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Nouvelles

Législatives 2023/Contentieux électoral: Sept recours rejetés par la Cour constitutionnelle (Méconnaissance des textes électoraux par les partis)
Aucun des recours formulés par les candidats des partis politiques Bloc républicain et Les Démocrates n’a prospéré devant la Cour constitutionnelle. Ainsi en a délibéré le juge du contentieux électoral, dans le cadre des législatives du 8 janvier, au terme de la plénière de ce jeudi 26 janvier, au siège de l’institution à Cotonou.Les requêtes formulées par les candidats des partis politiques Bloc républicain et Les Démocrates ont été toutes rejetées par la Cour constitutionnelle. A l’issue de l’audience plénière, au cours de laquelle les parties ont exposé leurs arguments devant le juge du contentieux électoral, aucune modification n’est apportée aux résultats définitifs des législatives du 8 janvier. L’Union progressiste le Renouveau conserve ses 53 sièges, le Bloc républicain 28 et Les Démocrates repartent également de la Cour, avec 28 sièges. Au total, sept dossiers ont été examinés au cours de cette plénière. De la délibération, il ressort que les requérants ont méconnu les dispositions des articles 92 et 93 du code électoral. En substance, les documents électoraux sont constitués au niveau des postes de vote, et comportent des réclamations et observations éventuelles des représentants des candidats, des listes de candidats ou des partis politiques, ainsi que des réclamations rédigées par les électeurs, s’il y en a. Une copie du procès-verbal et une copie de la feuille de dépouillement sont immédiatement remises aux représentants des candidats ou partis politiques présents. C’est sur la base des observations préalablement mentionnées le jour du scrutin sur lesdits documents que les recours sont formulés devant la Cour constitutionnelle. Mais les requérants n’ont pas tenu rigueur à ces dispositions, et ont procédé à des constats d’huissier des jours après le scrutin. Certains ont exposé des vidéos et photos de supposées fraudes devant le juge du contentieux électoral. Ils n’obtiendront pas gain de cause. Ces preuves ne sont pas recevables. Ainsi, tous les recours formulés, ne se fondant pas sur les dispositions du code électoral et de la loi organique de la Cour en cette matière ont été rejetés. Il s’agit des requêtes formulées par Moussa Rafiou, candidat du parti Ld, pour l’invalidation du siège de l’élu Br, Comlan Benoît Degla, dans la 10e circonscription électorale. Une demande similaire formulée dans la 9e circonscription par Rufin Zomahoun du parti Ld, contre l’élection de Nicaise Kotchami Fagnon de l’Up-r a échoué. Dans la 23e circonscription, le recours en annulation du siège accordé à Armand Gansè du Bloc républicain par Raoul Glessougbé du parti Ld n’a pas prospéré. Les élus Viwagnon Jean M. Zannou et Nestor Noutai de l’Union progressiste le renouveau ont été également mis en cause sans succès dans la 6e circonscription. Deux recours sont enregistrés dans la 11e circonscription et rejetés par la Cour. D’une part, une réformation des résultats définitifs proclamés le jeudi 12 janvier dernier, et l’invalidation du siège de Gisèle Sewadé, élue Up-r, et d’autre part, Emmanuel Golou, candidat Br, a sollicité l’invalidation de l’élection des élus Up-r, Richard Allossohoun et Gisèle Sewadé. Au niveau de la 19e circonscription, la requête de dame Gbèssouvègni Aimée Gnonlonfon, candidate du parti Ld contre l’élection de Cécile Ahouménou, élue Up-R, a échoué.

--------------- Ils ont dit… -------------

Me Ibrahim Salami, conseil des élus de l’Union progressiste le Renouveau

« Nous avons démontré que les allégations ne sont pas des preuves… »

« Des recours sont faits contre les élections de nos candidats. Dans toutes les requêtes qui ont été adressées à la Cour constitutionnelle, des allégations ont été faites et nous avons démontré que ces allégations ne sont pas des preuves légalement admises en droit positif béninois. Les preuves légalement admises dans le droit positif béninois et dans le contentieux constitutionnel béninois ne sont pas des vidéos ou des affirmations, ou même des constats d’huissiers. Ce sont des irrégularités qui sont reconnues comme telles et mentionnées comme telles dans les documents électoraux le jour de l’élection. Toutes les requêtes qui ont été présentées aujourd’hui, n’ont pas respecté cet élément fondamental de procédure et de preuves. Et c’est sur ce terrain que toutes les requêtes ont été rejetées » n ---------------------------------------- Armand Gansè, élu Br de la 23e circonscription :«La Cour vient de rétablir la vérité… »

« La Cour vient de rétablir la vérité. J’avais comme l’impression que mon adversaire a voulu saboter ma victoire. Il a présenté un recours sans aucune preuve. Les sages de la Cour sont là pour trancher selon les preuves à eux soumises. Ce soir, l’émotion qui m’étreint est grande. Je voudrais rendre un hommage mérité à la Haute juridiction qui a tranché en toute impartialité. J’ai noté également que la Cour constitutionnelle est un champ de débat technique sur la base de supports juridiques. Je voudrais aussi féliciter les populations de la 23e circonscription qui ont voulu porter leur choix sur ma modeste personne. Je ne vais pas les décevoir. Nous allons rester dans la dynamique du gouvernement, en tant que député de la mouvance, afin que les zones qui manquent d’eau, de routes et autres besoins soient comblées ». ----------------------------------------

