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Nouvelles

Projet ma formation, mon métier, mon avenir: Deux documents de mise en œuvre validés
Les membres du comité directeur du projet Ma formation, mon métier, mon avenir (3M) ont approuvé les plans de sa mise en œuvre et de travail annuel 2023. Les documents ont été validés à la faveur d’une réunion du comité tenue, ce mardi 28 février, à Cotonou. C’est par acclamation que les membres du comité directeur du projet Ma formation, mon métier, mon avenir (3M) ont validé les plans de mise en œuvre et de travail annuel 2023 dudit projet. Les documents ont été approuvés à l’issue de la première réunion du comité directeur tenue, ce mardi à Cotonou. Pour les acteurs impliqués, il s’agit d’un pas de plus vers l’exécution du projet. 3M est une initiative visant à renforcer le pouvoir économique des jeunes hommes et femmes vulnérables, incluant filles et garçons. Le projet est financé par le Canada et sera mis en œuvre dans les départements de l’Atlantique, du Mono, du Zou, des Collines et du Couffo. A terme, il contribuera à réduire les multiples obstacles auxquels les jeunes, en particulier les femmes et les filles, sont confrontés avant, pendant et après leur formation professionnelle et qui réduisent leurs possibilités d’emploi. Le projet facilitera également leur intégration sur le marché du travail, en particulier dans les emplois non traditionnels et les emplois verts. Lors de la réunion du comité directeur, les membres ont suivi des présentations du projet ainsi que de ses plans de mise en œuvre et de travail annuel 2023. Après plus de quatre heures d’échanges , ils ont validé les deux documents, à la grande satisfaction de tous les acteurs impliqués. Dans son mot de clôture, Myriam Pierre-Louis, cheffe de Coopération à Affaires mondiales Canada, représentant la partie canadienne a, entre autres, insisté sur la prise en compte des recommandations formulées dans le document final. Un aspect que le directeur du projet 3M, Théodore Hounkpatin, ne perd pas de vue. « Nous allons intégrer les différentes observations et recommandations, puis renvoyer les documents à Affaires mondiales Canada pour avis final. C’est suite à cela qu’on sera vraiment autorisé à déployer notre intervention dans les départements ciblés…», a-t-il indiqué, ajoutant que l’équipe du projet travaille déjà sur certains points qui ont fait l’objet de recommandations. « …Ce sont des recommandations qui vont nous aider à bonifier le document et à pouvoir déployer nos interventions sur le terrain avec aisance et efficacité », a précisé Théodore Hounkpatin. Le projet 3M a une durée de vie de six ans. Il est constitué de trois composantes, à savoir Droits à l’éducation et à l’emploi décent; Formation professionnelle de qualité répondant aux besoins du secteur de l’emploi sensible au genre et à l’environnement et Services d’insertion socioprofessionnelle de qualité, sensible au genre et à l’environnement. Ces trois composantes seront mises en œuvre par trois organisations que sont : Education internationale, le Forum africain des Femmes éducatrices du Bénin (Fawe-Bénin) et le Réseau national de la société civile pour la promotion de l’entrepreneuriat et l’emploi des jeunes du Bénin (Renej). « Le projet 3M est en cohérence avec la vision globale du gouvernement notamment dans le sous-secteur de la formation technique et professionnelle...», s’est réjoui Denga Sagui, directeur adjoint de cabinet du ministre en charge des Enseignements secondaire, Technique et de la Formation professionnelle. Il a également insisté sur la nécessité pour chacune des parties prenantes de respecter les clauses contractuelles, de veiller à la répartition efficace et efficiente des ressources et d’éviter d’éventuels chevauchements des différents bailleurs. Des points qui font aussi partie des recommandations formulées par les membres du comité directeur■ Actualités 01 mars 2023


