches restent pénibles. Les stigmatisations et marginalisations ne manquent pas non plus. « Pour faire face aux comportements des gens, je me dis souvent que celui qui aime rabaisser son prochain le fait parce qu'il croit en son for intérieur que l'autre lui est supérieur, et qu'il possède ainsi une faible estime de lui-même. Ce qui fait qu’avec le temps, j’ai appris à être insensible à ces actes », fait comprendre Florence Gnargo, la trentaine révolue et mère de trois enfants.

Adaptation

Positivant les discriminations auxquelles la société l’expose, la jeune dame s’engage à se donner les moyens nécessaires pour mieux réaliser ses ambitions. Très tôt, elle apprend la lecture labiale. Un moyen de défense qui ne tardera pas à donner ses fruits. Dans la pratique, la lecture labiale est une?observation délibérée ou intuitive des lèvres de l’interlocuteur?qui permet à la personne malentendante de reconnaître les mots qu’il emploie. Avec un peu de pratique et beaucoup de patience, les mots peuvent être compris presque sans vocalisation. L’importance de la prononciation chez l'interlocuteur est donc capitale pour faciliter sa compréhension. Le locuteur peut ainsi contribuer à faciliter le dialogue avec une personne atteinte de surdité : il doit articuler correctement et avoir le bas du visage bien dégagé afin de permettre la lecture maxillo-faciale. Selon les spécialistes, lorsqu’elle est parfaitement maîtrisée, la lecture labiale constitue pour les personnes sourdes et malentendantes une aide précieuse dans la compréhension des conversations. Florence Gnargo ne se limitera pas à cet apprentissage. Elle ira plus loin en allant à l’école de la langue des signes. Ce qui lui permettra de cerner totalement son environnement. Alliant ambition et moyens, elle sollicite les services d’un expert de l’école des sourds-muets d’Agla à Cotonou qui lui apprend la langue des signes. Désormais, de ses doigts, elle peut échanger plus facilement avec les habitués de ce mode de communication. Ces atouts lui seront utiles sur différents fronts. Militante des droits humains, Florence est fondatrice et membre du conseil de surveillance de H-women, une initiative de l’Ong Calvif. « Notre mission est de lutter pour les droits de la femme et de la fille en situation de handicap. Jusqu'à présent, nous avons mené une série de plaidoyers dont le but est de favoriser une meilleure inclusion de la femme et de la fille en situation de handicap », indique-t-elle. Mais le challenge particulier concernant les sourds, c’est de sensibiliser les chaînes de télévision à avoir recours à des interprètes en langue des signes comme le fait la télévision nationale. Dans cette lutte, elle reçoit favorablement les nouvelles lois protectrices de la fille et de la femme et espère une vaste sensibilisation des populations.

Au nom des autres

Pour elle-même, Florence n’a plus rien à prouver sur ses compétences et capacités intrinsèques à surmonter les stigmatisations. Mais elle se refuse l’autosatisfaction. C’est ce qui l’a d’ailleurs poussée à acquérir les compétences propres aux personnes déficientes auditives comme elle. Dans la foulée, elle change d’avis pour que son silence ne soit pas comme une caution à l’amplification des comportements malsains envers les handicapés. « J’ai fini par me rendre compte qu'il faut mener une lutte contre ces genres de comportements. C’est d’ailleurs ce qui m'a motivée à militer pour les droits de la femme et de la fille en situation de handicap, parce que je connais ce sentiment d'injustice», explique-t-elle. Mieux, elle s’identifie à ces milliers de handicapés qui souffrent en silence malgré leurs potentialités. « Je rencontre souvent le problème de communication ; quand bien même je fais la lecture labiale, il n'est pas toujours évident que mon interlocuteur ait la patience qu'il faut pour communiquer avec un malentendant. Je fais aussi face aux stéréotypes construits autour du handicap, comme "elle n'entend pas, elle ne peut pas être notre responsable", "elle n'entend pas, qu'est-ce qu'elle peut bien faire ?" ; même si ceux qui le disent savent que je suis compétente. Et c'est ce que vivent les personnes en situation de handicap », illustre Florence avec des exemples à l’appui. En 2005, au moment des résultats du Baccalauréat au Ceg 1 d’Abomey-Calavi qu’elle avait fréquenté, un camarade à elle s’était étonné de sa présence sur les lieux de la délibération. La réussite de la malentendante lui fera comprendre qu’il se trompait. Plus tard, des collègues de service lui feront savoir qu’elle n’obtient « tout ce qu’elle a que par faveur ». Ce qui, si elle n’y prenait garde, pouvait annihiler sa détermination. Pourtant, depuis son jeune âge, Florence n’a fait que se battre, même là où il ne le fallait pas.

