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L’Ong Espoir de la Famille organise depuis hier mercredi 2 septembre à Porto-Novo, un atelier de deux jours au profit des responsables des églises évangéliques du Bénin pour la promotion de la santé de la reproduction et de la planification familiale. Elle mène ce plaidoyer en partenariat avec le projet Faith + family Planning.
Révérends pasteurs, prophètes et autres responsables de hauts niveaux des églises évangéliques du Bénin participent depuis hier mercredi 2 septembre à un atelier sur la promotion de la santé de la reproduction et de la planification familiale. Il s’agit d’une initiative de l’Ong Espoir de la Famille soutenue financièrement par le projet Faith + family Planning.
En effet, selon le directeur exécutif de l’Ong Espoir de la Famille, l’accès à la planification familiale est un droit fondamental de la personne humaine porteur d’énormes avantages pour le développement économique. Mais la question se heurte à d grands obstacles dans les églises. Bon nombre de leaders religieux pensent que la Planification familiale constitue une atteinte à la loi divine qui recommande la multiplication de l’homme. Dès lors, l’église n’est pas outillée pour informer et éduquer ses fidèles pour une prise en charge correcte de leur santé sexuelle et reproductive. C’est d’ailleurs pour cette raison que plusieurs responsables d’églises continuent de s’opposer à l’utilisation des méthodes modernes contraceptives, explique César Ahouantchédé. Et les conséquences sont immenses. Plusieurs couples et jeunes continuent désespérément d’avoir des grossesses non désirées et s’exposent à la mort et à la pauvreté.
Pendant ce temps, le Bénin s’est engagé à la suite des conférences de Ouagadougou et Sally-Mbour à porter le taux de prévalence contraceptive à 20% d’ici 2018 contre 8,7 en 2013, informe le directeur exécutif de l’Ong Espoir de la Famille. L’atteinte de cet objectif nécessite la contribution de tous les acteurs sociaux dont les confessions religieuses qui regroupent près de 42,8% de la population, estime-t-il. C’est dans ce cadre que s’inscrit la tenue de l’atelier de plaidoyer à l’endroit des responsables aux plus hauts niveaux de l’association des églises évangéliques du Bénin organisé par son Ong, précise César Ahouantchédé.
Initiative louée
Ainsi, pendant les deux jours de travaux, il s’agira pour les participants d’être outillés d’une part, aux biens fondés de la santé de la reproduction et la planification familiale (SR/PF) et ses avantages pour les fidèles chrétiens. Et d’autre part, d’amener les leaders religieux à élaborer, harmoniser et adopter une Déclaration commune favorable à la SR/PF. Laquelle déclaration sera disséminée aux autres responsables religieux de toutes les dénominations de l’AEEB.
Tour à tour, le président de l’Association des églises évangéliques du Bénin, le révérend pasteur Guilllaume Sogbossi, le président du Collectif des associations des églises évangéliques du Bénin, Nazaire Houn-kpadodé, ont tous loué l’initiative de l’Ong Espoir de la Famille. Ils ont aussi incité les couples à promouvoir la planification familiale afin de réduire le taux de mortalité infantile et maternelle au Bénin. Parlant de taux, Clarisse Ahanhanzo-Glèlè, représentant la directrice de la Santé maternelle et de l’Enfant, a été on ne peut plus clair. Selon elle, 1500 femmes meurent chaque année au Bénin en voulant donner la vie. Le non espacement des grossesses est l’une des principales causes de ces décès. Ce qui montre toute l’importance de cet atelier de sensibilisation. Raison pour laquelle Clarisse Ahahanzo-Glèlè a invité les leaders religieux dont personne n’ignore leurs très grandes influences dans les églises à bien suivre les travaux pour donner à leur tour la vraie information à leurs fidèles afin qu’ils sachent que la planification familiale est un outil de développement.

L’Ong Espoir de la Famille organise depuis hier mercredi 2 septembre à Porto-Novo, un atelier de deux jours au profit des responsables des églises évangéliques du Bénin pour la promotion de la santé de la reproduction et de la planification familiale. Elle mène ce plaidoyer en partenariat avec le projet Faith + family Planning.
Révérends pasteurs, prophètes et autres responsables de hauts niveaux des églises évangéliques du Bénin participent depuis hier mercredi 2 septembre à un atelier sur la promotion de la santé de la reproduction et de la planification familiale. Il s’agit d’une initiative de l’Ong Espoir de la Famille soutenue financièrement par le projet Faith + family Planning.
En effet, selon le directeur exécutif de l’Ong Espoir de la Famille, l’accès à la planification familiale est un droit fondamental de la personne humaine porteur d’énormes avantages pour le développement économique. Mais la question se heurte à d grands obstacles dans les églises. Bon nombre de leaders religieux pensent que la Planification familiale constitue une atteinte à la loi divine qui recommande la multiplication de l’homme. Dès lors, l’église n’est pas outillée pour informer et éduquer ses fidèles pour une prise en charge correcte de leur santé sexuelle et reproductive. C’est d’ailleurs pour cette raison que plusieurs responsables d’églises continuent de s’opposer à l’utilisation des méthodes modernes contraceptives, explique César Ahouantchédé. Et les conséquences sont immenses. Plusieurs couples et jeunes continuent désespérément d’avoir des grossesses non désirées et s’exposent à la mort et à la pauvreté.
Pendant ce temps, le Bénin s’est engagé à la suite des conférences de Ouagadougou et Sally-Mbour à porter le taux de prévalence contraceptive à 20% d’ici 2018 contre 8,7 en 2013, informe le directeur exécutif de l’Ong Espoir de la Famille. L’atteinte de cet objectif nécessite la contribution de tous les acteurs sociaux dont les confessions religieuses qui regroupent près de 42,8% de la population, estime-t-il. C’est dans ce cadre que s’inscrit la tenue de l’atelier de plaidoyer à l’endroit des responsables aux plus hauts niveaux de l’association des églises évangéliques du Bénin organisé par son Ong, précise César Ahouantchédé.