Sécurisation des espaces frontaliers dans le golfe de Guinée: Le renforcement de la coopération comme principal outil
A travers le séminaire régional qui se déroule, depuis ce mardi à Cotonou, les participants vont renforcer leurs mécanismes de coopération pour mieux assurer la sécurisation des espaces frontaliers et la gestion de la mobilité pastorale dans le nord des États du golfe de Guinée. « Quelles formes de coopération pour la sécurisation des espaces frontaliers et la gestion de la mobilité pastorale dans le nord des États du golfe de Guinée ?». C’est le thème au centre de la rencontre régionale qui se tient du 28 février au 1er mars 2023. Durant ce séminaire, les experts passeront en revue les grands enjeux liés à la sécurité transfrontalière et à la mobilité pastorale, afin de déboucher sur des pistes de solutions pouvant aider à la prise de décisions concrètes et applicables par les gouvernants. Ces assises se veulent être un cadre d’échanges et de concertation entre des pays partageant certaines réalités. « Le présent séminaire se veut être un cadre d’échanges et de concertation entre pays partageant en commun certaines réalités sociales et culturelles en vue de faire efficacement face aux enjeux sécuritaires transversaux, lesquels constituent des défis majeurs dans nos espaces frontaliers. La transhumance y prend bien évidemment une place prépondérante », a déclaré Alassane Séidou, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, hier en lançant les travaux. Il n’a pas manqué de souligner que la rencontre s’ouvre dans un contexte particulier marqué par des incursions régulières de groupes armés terroristes dans plusieurs pays du golfe de Guinée avec une volonté affichée de conquête de leurs côtes. « Les configurations géographiques complexes de nos patrimoines frontaliers, les discontinuités qui s’y observent en termes de développement, de construction d’infrastructures et d’attractivité, les inégalités en matière d’opportunités pour les jeunes et les femmes, le manque et lorsqu’ils existent, le non-respect des couloirs érigés pour assurer la mobilité pastorale sont autant de facteurs de perturbation de la quiétude indispensable au développement harmonieux de nos communautés », explique le ministre. Il invite les participants à faire preuve d’innovation, d’ingéniosité et de productivité afin d’aboutir à des propositions novatrices et bénéfiques pour toute la sous-région. C’est le même appel qu’a lancé l’ambassadrice de l’Union européenne au Bénin. Selon Sylvia Hartleif, il est important de favoriser le partage d’analyses et d’expériences sur les stratégies et de soutenir l’émergence d’une position commune entre les Etats. « C’est en travaillant que nous pouvons faire la différence », a fait savoir l’ambassadrice. Le chef de coopération et chef de mission adjoint de l’ambassade des Pays-Bas ne dira pas le contraire. « Si le terrorisme au Sahel nous a appris quelque chose, c’est que nous avons souvent réagi trop peu et trop tard », a fait observer Antonie de Kemp. Pour ce faire, il invite à investir pour prévenir et éviter d’avoir des problèmes plus grands et à renforcer la coopération ■ Actualités 01 mars 2023


Programme de vérification de la conformité: Un nouvel instrument pour garantir la qualité des produits
Le gouvernement s’assure de la qualité des produits importés ou manufacturés localement et déversés sur le marché. La mise en œuvre du programme de vérification de la conformité desdits produits est enclenchée, et le ministère de l’Industrie et du Commerce a organisé les séminaires de formation à l’intention des parties prenantes, les 27 et 28 février à Cotonou.Parti du fait qu’il s’observe l’importation et la fabrication de divers produits de qualité relativement douteuse, ceci en dépit de l’existence des standards et normes communautaires, le gouvernement a recours à Cotecna, l’un des leaders mondiaux dans le domaine du contrôle, de l’inspection et de la certification. Cette décision du Conseil des ministres du 27 juillet 2022 entre progressivement dans sa phase active. Les différentes parties prenantes de la chaîne de commerce, associées à la mise en œuvre du programme de vérification de la conformité des divers produits, ont été renseignées sur les dispositions prises par Cotecna. Ce partenaire a pour mission de renforcer les infrastructures qualité nationales et les entreprises locales, dans la perspective de garantir le bien-être de la population relativement à la qualité des produits mis sur le marché. A en croire Ebo Sacramento, directeur adjoint de cabinet du ministre de l’Industrie et du Commerce, c’est afin de corriger le tir au regard des produits de qualité douteuse et de garantir aux consommateurs la mise sur le marché national de produits répondant aux prescriptions et qualité exigées que le Conseil des ministres a autorisé le recours à un prestataire de renommée internationale en matière de vérification de la conformité. Compétitivité des acteurs locaux Son intervention, indique-t-il, va permettre d’identifier pour ce qui concerne les produits importés les différents aléas qui pourraient advenir à l’occasion de leur transport vers le Bénin par voies terrestre, maritime et aéroportuaire. Cette intervention va également favoriser la création d’emplois et l’amélioration de la compétitivité des acteurs locaux. « Cet appui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre d’un des objectifs du Programme d’action du gouvernement, celui relatif à une meilleure protection des consommateurs pour améliorer la qualité et la compétitivité des produits », a indiqué Ebo Sacramento. Le programme de vérification de conformité est un programme entièrement financé par le gouvernement, pour une période de cinq ans. Pour son démarrage, une quinzaine de produits sont ciblés pour les quatre premières phases. Pour la première phase, quatre produits seront soumis au contrôle à savoir la farine de blé, les fers à béton, les eaux et les tuyaux. Dans le cadre de ce programme, le ministère de l’Industrie et du Commerce a initié une série de quatre séminaires de formation à l’intention des transitaires, des importateurs, des administrations compétentes, des chambres consulaires, des associations de consommateurs et des fabricants locaux. Il s’agit de leur présenter le programme dans ses grandes lignes, la manière dont certains de ces acteurs pourraient être impliqués ou impactés lors de la mise en œuvre afin de recueillir leurs avis et commentaires pour qu’au démarrage, chacun puisse se sentir concerné et jouer convenablement sa partition pour son succès.

