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Nouvelles

Révocation d’un magistrat: Motifs et procédure
Le Conseil des ministres en sa séance du mercredi 1er février a adopté le décret portant révocation de Joseph Kploca du corps de la magistrature béninoise, pour faute disciplinaire d’une extrême gravité. Cela amène à s’interroger sur les motifs probables d’une sanction si lourde à l’encontre d’un membre d’une profession si honorable. Dans la forme, la radiation d’un magistrat est prononcée par le même moyen que sa nomination. Pour rappel, « le magistrats sont nommés par décret du président de la République, sur proposition du Garde des Sceaux, ministre chargé de la Justice, après avis conforme du Conseil supérieur de la Magistrature », stipule l’article 3 de la loi N°2001-35 du 21 février 2003 portant statut de la Magistrature, modifiée et complétée par la loi N°2019-12 du 25 février 2019. Dans la logique du parallélisme des formes, l’article 81 de la même loi dispose : « Dans tous les cas…, la révocation est prononcée par décret pris en conseil des ministres, sur rapport du garde des sceaux, ministre chargé de la justice après avis conforme du Conseil supérieur de la Magistrature ». Pour ce qui est du fond, il convient de se référer au chapitre II du titre V de la loi portant statut de la Magistrature en République du Bénin, qui est entièrement consacré à la cessation définitive des fonctions d’un magistrat.

Comment cela advient-il ?

L’article 78 de ladite loi expose les trois causes de la perte de la qualité de magistrat. « La cessation définitive des fonctions entraînant radiation du corps de la magistrature résulte de la démission, de la révocation, du décès ». Voilà qui est précis ! Le même article introduit la nuance selon laquelle un magistrat admis à la retraite cesse également ses fonctions mais, a contrario, il demeure rattaché au corps de la magistrature et conserve, à ce titre, sa qualité de magistrat. Revenant aux trois causes prévues, si le décès n’est plus une cause à élucider, faisant partie des causes ordinaires d’extinction du droit ; l’article 79 prend le soin de décrire la procédure de la démission. « La démission ne peut résulter que d'une demande expresse de l'intéressé marquant sa volonté non équivoque de quitter le corps de la magistrature. Elle ne vaut qu'autant qu'elle est acceptée par l'autorité investie du pouvoir de nomination et prend effet à compter de la date fixée par cette autorité. L'acceptation de la démission la rend irrévocable ». Il s’ensuit que la démission d’un magistrat n’est pas actée sous le coup d’un caprice. Le magistrat manifeste explicitement sa volonté de démissionner, par écrit, et cette demande est sans effet jusqu’à ce qu’elle soit acceptée par l’autorité qui a pouvoir de nomination, le chef de l’Etat en l’espèce, qui précise la date d’effet. Une fois acceptée par l’autorité, la démission est sans appel ! Le dernier alinéa de l’article 79 précise que la démission acceptée, ne fait pas obstacle à l'exercice d’une probable action disciplinaire au cas où des faits préjudiciables seraient révélés après l’acceptation.

Révoqué pour quels motifs ?

Selon l’article 80 de la loi portant Statut de la Magistrature, la révocation peut être prononcée pour l'un des motifs suivants : la perte de nationalité ou des droits civiques ; le manquement grave aux obligations professionnelles; le fait de ne pas rejoindre son poste d'affectation et/ou de ne pas prendre service sans motif valable, après mise en demeure. Dans ce dernier cas, sont considérés comme motifs valables, le défaut de notification de l'acte d'affectation ; la maladie dûment constatée par un médecin ; la non mise à disposition des frais ou moyens de transport ; le cas de force majeure. Outre la révocation, il existe plusieurs autres sanctions auxquelles sont soumis les magistrats en cas de manquements. Ces sanctions sont prévues au chapitre premier du titre IV de la loi portant Statut de la Magistrature, qui traite de la discipline. L’article 57 énonce : « Tout manquement par un magistrat aux convenances de son état, à l'honneur, à la délicatesse ou à la dignité constitue une faute disciplinaire. Cette faute disciplinaire est appréciée par le Conseil supérieur de la Magistrature ». En cas de manquement, il existe deux degrés de sanctions applicables aux magistrats ainsi qu’il est prévu à l’article 58 de la loi. Les sanctions du premier degré sont : l'avertissement écrit, le blâme, le déplacement d'office, le blocage d'avancement d'échelon pour un an, la suspension sans traitement pour une durée ne pouvant excéder 30 jours et au sommet de ce degré de sanction, la radiation du tableau d'avancement. Les sanctions du deuxième degré, par ordre de gravité, sont: l'exclusion temporaire des fonctions pour une période ne pouvant excéder six mois, l'abaissement d'échelon, la rétrogradation, la mise à la retraite d'office, et en dernier ressort la révocation sans suspension des droits à la pension. L’article 59 apporte une clarification au cas où un magistrat est poursuivi en même temps pour plusieurs faits. Il ressort que dans un tel cas, il ne pourrait être prononcé contre ce magistrat, que l'une des sanctions prévues dans les deux degrés. Une faute disciplinaire ne peut donner lieu qu'à une seule des sanctions. Toutefois, la radiation du tableau d'avancement, l'abaissement d'échelon et la rétrogradation, peuvent être assortis du déplacement d'office. Même en détachement dans d’autres services, ce pouvoir disciplinaire est exercé à l'égard des magistrats, par le Conseil supérieur de la Magistrature.

