La Nation Bénin...



Résultat pour : FC 26 monedas Visité Buyfc26coins.com. ¡Fantástico! Mejor de lo que esperaba..UCNd

Nouvelles

Raynald Ballo, spécialiste de mobilité durable: «Il faut mettre fin au désordre»
La tragédie survenue à Dassa-Zoumè a relancé le débat sur la nécessité de réformer le secteur des transports au Bénin. En tant que spécialiste de mobilité durable et concepteur de R-Mobility, Raynald Ballo identifie des faiblesses et fait des suggestions. La Nation : Comment avez-vous accueilli la nouvelle de la tragédie en tant que spécialiste de mobilité durable ? Raynald Ballo : J'ai accueilli la nouvelle avec un cœur meurtri, ce lundi matin. Cette situation catastrophique déchire les cœurs. Je tiens à présenter mes sincères condoléances aux personnes touchées. Il est important de noter que le Centre national de sécurité routière a constaté depuis 2016 que, selon les bulletins annuels des accidents, les accidents de la route causent officiellement la mort de 700 personnes chaque année au Bénin, soit en moyenne deux personnes par jour. La situation peut être justifiée par plusieurs raisons, telles que l'imprudence pendant la conduite, le non-respect du code de la route et l'état des véhicules. Il faut également noter que cette problématique est assez systémique et que chaque problème en entraîne un autre. C'est un peu comme le serpent qui se mord la queue. Nous avons connu une situation similaire au Sénégal l'année dernière, impliquant encore les autocars de transport en commun sur de longues distances.

Quelle analyse faites-vous de ces drames récurrents ?

En premier lieu, il faudrait s'inquiéter de l'état des véhicules utilisés pour le transport en commun. Ceux-ci sont souvent des véhicules d’occasion importés et, même quand certains sont neufs, l’état de nos routes ne permet pas de les maintenir en bon état. Il est aussi important de vérifier l'état des véhicules via un contrôle technique adéquat. Le système actuel semble défaillant, avec le constat que j’ai fait lors d’une visite technique à Ouidah. Des contrôles plus rigoureux révéleraient sans doute que beaucoup de véhicules ne sont pas aptes à circuler car ils représentent un danger public. La condition d’archivage des documents de contrôle technique, avec ce que j'ai constaté récemment, doit également être examinée. Il ne faut pas oublier que nous sommes quand même à l’ère de la digitalisation. Ensuite, interrogeons-nous sur les vraies questions de sécurité routière. Les issues de secours servent dans de pareilles situations à s’échapper. Mais le drame montre à quel point quand les passagers sont à bord des transports en commun au Bénin, on ne leur explique pas les consignes de sécurité, comme dans un avion. Dans les autocars, les gens ne portent même pas de ceinture de sécurité. On s’en fout. Enfin, je voudrais attirer l’attention de tous sur les temps de conduite imposés aux conducteurs, ils sont souvent trop longs, ce qui peut les fatiguer et compromettre leur capacité à contrôler leur véhicule. De Cotonou à Malanville, il faut compter 742 km. Avec l’état de la route, il faut prévoir tout au moins dix heures de conduite. Même sur l’axe Cotonou- Parakou faisant environ 450 km, il faut tout au moins deux conducteurs qui doivent se relayer pour assurer tout le trajet. Puisque les gens veulent optimiser le coût de l’exploitation, c’est généralement un seul conducteur qui fait tout l’axe, même de Cotonou à Malanville. Le conducteur peut être amené à faire l’aller le matin et le retour le soir. Imaginez son état, puisqu’il n’est pas un robot. Il faut un maximum de 4 heures 30 min de conduite, y compris les temps de repos pour se faire relayer par un autre conducteur.

Que suggérez-vous aux autorités ?