Initiative louée
Ainsi, pendant les deux jours de travaux, il s’agira pour les participants d’être outillés d’une part, aux biens fondés de la santé de la reproduction et la planification familiale (SR/PF) et ses avantages pour les fidèles chrétiens. Et d’autre part, d’amener les leaders religieux à élaborer, harmoniser et adopter une Déclaration commune favorable à la SR/PF. Laquelle déclaration sera disséminée aux autres responsables religieux de toutes les dénominations de l’AEEB.
Tour à tour, le président de l’Association des églises évangéliques du Bénin, le révérend pasteur Guilllaume Sogbossi, le président du Collectif des associations des églises évangéliques du Bénin, Nazaire Houn-kpadodé, ont tous loué l’initiative de l’Ong Espoir de la Famille. Ils ont aussi incité les couples à promouvoir la planification familiale afin de réduire le taux de mortalité infantile et maternelle au Bénin. Parlant de taux, Clarisse Ahanhanzo-Glèlè, représentant la directrice de la Santé maternelle et de l’Enfant, a été on ne peut plus clair. Selon elle, 1500 femmes meurent chaque année au Bénin en voulant donner la vie. Le non espacement des grossesses est l’une des principales causes de ces décès. Ce qui montre toute l’importance de cet atelier de sensibilisation. Raison pour laquelle Clarisse Ahahanzo-Glèlè a invité les leaders religieux dont personne n’ignore leurs très grandes influences dans les églises à bien suivre les travaux pour donner à leur tour la vraie information à leurs fidèles afin qu’ils sachent que la planification familiale est un outil de développement.

A l’unanimité, les députés ont adopté hier mardi 1er septembre, la proposition de résolution tendant à la mise sur pied d’une Commission spéciale temporaire chargée d’effectuer une mission d’information sur l’utilisation de la biométrie lors des opérations de vote. Cette adoption est le premier acte du processus devant permettre au Bénin d’aller vers des votes biométriques, à l’instar de plusieurs pays de grande démocratie électorale.
Les députés restent soucieux de la fiabilisation des processus électoraux au Bénin. Après les nombreuses réformes législatives qu’ils ont opérées dans le domaine des élections et ayant abouti à l’établissement de la Liste électorale permanente informatisée (LEPI), ils veulent aller plus loin. Avec toujours comme objectif de rendre plus crédibles les élections et de limiter les échauffourées post-électorales. C’est dans ce cadre qu’un groupe de députés a initié la proposition de résolution tendant à la constitution d’une commission spéciale et temporaire pour effectuer une mission d’information sur l’utilisation de la biométrie lors des opérations de vote au Bénin. La proposition de résolution a été adoptée à l’unanimité des députés lors de la séance plénière d’hier.
La commission sera composée de huit membres à raison d’un représentant par groupe parlementaire. Elle sera appuyée de trois autres personnes, à savoir un membre de la Commission électorale nationale autonome (CENA), un expert en biométrie et un cadre administratif de l’Assemblée nationale. La commission aura pour mission de se rendre au Nigeria et au Sénégal pour recueillir des informations dans ces deux pays par rapport à leurs avancées dans l’utilisation de la biométrie lors de leurs opérations de vote. L’objectif de l’Assemblée nationale en créant cette commission spéciale est de s’enrichir des expériences de ces deux pays et s’en inspirer pour légiférer de façon conséquente. La commission a un délai de 30 jours pour déposer son rapport sur la table du président de l’Assemblée nationale. Lequel rapport servira d’intrant pour la suite des travaux législatifs.
Lors du débat général, les députés, toutes tendances confondues, ont félicité les initiateurs de cette proposition de résolution. Adam Bagoudou, Augustin Ahouanvoèbla, Louis Vlavonou et Mathurin Nago ont tous bien accueilli l’avènement de cette proposition de résolution qui permettra au Bénin de fiabiliser ses opérations de vote.
Limiter les cas de fraudes
Le vote biométrique permettra d’assainir davantage le vote pour limiter les cas de fraudes notamment de vote multiple. Pour Mathurin Nago, l’initiative heureuse de cette résolution est la preuve que le Parlement a le souci permanent de la transparence et de la crédibilité des élections au Bénin. «La démocratie c’est d’abord la transparence des élections. Un dirigeant mal élu ne peut pas garantir la démocratie», souligne-t-il avant de préciser qu’avant cette réforme biométrique, il y a eu le Code électoral, la loi sur la LEPI, la loi sur les unités administratives, la loi sur la cartographie électorale et la fixation des centres de vote. Lesquelles réformes législatives ont permis au Bénin d’avancer dans ses processus électoraux. Les députés, toutes tendances confondues, ont souhaité que cette commission aille très vite pour la mission d’information sur le terrain. La plupart des députés ont même souhaité que cette réforme biométrique soit applicable dès la présidentielle de 2016.
Face à cette préoccupation, Joseph Djogbénou, président de la Commission en charge des Lois qui a présenté le rapport, a souligné que c’est au terme du rapport de cette commission parlementaire qu’on saura si cette réforme électorale sera applicable ou non lors de la présidentielle de 2016. D’autres députés ont même trouvé insuffisants ces deux pays à visiter par la mission. Ils ont proposé son extension à d’autres pays comme l’Afrique du Sud, le Ghana et la République démocratique du Congo. Ce qui devrait permettre à la commission d’information de comparer les expériences au niveau des différents pays pour produire un rapport assez renseigné. Mais au terme des débats, la plénière ne s’est limitée qu’aux deux pays, le Nigeria et le Sénégal.