Le succès au bout de…

La vie n’a presque rien donné à Florence gratuitement. Elle n’a pu commencer l’école que grâce à sa détermination. Présentée à l’administration scolaire du cours primaire dans la commune de Kouandé par son père, elle n’a pu avoir accès à la classe. La maitresse mettait surtout en cause son âge puisqu’elle n’avait pas encore six ans. Le même scénario sera repris maintes fois, mais avec des pleurs à l’appui, la petite fille contraindra toujours son père à la ramener à l’école pour l’y inscrire. Ses supplications finiront par avoir un écho favorable auprès des responsables de l’école. « Je pleurais à la maison devant ma mère, et me rendais aussi à la gendarmerie pour faire de même devant mon père et ses collègues. Il finit par négocier avec le directeur de l’école qui n’était autre que notre voisin et ce dernier accepta que je commence le Cours d’initiation (Ci) sans être inscrite », se souvient-elle. Coup d’essai, coup de maitre. Les premiers résultats de la nouvelle écolière et ses aptitudes ont tôt fait de séduire la maitresse qui n’a pas boudé le plaisir de régulariser sa situation. Mais la satisfaction de la famille Gnargo sera de courte durée. «Cette même année scolaire, mon père fut muté. Il fallait du coup m’inscrire dans une autre école. Mais hélas, la directrice de l’école primaire de Kandévié à Porto-Novo ne voulait pas m’accepter du fait de mon âge trop jeune, selon elle ; elle me fit à nouveau passer un autre test avant de capituler finalement face à mes résultats », raconte Florence. Et ce fut le début de son cursus scolaire parsemé de difficultés particulières.

Voici le handicap !

Contrairement à bien de personnes malentendantes, Florence ne l’était pas à la naissance. Elle l’est devenue bien plus tard. Du moins totalement. Sa surdité s’est instaurée progressivement. Déjà au cours primaire, elle observait les premiers signaux de ce mal qui s’est amplifié en classe de terminale. Mais cela n’était point un blocage pour elle puisqu’elle réalise un parcours sans-faute sur toute la ligne. Mais pour y parvenir, il lui a fallu user de stratagèmes pour s’adapter aux réalités que lui imposait sa situation. « Au fil du temps, j’ai abandonné les mathématiques. Ayant commencé par ne plus entendre la voix du professeur, j’ai complètement chuté en maths. Puisque je ne pouvais plus entendre, je devrais donc essayer avec la mémorisation, le « buching » comme on le dit couramment, lire plusieurs fois, peut-être à haute voix avant de pouvoir garder un peu ; ce qui fait que j’ai dû abandonner mes autres centres d’intérêts comme la chorale, le volley-ball, la couture et le tricotage pour pouvoir me concentrer sur les études », informe-t-elle. Avec cette ardeur, elle décroche le Bac et se retrouve dans les méandres de l’université où elle dut s’inscrire en Chimie-Biologie-Géologie (Cbg) à la Faculté des sciences techniques (Fast) en lieu et place de la médecine ou Analyses biomédicales (Abm), qui était la carrière qu’elle nourrissait d’embrasser. La licence en Biochimie biologie moléculaire et application en poche, elle ne renonce pas à son désir de travailler dans les laboratoires et se projetait pour un master en Biochimie. Mais une fois encore, le sort lui a fait quitter ce chemin. «Nos responsables académiques voulaient former des jeunes capables de prendre la relève dans la recherche en santé. Du coup, tout mon master était focalisé sur la recherche en santé », indique Florence Gnargo. Sachant rendre favorable à elle tout vent, elle accède à leur requête. Au terme de ses études, elle passe le concours de recrutement dans la fonction publique et se retrouve dans les laboratoires. Cependant, elle garde ferme sa volonté de s’implanter dans la recherche en santé.
Société 13 mars 2023