Honnêtement, je sais que le chef de l'État va prendre des mesures pour faire face à ce drame. Mais, il risque de se mettre à dos le peuple car ces mesures seront sévères. Par exemple, il y a la décision prise par un préfet à Cotonou de réorganiser la circulation urbaine. Malheureusement, les gens ne comprennent pas toujours que ces mesures sont prises pour leur sécurité collective. Et lorsqu'un tel drame se produit, le peuple se lamente. Alors, je voudrais faire des propositions un peu plus cartésiennes. Premièrement, les structures actuelles chargées de la surveillance routière sont défaillantes. Il est donc nécessaire de créer une structure spécialisée pour contrôler et veiller aux interdictions grâce à un outil spécialisé de pointage et de surveillance des heures de conduites. Nous pouvons proposer cet outil au gouvernement car c'est fondamental pour réduire les risques. Deuxièmement, en ce qui concerne l'état des véhicules, il faut limiter les années d'exploitation des autocars mis en circulation. Par exemple, un véhicule vieux de plus de dix ans ne sera plus autorisé à transporter des passagers. La sécurité humaine ne peut pas être mise en danger pour des raisons commerciales. Cette restriction peut être élargie aux véhicules de transport de marchandises et même aux véhicules de particulier concernant les importations. Ainsi, nous aurons des moyens de transport de qualité sur la route. Troisièmement, il est nécessaire de durcir le contrôle technique pour les compagnies de transport et, pourquoi pas, de le rendre gratuit. Il faut également veiller à ce qu'il y ait un réseau de services de contrôle bien équipés dans chaque département ou grande ville, de sorte qu'il n'y ait plus d'excuses et que les amendes soient élevées pour les compagnies qui ne respectent pas la réglementation. Quatrièmement, Il faut également interdire l'importation de pneus d'occasion pour les poids lourds, car le taux d'usure des pneus peut rendre un véhicule incapable de freiner correctement. En réduisant l'importation de pneus d'occasion, les gens pourront utiliser des pneus relativement neufs, que le service de contrôle routier pourra vérifier lors des contrôles inopinés. Enfin, il est important de réfléchir sérieusement à la limitation de la vitesse à 90 km/h en installant des radars, comme la Côte d'Ivoire l'expérimente dans le grand Abidjan. Nous devrions en tirer inspiration pour le Grand Nokoué afin de réduire les accidents de la route.

Le covoiturage peut-il limiter les dégâts dans de telles situations ?

Les véhicules particuliers sont généralement mieux entretenus que les véhicules commerciaux en circulation. Actuellement, les particuliers se déplacent souvent avec des places vides. Même si des passagers sont ajoutés, l'impact en cas d'accident sera moindre comparé aux récents accidents. Nous pouvons également encourager le covoiturage entre les passagers et les conducteurs comme une alternative sécurisée, économique, sociale et durable. De cette façon, les compagnies de transport pourraient également utiliser la même application de covoiturage pour leurs activités commerciales, ce qui permettrait une traçabilité des voyageurs inscrits. Les citoyens peuvent également faire leur part en encourageant le covoiturage et en privilégiant des alternatives aux autocars. Dans un véhicule personnel, ils bénéficient d'une assurance, contrairement aux autocars, qui généralement n’assurent que le matériel roulant. C’est ici également l’occasion d’interpeler les compagnies d’assurance sur cette problématique de couverture de passagers en cas d’accident en covoiturage ou en transport en commun classique. Imaginons un instant que les taxis populaires « Tokpa-Tokpa » soient à l’origine d’une situation similaire en centre urbain…
Actualités 31 janv. 2023


Situation sanitaire exceptionnelle: « Il va falloir gérer des émotions »
La gestion d’une tragédie exige beaucoup de préparation, en amont. Lors de son passage à Cotonou, en 2022, Dr Dominique Taoko, médecin urgentiste en France, avait dévoilé des voies et moyens pour mieux gérer les drames. La Nation revient sur les suggestions du médecin réserviste de la brigade de sapeurs-pompiers de Paris.C’était un soir du 15 octobre 2022 à Cotonou. Dr Dominique Taoko projette, pendant quelques minutes des scènes de violences, des images blessés graves, de chocs émotionnels, avec des urgentistes au front. Elles sont surtout puisées des attentats du 13 novembre 2015 ayant fait au moins 130 morts et 350 blessés en France. Son vœu n’était pas que les pays ouest africains subissent de tels drames, mais qu’ils travaillent leurs systèmes de santé à y faire face au cas où. « Ça n’arrive pas qu’aux autres», avait-il fait remarquer au cours de sa conférence donnée sur les « situations sanitaires exceptionnelles : risques et enjeux ». Le drame survenu à Dassa est bien loin de là, mais rappelle combien les situations exceptionnelles deviennent récurrentes et peuvent provenir de violences, accidents de transport, catastrophes naturelles, accidents technologiques ou des crises sanitaires. S’y préparer répond aux principes de la médecine de catastrophe dont la doctrine est basée sur l’anticipation, la planification, l’exécution opérationnelle et la coordination des secours.

Le stress fausse des décisions

Dans des situations dramatiques, les urgentistes sont amenés à prendre des décisions dans l’incertitude. Les décisionnaires, comme c’est le cas actuellement du drame de Dassa, sont organisés en cellule de crise. D’un autre côté, selon Dr Dominique Taoko, les acteurs de terrain sont organisés en cellule opérationnelle. Il va falloir, disait-il, de l’expérience, gérer ces émotions et stress, que ce soit du côté des décisionnaires ou des exécutants. « Il va falloir beaucoup de discernement, de leadership et de management. Il y a des biais et des facteurs de contingence qui vont venir polluer votre prise de décision. Il faut toujours en situation de crise penser à l’inimaginable», fait-il remarquer. Le stress, dans la course contre la montre, peut être individuel et collectif, et fausser les réactions, s’il n’y a pas de préparation en amont. Dans la prise de décision, il faut savoir qu’une crise arrive; il y a une vision de crise. Chacun a une représentation. Mais le gestionnaire de crise doit assembler tout ça pour avoir une vision haute de la situation.

