La Nation Bénin...



Résultat pour : FC 26 monedas Visité Buyfc26coins.com. ¡Fantástico! Mejor de lo que esperaba..UCNd

Nouvelles

Caisse régionale de refinancement hypothécaire de l’Uemoa : La Béninoise Yédau Ogoundélé nommée directrice générale
Yédau Ogoundélé est la nouvelle directrice générale de la Caisse régionale de refinancement hypothécaire de l’Uemoa (Crrh-Uemoa). L’experte des marchés financiers internationaux, de nationalité béninoise, a été nommée, à la faveur de la session du Conseil d’administration de l’institution, tenue à Lomé le 30 janvier dernier. Diplômée de l’EM Lyon Business School, Yédau Ogoundélé totalise vingt années d’expérience en financements structurés. Avant sa nomination, elle intervenait comme administratrice indépendante à la Crrh-Uemoa et membre du Comité des risques. Elle a piloté l’élaboration du Plan stratégique 2023-2027 de la Crrh-Uemoa qu’elle devra s’appliquer à mettre en œuvre. Economie 10 févr. 2023


Fichier national des emplois de la chaîne des dépenses publiques: Les contours de l’outil de bonne gouvernance

 Près de sept ans que le processus d’instauration du fichier national des emplois de la chaîne des dépenses publiques a été acté. Ce dispositif institutionnel, qui constitue des mailles pour filtrer les cadres devant accéder à certaines positions administratives, a un mode de fonctionnement rigoureux.

La nomination du directeur de la Planification, de l’administration et des finances, du directeur de l’Administration et des finances, du directeur des systèmes d’information et du spécialiste des marchés publics dans les ministères et autres institutions de l’Etat se fait depuis quelques années sur la base de critères qui garantissent la bonne gouvernance des ressources publiques. Il en est de même de l’inspecteur général du ministère et de son adjoint, du chef de contrôle des marchés publics, du délégué du contrôle financier et de toute autre fonction se rapportant à la gestion ou au contrôle des finances publiques. A travers le décret 2016 - 477 du 11 août 2016 portant création du fichier national d′admission et de nomination de cadres aux emplois de la chaîne des dépenses publiques, tous ceux qui peuvent accéder à ces postes sont identifiés et connus au préalable. « Le fichier national de préqualification pour les nominations aux emplois de la chaîne des dépenses publiques est une liste d’aptitude informatisée utilisée pour désigner les cadres à nommer aux différents postes… Le fichier national est établi sur la base d’un test d’aptitude. L’admission au fichier offre la possibilité aux personnes enrôlées d’être proposées à nomination », précise l’article 2 de ce décret pris par le chef de l’Etat. Domicilié au secrétariat général de la présidence de la République et au ministère en charge de la Fonction publique, ce fichier national est géré par un comité constitué du représentant du secrétaire général de la présidence de la République qui en est le président, un représentant du ministre en charge de la Fonction publique, un représentant du ministre en charge des Finances, un représentant du ministre chargé de la Justice et une personne ressource. Il est des prérogatives de ce comité technique de gérer le fichier et de faire la sélection des candidats à nomination. Ainsi, il veille à la bonne organisation des tests d’admission au fichier national, s’assure de la formation périodique pour la qualification des cadres admis au fichier national et la sélection à nomination à partir du fichier. Les membres de cette structure auditent également chaque année le fichier national pour y intégrer de nouveaux pré qualifiés et assurer son épuration puis élaborent la fiche d’évaluation des personnes admises au fichier national. En termes d’épuration du fichier, il s’agit d’en extraire les personnes ne remplissant pas les conditions éthiques et professionnelles, celles admises à la retraite ou demandant leur retrait du fichier pour convenance personnelle.

Modalités

Dans le décret règlementant le fichier national, il est aussi mentionné les conditions à remplir pour l’intégrer. Selon l’article 9, « tout candidat à l’inscription au fichier national fait l’objet d’une enquête de moralité. Il doit avoir le plein exercice de ses droits civils et civiques et n’avoir subi aucune sanction judiciaire définitive pour malversations, détournements, corruption ou toutes autres infractions en matière économique et financière et n’avoir commis un crime de droit commun ». Aussi, nul ne peut figurer dans ce fichier s’il n’est de nationalité béninoise et ne justifie d’une bonne connaissance de l’organisation et du fonctionnement de l’administration publique et des textes législatifs et règlementaires applicables à son domaine de compétence. De même, pour la nomination à l’un quelconque des postes concernés, le ministre est appelé à proposer à nomination trois noms tirés du fichier national par le comité technique.

Par ailleurs, la nomination effective du cadre à un poste de responsabilité n’est pas une fin en soi. « Toutes personnes admises au fichier national et nommées à une fonction de la chaîne des dépenses publiques font l’objet d’une évaluation périodique sur les plans de l’éthique et de la compétence professionnelle », indique l’article 14 dudit décret ■

Actualités 10 févr. 2023


Présentation de copies figurées des lettres de créance au Maec: Renforcement de la coopération avec La Havane, Ankara et l’Oim

Les nouveaux ambassadeurs de la Turquie (Ankara) et de Cuba (La Havane) près le Bénin, et la Chef de mission de l’Organisation internationale pour les migrations (Oim) près le Bénin ont présenté les copies figurées de leurs lettres de créance à Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, ce jeudi 9 fevrier à Cotonou.

Le Bénin s’engage dans un nouvel élan diplomatique avec la Turquie, la République de Cuba et l’Organisation internationale pour les migrations (Oim). A l’occasion de la présentation des copies figurées de leurs lettres de créance à Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, les nouveaux ambassadeurs et la chef de mission de l’Oim ont revisité l’état des coopérations et jeté les bases pour un renforcement des relations.

[caption id="attachment_92753" align="alignnone" width="450"] atou Diallo Ndiaye, ambassadeur du Sénégal près le Bénin,
aux côtés du ministre des Affaires étrangères[/caption]

« Nous avons discuté des questions d’intérêt pour nos deux pays, des opportunités pour renforcer la coopération bilatérale bénino-turque, dans des domaines comme l’économie, la lutte contre le terrorisme, la sécurité. J’ai noté un engagement réel de la part de la partie béninoise et c’est un plaisir de constater cela », a déclaré Koc Mesut, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Turquie près le Bénin, à sa sortie d’audience avec Aurélien Agbénonci. Né le 1er février 1971 en Allemagne, Koc Mesut est titulaire d’un master en Sciences politiques à l’Université d’Essex au Royaume-Uni en 1996.