Louis Vlavonou a manifesté une inquiétude. Il se dit inquiet par rapport au pacte de bonne gouvernance de la CEDEAO qui interdit la modification des réformes électorales à six mois des échéances. Il a exprimé sa crainte à la plénière. Son inquiétude sera dissipée par Joseph Djogbénou qui a souligné qu’en son temps la plénière avisera et saura la conduite à tenir. Il s’agit d’une mission d’information et non de décision, répond-il. « La mission ne vise pas la modification du code électoral pouvant exiger un délai de six mois. Il n’y a pas d’inquiétude à ce propos sauf si le rapport de la commission exige une orientation pouvant aller vers cela. Le Parlement verra en son temps la conduite à tenir à l’aune du pacte de la CEDEAO et de la jurisprudence de la Cour constitutionnelle», ajoute le président de la Commission en charge des Lois.
La succession de Georges Bada ouverte
Le député Georges Bada a démissionné depuis hier de l’Assemblée nationale. Sa démission fait suite à son élection comme maire de la commune d’Abomey-Calavi. Sa lettre de renonciation à sa fonction de parlementaire a été lue à l’entame de la séance plénière d’hier. Le départ de Georges Bada rend désormais vacant le poste de deuxième questeur de l’Assemblée nationale. Poste qu’il occupe au sein du bureau de cette septième législature. Sa succession est donc désormais ouverte. La plénière des députés a abordé la question. Il a été retenu que l’élection soit inscrite parmi les dossiers de la prochaine session extraordinaire de l’année 2015. Cette dernière a été fixée pour démarrer le 21 septembre prochain. L’élection a été programmée pour être faite en priorité. La campagne a déjà commencé depuis hier. Plusieurs noms circulent dans les couloirs de l’hémicycle. Au nombre desquels il y a Eric N’da et Lucien Houngnibo tous deux de la Mouvance présidentielle. Il y a aussi la Renaissance du Bénin (RB) dont est membre Georges Bada. Le parti se bat aussi pour que le poste revienne toujours à sa formation politique. Le nom de Boniface Yéhouétomè est aussi ébruité. Ce qui laisse dire que le jeu est largement ouvert.
Outre l’élection du deuxième questeur, la session extraordinaire du 21 septembre prochain se penchera également sur deux autres points : le budget de l’Assemblée nationale, gestion 2016 et la mise en conformité du Code de l’enfant avec la Constitution béninoise.
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Actualités 01 sept. 2015

Quatre victimes : un père et ses deux enfants décédés et la mère de la famille admise dans un état critique au Centre hospitalier départemental (CHD-Borgou). C’est le triste bilan du drame survenu dans la nuit du lundi à hier mardi Thian dans le 1er arrondissement de Parakou. Les intéressés, originaires de Glazoué selon des proches, ont présenté des signes de vomissement et de diarrhée.
Avant d’aller au lit, ils ont consommé du riz au gras préparé dans la chambre, a confié la survivante à Monique G., infirmière au centre de santé de Tourou où a elle été admise avant d’être référée au CHD-Borgou. La victime a entendu les cris de son petit garçon aux environs de zéro heure et s’est levée pour aller vers les enfants mais prise de vertige, le mari lui aurait demandé de se recoucher. Le matin, la femme dit avoir réveillé en vain son mari et parvient difficilement à sortir de la chambre pour appeler au secours. « Vers 9h15, la femme est venue taper à la porte. Elle a demandé de venir voir, qu’elle ne sait pas ce que son mari a, qu’elle le réveille en vain. Elle-même ne se tenait pas bien debout. On l’a gardée. Je me suis approché du mari et j’ai appelé son nom mais il n’a pas répondu. J’ai ouvert la fenêtre et j’ai constaté qu’il avait vomi sur lui. Je l’ai touché ensuite et j’ai vu qu’il ne vivait plus. Puis, on a regardé les enfants qui étaient couchés au salon et on a constaté qu’eux aussi avaient vomi et chié et qu’ils étaient morts », raconte Kassim, un voisin de la maison qui a alerté aussitôt les autorités locales.
Aux dernières nouvelles, le pronostic vital de la mère ne serait pas engagé suite aux soins intensifs à elle administrés, mais elle reste affaiblie. Les causes de ce drame sont encore inconnues. Il faut souligner qu’il n’y a ni contusion ni brûlure encore moins des blessures qui témoigneraient d’éventuelles violences sur les corps. En attendant la confirmation des résultats des analyses sur le repas, les vomissures et les selles prélevés dans un laboratoire, l’on soupçonne une intoxication alimentaire, un phénomène récurrent dans le département du Borgou. Mais aussi, la mort pourrait-elle provenir d’une asphyxie au monoxyde de carbone puisque, pour réchauffer la chambre, ils ont fait du feu à l’intérieur de la pièce avec du charbon avant d’aller se coucher.
Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori
Société 01 sept. 2015

Quatre victimes : un père et ses deux enfants décédés et la mère de la famille admise dans un état critique au Centre hospitalier départemental (CHD-Borgou). C’est le triste bilan du drame survenu dans la nuit du lundi à hier mardi Thian dans le 1er arrondissement de Parakou. Les intéressés, originaires de Glazoué selon des proches, ont présenté des signes de vomissement et de diarrhée.
Avant d’aller au lit, ils ont consommé du riz au gras préparé dans la chambre, a confié la survivante à Monique G., infirmière au centre de santé de Tourou où a elle été admise avant d’être référée au CHD-Borgou. La victime a entendu les cris de son petit garçon aux environs de zéro heure et s’est levée pour aller vers les enfants mais prise de vertige, le mari lui aurait demandé de se recoucher. Le matin, la femme dit avoir réveillé en vain son mari et parvient difficilement à sortir de la chambre pour appeler au secours. « Vers 9h15, la femme est venue taper à la porte. Elle a demandé de venir voir, qu’elle ne sait pas ce que son mari a, qu’elle le réveille en vain. Elle-même ne se tenait pas bien debout. On l’a gardée. Je me suis approché du mari et j’ai appelé son nom mais il n’a pas répondu. J’ai ouvert la fenêtre et j’ai constaté qu’il avait vomi sur lui. Je l’ai touché ensuite et j’ai vu qu’il ne vivait plus. Puis, on a regardé les enfants qui étaient couchés au salon et on a constaté qu’eux aussi avaient vomi et chié et qu’ils étaient morts », raconte Kassim, un voisin de la maison qui a alerté aussitôt les autorités locales.
