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Nouvelles

Choix du lubrifiant adapté à votre moteur: Le « service prescription » pour mieux assister les clients
A travers le « service prescription », les utilisateurs des lubrifiants ENOC bénéficient gratuitement d’une prestation qui leur permet de connaitre le lubrifiant adapté et recommandé par le constructeur de leur moteur. Les contours de cette nouvelle offre ont été expliqués, ce vendredi 20 janvier 2023, sur un de ses points de vente situé au cœur de la ville de Cotonou.« Service prescription ». C’est la nouvelle offre de la Société Jéhovah Nissi Petroleum SA, société béninoise privée spécialisée depuis 2007 dans la commercialisation des produits pétroliers et dérivés, à ses clients et à tous les utilisateurs de véhicules à moteur. En effet, la performance et la durabilité du moteur de tout véhicule dépendent fondamentalement du lubrifiant utilisé. C’est ce qu’on peut retenir de la démonstration faite à la station JNP de Tripostal aéroport, ce vendredi 20 janvier 2023. Selon la directrice commerciale et marketing adjointe chargée de ce travail d’explication, « il est très important, voire vital pour nos clients, de savoir choisir le lubrifiant adapté à leur moteur ». Mais n’étant pas tous des techniciens formés à cet effet, JNP a créé un service dont elle est l’unique pourvoyeur qui est le « service prescription ». A partir de la carte grise de la voiture, le «service prescription » renseigne le client sur les recommandations du constructeur de son automobile pour le choix du lubrifiant, de l’huile à boîte, du liquide de refroidissement, de la graisse, etc. Ce service gratuit peut être utilisé en envoyant par WhatsApp au (+229) 66 38 78 35, la photo claire de votre carte grise. Mais pour bénéficier de ces prestations, il faut s’abonner à l’utilisation des lubrifiants de la marque Emirates National Oil Company (ENOC). Ces lubrifiants sont fabriqués aux Emirats arabes unis et comptent à leur actif plusieurs certifications des constructeurs automobiles du monde entier. Ces lubrifiants ont le mérite de limiter les frottements et de faciliter l’évacuation des impuretés. Ils contribuent aussi à rallonger la durée de vie de vos moteurs, en les préservant de l’usure et de la corrosion. Les lubrifiants ENOC assurent aussi l’étanchéité et réduisent la température du moteur pour un meilleur rendement. Dans la même veine, ils optimisent le coût d’entretien des véhicules grâce à l’espacement des vidanges, soit de 1 000 à 2 000 km pour les engins à deux roues par exemple. Aussi, ils assurent à eux seuls 35% la fonction de refroidissement du moteur. Forts de leurs ambitions, JNP et les lubrifiants ENOC s’engagent au quotidien et pour l’avenir, dans le développement de gamme de lubrifiants respectueux des normes environnementales et économiques en énergie, permettant la réduction d’émis-sions de CO2. Particuliers, motocyclistes, chauffeurs routiers, trans-porteurs et conducteurs de barques motorisées, adopter les lubrifiants ENOC pour vos engins, c’est assurer la durabilité et la pérennité de votre moteur. Rendez-vous donc dans tous les points de vente JNP n Contactez-nous au (+229) 66 38 78 35 Et suivez-nous sur nos pages sociales TIK TOK / Instagram/ Facebook / YouTube Société 23 janv. 2023