La procédure

La sanction à l’encontre d’un magistrat. Elle suit une procédure qui peut faire intervenir une enquête. Le garde des sceaux, ministre chargé de la Justice, saisi d'une plainte ou informé de faits paraissant de nature à entraîner des poursuites disciplinaires contre un magistrat, saisit le Conseil supérieur de la Magistrature qui, s'il y a urgence, et sur proposition des chefs hiérarchiques, peut interdire au magistrat l'exercice de ses fonctions jusqu'à décision définitive sur l'action disciplinaire. Plus spécifiquement, en cas de manquement, le garde des sceaux dénonce au Conseil supérieur de la Magistrature les faits motivant la poursuite disciplinaire. Le Conseil supérieur de la Magistrature désigne un rapporteur parmi ses membres et le charge, s'il y a lieu, de procéder à une enquête. Il peut interdire au magistrat incriminé l'exercice de ses fonctions jusqu'à décision définitive qui doit intervenir dans un délai de trois mois. A défaut, le mis en cause reprend d'office le service. Cette réintégration n'interrompt pas la procédure disciplinaire. L’interdiction d’exercice ne comporte pas privation du droit au traitement et la décision d'interdiction prise dans l'intérêt du service ne peut être rendue publique. Pour ce qui concerne la conduite de l’enquête, l’article 63 et suivant prévoient : « Au cours de l'enquête, le rapporteur entend ou fait entendre l'intéressé par un magistrat d'un rang au moins égal et s'il y a lieu, les plaignants et les témoins. Il accomplit tous actes d'investigation utiles. Dans tous les cas, le magistrat est appelé à comparaître devant le Conseil supérieur de la Magistrature ». Le magistrat convoqué est tenu de comparaître en personne. Il peut se faire assister et, en cas de maladie ou d'empêchement reconnu et justifié, se faire représenter par l'un de ses pairs ou par un avocat inscrit au barreau. Pour bien préparer sa défense, le magistrat et son conseil ont droit à la communication de son dossier, de toutes les pièces de l'enquête et du rapport établi par le rapporteur, quinze jours au moins avant sa comparution devant le Conseil supérieur de la Magistrature. Conformément à l’article 67, au jour fixé pour la comparution et après lecture du rapport, le magistrat déféré est invité à fournir ses explications et ses moyens de défense sur les faits qui lui sont reprochés. Si le magistrat est assisté d'un avocat, ce conseil est invité à présenter des observations. S’agissant de la délibération, l’article 68 de la loi portant statut de la Magistrature stipule : « Le Conseil supérieur de la Magistrature statue à huis clos. Sa décision qui doit être motivée, n'est susceptible d'aucun recours sauf en cas de violation des droits de la personne humaine et des libertés publiques. Le recours est porté devant la Cour Constitutionnelle ». Le Conseil supérieur de la Magistrature statue dans les 30 jours de sa saisine.
Actualités 03 févr. 2023


Construction de l’Université nationale d’agriculture: Le projet remis à flot à Porto-Novo
Un nouveau site accueillera désormais à Porto-Novo le projet de construction du siège de l’Université nationale d’agriculture (Una) financé par la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea). Les acteurs du projet ont tenu, mercredi 1er février dernier à Porto-Novo, une importante rencontre assortie d’un planning indicatif pour la réalisation du joyau. Un nouveau jour se lève sur le projet de construction de l’Université nationale d'agriculture (Una). Il s’agit d’un projet ambitieux qui prévoit notamment la construction de certaines infrastructures telles que le rectorat de l’Una ; la Faculté d’agronomie avec un auditorium de 1 500 places ; des blocs de laboratoire et pédagogiques ; une bibliothèque, des résidences pour étudiants ; un restaurant ; un espace vert et des aires de jeux. Seulement le projet peine à démarrer en raison de certaines difficultés surtout liées à l’inadaptation du site de 50 hectares attribué par la mairie de Porto-Novo à Lokpodji pour abriter les travaux. Le domaine s’est révélé plus tard, après les études techniques, inconstructible à cause de l’état du sol qui est hydromorphe. Face à la situation, une importante rencontre a mobilisé d’urgence, mercredi 1er février dernier, toutes les parties prenantes du projet. Il s'agit de l’Agence pour la construction des infrastructures du secteur de l’éducation (Acise) en charge du projet ; le groupement de cabinets maitre d’œuvre du projet, la mairie de Porto-Novo ; l’Institut national géographique (Ign) et le rectorat de l’Una. La séance a été dirigée par le chargé de Mission du président de la République, l’ex-ministre d’Etat Zul Kifl Salami. La rencontre qui s’est tenue au rectorat de l’Una à Porto-Novo puis s’est poursuivie sur le terrain a permis aux différents acteurs d’apprécier les problèmes qui se posent par rapport au projet et d’ajuster le planning assorti d’une feuille de route pour le démarrage effectif des travaux dans un court délai. La rencontre a surtout permis de solutionner la question de l’inadaptation du site initial. Un nouveau domaine d’au moins 20 hectares a été identifié à Louho dans le cinquième arrondissement et proposé par le maire de Porto-Novo, Charlemagne Yankoty. Le domaine sera bientôt affecté au projet en remplacement du premier, après approbation du conseil municipal. Tous les acteurs se sont déplacés sur le terrain pour prendre connaissance de ce nouveau site qui semble être adapté pour les travaux. Il ne reste que les formalités administratives pour la mise à disposition du domaine.

23 milliards F Cfa

Le chargé de mission du chef de l’Etat a invité chaque partie à faire diligence pour régler ces contraintes dans un meilleur délai. Zul Kifl Salami a fait adopter à cet effet un planning d’actions assorti d’un calendrier précis qui renseigne sur la tâche qui revient à chaque acteur. Car, pour l’ex-ministre d’Etat, le temps joue contre ce projet qui va de pair avec celui de l’érection de l’Université nationale des sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (Unstim) d’Abomey. Selon lui, ces deux travaux de construction d’infrastructures universitaires sont très importants pour le Pag. Ils sont financés par la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea). Laquelle a mis à la disposition de l’Etat béninois, une enveloppe de 23 milliards F Cfa. Il s’agit d’un financement concessionnel, c’est-à-dire à la limite un don, pour asseoir ces deux infrastructures, précise l’ex-ministre d’Etat. « L’enjeu de ce projet, c’est la nation, l’enjeu encore, c’est la ville de Porto-Novo », fait observer Zul Kifl Salami pour montrer l’importance de ce projet pour le Bénin. D’abord, il touche l’agriculture, un domaine où le Bénin, sous l’égide du président Patrice Talon, selon lui, s’illustre depuis quelques années avec des performances historiques et inégalées en matière surtout de production cotonnière et vivrière. Ensuite, le projet de construction de l’Una vient appuyer la politique agricole à travers la formation de ressources humaines de haut niveau notamment des ingénieurs, des techniciens supérieurs et des agents de maîtrise pour accélérer la croissance économique. Zul Kifl Salami note également que ce projet est une façon de célébrer l’excellente coopération entre le Bénin et le Groupe de coordination des fonds et banques arabes qui apporte un appui très significatif au Pag dans des secteurs multiples.