Encadrement technique des Guépards du Bénin: Rohr justifie sa liste contre le Rwanda
L’objectif de Gernot Rohr, nouveau sélectionneur des Guépards, c’est de qualifier le Bénin pour le mondial 2026. Il l’a fait savoir, vendredi 10 mars dernier, lors d’une conférence de presse où il a rendu publique sa liste pour la double confrontation contre le Rwanda. Face aux hommes des médias, vendredi 10 mars dernier, Gernot Rohr, nouveau sélectionneur des Guépards, a dévoilé son objectif avec le Bénin pour les trois prochaines années avant de dévoiler sa liste pour la double confrontation contre le Rwanda. Entre l’ambition de faire qualifier le Bénin pour la Coupe du monde 2026 et la volonté de finir les éliminatoires de la Can Côte d’Ivoire 2023 en beauté, le technicien franco-allemand compte tisser la nouvelle corde au bout de l’ancienne pour bâtir une équipe compétitive. C’est pourquoi, pour les deux prochaines journées des éliminatoires contre le Rwanda, Gernot Rohr a fait appel à 25 joueurs dont les cadres comme Stéphane Sèssègon, Khaled Adénon et Steve Mounié mais aussi les jeunes comme les Guépardeaux juniors Dodo Dokou, Imourane Hassane et autres, quart de finalistes de la Can U20-Egypte 2023. Face aux préoccupations des journalistes sur ses choix, il se justifie. « Nous ne pouvons pas lancer rien que les jeunes maintenant », a-t-il fait remarquer. Il croit à un passage de témoin progressif entre l’ancienne et la nouvelle génération. « Au Nigeria, les Mikel Obi, Victor Moses et autres ont laissé progressivement la place aux plus jeunes comme Victor Osimhen », a-t-il justifié. Pour lui, à 38 ans, à défaut d’être titulaire, le capitaine Stéphane Sèssègnon peut beaucoup apporter en termes d’expérience aux jeunes. « Son rôle est plus en dehors du terrain, car c’est un cadre important qui sera là pour encadrer les plus jeunes », a-t-il ajouté. Il n’est pas question pour Gernot Rohr de faire impasse sur la Can Côte d’Ivoire 2023. « Tout est encore possible pour la Can 2023 mais l’objectif de la fédération et du ministère, c’est de qualifier le Bénin pour la Coupe du monde 2026. C’est aussi notre ambition», a-t-il souligné, conscient que le Bénin part avec beaucoup de retard. Selon l’ancien sélectionneur des Super Eagles, il faut y croire jusqu’au bout. « Si on gagne le prochain match, tout reste ouvert », ajoute-t-il avec la forte conviction qu’on a besoin de rêver grand pour réaliser des prouesses en football. Et pour y arriver, Gernot Rohr veut faire avec le potentiel offensif en présence et les jeunes joueurs comme Dodo Dokou Imourane Hassane qui ont fait belle impression à la Coupe d’Afrique des Nations U20-Egypte 2023. « On va les lancer et leur donner leur chance », confie-t-il. Pour le nouveau sélectionneur, les joueurs sont conscients que c’est un nouveau départ. « J’ai échangé avec la plupart des joueurs de la sélection nationale et ils sont prêts et motivés pour le nouveau projet », rassure-t-il.

Un staff étoffé

Sans dévoiler tous les termes de son contrat avec le Bénin, Gernot Rohr invite le public sportif à croire en sa parole. « Je n’ai rien signé pour le moment. Ma parole vaut plus que ma signature », a déclaré Gernot Rohr qui dit avoir trouvé un accord de 3 ans avec les autorités béninoises à Paris. En dehors de Moussa Latoundji qui fera office de sélectionneur adjoint, Gernot Rohr pense travailler avec un staff étoffé notamment avec Nabil Trabelsi, qui avait été son assistant quand il était à la tête du Nigeria. « Il y aura aussi un ostéopathe et un préparateur physique qui étaient avec moi depuis le Gabon, un analyste vidéo et aussi un entraîneur des gardiens qu’on m’a demandé d’emmener avec moi », a-t-il déclaré. Par ailleurs, Gernot Rohr compte poursuivre avec l’ancien staff médical. « On m’a dit beaucoup de bien du staff médical en place et il n’y a pas de raison de changer », a-t-il fait savoir. Acculé par les journalistes sur son salaire, le Franco-Allemand fait cette mise au point : « Ici au Bénin, je gagnerai la moitié de ce que je gagnais au Nigeria parce que je ne viens pas pour l'argent. Il faut être raisonnable, humble et je veux donner l'exemple moi-même», a-t-il conclu.
Sports 13 mars 2023