S’y préparer à tout moment

L’évaluation des risques, la planification à travers des exercices réguliers, l’attention à porter aux signaux annonciateurs sont importants dans un schéma de crise. « Au départ, tout est calme. Puis, il va se passer un changement d’univers, c’est-à-dire des signes annonciateurs d’une crise ». Ensuite arrive la prise de conscience. C’est une erreur de ne pas penser à tirer leçon du moindre signal d’alerte ou du moindre incident qui éprouve le système de gestion des urgences. A en croire, Dr Dominique Taoko, après la gestion de crise, il faudra des retours d’expérience, réajuster les plans d’urgence, retravailler les mesures opérationnelles, multiplier les exercices. « La gestion de crise est un réveil de risque, la préparation en amont. Il faut évaluer les risques, faire la veille, faire de la planification et la préparation. Toute personne qui ramène des informations à la salle de crise est importante», a-t-il fait savoir. Le plus difficile c’est de pouvoir prendre des décisions, avec une distribution précise des rôles. Quelques participants ayant déjà vécu des situations exceptionnelles du fait des attaques au nord du pays ont témoigné de l’importance de la préparation et des exercices. Puisqu’on ne sait pas toujours le jour ni l’heure où ces situations surviennent, malgré les signes annonciateurs.
Actualités 31 janv. 2023


Le gouvernement prend en charge les blessés
Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé, a présenté un bilan du drame, et assuré des diligences du gouvernement pour la prise en charge gratuite des blessés évacués vers les hôpitaux. C’est à la faveur d’une rencontre d’échanges avec les familles des victimes, lundi 30 janvier à Cotonou. Pas d’ordonnances à adresser aux parents des victimes. Les survivants du grave accident de circulation ayant fait plusieurs morts à Dassa-Zoumè sont pris en charge par le gouvernement. « 23 personnes ont été d’abord transférées à l’hôpital de Zone de Dassa pour être conditionnées en fonction de l’état dans lequel ils étaient. Ensuite, aussi bien le Samu que les autres ambulances des départements des Collines, du Zou, de l’Atlantique, du Littoral et de l’Ouémé ont été aussitôt déployés pour assurer le transfert de tous les cas vers Cotonou », a déclaré Benjamin Hounkpatin. Il explique que c’est pour assurer une prise en charge optimale des concernés que cette mesure a été prise. A en croire le ministre de la Santé, les ressources humaines qu’il faut pour assurer ces cas sont assez spécifiques. Il s’agit des anesthésistes, des traumatologues, des chirurgiens, des panseurs. « C’est ce qui a justifié le transfert de tous les cas vers Cotonou, où nous avons mis en place toutes les dispositions, aussi bien à Cotonou qu’à Calavi pour les accueillir », a indiqué Benjamin Hounkpatin. Il va ajouter que le chef de l’Etat a instruit, afin que l’ensemble de la prise en charge soit effectué sans coût additionnel pour les parents. Cette décision a plusieurs avantages. « L’équipe soignante n’a pas à réfléchir avant de prodiguer les soins. Tous les médicaments, tout ce qu’il faut est mis à disposition sur place et on agit sans vous tendre des ordonnances. Ça permet également d’éviter les retards », a précisé le ministre de la Santé. Ainsi, dans la nuit du dimanche à lundi, jusqu’aux environs de 3h du matin, les survivants ont été accueillis, soit au Centre national hospitalier universitaire de Cotonou (Cnhu-Hkm) ou au Centre de traitement des épidémies à Abomey-Calavi, situé à côté de l’hôpital de zone. « Nous avons pu recevoir 23 personnes dans des états variables. Certains sont dans des états critiques, d’autres moins. En fonction de leurs états, nous les avons répartis dans les services de réanimation, des urgences, dans la salle des grands brûlés ou du Centre de traitement de Calavi », a fait savoir Benjamin Hounkpatin. C’est dire que les rescapés sont confiés à des spécialistes entièrement aux frais de l’Etat. En relevant que 20 corps sont récupérés au niveau de la morgue de Dassa-Zoumè, le ministre de la Santé a également présenté les vives condoléances du gouvernement aux familles éplorées. Au cours de la rencontre d’échanges de Cotonou, où certains parents ont été informés de la situation de leurs proches, ils ont été pris en charge par une cellule d’accompagnement, composée de médecins, de psychologues, de psychiatres, et renseignés sur la suite de la procédure. Le gouvernement reste disponible dans le cadre de cet accompagnement, a assuré le ministre Hounkpatin. En ce qui concerne l’identification des corps des personnes n’ayant pas survécu au drame, cela donnera lieu à une procédure judiciaire. Le procureur et le ministère de la Justice s’y emploient. Actualités 31 janv. 2023