Gisèle Sèwadé, élu Up-R de la 11e circonscription électorale

« Le droit électoral a été dit » « Le recours dont nous avons fait objet a été rejeté par la Cour constitutionnelle. Le droit électoral a été dit. Je voudrais saluer toute la chaîne institutionnelle impliquée dans l’organisation des élections, jusqu’au règlement du contentieux électoral, pour la qualité du travail abattu pour des élections libres, crédibles et transparentes. Nous remercions nos mandants, les militants de l’Union progressiste le Renouveau et surtout les populations d’Aplahoué, de Djakotomey et Klouékanmè pour cette adhésion claire à notre vision. Il faut maintenant qu’ensemble, au-delà de nos divergences, nous nous mettions au travail pour la construction de notre nation ». ----------------------------------------

Cécile Ahouménou, élue Up-R de la 19e circonscription électorale « Au bout des chemins tumultueux, il y a toujours la lumière… »

«La Cour constitutionnelle a rendu son verdict. Je n’ai qu’une phrase. Au bout des chemins tumultueux, il y a toujours la lumière ». Propos recueillis : Arnaud DOUMANHOUN
Actualités 27 janv. 2023


Echange de vœux à l’Assemblée nationale: Le bilan de la 8e législature au peigne fin
Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou et ses collègues députés de la 8e législature ont échangé les vœux de nouvel an, ce jeudi 26 janvier au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Occasion pour eux de saluer le bilan de leur mandature qui arrive à terme le 11 février prochain.« Au cours des quatre années que nous avons passé ensemble, nous avons pu jouer notre partition dans le processus de développement de notre cher et beau pays, le Bénin. Ainsi, sur le plan législatif, plusieurs lois à fort impact social, politique et économique ont été adoptées. On note une centaine de textes de lois votés dont la plupart touchent les secteurs vitaux de notre nation ou permettent au gouvernement de disposer de ressources nécessaires à la mise en œuvre de son programme d’action. A ces lois, s’ajoutent d’autres relatives aux finances et aux accords de crédits, de conventions et protocoles signés entre l’Etat béninois et ses partenaires internationaux». C’est en ces termes que le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Robert Gbian, a planté, au nom de tous les députés, le décor de son message de présentation de vœux de nouvel an au numéro 1 du Parlement, Louis Vlavonou ainsi qu’à toute sa famille. Selon lui, sans aucun doute, la 8e législature s’est démarquée par son total soutien aux réformes entreprises par le gouvernement du président Patrice Talon. Les instruments juridiques nécessaires aux réformes et la mise à disposition des ressources financières y afférentes ont été aussi accordés. Robert Gbian n’oublie pas les actes posés dans le cadre du contrôle de l’action gouvernementale et de la diplomatie parlementaire. Le premier vice-président de l’Assemblée nationale se dit fier du bilan de la 8e législature. Il se réjouit de ce que la qualité du travail a été reconnue par le chef de l’Etat, lui-même, qui l’a souligné à maintes reprises notamment le 12 janvier dernier à l’occasion de la cérémonie de présentation des vœux de nouvel an aux institutions de la République.

Place à la 9e législature

« J'ai eu de la peine à contenir mon émotion en écoutant les propos très touchants que le chef de l'État a rendus à notre législature à l'occasion de la cérémonie de présentation des vœux de nouvel an des présidents des institutions de la République du Bénin. Pour ma part, j'estime humblement que ce mérite revient plutôt à nous tous, car ce fut, en réalité, une œuvre collégiale et collective ; je n'en fus, de ce point de vue, que le chef d’orchestre », a dit le président Louis Vlavonou. Il a félicité tous les députés de la 8e législature de façon générale pour leur assiduité, leurs riches contributions lors des travaux en commission ou au cours des débats en plénière. « C'est en effet à tout cela, et aussi à bien d'autres facteurs encore, comme l'esprit de responsabilité et de tolérance par exemple, qui ont caractérisé les uns et les autres, que nous devons l'immense travail législatif que nous avons pu accomplir ensemble et opérer les diverses réformes qui améliorent progressivement et notablement la gouvernance de l'institution parlementaire», a ajouté Louis Vlavonou. Il a par ailleurs eu une pensée particulière pour ceux qui, pour une raison ou une autre, ne seront pas dans la barque de la 9e législature. Le président de l’Assemblée nationale a enfin rappelé à l’intention de ceux qui ont bénéficié du renouvellement de la confiance des électeurs qu’ils ont une lourde responsabilité devant l'histoire après leur installation le dimanche 12 février prochain.
Actualités 27 janv. 2023


Démocratie, État de droit, respect des principes constitutionnels en Afrique: Le message du mouvement citoyen ‘’Tournons la page’’
L’assemblée générale du mouvement citoyen ‘’Tournons la page (Tlp)’’ tenue du 23 au 26 janvier à Cotonou a été l’occasion pour les acteurs venus des quatre coins du monde de renouveler leur engagement en faveur de la démocratie, de l’État de droit, de l’égalité de tous devant la loi. Il s’agit aussi d’appeler tous les dirigeants africains à ouvrir l’espace civique en vue de garantir la stabilité sociale et l’épanouissement des populations.Pas de démocratie sans alternance. C’est le point de vue du mouvement citoyen ‘’Tournons la page’’. Dans une déclaration rendue publique à l’issue de leur assemblée générale tenue du 23 au 26 janvier dernier à Cotonou, les membres venus d’Afrique, d’Europe, d’Amérique et du Moyen-Orient dont les représentants des coalitions nationales, des coalitions aspirant à l’adhésion, des organisations partenaires ainsi que des partenaires techniques et financiers regrettent que dans de nombreux pays représentés, il persiste d’énormes défis quant à l’alternance démocratique, l’État de droit, le respect des principes constitutionnels et des droits humains. Par la voix de son président, Marc Ona Essangui, le mouvement condamne aussi la restriction grandissante de l’espace civique et toutes les conséquences que cette situation entraîne sur la vie des citoyens. Le président de Tlp souligne que ces pratiques dissuasives et répressives ne vont ni les décourager, ni les empêcher de continuer leur lutte citoyenne en faveur de la démocratie, l’État de droit, du respect des principes constitutionnels ainsi que l’égalité des citoyens devant la loi.