Important pour le Pag

L’ancien ministre d’Etat se réjouit de la qualité de la rencontre qui a permis de mettre le projet sur les rails pour que l’objectif soit atteint le plus rapidement possible à l’horizon des 15 à 16 mois à venir. Pour cela, les acteurs concernés ont été invités à aller vite. Car, la réalisation de ce projet va permettre au Bénin d’aller de l’avant dans le développement en général et celui du secteur agricole en particulier, a insisté Zul Kifl Salami. « Ce projet apporte un plus à l’économie nationale d’autant que l’agriculture est une priorité », fait savoir Zul Kifl Salami. Mieux, l’université qui sera construite a une vocation régionale. Elle accueillera les étudiants de partout dans la sous-région qui viendront se faire former, poursuit le chargé de Mission du chef de l’Etat. Zul Kifl Salami félicite le président Patrice Talon pour sa vision claire du développement et qui facilite l’accompagnement. Le maire de Porto-Novo se réjouit de l’identification de ce nouveau site plus accessible et constructible pour accueillir le projet. Il promet de faire diligence pour enclencher avec les autres acteurs concernés les procédures devant aboutir à l’expropriation du domaine et des présumés propriétaires pour la libération totale du site. Charlemagne Yankoty rassure de tout faire pour que ce projet de construction de l’Una n’échappe pas à la ville de Porto-Novo. Laquelle avait perdu par le passé, pour certaines raisons, se rappelle-t-il, la construction de l’ex-Université nationale du Bénin qui est transférée à Abomey-Calavi. Le recteur de l’Una, Bruno Djossa, se dit impatient de voir les travaux démarrer réellement pour quitter à terme, la location dans laquelle se trouve le rectorat depuis plusieurs années.
Actualités 03 févr. 2023


Fabrice Atrevi, docteur en Intelligence artificielle à propos du ChatGPT: « Il est utile dans tous les domaines où l’humain a recours à l’internet »
A travers cette interview, Fabrice Atrevi, scientifique-chercheur, docteur en Intelligence artificielle, lève un coin de voile sur le ChatGPT, prototype d'agent conversationnel capable de dialoguer avec un humain dans plusieurs langues. Evoquant les limites et les avantages de cette innovation déployée en novembre dernier par la société américaine OpenAI, le passionné de la programmation informatique a invité les Béninois à utiliser le ChatGPT tout en sachant qu’il ne peut remplacer ni les professeurs, ni les outils pédagogiques existants.

La Nation : Nouveau venu dans l’écosystème numérique le 22 novembre dernier, le ChatGPT fait déjà parler de lui dans plusieurs domaines. Que pouvez-vous dire sur cette innovation ?