Le récit des dernières 48 heures
On en sait un peu plus sur l’accident mortel survenu, dimanche dernier, et le bilan provisoire est connu. La compagnie s’est expliquée. Les réunions de crise se succèdent et des mesures urgentes sont prises.Une vingtaine de morts, avec autant de blessés. Le bilan est choquant. Tout est parti, dimanche dernier, d’une collision entre un bus de la compagnie de transport Baobab express et un camion. Les images qui ont enflammé la toile aux premières minutes du drame le prouvent bien. « Un de nos bus ayant à son bord 40 personnes (dont 1 chauffeur et 1 convoyeuse) en provenance de Parakou et à destination de Cotonou est entré en collision avec un camion à hauteur de Dassa-Zoumè. La violence du choc a visiblement entraîné un incendie fatal qui a coûté la vie à de nombreux occupants du bus », précise la compagnie dans un communiqué de presse.

Enquête ouverte

Excès de vitesse du bus ou du camion ? Dépassement hasardeux ? Jusque-là, les circonstances du drame sont encore floues. Il faudra attendre les résultats des enquêtes diligentées pour en avoir une idée précise et situer les responsabilités. Le porte-parole du gouvernement a fait la promesse que lumière sera faite à ce sujet. «Il y aura une suite afin que cela ne se reproduise plus. La perte de ces nombreuses vies ne sera pas vaine », a-t-il martelé dans un post dans la soirée du dimanche.

Sur la défensive

Les enquêtes sont en cours, mais la compagnie semble bien sur la défensive. « Tout comme l'ensemble des véhicules de notre flotte, le bus impliqué dans l'accident disposait à son bord de brise-glace et d'extincteurs utilisables en cas d'incident », soutient-elle. Baobab express ajoute que la liste nominative de l'ensemble des passagers est disponible auprès de ses services, puis souligne un détail qui est loin d’être anodin : « Le chauffeur du bus est employé dans nos services depuis 2013 et totalise 5 années de voyages avec nous sur l'axe Parakou-Cotonou ».

Réunions de crise

A Cotonou, comme à Dassa-Zoumè, les réunions de crise se multiplient. Le ministre de la Santé qui a accueilli les premiers blessés évacués a rencontré les proches des victimes pour des précisions. Une cellule de crise est installée. A Dassa-Zoumè, la ville où le drame s’est produit, le ministre de la Sécurité et son homologue des Transports ont aussi échangé avec le maire Nicaise Fagnon. L’autorité communale déplore les excès de vitesse et suggère la prise de mesures. Les contrôles routiers devront être généralisés. Il est temps de mettre fin à la saignée, sur les routes.
Actualités 31 janv. 2023


Programme «Seeds of the future» de Huawei: 30 nouvelles graines d’innovations semées
En fin d’une formation pilotée par l’Ecole des métiers du numérique, les bénéficiaires de la septième édition du programme «Seeds of the future» initié par Huawei, ont reçu leurs parchemins, vendredi 27 janvier dernier, lors d’une cérémonie qui s’est déroulée à Sèmè One. Ils sont appelés à se perfectionner et à devenir de véritables acteurs du monde de l’innovation et à impacter le Bénin.Ils ont reçu leurs parchemins de fin de formation et une tablette Huawei en guise d’outil! Les trente jeunes étudiants bénéficiaires du programme d’immersion technologique «Seeds of the future» sont désormais outillés pour performer dans le domaine de la technologie et de l’innovation. Et ce, grâce à l’expertise de Huawei et de l’Ecole des métiers du numérique, sans occulter les installations de Sèmè One, centre incubateur de référence qui a servi de cadre à leur formation. Ils ont été familiarisés avec les concepts tels que l’intelligence artificielle, le cloud computing, la 5G et les énergies renouvelables, lors d’un programme en ligne avec des experts chinois et locaux, et qui a été suivi par des étudiants du Bénin, du Congo, de l’Angola et de la Pologne. [caption id="attachment_92412" align="alignnone" width="450"] La septième promotion du programme «Seeds of the future» appelée à émerger
dans le domaine des innovations[/caption] A l’entame de la cérémonie de remise de prix à la septième cohorte du programme «Seeds of the future», Issiakou Souleymane, directeur général de l’Ecole des métiers du numérique a remercié le partenaire Huawei pour tout ce qu’il fait pour soutenir la formation des jeunes en technologie. Il indique que c’est la première fois que l’Ecole des métiers du numérique se joint à cette initiative au profit des jeunes. « J’espère que cette formation vous permettra d’émerger dans les différents domaines qui ont été abordés », a-t-il dit aux jeunes bénéficiaires, avec l’espoir que leur réussite serve d’exemple aux promotions à venir. Xu Yiming, représentant de Huawei, est satisfait de cette initiative qui porte des fruits au Bénin. Il a salué la franche collaboration avec le ministère du Numérique et de la Digitalisation et le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. « Nous sommes vraiment fiers de ces jeunes étudiants et nous espérons qu’ils pourront impacter le monde et particulièrement le Bénin », a-t-il souhaité. Pour Josué Azandégbé, directeur adjoint de cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, c’est un défi pour les bénéficiaires. Il les invite à se perfectionner pour être de véritables ambassadeurs du Bénin dans le domaine de l’innovation. Juste Gouclounon, représentant des étudiants, en fait la promesse au nom de ses pairs. Représentant l’Université d’Abomey-Calavi, Professeur Eugène Ezin, directeur de l’Institut de formation et de recherche en informatique, a exprimé la fierté de l’Uac d’être associée à cette initiative. Il note un engouement croissant des jeunes dans le domaine du numérique notamment les innovations et se dit heureux de constater que Huawei soutient les étudiants dans cette perspective. Faut-il le rappeler, Huawei est une entreprise fondée en 1987 et qui fournit des solutions dans le secteur des technologies de l’information et de la communication. Son siège social se trouve à Schenzen en Chine.
Société 30 janv. 2023