Inclusion

Dans de nombreux pays, précise Marc Ona Essangui, les citoyens ne sont pas égaux devant la loi. A l’en croire, des pratiques de discriminations basées sur l’appartenance politique sont devenues monnaie courante et créent des frustrations de toutes sortes. En vue de pérenniser le réseau Tlp et de le rendre en adéquation avec les réalités de leurs contextes d’actions, les membres s’engagent à l’inclusion progressive et effective des jeunes et des femmes dans toutes ses structures et plus particulièrement dans les instances de prise de décision. Ils expriment leur fierté d’accueillir les nouvelles coalitions de ‘’Tournons la page’’ au Bénin, au Malawi, au Mali et en Ouganda et restent convaincus que leur adhésion renforcera le réseau et vice versa.
Actualités 27 janv. 2023


Conseil de l’Entente: Un sommet des chefs d’Etat annoncé à Lomé
Au terme de l’audience que lui a accordée le chef de l’Etat au palais de la Marina, mercredi 25 janvier, le secrétaire exécutif du Conseil de l’Entente a annoncé la tenue prochaine d’un sommet de l’institution à Lomé au Togo. Marcel Amon-Tanoh a aussi abordé avec le président Patrice Talon en présence d’Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, les actions menées pour la dynamisation de l’organisation.Les chefs d’Etat des pays membres du Conseil de l’Entente se retrouveront dans les semaines à venir pour tenir un sommet à Lomé au Togo. C’est la principale information portée à la connaissance du public par l’Ivoirien Marcel Amon-Tanoh, premier responsable exécutif de la plus ancienne organisation d’intégration régionale africaine. Ce sont ces assises qui sont habilitées, entre autres, à définir les orientations politiques de l’organisation. Le secrétaire exécutif du Conseil de l’Entente reprécise l’objectif des actions de l’organisation qui prend actuellement un nouvel envol. Il s’agit, fait-il savoir, de « faire en sorte que cet instrument soit une organisation essentiellement politique chargée de la concertation des chefs d’Etat sur les grandes questions sous-régionales, nationales, continentales et internationales ». Avant cette rencontre des chefs d’Etat du Bénin, du Burkina Faso, du Niger, du Togo et de la Côte d’Ivoire, la dynamisation amorcée depuis la nomination du nouveau secrétaire exécutif sera poursuivie. D’ailleurs, informe Marcel Amon-Tanoh, le point des actions déjà menées a été fait au président Patrice Talon. Ce qui a permis de recueillir ses conseils et orientations. Toutes choses qui rassurent que l’organisation créée depuis plusieurs décennies a amorcé une cure de jouvence. « Le Conseil de l’Entente se porte plutôt bien dans la mesure où les personnalités et organisations qui n’entendaient pas parler de lui ou ne savaient pas qu’il existait toujours le savent maintenant. Celles qui savaient que le Conseil de l’Entente existait mais se posaient des questions sur ce qu’il faisait en sont désormais informés », soutient le secrétaire exécutif de l’organisation. C’est la deuxième fois que Marcel Amon-Tanoh est reçu en audience par le président Patrice Talon depuis sa nomination. En mai dernier, il était au palais de la Marina où il a exprimé au maître des lieux sa gratitude pour le soutien à la proposition de sa nomination par le président ivoirien. A cette occasion, il rappelait l’importance de ce creuset sous-régional. « Le Conseil de l'Entente, c’est cinq États sur huit de l’Uemoa. C’est 1/3 de la Cedeao », soutenait-il avant de souligner qu’une concertation permanente des chefs d'État redonnerait au Conseil de l'Entente la force et la vigueur qu’elle a perdues. « Le président Talon partage tout à fait cette vision et nous a encouragé à aller de l’avant, à initier les réformes qui vont permettre à cette organisation de redémarrer. Il nous a assuré de tout son soutien dans la mise en œuvre de ces réformes », avait déclaré Marcel Amon-Tanoh au sortir de cette première audience. Il faut rappeler qu’avant d’être nommé à ce poste, Marcel Amon-Tanoh a été ministre des Affaires étrangères de la République de Côte d'Ivoire. Il a pris officiellement fonction en tant que secrétaire exécutif du Conseil de l'Entente le 4 janvier 2022. Actualités 27 janv. 2023


