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Nouvelles

Direction départementale de la santé du Mono-Couffo: Le médecin capitaine Julien Attinon prend les commandes

Suite à sa nomination en Conseil des ministres du mercredi 19 août dernier, le médecin capitaine Julien Atinon a pris hier jeudi 27 août les commandes de la direction départementale de la santé du Mono-Couffo des mains du Docteur Virgile Dodoo.

A 35 ans, le médecin capitaine Julien Attinon s’installe à la tête du système sanitaire du Mono-Couffo. Il en a pris les rênes hier jeudi 27 août des mains du Docteur Virgile Dodoo qui aurait pu totaliser, samedi 29 août prochain quatre années d’exercice. Mais ces quelques heures de moins n’ont rien enlevé au bilan élogieux rappelé à son actif.

Le directeur départemental sortant, Virgile Dodoo, selon plusieurs intervenants, aura porté le Mono-Couffo au rang des meilleurs systèmes sanitaires qui requièrent l’attention des partenaires techniques et financiers. Julien Aïssan médecin coordonnateur de zone sanitaire Lalo, Klouékanmè et Toviklin a particulièrement insisté sur les indicateurs d’une telle performance. De façon globale on retient, selon la confirmation faite par le directeur sortant que les besoins en infrastructures sanitaires des deux départements sont couverts à 96%. Une performance qui a pu être atteinte grâce à l’humilité du directeur sortant, à en croire Julien Aïssan. Ce dernier conseille la même disposition d’esprit à l’entrant qu’il a exhorté à ne pas tenir compte de son jeune âge au risque de se laisser intimider par les aînés qui peuplent le système sanitaire dont il a la charge.
Au fils de l’arrondissement de Koudo dans la commune de Lokossa promu directeur départemental de la santé, le directeur sortant s’est dit rassuré quant à ses capacités. «Vous avez la carapace nécessaire pour conduire la barque à bon port », a déclaré docteur Virgile Dodoo, originaire de Bopa, commune voisine de Lokossa dans le même département du Mono.
Le représentant du personnel Alphonse Akpo et un responsable syndical en la personne de Sébastien Bossou sont également allés dans le même sens pour manifester leur détermination à accompagner le directeur entrant en vue de performer davantage leur secteur. «Les compétences sont là, prêtes à vous faciliter votre mission. Il ne vous reste qu’à les solliciter car, votre échec sera le nôtre », ont-ils déclaré.
A leur suite le médecin capitaine Julien Attinon a décliné un pan de son plan d’actions à la tête de cette direction départementale de la santé. Quant à la méthode pour parvenir à sa réalisation, il a fait cas de la gestion axée sur les résultats. «Il ne sera pas question de compter sur une quelconque amitié pour échapper à ses obligations », a averti le directeur départemental entrant qui avait déjà servi en médecine générale dans le département. La cérémonie a pris fin par la remise de présents aux deux directeurs.

Actualités 28 août 2015


Prestation de serment des membres du COS/LEPI: Cap sur la présidentielle de 2016 !

Les nouveaux membres du Comité d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (COS/LEPI) ont officiellement prêté serment hier, mercredi 26 août au siège de la Cour constitutionnelle à Cotonou. Par cet acte qui consacre leur entrée en fonction, les onze nouveaux membres de cette instance se voient officiellement investis de leurs missions.

Malgré son caractère sobre et succinct, le serment auquel le président de la Cour constitutionnelle et les autres membres de l’institution ont soumis hier les nouveaux membres (certains anciens ont été reconduits) du Comité d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (COS/LEPI) «ne revêt pas moins une grande importance dans l’ordonnancement juridique de notre Etat et la réussite de notre démocratie », s’est évertué à expliquer le président de la Cour constitutionnelle, le professeur Théodore Holo. Ceci, après avoir reçu le serment des membres du COS/LEPI, déférant ainsi aux exigences de la loi N° 2013-06 du 25 novembre 2013 portant Code électoral en République du Bénin, notamment en ses articles 219 (relativement aux attributions), 220 (sur la composition) et 221 (indiquant la composition et le rôle du bureau).
Se sont pliés à ces exigences hier mercredi 26 août, devant les sept sages de la Cour constitutionnelle, les députés Jérémie Adomahou, Badirou Din Olamodé Aguèmon, Augustin Ahouanvoébla, Idrissou Bako, Simplice Codjo, Abdoulaye Gounou, Nazaire Sado, Gilbert Bagana et le directeur général de l’Institut national de la Statistique de l’Analyse économique (INSAE), Alexandre Biaou, membres ex officio tout comme le directeur du service national en charge de l’Etat civil qui lui, n’a pas effectué le déplacement. Avant de recevoir leur serment, le président Théodore Holo a fait lire par le secrétaire général de la Cour constitutionnelle, Sylvain Nouatin, l’article 330 de la loi N° 2013-06 du 25 novembre 2013 et quelques textes subséquents dans l’optique de rappeler aux membres du COS/LEPI, la formule consacrée par laquelle ils prononcent leur serment. Un serment bien reçu par la Cour constitutionnelle dont le président, pour se convaincre de la sincérité de l’exercice, leur fera redire la formule « Je le jure ! ».

