La Nation Bénin...
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La ville de Santarem accueille depuis le 1er septembre dernier, la 56è édition du festival international de folklore « Celestino Graça ». Lequel doit son nom à son fondateur, Celestino Graça, grand homme de culture. Cette année, un peu comme pour faire respecter la philosophie de ce dernier, les organisateurs du festival en ont fait un rendez-vous de brassage entre différentes cultures du monde. Conséquence, depuis sept jours à Santarem, c’est la fête au quotidien, et le Bénin en est devenu l’épicentre.
La soixantaine révolue, Cristina Graça, la démarche difficile, est présente à tous les rendez-vous du festival international de folklore « Celestino Graça ». Cette rencontre annuelle qui emballe la ville historique portugaise de Santarem depuis 56 ans, Cristina Graça la vit chaque année, selon les témoignages recueillis, comme un instant particulier. Ceci, d’autant plus que le festival porte le nom de son géniteur. Mais ce n’est pas fondamentalement la raison pour laquelle cette femme âgée le porte comme son bébé.
A en croire Jean Roche, fondateur du festival de Gannat en France et ami d’enfance du regretté Celestino Graça, Cristina a été bercée dès sa plus tendre enfance par son père qui l’emmenait déjà à l’âge de six ans sur les plus grands festivals auxquels il était invité en tant que grand homme de culture portugais. Des décennies après, la petite d’antan continue de se battre avec les forces qui lui restent pour que la rencontre vive de plus belle et mobilise davantage les cultures du monde. C’est d’ailleurs cette raison qui fonde la présence du ballet national du Bénin à ce festival qui se veut un carrefour des cultures. Plus qu’une simple invitation, la présence de la troupe béninoise se justifie, selon Ludgero Mendes, par un souci de brassage au-delà des frontières européennes. Celui-ci a martelé plus d’une fois la singularité du ballet du Bénin qui fait parler de lui dans de nombreuses villes européennes chaque année. «Il était donc de bon ton que Santarem qui aime les autres cultures fasse une place à cette troupe de danseuses et danseurs d’un genre particulier », dira-t-il alors. Et le Bénin qui expose pour la première fois sa culture au Portugal a été davantage célébré en raison de la présence du ministre en charge de la Culture, Paul Hounkpè sur le festival.
Au centre de toutes les attractions !
C’est à peine si les quatre autres pays présents sur le festival de Santarem ne sont pas jaloux du ballet du Bénin, «venu pour tout écraser sur son terrain». Plusieurs éléments concourent à cette réalité. Il y a d’abord l’accoutrement des danseurs qui change à chaque danse pendant que les autres troupes arborent leurs uniques costumes. Il y a ensuite les instruments de musique, certes moins encombrants, mais d’une symbiose hors pair. Enfin, on peut noter l’engagement sur scène des danseurs et chorégraphes qui ne se font pas prier pour donner le meilleur. « Santarem est une ville très proche de Lisbonne. Porter les valeurs culturelles de notre pays dans cette ville de Santarem était donc important pour nous. Et nous l’avons fait avec des danses exécutées avec doigté sous la conduite de trois metteurs en scène à savoir Richard Adossou, Clément Kakpo, Adolphe Aladé Coffi, tous des chorégraphes de renom pour transposer nos danses de réjouissance et les danses rituelles vers des danses tamisées, habillées en respectant des normes de la chorégraphie internationale », explique le directeur de l’Ensemble artistique national, Marcel Zounon, à la fin d’une des prestations de ses poulains dans un théâtre de Santarem. Une ville qui, selon le directeur du festival Ludgero Mendes « prêche pour la promotion de la diversité des expressions culturelles ».
Parlant d’expression culturelle, le Bénin y est allé de manière très forte. Vendredi dernier sur la Place de la Cathédrale, alors que les organisateurs avaient convié les troupes du festival pour une manifestation culturelle, il a mis en branle le Adjogbo et le Tipenti (pourtant exécutés la veille) pour s’arroger la primeur de l’animation sur les lieux, obligeant de ce fait les autres festivaliers à se convertir en spectateurs, ou à se joindre à lui pour danser. A la fin du spectacle, les messages de félicitations étaient tels que les danseurs se sont vus dans l’obligation de prolonger le spectacle. Ces mots d’encouragement et sans doute la satisfaction du public à chaque prestation se fera sentir davantage à l’occasion de la grande caravane des troupes organisée dans la ville. A cette occasion, chacune des troupes, en costume, a défilé pour présenter à la population, son accoutrement. Dans cet exercice, seuls le Bénin et l’Estonie étaient au cœur des attentions et le groupe mené par Adolphe Coffi Aladé n’est pas allé loin pour créer la différence. Sur une improvisation faite de chants populaires, le ballet du Bénin avec ses pas de danse s’est imposé à nouveau.
Témoins des prestations du Bénin, certains conseillers municipaux ont manifesté le désir de nouer des relations avec le Bénin et cette préoccupation a été au cœur d’une séance de travail à laquelle le ministre Paul Hounkpè a assisté en personne.
Distingué par la ville de Santarem
Il y avait également à ce conclave qui a scruté les possibilités pour les deux pays d’interagir au plan culturel, l’adjoint au maire de la ville de Santarem en charge des affaires culturelles Susana Pita Soares a insisté, « au regard de ce qu’elle a vu sur la richesse de la culture » du Bénin, surtout que le pays est connu comme un pays de paix. « A défaut des Etats, il faut agir au plan de la coopération décentralisée », suggère le ministre de la Culture. « Avec le Bénin, pays du vodoun, il y a à découvrir et à redécouvrir », amplifie l’ancien fonctionnaire de l’UNESCO Jean Roche, fondateur du festival de Gannat en France.