Echanges de vœux au ministère du Numérique: Cap sur de nouveaux défis (Les priorités pour 2023 dévoilées)
Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, et son personnel ont échangé les vœux du nouvel an, vendredi 27 janvier dernier à Cotonou. Occasion de faire un bilan des activités menées en 2022 et de s’engager pour de nouveaux défis. Santé, succès, paix et bonheur étaient au menu des échanges de vœux entre Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation et le personnel de son département. « Que Dieu vous éclaire afin que vos décisions soient en faveur de la prospérité de notre secteur, et améliorent le moral et la productivité de vos équipes », a déclaré Amon Dedehouanou, au nom des syndicats et des délégués de personnel des différentes structures sous tutelle. Oumarou Chabi Boubakar, secrétaire général du ministère (Sgm), s’appliquera, au-delà de la présentation des bons vœux de l’administration à la ministre du Numérique et de la Digitalisation, à donner un aperçu du bilan des réalisations menées au cours de l’exercice 2022. Il relève entre autres, le renforcement des cadres de l’administration publique en compétences numériques pour une certification, l’élaboration de la stratégie nationale de l’intelligence artificielle adoptée en Conseil des ministres, la migration d’applications du ministère du Numérique, structures, institutions ou entités de l’Etat vers la data center nationale, l’acquisition et l’installation des équipements de production d’énergie solaire pour la mise en place de points numériques communautaires dans les chefs-lieux des 30 communes restantes. En ce qui concerne les réalisations liées au domaine des médias, le Sgm fait mention de la mise en place de l’outil de télégestion du réseau de la Tnt, l’installation et activation d’une connexion d’internet par fibre optique, la mise en place d’une liaison internet, la sécurisation du réseau de collecte, transport des éditeurs par fibre optique, l’acquisition des appareils de mesure et pièces de rechange pour le réseau Tnt. Oumarou Chabi Boubakar n’a pas occulté la mise en œuvre de l’assistance technique pour la modernisation de l’Ortb, de même que la couverture médiatique de l’actualité nationale, des grands évènements, des activités des partis politiques et de la société civile. « Grâce à votre leadership, les crédits alloués au titre de 2022 ont été bien arrimés avec les activités y afférentes… », a fait savoir à l’autorité, le secrétaire général du ministère du Numérique et de la Digitalisation. Pour le compte de l’année 2023, la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou a invité ses collaborateurs à maintenir le cap en vue de l’amélioration des performances. Au titre des priorités, elle indique: «Il faut réussir l’adoption des usages que nous mettons à disposition des citoyens et le passage à l’échelle de tous les projets et initiatives mis en œuvre jusqu’ici ». Elle veut compter sur ses cadres pour l’exécution à 100% des activités prévues au titre de 2023, dans les plans de travail annuels et les passations des marchés ; ceci, dans le respect des délais. Aurélie Adam Soulé Zoumarou exhorte à la ponctualité, la nécessité de tenir et de mettre à jour un tableau de bord des activités aux fins d’entretenir la proactivité, assurer une bonne préparation de leur mise en œuvre, faciliter leur suivi et la prise de décisions. « Par-dessus tout, la cohésion d’équipe sera la clé de voûte. Je puis vous assurer que les questions liées à la motivation du personnel et à l’amélioration de l’environnement de travail des agents constituent des préoccupations quotidiennes auxquelles nous essayons de trouver ensemble les réponses les plus appropriées… », a conclu la ministre du Numérique et de la Digitalisation, tout en remerciant le chef de l’Etat pour les autorisations nécessaires et les directives en vue de l’assainissement du cadre du ministère ■ Actualités 30 janv. 2023