Fabrice Atrevi : Le ChatGPT est une intelligence artificielle capable de dialoguer avec un humain dans plusieurs langues. Il génère des réponses aux questions de son interlocuteur dans un langage naturel. A première vue, il est difficile de distinguer un texte généré par ChatGPT d’un texte qu’aurait écrit un homme. ChatGPT qui est accessible à l’adresse https://chat.openai.com/ est un produit de la société américaine OpenAI qui mène des travaux de recherches pointus en intelligence artificielle. Comment fonctionne cette intelligence artificielle ? La technologie derrière ChatGPT fait partie de la catégorie des modèles de génération automatique de données. Ces modèles ont pour but d’apprendre, à partir d’une grande quantité de données, la structuration et les liens sous-jacents qui existent entre les différents éléments qui composent ces dernières. Il peut s’agir de données telles que les images, la musique et bien sûr un texte. Ici nous sommes en présence de données textuelles. Autrement dit, ChatGPT apprend à générer des textes dans différentes langues. De façon basique, l’algorithme de génération apprend à deviner un mot à partir des mots précédemment générés et du contexte de la phrase. Il fonctionne comme une sorte d’encyclopédie car ayant utilisé une base de connaissances riches sur divers domaines. Quels sont les avantages de cet outil pour les internautes ? C’est un outil qui vient à peine de voir le jour et nous découvrons au fur et à mesure ses énormes potentialités. Je vais quand même essayer d’énumérer quelques avantages déjà recensés à ce jour. Il agit comme un moteur de recherche en ce sens qu’il permet d’avoir des réponses intéressantes et synthétiques à une requête qu’on lui aurait soumise. A la différence des moteurs de recherche classiques qui fournissent des liens vers des sites qu’il faudra lire pour y trouver des réponses, cet outil peut donner la réponse exacte ou presque à ce que cherche l’utilisateur. C’est déjà un énorme gain de temps. ChatGPT peut aider les développeurs informatiques à gagner du temps en leur fournissant des briques de codes dans un langage informatique donné ou en leur expliquant un code informatique que lui aurait soumis le développeur. Bien sûr, il revient à l’utilisateur d’aller plus loin pour vérifier la justesse de ces résultats. C’est un outil qui peut aussi aider une personne lambda à se lancer dans une nouvelle formation. En effet, un internaute désireux de se lancer dans une formation x par exemple, et qui ne sait pas par où commencer, peut demander à ChatGPT de lui proposer un plan de formation adapté en lui précisant son niveau actuel et ses objectifs et tout ça dans un dialogue naturel. Cet outil est capable de vous conseiller des formations assez intéressantes à suivre pour y arriver. Chacun dans son domaine de compétence peut tirer le maximum de profit de cet outil. Les potentialités sont énormes et je suis convaincu que l’on n'est qu’au début. Je peux recommander à vos lecteurs une vidéo YouTube de Kevin Dégila, un jeune béninois qui aborde très bien cet aspect. La vidéo se trouve à l’adresse https://www.youtube.com/watch?v=JTqxI5fBMmY&t=1241s Quels sont les domaines dans lesquels ChatGPT est utile ? Les domaines d’utilisation de cet outil sont nombreux et restent à découvrir. Pour synthétiser, je peux dire qu’il est utile dans tous les domaines où l’humain a recours à l’internet pour trouver de la connaissance. Cependant, nous n’avons accès qu’à un prototype issu de travaux de recherche de OpenAI. On attend de voir quelle direction prendra la société et quelles sont les applications qui sortiront de leur laboratoire et qui seront basées sur cette technologie. Il se dit que Microsoft qui avait déjà investi dans la société va augmenter considérablement son apport financier pour pouvoir intégrer cette technologie dans ses outils existants. Quels sont les limites et dangers possibles de cette innovation pour ses utilisateurs ? Il est très important d’insister sur les limites et dangers possibles de cette innovation. L’un des dangers que tout le monde pointe du doigt est le plagiat et la propagation de fausses informations (fake news). En effet, la quantité énorme de données utilisées par la société OpenAI pour amener ChatGPT à apprendre toutes ces connaissances, est issue de l’internet. Il en résulte que toutes sortes de fausses informations s’y retrouvent. Un exemple auquel j’ai fait face moi-même, c’est en lui posant des questions sur la politique béninoise. Les réponses obtenues font rire par endroits, car loin de la réalité. Un autre exemple qui ne fait pas rire, c’est qu’en lui demandant des informations sur un célèbre artiste béninois, il a répondu que ce dernier était décédé depuis quelques années. Ce qui est faux. Un travail de filtrage doit être fait pour détecter les fausses informations et les enlever de la base. L’autre risque que j’ai souligné plus haut concerne le plagiat. En effet, dès son apparition, des étudiants en France et ailleurs l’ont déjà utilisé pour réaliser des devoirs de maisons. Mal leur en a pris, car même si le texte généré reste unique et correct la plupart du temps, il n’en demeure pas moins que la structuration reste similaire. C’est cela qui, dans le cas des étudiants susmentionnés, a mis la puce à l’oreille de leur professeur pour qu’il détecte que les devoirs rendus par ses étudiants étaient issus de l’Ia. Des chercheurs travaillent déjà à la détection des textes générés automatiquement par Ia. Il faut aussi savoir que dans sa version actuelle, comme il est mentionné sur le site de ChatGPT, les connaissances de ce dernier s’arrêtent en 2021 car c’est courant cette année que son apprentissage s’est arrêté. En résumé, il faut garder en tête que ces outils sont puissants parce qu’ils ont à leur disposition une quantité énorme de données et que tant qu’il y aura des biais dans les données, cela se fera sentir dans les réponses de l’Ia. Comment les Béninois doivent-ils se comporter afin d’en tirer meilleur profit? Comme pour toute nouvelle technologie, j’inviterai les uns et les autres à l’utiliser avec recul et réserve. En même temps qu’il est important de ne pas rater un virage technologique, il est aussi important de garder une certaine distance vis-à-vis de ces outils. Il faut les utiliser comme un moyen pour augmenter sa productivité sans arriver à une dépendance totale vis-à-vis d’eux. Cela est encore plus vrai pour nos pays d’Afrique sur lesquels il manque assez de données publiques disponibles sur internet. Le risque d’obtenir de fausses réponses à des questions spécifiques sur nos pays est grand. Utiliser exclusivement, par exemple, ChatGPT pour produire un texte sur le tourisme béninois serait une erreur. A vos lecteurs étudiants, élèves, je dirai que ChatGPT ne remplace pas les professeurs, les livres et les nombreux outils pédagogiques déjà disponibles.
Numérique 02 févr. 2023


Mairie de Porto-Novo: 1,445 milliard F Cfa de recettes propres mobilisées en 2022
Les recettes propres mobilisées au 31 décembre 2022, par la mairie de Porto-Novo, s’élèvent globalement à la somme de 1 445 999 993 F Cfa contre 1 406 725 955 F Cfa en 2021, soit un taux d’accroissement de 2,8 %. Ce point a été fait par le maire de Porto-Novo, Charlemagne Yankoty, à l’ouverture des travaux de la première session ordinaire de l’année 2023 qui se sont déroulés du 30 au 31 janvier dernier. Selon l’édile de la ville capitale du Bénin, ces ressources propres ont été mobilisées en dépit du faible paiement des impôts par les concitoyens. L’autorité municipale a lancé un appel aux populations pour qu’elles s’acquittent de leurs impôts afin de permettre au conseil municipal de mettre en œuvre son plan de développement pour leur mieux-être. « Aujourd’hui, au regard de la transformation de notre ville et des investissements importants que nous continuons de faire, le paiement des impôts ne doit plus se faire sous contrainte. Nous invitons par conséquent, nos compatriotes à accomplir convenablement leur devoir », a indiqué Charlemagne Yankoty. L’édile de Porto-Novo a fait le point des chantiers en cours dans la ville notamment dans le cadre de la réhabilitation des places traditionnelles vodoun et les travaux de pavage et d’assainissement en cours de réalisation sur quatre voies d’accès à la promenade lagunaire avec l’appui financier de l’Agence française de développement (Afd). A terme, selon lui, toutes ces réalisations permettront de rendre encore plus attractive la destination Porto- Novo et de faire rentrer les devises au Bénin grâce au tourisme. Le maire remercie le gouvernement du président Patrice Talon qui vient, d’institutionnaliser le Festival international de Porto-Novo (Fip). Cette initiative, se réjouit Charlemagne Yankoty, donne désormais un contenu au volet tourisme du Programme d’action du gouvernement (Pag) qui vise à révéler le Bénin à travers son riche patrimoine culturel et artistique et de faire du tourisme, un levier de développement économique. « Désormais, la mairie de Porto-Novo va co-organiser avec l’Etat, le Fip que nous voulons encore plus professionnel, plus grandiose afin d’attirer les touristes de par le monde dans la capitale de notre pays», précise-t-il. L’objectif principal est de repositionner Porto-Novo parmi les villes à fort potentiel touristique qui proposent des offres alléchantes aux touristes, ajoute le maire. La première session ordinaire de l’année 2023 qui a été clôturée ce mardi, a permis au conseil municipal de se pencher notamment sur quatre points. Les dossiers examinés concernent la lecture et l’amendement du compte-rendu de la session budgétaire du conseil municipal tenue les 11 et 14 novembre 2022 ; la présentation et l’adoption du rapport du Conseil de supervision suivi des rapports de la secrétaire exécutive d’octobre à décembre 2022 ; la validation du Plan de développement urbain durable de la ville de Porto-Novo. Tous ces dossiers ont été passés au peigne fin et approuvés pendant les deux jours de travaux. Lesquels travaux ont connu la présence active de la secrétaire exécutive de la mairie de Porto-Novo, Isabelle Essou. Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau Economie 02 févr. 2023