Pour sa part, le directeur de l’Ensemble artistique national, Marcel Zounon, au regard de la richesse culturelle de Santarem propose que des étudiants en architecture du Bénin soient déplacés pour des échanges d’expérience. Selon lui, il est « fascinant » de constater que des bâtiments et mêmes des meubles datant de plus de mille ans soient toujours en place et exploités. Ces propositions, le directeur du festival de Santarem Ludgero Mendes dit les avoir enregistré et s’est proposé d’être la pièce maîtresse pour leur concrétisation.
Le deuxième rendez-vous du Bénin à la municipalité de Santarem était plutôt une invitation adressée au ballet national afin d’être distingué par le maire. Ainsi, dans la soirée du vendredi dernier, deux représentants du ballet ainsi que des membres de l’encadrement et de la délégation officielle y ont été accueillis pour recevoir une distinction parce qu’identifié comme meilleur groupe du festival, alors même que plusieurs manifestations étaient encore prévues.
«Casa do Campino», l’apothéose !
Dans la soirée du samedi 5 septembre dernier, tous les groupes du festival de Santarem ont été invités à une célébration œcuménique dans l’enceinte de la cathédrale Saint Antoine de la ville. Il était question à cette occasion de prier pour le renforcement des liens entre les peuples du monde et pour la facilitation de la diversité culturelle. C’est aussi là, l’un des enjeux du festival, rappelle son directeur Ludgero Mendes. Miguel Aurélio Almeida, l’un des responsables de la troupe de Santarem ne cache pas sa joie à la fin de cette célébration. Laquelle, à l’instar du festival lui-même, lui a permis pour la toute première fois de sa vie de voir se côtoyer, des Serbes, des Estoniens, des ressortissants d’Afrique et de Jérusalem… «Il n’y a que les cultures pour offrir l’occasion de voir autant de peuples s’égayer sans crainte dans la joie et la fraternité », renchérit Marcel Zounon. C’est d’ailleurs lui qui, quelques minutes plus tôt a eu le privilège au nom du Bénin, de délivrer un message de paix.
Après cette célébration, cap a été mis à la tombée de la nuit sur «Casa do campino», la plus grande salle de spectacle de la ville. Des centaines de spectateurs s’y sont donnés rendez-vous et ceux qui ont eu la malchance de ne pas y être à temps ont été contraints de rester debout sous le froid glacial pour suivre les prestations du Bénin. A la suite de l’introduction d’ouverture qui a consacré la célébration de chaque pays à travers son drapeau, tour à tour, chacun d'eux est passé pour sa démonstration. Avant le ballet national du Bénin, la troupe de Jérusalem avait réussi à emballer les spectateurs par ses chants et sa chorégraphie. Dernier sur la liste, le Bénin a d’abord suscité des standing ovation par ses premiers pas de danse et les sons de ses tambours. Mais l’apothéose viendra avec le tout dernier tableau, celui de la danse Tèkè. Léon Hounyè, Amoussou Philippe, Aliou Guésséré, Gilbert Tossou, Eric Koupaki, Claudine Mehinto, Colette Aglikpé, Sophie Martine Yekpa, Merliane Houanzenoude, Habib Adjovi Kpèhounto et autres ont livré un spectacle qui, pendant longtemps, restera encore dans les annales de la ville de Santarem qui, aux dires de ses habitants, «n’avait pas encore connu un tel débordement d’énergie et autant de maestria venant d’une troupe invitée sur scène», à en croire Reis Mendes, un des responsables du groupe portugais. JFM
Par Josué F. MEHOUENOU, Envoyé spécial à Santarem
Culture 06 sept. 2015

Fidèle à son engagement depuis plusieurs années dans le cadre du reboisement des localités du pays, la Société générale Bénin (SGB) a réédité son initiative cette année. Elle a mis en terre à Porto-Novo samedi 5 septembre dernier, des plants pour contribuer à l’embellissement de la ville capitale du Bénin. La cérémonie a drainé plusieurs dizaines d’agents de cette banque tous mobilisés autour de leur directeur général, ainsi que des autorités forestières et municipales de Porto-Novo.
Plus de 200 plants ont été mis en terre samedi 5 septembre dernier sur quatre kilomètres aux abords du Boulevard du Cinquantenaire à Porto-Novo. L’initiative est de la Société générale Bénin (SGB) qui a mobilisé pour la circonstance une bonne partie de son personnel. Les plants mis en terre sont de l’espèce Terminalia superba communément appelé en français Fraké. La Société a bénéficié de l’expertise technique de l’Inspection forestière de l’Ouémé-Plateau.
Cette action citoyenne de la Société générale Bénin, depuis plus de 150 ans, témoigne de l’engagement de cette banque à se mettre au service du développement de la vie, a souligné le directeur de la SGB, Laurent Mortreuil. Le reboisement de l’axe du Cinquantenaire à Porto-Novo s’inscrit dans ce cadre. A travers cette action, la banque entend contribuer au renforcement du programme du gouvernement «10 millions d’âmes, 10 millions d’arbres» lancé le 11 juillet 2013. Mais aussi consiste-t-elle à rendre la ville capitale du Bénin plus verte et également pionnière dans la protection de l’environnement au Bénin. «Planter un arbre ce n’est pas seulement mettre quelque chose en terre mais c’est transmettre réellement. C’est réellement assurer pour l’avenir et pour les générations futures», a laissé entendre le directeur de la SGB avant d’ajouter que «L’arbre a été toujours le symbole de la vie, du foyer et de la patrie».