Douanes béninoises: 548 milliards F Cfa de recettes réalisées en 2022
A la célébration de la Journée internationale de la Douane, vendredi 10 mars à Cotonou, Alain Hinkati, directeur général des Douanes béninoises, a annoncé que son institution a réalisé des recettes de l’ordre de 548 milliards F Cfa en 2022. Des performances qui dépassent les prévisions. l’Etat. Au lieu de 440 milliards F Cfa émis comme prévisions de recettes pour l’année 2022 à la base puis revues à la hausse à 539 milliards F Cfa, 548 milliards F Cfa ont été mobilisés par les agents à travers leurs différentes unités. Ceci laisse constater un taux de réalisation de 102%. En comparant ce résultat à celui de l’année précédente qui s’élevait à 440 milliards F Cfa, on note une augmentation de 108 milliards F Cfa, correspondant à une embellie de 24,35 %. Ceci en dépit des mesures sociales prises par le gouvernement pour répondre efficacement aux conséquences de la crise économique née de la guerre en Ukraine. C’est le point présenté par le directeur général de la Douane, ce vendredi 10 mars, lors de la célébration en différé de la Journée internationale de la Douane dont le thème était « Nourrir la prochaine génération: promouvoir une culture de partage des connaissances et de fierté professionnelle dans la Douane ». Mais ces recettes auraient été bien meilleures s’il n’y avait pas eu les mesures sociales du gouvernement. Selon Alain Hinkati, si ce n’était le renoncement à la perception des droits et taxes de douane sur certains produits de grande consommation en l’occurrence les hydrocarbures qui s’évaluent à 102 milliards F Cfa, le niveau des recettes douanières aurait été de 649 milliards F Cfa, soit un taux de réalisation de 120,41% et une augmentation de 200 milliards F Cfa par rapport à 2021. Au niveau des autres activités qui relèvent des prérogatives des Douanes, la moisson n’est pas moins abondante. Ainsi, des actions remarquables ont été menées dans les domaines de la protection de l’économie nationale et la sécurisation de la chaîne logistique. Entre autres, on peut citer la saisie de près de 30 000 kg de produits pharmaceutiques, 4 500 kg de chanvre indien et 59 000 kg d’intrants agricoles de contrebande.

Au nom des réformes

Si des performances aussi reluisantes ont été enregistrées, c’est grâce aux réformes menées par le gouvernement. Ces réformes ont d’ailleurs généré bien d’autres résultats. Entre autres, le directeur général de la Douane cite la mise en œuvre du Programme national des Opérateurs économiques agréés (Oea), la mise en ligne de Sydonia World qui permet aujourd’hui aux commissionnaires en douane agréés d’avoir accès sans contrainte à l’outil de dédouanement sans se déplacer, le démarrage de la digitalisation de la gestion des demandes d’exonérations, l’élaboration d’un nouveau projet de décret définissant les conditions d’agrément des Commissionnaires en douane agréés (Cad) et la poursuite de l’interconnexion. Alain Hinkati n’oublie pas le renforcement de la surveillance maritime et du contrôle des frontières terrestres avec le démarrage du projet d’installation des équipements de vidéo surveillance au niveau des recettes des Douanes de Kraké-plage et Hillacondji, le maintien de la certification aux normes internationales Iso 9001, version 2015 ; etc. Revenant au thème de la Journée internationale de la Douane, le numéro 1 des disciples de Saint Mathieu indique que le « thème choisi s’inscrit dans l’approche qui consiste à placer le capital humain, et en particulier la nouvelle génération, au cœur des réformes mises en œuvre pour moderniser les administrations douanières ». Il a alors exhorté ses éléments à des comportements exemplaires. Le directeur central de supervision des régies financières ira dans le même sens. Peter Ruyumbu Rukera, représentant le ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances, appellera les douaniers à la probité. « C’est le seul moyen pour vous rendre fiers de votre travail », a-t-il indiqué ■
Actualités 13 mars 2023


