La Nation Bénin...



Résultat pour : FC 26 monedas Visité Buyfc26coins.com. ¡Fantástico! Mejor de lo que esperaba..UCNd

Nouvelles

Assemblée nationale: Les cinq commissions techniques permanentes constituées
L’Assemblée nationale, 9e législature a désormais mis sur pied ses cinq commissions techniques permanentes. Plus rien ne bloque désormais l’étude des dossiers en commission et en plénière au Parlement. Les commissions techniques permanentes compétentes à cet effet ont été constituées lors de la séance plénière des députés ce jeudi au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Cela, conformément aux dispositions de l’article 29 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Celui-ci dispose qu’au début de chaque législature, après l’élection du bureau, l’Assemblée nationale constitue, pour l’étude des affaires dont elle doit connaitre, cinq commissions permanentes comprenant chacune au moins treize députés. La première concerne la Commission des Lois, de l’Administration et des Droits de l’Homme. Elle est compétente pour traiter des affaires relatives à la Constitution du 11 décembre 1990, aux lois, à la justice, aux pétitions, à l’administration générale et territoriale, à la promotion et la protection de la démocratie et des droits de l’homme. La deuxième commission est intitulée : Commission des Finances et des Echanges. Celle-ci traite des questions touchant les recettes et dépenses de l’Etat, l’exécution du budget, la monnaie et crédit, les activités financières intérieures et extérieures, le contrôle financier des entreprises publiques, le domaine de l’Etat, la consommation, le commerce intérieur et extérieur ainsi qu’à la fiscalité. La troisième commission est dénommée Commission du Plan, de l’Equipement et de la Production. Comme son nom l’indique, cette commission technique permanente est chargée d’étudier les dossiers concernant la planification, l’agriculture, l’élevage et pêche, la forêt et chasse, l’hydraulique, l’énergie, les mines et l’industrie, l’action coopérative, la technologie, la communication et le tourisme, l’aménagement du territoire et urbanisme, l’équipement, le transport et les travaux publics, l’habitat, l’environnement et la protection de la nature. En ce qui concerne la quatrième commission, elle est appelée Commission de l’Education, de la Culture, de l’Emploi et des Affaires sociales. Elle connait des sujets qui ont rapport avec les domaines de l’éducation nationale, la recherche scientifique et technique, la formation professionnelle, la promotion sociale, la jeunesse et sports, la promotion culturelle, l’information, l’alphabétisation, le travail et l’emploi, la santé, la famille, la condition de la femme et de l’enfant, la population, la sécurité sociale et aide sociale sans oublier les pensions. La cinquième et dernière commission s’appelle Commission des Relations extérieures, de la Coopération au développement, de la Défense et de sécurité. Elle est compétente pour étudier les dossiers se rapportant aux Relations internationales, la politique extérieure, la coopération internationale, les traités et accords internationaux, les relations interparlementaires, les conférences internationales, la protection des intérêt des Béninois à l’étranger, le statut des étrangers résidant au Bénin, la coopération et l’intégration interafricaines, l’organisation générale de la défense, le domaine de la défense et de la sécurité , le personnel civil et militaire des armées, la justice militaire, la police, la sécurité et intégrité territoriale, la sécurité des personnes et des biens ■ Actualités 17 févr. 2023


Organisation de la Can 2025: Le flux infrastructurel qui conforte le dossier du Maroc
Conscient que les infra-structures de classe mondiale constituent des éléments clés pour réussir l’organisation de compétitions continentales et internationales, le Royaume du Maroc a mis en place des routes, des transports publics, des hôtels et des installations sportives. Un flux infrastructurel qui lui a déjà valu l’organisation de trois Coupes du monde des clubs et pourrait conforter son dossier pour la Can 2025.Lorsqu’un pays dispose des infrastructures de classe mondiale, il gagne en crédibilité et est capable d’abriter de grandes compétitions sportives continentales et internationales. Le Royaume du Maroc a fait sien cet idéal et a investi fortement dans la mise en place des infrastructures notamment des routes, des transports publics, des hôtels, des hôpitaux, et des installations sportives. Toutes choses qui lui valent la confiance des instances mondiales du sport-roi pour abriter des compétitions et événements internationaux. En témoigne l’organisation réussie de trois Coupes du monde des clubs (2013, 2014 et 2022). Au Maroc, les matches se déroulent sur des stades de haute technologie, assurant un confort maximal aux spectateurs. Il s’agit des stades de Tanger (60 000 places), Fes (35 000 places), Rabat (45 000 places), Casablanca 45 000 places), Marrakech (45 000 places) et Agadir (45 000 places). En dehors de l’organisation de ces tournois, le Maroc a été pays hôte de la Coupe d’Afrique des Nations féminine 2022, de la Ligue des Champions féminine et de grands événements internationaux comme la Cop 22 où le Royaume a accueilli plusieurs chefs d’État et de gouvernement. Le Royaume dispose aujourd’hui de plus de 200 pelouses synthétiques aux normes, d’une vingtaine de stades avec pelouses naturelles et éclairages aux normes et cinq centres régionaux de formation. Avec cette potentialité en infrastructures sportives, le Maroc dispose incontestablement de l’une des meilleures offres en termes de logistiques footballistiques en Afrique. Car, non seulement tous les stades du Royaume ont reçu l’homologation de la Fifa (dans le cadre du dossier de candidature pour la Coupe du Monde 2026), mais aussi celle de la Caf, dans le cadre des qualifications à la Coupe du monde et à la Can.