«La République attend un travail impeccable»

Après quoi, Théodore Holo est largement revenu sur le rôle dévolu au COS/LEPI dans l’organisation des compétitions électorales au Bénin. «Vos attributions consistent essentiellement à garantir la fiabilité du fichier électoral afin que les opérations électorales soient transparentes, crédibles, impartiales et se déroulent dans un climat apaisé », expliquera alors Théodore Holo aux neuf des onze membres qui ont prêté serment devant les présidents de la l’Assemblée nationale, de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), du Conseil économique et social et de plusieurs membres du gouvernement. Une tâche qui, poursuit-il, est «primordiale». «Vous êtes au commencement du processus électoral qui doit nous conduire à l’élection du prochain président de la République dont le premier tour aura lieu le 28 février 2016», rappelle ensuite Théodore Holo à l’endroit des membres du COS/LEPI dont la responsabilité, dit-il, «est pleine et engagée» par rapport à ce scrutin. Pis, si «on peut déplorer le retard qu’accuse l’installation» du COS/LEPI, cela « ne saurait excuser aucune défaillance », avertit-il par ailleurs. Le président Théodore Holo, avant de renvoyer les onze membres à leurs obligations, leur serment ayant été reçu, a insisté pour leur dire que ce que la République attend d’eux, «C’est un travail impeccable, accompli vite et bien, avec conscience et professionnalisme».

Actualités 27 août 2015


Audience au médiateur de la République : Joseph Gnonlonfoun reçoit l’Auditeur général Michel Dognon

Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun, a reçu en audience dans la matinée d’hier mercredi 26 août, l’Auditeur général du Bénin Michel Dognon.

C’est à l’invitation du médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun que l’Auditeur général du Bénin a été reçu en audience. Occasion pour Michel Dognon de recevoir de son hôte de précieux conseils pour la réussite de sa mission. Il s’agit des conseils avisés d’autant que Joseph Gnonlonfoun est aussi bien imprégné du fonctionnement des corps de contrôle pour avoir été par le passé Garde des Sceaux ministre en charge de la Justice.
Selon Michel Dognon au sortir de l’audience, le médiateur de la République l’a invité à tirer leçons des insuffisances de l’ex-Inspection générale d’Etat (IGE) pour une véritable lutte contre la corruption et l’impunité au Bénin. A cet effet, l’Auditeur général souhaite le soutien de toutes les institutions de la République dont le médiateur de la République. Le soutien de ce dernier sera d’un appui important pour lui en ce sens que le médiateur de la République reçoit beaucoup de plaintes et de dénonciations contre l’administration publique, souligne Michel Dognon. Lesquelles dénonciations constituent des éléments de travail pour son institution dans le cadre des vérifications des ressources de l’Etat.
L’Auditeur général a annoncé que désormais l’accent sera mis sur la prévention des malversations à travers la réorganisation du système de contrôle interne des structures publiques.
Revenant à l’actualité du dossier PPEAII sur insistance des journalistes, un dossier dans lequel l’Auditeur général a été très actif dans l’élaboration du rapport du cabinet Kroll, un rapport qui a coûté près de 700 millions FCFA à l’Etat et qui a été jugé très mauvais par des députés de la Mouvance, la réponse de Michel Dognon ne s’est pas fait attendre. Il clarifie que le rapport Kroll est un rapport d’investigation. Avant ce cabinet américain, il y a eu celui de Fiduciaire consulting Group qui a identifié des irrégularités dans la gestion du projet PPEAII financé par les partenaires hollandais. Ce rapport n’a pas pu situer les responsabilités. C’est cette insuffisance qu’est venue corriger le rapport Kroll pour identifier nommément les responsables de ces irrégularités. Selon lui, le rapport Kroll est un document de bonne facture. « Tout ce que les politiciens disent c’est un autre débat. Le rapport Kroll est de très bonne qualité », martèle Michel Dognon avant d’insister que le rapport renseigne clairement sur tous les éléments qui accablent les agents concernés. Il a promis de mettre bientôt l’intégralité du rapport sur le site du bureau de l’Auditeur général pour permettre au public de s’en convaincre.

Actualités 27 août 2015


Développement local et bonne gouvernance: Les maires de l’Atacora-Donga et du Borgou-Alibori en formation

Les maires des communes des départements de l’Atacora-Donga et du Borgou-Alibori prennent part depuis hier mardi 25 août et pour quatre jours à Natitingou à une formation sur les notions élémentaires de la décentralisation afin de leur éviter les nombreux constats de dysfonctionnements et de mal gouvernance enregistrés au niveau de nombreuses communes au cours de la dernière mandature.