Célébration de la femme à la Fececam-Bénin: Des engagements pour la promotion du genre grâce à la digitalisation
La commémoration de la Journée internationale des droits de la femme, a été, samedi 11 mars dernier à Parakou, des moments de grandes retrouvailles pour le personnel féminin du Réseau Fececam-Bénin. « Le digital à la Fececam-Bénin : une réalité et un excellent moyen d’intégration de l’approche égalité femme-homme », tel est le sujet de réflexion du panel animé à cette occasion.Créé depuis 1977, que de chemin parcouru et de résultats obtenus par le Réseau Fececam-Bénin, grâce également à l’approche genre ! D’où l’organisation, samedi 11 mars dernier à Parakou, de ces grandes retrouvailles au profit de son personnel féminin, dans le cadre de la commémoration de la Journée internationale des droits de la femme. Au-delà de son caractère festif, cette rencontre a été celle d’une retraite et de remise en cause avec comme point d’honneur, un engagement réaffirmé de continuer à accorder une grande attention à la promotion des droits de la femme au sein du réseau. A cela s’ajoute celui pris par les femmes présentes de se rendre disponibles pour accompagner le processus de la digitalisation complète en cours au niveau de leur structure considérée comme la reine de la microfinance au Bénin. « Cet événement intervient dans un contexte mondial marqué par l’imposition spectaculaire des technologies de l’information et la communication, avec un écart considérable entre les sexes en matière d’accès au numérique, empêchant la grande majorité des femmes et des filles de jouir pleinement des avantages des innovations technologiques », a précisé le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, procédant à l’ouverture des festivités. Cet écart dénommé fracture numérique a pour conséquence, a-t-il déploré, l’augmentation des inégalités socio-économiques au détriment de la gent féminine, une entrave au développement d’un pays. « La commémoration de cette journée nous donne de plus en plus l’occasion de dresser un bilan des progrès réalisés, d’appeler à plus de changements, puis de célébrer les actes de courage et d’abnégation accomplis par certaines femmes dans l’histoire de leur pays, de leurs communautés et de leurs entreprises comme la Fececam », fait observer le directeur général du réseau, Clément N’Koupin Yadonta. « Le thème de cette année vise à souligner combien les nouvelles technologies sont aujourd’hui essentielles pour l’égalité des sexes, l’émancipation des femmes, la pleine jouissance de leurs droits humains et l’éradication de la pauvreté », poursuit-il. Il met, selon lui, également l’accent sur les moyens modernes et digitaux, pour accélérer les programmes de développement durable à l’horizon 2030. A travers le sujet de réflexion retenu pour le panel animé par Christian Gnancadja, le directeur général du réseau a perçu trois points de responsabilité. Le premier, c’est la transformation digitale de la Fececam comme vecteur essentiel de la facilitation de l’accès aux services financiers surtout pour les femmes en milieu rural. Quant au deuxième point, il concerne les politiques et pratiques vertueuses dans le domaine du numérique et qui favorisent l’éducation, la formation et la promotion des femmes à des postes de décisions. Enfin, le troisième point porte sur le rôle d’inducteur de la croissance pour toutes et pour tous.

Un moyen d’intégration

Cette commémoration, a rappelé la présidente du comité d’organisation, Mouibatou Aboudou Gado, vise à créer un creuset puis à favoriser une unité d’actions entre les femmes du réseau. Il s’agit également de promouvoir le leadership au sein de ces femmes et de faire le bilan des progrès réalisés grâce à leur implication. Selon elle, la présente commémoration offre également l’occasion aux femmes d’exprimer leur reconnaissance au directeur général du réseau qui s’apprête à faire valoir ses droits à la retraite. Ce dernier les aura agréablement marquées, en les manageant afin qu’elles puissent donner le meilleur d’elles-mêmes. En témoignent, insiste-t-elle, la nomination de deux de leurs collègues au Codir, et celle de plus d’une dizaine d’autres comme chefs d’agence et gestionnaires de budget. Les femmes ont eu droit aux mots d’exhortation des responsables du Fonds national de la micro-finance et du Consortium Alafia, l’Association professionnelle des services financiers décentralisés. A leurs côtés, elles avaient également leurs collègues hommes venus les soutenir. En marge de cette célébration, la ville de Parakou a vibré, vendredi 10 mars, au rythme de la caravane organisée dans le cadre de la promotion du nouveau produit de la Fececam-Bénin, Danaya cash.
Société 13 mars 2023