Amélioration du taux de pénétration Internet: Aurélie Adam Soulé Zomarou exhorte les fournisseurs d’accès
Face aux ambitions du gouvernement pour l’amélioration du taux de pénétration internet au Bénin, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, s’est entretenue, ce jeudi 26 janvier à Cotonou, avec les fournisseurs d’accès internet (Fai) agréés. Au cours de cette rencontre, il a été question non seulement d’écouter les acteurs de l’écosystème mais aussi de réfléchir afin de relever le défi d’un Bénin où l’accès à internet pour tous est une réalité.Analyser et réfléchir sur la situation des fournisseurs d’accès internet (Fai) afin de leur permettre d’offrir aux populations un service à la hauteur des ambitions du gouvernement. C’est l’objectif de la rencontre d’échanges entre Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation et les Fai agréés, ce jeudi 26 janvier à Cotonou. C’est l’occasion pour la ministre de tutelle de rappeler les investissements importants consentis par le gouvernement du président Patrice Talon en matière de déploiement des infrastructures et des usages numériques depuis 2016. «Aujourd'hui, l'État béninois a offert les conditions nécessaires à l'essor de la connectivité à internet et nous ambitionnons que l'accès à internet ne soit plus un problème dans notre pays », a-t-elle déclaré. Selon elle, les fournisseurs d’accès internet constituent dans l’écosystème du numérique des acteurs importants sans qui le gouvernement ne peut atteindre son objectif dans le cadre de l’amélioration du taux de pénétration internet. « Vous êtes les instruments de la mise en œuvre de la politique du gouvernement en matière du numérique », a-t-elle poursuivi. Vu que les attentes peinent à être comblées malgré la présence d’acteurs de poids sur le marché et en dépit des efforts déployés par le gouvernement dans le secteur, Aurélie Adam Soulé Zoumarou a invité tous les Fai à relever le défi pour un Bénin numérique où l’accès à internet est une réalité pour toutes les couches de la population. [caption id="attachment_92330" align="alignnone" width="470"] Le parterre des fournisseurs d’accès internet lors de la séance[/caption]

Pour un secteur plus rayonnant

Au regard des sujets abordés par les Fai, elle les a rassurés qu’un plan d’actions sera mis en place en synergie avec l’Autorité de régulation des Communications électroniques et de la Poste afin de contribuer à l’avancement du secteur. «Je prends l'engagement que vos préoccupations seront abordées pour trouver des solutions et parvenir dans les prochains mois à une situation plus conforme aux attentes du secteur », a-t-elle conclu. Heureux du bon déroulement de cette séance qui a permis de passer en revue les forces et les faiblesses du secteur des Fai, Flavien Bachabi, président de l’Autorité de régulation des Communications électroniques et de la Poste (Arcep Bénin) a salué cette initiative de la ministre du Numérique et de la Digitalisation avant d’exhorter les Fai à plus d’efficacité. «Cette rencontre est la preuve que votre secteur constitue une priorité pour le gouvernement qui est préoccupé par son rayonnement», a-t-il indiqué. Déplorant le manque d’initiatives de certains Fai, il a réitéré la volonté de l’Arcep de contribuer à la dynamisation de ce secteur. Abordant les questions relatives aux difficultés avec les entités étatiques notamment la Société béninoise des Infrastructures numériques (Sbin), à la mutualisation des infrastructures, aux disparités des tarifs et autres, Marc-André Loko, directeur général de l’Agence des Systèmes d’information et du Numérique, pense que le gouvernement dispose du meilleur dispositif pour répondre aux besoins des Fai. « Nous avons le dispositif pour aller beaucoup plus vers des marges d'exploitation qui vous permettront d'opérer facilement », a-t-il rassuré. Pour lui, la question du taux de pénétration de l’internet dans les différentes régions du pays est un enjeu majeur pour le gouvernement disposé à travailler avec tous les acteurs. Au terme de la séance, Robert Aouad, directeur général d’Isocel Telecom, se dit satisfait de cette séance qui leur a permis de partager leurs difficultés avec les autorités. « C’est une opportunité pour nous permettre de poser nos problèmes afin d’aider le gouvernement à atteindre ses objectifs », a-t-il déclaré avant de réitérer sa disponibilité à accompagner le gouvernement dans son ambition. Abondant dans le même sens, Carl Aniambossou de Sud Télécom Solutions se dit prêt à impacter davantage le secteur. « Nous sommes disponibles à travailler avec l’Etat pour trouver des solutions idoines en vue de l’amélioration du taux de pénétration internet», a-t-il promis n
Actualités 27 janv. 2023


Nutrition et sécurité alimentaire: Le moringa, un allié du porteur du Vih
Le Vih attaque le système immunitaire et influence l’apport, l’absorption et l’utilisation de nutriments. Mais les feuilles de Moringa peuvent être utiles dans ce cas, selon les travaux de Dr Odile Soudonou.Les porteurs du Vih/Sida devraient faire de la poudre de feuilles de Moringa oleifera un allié. Du moins, si l’on s’en tient aux résultats des travaux menés sur « l’Impact de la prise quotidienne de poudre de la feuille de Moringa oleifera sur le statut immuno-biologique et nutritionnel des personnes âgées de 18 ans et plus vivant avec le Vih Sida à l’Hôpital Notre Dame des Apôtres Maingara de Sarh/Tchad ». L’auteure de l’étude, Dr Odile Soudonou, une religieuse béninoise, est convaincue de ses vertus. « La poudre de feuilles de Moringa Oleifera offre d’énormes avantages dans la récupération nutritionnelle (gain de poids), la stabilisation ou le gain de lymphocytes contribuant ainsi au bien-être des Pvvih », fait-elle remarquer. En réalité, s’il est aujourd’hui possible de prolonger la durée de vie des Pvvih avec des médicaments antirétroviraux, il faut reconnaître que la nutrition est un facteur clé pour ralentir la progression de la maladie et prolonger la durée de vie. Cependant, il y a une autre équation à résoudre, l’accès à moindre coût aux ressources végétales riches en protéines et en micronutriments pour faire face aux carences nutritionnelles. Et c’est là que la feuille de moringa entre en jeu pour constituer un complément alimentaire pour les sujets dénutris. Car, selon plusieurs études, elle est riche en protéines, vitamines (A, B, C, E) et sels minéraux (Ca, K, Mg, P, fer, Zn, Se, Cu, Mn, Na, Cl).