Une potentialité éblouissante

La mauvaise qualité des infra-structures conduit plusieurs nations du continent à délocaliser leurs matchs vers le Maroc. A côté des stades se trouve, le fameux Complexe Mohammed VI de Football, infrastructure unique en Afrique. Ces installations s’étendent sur presque 30 hectares et offrent des équipements de pointe, conformes aux standards de la Fédération internationale de Football Associations. Ce joyau du football marocain qui a vu défiler plusieurs équipes du monde entier est l’un des complexes sportifs les plus importants et performants de la planète. Avec une conception du cycle de développement, qui commence par la détection des talents via les clubs, vers les centres régionaux, le Royaume a fait un effort énorme pour doter ses clubs de centres de formation. C’est le cas entre autres du centre technique de Saidia, dans l’ouest du Maroc, du Centre Raja de Casablanca et bien d’autres en cours de livraison dans le Royaume. Ces dernières années, les infrastructures de transport du Maroc se sont transformées afin de pouvoir offrir des solutions rapides et efficaces aux populations comme aux hôtes du Royaume lors des grands événements sportifs comme la Coupe du monde des Clubs ou la Coupe d’Afrique des Nations que le pays s’apprête à accueillir. Des réseaux aérien, ferroviaire et routier denses Le réseau de transport du Maroc est une référence dans le monde notamment avec l’aéroport Mohammed V de Casablanca qui est un véritable hub africain. Avec un parking avions d’une superficie de 250 000 m², il a une capacité de 64 avions dont 11 gros-porteurs, 19 passerelles dont une triple passerelle pour l’accueil des avions de type A380. L’aéroport Mohammed V place la culture client au centre de ses priorités. A ce titre, il a obtenu les certifications Iso 9001 certifié en février 2009 (version 2008) et renouvelé depuis 2009, Iso14001 certifié en avril 2013 (version 2004) et renouvelé depuis 2013 et Aha décembre 2020, fréquence annuelle de maintien du certificat d’accréditation. Depuis sa création en 1957, Royal Air Maroc est une compagnie aérienne leader en Afrique. Avec une flotte jeune composée de 59 appareils (en 2019), elle dessert plus de 105 destinations dans le monde et transporte près de 8 millions de passagers par an. Royal Air Maroc est présent dans plusieurs pays, aussi bien en Afrique de l’Ouest qu’en Afrique Centrale ou de l’Est. Une Can 2025 au Maroc donnera aussi la chance à la diaspora africaine présente en Europe et ailleurs de se déplacer facilement, le Royaume étant largement desservi à partir du Vieux Continent avec des tarifs très abordables. Chaque ville hôte dispose d’un aéroport international. Il sera également possible de se déplacer entre les villes en train, étant donné qu’elles sont toutes reliées par voie ferroviaire. En ce qui concerne la longueur du réseau ferroviaire, le Maroc se place au 98e rang mondial avec 0,06 mètre par habitant. Au total, le réseau ferroviaire mesure 2 295 kilomètres. Le trafic de marchandises sur les rails s'élevait dernièrement à 3,90 milliards de tonnes et de kilomètres parcourus. Le transport de passagers a atteint 4,48 milliards de passagers-kilomètres en 2018. Faut-il le signaler, le réseau de routes et d'autoroutes a une longueur totale de 57 300 km au Maroc. Pour chacun des 37,08 millions d'habitants du pays, cela représente donc 1,55 mètre. Le Maroc se place ainsi à la 185e place du classement mondial. Il faut toutefois tenir compte de la taille et de la densité de la population du pays, qui est d'environ 83 habitants par km². Les pays qui comptent moins d'habitants sur une surface identique, voire plus grande, atteignent naturellement des valeurs très différentes et doivent relier des régions éloignées au réseau de transport. Du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest, la dynamique déclenchée par le Maroc depuis trois décennies au niveau de ses provinces porte des fruits avec une stratégie de développement axé sur la construction des routes, des ports, des projets de logement, la promotion du potentiel des secteurs agricole, touristique, des télécommunications et de la pêche maritime. Pour désenclaver les provinces du sud, l'Etat a investi dans le réseau routier à travers la construction et la rénovation de plus de 3 000 km de routes pour un investissement global de 3,5 milliards dirhams. Le réseau routier ne dépassait pas les 70 km avant 1975. Dans cette dynamique, l'on retient aussi le projet de l'énergie éolienne à Tarfaya, le plus grand du genre en Afrique et qui constitue l'un des importants chantiers lancés par le Royaume pour le développement socio-économique et environnemental des provinces du sud. Selon les données de Nareva Holding, le projet qui a nécessité des investissements d'une valeur de 5 milliards de dirhams produira à terme 301 Mégawatts grâce à 131 éoliens. L'infrastructure portuaire a été consolidée par l'Etat avec le renforcement des équipements des ports de Laâyoune (Ville de Marsa), de Tarfaya et de Boujdour pour stimuler l'activité économique et l'investissement dans la région.

Le Maroc, un Royaume ouvert !

Pour avoir été visité par plus de 10,9 millions de touristes en 2022 (Source : ministère du Tourisme), le Maroc est un royaume ouvert sur le monde. Rabat, Marrakech, Casablanca, Tanger, Fès et Agadir sont les grandes attractions pour de nombreux visiteurs. Ces grandes villes disposent d’infrastructures hôtelières en parfaite harmonie avec l’environnement traditionnel. Sans risque de se tromper, le Royaume est « le pays le plus touristique à l’échelle continentale ». Il est d’ailleurs doté d’infrastructures hôtelières qualifiées et suffisantes pour accueillir non seulement les délégations des 24 équipes qualifiées pour la Can mais aussi les 48 sélections pour une coupe du Monde. Et pour cause ! Lors de la candidature pour la Coupe du monde 2026, une Task Force de la Fifa composée de dizaines d’experts avait sillonné tout le Maroc pendant plusieurs mois avant d’attribuer une note au-delà de la moyenne qui rendait la candidature du Royaume éligible à la Coupe du monde dans son nouveau format à 48 équipes. C’est dire que le Maroc est le seul pays africain à avoir passé avec succès le préalable exigé par la Fifa concernant l’ensemble des critères établis dans son cahier des charges (infrastructures sportives, hôtelières, de santé ...) pour pouvoir être éligible à l’organisation de la Coupe du monde dans son nouveau format à 48 équipes. On peut bien affirmer que le dossier du Royaume pour l’organisation de la Can 2025 est au complet. Les sources officielles indiquent qu’il y a plus de 90 000 chambres réparties dans ses villes hôtes, de normes internationales et dont le budget est adapté à toutes les bourses.
Sports 17 févr. 2023