Une question de sécurité

Pour Ernest Gbaguidi, président d’une association de défense des droits du consommateur, la question de la consommation est une question de sécurité en termes de conformité, car les consommateurs s’interrogent sur la qualité de certains produits retrouvés sur le marché. « Ce programme se chargera de vérifier la conformité de ces produits en amont, puisque lorsque ces produits entrent sur le territoire, il devient difficile de les maîtriser, de les tracer. Il vient donc répondre à l’une de nos exigences, celle de s’assurer que les produits qui inondent nos marchés sont de qualité, car c’est l’Etat qui donne les autorisations de mise en consommation et nous voulons nous assurer qu’il a pu prendre des garanties pour nous protéger des produits de qualité douteuse », a souligné Ernest Gbaguidi. En plus de garantir la sécurité du consommateur, ce programme vise à renforcer la production locale et promouvoir le ‘’made in Benin’’, promouvoir une concurrence loyale (rapport qualité-prix) et sécuriser les échanges commerciaux.
Actualités 01 mars 2023


Cour suprême/ Eradication de la lenteur judiciaire: Un prix d’excellence de propositions de solutions innovantes lancé
La Cour suprême a lancé, ce mardi, la 2e édition du prix d’excellence “Droit-Justice-Paix” sur le thème : « Lenteur judiciaire et Etat de droit au Bénin : enjeux et perspectives ». Le choix de cette thématique pour ce concours dont la première édition remonte à 2000 vise à permettre à la haute juridiction d’avoir une batterie de propositions de solutions originales et innovantes, susceptibles de vaincre et d’éradiquer la lenteur judiciaire.La Cour suprême est en lutte contre la lenteur judiciaire à tous les niveaux de l’appareil Justice. Elle vient une fois encore de donner la preuve de sa détermination à travers le lancement officiel, ce mardi, de la 2e édition du concours de l’excellence de la Cour suprême doté de prix dénommé : “Droit-Justice-Paix”. Le thème de ce concours est intitulé : « Lenteur judiciaire et Etat de droit au Bénin: enjeux et perspectives ». En jetant son dévolu sur ce thème, la haute juridiction attend des potentiels candidats à savoir des universitaires, praticiens du droit et chercheurs en droit et en sciences sociales des réflexions scientifiques. Lesquelles réflexions doivent être assorties de propositions sur les voies et moyens à même de freiner ou d’éradiquer le mal au Bénin. « Il est possible de freiner la lenteur judiciaire dans notre pays », reste convaincu le président de la Cour suprême, Victor Dassi Adossou qui a procédé au lancement officiel de l’appel international à contribution d’articles scientifiques. Pour lui, le thème retenu pour la 2e édition de ce prix est en phase avec la nouvelle politique de gouvernance judiciaire dans laquelle la haute juridiction s’est engagée depuis sa prise de fonction en mars 2021. «Une juridiction ne fonctionne que lorsqu’elle rend des décisions et dans des délais raisonnables », poursuit Victor Dassi Adossou. Il rappelle tout le combat que mène la Cour suprême pour sonner le glas de la lenteur judiciaire à son niveau. « Nos stocks de dossiers sont aujourd’hui débarrassés des procédures vieilles de 20 ans, 15 ans ou 5 ans. Le délai maximum de traitement des dossiers retenu par la Cour pour l’année judiciaire en cours est de dix-huit (18) mois », souligne le président de la Cour suprême. Selon lui, les résultats encourageants auxquels la haute juridiction est parvenue enseignent à suffisance que la lenteur judiciaire n’est pas une fatalité. Elle peut et doit être combattue, a insisté Victor Dassi Adossou. Selon lui, les causes de la lenteur judiciaire sont multiples et multiformes et interpellent toute l’organisation sociale.