Aux dernières nouvelles, le pronostic vital de la mère ne serait pas engagé suite aux soins intensifs à elle administrés, mais elle reste affaiblie. Les causes de ce drame sont encore inconnues. Il faut souligner qu’il n’y a ni contusion ni brûlure encore moins des blessures qui témoigneraient d’éventuelles violences sur les corps. En attendant la confirmation des résultats des analyses sur le repas, les vomissures et les selles prélevés dans un laboratoire, l’on soupçonne une intoxication alimentaire, un phénomène récurrent dans le département du Borgou. Mais aussi, la mort pourrait-elle provenir d’une asphyxie au monoxyde de carbone puisque, pour réchauffer la chambre, ils ont fait du feu à l’intérieur de la pièce avec du charbon avant d’aller se coucher.
Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori
Société 01 sept. 2015

Les maires de Natitingou, Ouassa-Péhunco, Cobly et Kérou ont été installés lundi 31 août dernier dans leurs fonctions. Occasion pour eux d’exhorter les populations à l’unité pour un développement local.
N’da Antoine N’da, Amouda Issifou Razacki, Théophile Nekoua et Orou Barigui Sabi Masso respectivement maires de Natitingou, Ouassa-Péhunco, Cobly et Kérou ont été renvoyés à l’exercice de leurs fonctions à la suite de la cérémonie de leur installation dans leur commune. En présence de l’autorité de tutelle et des responsables à divers niveaux et des populations ayant massivement fait le déplacement, ils ont présenté un aperçu des ambitions qu’ils nourrissent pour leurs localités. De la satisfaction des besoins sociaux de base (éducation, santé, eau potable, assainissement, aménagement des pistes rurales…) en passant par la mobilisation de ressources pour la mise en œuvre du Plan de développement communal (PDC), la coopération décentralisée et le contrôle citoyen, ils ont affiché leur engagement à sortir les communes dont ils héritent de l’ornière.
«La fin du laisser-aller est sifflé. Je lutterai contre la contre- performance», a indiqué Amouda Razaki Issifou, nouveau maire de Ouassa-Péhunco au cours de son investiture en remplacement de Barthélémy Sabi Yoro, absent et dont l’intérim est assuré par Kora Zaki Mariame, ancienne première adjointe au maire. Conviant toutes les forces vives de la commune à des concertations dans les plus brefs délais pour réfléchir sur les problèmes qui minent le développement de la commune.
Se réjouissant de l’installation du conseil communal de Natitingou malgré tous les obstacles, N’da Antoine N’da a appelé les populations à croire en l’engagement des élus à marquer positivement leur passage pour peu que les administrés s’acquittent du payement des impôts et taxes de la ville. Relevant que l’incivisme fiscal est le mal dont souffre la commune de Natitingou, il a invité les populations à l’esprit républicain. «Un citoyen c’est celui qui paie ses impôts», a-t-il souligné.
Ses pairs de Kérou et Cobly ont placé leur mandat sous le signe de l'unité des fils et filles de Kérou. Pour Orou Barigui Sabi Masso et Théophile Nekoua, il faille taire les dissidences et autres querelles nées des élections pour panser les maux dont souffrent leurs communes. «Il n'y a qu'un seul parti, le parti du développement de Kérou», a noté le premier. L’union reste, à leurs yeux, la seule alternative pour lancer leurs communes sur la voie du développement.

Dans le cadre des réformes engagées par le gouvernement béninois pour moderniser les échanges commerciaux, les autorités et la Société publique-privée d’exploitation du Guichet unique du Bénin (SEGUB) ont équipé le Bénin d’un nouvel outil : le Guichet unique des opérations de commerce extérieur (GUOCE). Cet outil qui a été officiellement lancé, il y a quelques semaines, s’inscrit dans une optique de modernisation par la dématérialisation de la liasse documentaire nécessaire au dédouanement des marchandises, en allégeant la gestion administrative, tout en la sécurisant.
Le contrat signé entre la Société publique-privée d’exploitation du Guichet unique du Bénin (SEGUB) et le gouvernement béninois en décembre 2014 reflète une réelle volonté du Bénin dans la sous-région, et en Afrique, d'améliorer le traitement des opérations de pré-dédouanement.
Dans le cadre de ce contrat, chaque structure émettrice de certificats et autres autorisations ministériels a bénéficié d’une approche personnalisée. En fonction du diagnostic, des actions d’optimisation de gestion ont été validées par les acteurs, dont la forte implication a été déterminante pour la réussite du projet. Cet engagement singulier et remarquable permet désormais la délivrance en ligne des certificats, tout en permettant aux usagers de suivre en temps réel l’état d’avancement de leur demande. De plus, l’outil offre aux administrations la possibilité de coordonner leurs actions en leur donnant une vision transversale des données et non plus cloisonnée par structure.
En effet, l’Etat béninois a fait de ce projet une priorité pour rester à l’avant-garde de la facilitation du commerce, et réduire les délais et les coûts associés aux opérations de pré-dédouanement tout en continuant d’assurer la sécurité et la santé de la population. À travers les rapports annuels de « Doing Business », la Banque mondiale est très attentive aux solutions apportées pour améliorer ces problématiques de temps et de coûts, et l’outil est une réponse complète, avec des fonctionnalités innovantes incluant un portail public d’information pour connaître les documents requis et les procédures applicables.