Unités économiques à vocation pédagogique dans les nouveaux lycées agricoles: Cap sur les modèles financier et de gouvernance
Le gouvernement, en Conseil des ministres hier, a opté pour des études d’avant-projet sommaire et d’avant-projet détaillé ainsi que l’élaboration des dossiers d’appel d’offres pour la mise en place des Unités économiques à vocation pédagogique des 30 lycées techniques agricoles. Ce qui permettra de mieux appréhender le modèle financier et la gouvernance à mettre en place dans ces centres de formation.Dans la perspective de l’ouverture des 30 lycées agricoles annoncés par le gouvernement, le conseil des ministres a décidé de fixer le modèle financier et le mode de gouvernance. Ceci passe par la mise en place des Unités économiques à vocation pédagogique. Ainsi, il a marqué son accord pour la contractualisation en vue de la réalisation des études d’avant-projet sommaire et d’avant-projet détaillé et l’élaboration des dossiers d’appel d’offres pour la mise en place de ces unités. L’idée qui sous-tend une telle option est de faire de ces lycées des centres d’exploitation économique à vocation pédagogique afin de donner aux apprenants une formation de qualité aux fins d’un emploi durable dans le secteur de l’agriculture. Cette option vise également, à travers les Unités économiques à vocation pédagogique, à permettre aux lycées d’assurer, à court terme, leurs charges de fonctionnement et de financer, entre autres, des mesures d’accompagnement telles que la réduction des frais d’inscription, l’attribution de bourses mais également d’accélérer la transformation structurelle de l’économie rurale et d’offrir aux apprenants des opportunités de se former en milieu réel, avec un accent sur la pratique qui devra occuper 70 % de l’emploi du temps. Ce qui porte les gages de l’employabilité et de l’esprit d’entrepreneuriat. Dans l’ensemble, le projet se déroule normalement. En témoigne la décision du Conseil des ministres d’hier.

La pratique pour l’emploi

Les 30 lycées techniques agricoles modernes accueilleront 48 000 apprenants afin d'en faire des exploitants agricoles de type nouveau en vue de doter l’économie béninoise d’ouvriers et de techniciens qualifiés et compétents dans divers domaines dont l’énergie, le numérique, l’automobile et les équipements industriels, les industries du bois et de l’aluminium. Le coût global du programme s’élève à 2010 milliards F Cfa. Le gouvernement a affiché son ambition, à travers le second Programme d’action, de moderniser le sous-secteur de l’Enseignement technique et la Formation professionnelle (Eftp). Les nouvelles orientations indiquent clairement la nécessité d’inverser la tendance actuelle afin de disposer de 70 % de la population scolarisable dans l’Eftp d’ici 2030. Au cours du Conseil des ministres du mercredi 1er février dernier déjà, le gouvernement avait autorisé la contractualisation avec divers cabinets et groupements d’entreprises spécialisés pour la réalisation d’études d'impact environnemental et d’études architecturales dans le cadre de la construction et/ou de la réhabilitation de lycées techniques agricoles et d’autres centres de formation. La manifestation de la volonté politique marquée par l’engagement du chef de l’Etat, l’élaboration et l’adoption en décembre 2019 de la stratégie nationale de l’Enseignement technique et la Formation professionnelle, la table ronde et la mobilisation des ressources pour financer la stratégie, et l’envoi d’une première cohorte d’enseignants en formation, la transmission, lors du Conseil des ministres du 20 janvier 2021 à l’Assemblée nationale pour examen et vote du projet de loi-cadre sur l’Enseignement et la Formation techniques et professionnels (Etfp) et la création de l’Agence de développement de l’Enseignement technique (Adet) sont aussi d’autres étapes déjà franchies dans la mise en œuvre de ce projet. Aussi, les études techniques y afférentes annoncées le 30 juin 2021 pour structurer les filières et chaînes de valeur ajoutée, les modèles d’affaires et les besoins en équipements sont achevées. Ce qui justifie le passage à une autre étape.
Actualités 16 févr. 2023


Installation d’une usine de fabrication de canettes: Coca-Cola Donga Bottling Company séduit la Boad
Les avancées du Projet d’implantation et d’exploi-tation d’un complexe brassicole et d’une ligne de fabrication de canettes dans la Zone franche industrielle de Sèmè-Podji initié par la société Coca-Cola Donga Bottling Company séduisent la Banque ouest-africaine de développement (Boad) qui appuie financièrement l’initiative. Le président de la Boad, Serge Ekué, en visite sur le terrain ce mercredi a été édifié.Le partenariat entre la société de droit béninois, Coca-Cola Donga Bottling company et la Banque ouest-africaine de développement (Boad) qui finance à hauteur de 20 milliards F Cfa le Projet d’implantation et d’exploitation d’un complexe brassicole et d’une ligne de fabrication de canettes dans la Zone franche industrielle de Sèmè-Podji est en bonne marche. En témoigne la visite sur le site industriel ce mercredi, du président de la Boad, Serge Ekué. Ce dernier est reparti très satisfait de l’évolution du projet sur le terrain au terme de sa visite. Laquelle visite a été ponctuée d’une séance de travail avec le président du Conseil d’administration de la société Coca-Cola Donga Bottling Company, Gilles Guérard, de descente sur le site de l’usine de production de canettes et des autres activités industrielles de la société dont l’usine de gaz carbonique (CO2) et autres unités de production de boissons non alcoolisées qui tournaient à plein régime hier. La visite s’est achevée par une conférence de presse conjointement animée par le président de la Boad et le Pca de la société Coca-Cola Donga Bottling company. Elle a permis à la délégation de la Boad de se rendre compte de l’avancée des travaux d’installation de cette unité industrielle et de toucher du doigt les autres réalités de cette société qui produit et distribue les canettes et boissons gazeuses telles que Coca-Cola, Fanta, Sprite, Schweppes sur les marchés du Bénin, du Togo et du Ghana. La réalisation de ce projet permettra aux brasseurs des autres pays de la sous-région de venir au Bénin pour s’approvisionner en canettes vides. Ils n’auront plus besoin d’aller au Nigeria ou jusqu’en Chine pour se ravitailler en ce type d’emballage de plus en plus utilisé et conforme aux normes environnementales.