Un prix annuel

« Notre seule ambition est d’ouvrir la réflexion et de voir foisonner au niveau des candidats potentiels au concours des idées innovantes qui sortent des sentiers battus et qui permettent à notre pays d’avancer sur le chantier de la réunion des conditions nécessaires à l’émergence d’une justice béninoise en parfaite adéquation avec les exigences de l’Etat de droit », précise-t-il. Pour ce faire, les candidats au concours devront s’appuyer sur les réformes opérées par le gouvernement dans le cadre d’un meilleur fonctionnement, à tous les niveaux, de l’institution judiciaire. Ils sont invités à sortir des considérations exclusivement théoriques pour proposer des voies et moyens novateurs à même d’endiguer le phénomène au Bénin. Le président de la Cour suprême rassure que le concours «Droit-Justice-Paix» désormais relancé après sa première édition en 2000 sera organisé chaque année sur des thèmes de préoccupation majeure devant intéresser le service public de la justice. Les détails notamment sur les conditions de participation, la date limite du dépôt des dossiers fixée au 31 juillet prochain ainsi que les travaux et délibération du jury ont été dévoilés. Le lauréat qui sera retenu recevra son prix à l’occasion de la rentrée judiciaire 2023-2024 de la Cour suprême. Tout l’appel à candidatures est consultable sur le site internet de la cour suprême www.coursuprême.bj . La cérémonie a permis aux deux lauréats de la première édition, Césaire Kpènonhoun et Dieudonné Koffi Assouvi respectivement aujourd’hui professeur de droit à l’Université et diplomate de carrière de partager avec l’assistance leurs témoignages sur leur participation à la première édition de ce concours et les fruits qu’ils en ont tirés.
Actualités 01 mars 2023


Tentative de braquage à Parakou: Un sapeur-pompier jette de l’opprobre sur sa corporation
En service au Groupement national des sapeurs-pompiers (Gnsp) de Parakou, un militaire qui voulait s’enfuir, après avoir tenté de braquer la tenancière d’une boutique de mobile money dans la ville, lundi 27 février dernier, a échappé à la vindicte populaire. Sauvé de justesse par la Police républicaine, il attend d’être présenté au procureur de la République près le Tribunal de première instance de première classe de Parakou.Manque de pot pour un agent en service au Groupement national des sapeurs-pompiers (Gnsp) à Parakou, lundi 27 février dernier dans l’après-midi, au quartier Titirou. Venu dans une boutique pour effectuer une supposée opération de retrait de 800 000 F Cfa par mobile money, l’agent qui porte le grade de sergent s’est jeté sur la gestionnaire, au moment où cette dernière s’est mise à faire le compte de la liquidité disponible dans son sac. Il a alors tenté de lui arracher les liasses de billets. Mais, c’est sans compter avec la vigilance de la population alertée par les appels au secours de sa victime, malgré les coups de marteau qu’il a assénés à la victime au niveau de la tête. En effet, pendant que sa victime vérifiait si ce qu’elle détenait pouvait atteindre les 800 000 F Cfa, il est retourné vers sa moto. C’était pour aller récupérer le sac dans lequel il avait dissimulé le marteau. Bien qu’ayant réussi à s’emparer des billets, il n’a pu aller loin. Rattrapé par la population qui avait déjà entrepris de le mettre nu, puis de le lapider, il sera sauvé par la police et conduit au commissariat. Avant de le mettre en garde à vue, les sapeurs-pompiers ont été sollicités pour l'amener bénéficier des soins au Chud du Borgou. C’est là où un de ses collègues avec lequel il devrait monter la garde a été surpris de le voir. Afin de répondre de son acte, il sera, dans les tout prochains jours, présenté au procureur. Région 01 mars 2023


Construction d’un barrage à Kandi: Deux ouvriers emportés par les eaux
Un drame est survenu, lundi 27 février dernier dans l’après-midi, sur le chantier de construction du barrage du village de Wenan, arrondissement de Sonsoro, commune de Kandi. Deux des ouvriers de l’entreprise en charge des travaux ont été emportés par les eaux.Les travaux de construction du barrage de Wenan, un village de l’arrondissement de Sonsoro, dans la commune de Kandi, connaissent un passage à vide depuis lundi 27 février dernier. C’est suite à la disparition de deux ouvriers de l’entreprise en charge du chantier, emportés par les eaux. Sur-le-champ, les recherches engagées n’ont pas permis de les retrouver. Aussitôt alertées, la Police républicaine et les autorités locales se sont dépêchées sur les lieux pour les constats d’usage. Selon les informations recueillies, les deux ouvriers sont accidentellement tombés dans les profondeurs des eaux. Par rapport à leurs origines, l’un d’eux serait de Toffo et l’autre de Djakotomey. Sur le chantier, tous les deux étaient conviés à couler le béton. Aux dernières nouvelles, le corps de l’un a été retrouvé et sorti des eaux à Sonsoro. Quant au second ouvrier, on ne sait pas s’il a survécu. Toutefois, les recherches se poursuivent pour pouvoir le localiser. Région 01 mars 2023