Contribuer à l’embellissement de Porto-Novo
L’importance de l’arbre n’est plus donc à démontrer. Ce qui justifie d’ailleurs toute la joie et la fierté de la banque à mettre en terre les plants pour contribuer à l’embellissement de la ville de Porto-Novo afin de garantir un environnement paisible aux générations futures, a souligné Laurent Montreuil.
La SGB ne s’est pas seulement arrêtée à la mise en terre des plants. Elle s’est préoccupée aussi de leur entretien. Elle a recruté pour un contrat d’une durée d’un an une ONG pour s’occuper de l’entretien des plants.
Cet engagement de la SGB pour l’entretien des plants a été applaudi par le maire de la ville capitale du Bénin, Porto-Novo, Emmanuel Zossou. Il a manqué de mots pour féliciter la banque pour son action citoyenne qui est en phase avec la vision de son conseil municipal, à savoir faire de Porto-Novo une ville fleurie comme certaines banlieues européennes. Emmanuel Zossou tout comme le représentant du préfet de l’Ouémé-Plateau, Thomas Fagbitè a invité les autres banques à emboiter le pas à la SGB pour un changement qualitatif de la ville. Le chef de l’Inspection forestière de l’Ouémé-Plateau, le colonel Isidore Koty a aussi félicité l’initiative de la Société générale Bénin. Selon lui, cette banque a vraiment fait une œuvre utile en apportant sa pierre à la restauration du couvert végétal de la ville de Porto-Novo et par ricochet améliorer les conditions de vie des citoyens. Toute chose qui fait dire au colonel Isidore Koty que la prospérité est partagée au niveau de la SGB.
Le directeur de cabinet du président de l’Assemblée nationale, Falilou Akadiri a souhaité que l’entretien des plants ne soit pas seulement délaissé à l’Ong recrutée à cet effet. Il a insisté sur l’implication des populations pour l’arrosage et le suivi de ces plants afin de leur garantir un bel avenir.

L’ouvrage « Les coqs chantent de travers! Le discernement en question » publié par le docteur Basile Adjou-Moumouni il y a quelques semaines n’aurait certainement jamais existé, si cet homme, presque centenaire aujourd’hui n’avait pas rencontré sur son chemin, d’autres hommes pour tordre le coup à son destin, celui de présider aux destinées de son pays. Mais pour lui, peu importe ! Son rêve demeure intact, il le partage avec les générations actuelles et futures. «Les coqs chantent de travers! Le discernement en question» peut donc être vu comme l’héritage du sage, le legs du baobab.
«Un vieux médecin non voyant, mais particulièrement clairvoyant et authentique trésor humain vivant invite la communauté béninoise au discernement, proposant l'éducation comme médicament du mal qui ronge notre pays déboussolé». C’est ainsi que le responsable de SPL Editions, Gratien Ahouanmènou, coéditeur de la dernière publication du docteur Basile Adjou-Moumouni interprète cette œuvre dont l’auteur a vu le jour en 1922 et qui est admis à faire valoir ses droits à la retraite depuis 1982. Comme tout bon médecin, il s’est interdit le repos et se propose, malgré son âge avancé, de soigner la société béninoise et de la guérir de ses maux. Des maux multiples qui lui font dire alors que les coqs chantent de travers. A en juger, rien que par les titres contenus dans l’ouvrage, on comprend que le travers qu’évoque le docteur Basile Adjou-Moumouni est toujours d’actualité.
Le préfacier de l’ouvrage, le chroniqueur Jérôme Carlos lui trouve trois casquettes différentes. D’abord celui de l’éducateur «qui nous ouvre les portes de la vie», ensuite l’éducateur qui propose des leçons de vie et enfin «l’éducateur qui nous aide à changer notre vie et à changer de vie». Plus loin, il dira que l’auteur «ne s’est point voulu le contremaître distant qui vocifère des ordres ou qui brasse des principes». Suivra, sous la plume de l’auteur, le fil d’Ariane pour résoudre les études de cas et il y évoque les évidences existentielles comme la diversité, l’inégalité, le besoin de l’autre, les exigences citoyennes…
Au sujet des instruments de perfectionnement, le docteur Basile Adjou-Moumouni liste des notions comme «apprendre, éduquer».
Leçons de vie !
Comme on peut le constater, cet essai publié il y a quelques semaines à Cotonou au cours d’une cérémonie à laquelle ont pris part de nombreuses personnalités est singulier dans son genre. Non pas pour dire que l’auteur soit un néo-écrivain, mais pour constater qu’au regard de sa riche bibliographie, il s’est donné des aises pour faire de cette ultime publication, un legs aux générations d’après lui, surtout celles actuelles afin qu’elles y puisent des notions pour redresser la pente sociale en déconfiture. «A travers les déviations et les incidents critiques, les cas proposés dans cet ouvrage dépeignent des situations réelles, parfois amusantes, souvent pénibles… et visent à réfléchir et déduire les conduites à tenir pour travailler sur soi-même ou pour aider d’autres à se redresser », écrit-il. Dans cette exhortation, chacun y trouve son compte. Qu’il s’agisse de l’enfant qui glisse vers l’adolescence, de l’adolescent qui frappe à la porte de la jeunesse, ou du jeune qui s’identifie à l’adulte, de l’adulte qui manque de se mirer dans la sagesse, sans oublier le citoyen peu conscient et le dirigeant sans boussole et sans repère, chacun y trouve son compte et se voit proposer la posologie pour guérir de son mal. En somme, une caricature sociale bien ficelée qui débouche sur le discernement.