Drame à Dassa: Un bus complètement consumé
Une scène d’horreur s’est produite dans l’après-midi d’hier dimanche 29 janvier, à quelques mètres du rond-point central de la ville de Dassa. Il s’agit d’un bus de transport en commun de la compagnie Baobab en provenance de Parakou avec des passagers à bord, qui a complètement brûlé.C’est devant le siège de Sos Village d’enfants de Dassa qu’est survenu le drame. Il s’agit d’une collision entre le bus de transport en commun et une camionnette transportant des oranges. Un choc frontal violent qui a instantanément provoqué le feu entre les deux véhicules qui ont complètement brûlé. Le bilan sur le nombre de morts n’est pas encore connu. Ce qui est sûr, les deux véhicules entrés en collision avaient tous des passagers à bord. Et les témoins du drame disent n’avoir vu personne échapper aux flammes incandescentes. Une chose est certaine, le drame d’hier a coûté la vie à plusieurs passagers, que ce soit dans le bus ou dans la camionnette. Les heures à venir situeront sur le nombre exact de victimes de cet accident ainsi que les causes de ce drame. Suite à cet accident, il est à signaler que la circulation a été paralysée sur l’axe Savè-Dassa. L’intervention des forces de sécurité a permis de libérer le tronçon afin de favoriser la reprise du trafic. Les choses sont revenues à la normale même si les carcasses du bus occupent encore un flanc de ce tronçon au niveau de Dassa. Société 30 janv. 2023



Père Eric Aguénounon sur les 25 ans de l’Iajp: « L’Institut est resté dans la droite ligne de sa mission »
L’Institut des Artisans de Justice et de Paix «Le Chant d’Oiseau» (Iajp/Co) est dans la fièvre de son jubilé d’argent. Un quart de siècle pendant lequel l’institut s’est dédié à l’enseignement de la doctrine sociale de l’Eglise catholique au service du peuple. Père Arnaud Eric Aguénounon, directeur de l’Iajp et du centre de recherche et de formation «Le Chant d’oiseau», en dresse le bilan et partage les perspectives.La Nation : L’Institut des Artisans de Justice et de Paix a 25 ans. Peut-on en savoir davantage sur son origine, sa mission et ses attributions ? Père Eric Aguénounon : L’Institut des Artisans de Justice et de Paix est une institution catholique née sous l’inspiration de Mgr Isidore de Souza qui, au sortir de la Conférence nationale, a souhaité un institut qui réfléchisse sur les questions sociopolitiques à la lumière de la doctrine sociale de l’Eglise. La doctrine sociale de l’Eglise est cette branche de la Théologie qui traite, en général, des questions socio-politiques et économiques. Mgr de Souza a donc voulu former les acteurs politiques et surtout mettre au service de toute femme et de tout homme de bonne volonté, des armes intellectuelles leur permettant d’avoir une conscience aiguisée et un cœur ouvert à la paix et à la justice. Cette institution a alors vu le jour le 22 décembre 1997 au grand séminaire Saint Gall au cours d’un symposium. Au départ, l’institut était lié à la Commission pontificale Justice et Paix, qui aujourd’hui est confondue au grand dicastère chargé du développement durable au Vatican. Le premier directeur à qui Mgr Isidore de Souza a demandé de créer cet institut, c’est le père Raymond Goudjo. C’est lui qui a été le pionnier et qui a bâti cet institut. C’est un prêtre qui, envoyé aux Etudes, savait déjà ce à quoi il était destiné à son retour: fonder un institut ! Arrivé donc en Allemagne, il a présenté son projet pour le Bénin et l’Afrique de l’Ouest et cela a convaincu de nombreuses personnes, de sorte qu’il a pu obtenir le soutien d’amis et bienfaiteurs qui ont financé la construction de cet édifice ainsi que la promotion de la doctrine sociale de l’Eglise catholique au Bénin. Et depuis 25 ans, nous existons.

En 25 ans d’existence, avez-vous l’assurance que l’Iajp s’est véritablement inscrit dans sa mission ?