Avant sa nomination en tant qu’ambassadeur de la Turquie près le Bénin, Koc Mesut a occupé de nombreuses fonctions au ministère des Affaires étrangères de son pays et dans des postes diplomatiques. La coopération entre le Bénin et la Turquie a connu des avancées ces dernières années. Cette nouvelle dynamique a favorisé des visites du chef de l’Etat béninois en Turquie respectivement les 5 et 6 décembre 2016 et le 6 septembre 2018, au cours desquelles le président Patrice Talon a eu des échanges avec son homologue, Recep Tayyip Erdogan. La Turquie a marqué son engagement à accompagner le pays dans le domaine de l’enseignement et de la formation technique et professionnelle, à travers notamment l’installation au Bénin d’une école par la fondation Maarif. Il faut également mettre à l’actif de cette coopération la réalisation de nombreux projets et programmes. A juste titre, le ministre Aurélien Agbénonci a souhaité voir l’axe Cotonou-Ankara se renforcer, avec l'arrivée du nouvel ambassadeur. Il faut noter que Koc Mesut fut, entre autres, deuxième et premier secrétaire à la direction générale de la Méditerranée Nord-Est (2006-2008), sous-secrétaire à la représentation permanente de la Turquie auprès de l’Union européenne à Bruxelles en Belgique (2008-2012),Chef de département à la direction générale du Moyen-Orient et chef de département à la direction générale de l’Afrique du Nord (2012-2014). Koc Mesut a également été Consul général de la Turquie à Munich en Allemagne de 2014 à 2018, chef de département à la direction générale de la Méditerranée Nord-Est (2018-2019) et chef de département à la direction générale de la Sécurité et du renseignement (2019-2020).

L’axe La Havane- Cotonou

« Les rapports politiques, économiques et diplomatiques entre le Bénin et la République de Cuba durent depuis 49 ans, et nous avons toujours eu des relations très normales, très amicales et fraternelles », a indiqué l’ambassadeur Ricardo Sotero Garcia Napoles, à l’issue de la présentation des copies figurées de ses lettres de créance, au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération. Il a aussi exprimé la reconnaissance de son pays aux dirigeants du Bénin, pour leur soutien permanent notamment face au blocus imposé à Cuba par les Etats-Unis d’Amérique. « Les Cubains sont très reconnaissants de cet appui des pays frères avec lesquels nous sommes unis par beaucoupp de choses dont la culture, l’agriculture. Et il ne faut pas oublier que les esclaves sont partis d’ici. Il y a donc des liens de sang qui unissent nos deux peuples, et pour notre commandant Fidel Castro, Cuba a une dette éternelle envers l’Afrique, parce que les Africains ont aidé à construire Cuba », a expliqué le nouvel ambassadeur de Cuba près le Bénin, qui entend œuvrer à renforcer l’axe La Havane-Cotonou. Ricardo Sotero Garcia Napoles, né le 22 avril 1952 à La Havane, est un diplomate de l’Institut supérieur des langues étrangères Maximo Gorki où il a été Professeur de langue française de 1968 à 1973. De 1980 à 2009, il a occupé différentes fonctions dans l’administration publique avant d’être nommé directeur de l’équipe de traducteurs et interprètes du département idéologique du Comité, et Chargé d’affaires à l’ambassade de Cuba à Cotonou, en 2021.

[caption id="attachment_92755" align="alignnone" width="450"] Ricardo Sotera Garcia Napole, ambassadeur de Cuba près le Bénin[/caption]

Soutien fidèle

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération a réitéré à son hôte le soutien du Bénin au processus de levée de l’embargo imposé à Cuba par les Etats-Unis d’Amérique, et félicite d’ailleurs le gouvernement cubain pour ses efforts de résilience dans un contexte international difficile marqué par la Covid-19, la guerre en Ukraine et les difficultés économiques. Aurélien Agbénonci a exprimé sa satisfaction de voir progresser l’opérationnalisation du Mémorandum d’entente signé dans le domaine de la santé traduite par la mise en place des équipes des deux pays. Il a exhorté à la concrétisation du partenariat avec le ministère en charge du Tourisme et des programmes de formation professionnelle et technique dans les domaines de l’enseignement et de l’agriculture. Il a aussi invité à œuvrer à l’augmentation du nombre de bourses d’études accordées au Bénin. Des messages bien reçus par l’ambassadeur Ricardo Sotero Garcia Napoles, qui fut avant son arrivée à Cotonou en 2021, ambassadeur de son pays près la République d’Haïti. A la présentation des copies figurées de ses lettres de créance, il était accompagné de son épouse, Isabel Castaneda Blanco, chef de mission adjoint.

[caption id="attachment_92756" align="alignnone" width="200"] Koc Mesut, ambassadeur de Turquie près le Bénin[/caption]

Maîtrise de la migration

Au cabinet du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, était également Fatou Diallo Ndiaye, nouveau chef de mission de l’Organisation internationale pour les migrations (Oim) près le Bénin. Elle a saisi l’opportunité pour aborder avec le ministre Aurélien Agbénonci la problématique de la migration. De nationalité sénégalaise, Fatou Diallo Ndiaye est née le 30 octobre 1971 et est titulaire d’un master en Sciences du développement local. Avec plus d’une vingtaine d’années d’expériences au sein de l’Oim, elle a assumé de 2011 à 2022, avant sa nomination le 15 octobre 2022, ces mêmes fonctions au Sénégal, au Niger, en Guinée, en Sierra Leone et en Norvège. « J’ai renouvelé l’engagement de mon organisation auprès du Bénin par rapport à la gestion de la question migratoire qui est une question assez sensible, une question qui se retrouve au niveau des priorités en Afrique surtout dans les pays côtiers dont le Bénin fait partie », fait-elle savoir. Selon elle, la relation avec l’Oim date de 2001 et est renforcée par la présence de l’organisation dans le pays depuis 2012. A l’en croire, le Bénin est devenu un pays important dans la gestion de la migration, dans la stabilisation des jeunes qui, souvent, par manque d’information, tentent la migration irrégulière. Le Bénin occupe également, a-t-elle précisé, une place de choix dans l’organisation pour les questions liées au développement grâce à sa diaspora qui contribue aussi au développement et au progrès du pays. « Le Bénin est l’un des pays qui progressent de façon assez importante et avoir une bonne gouvernance de la migration reste un aspect important pour nous, en termes d'accompagnement pour le pays», a indiqué Fatou Diallo Ndiaye■

Actualités 10 févr. 2023


Fonction parlementaire: Ce qu’il faut retenir des charges et privilèges associés
Ils sont communément appelés "honorables", car la fonction parlementaire est un honneur, un privilège mais surtout une lourde responsabilité. Les 109 députés de la neuvième législature seront officiellement installés dimanche 12 février pour un mandat de trois ans. Mesurent-ils tous la portée d’une telle fonction ?Un mandat transitoire, dirait-on, mais un mandat avec la plénitude des charges et avantages qui incombent à tout député. Ce dimanche, la neuvième législature s’installe officiellement à l’hémicycle. Députés pour toute la nation ! C’est ce qu’ils sont conformément à la lettre et à l’esprit de l’article 80 de la Loi fondamentale qui stipule : « Chaque député est le représentant de la Nation toute entière et tout mandat impératif est nul ». Certes, les trois partis politiques représentés à l’Assemblée nationale ont, chacun, organisé des formations à l’intention de leurs élus pour leur permettre de mieux cerner la fonction parlementaire. Chaque parti défend des idéaux mais l’intérêt général doit rester le point de mire, la boussole qui oriente les prises de positions, les interventions et les actions de tout député. Si les attentes et convictions partisanes ne sont pas les mêmes, tous les députés partagent les mêmes missions. Ces missions sont explicitement décrites dans la Constitution béninoise et le Règlement intérieur de la Cour constitutionnelle. En la matière, l’article 79 de la Constitution renseigne : « Le Parlement est constitué par une assemblée unique dite Assemblée nationale, dont les membres portent le titre de député. Il exerce le pouvoir législatif et contrôle l'action du gouvernement ». Il s'en dégage les deux missions classiques du Parlement que sont : le vote des lois et le contrôle de l’action gouvernementale.