Une première dans l’espace Uemoa

« L’objectif de cette visite est de se rendre sur site pour suivre la progression des travaux mais aussi de voir comment tout le process industriel s’est mis en place », a précisé Serge Ekué. Selon lui, il est normal d’effectuer ce déplacement pour le compte de la Boad et de son conseil d’administration, afin de voir de manière concrète comment les choses se passent. « La Boad est très intéressée par le process industriel, le process créateur de valeur, de richesse et d’emploi. Ceci est bon pour l’économie et bon pour le budget de l’Etat », poursuit le président de la Boad. Ce financement, explique-t-il, est en phase avec la dynamique de soutien de son institution financière pour l’éclosion des champions nationaux du secteur privé. Il s’insère parfaitement dans le Programme d’action du gouvernement (Pag 2021-2026) du Bénin notamment en son pilier n°2 « poursuite de la transformation structurelle de l’économie ». La Boad, insiste Serge Ekué, doit jouer sa partition et favoriser l’émergence des entreprises. « Le secteur public, la puissance de l’Etat, secteur souverain, joue sa partition clairement. Ça se voit tous les jours à travers la modernisation des villes et campagnes du Bénin. Mais ce que l’Etat fait doit avoir un relais qui est le secteur privé », fait remarquer Serge Ekué pour souligner la pertinence de l’appui de la Boad à la société Coca-Cola Donga Bottling company. Selon lui, la Boad doit pouvoir suivre les deux mouvements en ce sens que la création de richesse passe par le soutien fort au secteur privé.

Conquérir le marché régional

A ce titre, le président Serge Ekué a constaté avec joie que tous les mécanismes industriels et d’automatisation mis en place fonctionnent à merveille au niveau du site de la société Coca-Cola Donga Bottling company. Il a noté qu’il y a encore des investissements en cours avec la mise en place d’une série de process industriels avec des machines à installer. Serge Ekué dit avoir été surtout impressionné par le niveau de fabrication, de marketing et de distribution des boissons gazeuses produites qu’il souhaite voir produire par la société à l’échelle. « Tout se déroule dans des process tout à fait contrôlés et maîtrisés », se réjouit le président de la Boad qui a été sidéré aussi par « le professionnalisme des équipes ». Serge Ekué indique que les réalisations de la société cadrent assez bien avec ce que recherche la Boad en apportant son appui financier à ce projet. Le président du Conseil d’administration (Pca) de la société Coca-Cola Donga Bottling company, Gilles Guérard, a salué cette visite du président de la Boad. Car, selon lui, elle lui a offert l’occasion de montrer le niveau d’évolution de l’installation des unités de production, les travaux encore en cours et ce qu’il reste à faire. La société est par ailleurs très contente de recevoir la visite parce qu’elle lui a permis également de faire toucher du doigt à son partenaire financier le professionnalisme de ses équipes et de rassurer la Boad, quant à ses investissements ainsi que la faisabilité du projet et l’atteinte des objectifs dans les délais contractuels. La société a actuellement deux unités de production en marche. Une troisième est attendue d’ici mai et une quatrième unité interviendra avant la fin de l’année 2023. La société ambitionne de conquérir le marché local, régional, voire international, assure le Pca. Pour cela, elle entend continuer à mettre en place les investissements qu’il faut pour développer surtout cette activité de production de cannettes et rassurer ses partenaires financiers dont la Boad.
Société 16 févr. 2023


Entretien et exploitation des parcs, édifices et places publics: Les attributions de l’agence nouvellement créée
Certaines infrastructures d’utilité publique ne souffriront plus de malpropreté ou de dégradation par manque d’entretien. Pour ce faire, l’Agence pour l’entretien et l’exploitation des parcs, édifices et places publics a été créée par le gouvernement.Entretenir les espaces verts, gérer et exploiter les parcs publics, les jardins et leurs équipements connexes tels que les parkings publics, la gestion et l’exploitation des édifices publics affectés aux manifestations culturelles et sportives. Telles sont les prérogatives dévolues à l’Agence pour l’entretien et l’exploitation des parcs, édifices et places publics créée par l’Exécutif, ce mercredi 15 février, en Conseil des ministres. Cette structure sera aussi chargée de l’organisation des manifestations officielles qui relève actuellement de l’Agence nationale des événements culturels, sportifs et des manifestations officielles. La création de cette agence se justifie surtout par la nécessité d’assurer le maintien permanent, en bon état d’exploitation, de divers édifices, parcs et espaces publics créés ou aménagés récemment. Forte de ses attributions, elle devra collaborer avec plusieurs autres structures existantes. C’est pour cette raison qu’il est prévu dans ses statuts, la signature de partenariats ou conventions avec certaines entités dont les collectivités territoriales, la Société des patrimoines immobiliers de l’Etat et la Société des infrastructures routières et d’aménagement du territoire. Cette disposition traduit aussi un souci de respect des textes et des prérogatives de certaines entités tout en ayant la lucidité de l’impératif d’efficacité.