Le discernement, l'outil principal du dirigeant
A propos, le docteur Basile Adjou-Moumouni fait savoir entre les lignes de sa publication que «le discernement est l’outil principal du dirigeant parce qu'il forme son jugement de valeur. Sûr de son jugement, grâce au discernement qui est le sien, le dirigeant sait distinguer le bien du mal. La sagesse impose à l'homme de ne pas être péremptoire ni impulsif en prononçant son jugement. Les subtilités du langage permettent d'apporter les nuances adéquates pour la bonne expression du jugement, afin de ne pas susciter des effets contre-productifs. C'est l'art de communiquer que le dirigeant doit acquérir». Pour lui, «le jugement auquel un homme d'Etat a abouti ne saurait être exprimé inconsidérément ». Dans un extrait intitulé «Eduquer, base d’un sursaut national, l’auteur indique que « on a successivement martelé des slogans tels que Changement, Émergence, Refondation. Ces slogans resteront lettres mortes tant que l'éducation, l'institution sociale fondamentale qui forge le discernement, n'aura pas été scientifiquement, objectivement, résolument et courageusement implantée pour s'enraciner au fil du temps».
«Lorsque ces valeurs cardinales viennent à être galvaudées au niveau le plus élevé de l’organisation sociale, seuls l’éducation, la rééducation et la patriotisme peuvent apporter le redressement salutaire». Mais en attendant d’en arriver là, «les coqs chantent de travers!»

Les dignitaires du culte Vodoun et l’Unicef dans la même barque pour mettre la lumière sur les droits des enfants. Ils ont mis en place, hier jeudi 3 septembre, un Cadre de concertation des dignitaires et chefs du culte Vodoun pour la promotion des droits de l’enfant. C’était au palais royal Djidémè d’Ahouannonzoun dans la commune d’Allada.
Aux nouveaux défis, de nouvelles démarches! Le tandem Unicef Bénin-têtes couronnées vient d’être créé pour le bonheur des enfants. L’installation hier à Ahouannonzoun, dans la commune d’Allada, du Cadre de concertation des chefs de couvents, dignitaires et rois pour la promotion des droits des enfants au Bénin, donne enfin corps à ce projet qui date de 2011. C’est un pas de géant qui met en lumière les droits des enfants au cœur des pratiques traditionnelles au Bénin.
Une victoire
La mise sur pied de ce creuset, selon la représentante résidente de l’Unicef au Bénin, Anne Vincent, est une victoire en ce sens qu’il permettra d’allier tradition et droits de l’enfant.
On estime à six sur dix le nombre de Béninois, toutes catégories confondues, adeptes du culte Vodoun. D’où l’utilité pour l’institution d’intégrer aussi la protection des enfants dans les couvents au centre de ses priorités. C’est dans ce cadre, explique sa représentante au Bénin, que le partenariat Unicef, ministère en charge de la Famille et Association nationale pour la défense et pour le renouveau des cultes traditionnels (ANDRCT), présidé par le 13è roi de la localité, Sa Majesté Kponan Kpodjro Agbomassoatin, a germé pour promouvoir les droits des enfants vivant dans les couvents auprès des chefs traditionnels. Lequel tandem, au démarrage en 2011, a intégré cinq communes du département de l’Atlantique que sont Allada, Toffo, Tori, Zè et Kpomassè. Ce qui, à l’en croire, représente 157 couvents de Vodoun et a permis de recenser 372 enfants en cours des cérémonies d’initiation dont 66% de filles.
Trois années plus tard, le partenariat sera élargi aux communes de Sô-Ava, Bohicon et Za-kpota. Au niveau desdites localités, explique Anne Vincent, 353 nouveaux couvents ont été recensés. Avec 1065 enfants en initiation dont 505 filles contre 560 garçons. Cette synergie d’actions, se réjouit-elle, a favorisé la réduction de la durée de l’initiation des enfants de trois ans à trois mois dans des couvents et à la réduction des scarifications. Mieux, le partenariat a abouti à l’internement des enfants au couvent pendant les vacances pour leur permettre d’aller à l’école, à l’amélioration de leur cadre de vie dans les couvents. Leur accès aux soins de santé moderne est devenu également une réalité.
Changements dans les pratiques ancestrales
La cérémonie d’hier vient renforcer davantage ces efforts. De nouveaux changements devront être opérés dans les pratiques traditionnelles afin de permettre la protection des enfants avec comme bonus, la réduction des scarifications sur leurs corps, a précisé Sa Majesté Kponan Kpodjro Agbomassoatin, 13è roi d’Ahouannonzoun et président de l’ANDRCT.
Anne Vincent plaide pour que les enfants n’ayant pas encore accès aux soins de santé de base, puissent en bénéficier. Pour elle, le moment est venu de «généraliser les bonnes pratiques dans tous les couvents du Bénin, de réduire la dot d’initiation». Son plaidoyer vise également à « faciliter l’obtention de l’acte de naissance des enfants après leur initiation et à privilégier la période des vacances pour toute initiation d’enfants ».