Audit de sûreté de ses installations au Port de Cotonou: Bénin Terminal renouvelle son certificat ISPS
Le terminal à conteneurs du Port de Cotonou obtient une nouvelle fois son certificat international pour la sûreté des navires et des installations portuaires (ISPS). Il a été délivré le 16 janvier 2023 par la Direction des Affaires portuaires, maritimes et fluvio-lagunaires du ministère des Infrastructures et des Transports du Bénin.Suite à un audit de sûreté des installations par les autorités assermentées, Bénin Terminal réussit l’exercice et renouvelle son certificat pour la 4e fois consécutive depuis 2018, année d’institution dudit certificat au Bénin après recommandations des US Coast Guard. Selon la déclaration de conformité publiée en décembre dernier, le terminal du port de Cotonou a bénéficié d’un avis largement favorable engendrant la reconduction du certificat ISPS de Bénin Terminal sur une durée de 17 mois, allant du 16 janvier 2023 au 28 mai 2024. Les conclusions de ce rapport d’audit soulignent également les efforts soutenus de Bénin Terminal pour le maintien et le développement des exigences du code ISPS sur l’installation portuaire notamment sur le respect de l’intégrité du périmètre d’installation portuaire ; le contrôle des accès ; l’organisation des séances de sensibilisation des usagers de Bénin Terminal; l’organisation des exercices de sûreté à l’attention des acteurs et usagers et l’attention portée aux questions de cyber sécurité qui constituent un défi majeur. « Ce certificat de renouvellement du code ISPS délivré à Bénin Terminal matérialise notre engagement constant au strict respect des règles et normes mises en œuvre sur nos installations au Port de Cotonou. Il est le gage de notre savoir-faire et réaffirme à nos différents partenaires et utilisateurs la confiance placée en Bénin Terminal dans sa volonté d’accompagner les ambitions du Port de Cotonou à s’inscrire au rang des plus performants et des plus sûrs de la sous-région. », a confié Fabrice Ture, directeur général de Bénin Terminal. Entré en vigueur depuis le 1er juillet 2004, le code ISPS se présente comme le dispositif de prévention des actes illicites: piraterie, terrorisme, trafics illicites (contrebandes d’armes, stupéfiants), sabotage, vol de marchandises, prise d’otages, immigrations clandestines, etc. Il se destine aux navires effectuant des voyages internationaux et aux installations portuaires leur fournissant des services. Il fait partie intégrante de la Convention internationale pour la sauvegarde de la vie humaine en mer (Solas). ----------------- À propos de Bénin Terminal Grâce à 95 milliards de F Cfa (145 millions d’euros) investis depuis 2013 par Bénin Terminal, le terminal à conteneurs du port de Cotonou est devenu un hub logistique régional de croissance pour le Niger, le Mali, le Burkina Faso et le Nigeria. Acteur majeur de la chaîne logistique du pays, Bénin Terminal emploie 419 Béninois et développe une politique de sous-traitance qui permet de générer un millier d’emplois indirects. Bénin Terminal mène également des actions pour les populations en partenariat avec des ONG, par exemple le soutien à la scolarisation des jeunes affectés par le VIH, l’appui à l’autonomisation des jeunes et la sensibilisation à la préservation de l’environnement. www.bolloreafricalogistics.com Economie 02 févr. 2023


Construction de lycées agricoles et écoles de métiers: L’autre pas vers la concrétisation
A travers l’autorisation de la contractualisation pour la réalisation d’études d’impact environnemental et d’études architecturales dans le cadre de la construction et/ou de la réhabilitation de lycées techniques agricoles, d’écoles des métiers, de lycées scientifiques et d’écoles normales supérieures, le gouvernement marque un autre pas vers la réalisation de ces infrastructures très attendues par le secteur éducatif.Au cours du Conseil des ministres de ce mercredi 1er février, le gouvernement a autorisé la contractualisation avec divers cabinets et groupements d’entreprises spécialisés pour la réalisation d’études d'impact environnemental et d’études architecturales dans le cadre de la construction et/ou de la réhabilitation de lycées techniques agricoles, d’écoles des métiers, de lycées scientifiques et d’écoles normales supérieures. Cette décision marque un nouveau tournant dans le processus de construction et d’ouverture de ces centres de formation qui entendent révolutionner le système éducatif dans son ensemble. Par le passé, plusieurs étapes de cette transformation de l’Ecole béninoise ont déjà été franchies. Entre autres, il y a la manifestation de la volonté politique marquée par l’engagement du chef de l’Etat, l’élaboration et l’adoption en décembre 2019 de la stratégie nationale de l’Enseignement technique et la Formation professionnelle, la table ronde et la mobilisation des ressources pour financer la stratégie, et l’envoi d’une première cohorte d’enseignants en formation, la transmission, lors du Conseil des ministres du 20 janvier 2021 à l’Assemblée nationale pour examen et vote du projet de loi-cadre sur l’Enseignement et la Formation techniques et professionnels (Etfp) et la création de l’Agence de développement de l’Enseignement technique (Adet). L’objectif de cette stratégie gouver-nementale est de favoriser, à l’horizon 2030, la renaissance de ce sous-secteur pour sa meilleure contribution au développement du Bénin. Dans cette même dynamique, le gouvernement avait déjà autorisé la contractualisation avec des cabinets internationaux pour construire, en collaboration avec les compétences nationales, six des sept écoles des métiers prévues à son Programme d’action 2021-2026. Il s’agit précisément des écoles des métiers de l’énergie et du développement durable, du numérique, des bâtiments et des travaux publics, de l’automobile et des équipements industriels, des industries du bois et de l’aluminium, de l’eau et de l’assainissement. Actualités 02 févr. 2023