Conduite d’une opération d’envergure de convois logistiques vers le Niger: Bolloré Africa Logistics Bénin confirme son expertise
Une opération de transport d’envergure de convois logistiques hors gabarits d’équipements industriels et des colis lourds de matériels destinés à l’assemblage d’une industrie au Niger est à mettre à l’actif de Bolloré Africa Logistics Bénin.Bolloré Africa Logistics Bénin a mené à bien, du 7 octobre au 15 décembre 2022, une fois encore, une opération de transport d’envergure de convois logistiques hors gabarits d’équipements industriels et des colis lourds de matériels destinés à l’assemblage d’une industrie au Niger. Réceptionnés au Port de Cotonou sur deux navires en provenance de Chine, ces équipements ont été acheminés en toute sécurité et livrés intacts dans les délais impartis grâce au savoir-faire et aux engins appropriés de Bolloré Africa Logistics Bénin, à la satisfaction du client. Pratiquement 1000 tonnes d’équipements industriels hors gabarits et de colis lourds composés de turbines, de broyeuses, de moteurs … réceptionnés par les équipes de Bolloré Africa Logistics Bénin sur deux navires en provenance de Chine à transporter par route en toute sécurité du Bénin au Niger sur une distance cumulée de près de 8000 kilomètres avec des délais de livraison à respecter ; c’est le défi logistique imposé. Pour le relever, trois convois logistiques distincts composés de cinq camions à remorque hydraulique, 12 porte-chars et une douzaine de convois de camions ordinaires chargés de colis légers ont mené à bien cette opération. C’est fort de son expertise dans les domaines du transport multimodal et de la logistique sur mesure, que le client a choisi Bolloré Africa Logistics Bénin pour assurer cette opération de transport exceptionnelle. Ce projet d’envergure a été mené avec les équipes de Bolloré Africa Logistics Bénin spécialisées dans le transport de colis lourds et dans plusieurs autres domaines d’activités (logistique, douanes, manutention…) « Cette opération de transport de plusieurs convois logistiques du port de Cotonou vers Tahoua au Niger et de livraison d’un lot considérable de matériels hors gabarits et de colis légers, a été menée avec succès et a mobilisé le savoir-faire de tous nos experts à chaque étape jusqu’à la livraison finale. Elle traduit notre capacité à mettre en œuvre des solutions et des moyens adaptés grâce à notre expérience de longue date pour répondre efficacement aux défis logistiques complexes sur divers secteurs porteurs comme l’industrie. Menée avec succès, elle confirme le savoir-faire de Bolloré Africa Logistics Bénin et celui de ses équipes pour répondre efficacement aux défis logistiques les plus techniques », a confié Pierre Ngon, directeur général Cluster Bénin-Niger de Bolloré Transport & Logistics. En mobilisant de nombreux collaborateurs issus des différents domaines d’activités du groupe, ce projet a mis en avant la capacité de Bolloré Africa Logistics Bénin à transporter tout type de matériel. Grâce à leur engagement et à leur professionnalisme, Bolloré Africa Logistics Bénin et ses équipes ont une fois de plus, livré intact, en toute sécurité et dans les délais impartis, chaque équipement du convoi logistique à la satisfaction du client.

------------------ À propos de Bolloré Africa Logistics Bénin -------- Bolloré Africa Logistics Bénin est un acteur de référence de la logistique au Bénin et au Niger. Spécialiste de la logistique de « bout en bout », Bolloré Africa Logistics Bénin assure le transport, le stockage, l’entreposage et la livraison des marchandises à partir du Port de Cotonou. Spécialiste de la consignation maritime, commissionnaire agréé en douane, l’entreprise offre à ses clients des solutions maritime et aérienne import/export ainsi que des solutions logistiques sur mesure. Certifié ISO 9001-2015, Bolloré Africa Logistics au Bénin et au Niger emploie aujourd’hui près de 350 personnes et mène des actions en faveur des populations locales en partenariat avec des ONG.