Soutien au tourisme

Le bon entretien des places et édifices publics est capital pour amplifier et rendre agréables les visites des touristes. Surtout que de par leur importance, certaines de ces infrastructures ne tarderont pas à accueillir aussi bien les touristes locaux qu’étrangers ainsi que les riverains. La création de cette structure donne aussi la chance de remettre à neuf les infrastructures dont le manque d’entretien a toujours été dénoncé. Depuis son avènement, le régime de la Rupture fait d’importants investissements dans la réalisation des jardins et places publics ainsi que des monuments. A Cotonou, on peut citer les trois dernières infrastructures de ce genre inaugurées que sont les jardins de Mathieu, la place Bio Guéra, le monument de l’amazone. Construite au milieu du rond-point de l’aéroport international de Cotonou, la statue de Bio Guéra accueille désormais le visiteur à sa descente d’avion au Bénin. A quelques encablures de là, se trouve le monument de l’amazone qui est une statue érigée en hommage aux Amazones du Dahomey et fabriquée en structure métallique avec une enveloppe en bronze, d'une hauteur de 30 m et pesant 150 tonnes, posée sur un tertre. Elle représente une jeune femme guerrière armée d'un fusil et d'une épée avec sa tête pointée vers le haut en signe de victoire. C'est d’ailleurs la seconde statue la plus grande en Afrique. Plus loin, sur les cendres de l’ancienne résidence « les filaos», sont implantés « les Jardins de Mathieu ». C’est un grand parc vert et de détente?qui offre des possibilités de promenade de plein air et un écrin de verdure dans la ville de Cotonou. C’est aussi un site qui abrite le Monument des Dévoués, un obélisque de hauteur totale hors sol 15 m. Ce monument est surmonté d’un pyramidion recouvert d’une feuille couleur or. Il est réalisé en structure métallique en acier galvanisé avec un revêtement en pierre de granite noir de 3 cm d’épaisseur?et a une masse de 17 tonnes. Le tout repose sur un socle en béton armé lui servant de fondation. La base de l’édifice renvoie à l’image des morts ancrés sous terre. Sa verticalité fait référence à leurs âmes s’élevant vers le ciel. Le monument aux dévoués qui se retrouve dans les Jardins de Mathieu rend hommage à?tous les morts qui ont mené le combat pour l’intégrité et la prospérité de la nation, de même qu’à la totalité des femmes et hommes de l’ère des royaumes, de la période coloniale ayant lutté pour dire non à l’asservissement. Ce sont toutes ces infrastructures et bien d’autres qui seront sous la responsabilité de la nouvelle structure.
Actualités 16 févr. 2023


Vie des marchés au quatrième trimestre 2022: Hausse de l’indice des prix des produits agricoles
L’indice des prix à la production des produits agricoles affiche une hausse tirée par les prix des racines et tubercules dont le manioc et la patate douce. C’est ce que révèle le bulletin du 4e trimestre 2022 de l’Institut national de la stratégie et de la démographie (Instad), publié lundi 13 janvier 2023. Les racines et tubercules ont fait grimper les prix au 4e trimestre 2022, selon les données publiées par l’Institut national de la stratégie et de la démographie (Instad). Globalement, il est noté que l’indice des prix à la production des produits vivriers s’est établi à 148,0 au cours de ce trimestre, soit un accroissement de 2,1 % par rapport au trimestre précédent. Selon l’Instad, cet accroissement est favorisé par l’augmentation des indices des céréales (+5,5%) ainsi que des racines et tubercules (+2,7 %), qui constituent les deux groupes de produits à forte pondération. Ainsi, en variation annuelle, l’indice des prix à la production des produits agricoles s’est accru de 5,7 %. Cette évolution est due à l’accroissement des indices des racines et tubercules (+11,4 %) et des légumineuses (+4,0 %). En effet, l’indice des prix à la production des céréales a connu un accroissement en s’établissant à 144,1 au quatrième trimestre 2022 contre 136,6 au troisième trimestre, soit une hausse de 5,5%. Cette évolution est favorisée par le fort accroissement des indices du mil (+46 %), du sorgho (+32,1%) et du riz local (+21,7 %) en lien avec une forte demande de ces produits en période de fête de fin d’année. L’Instad précise qu’en glissement annuel, il est enregistré une baisse de 8,6 % de l’indice des prix à la production des céréales provoquée principalement par un repli des indices des prix du maïs (-11,6%) et du sorgho blanc (-3,8 %). En ce que concerne l’indice des prix des racines et tubercules, il est relevé un renchérissement impulsé par l’évolution des prix du manioc et de la patate douce. Les prix des racines et tubercules affichent un indice de 148,8 au quatrième trimestre 2022 contre 144,9 au trimestre antérieur, soit une augmentation de 3,9%. La hausse de cet indice est imputable essentiellement au renchérissement de l’indice des prix du manioc (+13,6 %) et de la patate douce (+44,7 %) causé par la rareté desdits produits sur le marché. En glissement annuel, l’indice a évolué de 11,4 %.