Légiférer

Pour ce qui est du vote des lois, l'initiative des lois appartient concurremment au président de la République et aux membres de l'Assemblée nationale. Lorsqu’elle émane du président de la République, on parle de projet de loi, et lorsqu’elle émane des membres de l’Assemblée nationale, on parle de proposition de loi. La loi est votée par l'Assemblée nationale à la majorité simple. Cependant, une loi organique au sens de la Constitution, ne peut être adoptée qu'à la majorité absolue des membres composant l'Assemblée; et ne peut être promulguée qu'après déclaration de sa conformité à la Constitution par la Cour constitutionnelle. Les matières qui relèvent du domaine de la loi sont prévues à l’article 98 de la Constitution. L’on retient entre autres les questions liées à la citoyenneté ; aux droits civiques et aux garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l'exercice des libertés publiques; à la nationalité, l'état et la capacité des personnes, aux régimes matrimoniaux, successions et libéralités ; à la détermination des crimes et délits ainsi que les peines qui leur sont applicables ; à l'amnistie ; à l'organisation des juridictions de tous ordres et la procédure suivie devant ces juridictions, à la création de nouveaux ordres de juridiction, au statut de la magistrature, des offices ministériels et des auxiliaires de justice ; à l'assiette, le taux et les modalités de recouvrement des impositions de toute nature ; au régime électoral du président de la République, des membres de l'Assemblée nationale et des Assemblées locales ; à la création des catégories d'établissements publics ; au Statut général de la Fonction publique ; au Statut des Personnels militaires, des Forces de sécurité publique et assimilées ; à l'organisation territoriale ; au régime de la propriété ; à la protection de l'environnement… Une panoplie de domaines dans lesquels les députés peuvent légiférer en ayant comme boussole l’intérêt général, le bien-être du peuple béninois. Avant délibération en séance plénière, les projets et propositions de loi sont envoyés à la commission des lois pour examen. Toutefois, le projet du budget de l'Assemblée nationale ne peut être examiné en commission ou en séance plénière sans avoir été au préalable soumis au Bureau de l’Assemblée. Par ailleurs, tel que prévu à l’article 108 de la Constitution, les députés peuvent, par un vote à la majorité des trois quarts, décider de soumettre toute question au référendum.

Contrôler

S’agissant du contrôle de l’action gouvernementale, l’Exécutif est tenu de fournir à l'Assemblée nationale toutes explications qui lui seront demandées sur sa gestion et sur ses activités. Les moyens d'information et de contrôle de l'Assemblée nationale sur l'action gouvernementale énoncés dans l’article 113 de la Constitution sont : l'interpellation ; la question écrite ; la question orale avec ou sans débat, non suivie de vote ; la commission parlementaire d'enquête. Ces moyens s'exercent dans les conditions déterminées par le Règlement intérieur de l'Assemblée nationale. Ce contrôle peut être également opéré sur la gestion du président de l’Assemblée nationale. Selon l’article 84 de la Constitution, le président de l'Assemblée nationale doit rendre compte à l'Assemblée de sa gestion et de ses activités et lui fournir toutes explications qui lui seront demandées. Tout député peut lui adresser des questions écrites ou orales sur ses activités et sa gestion. L'Assemblée nationale peut constituer une commission d'enquête chargée de lui faire un rapport circonstancié. « Aux termes de ce rapport, l'Assemblée nationale peut demander la démission de son président à la majorité des deux tiers de ses membres. Si un quorum est atteint, le président de l'Assemblée nationale est automatiquement démis de ses fonctions, tout en conservant son titre de député. L'Assemblée nationale procède dans un délai de quinze jours à l'élection d'un nouveau président », indique le Constituant.

Présence aux sessions

Le Palais des gouverneurs est le principal lieu de travail du député. Ainsi, se présenter aux sessions est un impératif pour tout député. Ce n’est pas anodin si le Constituant édicte que les séances de l'Assemblée, sauf cas de force majeure dûment constaté par la Cour constitutionnelle, ne sont valables que si elles se déroulent au lieu ordinaire de ses sessions, notamment au Palais des gouverneurs à Porto-Novo. Et le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale prévoit les dispositions pratiques pour faciliter la présence des députés aux sessions. Par an, l’Assemblée nationale tient, de plein droit, deux sessions ordinaires. « La première session s'ouvre dans le cours de la première quinzaine du mois d'avril. La deuxième session s'ouvre dans le cours de la seconde quinzaine du mois d'octobre. Chacune des sessions ne peut excéder trois mois », précise l’article 87 de la Constitution. Toutefois, à la demande du président de la République ou à la majorité des députés tel que prévu par l’article 88 de la Loi fondamentale, l'Assemblée nationale peut être convoquée en session extraordinaire par son président, sur un ordre du jour déterminé. La durée d'une session extraordinaire ne peut excéder quinze jours et l'Assemblée nationale se sépare sitôt l'ordre du jour épuisé. Mais pour qu’elle siège, l’Assemblée nationale doit être réunie à la majorité absolue de ses membres. Le constituant nuance : « Si, à l'ouverture d'une session, le quorum de la moitié plus un des membres composant l'Assemblée nationale n'est pas atteint, la séance est renvoyée au troisième jour qui suit. Les délibérations sont alors valables, quel que soit le quorum ». Le compte rendu intégral des débats de l'Assemblée nationale est publié au Journal Officiel.

Privilégié mais pas intouchable

Après les indemnités parlementaires fixées par la loi, le régime de l’immunité est l’un des grands privilèges d’un député. En période de session parlementaire, il faut l’accord de toute l’Assemblée pour poursuivre ou arrêter un député. Et même hors session, il faut l’accord du bureau de l’Assemblée nationale. A ce sujet, l’article 90 de la Constitution édicte : « Les membres de l'Assemblée nationale jouissent de l'immunité parlementaire. En conséquence, aucun député ne peut être poursuivi, recherché, arrêté, détenu ou jugé à l'occasion des opinions ou votes émis par lui dans l'exercice de ses fonctions ». Le même article stipule qu’aucun député ne peut, pendant la durée des sessions, être poursuivi ou arrêté en matière criminelle ou correctionnelle qu'avec l'autorisation de l'Assemblée nationale, sauf les cas de flagrant délit. En outre, aucun député ne peut, hors session, être arrêté qu'avec l'autorisation du Bureau de l'Assemblée nationale, sauf les cas de flagrant délit, de poursuites autorisées ou de condamnation définitive. Il en ressort que le député, outre les cas où il est pris en pleine infraction, ne peut être poursuivi sans accord préalable de ses pairs. Mieux, le caractère péremptoire de l’autorisation du Parlement est renforcé par le dernier alinéa de l’article 90 qui prévoit que la détention ou la poursuite d'un député peut être suspendue si l'Assemblée nationale le requiert par un vote à la majorité des deux tiers. Toutes choses qui pourraient laisser croire à une superpuissance du député. Mais tel n’est pas le cas. Pris en flagrant délit, le député doit répondre de ses actes. Et même dans les cas où l’autorisation du Parlement est requise, la lutte contre l’impunité au Bénin est un facteur qui peut lever des obstacles que l’on pourrait penser insurmontables. Aux députés de la neuvième législature : probité, prudence et patriotisme pour une mandature d’impact !
Actualités 10 févr. 2023