Le creuset mis sur pied, explique-t-elle, devra régulièrement procéder à l’évaluation des conditions de vie des enfants initiés et développer des outils qui pourront être déclinés dans toutes les communes du Bénin.
Offrir plus de chances aux enfants dans les domaines de la santé et de la protection constitue donc une barrière contre les nombreuses inégalités qui les touchent, a-t-elle insisté.
Anne Vincent élevée au rang de dignitaire du culte Vodoun
Visiblement très satisfaits de la démarche de la représentante résidente de l’Unicef au Bénin, les têtes couronnées présentes à la rencontre, ont voulu marquer d’une pierre blanche la cérémonie. Ainsi, Anne Vincent a été élevée au grade de dignitaire du culte Vodoun. Son nom d’initiation : « Vinan Ayidé », qui signifie littéralement, « l’enfant nous inspire une bonne idée ». Avec ce titre, elle a désormais accès à tous les couvents du Bénin. Ce sont ces nombreuses actions en faveur des enfants qui lui ont valu cette élevation.
« Elle est ‘’nan des hounkpamè’’ du Bénin, car c’est en son nom et en son temps que cette alchimie a été introduite au Bénin », se réjouit le roi d’Ahouannonzoun Kponan Kpodjro Agbomassoatin. Un couronnement qui vient sans doute la conforter dans ses actions de défense et de promotion des droits des enfants au Bénin.

L’incident à la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), notamment le boycott par les conseillers de la session extraordinaire du mardi 1er septembre dernier, est parvenu à l'oreille des autorités gouvernementales. Pour preuve, le gouvernement vient de demander aux conseillers de déposer au siège de l’institution les anciens véhicules.
Si les démarches entreprises par les travailleurs de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) pour l’amélioration de leurs conditions de travail, sont restées pendant longtemps lettre morte, le boycott de la session extraordinaire prévue pour le mardi 1er septembre dernier vient de sonner l’heure de la satisfaction de leurs revendications. C’est ce qu’on peut déduire de la réaction du gouvernement qui leur a demandé déjà de déposer, au siège de l’institution à Cotonou, les véhicules déjà amortis. Avec cette prompte réaction, les conseillers peuvent déjà pousser un ouf de soulagement.
En effet, dans le répertoire des difficultés livrées à la presse par le président de la HAAC, Adam Boni Tessi, mardi dernier figurent des problèmes relatifs au matériel roulant. «La HAAC n’a pas de véhicules ; les chargés de mission sont sans véhicules ; le secrétaire général roule son propre véhicule, alors que nous sommes une institution constitutionnelle», avait déploré le président de l’institution.
En leur demandant donc de déposer les anciens véhicules, le gouvernement aurait certainement envisagé ainsi de commencer la satisfaction de leurs revendications.
Faut-il le rappeler, le problème de véhicule n’est pas le seul sur la liste des doléances de la HAAC. Le budget insuffisant, les frais de mission à l’étranger modiques, les besoins en ingénieurs, la demande d’attribution de garde-corps sont d’autres revendications dont la prompte satisfaction est vivement souhaitée par les conseillers de la HAAC qui ont la lourde responsabilité réguler les médias pour sauvegarder la paix.

Soucieux de l’état de la situation actuelle de leurs revendications à l’orée de la rentrée scolaire 2015-2016, le Front d’action des syndicats de l’éducation alerte l’opinion publique nationale et internationale sur la situation actuelle de l’école béninoise. C’est au cours d’un point de presse organisé, hier mercredi 2 septembre, à la Bourse de Travail de Cotonou. Au terme de leur déclaration, trois points essentiels sont à retenir.
Le Bureau exécutif national du Front d’action des syndicats de l’éducation a donné hier mercredi un point de presse à la Bourse de Travail de Cotonou. Trois points étaient inscrits à son ordre du jour. Il y a ‘’La renaissance du Front : d’où venons-nous ?’’, ‘’De l’état actuel des revendications et les préalables à la rentrées scolaire 2015-2016 : que voulons-nous ?’’, et ‘’La position du Front par rapport à la nouvelle loi sur l’âge de départ à la retraite’’.
Pour Maxime Francis Okoundé porte-parole du Front, « conformément au vœu le plus cher des enseignants, ils ont surmonté les divergences pour se consacrer désormais à l’essentiel : la construction de l’unité du Front, l’unité d’idées, de stratégies et d’actions pour des victoires plus grandes et prometteuses pour l’école béninoise ». Le principal initiateur de ce processus de médiation, a-t-il indiqué, n’est rien d’autre que Noël Chadaré, secrétaire général du Synestp, membre fondateur du Front qui, pendant plus de quatre mois d’échanges, appuyé par les anciens porte-parole et fort de la disponibilité de tous les secrétaires généraux, a permis le dénouement heureux de la crise qui a failli emporter leur label commun, le Front. Trois actions glorieuses sont à retenir dans le processus de la renaissance du Front. Il y a l’adoption à l’unanimité de la charte du Front et l'élection d’un nouveau Bureau ; la passation de charges entre les bureaux entrant et sortant ; l’adoption du premier plan trimestriel de travail du Bureau exécutif national pour la période allant de septembre à novembre de cette année.