Des difficultés dans la mise en œuvre d’une gouvernance locale, viable, participative et concertée, la non appropriation des outils indispensables pour assurer au mieux la mission de représentation de la population à la base, des difficultés dans la planification et la conduite des actions de développement par les élus locaux, la gestion peu orthodoxe des ressources mises à la disposition des communes dans le cadre du développement local, la non maîtrise par les élus des procédures de passation des marchés publics communaux ainsi que la gestion peu transparente des affaires domaniales. Tels sont entre autres, les constats relevés par le ministère de la Décentralisation, de la Gouvernance locale, de l’Administration et de l’Aménagement du territoire à l’issue de différentes missions d’audit et de contrôle de nombreuses autorités communales et municipales. Et qui justifient aujourd’hui la tenue de la session de formation sur les notions élémentaires de la décentralisation à l’intention des maires des départements de l’Atacora-Donga et du Borgou-Alibori. Ainsi pendant quatre jours ils seront entretenus sur les attributions du maire, la gestion de l’état civil, procédures de passation des marchés publics ainsi que la sécurité territoriale. Tout ceci autour de thématiques telles que le leadership communal et la gestion du changement, la fiscalité locale, la gestion budgétaire et comptable des collectivités. Pour Jean-Claude Codjia, secrétaire général du ministère en charge de la Décentralisation, il s’agit pour le gouvernement à travers cette session organisée par le Centre de formation pour l’administration locale (CeFAL) de relever un défi majeur qu’est celui de promouvoir une nouvelle classe d’élus locaux plus responsables et davantage conscients des enjeux de la décentralisation. En élevant leurs capacités managériales et leurs sens de responsabilités aux fins d’asseoir au niveau des collectivités territoriales décentralisées une gouvernance exemplaire, gage d’un développement local durable.

Des attentes qu’a réitérées à l’ouverture des travaux de la session, Kassa Métiki, maire sortant de la commune de Natitingou. L’intérêt de cette formation, à son avis, n’est point à démontrer, au regard de l’expérience vécue. Il invitera les participants à s’armer de courage, de patience et à avoir l’esprit de discernement pour relever les nombreux défis que leur impose leur nouvelle charge. Henri N’dah Sékou, préfet des départements de l’Atacora et de la Donga, a souhaité qu’à travers les acquis de cette formation les maires de la troisième mandature puissent appréhender les clés d’une meilleure administration locale. Aussi leur a-t-il suggéré de faire table rase du passé pour avancer sans faire prévaloir l’esprit de revanche. Il les a appelés à s’ouvrir aux autres, à se mettre à l’école des textes, à l’écoute des administrés et de tout le conseil communal et à cultiver l’humilité et à avoir de la tenue face à certaines situations. «Le maire est aussi un administratif quoiqu’il porte une médaille politique », a-t-il indiqué, invitant à collaborer avec la tutelle qui ne saurait être leur adversaire.
Première au Bénin, la présente session, a relevé fortuné Daga, représentant du CeFAL, se déroule simultanément à Kétou, Bohicon et à Natitingou, au profit de l’ensemble des 77 maires du Bénin. Elle sera suivie de six ateliers départementaux de renforcement de capacités de tous les adjoints au maire au cours du mois de septembre prochain.

Actualités 26 août 2015


Facilitation des transports au sein de l’espace ouest africain: Des forces de sécurité en conclave pour mieux appliquer les règlementations

Le ministère en charge de l’Economie et des Finances organise depuis hier mardi 25 août à Grand-Popo, un atelier d’appropriation des dispositions communautaires encadrant le transport des personnes et des biens au sein des espaces CEDEAO et UEMOA. Prévues pour prendre fin ce jour mercredi 26 août, les assises ont mobilisé des forces de contrôle et de sécurité.

A l’instar de ses homologues de la CEDEAO et de l’UEMOA, le Bénin intensifie la sensibilisation autour des dispositions devant concourir à l’émergence d’un espace communautaire sans frontière et basé sur la facilitation des transactions. A cet effet, le ministère en charge de l’Economie et des Finances a convié hier mardi 25 août à Grand-Popo, des douaniers, policiers et autres corps habillés à un atelier. Inscrites dans le cadre des activités de la direction générale des Affaires économiques, les présentes assises poursuivent deux objectifs principaux, à en croire le représentant du ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances, Ibrahim Goro Bani.

Selon ce dernier, il est question dans un premier temps de revisiter les règlementations communautaires portant sur la circulation des personnes et des biens, tout en mettant en exergue « les insuffisances relevées dans leur application ». En second lieu, il est attendu des travaux, selon Ibrahim Goro Bani, une moisson d’observations et de recommandations contributives d’une meilleure application par le Bénin des mêmes règlementations.
De l’entendement du directeur général des Affaires économiques, Aristide Mèdénou, cette activité constitue un maillon important de la chaîne d’activités devant donner corps au projet de marché commun tant rêvé. A sa suite, le représentant du ministre a reconnu que le devoir régalien de sécurité sur les routes ne doit pas conduire à « enfreindre les dispositions régionales relatives à la libre circulation des personnes et des biens». Pour lui, le Bénin doit être au rendez-vous de l’échéance 2020 fixée par les chefs d’Etat de la CEDEAO et de l’UEMOA. Laquelle échéance, rappelle Ibrahim Goro Bani, va consacrer la suppression totale des entraves à la libre circulation dans tout l’espace communautaire, histoire de parvenir à «leur véritable intégration».
Après la phase officielle, les participants ont eu droit à des communications portant, entre autres, sur la facilitation des transports au regard de la Directive n°8/2005/CM/UEMOA et un état des lieux de l’application du Règlement n°14/2005/UEMOA relatif à la charge à l’essieu.