Intérêts

Néanmoins, la science n’a pas encore tout dit sur les vertus de cette plante. Dr Odile Soudonou s’est rendu compte que malgré tous les travaux réalisés sur cette espèce, on manquait de données épidémiologiques pour déterminer les effets exacts de l’utilisation de ses feuilles sur certains paramètres biologiques. C’est alors que la chercheuse du Laboratoire de Biomembrane et de signalisation cellulaire (Lbsc) de l’Université d’Abomey-Calavi a décidé de creuser davantage. «Il s’agit d’une étude prospective. Elle a duré six mois et a pour but d’évaluer l’état général des patients en observant le fonctionnement de certains organes clés (glandes thyroïdes et foie), puis leur métabolisme lipidique et protéique, et enfin le dosage des IgE », souligne la chercheuse.

Nette progression

Les résultats sont édifiants. Il y a eu une récupération nutritionnelle de 52,97 % pour les groupes supplémentés en poudre de feuille de Moringa oleifera contre 20,23 % pour la farine enrichie. Cette nette progression serait due à l’apport en protéines et micronutriments de cet alicament permettant de lutter contre les troubles métaboliques et le stress oxydatif. « Ces micronutriments (vitamines, Mg, phycocyanine) ont des propriétés immunostimulantes qui permettraient un gain ou une stabilisation du nombre de lymphocytes Tcd4 dans les groupes supplémentés en poudre de feuille de Moringa oleifera », dévoile Sœur Odile Soudonou. Pour en arriver là, chaque patient du groupe A recevait 15g/jr de la poudre de feuille de Moringa oleifera. Ceux du groupe B recevaient la même quantité de farine enrichie. Les patients ont également bénéficié d’un suivi clinique avec la mesure des paramètres anthropométriques et biologiques (Nfs, lymphocytes Tcd4, transaminases, créatinine et albumine) à l’inclusion et après six mois. La supplémentation facilite donc la récupération nutritionnelle des patients vivant avec le Vih. « L’amélioration de l’état nutritionnel est indiquée chez les patients positifs par l’augmentation des taux sériques de l’albumine. Cette protéine est essentiellement synthétisée par le foie et positivement corrélée aux paramètres anthropométriques». L’autre bonne nouvelle est que la poudre de M. oleifera n’a pas provoqué de perturbation de la fonction rénale.
Santé 27 janv. 2023


Délégation au contrôle et à l’éthique dans l’Enseignement supérieur: Les membres désignés
La défaillance des enseignants des universités publiques et privées, le harcèlement et l’injustice envers certains étudiants et autres maux déplorés sur les campus universitaires trouvent un remède adéquat. Les membres de la Délégation au contrôle et à l’éthique dans l’Enseignement supérieur ont été nommés en Conseil des ministres, ce mercredi 25 janvier, conformément à la législation en vigueur.C’est le professeur Epiphane Sohouénou, fort de la quarantaine d’années qu’il passe dans le milieu universitaire en tant qu’enseignant et de la probité qui lui est reconnue par nombre de ses collègues qui a la charge de conduire la Délégation au contrôle et à l’éthique dans l’Enseignement supérieur. A ses côtés, il y aura des personnalités de renom comme Cyrille Gougbédji, le professeur Norbert Hounkonnou, l’enseignante-chercheure Rose Fiamohè, l’expert-consultant Jules Dégila, le gynécologue-obstétricien René Xavier Perrin et l’universitaire Kpé Fo-Koku Kpogo. Ces sept membres dont la structure est placée sous la tutelle du Conseil national de l’Education deviennent comme les gardiens de la morale et du respect des normes dans les hauts lieux du savoir sur toute l’étendue du territoire national. Cette structure est mise en place à la présidence de la République pour veiller au respect de la déontologie et l’éthique dans l’exercice de la profession d’enseignant du Supérieur. Selon le décret n°2022-149 du 2 mars 2022 portant attributions, organisation et fonctionnement de l’Organe national de contrôle et d’éthique dans l’Enseignement supérieur, cette structure qui constitue une des actions prévues par le Programme d’action du gouvernement (Pag) 2021-2026 pour la poursuite de la restructuration du système éducatif béninois, assure l’évaluation de la qualité des enseignements, contribue à l’évaluation des activités pédagogiques et scientifiques à tous les niveaux et veille à l’actualisation des curricula de formation, des techniques et méthodes d’enseignement et de formation par des missions d’expertise. Les prérogatives du nouvel organe s’étendent à la gouvernance administrative du personnel enseignant. En effet, il supervise la conception, la gestion et le contrôle du Fichier national des aspirants à l’Enseignement supérieur.