Production des légumineuses

L’indice des prix à la production des légumineuses a affiché une baisse de 5,7 % par rapport au troisième trimestre 2022. Selon les données publiées par l’Institut national de la stratégie et de la démographie (Instad), ce repli est imprimé spécifiquement par les indices des prix à la production du niébé/haricot (-8,5 %). En glissement annuel, cet indice affiche par contre un accroissement de 4,0 % favorisé globalement par la hausse des indices des prix du voandzou (+53,3 %) et du pois d’angole (+31,9 %). Quant aux produits maraîchers, leurs prix sont en baisse par rapport au trimestre précédent. L’indice des prix à la production des cultures maraîchères a atteint un niveau de 143,0 au quatrième trimestre 2022, soit un recul de 16,3 % par rapport à un trimestre plus tôt. Cette baisse a été favorisée par le ralentissement des indices de la tomate (-54,8 %). En glissement annuel, l’indice des prix des produits maraîchers affiche un repli de 8,5 %, dû principalement à l’évolution des indices des prix de la tomate (-55,5 %). En ce qui concerne les prix des produits fruitiers, une diminution a été enregistrée. En variation trimestrielle, il a été enregistré une baisse de prix des principaux produits que sont la banane plantain (-15,8 %), l’ananas (-2,7%), la papaye (-12,3%), l’orange (-4 %). En glissement annuel, les prix de l’ananas et du citron ont enregistré une hausse de plus de 20 %, soit respectivement de 24,2 % et 22,4 % ■
Economie 15 févr. 2023


Assemblée nationale, 9e législature: Des débats parlementaires houleux en pespective
Avec la présence de certains poids lourds de l’opposition comme de la mouvance, à l’Assemblée nationale, le débat parlementaires'annonce prometteur. Des échanges riches et intenses, voire houleux en pespective. Depuis l’annonce des résultats des législatives du 8 janvier dernier, certains observateurs de la vie politique béninoise présagent des débats houleux à l'Assemblée nationale. « En face de la mouvance, il y a une minorité mais à l’intérieur de cette minorité il y a des parlementaires expérimentés. Vous prenez quelqu’un comme Eric Houndété qui a fait 16 ans au Parlement, qui a été membre de la Conférence des présidents, vice-président de l’Assemblée nationale sous Me Adrien Houngbédji, président de groupe parlementaire… Vous prenez des élus comme Léon Ahossi et Nourénou Atchadé, ils connaissent les rouages du Parlement. Ce sont les trois qui sont les lumières du groupe parlementaire Les Démocrates que la mouvance ne devrait pas prendre à la légère… », analyse Eugène Allossoukpo, ancien journaliste chroniqueur à l’Assemblée nationale, intervenu dimanche dernier sur les antennes de la Télévision nationale. Avec ces trois figures de l’opposition, Dr Claude Azalou-Tingbé, spécialiste en sociologie politique, voit « une minorité d’influence » qui pourrait titiller la mouvance. Mais au sein de la mouvance présidentielle, il y a du répondant, des députés expérimentés. En exemple, il y a le président du Parlement Louis Vlavonou, le premier vice-président Barthélémy Kassa, les députés Aké Natondé, Janvier Yahouédéhou, Lazare Maurice Sèhouéto et bien d’autres encore. Ceux-ci comme d'autres, sauront répondre aux interventions des députés de l’opposition, à chaque fois que le besoin se fera sentir. Au vu donc des forces en présence, l’ancien chroniqueur parlementaire prédit déjà des débats riches, voire houleux sur plusieurs dossiers au cours de cette législature. Ce sera certainement une très belle législature si nous nous en tenons déjà au premier jour… », présage Eugène Allossoukpo ■ Actualités 15 févr. 2023


Avenir du secteur de la Santé: Une table ronde pour garantir la prospérité
Le ministère de la Santé et l’Autorité de régulation du secteur de la santé(Ars) sont soucieux de « l’avenir du secteur au Bénin ». Les deux partenaires ont dédié une table ronde à la préoccupation, ce mardi 14 février, afin d’explorer des pistes pour le présent et l’avenir du secteur avec le concours des jeunes médecins diplômés.L’avenir du secteur de la santé est entre les mains de ses professionnels. Le ministère de la Santé et l’Autorité de régulation du secteur de la santé (Ars) en sont convaincus. A travers une rencontre d’éclairage et de vérité, ils ont posé les bases de construction d’un secteur rayonnant et davantage prometteur. L’objectif des assises est d’éclairer les nouveaux acteurs sur leur rôle, les amener à identifier les défis qui rendent difficile leur insertion professionnelle et qui contraignent parfois certains à quitter le pays, explique le président de l’Ars, Lucien Dossou-Gbété. Articulée autour du thème «Qui est l’avenir du secteur de la santé », la table ronde lance les réflexions pour mettre les jeunes médecins diplômés devant leurs responsabilités. Le constat révèle parfois des fuites de cerveaux dans leurs rangs. « C’est à nous de soigner les populations béninoises et africaines. Cela fait appel à des ressources humaines. Si vous partez (ndlr : tous du pays), qui va le faire ? La meilleure manière, c’est de soigner les nôtres sur place », indique Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé. Mais avant, les panélistes ont jugé utile de revenir sur quelques défis. Ils prennent en compte les questions de rémunération, de facilitation de l’accès à la spécialité, la reconnaissance des médecins généralistes, la production, la disponibilité des ressources humaines… Ce tableau ne laisse pas le gouvernement indifférent. En bon pédagogue, Benjamin Hounkpatin dresse une liste non exhaustive des efforts du Bénin et des opportunités qui se présentent aux jeunes médecins. Il s’attarde sur les réformes dans le domaine de la gouvernance et de la qualité des ressources humaines. « Je note un changement drastique depuis 2016. Mais l’avenir du secteur ne revient pas seulement au gouvernement. Il n’y a personne pour construire notre pays en dehors de nous », dit-il pour interpeller la fibre patriotique des jeunes médecins en face de lui. Les autres réformes majeures qu’il vante sont relatives à l’assainissement du secteur de la pharmacie et la loi sur l’exercice en clientèle privée qui sera votée par la neuvième législature.