Actualités 26 août 2015


Première session 2015 de la Commission nationale pour l’apprentissage: L’environnement de l’enfant apprenti au centre des préoccupations

La Commission nationale pour l’apprentissage tient depuis hier, mardi 25 août à Cotonou, sa première session au titre de l’année 2015. L’ouverture des travaux a été présidée par le ministre de la Fonction publique, du Travail, de la Réforme administrative et institutionnelle, Aboubakar Yaya.

Les acteurs de l’apprentissage se sont évertués durant des années à mettre en place le cadre de concertation indispensable pour sortir le secteur de l’informel. Heureusement, ce vœu a été concrétisé par le décret 2013-34 du 11 février 2013 portant création, attribution, organisation et fonctionnement de la Commission nationale de l’apprentissage.

Le directeur général du renforcement des capacités, Rufin Akiyo, justifiant la tenue de la session, a indiqué qu’elle permettra aux participants de débattre de la question de l’apprentissage, afin que soit finalisé un projet intégré des maîtres artisans assorti d’un plan d’actions subséquent.
Le ministre de la Fonction publique, du Travail, de la Réforme administrative et institutionnelle, Aboubakar Yaya, a affirmé que l’artisanat demeure aujourd’hui le secteur dans lequel résident les pires formes du travail des enfants.
«La formation de l’enfant apprenti ne bénéficie pas de nos jours d’un cadre formel approprié et d’un environnement institutionnel organisé et propice à son épanouissement professionnel », ajoute-t-il.
Cet état de choses est, selon Aboubakar Yaya, dû à la méconnaissance des textes réglementaires aussi bien par les parents, les maîtres artisans que les apprentis eux-mêmes d’une part, et leur non-application par les pouvoirs publics d’autre part. Une situation qui est contraire aux normes internationales en matière de protection des droits de l’enfant et qui déteint totalement l’image de l’artisanat béninois qui pourtant participe à plus de 30% au Produit intérieur brut.
Le ministre de la Fonction publique, du Travail, de la Réforme administrative et institutionnelle, a affirmé que son département est aujourd’hui dans la dynamique des réformes qui le place dans une position stratégique de planification des grands axes de ce domaine porteur de l’économie nationale.
A ce titre, certaines dispositions sont prises au niveau du ministère en charge du Travail, dans le secteur de l’apprentissage, notamment la réalisation de certaines études pour identifier les besoins en formation des maîtres artisans et mettre en place un plan de formation avec le concours de tous les ministères sectoriels et les acteurs eux-mêmes.
Une approche qui, selon Aboubakar Yaya, vise l’amélioration de l’environnement de l’enfant apprenti qui devrait bénéficier d’une formation de qualité conformément aux besoins du marché national et sous-régional.
Réunie pour la toute première fois en novembre 2014, la Commission nationale de l’apprentissage, organe consultatif tripartite composé des représentants de l’administration, du patronat et des travailleurs s’est résolu à protéger les droits de l’enfant apprenti par la mise en application des textes régissant l’apprentissage au Bénin.
Au cours des deux jours que dureront les travaux de la présente session les participants auront à faire le diagnostic du secteur, à définir une vision à l’horizon 2020 et à élaborer un plan d’actions entre les différentes parties prenantes en vue d’une réelle modernisation de l’apprentissage informel au Bénin.

Société 26 août 2015


Première session 2015 de la Commission nationale pour l’apprentissage: L’environnement de l’enfant apprenti au centre des préoccupations

La Commission nationale pour l’apprentissage tient depuis hier, mardi 25 août à Cotonou, sa première session au titre de l’année 2015. L’ouverture des travaux a été présidée par le ministre de la Fonction publique, du Travail, de la Réforme administrative et institutionnelle, Aboubakar Yaya.

Les acteurs de l’apprentissage se sont évertués durant des années à mettre en place le cadre de concertation indispensable pour sortir le secteur de l’informel. Heureusement, ce vœu a été concrétisé par le décret 2013-34 du 11 février 2013 portant création, attribution, organisation et fonctionnement de la Commission nationale de l’apprentissage.

Le directeur général du renforcement des capacités, Rufin Akiyo, justifiant la tenue de la session, a indiqué qu’elle permettra aux participants de débattre de la question de l’apprentissage, afin que soit finalisé un projet intégré des maîtres artisans assorti d’un plan d’actions subséquent.
Le ministre de la Fonction publique, du Travail, de la Réforme administrative et institutionnelle, Aboubakar Yaya, a affirmé que l’artisanat demeure aujourd’hui le secteur dans lequel résident les pires formes du travail des enfants.
«La formation de l’enfant apprenti ne bénéficie pas de nos jours d’un cadre formel approprié et d’un environnement institutionnel organisé et propice à son épanouissement professionnel », ajoute-t-il.
Cet état de choses est, selon Aboubakar Yaya, dû à la méconnaissance des textes réglementaires aussi bien par les parents, les maîtres artisans que les apprentis eux-mêmes d’une part, et leur non-application par les pouvoirs publics d’autre part. Une situation qui est contraire aux normes internationales en matière de protection des droits de l’enfant et qui déteint totalement l’image de l’artisanat béninois qui pourtant participe à plus de 30% au Produit intérieur brut.
Le ministre de la Fonction publique, du Travail, de la Réforme administrative et institutionnelle, a affirmé que son département est aujourd’hui dans la dynamique des réformes qui le place dans une position stratégique de planification des grands axes de ce domaine porteur de l’économie nationale.
A ce titre, certaines dispositions sont prises au niveau du ministère en charge du Travail, dans le secteur de l’apprentissage, notamment la réalisation de certaines études pour identifier les besoins en formation des maîtres artisans et mettre en place un plan de formation avec le concours de tous les ministères sectoriels et les acteurs eux-mêmes.
Une approche qui, selon Aboubakar Yaya, vise l’amélioration de l’environnement de l’enfant apprenti qui devrait bénéficier d’une formation de qualité conformément aux besoins du marché national et sous-régional.
Réunie pour la toute première fois en novembre 2014, la Commission nationale de l’apprentissage, organe consultatif tripartite composé des représentants de l’administration, du patronat et des travailleurs s’est résolu à protéger les droits de l’enfant apprenti par la mise en application des textes régissant l’apprentissage au Bénin.
Au cours des deux jours que dureront les travaux de la présente session les participants auront à faire le diagnostic du secteur, à définir une vision à l’horizon 2020 et à élaborer un plan d’actions entre les différentes parties prenantes en vue d’une réelle modernisation de l’apprentissage informel au Bénin.