Des modèles reconnus

Les membres désignés pour siéger au sein de la Délégation au contrôle et à l’éthique dans l’Enseignement supérieur ont été choisis par différentes institutions. Installés, ils travailleront selon l’article 9 du décret sous la coordination de la personnalité désignée par le président de la République. Celle-ci portera désormais le titre de délégué général et aura à sa disposition un secrétariat administratif qui est chargé du traitement des courriers, de la gestion des matériels et des stocks de fournitures de l’organe. « Le secrétaire administratif est nommé par arrêté du ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence de la République, parmi les agents de la catégorie A3 au moins et ayant au moins cinq années d’expérience professionnelle, ou de niveau équivalent s’il est désigné en dehors de la Fonction publique», précise le même décret. Dans son fonctionnement, l’organe effectue un contrôle pédagogique trimestriel de chaque enseignant et transmet simultanément le rapport au ministre chargé de l’Enseignement supérieur et au Conseil national de l’Education.
Actualités 26 janv. 2023


Marcel Amon-Tamon, secrétaire exécutif du Conseil de l’Entente: « Le Bénin est un acteur important… »
Le secrétaire exécutif du Conseil de l’Entente a été reçu en audience, mardi 24 janvier, par le ministre béninois des Affaires étrangères et de la Coopération. Les deux personnalités ont échangé sur des sujets ayant pour but la dynamisation de la plus vieille institution d’intégration régionale dans laquelle le Bénin, membre fondateur, a toujours joué un rôle important. Avant d’être nommé secrétaire exécutif du Conseil de l’entente, l’Ivoirien Marcel Amon-Tamon a été le chef de la diplomatie de son pays. C’est donc un frère, un ami mais surtout un ancien collègue qu’a reçu le ministre Aurélien Agbénonci en son cabinet, ce mardi 24 janvier. La vie de l’institution d’intégration régionale, constituée par le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Togo et le Niger était au cœur des discussions. Fort d’une soixantaine d’années d’existence, le Conseil de l’Entente se lance dans une nouvelle dynamique que porte Marcel Amon-Tamon. « Avec le président de la République, nous avions parcouru les grandes lignes et recueilli ses avis, ses conseils et ses orientations. Et avec le ministre, nous sommes allés dans les détails pour voir comment continuer la redynamisation et le repositionnement de cette institution », a expliqué le secrétaire exécutif du Conseil de l’entente. Puis il décerne un satisfecit au Bénin pour le rôle qu’il a joué depuis la mise en place de l’organisation dont il est d’ailleurs un membre fondateur. « C’est un instrument important de la coopération politique des chefs d’Etat, de concertation et de solidarité. Le Bénin est un acteur important et membre fondateur. Et je sais que l’appui du Bénin est déterminant et sera très apprécié de nous-mêmes », a-t-il poursuivi. « Le Bénin a été toujours reconnu comme un acteur actif au sein de cette organisation. Nous nous sommes revus pour passer en revue la situation de cette organisation et voir ce qui est attendu de notre pays et si nous jouons bien notre partition en tant que membre fondateur», a expliqué le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération avant de faire savoir qu’il se réjouit de ce que le secrétaire exécutif soit heureux de la qualité des ressources humaines béninoises qui sont dans l’équipe et des ambitions de son ancien collègue. « Je me suis réjoui aussi de ce qu’il a un programme ambitieux et qu’il a voulu continuer voire amplifier le programme, immobilier de l’organisation mais aussi le moderniser. Il a aussi voulu ouvrir de nouveaux chantiers ; j’ai bon espoir que l’organisation est en de bonnes mains », a indiqué Aurélien Agbénonci, levant ainsi un coin de voile sur la teneur des nouveaux chantiers du Conseil de l’entente qui amorce une cure de jouvence. Actualités 25 janv. 2023


Législatives 2023/ Recours après les résultats: La société civile appelle à la retenue et à la sagesse
Une mission conjointe du Centre africain des relations internationales et stratégiques et de la Plateforme des Ong africaines pour la promotion de la démocratie et de la bonne gouvernance a invité les acteurs politiques à œuvrer pour la cohésion sociale. C’était à la faveur de la remise officielle de son rapport à la Cour constitutionnelle, ce lundi 23 janvier à Cotonou. Maintien d’un climat de paix post-scrutin. C’est une préoccupation des observateurs de la Société civile. Ils l’ont fait savoir au terme de leurs échanges avec le président de la Cour constitutionnelle, juge du contentieux électoral. La mission conjointe du Centre africain des relations internationales et stratégiques et de la Plateforme des Ong africaines pour la promotion de la démocratie et de la bonne gouvernance, a appelé les parties prenantes au processus ayant conduit à l’élection des députés de la 9e législature à préserver la cohésion sociale. « La Cour constitutionnelle a proclamé les résultats définitifs des législatives du 8 janvier, mais certaines formations politiques ayant participé au scrutin ont estimé qu’il y a lieu de faire quelques recours que la juridiction s’attèle à vider », a déclaré Paul Caves, chef de la mission. Il va insister sur la compétence et la capacité de la Haute juridiction composée des sachants à trancher. « Ce sont des pratiquants mieux outillés et ils sauront comment évacuer tous les recours. Nous appelons toute la classe politique béninoise à la retenue et à la sagesse. Les élections qui se sont déroulées, nous paraissent être crédibles puisqu’elles étaient inclusives », a exhorté le chef de la mission conjointe du Centre africain des relations internationales et stratégiques et de la Plateforme des Ong africaines pour la promotion de la démocratie et de la bonne gouvernance. La délégation a aussi appelé à un dialogue permanent aux fins de conjurer à jamais les germes de la division, sources de tension dans les Etats. A en croire Paul Caves, les Etats africains ont pour la plupart une jeune démocratie mais agissante qu’il faut œuvrer à préserver. Ainsi, ces acteurs venus de la Mauritanie, du Togo, de la Côte d’Ivoire et du Mali ont exprimé leur souhait de voir maintenu le climat de paix qui a prévalu dans le cadre des législatives du 8 janvier 2023. Au siège de la Cour constitutionnelle, ce lundi 23 janvier à Cotonou, ils ont transmis au président Amouda Razaki, le rapport définitif de leur mission, et se sont renseignés sur la suite du processus notamment en ce qui concerne les recours déposés sur la table des sages. « Après le scrutin, nous devons transmettre de façon symbolique et officielle notre rapport définitif englobant tout le processus en terre béninoise. Le président nous a écoutés et édifiés. En ce qui concerne les acteurs politiques ayant pris part à ces élections, nous pensons qu’il faut dialoguer en toutes circonstances. C’est en dialoguant qu’on trouve des solutions aux problèmes », a conclu Paul Caves. Actualités 25 janv. 2023