Le challenge du lancement de la plate-forme est maintenant concrétisé avec le GUOCE qui est désormais opérationnel.
Volonté d’entreprendre
Depuis plusieurs années, le Bénin montre sa volonté d’entreprendre des réformes structurantes pour moderniser le fonctionnement et la transparence du monde des affaires. La plate-forme innovante du Guichet unique portuaire lancée en 2011, a été le symbole des changements réussis, dont la reconnaissance a été témoignée par les instances internationales (prix de l’IPCSA, International Port Community System Association). Dans ce contexte de simplification des procédures, la dématérialisation de la liasse documentaire répond aux besoins d’innovation pour améliorer toujours plus l’attractivité économique et le commerce du pays.
Lors de l’analyse de l’existant réalisée en collaboration étroite avec les structures émettrices de certificats et les acteurs de l’activité portuaire, plusieurs éléments ont été relevés. Au nombre de ces éléments, il y a une quantité élevée de documents de pré-dédouanement avec des informations redondantes ; une multitude d’intervenants avec une hétérogénéité de processus ; un traitement manuel des demandes et un faible recours à la bureautique (équipements informatiques et connexions Internet). Il y a également des coûts conséquents pour la plupart des formalités de pré-dédouanement, parfois sans justification et enfin de longs délais pour la préparation des documents de pré-dédouanement (14 jours sur 25 pour l’importation, soit 56% du temps, 16 jours sur 25 pour l’exportation, soit 64% du temps).
A partir de ces constats, des axes d’amélioration tant fonctionnels, techniques qu’organisationnels, ont été définis et partagés avec les différents acteurs. L’objectif ultime étant la facilitation du commerce.
Le lancement du GUOCE répond à plusieurs objectifs. Il permet de faciliter les échanges avec l’extérieur par la simplification des procédures de pré-dédouanement (normalisation des documents, formalisation des procédures, transparence, ciblage…) et des échanges d’information qui leur sont associés. Aussi, permet-il aux opérateurs économiques d’être plus compétitifs en réduisant les délais de préparation des documents ainsi que les coûts (directs et indirects) liés à ces procédures, tout en les homogénéisant, puis de faire du Bénin, un partenaire économique de choix pour les acteurs du commerce international.
Le Bénin vers des solutions d’avenir
Cette nouvelle plate-forme oriente le Bénin vers des solutions d’avenir dont pourront bénéficier les acteurs publics et privés. Pour les administrations publiques et la nation, il y a des avancées en termes de modernisation et de renforcement de l’efficacité opérationnelle de l’administration ; l’optimisation des délais de délivrance des documents de pré-dédouanement, avec un contrôle plus simple, plus rapide et plus sûr, grâce à un système de validation informatisé. Il y a aussi pour les administrations publiques un gain de temps pour tous les agents des ministères avec la dématérialisation des procédures et un archivage électronique facilitant la recherche d’information ; puis une meilleure synergie interministérielle grâce à un partage des informations et un module de statistiques performant au service des décideurs.
Quant aux opérateurs économiques, il y aura désormais plus de visibilité et de rapidité dans le traitement des procédures de pré-dédouanement, avec une transparence dans le traitement de ces opérations ; une réduction des informations redondantes à fournir et une facturation centralisée et transparente ; un accès simple aux réglementations en vigueur avec des mises à jour régulières.
Ainsi, à travers GUOCE, le commerce béninois concrétise un vaste projet qui bénéficiera à tous les acteurs.
«Cette nouvelle plate-forme dédiée à la dématérialisation des documents et au pré-dédouanement répond aux besoins de fluidité nécessaires à la facilitation du commerce béninois. C’est un projet placé au centre de la stratégie du gouvernement pour la modernisation structurelle du pays, et qui renforce notre pays comme acteur régional clé sur le long terme », se réjouit le ministre de l’Economie maritime et des Infrastructures portuaires, Patrick Yérima. Associé et complémentaire au guichet unique existant, dont la réussite a été prouvée, cet outil moderne, selon lui, est un projet utile à tous pour permettre de sécuriser et améliorer le traitement administratif des marchandises exportées, importées et en transit.
Pour le ministre de l’Economie maritime et des Infrastructures portuaires, les usagers ne peuvent qu’être encouragés à continuer d’utiliser la SEGUB.
Pour sa part, le président directeur général de SEGUB, Thierry Verdier a souligné que la mise à disposition de ce nouvel instrument en ligne au profit des acteurs de la communauté de commerce est une étape majeure dans le processus des réformes de modernisation lancé par l’Etat béninois. La gestion sécurisée et transparente de la dématérialisation et du pré-dédouanement ajoute-t-il, accélère le traitement des dossiers des structures émettrices et facilite le développement du commerce des opérateurs nationaux et régionaux. SEGUB promet-il, reste un partenaire fidèle qui s’engage dans la durée auprès des autorités béninoises pour continuer son engagement et conserver la confiance des acteurs publics et privés conformément à ses objectifs.
Les étapes clés du processus
L’outil a été développé de manière à simplifier le flux de traitement tout en le sécurisant et sans entraver l’expertise des ministères et directions émettant des certificats. De plus, cette plate-forme est intuitive et simple d’utilisation. Chaque acteur intervenant dans le processus reconnait rapidement la logique de la structure de l’application correspondante aux réalités du terrain.
Le schéma général compte 5 étapes majeures :
1. Le Commissionnaire agrée en Douane (CAD) se connecte à la plate-forme www.guocebenin.bj à l’aide de son identifiant et un mot de passe.
2. Le Commissionnaire agrée en Douane se connecte au GUOCE (Guichet unique des opérations de commerce extérieur) dans le but d’annoncer une expédition (importation, exportation, ou transit) de marchandises. Il saisit les informations demandées (importateurs, exportateurs, pays, produits, quantité, poids, valeur, devise, …) et joint les documents requis (factures, BL, carte d’importateur, autres…) nécessaires au traitement de sa déclaration. Une fois les informations renseignées et les documents postés, le système détermine si l’expédition requiert un ou plusieurs certificats.