Bien-sûr ! L’institut a atteint son but et continue de jouer fidèlement son rôle. Au long des années et à travers ses différents programmes, l’institut est resté dans la droite ligne de sa vision et de sa mission. Nous avons essentiellement trois programmes. Le programme phare, c’est la promotion de la doctrine sociale de l’Eglise dans l’enseignement catholique. Dans le cadre de ce programme, nous intervenons dans 193 écoles sur tout le territoire béninois. C’est un programme qui a impacté 47 mille jeunes parmi lesquels des élèves, des collégiens et lycéens. Nous fournissons aux enseignants des outils pédagogiques pouvant les aider à former les élèves en matière de valeurs chrétiennes et citoyennes, les conduisant à être de bons citoyens. Nous avons de bons retours chaque fois que nous passons faire l’évaluation sur le terrain. Le deuxième programme, c’est la formation des agents pastoraux et acteurs sociaux: prêtres, religieux, laïcs et tout acteur du monde social. Par promotion, ils sont 30 à 40 personnes et c’est une formation triennale à raison de quatre semaines l’année. Il y a des centaines de personnes qui sont passées dans cet institut et qui ont été formées au titre de ce programme. Il s’agit d’une formation en renforcement de capacités qui a un impact certain. Depuis qu’ils sont formés, je puis vous dire qu’ils restent attachés à l’institut et sont de véritables artisans de paix et de justice; ils sont imprégnés de la doctrine sociale de l’Eglise catholique. Avec la doctrine de la foi, on apprend qui est Jésus, qui est Marie, le Credo, la résurrection, l’incarnation… Mais ce que l’Eglise pense du monde économique et social, de la sphère politique, de la culture, de l’environnement et de la cité, c’est avec la doctrine sociale qu’on l’apprend. Il s’agit entre autres de questions touchant aux concepts tels que le bien commun, la destination finale des ressources, la subsidiarité, les droits de l’homme, la gouvernance, le développement, la justice, l’Etat de droit, le travail, la démocratie… L’Eglise se prononce aussi sur ces matières et a une doctrine sur ces questions. C’est louable que plusieurs personnes s’intéressent à ce programme de formation et quand elles viennent s’abreuver, elles continuent d’en vivre. Enfin, notre troisième programme, est certainement le plus connu, c’est l’organisation de conférences sociales, sept fois dans l’année, et d’un symposium par an. L’intérêt du public autour de ces conférences et symposium est manifeste et s’accroît au fil des éditions. Aujourd’hui nous voulons aller plus loin.

Aller plus loin ! Avec quels perspectives et défis ?

Nous avons deux défis majeurs: le défi de l’originalité et le défi de la continuité. Il est question de rester original, avec de nouvelles idées, perspectives et défis ; mais aussi de toujours garder la sève originale. Comme je le disais, nous organisons déjà des conférences sociales mais aujourd’hui nous pensons à des activités intellectuelles autour d’un thème trimestriel. Au premier mois, une conférence délivrée par un spécialiste ; au deuxième mois, un panel avec trois spécialistes sur le même thème pour un débat contradictoire; au troisième mois, des carrefours de discussions avec les participants sous l’égide d’un présidium composé du président et du rapporteur. Cela permettra de mieux développer les idées et d’aller vers un conseil scientifique. L’autre perspective qui nous tient à cœur, est relative à notre programme d’enseignement des valeurs chrétiennes et citoyennes. L’ambition, c’est d’arriver à mettre en place la formation par les pairs. Que les enfants eux-mêmes puissent se former, qu’ils soient responsables et travaillent à la formation de leurs pairs. Cela va se faire à travers des cercles de réflexions constitués par les enfants et pour les enfants. [caption id="attachment_92370" align="alignnone" width="450"] Père Arnaud Eric Aguénounon[/caption]

Parlant du jubilé, quelles sont les activités prévues dans le cadre de la célébration des 25 ans de l’Iajp ?

Nous avons eu une soirée culturelle avec deux concerts le jeudi 5 janvier dernier et la projection d’un documentaire produit dans le cadre des 25 ans de l’institut. Le vendredi 6 janvier, il y a eu la messe solennelle avec les évêques du Bénin, messe inscrite à l’agenda de leur session épiscopale de janvier et qui a justement consacré la clôture de la deuxième session ordinaire de la Conférence épiscopale du Bénin. Tout au long de l’année, nous allons poursuivre avec une série de conférences et d’activités pour lesquelles nous invitons d’ores et déjà les populations.

L’Iajp célèbre 25 ans dans un climat électoral où les acteurs sont appelés à être des artisans de paix. Que dire de la démocratie, de la justice et de la paix au Bénin ?