Entretien avec l’ancien ministre sénégalais Youssou N’Dour: « Le leadership du président Talon a complètement changé la donne au Bénin »
De passage à Cotonou où il s’est montré très admiratif des changements et avancées que le Bénin connaît, l’ancien ministre sénégalais et artiste de renommée internationale Youssou N’Dour s’est prononcé sur les projets culturels et touristiques du pays et la partition qui sera la sienne.La Nation : Vous parliez dès votre arrivée à Cotonou de changements importants. Qu’est ce qui a changé dans cette ville ? Youssou N’Dour : Ce sont d’abord les infrastructures et en même temps beaucoup d’autres choses. Cela fait dix ans que je ne suis pas venu, mais j’ai observé que la ville est en train d’être transformée, ainsi que le pays et je crois que c’est l’arrivée du président Patrice Talon avec son leadership qui a complètement changé la donne. En tant qu'ancien ministre du secteur, comment se porte, selon-vous, le secteur des arts et de la culture en général en Afrique? Le secteur des arts et de la culture se porte bien dans chaque pays. Ce qui est dommage c’est qu’il n’y a pas une harmonisation des politiques culturelles parce que si au Bénin, il y a une politique qui n’est pas en phase avec le voisin togolais, sur les droits d’auteurs on a des problèmes. Je pense qu’on gagnerait à harmoniser les politiques culturelles, à harmoniser les lois pour protéger les créateurs, à faire des politiques qui soient synergiques par rapport à la culture parce que cela nous manque. Vous allez au Libéria par exemple, les lois de ce pays ne sont pas conformes à celles du Bénin, de la Mauritanie ou du Sénégal, c’est le même constat. Donc il y a lieu aujourd’hui, autour de nos organisations comme la Cedeao, l’Union africaine, d’harmoniser les politiques culturelles. Si on y parvient, ce sera plus facile pour nous. Le Bénin fait du tourisme un pilier fort de son développement. Qu’en pense l’ancien ministre du Tourisme du Sénégal ? C’est une très bonne idée. Déjà, la destination, elle est lancée mais pour cela, il faut des éléments. Les gens ne viennent pas juste comme ça pour occuper vos chambres d’hôtels. On vient pour un évènement et après on loue une chambre. Je pense que c’est très bien vu, il y a des évènements qui se préparent, des évènements qui attirent, des histoires qu’on remet sur la scène et c’est cela qui va davantage attirer les touristes avant qu’ils ne viennent fréquenter les hôtels. C’est dans ce cadre-là d’ailleurs que j’ai rencontré le chef de l’Etat béninois et nous avons échangé. Je l’ai encouragé pour tout ce qu’il entreprend dans le secteur et je suis prêt à accompagner le pays sur ses projets relatifs à la culture pour attirer assez de gens vers la destination Bénin. Qu’est-ce que vous suggérez au regard de la vision du chef de l’Etat béninois pour ces secteurs ? C’est tellement énorme le secteur de la culture que même avec tout ce qui se fait, il manque des choses qu’il faut ajouter. Je ne veux pas ici dire publiquement ce que nous allons faire ou ce que nous prévoyons de faire. Il y a des voix beaucoup plus autorisées mais nous pensons que nous pouvons compléter ce package du programme culturel qui est conduit sous le leadership du président Patrice Talon. Nous avons eu des discussions et nous allons apporter un peu, au même titre que d’autres qui apporteront aussi du leur parce que la culture est énorme. L’histoire du Bénin est énorme de même que les industries créatives. Comment concevez-vous le financement de la culture par les pouvoirs publics ? D’abord il faut regarder les politiques qui ont été là seulement pour perfuser le secteur de la culture. On ne peut plus parler de ces politiques. Nous devons parler plutôt du développement. Ce sont des plaidoyers par nos dirigeants et par nous-mêmes qui vont faire que nous allons injecter beaucoup d’argent. Je vois une volonté s’afficher de plus en plus. Récemment j’ai entendu Exim Bank et la Banque africaine de développement dire croire en la culture et qu’elles vont mettre plus de moyens et je pense que ces moyens-là doivent trouver des projets et c’est pour cela qu’on fait des plaidoyers. Pour que les acteurs culturels puissent préparer des projets, pour que ces financements-là soient abordés, parce que la culture est non seulement créateur de richesse, mais règle aussi le grand problème que nous avons ici en Afrique, le problème de l’emploi. Comment parvenir à installer des industries culturelles sur le continent ? Déjà il ne faut pas dire qu’il n’y a rien. Aujourd’hui vous allez au Nigeria, il y a 2500 films qui se font chaque année. Les gens commencent à produire beaucoup dans la musique. Aujourd’hui la musique urbaine africaine est détenue par les Africains. Il y a des enregistrements, des concerts un peu partout, de la consommation même au-delà du continent. Je crois sincèrement qu’il nous faut aussi une volonté politique aujourd’hui. Il faut que nos responsables et dirigeants mettent l’accent sur la culture. Cela va créer beaucoup d’emplois et régler beaucoup de problèmes. Que pensez-vous de l'impact du digital sur l'industrie musicale ? Effectivement la vente physique n’existe presque plus. Il faut transformer tout cela au niveau digital. Il y a des maisons de disques qui ne sont pas à la portée de tout le monde, il faut éduquer notre public et les mélomanes à comprendre que le Cd n’existe plus, mais cela ne veut pas dire que le digital est gratuit. Par mon téléphone, je peux recevoir la musique de mon artiste préféré ou la musique que j’aime, mais cela doit devenir payant. Il faut que la volonté politique des Etats puisse passer sur les instruments digitaux un pourcentage qui reviendrait à la musique parce que c’est à partir de cet instrument que les gens reçoivent la musique. Donc on peut le taxer par un pourcentage qui revient aux ayants droit et éduquer nos populations à acheter au niveau digital ce qu’elle achetaient physiquement. C’est un peu lent aujourd’hui, ce n’est pas encore le niveau que nous avions avec le physique. Il faut que nous ayons en Afrique des boites qui fassent des streamings, qui parlent aux populations. Il faut que le public achète et pour que le public achète, il faut qu’il compare ce qu’il reçoit aujourd’hui à ce qu’il achetait physiquement. Vous avez rencontré des artistes béninois au cours de votre bref séjour. Des projets sont-ils en vue avec eux ? Chacun déjà magnifie le fait qu’on se retrouve ici. Nous discutons. Chacun a son projet. Dans le cadre de la musique par exemple il y a des chansons à faire. C’étaient des rencontres sympathiques et très conviviales. Comme je vais venir très souvent maintenant, je pense qu’il y aura des choses qui vont se faire. Je n’aime pas trop les annonces mais il y a beaucoup de choses qui se préparent. On peut donc espérer des collaborations avec des artistes béninois ?