Société 26 août 2015


Clément Capo-Chichi, expert de la CADHP: «Le viol est inclus dans les crimes contre l’humanité...»

Le viol des individus de sexe féminin n’est pas moins traumatisant qu’un deuil en ce sens que ses séquelles restent à vie sur les victimes.

Clément Capo-Chichi est le coordinateur régional pour l’Afrique de la Coalition pour la Cour pénale internationale et expert du Groupe de travail sur la peine de mort, les exécutions sommaires et extrajudiciaires de la Commission africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP). Il évoque dans cette interview le caractère atroce du phénomène puis aborde également le volet ‘’prise en charge’’ et l’engagement des Etats à promouvoir les droits des femmes.

La Nation : Pourquoi le viol sur les femmes et les enfants est utilisé à la fois comme un outil de destruction et de défense en période de conflit ?

Clément Capo-chichi : Le viol est un crime flagrant avec des conséquences dévastatrices pour toutes les victimes hommes, femmes et enfants. Cet acte est commis dans l’intention délibérée d’avilir et d’humilier les victimes. Je voudrais à ce propos partager avec vous trois témoignages relatés par Sidiki Kaba dans son ouvrage intitulé " La justice universelle en question: justice de blancs contre les autres?" publié en 2010 aux Editions l'Harmattan.
Le premier est celui d'une femme qui a été violée devant ses six enfants et son mari par les miliciens…. Ils ont tué le mari après leur crime. La victime a confié que, depuis lors, il y a un mur de honte entre elle et ses enfants qui sont traumatisés par la scène violente de son viol qui s'est déroulé sous leurs yeux. Elle se sent coupable, souillée et humiliée devant ses enfants. Elle éprouve les pires difficultés à leur offrir une éducation morale. Elle cherche toujours à convaincre un de ses enfants, plus marqué que les autres, à croire en la justice. Ce dernier veut prendre les armes pour se rendre au " maquis" et " venger son père".
Le deuxième témoignage est
celui d'un homme, la cinquantaine, qui a dit qu'il avait été sodomisé par plusieurs miliciens en position accroupie à quatre pattes devant ses épouses et ses enfants. Cette situation, avilissante et infamante, lui a fait perdre tout sentiment de dignité et d'estime pour sa personne. Il avait perdu toute autorité et n'avait pas le moindre courage de croiser le regard de ses épouses et de ses enfants. Il a dû se séparer de sa famille car le poids de l'indignité lui était insupportable.
Il y a enfin celui de cette jeune fille de 18 ans malade et en phase terminale. Elle voulait décrocher son baccalauréat avant de mourir. Elle en avait fait la promesse à sa mère, morte du Sida, quelques années plus tôt. Elle tenait beaucoup à l'instruction de sa fille. La victime avait formulé le vœu de parvenir à avoir, dans les trois mois à venir, son diplôme et mourir en comptant sur nous pour que justice soit faite à toutes les victimes.
Comme vous le constatez, c’est une situation regrettable. Un acte ignoble qui doit être banni des comportements même en temps de conflits armés ou de guerres et qui doit être réprimé avec la dernière rigueur.

Comment peut-on expliquer ces actes de violences à l’endroit des êtres déjà vulnérables du fait de leur sexe ?

On s’attaque à un groupe à haute valeur symbolique, la femme, comme le rappelle un auteur, dans le seul but d’humilier l’adversaire, le corps de la femme ou de la jeune fille devenant ainsi un champ de bataille….Ces actes ignobles ne se comprennent pas et ne se justifient point. L’extrême gravité de ces actes amènent les victimes de ces crimes à subir la stigmatisation, la discrimination et la marginalisation. C’est une double peine pour elles.

Qu’apportent les gouvernements aux victimes et à leurs familles en termes de prise en charge ?