Dans le cas où l’expédition ne requiert pas d’autorisations ou de certificats, les informations et documents sont automatiquement accessibles à l’administration douanière. Sinon, le GUOCE identifie automatiquement les autorisations/certificats exigés et les transmet vers chacune des structures concernées pour traitement.
3. Après avoir effectué les contrôles adéquats, chaque autorité compétente se prononce sur la conformité de l’autorisation, établit la facture correspondante puis valide le dossier dans le système.
4. Lorsque la dernière autorisation liée à une demande est traitée, le CAD reçoit une notification lui indiquant la finalisation du traitement de sa demande. Le Bordereau unique de pré-dédouanement (BUP), listant l’ensemble des frais récapitulatifs des structures émettrices est alors disponible pour paiement auprès de l’une des banques partenaires.
5. Après paiement du BUP, toute la liasse documentaire est disponible pour téléchargement par le CAD et la Douane en vue du dédouanement des marchandises.
Economie 01 sept. 2015

Prévue pour traiter les dossiers tels que la signature de la Convention renouvelée de « Canal 3 Bénin », la session de la HAAC n’a pu s’ouvrir hier, mardi 1er septembre à Cotonou. Et pour cause, les conseillers de l’institution l’ont boycottée en signe de protestation, pour exiger la satisfaction de leurs droits. Adam Boni Tessi, président de la HAAC, a dû expliquer aux médias les difficultés que traverse son institution.
« La HAAC n’a pas de véhicules; les chargés de mission sont sans véhicules; le secrétaire général roule son propre véhicule, alors que nous sommes une institution constitutionnelle», déplore Adam Boni Tessi, président de la HAAC. «Pendant ce temps, des institutions créées sur simple décret sont bien alimentées », fustige-t-il.
En plus du manque de matériel roulant auquel sont confrontés les conseillers et travailleurs de la HAAC, le président a relevé la modicité des frais de mission à l’extérieur accordés aux membres de son institution et qui s’élève à 27 millions de francs CFA. Une somme qui, indique-t-il, «est épuisée depuis». Pis, leur «budget de 1,4 milliard francs CFA qui pourrait correspondre par endroits aux frais de mission d’un ministère, est insuffisant et ne satisfait pas tous les besoins de la HAAC». Selon lui, « cette insuffisance a fait que la HAAC a été obligée de supprimer certaines de ses activités et d’opérer des réajustements». Aussi, poursuit Adam Boni Tessi, les conseillers ont formulé la demande d’attribution de garde-corps, eu égard à leur mission ardue et sensible. Mais cette demande a été rejetée «sous prétexte que nous n’avons pas droit à un garde-corps», a-t-il rapporté. Les conseillers voient en tout ça une injustice qu’ils entendent corriger afin d’accomplir efficacement leur mission. «Nous intervenons par exemple auprès de 300 médias pour des missions de rappel à l’ordre afin que la paix soit constamment sauvegardée. Nous avons géré les deux campagnes (législatives et communales) passées», rappelle le président. Pour lui, c’est un travail très important qu’on ne doit pas sous-estimer. Ne pas banaliser la mission qu’abat la HAAC, c’est lui « fournir le minimum qu’il lui faut», insiste-t-il.
C’est après avoir énuméré ces difficultés, que le président a dû annoncer le report sine die de la session extraordinaire, puis présenter ses excuses à Canal 3 Bénin dont la signature de la convention renouvelée était le premier dossier au programme.
Présent à la HAAC dans le but d’assister à la signature de la convention renouvelée de Canal 3 Bénin dont il est le président directeur général (PDG), l’honorable Issa Salifou Saley n’a pas caché sa désolation. Selon lui, «Ils ont boycotté la cérémonie pour que le gouvernement puisse réagir afin qu’ils rentrent dans leurs droits».

Qui a dit que la femme n’est pas dotée des mêmes capacités que l’homme ? Sylvie Chacran, l'une des rares femmes à s'adonner au coaching au Bénin, est un témoignage vivant. C’est une véritable amazone dans le milieu des sports d'entretien réputé masculin. Le travail, la rigueur et la discipline sont les trois valeurs sur lesquelles elle a bâti sa réputation.
« Les mains aux hanches!», «à gauche, à droite!», «on passe aux pédales!», «allez, on bouge!», «plus fort, plus vite, accélérez!»,…. Ne vous y méprenez pas ! Nous sommes à la Place de l’Etoile rouge à Cotonou. C’est dimanche, entre 6h30 et 8h. ‘’Une icône’’, la seule, au milieu d’une foule. Sylvie Chacran, la trentaine, taille moyenne, teint bronzé, force l’admiration par ses capacités techniques à diriger des sportifs de tous rangs. C’est la seule femme coach de cet espace et semble-t-il «du Bénin», selon l'intéressée elle-même. Avec ses mouvements bien rythmés, elle conduit une équipe d’une cinquantaine de personnes.
Dans cet univers de sportifs, elle rivalise d’ardeur, d’endurance pour guider sa troupe. En témoigne d’ailleurs le nom de son club, ‘’Puissance club sportif’’. De la puissance, elle en a vraiment à revendre, tant elle déborde d’énergie pour faire passer son message. ‘’Puissance club sportif’’, explique-t-elle, a deux sens. Il relève non seulement de la puissance divine, mais aussi de l’efficacité et de la détermination qui caractérise le club. En son sein, la discipline et la rigueur sont de mise.
La santé n’ayant pas de prix, Sylvie Chacran n’entend pas apporter d’autres remèdes au corps si ce n’est l’activité sportive. Autour d’elle, s’exercent enfants, jeunes, femmes, hommes. Même les femmes enceintes n'hésitent pas à solliciter ses compétences. L'une d'elle qui, malgré le poids de la grossesse, a pu résister et faire face aux épreuves pendant toute la durée de l’exercice auquel notre Coach l'a soumis en ce dimanche matin.