Principale révendication
Par rapport à leur principale revendication de 2012 focalisée sur la question spécifique des 25% portant, revalorisation du point indiciaire accordé à tous les agents de l’Etat en 2011 à travers le décret 2011-505 du 5 août 2011 et des engagements du gouvernement relevés lors des décisions du Conseil des ministres en sa séance du 27 mars dernier, le Front fustige l’attitude du gouvernement. «A la date d’aujourd’hui, mercredi 02 septembre, rien de concret comme signe décisif venant du gouvernement visant le respect des engagements n’a été fait», déplore Maxime Francis Okoundé. A l’orée de la rentrée, le Front souhaite que le gouvernement tienne son engagement et respecte formellement sa signature. Des lors, il se donne des défis et préalables pour cette nouvelle rentrée. Au nombre de ceux-ci, on peut citer : ‘’le démarrage effectif du paiement des 10 000 FCFA à partir de septembre 2015’’ ; ‘’l’adoption des Statuts particuliers de la maternelle, du primaire et du secondaire au plus tard le 30 septembre 2015 conformément aux accords gouvernement/Centrales et Confédérations syndicales’’ ; ‘’la résolution des problèmes catégoriels au niveau des ministères sectoriels’’ ; ‘’ la jouissance des 25% de la revalorisation du point indiciaire des Agents de l’Etat conformément au décret 2011-505 du 05 août 2011’’.
Par ailleurs, le Front menace de boycotter cette rentrée scolaire et lance un vibrant appel à tous les enseignants. Selon son porte-parole Albert Akinocho, « une tournée nationale du Bureau exécutif national du Front est en vue dans le mois de septembre 2015 et les assemblées générales qui suivront dans tous les départements pour des consultations démocratiques des enseignants, permettront de définir de manière concrète l’assiette des exigences maximales et minimales des enseignants par rapport à la rentrée 2015-2016 ».

L’Union nationale des associations des parents d’élèves et étudiants du Bénin (UNAPEEB) a organisé hier, mercredi 2 septembre à Cotonou, un point de presse sur le thème : « Coût de l’enseignement et exigence de la suppression des contributions scolaires ». A travers cette rencontre avec la presse, elle a dénoncé la ruine de l’école au Bénin et propose des portes de sortie de la crise de l’enseignement au Bénin.
Alors que les frais de scolarisation coûtent chers tant aux parents, à l’Etat et aux responsables des écoles et collèges, les résultats aux différents examens crèvent l’œil. Face à cette situation, le président de l’Union nationale des associations des parents d’élèves et étudiants du Bénin (UNAPEEB), Paul Kakpovi Koudoukpo déclare que l’école est aujourd’hui en crise profonde et cela, dans les différents ordres d’enseignement. En témoigne ce que l’école coûte aux parents déjà écrasés par la misère et la vie chère. Il les a appelés à prendre leurs responsabilités, en amenant l’Etat à jouer le rôle qui est le sien.
Au niveau du cours primaire, il a déploré que la subvention ne tombe jamais à temps et n'est versée qu’à la fin de l’année scolaire ou au début d’une nouvelle rentrée, obligeant les directeurs d’école à payer de leur propre poche ou acheter à crédit les fournitures. Lorsque les cahiers d’activités ne sont pas fournis, a-t-il poursuivi, ils sont tenus à leur tour d’imposer aux parents d’élèves l’achat desdits cahiers ou la photocopie des épreuves et autres. Ce qui engendre des frais énormes pour les parents.
A cela s’ajoute la pénurie chronique d’enseignants, et la pénurie de salles de classes. Pour que l’école soit véritablement gratuite, Paul Kakpovi Koudoukpo a alors proposé que le gouvernement construise des salles de classes et fournisse des outils pédagogiques, et prenne en charge la subvention pour le fonctionnement des écoles, la dotation en enseignants aussi bien en quantité qu’en qualité ; et la suppression effective des cahiers d’activité.
Au niveau de l’enseignement secondaire, il propose qu’on exonère tous les élèves des deux sexes, de la contribution. Cela, estime-t-il, ne coûterait à l’Etat que 10 milliards FCFA.
Une descente dans certains établissements comme l’Ecole primaire publique de Djondji témoigne de la catastrophe, a-t-il insisté. Cette école n’a qu’un seul enseignant, son directeur pour ses 6 classes. Les élèves sont parqués dans l’une des salles de classe.
Les collèges, a-t-il par ailleurs laissé entendre, enregistrent, aujourd’hui près de 90% de vacataires. Or, l’école est avant tout un centre où tout s’apprend. Selon Paul Kakpovi Koudoukpo, sans enseignant, l’école est dans l’obligation de recruter des enseignants sur le tas comme c’est le cas à Zinvié où se posent les mêmes problèmes.
Paul Kakpovi Koudoukpo a confié que l’école a des difficultés énormes, pour la libérer propose-t-il, il faudra lui tenir la main. Car, sans formation, il n’y a pas de développement.

Il se tient depuis hier mercredi 2 septembre à Porto-Novo, le forum inter-africain des délégués de la Mission évangélique braille (MEB) de la Suisse. Cette rencontre qui prend fin dimanche prochain est une initiative de l’Ong Bartimée soutenue par ses partenaires suisses œuvrant pour l’autonomisation et l’insertion professionnelle des amblyopes.