Centres d’éducation communautaires: Une alternative pour l’instruction des enfants déscolarisés
Dans le département de l’Atacora, une nouvelle approche se développe pour l’instruction des enfants déscolarisés. Les Centres d’éducation communautaires (Cec) renforcent le niveau des enfants et leur facilitent l’instruction dans le système éducatif formel.Les Centres d’éducation communautaire sont créés et encouragés par divers partenaires du secteur de l’éducation. Ils ouvrent leurs portes un mois après la rentrée scolaire. Les enfants qui trainent encore à la maison y sont envoyés. Les parents sont sensibilisés et viennent inscrire au niveau des Cec, leurs enfants qui n’ont pas commencé les classes. Cette approche qui vise à faciliter l’instruction des enfants non scolarisés constitue un privilège pour les communautés bénéficiaires. Dans la commune de Kouandé, Tikou bénéficie d’un Centre d’éducation communautaire grâce au financement de Plan international Bénin, selon les explications de Benoît Djangni, un des coordonnateurs de programme à Plan. Tobré dans la commune de Ouassa-Péhunco dispose d’un Cec qui accueille aussi des enfants. À l’occasion d’une visite des partenaires du secteur de l’éducation, Benoît Djangni a réaffirmé l’engagement de son institution à soutenir cette initiative afin de scolariser tous les enfants en âge de fréquenter l'école. « Le Centre d’éducation communautaire (Cec) fait aujourd’hui partie intégrante du système éducatif », a assuré Dieudonné Tindédjrohoun, chef de la Région pédagogique 8. Il explique que les chefs de région pédagogique et les conseillers pédagogiques sont impliqués dans la formation pour assurer le recyclage des enseignants. Les cahiers de ces derniers sont visés par le directeur le plus proche du centre. Le chef de la Région pédagogique 8 informe aussi que les conseillers pédagogiques passent contrôler tout ce qui se fait au niveau desdits centres. «Tout ça pour assurer la qualité de l’enseignement qui se délivre dans ces lieux. Si nous prenons l’exemple de l’année écoulée, huit apprenants ont pu intégrer le Ce2, 11 sont inscrits au Ce1 et 11 au Cp. C’est bien une école de deuxième chance qui permet de ratisser large pour que tous les enfants scolarisables soient quand même dans un système d’éducation formelle », se réjouit Dieudonné Tindédjrohoun. La maîtresse en charge de l’encadrement des enfants à Tikou note avec satisfaction que les autorités ont vu juste en donnant cette occasion aux communautés. « Les enfants ont vraiment besoin de cette chance pour intégrer le cursus scolaire. Chaque mois, on évalue le niveau des enfants. Après ça, il y a l’évaluation sommative qui se passe avec les autres écoles », a ajouté Sabine Séké. Les parents, précise la maîtresse, connaissent l’existence des Centres. De temps en temps, ils échangent avec les animatrices du Projet de développement des repères positifs pour les filles (Pdrp-Filles), qui pilote l’initiative. « Nous ferons de notre mieux pour aider les enfants à relever leur niveau avant d’intégrer le cursus scolaire normal», explique Sabine Séké, enseignante au Cec Tikou. Elle invite les partenaires à aider à implémenter l’initiative dans d’autres localités et à la rendre pérenne. Car, ajoute-t-elle, les enfants déscolarisés et non scolarisés ont vraiment besoin de ces centres pour poursuivre les études. Actualités 01 mars 2023