Comme plusieurs autres pays africains, le Bénin est en fondation de la démocratie. Quand on observe les vieilles démocraties, on constate que leurs peuples n’en sont pas si satisfaits que ça. Nous avons vu les «gilets jaunes» en France, nous avons vu l’invasion du Capitole aux Etats-Unis après l’échec de Donald Trump… Ce que ces peuples revendiquent ou ce qu’ils contestent, nous, nous ne l’avons même pas encore. C’est pour dire que nous sommes encore à une étape de fondation de la démocratie. Et la question qui me taraude l’esprit est celle-ci: comment peut-on constituer la démocratie si dans notre esprit, on ne désire pas la liberté, le respect des droits de l’homme, l’égalité, l’éthique et le patriotisme. Il faut désirer ces valeurs ! La démocratie vient d’abord d’un désir interne et intrinsèque à l’homme. Quand on n’a pas ce désir, on transgresse les normes juridiques et sociales. Quand vous prenez un pays comme la France où nous avons nos compatriotes et certains ont même la bi-nationalité ; ces compatriotes ne se comportent pas en France comme nous nous comportons ici. Le niveau de démocratie est autre ! Tout Français respire cette démocratie parce qu’ils ont connu aussi des moments de monarchie, ils ont connu la révolution française, ils ont destitué la noblesse et se sont affranchis du clergé. Et donc, ils sont pétris de cet élan de liberté, de rationalité et de revendication. Mais nous, dans notre contexte endogène, où nous avons la féodalité, la culture, les religions traditionnelles…, la démocratie a besoin d’être inculturée et c’est là le deuxième niveau : partir d’un désir et ensuite inculturer la démocratie. Puis, comprendre que c’est le peuple qui est au cœur de la démocratie et par conséquent, former le peuple, priser l’enseignement à tous les niveaux. Et à partir de là, on pourra semer des graines d’espérance. La démocratie ne s’arrête pas à l’organisation des élections. La démocratie, c’est un désir qui devient culture, une culture qui devient habitude et la culture qui devient habitude est au rang de vertu. Mais nous sommes bien loin de là.

Un mot sur le déroulement des dernières élections législatives ?

Les élections législatives se sont déroulées dans le calme. Toutefois, on sent à travers le faible taux de participation l’inquiétude et le désintérêt du peuple. En général, en Afrique, le pouvoir politique travaille du chapeau pour des résultats d’élections qui sortent du chapeau et certains portent leur chapeau ou avalent leur chapeau. De toutes les façons, les élections sont passées et nous sommes désormais dans la période post-électorale. En cette période, j’invite tous les acteurs de la société à demeurer des artisans de paix et de justice et à ne pas être des vecteurs de haine et de violence. La violence, on sait quand ça commence mais on ne sait pas quand ça s’achève. En plus, la violence ne profite à personne.
Société 29 janv. 2023


Préparatifs de la Can U20 Egypte 2023: Les Ecureuils entament leur dernier stage
Le Bénin va prendre part du 19 février au 11 mars prochain en Egypte à la Coupe d’Afrique des Nations U20. En prélude à cette compétition, les Ecureuils ont entamé leur dernier stage de préparation, ce jeudi 26 janvier à Cotonou.A trois semaines de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations U20 prévue du 19 février au 11 mars 2023 en Egypte, la sélection nationale U20 du Bénin a démarré son dernier stage de préparation, ce jeudi 26 janvier à Cotonou. Pour atteindre ses objectifs, Mathias Déguénon, sélection-neur des Ecureuils U20, a retenu 26 joueurs qui ont effectué leur première séance d’entraînement dans l’après-midi d’hier. Sur les 26 joueurs convoqués, 22 ont répondu à l’appel de l’entraîneur. Le groupe est constitué pour la plupart des joueurs ayant pris part au tournoi Ufoa à Niamey. On retrouve entre autres sur cette liste le gardien de but David Agossa, le défenseur Cyril Aloya, le milieu de terrain Malik Tongui et les attaquants Farid Edou, Rivaldo Alitonou et Samidou Bawa qui ont porté haut l’étendard du Bénin lors de la finale du tournoi de l’Ufoa B contre le Nigeria. A ceux-ci s’ajoutent certains renforts au niveau des compartiments (défense, milieu et attaque). Seul Samadou Attidjikou de Bani Gansè Football club est le néophyte sur cette liste. Convoqué pour la première fois, il aura l’occasion de démontrer lors de cet ultime stage qu’il mérite la confiance du staff technique. Grande révélation du stage des Ecureuils juniors en Afrique du Sud avec à la clé un but contre Mamelodi Sundows, Halid Djankpata d’Everton (Angleterre) ne sera pas au pays des Pharaons pour cause de blessure (six semaines d’indisponibilité). Pour cette dernière étape, Mathias Déguénon et ses poulains ne passeront que deux jours à Cotonou avant de mettre le cap sur le Maroc pour un stage d’acclimatation et des matches amicaux avant de rallier Alexandrie où sera logé le groupe C qui comprend, outre le Bénin, la Tunisie, la Gambie et la Zambie. Faut-il le signaler, le Bénin joue son premier match face à la Zambie le 21 février prochain à 19 h heure locale. Sports 27 janv. 2023


1486 - 3195