Société 23 janv. 2023


Prof Mahouton Norbert Hounkonnou, mathématicien et physicien: Portrait d’un savant contemporain
En 2022, Professeur Norbert Hounkonnou a fait son entrée à l’Académie Hassan II des Sciences et Techniques du Maroc. C’est un mathématicien et physicien engagé qui tente de faire comprendre le langage des sciences aux décideurs africains.Toujours réglo sur l’heure. Léger sourire au-dessus d’une barbe dominante. C'est l'impression figée d'une énième rencontre. Elle date de fin octobre 2022, plus d’un trimestre après que Prof. Mahouton Norbert Hounkonnou est devenu, par décret royal, membre associé à l'Académie Hassan II des Sciences et Techniques du Maroc. « C’est une consécration », souffle-t-il, au détour d’une demi-heure d’échanges à son domicile. Cette consécration du président du Réseau des académies africaines des sciences (Nasac) n’est pas à prendre à la légère. Son entrée dans cette académie, sous tutelle du Roi Mohammed VI, qui n’accueille que des talents dont l’illumination et la sagesse leur ont valu une position éminente au sein de la communauté scientifique internationale, fait la fierté du Bénin. « C’est une académie très prestigieuse », fait-il remarquer. Hassan II n’est pas une première dans le parcours de ce scientifique qui venait de fermer 66 ans. Ce savant qui a dirigé pendant deux mandats l’Académie nationale des Sciences, Arts, Lettres du Bénin (Ansalb) a été sacré, quelques jours avant son entrée à l’académie Hassan II, docteur honoris causa de l’Université Toulouse III-Paul Sabatier. Premier béninois élu à l’Académie mondiale des sciences pour le monde en développement en 2004, à l’Académie africaine des sciences en 2005, membre de l’Académie des sciences d’Afrique du Sud, du Comité consultatif et du Programme d’enseignement des sciences du partenariat interacadémie (InterAcademy Partnership (Iap)) et d’autres institutions savantes, il est habitué à décrocher des reconnaissances, l’une à la suite de l’autre, depuis trois décennies. Il fut en 1993 lauréat du Prix Subsides à Savant de l’Université Libre de Bruxelles (Belgique). Il a aussi reçu, entre autres, le prix de l’Académie mondiale des sciences (Twas) en 1996, le prix du président de l’Université des sciences de Tokyo en 2015 et le prix de l’Académie mondiale des sciences pour la recherche scientifique en 2016 pour son travail incisif sur les mathématiques non-commutatives et non-linéaires. En juillet dernier à Helsinki, il a été élu représentant pour l’Afrique de la Commission pour le développement de l’Union mathématique internationale.

Un génie

Norbert a toujours été vu depuis le bas âge comme un génie. Toujours le meilleur de sa classe, au primaire et au secondaire, il réédite l’exploit en finissant major de promotion à l’Université catholique de Louvain en Belgique avec la plus grande distinction. C’est là qu’il a soutenu sa thèse en 1992, après son Diplôme d’Etudes Approfondies (Dea) à l’Université de Perpignan, en France (1989) et le master ès sciences à l’Institut Polytechnique de Kharkov, Ukraine (1984). « J’ai toujours été parmi les meilleurs au cours de mon parcours scolaire et universitaire. Les condisciples m’avaient surnommé le savant. Certains compatriotes qui ont fait la Russie continuent d’ailleurs de m’appeler ainsi en langue russe: outchioné (??????) », affirme-t-il. Professeur titulaire des Universités du Cames depuis bientôt 23 ans, Mahouton Norbert Hounkonnou a vu la flamme scientifique s’allumer en lui depuis tout petit. Déjà à l’âge de quatre ans, il suivait l’une de ses sœurs pour se rendre à l’école. L’enseignant l’admettait dans la classe et le petit Norbert en profitait pour apprendre les choses qui dépassaient son âge. Cela n’a pas manqué d'éveiller son esprit pour le préparer à la science. Il a entretenu cette flamme en suivant les pas de ses frères, tous scientifiques. Il y a eu Feu Dr. Dominique Hounkonnou, titulaire d'un PhD de l'Université de Wageningen aux Pays-Bas et ancien fonctionnaire du Centre technique de coopération agricole et rurale. Cassien Hounkonnou a eu avant Dominique une carrière scientifique très brillante. Pascal Affaton, un autre parent de Norbert, est un éminent géologue qui a fini sa carrière au Centre européen de recherche et d’enseignement des Géosciences de l’Environnement. « Mes grands frères m'ont imprimé un rythme de travail soutenu. Il y a aussi la discipline imposée par l’éducation que les parents nous ont donnée », reconnait-il. [caption id="attachment_92225" align="alignnone" width="400"] Mahouton Norbert Hounkonnou, mathématicien et physicien béninois[/caption]