Nouvelle promotion à Canal: + Du piment dans les programmes TV
Canal+ lance une nouvelle campagne de promotion en faveur de ses abonnés et de potentiels clients. Dénommée ‘’Y’a Piment dans Promo’’, elle a été présentée au public par les responsables de la chaîne de télévision au Bénin, à l’occasion d’une conférence de presse, tenue à Canal Olympia, ce mardi 28 février.Des programmes alléchants, des plus éclectiques aux plus épicés. Canal+ sort la grosse artillerie pour le bonheur de ses abonnés. Du 24 février au 10 avril 2023, elle offre à sa clientèle de quoi la mettre en extase tout au long de cette période de l’année. Pour Yacine Alao, directrice générale de Canal+ Bénin, il n’y a aucun doute sur les intentions du groupe. La chaîne, selon ses dires, met tout simplement « du piment dans votre télé pour vous offrir les programmes les plus épicés du moment ».‘’Y’a Piment dans Promo’’, la toute nouvelle campagne de promotion de Canal+ en faveur de ses abonnés, répond au crédo du groupe d’offrir au public des programmes de télévision exceptionnels et uniques à travers des formules accessibles. Des matchs les plus attendus des 8es de finale retour de la Ligue des champions ainsi que des grands classiques des championnats européens aux séries les plus épicées du moment en passant par diverses sensations inédites, Canal+ donne rendez-vous aux passionnés du petit écran pour leur permettre de vivre des instants mémorables. «Nous vous offrons 15 jours à Tout Canal+ pour tout réabonnement à votre formule actuelle, du 24 février au 10 avril 2023. Jusqu’au 31 mars, votre décodeur HD est au prix savoureux de 1000 F Cfa seulement au lieu de 5000 F Cfa dès Evasion », annonce, tout enjouée, Barnes Pemen Vidjannagni, responsable Communication de la société. Les clients intéressés par ces nouvelles offres peuvent également profiter d’une installation à 3000 F Cfa à partir de la formule Evasion et gratuite à partir d’Evasion+. Une aubaine à ne pas rater, surtout que tous les ingrédients qui relèvent le goût et dont on ne peut point se passer sont au menu, défend-elle. Avec passion, Boris Agbeley, head of Customer Value management, égrène tous les rendez-vous possibles et dont le public est appelé à tirer du plaisir. Outre les matchs de football et autres grands duels sportifs attendus au cours de la campagne, il cite les séries à suspense telles que ‘’Les coups de la vie’’, ‘’Dr Love’’ et ‘’Le journal de Jenifa’’, ‘’Oasis’’ sans occulter la toute nouvelle série Canal+ Original ‘’Le trône d’Akachi’’. Des programmes exceptionnels bien pimentés dont les responsables invitent les téléspectateurs à profiter. Disponible dans la limite des stocks, le décodeur Canal+ réserve des surprises aux abonnés. Société 01 mars 2023


Promotion et protection des femmes: Le PAEG 1 pour relever le défi de l’égalité de genre
La première phase du Programme d'appui à l'égalité de genre (Paeg 2022-2026) a été officiellement lancée ce mardi 28 février par Véronique Tognifodé, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance. Financé par la Coopération internationale suisse, le Paeg va renforcer la dynamique de promotion et de protection de la femme au Bénin et impacter des milliers de bénéficiaires.Mettre la femme au cœur des actions de développement et des politiques. C'est un combat de longue haleine qui trouve un nouveau tremplin dans le Programme d'appui à l'égalité de genre (Paeg) dont la première phase vient d'être lancée. Ce programme vise à renforcer l'égalité de genre au sein de la société béninoise et réduire de manière durable la vulnérabilité socio-économique des femmes au Bénin. Face aux nombreux chocs, violences et discriminations dont sont victimes les femmes partout au monde, le Paeg vient à point nommé, selon Véronique Tognifodé, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance. Elle énonce la dynamique du gouvernement en la matière. Dynamique proactive qui se manifeste par la mise en place de l'Institut national de la femme, le vote de plusieurs lois notamment le code des personnes et de la famille, la loi portant répression des infractions à raison du genre…, la politique nationale de la promotion de la femme en cours d'actualisation... En dépit de ces efforts, précise la ministre, le défi de la valorisation des femmes et de la réduction des inégalités reste important. Le Paeg vient alors prêter main forte aux actions et politiques déjà mises en œuvre. A en croire Elizabeth Pitteloud Alansar, cheffe de la Coopération internationale suisse au Bénin, le combat pour l'égalité de genre est une préoccupation mondiale et transversale. Selon ses dires, le Programme d'appui à l'égalité de genre va encourager le leadership féminin ; mettre l'accent sur la valorisation de la femme et sa protection. Pour la réussite de ce programme, Elizabeth Pitteloud compte sur l'engagement de toutes les parties prenantes mais aussi sur la détermination affichée de la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance. «C'est tous ensemble que nous pouvons relever le défi pour l'égalité de genre. C'est collectivement que nous allons y arriver!», va marteler Chantal Codjo, Cheffe d'équipe du programme. « Succès à cette première phase du Programme d'appui à l'égalité de genre », c'est le souhait du préfet du département du Littoral qui, au nom de ses collègues, a exprimé l'engagement des circonscriptions administratives à soutenir le combat pour la réduction des inégalités basées sur le genre.