Malheureusement et c’est souvent le cas, les victimes par pudeur, par hypocrisie ou par crainte de représailles de la part de leurs bourreaux, refusent de parler. C’est la loi du silence et donc il n’y a pas de justice. La dénonciation doit précéder la prise en charge. Il faut une prise de conscience quant à la gravité potentielle des conséquences psycho-sociales sur la santé, si elles ne sont pas traitées.
Cependant la prise en charge généralement se base sur les services médicaux, de protection et de sécurité, les services psycho-sociaux et légaux.

Lorsque nous prenons l’exemple d’un pays africain comme la Côte d’Ivoire, comment les victimes de viol ont-elles été prises en charge au lendemain des violences post électorales de 2010-2011 ?

A la lecture du Rapport intitulé «Côte d’Ivoire : Sortir du conflit/Projet d’appui multisectoriel (composante basée sur le genre)» publié par Groupe de la Banque africaine de Développement (BAD), nous lisons que «les survivantes des violences basées sur le genre ont dû faire face à divers traumatismes physiques et psychologiques, notamment les syndromes post-traumatiques, stress, anxiété, problèmes gynécologiques nécessitant une intervention chirurgicale (à cause des fistules obstétricales), et infection par le VIH/SIDA. Deuxièmement, elles ont été stigmatisées par leurs familles et leurs communautés; certaines d’entre elles ont dû continuer à cohabiter avec leurs bourreaux, d’autres n’avaient d’autre choix que d’admettre que les violences basées sur le genre sont quelque chose de presque normal...».
Cependant et malgré les difficultés rencontrées, de nombreuses interventions ont étés entreprises sur l’ensemble du territoire dans plusieurs domaines (santé, juridique, psychosocial, protection et sécurité) par un large éventail d’acteurs, issus des structures étatiques, de la société civile nationale, des ONG nationales ou internationales, des organismes du Système des Nations Unies et ceci notamment au niveau de la prise en charge médicale, juridico-judiciaire et sécuritaire.

Aujourd’hui, quel est l'engagement des gouvernements à faire progresser aux côtés de la Cour pénale internationale (CPI), les droits des femmes et à mettre un terme à la violence sexuelle et basée sur le genre ?

Le viol est une infraction incluse dans la définition des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre. Les gouvernements ont un devoir substantiel de protection des droits sexuels.
Je voudrais à juste titre rappeler les propos de Jelena Pia Comella, directrice exécutive adjointe de la Coalition pour la Cour pénale internationale, qui, à l’occasion de la Journée internationale de la Femme en 2015, déclarait que : «...En ratifiant le statut de Rome qui criminalise la violence sexuelle et basée sur le genre, les Etats peuvent contribuer à éradiquer la commission des crimes sexuels et basés sur le genre durant les conflits».
C’est là tout l’enjeu aujourd’hui et le Document de politique générale relatif aux crimes sexuels et à caractère sexiste publié par le Bureau du procureur de la CPI vient pour attirer l’attention de tous sur le fait que « si l’on veut mettre fin au fléau de l’impunité, il est impératif que les États s’acquittent de leur responsabilité qui est d’enquêter efficacement sur ces crimes internationaux graves, y compris les crimes sexuels et à la motivation sexiste, et d’en poursuivre les auteurs»
En ce qui concerne le Bénin, conformément à la recommandation du Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDEF), le législateur béninois a affirmé sa volonté de mettre fin à la discrimination fondée sur le sexe exercée par toute personne, organisation ou entreprise par le vote d’une loi qui «…a pour objet de lutter contre toutes formes de violences à l’égard des femmes et des filles en République du Bénin et qui à travers ses volets pénal, civil et social, vise à donner une réponse pluridisciplinaire aux violences faites aux femmes».
L’article 2 de cette loi définit les violences à l’égard des femmes, «comme tous actes de violences dirigés contre le sexe féminin et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée...».
Il apparaît clairement que le législateur béninois a bien voulu aussi faire suite à la question de la violence fondée sur le sexe, en mettant un accent particulier sur l’exigence de la dignité pour les individus de sexe féminin confinés dans la pauvreté. Ces personnes veulent la fin de l’injustice et de l’exclusion qui les confinent dans la privation. Elles souhaitent avoir le contrôle sur les décisions qui affectent leurs vies. Elles veulent que leurs droits soient respectés et que leurs voix comptent. Et cela est possible, car le cadre normatif existe même si dans la pratique la dignité de la femme béninoise demeure un combat perpétuel.

Société 25 août 2015


Clément Capo-Chichi, expert de la CADHP: «Le viol est inclus dans les crimes contre l’humanité...»

Le viol des individus de sexe féminin n’est pas moins traumatisant qu’un deuil en ce sens que ses séquelles restent à vie sur les victimes.

Clément Capo-Chichi est le coordinateur régional pour l’Afrique de la Coalition pour la Cour pénale internationale et expert du Groupe de travail sur la peine de mort, les exécutions sommaires et extrajudiciaires de la Commission africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP). Il évoque dans cette interview le caractère atroce du phénomène puis aborde également le volet ‘’prise en charge’’ et l’engagement des Etats à promouvoir les droits des femmes.

La Nation : Pourquoi le viol sur les femmes et les enfants est utilisé à la fois comme un outil de destruction et de défense en période de conflit ?