Pléiade d’opportunités

Les opportunités pour les jeunes médecins béninois, il y en a à foison dans le pays. Benjamin Hounkpatin en évoque une panoplie. « Nous avons élaboré un plan quinquennal des ressources humaines qui nous permet de projeter le nombre de médecins spécialistes et des autres corps de métiers dont nous avons besoin. Aujourd’hui, le gouvernement a fait l’option à travers le projet Llf (projet d’insertion professionnelle des agents de santé), d’ouvrir le chemin vers la spécialisation, au regard des problèmes majeurs du secteur », développe-t-il. Les perspectives du gouver-nement sont bien tracées. Il s’agira pour les jeunes diplômés, explique le ministre de la Santé, de se spécialiser et de se mettre en groupements afin de créer des cliniques privées et les exploiter. Mieux, le gouvernement prévoit le recrutement de deux cents jeunes diplômés en médecine, classés par ordre de mérite, qui seront répartis sur le territoire national pendant deux ans. L’autre pan du programme Llf est que le gouvernement a pris l’option de développer la filière des compétences chirurgicales. Le ministre de la Santé évoque, par ailleurs, le programme de pré-insertion professionnelle afin de combler les déserts médicaux sans oublier la relance du concours d’internat qui, selon lui, est la voie élitiste pour avoir des médecins accomplis. Mieux, des postes sont ouverts pour ceux qui veulent concourir. « Vous avez la chance d’être médecins accomplis et de devenir des enseignants. Le développement du secteur de la santé est parti pour ne plus jamais s’arrêter », s’exclame-t-il. Là-dessus, les engagements et les efforts du gouvernement aujourd’hui permettent à chaque acteur d’être rassuré.
Santé 15 févr. 2023


Alliance pour les vaccins: Un Africain prend la tête
Dr Muhammad Ali Pate, originaire du Nigeria, vient d’être nommé au poste de directeur général de Gavi, l’Alliance du vaccin, fondée pour remédier à une défaillance du marché et garantir un approvisionnement sûr en vaccins à des prix abordables pour les pays en développement. La croissance des taux d’immunisation a contribué à réduire de moitié la mortalité infantile en évitant environ 16,2 millions de décès, et a fait chuter de façon spectaculaire l’incidence des maladies infectieuses mortelles et débilitantes. Actuellement professeur à Havard, le Dr Pate prendra officiellement ses fonctions le 3 août prochain.Basée à Genève (Suisse), Gavi, l’Alliance pour les vaccins, a annoncé la nomination du Dr Muhammad Ali Pate en tant que nouveau directeur général. Leader reconnu dans le domaine de la santé mondiale, avec une expérience aux niveaux national et international, le médecin nigérian poursuivra le travail de soutien à la vaccination de routine, à la réponse aux épidémies et à l’accès aux vaccinations Covid-19 dans le monde entier. Dr Muhammad Ali Pate a été sélectionné à l’issue d’un processus de recrutement d’une année supervisé par le président du conseil d’administration de Gavi, le professeur José Manuel Baroso. Médecin formé en médecine interne et en maladies infectieuses, titulaire d’un Mba de l’université de Duke aux États-Unis, Dr Pate a occupé le poste de ministre d’État à la santé du Nigeria entre 2011 et 2013. À ce titre, il a mené une initiative phare pour relancer les vaccinations de routine et les soins de santé primaires, présidé un groupe de travail présidentiel pour éradiquer la polio et introduit de nouveaux vaccins dans le pays. Alors qu’il était directeur mondial pour la santé, la nutrition et la population de la Banque mondiale et directeur de la Facilité de financement mondiale (2019 et 2021), Dr Pate a dirigé la réponse de la Bm en matière de santé mondiale Covid-19, d’un montant équivalent à 18 milliards de dollars. Il est actuellement titulaire de la « Chaire Julio Frenk de leadership en santé publique » à la « Harvard Chan School of Public Health » et a siégé, au cours de sa carrière, dans plusieurs conseils d’administration et groupes d’experts axés sur la santé dans les secteurs public, privé et à but non lucratif. Dr Pate, dont la nomination a été confirmée lors d’une réunion extraordinaire du conseil d’administration de l’Alliance, a déclaré : « C’est un grand honneur pour moi de rejoindre Gavi en tant que nouveau Pdg. Gavi est l’une des organisations ayant le plus d’impact sur la santé mondiale, ce qui témoigne de l’excellent travail des partenaires de l’Alliance et du personnel du Secrétariat. J’aurai le privilège de la diriger, en m’appuyant sur le travail du Dr Seth Berkley, et de continuer à aider les pays à intensifier les programmes essentiels de vaccination de routine, à atteindre davantage d’enfants sans dose, à élargir l’accès aux nouveaux vaccins, à transformer les systèmes de soins de santé primaires et à contribuer à la lutte contre les épidémies et les futures pandémies ».

Historique de Gavi

Fin des années 1990, les progrès accomplis par les programmes internationaux d’immunisation stagnaient. Plus de 30 millions d’enfants dans les pays en développement n’étaient pas totalement immunisés contre les maladies mortelles, et beaucoup d’autres n’avaient pas encore reçu un seul vaccin. Au cœur du défi se trouvait une grave défaillance du marché – tandis que de nouveaux vaccins performants devenaient disponibles, les pays en développement n’avaient tout simplement pas les moyens de les financer. Pour y répondre, la Fondation Bill et Melinda Gates et un groupe de partenaires fondateurs ont mis au point une solution pour encourager les fabricants à baisser le prix des vaccins pour les pays les plus pauvres. En échange, ils pourraient s’attendre à une demande importante et prévisible sur le long terme de la part de ces pays. En 2000, cette idée révolutionnaire est devenue l’Alliance mondiale pour les vaccins et l’immunisation, aujourd’hui appelée Gavi : l’Alliance du vaccin.