Preuve de fermeté
De loin, l’on pouvait aisément entendre les ordres et autres rappels de notre Coach. S’il lui faut faire preuve de fermeté pour discipliner ses éléments, elle n’hésitait pas à le faire.
Dans cet environnement plutôt masculin de sportifs de la Place de l’Etoile rouge, où place est aussi laissée aux distractions et à une ambiance bien particulière et où résonnent tam-tams et autres instruments qui éveillent les sens par leur tonalité, la voix de Sylvie Chacran émerge et s’impose. Il faut afficher une indifférence notoire pour ne pas la remarquer au milieu des différentes associations sportives prenant d’assaut l’espace. Bien que n’étant pas de grande taille, elle force l’admiration. Elle émerveille et retient l’attention de plus d’un. Les uns pour marquer une courte pause pour l’observer et l’imiter, les autres pour monter les escaliers du monument afin de saluer ses performances. Il faut la voir en situation pour bien l’apprécier. Elle dit avoir adopté la Place de l’Etoile rouge depuis son enfance. Son talent, elle le doit à son feu père Timothée Chacran, ex militaire des Forces armées béninoises, sportif et boxeur de la catégorie poids lourd.
«Pour nous exercer, il a très tôt transformé notre salon en terrain d’entraînement, où il nous enseignait, avec d’autres personnes non membres de notre famille, la boxe et des exercices physiques et sportifs». Sylvie Chacran a donc dû maintenir la même rigueur et la même discipline en reconnaissance à cet héritage paternel. Ce sont les valeurs qu’elle incarne qui ont poussé les gens à se joindre à elle pour donner vie plus tard à son club, ‘’Puissance club sportif’’. « C’est la conjugaison de plusieurs éléments qui m’a permise d’arriver à ce niveau », a-t-elle confié. Par la suite, elle a reçu d’autres formations, afin de rendre plus passionnant son savoir-faire.
Eduquer à la manière des militaires
Fait de hasard ou destin? Qu'elle soit de sexe féminin n’a en rien influencé les décisions de son feu père, se souvient-elle. « Tout comme mes frères, j’ai été éduquée à la manière des militaires. Dans la famille, j’étais soumise aux mêmes exercices que les hommes et on ne me faisait pas de faveur », a-t-elle avoué.
C’est l’application de ces principes qui lui a valu ce caractère et a brisé en elle le complexe d’infériorité. Rien que par ses performances, explique-t-elle, elle a réussi à faire adhérer plusieurs autorités à sa cause.
Pour elle, le coaching n’a rien à voir avec le genre. Autant, il est un métier d’homme, autant, il l’est aussi pour les femmes, se convainc-t-elle.
Mais tout ne se passe pas sur des roulettes pour notre ‘’coach nationale’’. Son parcours est aussi jalonné de quelques difficultés, qu’elle minimise pour avoir toujours raison des faits. Face aux difficultés inhérentes à tout métier, « j’arrive à dominer certaines considérations à travers le mental du sportif », dit-elle. «J’ai été forgée à la manière d’un homme, d’un gentleman», rassure Sylvie Chacran. C’est ce mental associé à sa détermination qui feront d’elle, une brave femme, euh… un vrai homme.
Selon Sylvie Chacran, les femmes doivent se libérer du complexe d’infériorité pour gravir des échelons. Que pense-t-elle alors du concept genre et de l’égalité homme et femme? Si elle soutient que sur les plans intellectuel et professionnel, l’homme et la femme sont égaux, cela ne saurait s’étendre à tous les domaines de la vie, rectifie-t-elle. Tout en reconnaissant l’égalité des deux sexes devant la loi, elle nuance que sur le plan matrimonial par exemple, la femme doit obéissance et soumission à son mari. Aussi, l’égalité des sexes ne peut-elle être une réalité sur le plan physique, car développe-t-elle, l’homme bénéficie de plus d'atouts naturels dans la réalisation des exercices physiques que la femme en ce sens que du point de vue constitution physique, la maternité réduit le dynamisme et les capacités de cette dernière.
La femme coach a de l’avenir
A l’en croire, la femme coach a de l’avenir au Bénin et en Afrique. Seuls le sacrifice et la ténacité payent, a-t-elle indiqué, s’adressant à ses sœurs. Ce qui est sûr, elle compte passer le témoin à une autre femme, membre de sa famille, proche d’elle : sa fille ou sa nièce, selon les capacités techniques et physiques qui rendront l'élue la plus apte à reprendre le flambeau.
Elle envisage à l’avenir, la création d’un centre de gymnastique au Bénin pour l’essor du sport. Pour cela, elle appelle les bonnes volontés à l’aider à concrétiser ce vœu, de par leurs gestes de quelque nature que ce soit.

Qui a dit que la femme n’est pas dotée des mêmes capacités que l’homme ? Sylvie Chacran, l'une des rares femmes à s'adonner au coaching au Bénin, est un témoignage vivant. C’est une véritable amazone dans le milieu des sports d'entretien réputé masculin. Le travail, la rigueur et la discipline sont les trois valeurs sur lesquelles elle a bâti sa réputation.
« Les mains aux hanches!», «à gauche, à droite!», «on passe aux pédales!», «allez, on bouge!», «plus fort, plus vite, accélérez!»,…. Ne vous y méprenez pas ! Nous sommes à la Place de l’Etoile rouge à Cotonou. C’est dimanche, entre 6h30 et 8h. ‘’Une icône’’, la seule, au milieu d’une foule. Sylvie Chacran, la trentaine, taille moyenne, teint bronzé, force l’admiration par ses capacités techniques à diriger des sportifs de tous rangs. C’est la seule femme coach de cet espace et semble-t-il «du Bénin», selon l'intéressée elle-même. Avec ses mouvements bien rythmés, elle conduit une équipe d’une cinquantaine de personnes.