Daagbo Hounon Hounan II à propos du drame de Dassa-Zoumè: « … Ce que nous devons faire en tant que dignitaires, nous allons le faire »
Douze jours après l’incendie d’un bus de transport en commun qui a fait une vingtaine de morts, des voix continuent de se faire entendre pour donner des explications non seulement à cet accident, mais aussi la série d’incidents macabres que connait Dassa Zoumè. Sa majesté Daagbo Hounon Hounan II, grand dignitaire du culte vodoun, évoque dans cet entretien, les implications de tels drames du point de vue des religions endogènes. La Nation : Sa majesté Daagbo Hounon Hounan II, quelle explication donner à la récurrence des accidents graves que connait le pays et plus particulièrement la commune de Dassa ces derniers jours ? Sa majesté Daagbo Hounon Hounan II : La vie est un enchevêtrement de faits heureux et malheureux et à un moment de la vie, nous sommes appelés à faire face à ces genres d’évènements, qui nous font plaisir ou qui nous plongent dans la tristesse. Ce qui s’est passé le 29 janvier dernier à Dassa est si douloureux que personne ne peut l’agréer sur le plan humain, encore moins les dignitaires et garants assermentés de la tradition. Ils ne peuvent jamais cautionner ce genre de choses. Il y a des dégâts matériels et des dégâts humains. Nous n’avons jamais souhaité ces extrêmes avec des dégâts humains. Nous déplorons surtout ce qui est arrivé parce que des dispositions étaient en train d’être prises antérieurement pour atténuer (je pèse bien mes mots) ces calamités qui doivent arriver au cours de l’année 2023. Nous le regrettons amèrement et je peux vous assurer que nous prenions déjà des dispositions à propos. Toujours est-il que nous n’avons pas baissé les bras et nous y travaillons encore. Il y a là, deux vodoun que nous interrogeons dans le cas de ce qui est arrivé à Dassa Zoumè. Je n’ai pas parlé de divinité. J’ai bien dit deux vodoun. D’abord le vodoun « Zo » qui est l’incendie et le vodoun « Gou » qui est le dieu du fer. Mais en filigrane, il y d’autres vodouns que nous interrogeons aussi.

Pourquoi devriez-vous interroger ces vodoun en question ?

Nous avons besoin de savoir ce qui s’est passé pour que de tels évènements se répètent presque en allant au milieu du pays. Quand on analyse ces évènements, il y a des choses que nous pouvons dire sur la place publique et sur les ondes comme il y en a d’autres que nous ne pouvons que dire à qui de droit. Nous avons l’obligation en tant que garants assermentés de la tradition de faire attention à nos déclarations pour ne pas créer la psychose, pour ne pas alarmer les populations et agir négativement sur leur psychologie. Vous parliez de dispositions, ont-elles été vraiment prises, celles qui devraient l’être ? Les avis sur cette question sont partagés et ils doivent être partagés et se doivent d’être partagés. Au même moment que nous connaissons ce drame ici, il y en a eu dans d’autres pays. Le Nigeria, le Mali, il y a des séismes hors de l’Afrique. Comprenons qu’à un moment ou à un autre, nous sommes appelés à faire face à des évènements heureux ou malheureux et c’est inscrit que cela doit arriver. C’est pourquoi je vous parlais des dispositions qui étaient en train d’être prises pour atténuer, donc diminuer l’intensité de ce qui doit advenir. Ce n’est donc pas la faute aux dignitaires et moi j’ajoute quand je parle de dignitaires qu’il s’agit de garants assermentés de la tradition. Tout le monde aujourd’hui s’improvise dignitaire de tout sans qu’on ne fasse la démarcation avec ceux à qui les esprits ont véritablement confié cette tâche. Tout le monde est dans tout aujourd’hui. Je ne suis pas d’accord qu’on dise que les dignitaires ont failli à leur mission. Le dire, ce n’est pas très exact. C’est arrivé parce que cela est inscrit. Prenez votre paume de main et frottez-la pour voir si les traces qui s’y trouvent peuvent s’effacer. La réponse c’est non. Les choses prévues doivent arriver. Ce sont des principes de la vie qui exigent le « Sou » et le « Yessou ». En réalité, le « Yessou » vient pour atténuer les effets que nous devrions ressentir par rapport à telle ou telle autre situation.

Que faut-il faire aujourd’hui pour arrêter la saignée ?

Ce qui s’est passé à Dassa est un deuil national et même au-delà parce que cela a touché des familles au-delà de nos frontières. Il y a des dispositions que nous devrons prendre sur le plan traditionnel. Il y a des rituels que nous devons faire par rapport au vodoun « Zo » et au vodoun « Gou » et aux autres vodouns qui sont dans l’ombre. Cela est très important. Nous prenons déjà des dispositions à ce propos parce que avant tout, la population se trouve dans les mains des garants et dignitaires de la chefferie traditionnelle. Ce n’est pas l’Etat qui nous exige de faire un certain nombre de rituels dont le « Tokpiklpo », le « Vô wiwli», le « Vô sissa ». Quand vous prenez chaque région de notre pays, il y a la manière pour le faire pour repousser les mauvais esprits, qu’il s’agisse de l’Ouest, de l’Est, du Centre ou du Nord. Donc nous prenons nos dispositions, mais du côté de l’Etat, il faut aussi agir. On ne peut pas tout attendre de la tradition. Ce qui revient à l’Etat, c’est d’abord de veiller à la qualité du matériel roulant. Répond-il à ce qui est prescrit par les dispositions étatiques ? Deuxième élément, les hommes. Les humains qui conduisent font-ils bien leur travail ? La police, la sécurité routière… constituent autant de maillons interpellés. Il faut amener chacun à comprendre que la vie coûte cher. Même notre Constitution reconnait que la vie humaine est sacrée et inviolable et nous autres dans la tradition avons un dicton qui dit que si vous n’avez pas des gens à côté de vous, vous ne pouvez accomplir aucun rituel. Une part de responsabilité est quand même imputable aux dignitaires non ? La réponse à votre question peut avoir deux volets. Dans un premier temps, je dirais Non. Dans la mesure où même si l’Etat reconnait aujourd’hui la chefferie traditionnelle dans la Constitution, il n’est pas encore allé au bout. C’est vrai que l’Etat est laïc mais son regard est indispensable dans certaines actions que doivent mener les dignitaires et garants de la tradition. L’Etat doit travailler à la mise en place d’un creuset qui lui permette d’être à l’écoute de toutes les religions et de leurs préoccupations. Nous avons dans ce pays, des valeurs qui doivent nous permettre d’atténuer un certain nombre de choses, des valeurs qui permettent d’agir sur le comportement de tout un chacun de nous parce que certains de nos comportements sont à la base de certaines choses et nous l’ignorons, tout comme nous ignorons beaucoup d’autres choses. Il y a quelques années par exemple, il y avait quelqu’un d’invisible à la descente du pont qui prenait du plaisir à voir les accidents de la circulation s’enchaîner chaque jour. Est-ce le même cas dans la commune de Dassa ? Je ne saurais le dire. C’est à nous de creuser pour en savoir davantage pour le faire savoir à qui de droit. Ces choses-là ne se disent pas sur les antennes, pour éviter de créer la psychose au sein de la population. [caption id="attachment_92744" align="alignnone" width="225"] Daagbo Hounon Hounan[/caption]