Des résultats impressionnants

Face aux défis mondiaux tels que le changement climatique, l’urbanisation, la migration, la fragilité et les conflits, Gavi a aidé les pays à accroître leur couverture vaccinale et à améliorer leurs systèmes de santé. L’impact de l’Alliance s’appuie sur les atouts de ses principaux partenaires, l’Organisation mondiale de la Santé (Oms), l’Unicef, la Banque mondiale et la Fondation Bill & Melinda Gates. Cela joue un rôle essentiel dans le renforcement des soins de santé primaires. L’Alliance vaccine aujourd’hui près de la moitié des enfants dans le monde. Grâce aux efforts de l’organisation, le coût de la vaccination complète pour un enfant – comprenant notamment les 11 vaccins recommandés par l’Oms, coûte aujourd’hui 28 dollars dans les pays soutenus par Gavi contre environ 1 300 dollars aux États-Unis.

Un Pdg américain très impliqué

A la tête de Gavi depuis 2011, le Dr Seth Berkley, actuel PDG, a largement contribué aux succès de l’Alliance. Pionnier de la santé publique mondiale depuis plus de 35 ans, l’épidémiologiste médical américain compte parmi les fondateurs du mécanisme mondial Covax, co-dirigé par la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (Cepi) et l’Oms. Son objectif est d’accélérer le développement et la fabrication des vaccins contre la Covid-19, et de garantir un accès juste et équitable pour tous les pays à travers le monde. Ce programme a fourni à 146 pays l’accès aux vaccins pendant la pandémie. Dr Pate prendra le relais le 3 août prochain.
Santé 15 févr. 2023


Constitution de groupes parlementaires et commissions permanentes: Les députés renvoient les travaux
Aucun des deux points à savoir la poursuite de la création des groupes parlementaires et la constitution des commissions permanentes, inscrits à l’ordre du jour de la séance plénière des députés, ce mardi, n’a pu être examiné. Les travaux sont reportés.Les députés ne sont pas encore prêts pour la constitution des commissions permanentes. Il en est de même pour les députés des partis Bloc républicain (Br) et Union progressiste (Up) Le Renouveau attendus pour mettre en place leurs groupes parlementaires après leurs collègues de Les Démocrates déjà en règle. Les deux points sont inscrits à l’ordre du jour de la séance plénière de ce mardi. Mais les travaux n’ont pu évoluer comme cela se doit. Les discussions traineraient au niveau de chaque camp surtout pour la mise en place des commissions permanentes. La séance plénière a été renvoyée à plus tard, le temps de permettre à chaque camp de peaufiner les choses à l’interne. Les commissions permanentes sont attendues pour être constituées assez vite. Cela, conformément aux dispositions de l’article 29 du Règlement intérieur du Parlement qui dispose qu’au début de chaque législature, après l’élection du bureau, l’Assemblée nationale constitue pour l’étude des affaires dont elle doit connaitre, cinq commissions permanentes comprenant chacune au moins treize députés. La première concerne la Commission des Lois, de l’Administration et des Droits de l’Homme. Elle est compétente pour traiter des affaires relatives à la Constitution béninoise, aux lois, à la justice, aux pétitions, à l’administration générale et territoriale, à la promotion et la protection de la démocratie et des droits de l’homme. La deuxième commission est intitulée: Commission des Finances et des Echanges. Elle traite des questions touchant les recettes et dépenses de l’Etat, l’exécution du budget, la monnaie et le crédit, les activités financières intérieures et extérieures, le contrôle financier des entreprises publiques, le domaine de l’Etat, la consommation, le commerce intérieur et extérieur ainsi que la fiscalité. La troisième commission est dénommée Commission du Plan, de l’Equipement et de la Production. Comme son nom l’indique, cette commission technique permanente est chargée d’étudier les dossiers concernant la planification, l’agriculture, l’élevage et pêche, la forêt et chasse, l’hydraulique, l’énergie, les mines et l’industrie, l’action coopérative, la technologie, la communication et le tourisme, l’aménagement du territoire et urbanisme, l’équipement, le transport et les travaux publics, l’habitat, l’environnement et la protection de la nature. En ce qui concerne la quatrième commission, elle est appelée Commission de l’Education, de la Culture, de l’Emploi et des Affaires sociales. Elle connait des sujets qui ont rapport avec l’éducation nationale, la recherche scientifique et technique, la formation professionnelle, la promotion sociale, jeunesse et sports, la promotion culturelle, l’information, l’alphabétisation, le travail et l’emploi, la santé, la famille, la condition de la femme et de l’enfant, la population, la sécurité sociale et aide sociale sans oublier les pensions.

Un député, une commission

Et enfin, la cinquième et dernière commission s’appelle Commission des Relations extérieures, de la Coopération au développement, de la Défense et de sécurité. Elle est compétente pour étudier les dossiers se rapportant aux Relations internationales, la politique extérieure, la coopération internationale, les traités et accords internationaux, les relations interparlementaires, les conférences internationales, la protection des intérêts des Béninois à l’étranger, le statut des étrangers résidant au Bénin, la coopération et l’intégration interafricaines, l’organisation générale de la défense, le domaine de la défense et de la sécurité , le personnel civil et militaire des armées, la justice militaire, la police, la sécurité et intégrité territoriale, la sécurité des personnes et des biens. La constitution des cinq commissions permanentes est nécessaire pour permettre à la 9e législature de démarrer réellement ses missions notamment le vote des lois et le contrôle de l’action gouvernementale. Il faut signaler qu’aucun député ne peut faire partie de plus d’une commission permanente. Les membres du bureau de l’Assemblée nationale ne peuvent être membres des commissions permanentes. Toutefois, à titre consultatif, et pour leur propre information, ils peuvent assister aux travaux de toutes commissions créées par l’Assemblée nationale et prendre part aux débats. Les commissions techniques sont dirigées en leur sein par un président, un vice-président, un premier rapport au deuxième rapporteur et un secrétaire.
Actualités 15 févr. 2023


1479 - 3194