Clément Capo-chichi : Le viol est un crime flagrant avec des conséquences dévastatrices pour toutes les victimes hommes, femmes et enfants. Cet acte est commis dans l’intention délibérée d’avilir et d’humilier les victimes. Je voudrais à ce propos partager avec vous trois témoignages relatés par Sidiki Kaba dans son ouvrage intitulé " La justice universelle en question: justice de blancs contre les autres?" publié en 2010 aux Editions l'Harmattan.
Le premier est celui d'une femme qui a été violée devant ses six enfants et son mari par les miliciens…. Ils ont tué le mari après leur crime. La victime a confié que, depuis lors, il y a un mur de honte entre elle et ses enfants qui sont traumatisés par la scène violente de son viol qui s'est déroulé sous leurs yeux. Elle se sent coupable, souillée et humiliée devant ses enfants. Elle éprouve les pires difficultés à leur offrir une éducation morale. Elle cherche toujours à convaincre un de ses enfants, plus marqué que les autres, à croire en la justice. Ce dernier veut prendre les armes pour se rendre au " maquis" et " venger son père".
Le deuxième témoignage est
celui d'un homme, la cinquantaine, qui a dit qu'il avait été sodomisé par plusieurs miliciens en position accroupie à quatre pattes devant ses épouses et ses enfants. Cette situation, avilissante et infamante, lui a fait perdre tout sentiment de dignité et d'estime pour sa personne. Il avait perdu toute autorité et n'avait pas le moindre courage de croiser le regard de ses épouses et de ses enfants. Il a dû se séparer de sa famille car le poids de l'indignité lui était insupportable.
Il y a enfin celui de cette jeune fille de 18 ans malade et en phase terminale. Elle voulait décrocher son baccalauréat avant de mourir. Elle en avait fait la promesse à sa mère, morte du Sida, quelques années plus tôt. Elle tenait beaucoup à l'instruction de sa fille. La victime avait formulé le vœu de parvenir à avoir, dans les trois mois à venir, son diplôme et mourir en comptant sur nous pour que justice soit faite à toutes les victimes.
Comme vous le constatez, c’est une situation regrettable. Un acte ignoble qui doit être banni des comportements même en temps de conflits armés ou de guerres et qui doit être réprimé avec la dernière rigueur.

Comment peut-on expliquer ces actes de violences à l’endroit des êtres déjà vulnérables du fait de leur sexe ?

On s’attaque à un groupe à haute valeur symbolique, la femme, comme le rappelle un auteur, dans le seul but d’humilier l’adversaire, le corps de la femme ou de la jeune fille devenant ainsi un champ de bataille….Ces actes ignobles ne se comprennent pas et ne se justifient point. L’extrême gravité de ces actes amènent les victimes de ces crimes à subir la stigmatisation, la discrimination et la marginalisation. C’est une double peine pour elles.

Qu’apportent les gouvernements aux victimes et à leurs familles en termes de prise en charge ?

Malheureusement et c’est souvent le cas, les victimes par pudeur, par hypocrisie ou par crainte de représailles de la part de leurs bourreaux, refusent de parler. C’est la loi du silence et donc il n’y a pas de justice. La dénonciation doit précéder la prise en charge. Il faut une prise de conscience quant à la gravité potentielle des conséquences psycho-sociales sur la santé, si elles ne sont pas traitées.
Cependant la prise en charge généralement se base sur les services médicaux, de protection et de sécurité, les services psycho-sociaux et légaux.

Lorsque nous prenons l’exemple d’un pays africain comme la Côte d’Ivoire, comment les victimes de viol ont-elles été prises en charge au lendemain des violences post électorales de 2010-2011 ?

A la lecture du Rapport intitulé «Côte d’Ivoire : Sortir du conflit/Projet d’appui multisectoriel (composante basée sur le genre)» publié par Groupe de la Banque africaine de Développement (BAD), nous lisons que «les survivantes des violences basées sur le genre ont dû faire face à divers traumatismes physiques et psychologiques, notamment les syndromes post-traumatiques, stress, anxiété, problèmes gynécologiques nécessitant une intervention chirurgicale (à cause des fistules obstétricales), et infection par le VIH/SIDA. Deuxièmement, elles ont été stigmatisées par leurs familles et leurs communautés; certaines d’entre elles ont dû continuer à cohabiter avec leurs bourreaux, d’autres n’avaient d’autre choix que d’admettre que les violences basées sur le genre sont quelque chose de presque normal...».
Cependant et malgré les difficultés rencontrées, de nombreuses interventions ont étés entreprises sur l’ensemble du territoire dans plusieurs domaines (santé, juridique, psychosocial, protection et sécurité) par un large éventail d’acteurs, issus des structures étatiques, de la société civile nationale, des ONG nationales ou internationales, des organismes du Système des Nations Unies et ceci notamment au niveau de la prise en charge médicale, juridico-judiciaire et sécuritaire.

Aujourd’hui, quel est l'engagement des gouvernements à faire progresser aux côtés de la Cour pénale internationale (CPI), les droits des femmes et à mettre un terme à la violence sexuelle et basée sur le genre ?