Vous avez commencé par le dire, le non-respect de certaines lois de la nature est parfois à la base de ces drames. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Nous garants assermentés de la tradition avons l’écoute de la population. En leur nom, il y a certaines dispositions sécuritaires et de cohésion sociale que nous menons au quotidien pour le développement intégral et durable. Mais ces actions nous essoufflent parfois. Ce que vous devez savoir, c’est que chaque jour, il y a la violation de certaines prescriptions. Ce n’est pas que nous n’en sommes pas conscients. Mais la difficulté réside également dans le fait qu’au nom de la démocratie et du vivre-ensemble, on ne peut pas imposer certaines restrictions de force. On en parle pour que les gens prennent conscience et prennent garde. Mais certains vous répondent qu’ils ne sont pas de votre religion et que vos prescriptions ou vos exhortations ne les engagent en rien. Chaque région de ce pays porte des interdits. Il y a des jours par exemple où il ne faut absolument pas faire certaines choses dans certaines régions, mais rien de cela ne se respecte aujourd’hui. Les populations étant disséminées dans toutes les religions, il est difficile de leur faire tenir certains mots d’ordre. Les conséquences, c’est toute la population qui les subit. Voyez par exemple comment la production halieutique et la production agricole chutent dans certaines parties du pays. Tout cela doit nous interpeller par rapport au respect de certains interdits. Je pense qu’il faut louer le courage des garants de la tradition qui ne tiennent pas compte des réticences ou du comportement de la population pour agir et faire ce qui leur est recommandé. Nous continuons de prendre nos dispositions, cela peut paraitre insuffisant à des moments donnés mais ce qui compte, c’est que l’Etat doit penser à un Conseil des sages et notables pour donner des mots d’ordre en cas de besoin.

Un mot d’exhortation ?

Ce qui s’est passé à Dassa nous interpelle tous en tant que fils de ce pays, peu importe nos religions. C’est un deuil national qui impose de mettre le drapeau national en berne. On peut se dire, à analyser ce qui se passe un peu partout, que ces drames inattendus ne surviennent pas qu’au Bénin. Mais cela ne doit pas nous empêcher de revenir à nos réalités pour comprendre que nous avons certaines valeurs à sauvegarder. J’exhorte la population à ne pas s’alarmer. Ce que nous devons faire en tant que dignitaires, nous allons le faire. Il y a des rituels à accomplir sans bruit et loin des regards non avertis, nous y travaillons et nous allons les faire.
Société 10 févr. 2023


Développement de la pisciculture: Des équipements et matériel roulant aux acteurs
La production piscicole se renforce au Bénin. Ce mercredi 8 février à Cotonou, les acteurs de la pisciculture ont reçu des mains de Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, du matériel roulant et des équipements piscicoles. Ce geste entre dans le cadre du Projet de vulgarisation de l’aquaculture continentale (Provac 2).Douze tricycles 4x4 au profit des pisciculteurs producteurs d’aliment local et d’alevins de grande taille pour faciliter le transport des intrants, 10 pirogues au profit des pisciculteurs exploitant les cages flottantes pour faciliter le déplacement et le convoyage en sécurité des produits, 35 gilets de sauvetage et 100 poches de filet de 5m x 5m x 2m munies de filet de couverture au profit des pisciculteurs producteurs d’alevins et de poissons marchands. D’une valeur de 155 millions 238 mille 987 F Cfa, ces équipements remis aux pisciculteurs est une preuve tangible de la volonté du gouvernement à travers le Projet de vulgarisation de l’aquaculture continentale (Provac 2) de renforcer non seulement leurs capacités techniques mais aussi les accompagner dans l’augmentation de la production locale de poisson. Dans son mot de bienvenue, Aron Brito, directeur de la Production halieutique et chef du programme Pêche aquaculture, a réitéré son engagement à accompagner les acteurs à relever ensemble le défi de la production locale du poisson à travers la pisciculture. Il a aussi témoigné sa gratitude au gouvernement pour les efforts déployés pour l’atteinte des objectifs du sous-secteur de la pêche et de l’aquaculture. [caption id="attachment_92719" align="alignnone" width="450"] ... et des équipements[/caption] Tout en saluant l’intervention permanente de l’Etat béninois au niveau de la production halieutique, Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, a fait savoir que ce geste est devenu réalité grâce au budget national. « Si avec insistance, le gouvernement, chaque année, fait des gestes du genre en direction d’une catégorie donnée, c’est qu’il attend de vous des résultats. Les besoins en produits halieutiques sont énormes mais l’essentiel de ce que nous faisons aujourd’hui vient de la pêche et de l’aquaculture. Nous devons nous battre chaque jour pour exceller dans ce domaine», a-t-il martelé.

Souveraineté alimentaire

Sélectionnés suivant des critères rigoureux, les acteurs sont exhortés à faire en sorte que le Bénin réduise son importation de poisson afin de mieux stabiliser son économie. Il rappelle aussi que des travaux d’assainissement ont été faits sur les plans d’eau afin qu’ils soient propres, sans engins prohibés pour permettre aux acteurs de mener sans difficulté l’activité de production et la navigabilité. « Nous travaillons à ouvrir les chenaux pour que la migration des poissons de mer vers les eaux continentales puisse se faire et qu’au-delà des poissons, on ait aussi les autres produits de mer », confie Gaston Dossouhoui. Il annonce aux bénéficiaires que le Provac ne sera pas le seul projet pour les accompagner. «D’autres projets le feront parce que nous voulons concentrer nos efforts sur ce que nous sommes capables de faire pour relever le défi de la sécurité et pourquoi pas, de la souveraineté alimentaire », assure-t-il. L’autorité ministérielle met aussi l’accent sur l’aliment de poisson qui est le déterminant le plus important dans le prix du poisson et qui doit être produit en qualité. Sur ce, Gaston Dossouhoui promet d’accompagner tous ceux qui sont dans la dynamique pour permettre au Bénin de briser les mythes de la gouvernance du marché par quelques élites et que l’aliment du poisson puisse être bien diversifié. Au nom des bénéficiaires, Dominique Kpossou a remercié les autorités pour leurs actions à leur endroit et promet de faire un bon usage du matériel reçu.
Société 09 févr. 2023