Des milliers de bénéficiaires

D'un coût total de 4 200 000 000 FCfa, le Programme d'appui à l'égalité de genre va impacter 500 femmes leaders, 1000 survivantes de violences, 300 hommes dans la démarche de la masculinité positive, 200 femmes appuyées dans les projets/programmes de la coopération et plus de 10.000 femmes et hommes en général. Présentant le Paeg 1, Chantal Codjo, Cheffe d'équipe, fait savoir que trois effets sont attendus de ce programme dont la première phase s'étend sur la période 2022-2026. Primo, les femmes sont influentes dans les instances décisionnelles et contribuent à la promotion d'un climat de paix durable. Secundo, les institutions publiques délivrent des services de qualité qui répondent aux besoins spécifiques des femmes et favorisent l'égalité de genre. Tertio, les partenaires de la Coopération suisse appliquent de manière systématique et transversale les principes d'égalité, de genre et d'inclusion sociale dans leurs interventions. Ce programme vient en soutien à la lutte contre les violences basées sur le genre, et va favoriser le leadership politique féminin, la budgétisation sensible au genre, l'implication de la femme dans la promotion de la paix ; tout ceci à travers des approches fondées sur la promotion du genre transformateur, la promotion de l'inclusion sociale et la promotion de la masculinité positive. Portant la voix des Osc, Bienvenue Kassehin précise que le Paeg sera mis en œuvre dans tous les départements du Bénin répartis en trois zones : la zone 1 pilotée par le consortium d'Osc "Baani" est composée des départements Atacora - Donga - Alibori - Borgou. La zone 2 constituée des départements Collines - Zou - Mono - Couffo est pilotée par le consortium "Edidé". C'est le consortium Rifonga, Wanep, Fenep qui pilote la zone 3 composée des départements Plateau - Ouémé - Atlantique - Littoral.
Société 01 mars 2023


Ignace Adjanohoun à propos des implications du nouveau prix du pain: « Voir du pain traîner n’est pas une bonne image … »
La mise en application des dispositions d’un arrêté qui date de 2008 n’est qu’une régularisation, selon les faîtières, et vise à réduire les intermédiaires dans la manipulation du pain, avant le consommateur final. Ignace Adjanohoun, secrétaire général de l’Association nationale des promoteurs et exploitants des boulangeries et de la pâtisserie (Anapeb), explique le bien-fondé de la démarche. La Nation : Pourquoi le maintien d’un nouveau prix du pain au niveau des boulangeries en dépit des appels à une action concertée ? Ignace Adjanohoun : Il faut une fois encore insister sur le fait qu’il ne s'agit pas d'une augmentation du prix du pain. Il s’agit d’une régularisation d’un arrêté qui date de septembre 2008, et qui régule les prix en tenant compte de certains facteurs socio-économiques et politiques. On ne saurait laisser le pain sans une régulation de l’État, parce que le manque de pain de façon criante peut amener à des situations incontrôlables. Tout gouvernant se doit de faire réguler le prix du pain pour permettre à sa population de vivre. Donc, il n’y a pas eu une augmentation au niveau de nos unités de production, nous sommes fondés à utiliser les prix actuels sur la base des dispositions de l’arrêté de 2008. Les pains de 200 g sont cédés à 135 F au prix de gros, et vendus au consommateur à 150 F. Ceux de 160 g sont cédés en gros à 112 F aux distributeurs, afin que le consommateur final l’achète à 125 F. Contrairement à ces dispositions de l’arrêté, à cause de la tricherie, les collègues cédaient le pain à 80, 85 voire 90 F aux distributeurs, pendant que le prix de la farine était un peu plus ou moins abordable. Le prix de la farine de 50 kg était à 12 mille, 13 mille, 14 mille au plus. Aujourd’hui, le sac de farine de blé a grimpé. Nous l’avons entre 26 mille et 30 mille, et la levure qui est un intrant essentiel, est aussi passée de 16 mille, 15 mille, voire 8 mille à 25 mille, 27 mille et même 30 mille. Vous connaissez le prix du sel sur nos marchés, sans évoquer les factures d’eau et d’électricité, qui sont des intrants importants. Sans la glace on ne peut fabriquer du pain, car le pain est chaud, mais l’on l’obtient à partir du froid. Tous ces facteurs ont fait que les promoteurs et exploitants des boulangeries et de la pâtisserie se sont endettés. Plusieurs, sinon presque la moitié, ont déjà fermé. Pour nous qui sommes restés dans cette activité en dépit de tout, si nous ne prenions garde, nous subirions le même sort, et ce serait dommageable au pays.