Laissez-moi vous dire que c’est en vue.

Votre carrière est un peu en berne aujourd’hui, pourrait-on dire !

Je continue de travailler. Depuis que j’ai quitté mes fonctions de ministre de la Culture, disons depuis que j’ai quitté le département pour être au poste de ministre-conseiller, j’ai un peu plus de temps, donc j’ai la possibilité de faire mes tournées, je travaille sur des albums parce que j’ai du temps. [caption id="attachment_92276" align="alignnone" width="296"] La star sénégalaise se dit confiante de l'évolution...[/caption]

On a l’impression que vous êtes plus dans la politique et le social aujourd’hui !

C’est peut-être sur le continent que je n’ai pas beaucoup tourné sinon les deux dernières années, j’ai fait pas mal de concerts à l’international ; là je viens de boucler une tournée de sept mois en Amérique et en Europe et d’ici un mois nous commençons une nouvelle tournée en Australie. C’est vrai qu’en Afrique il y a longtemps que je n’ai pas joué. Bientôt sur scène par ici ? En tout cas, je viendrai jouer bientôt à Cotonou. Où est passé le Youssou N’Dour qui avait rempli le stade de Dakar pour exiger la libération de Mandela ? Nous sommes toujours là. Nous exigeons toujours des choses. Par rapport à la musique, nous faisons des plaidoyers et nous continuerons à faire beaucoup de choses dans le cadre du social. Il y a aussi que des évènements qui se passent ne sont pas toujours des évènements qui demandent une mobilisation comme celle qu’on avait eue pour la libération de Mandela. Mais nous sommes là, vigilants, veillant à ce que les choses se passent bien en Afrique. On apprend que vous serez désormais régulier à Cotonou. Qu’est-ce qui vous y amènera ? C’est tout le projet culturel du Bénin qui va m’amener souvent ici. Nous sommes sur une très bonne voie pour faire de très grandes et bonnes choses. Qui est Youssou N’Dour ? A l'état civil Youssou Madjiguène N'Dour, Youssou N’Dour, artiste, auteur-compositeur-interprète, musicien et homme politique sénégalais est né le 1er octobre 1959 à Dakar. Aîné de sa famille, il est de confession musulmane, membre de la confrérie mouride du Sénégal. Il commence adolescent à chanter dans les fêtes de famille. Sa carrière démarre à l'âge de 19 ans avec le groupe Étoile de Dakar. Le producteur sénégalais Ibrahima Sylla enregistre le premier album avec le groupe au Studio Golden Baobab. Youssou N'Dour acquiert une notoriété au Sénégal et décide en 1979 de fonder son propre orchestre le Super Etoile de Dakar. Surnommé « Roi du mbalax » au Sénégal, chanteur africain de renommée internationale, il est devient patron de presse en 2003 et du groupe Futurs Médias. Ministre de la Culture et du Tourisme du Sénégal à partir du 4 avril 2012 puis ministre du Tourisme et des Loisirs du 29 octobre 2012 au 2 septembre 2013, il sera rattaché au président Macky Sall comme ministre-conseiller. L'une des chansons les plus célèbres de Youssou N'Dour est 7 Seconds en duo avec la chanteuse Neneh Cherry. En 1998, il compose l'hymne pour la phase finale de la Coupe du monde de football de 1998, La Cour des grands, qu'il chante avec Axelle Red. Il est le compositeur de la musique du film d'animation Kirikou et la Sorcière. Youssou N'Dour a reçu de nombreux prix pour sa musique, y compris celui du meilleur artiste africain en 1996 et celui du meilleur artiste africain du siècle en 1999. Le 13 février 2005, il a été récompensé par les Grammy Awards pour son album « Egypt » dans la catégorie meilleur album de musiques du monde et a eu deux disques d’or?
Culture 24 janv. 2023


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