Bureau du Parlement 9e législature: Pleins feux sur les sept postes en jeu
L’élection des membres du bureau de l’Assemblée nationale reste le premier chantier de la 9e législature qui sera installée, dimanche 12 février prochain. Retour sur les sept postes en jeu et leurs attributions respectives. Aussitôt après l’installation de la 9e législature par le doyen d’âge, les regards seront tournés vers la formation du bureau du Parlement. Il s’agit des sept membres devant diriger l’institution parlementaire durant les trois prochaines années. Ce bureau est composé d’un président de l’Assemblée nationale ; d’un premier vice-président ; d’un deuxième vice-président ; d’un premier questeur; d’un deuxième questeur ; d’un premier secrétaire parlementaire et d’un deuxième secrétaire parlementaire. Les sept membres sont élus par leurs collègues députés. A priori, aucun critère ou profil n’est défini pour chacun des postes. Ce qui fait que les 109 députés de la 9e législature sont tous éligibles à chacun de ces postes. Seulement, les modalités de l’élection ne sont pas les mêmes à tous les niveaux. La procédure est plus stricte pour le poste de président de l’Assemblée nationale. Le Règlement intérieur du Parlement prévoit que ce dernier est élu au scrutin uninominal secret et à la tribune. Aux deux premiers tours de scrutin, la majorité absolue des suffrages est requise. Au troisième tour organisé entre les deux candidats arrivés en tête au tour précédent, la majorité relative suffit et, en cas d’égalité des suffrages, le plus âgé est élu. Des scrutateurs, tirés au sort, dépouillent le scrutin dont le doyen d’âge proclame le résultat qui est consigné dans un procès-verbal signé par les scrutateurs et les secrétaires de séance, les deux plus jeunes députés composant le bureau d’âge. Les autres membres du bureau sont élus poste par poste, dans les mêmes conditions, au cours de la même séance. Ainsi, l’élection des deux vice-présidents, des deux questeurs et des deux secrétaires parlementaires a lieu, en s’efforçant autant que possible de reproduire au sein du bureau, la configuration politique de l’Assemblée nationale. Les candidatures aux différents postes sont reçues par le président de séance au plus tard une heure avant l’ouverture du scrutin. Il les communique immédiatement à l’Assemblée nationale. Les retraits, transferts et permutations de candidatures déposées, sont autorisés jusqu’à l’ouverture de chaque scrutin. A la fin du scrutin, le président de séance proclame les résultats et invite le président et le Bureau élus à prendre place à la tribune. « Le président de l’Assemblée nationale notifie la composition du Bureau de l’Assemblée nationale au président de la République et au président de la Cour constitutionnelle», dispose l’article 15.4-b du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. En cas de vacance de la présidence de l’Assemblée nationale par décès, démission ou toute autre cause, l’Assemblée nationale élit un nouveau président dans les quinze jours qui suivent la vacance si elle est en session et, dans le cas contraire, elle se réunit de plein droit en session extraordinaire convoquée dans les huit jours par le premier vice-président ou à défaut le deuxième vice-président. [caption id="attachment_92709" align="alignnone" width="380"] Barthélémy Vidjinnangni[/caption]

Tous éligibles

L’élection du nouveau président se fait dans les mêmes conditions que celles prévues supra. Mais lorsqu’en application de l’article 50 alinéas 3 et 4 et de l’article 82 alinéa 2 de la Constitution, le président de l’Assemblée nationale est appelé à exercer les fonctions de président de la République, l’Assemblée nationale est provisoirement dirigée par le premier vice-président ou à défaut le deuxième vice-président, jusqu’à l’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale. [caption id="attachment_92710" align="alignnone" width="212"] Titilayo Adjaï[/caption] Le Règlement intérieur du Parlement organise les attributions, pouvoirs et prérogatives du président de l’Assemblée nationale. Aux termes du texte, l’on retient que le président de l’Assemblée nationale a essentiellement pour mission de diriger l’Assemblée nationale. Il la représente dans la vie politique nationale et internationale. A ce titre, il préside les séances plénières de l’Assemblée nationale, les réunions du bureau et de la Conférence des présidents composée du bureau du Parlement, des présidents des commissions techniques et permanentes et des présidents des groupes parlementaires. Le président de l’Assemblée nationale a la haute direction des débats. Il est le chef de l’administration de l’Assemblée nationale et l’ordonnateur du budget de l’institution. Le président de l’Assemblée nationale a la police intérieure et extérieure de l’Assemblée nationale. Il exerce en cas de vacance, les fonctions de président de la République, conformément aux dispositions de l’article 50 alinéa 1er de la Constitution. Le président de l’Assemblée nationale donne son avis sur la nomination du président de la Cour suprême, du président de la Cour des comptes et du président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac). Il donne également son avis sur toutes les questions qui lui sont soumises en vertu des dispositions des articles 58 et 68 de la Constitution. Le président convoque l’Assemblée nationale en session extraordinaire à la demande du président de la République ou de la majorité absolue des députés. Le président de l’Assemblée nationale, après consultation de la Conférence des présidents, nomme le secrétaire général administratif du Parlement qui, sous son autorité, contrôle et dirige tous les services administratifs de l’Assemblée nationale. Il le relève dans les mêmes conditions. Toutefois, le président de l’Assemblée nationale peut déléguer certaines de ses compétences à ses vice-présidents, dans le cadre de l’assistance du bureau à lui tel que prévu à l’article 82 de la Constitution. Tous ces pouvoirs, prérogatives et charges montrent ô combien est exaltante et délicate la mission du prochain occupant du perchoir dont les tractations pour l'éléction focalisent actuellement les attentions. [caption id="attachment_92711" align="alignnone" width="225"] Mounifa Karim Tidjani[/caption]