Dans cet univers de sportifs, elle rivalise d’ardeur, d’endurance pour guider sa troupe. En témoigne d’ailleurs le nom de son club, ‘’Puissance club sportif’’. De la puissance, elle en a vraiment à revendre, tant elle déborde d’énergie pour faire passer son message. ‘’Puissance club sportif’’, explique-t-elle, a deux sens. Il relève non seulement de la puissance divine, mais aussi de l’efficacité et de la détermination qui caractérise le club. En son sein, la discipline et la rigueur sont de mise.
La santé n’ayant pas de prix, Sylvie Chacran n’entend pas apporter d’autres remèdes au corps si ce n’est l’activité sportive. Autour d’elle, s’exercent enfants, jeunes, femmes, hommes. Même les femmes enceintes n'hésitent pas à solliciter ses compétences. L'une d'elle qui, malgré le poids de la grossesse, a pu résister et faire face aux épreuves pendant toute la durée de l’exercice auquel notre Coach l'a soumis en ce dimanche matin.
Preuve de fermeté
De loin, l’on pouvait aisément entendre les ordres et autres rappels de notre Coach. S’il lui faut faire preuve de fermeté pour discipliner ses éléments, elle n’hésitait pas à le faire.
Dans cet environnement plutôt masculin de sportifs de la Place de l’Etoile rouge, où place est aussi laissée aux distractions et à une ambiance bien particulière et où résonnent tam-tams et autres instruments qui éveillent les sens par leur tonalité, la voix de Sylvie Chacran émerge et s’impose. Il faut afficher une indifférence notoire pour ne pas la remarquer au milieu des différentes associations sportives prenant d’assaut l’espace. Bien que n’étant pas de grande taille, elle force l’admiration. Elle émerveille et retient l’attention de plus d’un. Les uns pour marquer une courte pause pour l’observer et l’imiter, les autres pour monter les escaliers du monument afin de saluer ses performances. Il faut la voir en situation pour bien l’apprécier. Elle dit avoir adopté la Place de l’Etoile rouge depuis son enfance. Son talent, elle le doit à son feu père Timothée Chacran, ex militaire des Forces armées béninoises, sportif et boxeur de la catégorie poids lourd.
«Pour nous exercer, il a très tôt transformé notre salon en terrain d’entraînement, où il nous enseignait, avec d’autres personnes non membres de notre famille, la boxe et des exercices physiques et sportifs». Sylvie Chacran a donc dû maintenir la même rigueur et la même discipline en reconnaissance à cet héritage paternel. Ce sont les valeurs qu’elle incarne qui ont poussé les gens à se joindre à elle pour donner vie plus tard à son club, ‘’Puissance club sportif’’. « C’est la conjugaison de plusieurs éléments qui m’a permise d’arriver à ce niveau », a-t-elle confié. Par la suite, elle a reçu d’autres formations, afin de rendre plus passionnant son savoir-faire.
Eduquer à la manière des militaires
Fait de hasard ou destin? Qu'elle soit de sexe féminin n’a en rien influencé les décisions de son feu père, se souvient-elle. « Tout comme mes frères, j’ai été éduquée à la manière des militaires. Dans la famille, j’étais soumise aux mêmes exercices que les hommes et on ne me faisait pas de faveur », a-t-elle avoué.
C’est l’application de ces principes qui lui a valu ce caractère et a brisé en elle le complexe d’infériorité. Rien que par ses performances, explique-t-elle, elle a réussi à faire adhérer plusieurs autorités à sa cause.
Pour elle, le coaching n’a rien à voir avec le genre. Autant, il est un métier d’homme, autant, il l’est aussi pour les femmes, se convainc-t-elle.
Mais tout ne se passe pas sur des roulettes pour notre ‘’coach nationale’’. Son parcours est aussi jalonné de quelques difficultés, qu’elle minimise pour avoir toujours raison des faits. Face aux difficultés inhérentes à tout métier, « j’arrive à dominer certaines considérations à travers le mental du sportif », dit-elle. «J’ai été forgée à la manière d’un homme, d’un gentleman», rassure Sylvie Chacran. C’est ce mental associé à sa détermination qui feront d’elle, une brave femme, euh… un vrai homme.
Selon Sylvie Chacran, les femmes doivent se libérer du complexe d’infériorité pour gravir des échelons. Que pense-t-elle alors du concept genre et de l’égalité homme et femme? Si elle soutient que sur les plans intellectuel et professionnel, l’homme et la femme sont égaux, cela ne saurait s’étendre à tous les domaines de la vie, rectifie-t-elle. Tout en reconnaissant l’égalité des deux sexes devant la loi, elle nuance que sur le plan matrimonial par exemple, la femme doit obéissance et soumission à son mari. Aussi, l’égalité des sexes ne peut-elle être une réalité sur le plan physique, car développe-t-elle, l’homme bénéficie de plus d'atouts naturels dans la réalisation des exercices physiques que la femme en ce sens que du point de vue constitution physique, la maternité réduit le dynamisme et les capacités de cette dernière.
La femme coach a de l’avenir
A l’en croire, la femme coach a de l’avenir au Bénin et en Afrique. Seuls le sacrifice et la ténacité payent, a-t-elle indiqué, s’adressant à ses sœurs. Ce qui est sûr, elle compte passer le témoin à une autre femme, membre de sa famille, proche d’elle : sa fille ou sa nièce, selon les capacités techniques et physiques qui rendront l'élue la plus apte à reprendre le flambeau.
Elle envisage à l’avenir, la création d’un centre de gymnastique au Bénin pour l’essor du sport. Pour cela, elle appelle les bonnes volontés à l’aider à concrétiser ce vœu, de par leurs gestes de quelque nature que ce soit.