La régularisation appliquée par les faîtières a impacté le revenu des femmes revendeuses. Que répondez-vous à leurs plaintes ?

C’est vrai qu’elles disent qu’elles ne gagnent que 13 francs Cfa sur le pain, que cela ne suffirait pas, parce qu’elles achètent des emballages et autres. Mais dites-vous, les promoteurs et exportateurs ne gagnent rien pendant qu’elles gagnaient 25 F, alors que nous avons investi des millions de francs dans nos installations et dans l’achat des intrants. Nous sommes aussi des clients importants des entreprises productrices de farine de blé, qui payent des impôts. Pour faire face à la fiscalité, il nous faut vendre le produit au juste prix. Cette augmentation va induire un respect rigoureux du grammage et l’Etat pourra également observer un contrôle strict et sanctionner les indélicats. Il s’observe toujours une disparité des prix dans les boulangeries. Qu’en dites-vous ? Il y avait un désordre. Nous travaillons à y remédier. Chacun essayait de fixer le prix du pain suivant sa propre grille. Contrairement à ce que prévoyait l’arrêté, le produit était vendu à la boulangerie à 90 F, voire 85 F. Ainsi, ceux qui ont tenté de respecter quelque peu l’arrêté, en cédant le pain à 100 F à la source, même pas encore à 112 F, ont fait faillite, parce que ayant perdu leurs clients au profit des moins-disants. Aujourd’hui, nous pensons qu’il faudrait uniformiser les prix, en nous référant tout simplement aux dispositions de l’arrêté. Tout finira donc par rentrer dans l’ordre. Nous avons d’ailleurs eu plusieurs séances depuis 2020 avec notre ministère de tutelle, afin qu’on introduise un dossier au niveau du Conseil des ministres pour la prise d’un nouvel arrêté. En attendant la prise de cet arrêté pour faire face aux réalités actuelles des prix des intrants sur le marché, il nous faut déjà appliquer rigoureusement les dispositions de l’arrêté de 2008. Tous les calculs sont faits et chacun sait le nombre de baguettes de pain que l’on peut produire avec un sac de farine, et le prix de vente à fixer. Nous sommes déjà totalement en déphasage avec les dispositions de l’arrêté de 2008. Et si nous n’arrivons pas à l’appliquer, bien que caduc à nos yeux, comment pourrions-nous mettre en œuvre celui que nous appelons de tous nos vœux de la part du gouvernement pour soulager nos peines ? C’est pour vous dire que le prix du pain est appelé à grimper au regard de la situation que nous traversons avec le coût des intrants. N'est-ce pas une corvée que de demander aux revendeuses de se rendre elles-mêmes à la boulangerie pour acheter du pain ? C’est ce qui se faisait dans le bon vieux temps. Personne ne trouvait du pain dans les coins de rue. Il y avait une voiture qui distribuait le pain dans les villages, mais en ville, si vous avez besoin du pain, vous allez à la boulangerie. J’ai parcouru plusieurs pays de la sous-région, et je peux vous dire que ce soit au Sénégal, en Côte d’Ivoire ou au Togo, les gens vont au niveau des boulangeries pour se procurer le pain. Ce n’est qu’au Bénin que nous voyons du pain circuler dans des conditions crasseuses, qui ne donnent pas vraiment confiance à en consommer. Ce n’est pas une bonne image que de voir du pain traîner dans des paniers avec des gens qui ne savent même pas bien conduire et qui créent des accidents tout le temps. Vous les voyez circuler avec des motos et des paniers hors gabarit, renversant au passage d’autres usagers de la route. Nous voulons arrêter tout ça, pour que le pays ressemble à l’image qu’on lui imprime aujourd’hui. Aucun intermédiaire n’est prévu par l’arrêté de 2008. Le pain passe de la boulangerie aux mains de la bonne dame qui le revend au dernier consommateur. La manipulation excessive du pain amène à d’autres situations de santé. C’est une denrée qui se consomme directement. Il faut en tenir compte pour nourrir de manière saine la population. Lorsque le coût des intrants sera en adéquation avec le prix de vente au consommateur, nous mettrons notre veto pour que tout promoteur prépare le produit dans les conditions les plus idoines notamment en matière d’hygiène et de respect du grammage.
Economie 01 mars 2023


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