Transactions commerciales: La rareté de la petite monnaie affecte l’activité économique
La mauvaise foi des commerçants et leur envie de se protéger contre les malfaiteurs déterminent la rareté de la monnaie divisionnaire, selon une étude menée par Dr Abdou Kadiri Imorou du Larem-Bec/Uac. Face à cela, la proximité du client avec le vendeur influence les transactions.La rareté de la petite monnaie affecte négativement les attitudes cognitives, affectives et conatives des consommateurs à l’égard des magasins de commerce ; la proximité perçue du client avec le vendeur modère négativement l’influence de la rareté de la monnaie divisionnaire sur les attitudes des consommateurs à l’égard des magasins de commerce. Telles sont les conclusions auxquelles est parvenu Dr Abdou Kadiri Imorou du Laboratoire de recherche en marketing et bien-être du consommateur de l’université d’Abomey-Calavi (Larem-Bec/Uac), au terme d’une étude sur le thème « Attitudes des consommateurs à l’égard des magasins de commerce face à la rareté de la monnaie divisionnaire : rôle modérateur de la proximité perçue du client avec le vendeur ». Présentant les fruits de ses recherches lors des Journées scientifiques de l’économie béninoise (Jseb) mi-décembre 2022 à Cotonou, il relève que le problème de la rareté de la monnaie divisionnaire se pose dans les échanges commerciaux des principaux centres urbains en Afrique subsaharienne au point qu’elle est source de nombreux désagréments dans les transactions commerciales entre les agents économiques. Le Bénin n’échappe pas à cette triste réalité, le pays étant également marqué par la pénurie des pièces de monnaie que ce soit dans les stations-service, les boulangeries, les pharmacies, les transports en commun, les magasins, les supermarchés ou les marchés de vivres. Les agents économiques éprouvent d’énormes difficultés à s’en procurer, ce qui a engendré deux graves conséquences à savoir le ralentissement de l’activité économique et le développement du faux-monnayage, explique Dr Abdou Kadiri Imorou. Il pointe du doigt la mauvaise foi des commerçants et le comportement de protection contre les malfaiteurs comme les principaux déterminants de la rareté de la monnaie divisionnaire. Une telle situation est aussi causée par un manque de stock de monnaie dans les institutions bancaires béninoises, selon Jean-Baptiste Abeni cité par l’auteur.

Face à la pénurie

Plus il y a la rareté de la monnaie divisionnaire, plus les clients développent une attitude non favorable à l’égard des magasins de commerce, souligne-t-il. Les résultats de ses recherches montrent aussi que plus le client est proche du vendeur, moins il développe une attitude non favorable à l’égard de son magasin de commerce face à la rareté de la monnaie divisionnaire. La détention de la monnaie par les différents agents, pour le motif de la transaction, est plus forte en billets de banque qu’en pièces métalliques, fait remarquer l’auteur. Et un petit nombre de vendeurs, ajoute-t-il, acceptent le règlement des achats par billets dès lors que le remboursement nécessiterait des pièces de monnaie. Si la monnaie divisionnaire est émise en quantités suffisantes par la banque centrale, sa rareté amène les agents économiques à faire des transactions avec des personnes qui leur sont familières afin de se protéger contre les malfaiteurs et les détenteurs de faux billets, estime le chercheur. Ce qui a l’avantage, selon lui, de freiner le phénomène et de permettre la poursuite normale des activités économiques. Pour remédier à la rareté de la monnaie divisionnaire, préconise l’auteur de la recherche, il importe d’intensifier les sensibilisations à l’égard des vendeurs en vue de l’acceptation des transactions commerciales à la fois avec des clients qui leur sont familiers ou non et les détenteurs de gros billets de banque en utilisant des détecteurs de faux billets afin de se protéger contre les clients malveillants. De même, poursuit-il, la banque centrale doit inciter les pays à orienter leurs politiques monétaires vers la bancarisation de l’économie, en l’occurrence vers la généralisation de l’usage des cartes bancaires et surtout vers l’adoption du Mobile banking lors des transactions économiques.
Economie 01 févr. 2023


Recherche sur l'administration et les finances: Le Ceraf ouvre sa salle de documentation au public
Le Centre d'études et de recherche sur l'administration et les finances (Ceraf) sis à l'Ecole nationale d'administration (Ena) a ouvert au public sa salle de documentation hier mardi 31 janvier. D'une capacité de 25 mille livres, cette salle a vocation à être une référence, un véritable vivier d'ouvrages sur les finances publiques et un carrefour scientifique.Dédié à la recherche et à la production scientifiques, le Centre d'études et de recherche sur l'administration et les finances dispose désormais d'une salle de lecture et d'une bibliothèque d'une capacité de 250 mille livres... », a annoncé Dr Wehelmine Aguemon, directrice adjointe du Ceraf, à l’entame de la cérémonie officielle d’ouverture de ladite bibliothèque au public, en présence de plusieurs autorités, doyens de facultés et membres du corps enseignant. La matière première de cette nouvelle bibliothèque dénommée "Salle de lecture Professeur Michel Bouvier", ce sont les finances publiques dans toutes leurs dimensions. « Nous avons actuellement dans nos rayons environ 3 mille livres pour une capacité d'accueil de 25 mille ouvrages soit 12 %. Il y a encore de la place », précise la directrice adjointe du Céraf. A l’en croire, inaugurer cette salle de lecture et cette bibliothèque, c'est rappeler l'importance des productions universitaires pour la prise de décisions rationnelles par les pouvoirs publics. La salle de lecture du Ceraf est consacrée exclusivement aux finances publiques. Tous les ouvrages, manuels et autres documents sont rattachés à cette thématique. Les ouvrages sont consultés sur place et il n'est pas possible d'effectuer des prêts de livres. En outre, la salle offre la possibilité d’accéder aux revues numériques auxquelles le centre s’est abonné. C'est un lieu de rencontre entre universitaires et chercheurs, un carrefour scientifique. Présent à l’ouverture de la salle au public, Yaovi Batchassi, représentant résident de l'Uemoa à Cotonou, a salué cette initiative du Ceraf. « L'Uemoa produit beaucoup de textes en matière de finances publiques et un centre comme le Ceraf est très utile pour nous », a-t-il soutenu avant d’exprimer le souhait de voir cette bibliothèque se positionner comme une référence en matière de finances publiques. Mais le Ceraf est conscient du défi à relever pour être une référence. « Nous savons bien qu'il ne suffit pas d'ouvrir les portes d'une bibliothèque pour voir les choses changer. Cela nécessite une mobilisation collective admirable, une fréquentation active et un renforcement constant des équipements... », fait observer Dr Wehelmine Aguemon. Elle a d’ailleurs exprimé la gratitude du Ceraf à l’égard de tous les donateurs qui ont contribué à la concrétisation de ce projet. Elle évoque le ministère de l'Economie et des Finances, les éditions L'Harmattan de Dakar et la Fondation internationale pour le développement des finances publiques, qui ont équipé la bibliothèque. Professeur Nicaise Mèdé, directeur du Ceraf, assure que d'ici un an, avec les négociations en cours, les rayons de la "Salle de lecture Professeur Michel Bouvier" seront remplis d'ouvrages neufs et d'actualité. Economie 01 févr. 2023