Les amblyopes et malvoyants peuvent aussi contribuer au développement de leur pays. C’est tout le sens du forum inter-africain des partenaires de la Mission évangélique braille de la Suisse qui a démarré hier au centre Songhaï de Porto-Novo à l’initiative de l’Ong Bartimée. Ces assises visent surtout à faire valoir les capacités des personnes amblyopes et favoriser leur plein épanouissement socio-économique. Et plus spécifiquement à créer des activités agricoles biologiques exécutées par ces derniers de vue en utilisant la pratique «Agroécologie » pour contribuer à l’indépendance alimentaire. Les participants proviennent de huit pays d’Afrique où la Mission évangélique braille à des Ongs partenaires. Des délégations sont venues du Cameroun, de la République démocratique du Congo, du Burundi, du Congo Brazzaville, de la Côte d’Ivoire, du Togo, du Burkina Faso et du Bénin. Ainsi, pendant une semaine, les participants vont réfléchir sur les voies et moyens pour aider les amblyopes à recouvrer leur dignité humaine en s’engageant dans la lutte contre la mendicité par la production agricole de qualité et sans intrants chimiques. Les travaux seront meublés par plusieurs communications et des ateliers sur l’agro-pastorale et la pratique de production «agroécologie». Ces communications seront présentées par des formateurs avertis du Centre Songhaï dont l’expertise en matière agricole n’est plus à démontrer. Fernande Adékou, secrétaire exécutive de l’Ong Bartimée a donné un bref aperçu sur son organisation qui est une association chrétienne des aveugles et malvoyants du Bénin. Au départ diti-ils c'était un creuset de partage de la parole de Dieu mais aujourd'hui, l’Ong va plus loin dans son combat. Elle se lance pour défis d’assurer également un plein épanouissement de ses membres pour leur permettre de se prendre en charge. L’Ong Bartimée s'est lancée très tôt dans l’agro-écologie. Près d’un hectare de champs de manioc et de produits maraîchers a été cultivé à Comè par ses membres, informe Fernande Adékou. Ceci pour montrer que les amblyopes ou malvoyants peuvent aussi bien contribuer au développement de leur pays au même titre que les autres citoyens.
La représentante du maire de Porto-Novo, Rachidath Dougbé félicitera l’Ong Bartimée et son partenaire suisse pour leur engagement aux côtés des personnes handicapées de la vue. Elle s’accorde aussi à la nécessité qu’une place de choix doit être accordée aux aveugles et malvoyants victimes de toutes sortes de discrimination dans la société. Le secrétaire général de la Mission évangélique braille, Heinz Rothacher saluera la qualité de sa collaboration avec l’Ong Bartimée. Selon lui, cette Ong fait un travail sérieux pour donner espoir aux amblyopes. Heinz Rothacher a lancé un appel aux autorités béninoises afin qu’elles appuient les actions de cette organisation sur le terrain. Pour leur part, le secrétaire général du ministre en charge de l’Environnement, ImorouOurou-Djéri et le secrétaire général du ministère en charge de la Famille, Geneviève Ogoussan ont tous reconnu la justesse du combat que mènent l’Ong Bartimée et la MEB. Car, celui qui a perdu la vue, n’a pas perdu la vie, fera remarquer Geneviève Ogoussan qui a procédé au lancement officiel des travaux dont le rideau tombe dimanche prochain.
Société 02 sept. 2015

Il se tient depuis hier mercredi 2 septembre à Porto-Novo, le forum inter-africain des délégués de la Mission évangélique braille (MEB) de la Suisse. Cette rencontre qui prend fin dimanche prochain est une initiative de l’Ong Bartimée soutenue par ses partenaires suisses œuvrant pour l’autonomisation et l’insertion professionnelle des amblyopes.
Les amblyopes et malvoyants peuvent aussi contribuer au développement de leur pays. C’est tout le sens du forum inter-africain des partenaires de la Mission évangélique braille de la Suisse qui a démarré hier au centre Songhaï de Porto-Novo à l’initiative de l’Ong Bartimée. Ces assises visent surtout à faire valoir les capacités des personnes amblyopes et favoriser leur plein épanouissement socio-économique. Et plus spécifiquement à créer des activités agricoles biologiques exécutées par ces derniers de vue en utilisant la pratique «Agroécologie » pour contribuer à l’indépendance alimentaire. Les participants proviennent de huit pays d’Afrique où la Mission évangélique braille à des Ongs partenaires. Des délégations sont venues du Cameroun, de la République démocratique du Congo, du Burundi, du Congo Brazzaville, de la Côte d’Ivoire, du Togo, du Burkina Faso et du Bénin. Ainsi, pendant une semaine, les participants vont réfléchir sur les voies et moyens pour aider les amblyopes à recouvrer leur dignité humaine en s’engageant dans la lutte contre la mendicité par la production agricole de qualité et sans intrants chimiques. Les travaux seront meublés par plusieurs communications et des ateliers sur l’agro-pastorale et la pratique de production «agroécologie». Ces communications seront présentées par des formateurs avertis du Centre Songhaï dont l’expertise en matière agricole n’est plus à démontrer. Fernande Adékou, secrétaire exécutive de l’Ong Bartimée a donné un bref aperçu sur son organisation qui est une association chrétienne des aveugles et malvoyants du Bénin. Au départ diti-ils c'était un creuset de partage de la parole de Dieu mais aujourd'hui, l’Ong va plus loin dans son combat. Elle se lance pour défis d’assurer également un plein épanouissement de ses membres pour leur permettre de se prendre en charge. L’Ong Bartimée s'est lancée très tôt dans l’agro-écologie. Près d’un hectare de champs de manioc et de produits maraîchers a été cultivé à Comè par ses membres, informe Fernande Adékou. Ceci pour montrer que les amblyopes ou malvoyants peuvent aussi bien contribuer au développement de leur pays au même titre que les autres citoyens.