Pas de conflits d’attributions

Le bureau de l’Assemblée nationale assiste le président dans sa fonction de direction de l’Assemblée. Il donne son avis consultatif sur la composition du gouvernement conformément aux dispositions de l’article 54 alinéa 6 de la Constitution. Il délibère sur l’irrecevabilité des projets de loi, propositions de loi et amendements qui ne sont pas du domaine de la loi. Le bureau du Parlement fixe l’ordre du jour des sessions ordinaires de l’Assemblée nationale. Le projet de budget de l’Assemblée nationale ne peut être examiné en commission ou en séance plénière sans avoir été au préalable soumis au bureau de l’Assemblée nationale. Le bureau prépare le règlement financier et le soumet à l’adoption de l’Assemblée nationale. Il règle les conflits d’attributions entre les commissions conformément à l’article 34.3 du Règlement intérieur. Les deux vice-présidents suppléent le président de l’Assemblée nationale dans l’exercice de ses attributions, en cas d’absence ou d’empêchement de celui-ci et ce, dans l’ordre de préséance. Ils assistent le président de l’Assemblée nationale dans l’exercice de ses fonctions et peuvent recevoir de lui une délégation appropriée sur le suivi des services administratifs, des projets parlementaires, de la procédure législative, de la coopération parlementaire et sur le contrôle des structures sous tutelle. Les questeurs, sous la haute direction et le contrôle du bureau, sont chargés de la gestion administrative et financière de l’Assemblée nationale. A ce titre, le Règlement intérieur précise qu’aucune dépense nouvelle ne peut être engagée ni ordonnancée sans leur avis préalable. Ils préparent de concert avec les membres du bureau le budget de l’Assemblée nationale qu’ils rapportent devant la commission chargée des finances. Les secrétaires parlementaires assistent le président dans la conduite des débats. Ils procèdent aux appels nominaux, inscrivent les députés qui demandent la parole, constatent les votes à main levée ou par assis debout et dépouillent les scrutins. La rédaction du compte rendu sommaire et du compte rendu intégral des séances relève des attributions des secrétaires parlementaires. Ils exercent un contrôle sur les travaux de transcription des débats parlementaires. En cas d’absence constatée à l’ouverture de la séance de tous les secrétaires parlementaires pour diverses raisons, le président désigne d’office un secrétaire parlementaire ad hoc pour suppléer à leurs fonctions. Le secrétaire parlementaire ad hoc assure ses fonctions durant toute la séance pour laquelle il a été désigné, même en cas d’apparition durant la séance, du ou des secrétaires parlementaires titulaires. Les députés Barthélémy Vidjinnangni, Mounifa Karim Tidjani et Titilayo Adjaï sont les trois membres composant le bureau d’âge appelé à conduire les travaux de l’élection du bureau de l’Assemblée nationale, 9e législature ■
Actualités 09 févr. 2023


Epices et herbes aromatiques au Bénin: Des cultures orphelines et négligées
L’apport des épices et herbes aromatiques dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Bénin reste insignifiant. Plusieurs acteurs travaillent à le corriger, surtout dans la perspective de la valorisation du tourisme culinaire dans le pays.Les cuisines africaines doivent leurs saveurs exceptionnelles aux épices et herbes aromatiques. Des ingrédients qui peinent à avoir le dessus sur les bouillons industriels très présents sur le marché et dans les cuisines. Universitaires et acteurs de la recherche s’en inquiètent. La Faculté des sciences agronomiques de l’Université d’Abomey-Calavi a abrité il y a peu, un Salon national des épices et herbes aromatiques (Eha). Organisations professionnelles, artisans, agriculteurs, éleveurs et maraîchers, structures d’appui et autres partenaires techniques et financiers ont croisé leurs regards et réflexions avec pour ambition majeure « d'améliorer les pratiques alimentaires des populations béninoises et valoriser les épices et herbes aromatiques du Bénin ». [caption id="attachment_92706" align="alignnone" width="400"] Aider les populations à adopter les bouillons
naturels dans l’alimentation[/caption] Selon les organisateurs, il faut offrir une visibilité nationale et internationale aux entrepreneurs béninois impliqués dans les chaînes de valeurs épicières, édifier le consommateur béninois sur les avantages des épices et herbes aromatiques et leurs rôles dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle, faire la promotion des richesses aromatiques, des saveurs de nos terroirs et des innovations culinaires au Bénin et répertorier les épiciers et épicières béninois pour leur mise en réseau. Sètondé Ultrich Guèdègbé, un des porteurs du projet, explique en effet qu’une « prise de conscience sur les risques pour la santé s’avère donc indispensable pour réduire l’utilisation des bouillons cubes dans les préparations culinaires ». Pour ce spécialiste de la gestion des innovations agricoles et agro-socio-anthropologue, le constat fait par les professionnels du secteur est que « ces exhausteurs de goût traditionnels, qui présentent pour certains d’entre eux des propriétés thérapeutiques sont délaissés au profit des bouillons industriels, produits à base d’ingrédients chimiques ». Le salon devrait donc travailler à créer des opportunités d’affaires pour les producteurs, les transformateurs et les commerçants des Eha, et aider les populations à mieux adopter les produits locaux (bouillons naturels) dans l’alimentation. La mise en place d’une piste touristique culinaire a été aussi envisagée à l’occasion.

Regain d’intérêt

Le Salon national organisé autour des épices et herbes aromatiques n’est que le prélude d’un long processus pour parvenir à la valorisation de l’art culinaire béninois et même à la promotion d’un tourisme culinaire de qualité. « Le nombre pléthorique d’acteurs directs et indirects rattachés à ce projet témoigne de la portée sociale dudit projet. La présence des femmes dans la production et la manipulation n’est plus à démontrer », explique le promoteur du Salon national des épices et herbes aromatiques. [caption id="attachment_92705" align="alignnone" width="400"] Les herbes aromatiques sont très négligées dans la production locale[/caption] « L’existence d’une cuisine béninoise aux saveurs relevées par des épices d’ici et d’ailleurs peut apporter un plus à notre tourisme », pense déjà Stéphanie Sèton, restauratrice. Selon cette spécialiste, « les multiples projets touristiques qui se mettent en place souffriront d’un équilibre si le volet culinaire n’est pas organisé et structuré ». Promoteur touristique, Alfred Nobimè ne s’écarte pas trop de cette logique. L’initiative d’un tel salon lui plait bien, tant que les acteurs travaillent à faire prendre conscience que les mets locaux manquent encore de promotion auprès des touristes. Or, relève-t-il, pour y arriver, « on peut mettre en avant au-delà des mets, les épices pour un goût typiquement béninois à donner aux repas ». On comprend ainsi pourquoi la rencontre a drainé divers acteurs notamment des intermédiaires de toutes sortes, depuis le commerçant-détaillant jusqu'au négociant, en passant par le groupement de détaillants, le semi-grossiste, le grossiste, le regrattier ou le restaurateur, les consommateurs individuels et collectivités publiques ou privées de consommation …
Société 09 févr. 2023


1re session du comité de pilotage du projet Coso: Le terrain balisé pour le démarrage des activités
Le Comité national de pilotage du projet Cohésion sociale des Régions nord du golfe de Guinée (Coso) a tenu, ce mercredi 8 février, sa toute première session. Ces assises qui se sont déroulées à Cotonou ont été consacrées aux préalables et à la validation des documents indispensables au démarrage des activités du projet.Mis en vigueur le 20 septembre 2022, le projet Cohésion sociale des Régions nord du golfe de Guinée (Coso) entrera bientôt dans sa phase opérationnelle. Au cours de leur première session tenue, hier, les membres du comité de pilotage du projet ont procédé à la validation des documents indispensables au démarrage effectif des activités au Bénin. A l’ouverture des travaux, le président du comité de pilotage du Coso, Hermann Orou Takou, directeur de cabinet du ministre d'Etat chargé de l'Economie et des Finances, précise que la problématique de la cohésion sociale est d'une brûlante actualité et le gouvernement a pris la mesure de la situation en décidant de la mise en œuvre au Bénin du projet Coso avec l'appui de la Banque mondiale. Il a d’ailleurs salué l'appui technique et financier du partenaire. Hermann Orou Takou rappelle que le but de ce projet est d’améliorer la collaboration régionale et la résilience socio-économique et climatique des communautés frontalières dans les régions cibles du nord des pays du golfe de Guinée qui sont exposées aux conflits et aux risques climatiques. Il relève l’étroite cohérence de ce projet avec le Plan national de développement 2018-2025 au niveau des axes relatifs au développement du capital humain, à la gestion durable du cadre de vie, à la consolidation de l'Etat de droit et de la bonne gouvernance… Il ajoute que le projet Coso s'inscrit dans la perspective de l'atteinte des objectifs du Pag 2021-2026 à travers ses trois piliers. « Notre pays est impatient de voir démarrer les activités du projet », a déclaré le président du comité de pilotage du projet Coso. A l’en croire, pour l'année 2023, les investissements prévus sont estimés à 21 milliards F Cfa au profit des communautés d'environ 72 arrondissements.