Transparence budgétaire sectorielle: Le rapport d’évaluation pilote exercice 2021 validé
  Le réseau Social Watch Bénin a validé son rapport d’évaluation pilote de la transparence budgétaire dans les secteurs santé, éducation (enseignements maternel et primaire), affaires sociales, eau et assainissement pour l’année 2021. C’était vendredi 10 mars à Cotonou après de riches amendements du document présenté.En matière de transparence budgétaire sectorielle pour l’année 2021, des efforts restent à faire. C’est ce qui ressort du rapport d’évaluation pilote validé après de riches amendements opérés par les acteurs de la société civile réunis au sein du réseau Social Watch Bénin et des cadres des ministères des secteurs santé, éducation (enseignements maternel et primaire) affaires sociales, eau et assainissement concernés. Dans la présentation des résultats, Bonaventure Kiti, chef projet à Social Watch Bénin, a expliqué qu’à chaque période de deux ans, le Bénin se soumet à un exercice d’évaluation en matière de transparence budgétaire. Pour l’année 2021, les résultats ont montré que le Bénin a fait de grands progrès en matière de transparence budgétaire. Mais les résultats au niveau des secteurs sociaux tels que la santé, les affaires sociales, l’éducation, l’eau et l’assainissement ne suivent pas la même tendance. Selon lui, « il y a beaucoup à faire au niveau sectoriel ». Il a expliqué cet état de choses notamment par la non disponibilité de l’information détaillée sur une plateforme en ligne pouvant permettre d’y accéder librement. A l’en croire, cela signifie non pas que les acteurs intervenant dans ces secteurs ne travaillent pas mais plutôt qu’ils ne donnent pas libre accès à l’information budgétaire pour que l’on puisse la consulter, l’analyser et faire des propositions alternatives pour le bien-être des populations. « On n’a pas besoin d’aller déambuler dans les couloirs de l’administration pour l’avoir », a-t-il insisté. Après avoir précisé que 43 indicateurs ont été évalués, il a ajouté que ce dysfonctionnement affecte « la participation du public au processus budgétaire au Bénin, qui demeure encore faible avec un score de 28 sur 100».

Contexte

Par ailleurs, Bonaventure Kiti a relevé que « les informations agrégées contenues dans les différents documents budgétaires publiés ne permettent pas une bonne appréciation aussi bien des ressources mises à la disposition des secteurs que des dépenses effectuées dans lesdits secteurs, que de l’effectivité de la destination des allocations budgétaires ». Situant la séance dans son contexte, Camille Yabi, représentant de la présidente de Social Watch Bénin, a précisé qu’elle s’inscrit dans le cadre du projet ‘’Accroître la transparence et la participation des citoyens dans le processus budgétaire au Bénin’’ mis en œuvre par ce réseau à travers le projet « Réforme des Finances publiques pour l’atteinte des Odd et le Renforcement de la Mobilisation des recettes de l’Etat » (ReFORME). A l’en croire, l’évaluation est l’aboutissement d’un processus marqué par la formation des membres de la société civile sur la méthodologie du Module sectoriel de la transparence budgétaire assurée en ligne par un expert d’International Budget Partnership (Ibp). Ensuite, a-t-il ajouté, le processus s’est poursuivi avec « la collecte d’informations par quatre évaluateurs au niveau de la direction générale du budget d’une part, et des chaînes budgétaires des ministères en charge de l’Eau, de la Santé, des Affaires sociales et de l’éducation d’autre part. Il a noté qu’à la fin du processus lors de l’atelier du 16 décembre à Ouidah, des recommandations ont été faites à l’expert pour adapter le module sectoriel aux exigences légales du Bénin en matière budgétaire. Par Alain ALLABI
Actualités 13 mars 2023


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