Coupe du monde des clubs: Le Maroc, capitale du football mondial dès ce jour
Pays hôte de la Coupe du monde des clubs, le Maroc sera pour la troisième fois, la capitale de la planète du football dès ce mercredi 1er février. Au total, sept clubs dont les champions des six confédérations de la Fédération internationale de Football Associations (Fifa) sont attendus à ce rendez-vous international.Le Maroc sera pour la troisième fois la capitale du football mondial dès ce mercredi 1er février. Après avoir accueilli les éditions de 2013 et 2014 à Marrakech et Agadir, le royaume chérifien abrite du 1er au 11 février prochain au Grand stade de Tanger et au Complexe sportif Prince Moulay Abdellah de Rabat, l’édition 2023 de la Coupe du Monde des Clubs. Organisé par la Fédération internationale de Football Associations (Fifa), ce tournoi va connaitre la participation des vainqueurs des six confédérations continentales et le club champion du pays hôte. Il s’agit d’Al Ahly (Égypte), Al Hilal (Arabie saoudite), Auckland City (Nouvelle-Zélande), Flamengo (Brésil), Real Madrid (Espagne), Seattle Sounders (Usa) et Wydad (Maroc) qui sont les sept protagonistes de cette grand-messe du football mondial. Le match entre les Égyptiens d’Al-Ahly et les Néo-Zélandais d’Auckland City, ce mercredi à Tanger, va marquer le coup d’envoi du tournoi. C’est un match entre deux clubs ayant remporté le plus de Ligues des champions d’Afrique et d’Océanie. Et pour cause ! Al-Ahly, dix fois champion d’Afrique tentera de défendre son statut devant Auckland City, dix fois vainqueur de la Ligue des champions de l’Océanie. Vainqueur de la Ligue des Champions de l’Océanie devant l’As Venus, Auckland City Fc signera sa 12e participation à la Coupe du monde des clubs tandis qu’Al Ahly qui a remporté le bronze à trois reprises en 2006, 2021 et 2022 est à sa 8e participation. Il tentera cette fois-ci de rééditer l’exploit de 2014 lorsqu’il s’est emparé du bronze. Le vainqueur de cette rencontre affrontera samedi à Tanger le club américain de Seattle Sounders, qui a décroché en mai 2022 sa première Ligue des champions de la Concacaf. Avant cette rencontre, il y aura la cérémonie d’ouverture de la compétition qui sera animée par de nombreux artistes marocains de renommée internationale ainsi que des groupes folkloriques emblématiques du Maroc. En collaboration avec le ministère de la Culture, de la Jeunesse et de la Communication, la Fédération royale marocaine de Football sous l’égide de son président Fouzi Lekjaa est prête à offrir une cérémonie qui va véhiculer des messages représentatifs de l’identité culturelle et musicale du Maroc au public sportif mondial et à toutes les délégations présentes. Il s’agira de présenter le Maroc sous l’angle culturel et historique.

Le Real Madrid et Flamengo favoris

Vainqueur de ce trophée à quatre reprises (2014, 2016, 2017 et 2018), outre trois Coupes intercontinentales (1960, 1998 et 2002), le Real Madrid est le grand favori pour le sacre final au regard de la qualité de ses joueurs et la grande expérience des Merengue dans ce genre de compétition. Les Madridistas, vainqueurs de la Ligue des Champions 2022 aux dépens des Anglais de Liverpool feront leur entrée dans la compétition au stade des demi-finales, où ils croiseront le fer, le 8 février à Rabat, soit avec le Seattle Sounders des Etats Unis, Al Ahly d’Egypte, ou Auckland City de Nouvelle Zélande qui vont animer les phases précédentes. Quant à la formation brésilienne de Flamengo, qui représente le continent sud-américain en sa qualité de vainqueur de la Copa Libertadores 2022, il nourrit de sérieuses ambitions et rêve d’inscrire son nom parmi les vainqueurs de ce trophée lorsqu’on sait que les neuf dernières éditions ont été remportées par des équipes européennes, dont Chelsea, à Abu Dhabi l’année dernière. Les Brésiliens ont assuré leur qualification pour ce tournoi en remportant, pour la troisième fois de leur histoire, la Copa Libertadores au détriment de l’Athletico Paranaense (1-0) dans une finale 100 % brésilienne. A l’instar des Madrilènes, ils feront leur entrée en demi-finale de la compétition, où ils seront confrontés au gagnant du duel entre le Wydad de Casablanca et Al Hilal (Arabie saoudite), le 7 février à Tanger.