Le viol est une infraction incluse dans la définition des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre. Les gouvernements ont un devoir substantiel de protection des droits sexuels.
Je voudrais à juste titre rappeler les propos de Jelena Pia Comella, directrice exécutive adjointe de la Coalition pour la Cour pénale internationale, qui, à l’occasion de la Journée internationale de la Femme en 2015, déclarait que : «...En ratifiant le statut de Rome qui criminalise la violence sexuelle et basée sur le genre, les Etats peuvent contribuer à éradiquer la commission des crimes sexuels et basés sur le genre durant les conflits».
C’est là tout l’enjeu aujourd’hui et le Document de politique générale relatif aux crimes sexuels et à caractère sexiste publié par le Bureau du procureur de la CPI vient pour attirer l’attention de tous sur le fait que « si l’on veut mettre fin au fléau de l’impunité, il est impératif que les États s’acquittent de leur responsabilité qui est d’enquêter efficacement sur ces crimes internationaux graves, y compris les crimes sexuels et à la motivation sexiste, et d’en poursuivre les auteurs»
En ce qui concerne le Bénin, conformément à la recommandation du Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDEF), le législateur béninois a affirmé sa volonté de mettre fin à la discrimination fondée sur le sexe exercée par toute personne, organisation ou entreprise par le vote d’une loi qui «…a pour objet de lutter contre toutes formes de violences à l’égard des femmes et des filles en République du Bénin et qui à travers ses volets pénal, civil et social, vise à donner une réponse pluridisciplinaire aux violences faites aux femmes».
L’article 2 de cette loi définit les violences à l’égard des femmes, «comme tous actes de violences dirigés contre le sexe féminin et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée...».
Il apparaît clairement que le législateur béninois a bien voulu aussi faire suite à la question de la violence fondée sur le sexe, en mettant un accent particulier sur l’exigence de la dignité pour les individus de sexe féminin confinés dans la pauvreté. Ces personnes veulent la fin de l’injustice et de l’exclusion qui les confinent dans la privation. Elles souhaitent avoir le contrôle sur les décisions qui affectent leurs vies. Elles veulent que leurs droits soient respectés et que leurs voix comptent. Et cela est possible, car le cadre normatif existe même si dans la pratique la dignité de la femme béninoise demeure un combat perpétuel.

Société 25 août 2015


Parakou: Tous travaux de lotissement suspendus

Deux semaines après sa prise de fonction, le nouveau maire de Parakou, Souradjou Karimou Adamou, fait le point de quelques actions déjà menées par le conseil municipal qu’il dirige. A la faveur d’un point de presse animé hier mardi 25 août, il a également annoncé des mesures prises dont la suspension des travaux de lotissement dans la ville.

Le nouveau maire de Parakou a fait hier mardi 25 août le point d’autres démarches entreprises et des mesures prises par rapport à certains problèmes récurrents dans la ville. «L’objectif est de faire en sorte que les ressources propres mobilisées à l’intérieur de la commune passent au moins à 1,5 milliard de francs CFA», a souligné Karimou Adamou Souradjou.

Entre autres, une école d’amitié sino-béninoise sera bientôt construite à Parakou, a annoncé le maire au nom de son équipe municipale qui prend déjà ses marques. C’est une école qui sera financée par l’ambassade de Chine près le Bénin à l’initiative du chef de l’Etat, a précisé Souradjou Karimou Adamou. A l’en croire, l’entreprise est déjà choisie et au niveau de la mairie, les diligences nécessaires sont déjà faites, notamment l’identification du site et la délivrance du permis de construire.
Aussi, des dispositions sont-elles prises pour le bon fonctionnement de l’administration municipale afin de faciliter l’accès à des services de qualité aux usagers de la marie. C’est ainsi qu’au niveau de l’état civil, les légalisations se feront désormais en 30 minutes au plus. En termes de réformes, le maire fait constater que l’enceinte de l’hôtel de ville est déjà assainie et que la ponctualité et l’assiduité des agents sont désormais de mise. Du point fait par le service des ressources humaines, il ressort qu’il y a des agents de la mairie de Parakou qui n’ont aucun statut : ils n’ont ni statut d’agent contractuel ni d’agent permanent ni de stagiaire, signale le maire Souradjou Karimou Adamou. Il sera mis fin à leur arrivée à la mairie et ceux dont on aura besoin des services, pourraient être rappelés plus tard à travers une note de service en bonne et due forme, ajoute-t-il.

Tous travaux de lotissement suspendus

Tous les travaux de lotissement et de recasement qui ont cours dans la ville de Parakou, sont provisoirement suspendus et tous les comptes de lotissement logés à la CLCAM seront fermés. Ainsi en a décidé le conseil municipal en sa séance du lundi 24 août dernier, a laissé entendre hier le maire Souradjou Karimou Adamou, face à la presse pour un exercice de reddition de comptes de sa gestion au bout de deux semaines. Après plusieurs séances avec les acteurs, il ressort plusieurs dysfonctionnements autour du processus de recasement et de lotissement, fait-il savoir. Les responsables des cabinets en charge des travaux et les membres des comités de lotissement de la ville seront invités dans les prochains jours pour l’état des lieux et le point global des différentes activités menées dans ce cadre avant toute relance des travaux, a indiqué le conférencier. En conséquence, la délivrance des permis de construire et autres certificats administratifs concernant les lotissements en cours, sera mise en attente. Le point des réserves administratives pour les dix dernières années sera également fait prochainement.

Actualités 25 août 2015


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