La représentante du maire de Porto-Novo, Rachidath Dougbé félicitera l’Ong Bartimée et son partenaire suisse pour leur engagement aux côtés des personnes handicapées de la vue. Elle s’accorde aussi à la nécessité qu’une place de choix doit être accordée aux aveugles et malvoyants victimes de toutes sortes de discrimination dans la société. Le secrétaire général de la Mission évangélique braille, Heinz Rothacher saluera la qualité de sa collaboration avec l’Ong Bartimée. Selon lui, cette Ong fait un travail sérieux pour donner espoir aux amblyopes. Heinz Rothacher a lancé un appel aux autorités béninoises afin qu’elles appuient les actions de cette organisation sur le terrain. Pour leur part, le secrétaire général du ministre en charge de l’Environnement, ImorouOurou-Djéri et le secrétaire général du ministère en charge de la Famille, Geneviève Ogoussan ont tous reconnu la justesse du combat que mènent l’Ong Bartimée et la MEB. Car, celui qui a perdu la vue, n’a pas perdu la vie, fera remarquer Geneviève Ogoussan qui a procédé au lancement officiel des travaux dont le rideau tombe dimanche prochain.
Société 02 sept. 2015

L’Ong Espoir de la Famille organise depuis hier mercredi 2 septembre à Porto-Novo, un atelier de deux jours au profit des responsables des églises évangéliques du Bénin pour la promotion de la santé de la reproduction et de la planification familiale. Elle mène ce plaidoyer en partenariat avec le projet Faith + family Planning.
Révérends pasteurs, prophètes et autres responsables de hauts niveaux des églises évangéliques du Bénin participent depuis hier mercredi 2 septembre à un atelier sur la promotion de la santé de la reproduction et de la planification familiale. Il s’agit d’une initiative de l’Ong Espoir de la Famille soutenue financièrement par le projet Faith + family Planning.
En effet, selon le directeur exécutif de l’Ong Espoir de la Famille, l’accès à la planification familiale est un droit fondamental de la personne humaine porteur d’énormes avantages pour le développement économique. Mais la question se heurte à d grands obstacles dans les églises. Bon nombre de leaders religieux pensent que la Planification familiale constitue une atteinte à la loi divine qui recommande la multiplication de l’homme. Dès lors, l’église n’est pas outillée pour informer et éduquer ses fidèles pour une prise en charge correcte de leur santé sexuelle et reproductive. C’est d’ailleurs pour cette raison que plusieurs responsables d’églises continuent de s’opposer à l’utilisation des méthodes modernes contraceptives, explique César Ahouantchédé. Et les conséquences sont immenses. Plusieurs couples et jeunes continuent désespérément d’avoir des grossesses non désirées et s’exposent à la mort et à la pauvreté.
Pendant ce temps, le Bénin s’est engagé à la suite des conférences de Ouagadougou et Sally-Mbour à porter le taux de prévalence contraceptive à 20% d’ici 2018 contre 8,7 en 2013, informe le directeur exécutif de l’Ong Espoir de la Famille. L’atteinte de cet objectif nécessite la contribution de tous les acteurs sociaux dont les confessions religieuses qui regroupent près de 42,8% de la population, estime-t-il. C’est dans ce cadre que s’inscrit la tenue de l’atelier de plaidoyer à l’endroit des responsables aux plus hauts niveaux de l’association des églises évangéliques du Bénin organisé par son Ong, précise César Ahouantchédé.
Initiative louée
Ainsi, pendant les deux jours de travaux, il s’agira pour les participants d’être outillés d’une part, aux biens fondés de la santé de la reproduction et la planification familiale (SR/PF) et ses avantages pour les fidèles chrétiens. Et d’autre part, d’amener les leaders religieux à élaborer, harmoniser et adopter une Déclaration commune favorable à la SR/PF. Laquelle déclaration sera disséminée aux autres responsables religieux de toutes les dénominations de l’AEEB.
Tour à tour, le président de l’Association des églises évangéliques du Bénin, le révérend pasteur Guilllaume Sogbossi, le président du Collectif des associations des églises évangéliques du Bénin, Nazaire Houn-kpadodé, ont tous loué l’initiative de l’Ong Espoir de la Famille. Ils ont aussi incité les couples à promouvoir la planification familiale afin de réduire le taux de mortalité infantile et maternelle au Bénin. Parlant de taux, Clarisse Ahanhanzo-Glèlè, représentant la directrice de la Santé maternelle et de l’Enfant, a été on ne peut plus clair. Selon elle, 1500 femmes meurent chaque année au Bénin en voulant donner la vie. Le non espacement des grossesses est l’une des principales causes de ces décès. Ce qui montre toute l’importance de cet atelier de sensibilisation. Raison pour laquelle Clarisse Ahahanzo-Glèlè a invité les leaders religieux dont personne n’ignore leurs très grandes influences dans les églises à bien suivre les travaux pour donner à leur tour la vraie information à leurs fidèles afin qu’ils sachent que la planification familiale est un outil de développement.