Le royaume bien représenté

A travers ses deux clubs, le royaume chérifien est bien représenté dans la compétition. En effet, ses clubs nationaux ont remporté toutes les compétitions continentales masculines (le Wac est vainqueur de la Ligue des Champions, Al Ahly est vice-champion, la Coupe de la Caf et Supercoupe pour Berkane) alors que les Far ont remporté pour la première fois la Ligue des Champions féminine. Ainsi, Wydad de Casablanca (Wac) et Al Ahly tenteront d’emboiter le pas au Raja de Casablanca qui avait honoré le pays avec un parcours héroïque en 2013 en se qualifiant pour la finale face au Bayern Munich (défaite du Raja 0-2). Le Wac, champion d’Afrique, après sa victoire en finale face à Al Ahly (2-0) et champion du Maroc, alors sous la houlette de l’actuel sélectionneur des Lions de l’Atlas, Walid Regragui, aura à cœur de jouer les trouble-fêtes et d’offrir au Maroc et à l’Afrique son premier titre dans cette compétition. De son côté, Al Ahly doit sa présence dans ce tournoi à l’organisation au Maroc de cette édition du Mondial. Le règlement de la Coupe du monde des clubs stipule que deux équipes d’un même pays ne seront pas autorisées à participer au tournoi. Le Wydad Athletic Club participera en tant que représentant du Maroc et Al Ahly y prend part en tant que représentant du continent africain. A noter que selon le classement des associations membres de la Caf, depuis 2020 et jusqu’à aujourd’hui, le championnat marocain est le meilleur d’Afrique.

Maroc, une terre hospitalière du foot

Plusieurs délégations venues de tous les continents sont dans le royaume chérifien dans le cadre de cette compétition. Heureuses de fouler le sol marocain, elles ont félicité le Maroc pour son accueil. C’est le cas du coach d’Auckland City, l’Espagnol Albert Riera Vidal, qui s’est dit heureux de participer à cette compétition importante, soulignant que son équipe était habituée au Maroc pour avoir participé à d’anciennes éditions dont il garde « de bons souvenirs ». La délégation du club égyptien d’Al Ahly Sc se réjouit aussi de l’hospitalité du peuple marocain. Atterrie hier, mardi 31 janvier aux premières heures à l’aéroport Rabat-Salé, la délégation du club saoudien d’Al Hilal a félicité le peuple marocain pour son accueil. Al Hilal, champion en titre de la Confédération asiatique, affrontera le Wydad Athletic Club, vainqueur de la dernière Ligue des champions de la Caf, samedi 4 février 2023 (15h30) au Complexe sportif Prince Moulay Abdellah de Rabat pour le compte des quarts de finale du tournoi. Faut-il le signaler, avec plus de 200 pelouses synthétiques aux normes, une vingtaine de stades avec pelouses naturelles et éclairages aux normes, cinq centres régionaux de formation ainsi que le fameux Complexe Mohammed VI de Football, infrastructure unique en Afrique, le royaume chérifien s’impose comme une terre du football sur le continent.
Sports 01 févr. 2023


Education: Les enseignants réintégrés appelés à prendre service
Les enseignants autrefois radiés de la fonction publique et qui y ont été réintégrés dernièrement par le gouvernement pourront reprendre effectivement le chemin des classes. A travers un communiqué, le ministère du Travail et de la Fonction publique leur a indiqué les diligences à accomplir.«… Les 305 enseignants n’ayant pas pris part à l’évaluation des connais-sances intellectuelles et professionnelles et radiés de la Fonction publique sont invités à se rapprocher de la Direction de la planification, de l’administration et des finances de leur ministère de tutelle, notamment le ministère des Enseignements maternel et primaire ou le ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle pour leur reprise de service au plus tard le vendredi 24 février 2023 ». Ainsi est libellé l’appel lancé par la ministre du Travail et de la Fonction publique à cette catégorie d’agents de l’Etat qui viennent d’être réadmis à servir dans les écoles, lycées et collèges publics. En effet, le Conseil des ministres du 18 janvier dernier leur avait redonné l’espoir de retrouver leurs postes. C’est pour mettre en œuvre cette décision qui a donné le sourire à ces personnes que la ministre Adidjath Mathys a rendu public un communiqué leur indiquant les formalités à accomplir pour reprendre fonction. Mais les concernés n’ont pas tout le temps pour faire la démarche indiquée. Un dernier délai est fixé par l’autorité. « Passé ce délai, ceux qui n’auront pas repris service auraient choisi délibérément de refuser leur réintégration dans la fonction publique », précise la ministre. Rappel des faits Le gouvernement avait accordé sa clémence aux 305 enseignants radiés de l’effectif des Agents contractuels de l’Etat en décembre 2019 pour n’avoir pas participé à l’évaluation de leurs compétences intellectuelles et professionnelles tenue les 14 août et 7 septembre 2019. Ces 113 enseignants du cours primaire et 192 du cours secondaire ont été réintégrés dans la fonction publique afin de poursuivre leurs carrières. Dès qu’ils rempliront les formalités prescrites par le ministère du Travail et de la Fonction publique, ils devraient retrouver leurs apprenants, écoliers et élèves, afin de dispenser les différents curricula inscrits dans les programmes d’enseignement. La décision du gouvernement de réintégrer ces enseignants fait suite à de multiples interventions des responsables des confédérations et centrales syndicales qui n’ont cessé de l’inviter à revenir sur cette radiation collective qui, disaient-ils, causait de nombreux dommages aux concernés mais aussi à leurs familles respectives. Les secrétaires généraux de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb), de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin) et de la Confédération des organisations syndicales indépendantes avaient encore réitéré cette demande de clémence au chef de l’Etat lors de la rencontre du 26 avril 2021, alors que le point n’était pas inscrit à l’ordre du jour. Après cette vague d’enseignants, il restera le démarrage du processus de reversement de ceux qui ont effectivement passé le contrôle de connaissances intellectuelles et professionnelles et qui avaient obtenu la moyenne. Ils accèderont donc au rang de fonctionnaires d’Etat avec tous les avantages qui y sont liés. Actualités 01 févr. 2023


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