Des retombées régionales positives

Financé par la Banque mondiale pour un coût global de 90 millions de dollars Us, le projet Cohésion sociale des Régions nord du golfe de Guinée (Coso) va s‘étendre sur cinq ans. Il est mis en œuvre dans quatre pays que sont le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Togo. La zone d’intervention du projet au Bénin couvre quatre départements notamment ceux de l’Alibori, de l’Atacora, du Borgou et de la Donga. Le projet Coso se décline en cinq composantes que sont la résilience et l’inclusion des communautés par le financement des investissements au niveau local; le renforcement des fondations et des capacités pour des communautés inclusives et résilientes ; l’émergence de la plateforme de coordination régionale et de dialogue ; la gestion et la coordination des projets aux niveaux régional, national et infranational pour la mise en œuvre efficace des activités du projet ; les interventions d’urgence… Dans le cadre de ce projet, une attention sera portée au soutien à l’accès aux services de base, à l’agriculture, aux moyens de subsistance et à la jeunesse …
Société 09 févr. 2023


Internet plus sûr: Des outils pour être à l’abri des menaces
Au nombre des moyens mis en place à l’échelle mondiale pour promouvoir l’utilisation d’internet sans danger, figure la « Journée mondiale pour un internet plus sûr ». Elle sensibilise les différentes cibles aux menaces auxquelles elles sont exposées. Au Bénin, les acteurs prennent au sérieux ce défi.Concevoir aujourd’hui un monde sans internet est quasi impossible, tant le numérique bouleverse les habitudes et guide la planète. Dans cette dynamique, assurer un internet qui allie sécurité et protection de tous est l’idéal poursuivi aussi bien par les utilisateurs d’internet que par les promoteurs. Le ‘’safer internet day’’, en français ‘’Journée mondiale pour un internet plus sûr’’ n’est pas loin de cette logique. Célébrée le 2e mardi du 2e mois de l’année, elle prône un ‘’internet sain’’. En témoigne le thème de cette célébration, vieille de 20 ans, cette année : ‘’Ensemble pour un internet meilleur’’. Selon Yazid Akanho, ancien vice-président du Chapitre Bénin de l’internet society, la ‘’Journée mondiale pour un internet plus sûr’’ doit préoccuper plus d’un. «Elle vise à sensibiliser les jeunes, les mineurs et leurs parents aux risques et menaces liés à l’utilisation de l’internet, même si généralement les gens se limitent aux usages du web qui est différent de l’internet. Le Web étant une partie de l’internet», explique-t-il. Dans la ligne de mire des initiateurs de cette journée, la couche infantile, couche innocente et insouciante. « Aujourd’hui, les enfants sont sur internet, utilisent les téléphones de leurs parents, naviguent sans prendre conscience des dangers auxquels ils s’exposent », se désole-t-il. Les parents ne sont pas du reste: « Laisser son téléphone à un enfant de 4 ans parce qu’il veut jouer n’est pas une pratique à encourager dans les rangs des parents. Les chaînes wifi et téléviseurs sont de plus en plus connectés à internet. Les parents ne maîtrisent pas tous les risques que comportent ces équipements», explique Yazid Akanho. Si certains internautes ont jusque-là la chance d’être épargnés par les risques sur internet, les menaces sont pourtant réelles et énormes. « On parle de cyber-attaque, des vols de données à caractère personnel, la cyberpornographie, les contenus dangereux pour les enfants, les services peu orthodoxes auxquels s’adonnent des promoteurs d’internet, des acteurs malveillants qui utilisent les failles des systèmes d’exploitation et des applications pour parvenir à leurs fins…», fait remarquer Yazid Akanho. Victime ou non, personne n’est à l’abri de ces menaces. « Que ce soit des professionnels, les utilisateurs d’internet avertis ou non, tout le monde est exposé. Une fois connectés, vous représentez une victime potentielle », avertit-il. Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, ces menaces tiennent aussi des raisons politiques. Le numérique offre également un champ de bataille. «La guerre n’est pas que militaire. Les Etats se font la guerre sur le terrain numérique, les organisations se font la guerre sur internet. Les belligérants ont parfois recours à des activités peu recommandées. Le business fait aussi appel à des méthodes non éthiques », révèle l’ancien vice-président du Chapitre Bénin de l’internet society.

Vigilance et veille technologique

Le numérique faisant partie intégrante de notre vie aujourd’hui, un monde sans internet n’en est plus un. Naviguer en toute quiétude requiert alors une grande vigilance et la veille technologique. « Il faut être vigilant tout le temps et s’assurer qu’on est à jour par rapport aux technologies qu’on utilise et aux publications des éditeurs. Il faut éviter de faire économie de données (data), car une mise à jour n’est jamais inutile », recommande-t-il, insistant sur l’importance de cette opération : « Une mise à jour publiée par un éditeur vise toujours à améliorer un système et fermer des vulnérabilités. C’est dangereux de ne pas la faire, car elle limite les fragilités». Par rapport à la veille sur internet, Yazid Akanho indique la bonne démarche. « Il faut faire de la veille technologique par rapport à l’information et se documenter. D’où l’importance pour les agences qui travaillent dans ces secteurs de produire des solutions adaptées aux différentes couches sociales et se documenter par rapport à la législation et au cadre réglementaire », exhorte-t-il. Outre les utilisateurs d’internet, la navigation en toute quiétude suppose aussi beaucoup d’actions de la part des éditeurs, des fournisseurs, des prestataires d’internet et des pouvoirs publics. A ce niveau, Yazid Akanho pense que le recours aux spécialistes permettrait de s’assurer de la sécurité des infrastructures et différents logiciels développés. Il faut dire que la question des menaces sur internet est prise au sérieux au Bénin. L’Agence pour le Développement du numérique (Adn), l’Agence nationale de la Sécurité des Systèmes d'information (Anssi), l’Agence des services et systèmes d’information (Assi), toutes ces agences désormais fondues dans l’Autorité des systèmes d’information et du numérique (Asin) veillent au grain. Idem pour l’Agence pour la protection des données à caractère personnel (l’Apdp) et des associations béninoises qui œuvrent pour la cyber-sécurité et qui militent en faveur des sensibilisations des citoyens et la promotion des bonnes pratiques sur internet.
Actualités 09 févr. 2023


1482 - 3194