Secret d’enseignant

L’académicien Norbert Hounkonnou ne se voit pas comme un extra. Tout le monde, insiste-t-il, a les aptitudes nécessaires pour appréhender les mathématiques et la physique. « En chaque individu, il y a un don. Les conditions dans lesquelles nous nous trouvons feront que le don est plus révélé chez l’un que chez l’autre », explique-t-il. À en croire cet enseignant qui a encadré plus d’une quarantaine de thèses de doctorat dans le monde, la passion pour une discipline dépend aussi de l’enseignant. « Nous devons démystifier et démythifier les sciences en général et les maths en particulier. Je ne peux pas enseigner les mathématiques en Afrique à des étudiants africains sans tenir compte de leur environnement socioculturel. Notre culture est riche de symboles susceptibles de nous aider à illustrer les disciplines que nous enseignons », fait-il savoir. Mais ce n’est pas toujours la faute de l’enseignant, reconnaît-il. Les universités africaines sont pour la plupart dans des conditions, avoue-t-il, « très lamentables, défavorables à la prise d’initiatives et à la créativité ». Souvent sollicité dans des comités d’évaluation de grandes universités, l’académicien béninois ne pense pas que mathématiques. Convaincu qu’aucune science au monde ne peut répondre à elle seule aux problèmes de notre époque, le président de la Chaire Internationale en Physique Mathématique et Applications (Cipma-Chaire Unesco) mise sur la transdisciplinarité et la complexité. « Ce n’est pas étonnant de me voir avec des philosophes, des climatologues, etc. ». Le rôle des académies des sciences, c’est principalement de réfléchir aux problèmes contemporains et de les expliquer par la science en vue de faire des propositions aux décideurs des secteurs public et privé. Dans ce sens, le président du Réseau des Académies africaines des sciences (Nasac) ne manque pas d’occasion pour se faire comprendre. Sa voix a résonné au Forum africain sur la recherche et l’innovation de la Cedeao (Fari) tenu du 17 au 21 octobre 2022 à Abuja au Nigeria dont il a été le président du comité scientifique. Mais ce n’est pas suffisant pour faire changer les choses. La difficulté provient de la temporalité politique qui est bien différente de la temporalité scientifique. La première est une vision à court terme pendant que la seconde relève du long terme. « Le politique n’a pas cette patience. Il lutte pour son mandat et sa réélection, et dans le meilleur des cas, doit satisfaire les besoins urgents de son électorat dans le temps requis. La difficulté des académiciens, c’est de lier ces deux temporalités du politique et de la science. Il faut faire en sorte que, régulièrement, les décideurs politiques, les diplomates et les scientifiques se retrouvent pour discuter des questions sociétales et scientifiques et œuvrer ensemble pour le développement. Cela va faciliter les choses… »

Extrême gauche

Norbert Hounkonnou sait qu’il a besoin des politiques pour réussir son combat du développement par la science. Mais lui-même, il se définit comme être d’un courant de pensée rigide, d’extrême gauche. Membre de la Ligue des droits de l'Homme depuis 1989 et membre du Parti communiste du Bénin depuis ses premières années universitaires, l’académicien a des positions bien tranchées. «J’ai été élevé dans la rigueur. Cette rigueur, imprimée dans la science, apparaît naturellement dans ma conduite sociale. Les gens me trouvent rigoriste, mais c’est naturel. C’est aussi ma trop grande propension pour l’intérêt de la grande majorité qui me vaut ces qualificatifs», explique-t-il. Militant, dit-il, de tout ce qui est porteur de développement des peuples en général, Norbert n’a occupé pour le moment aucun poste politique. Pourtant, ce ne sont pas les sollicitations qui ont manqué. Il aurait pu être ministre du temps de deux présidents de la République. «Le premier a voulu que je sois ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. J’ai estimé que son courant ne participait pas de ma philosophie de vie. Et j’ai décliné l’offre, en leur disant qu'il y a des gens valables dans leur camp susceptibles de gérer suivant leur système. Le second a tout fait, en vain ». Alors, faudrait-il s’attendre à le voir mourir dans la science? «Je ne sais pas être retraité de la science ». C’est une vie teintée de sacrifices au profit de cette science qui, avoue-t-il, est sa vie. « C’était dur au début, mais mon épouse et mes enfants ont compris que mon bonheur s’y trouve. Ils ne peuvent rien faire pour m’empêcher d’y être». Mais sa petite famille n’a pas fait que supporter. Elle a été surtout contaminée par la passion pour les mathématiques appliquées. Les enfants de Norbert Hounkonnou sont dans la Data Science, l’Épidémiologie et les Finances. « Il y a cet engagement que les enfants ont hérité de moi ». Bon nombre de ses fils scientifiques sont passés au grade de Professeur titulaire, deux décennies après lui et sont des responsables dans des universités au Bénin, Cameroun, Niger, Nigeria, France, etc. Sa noblesse, intellectuelle, repose comme celle de nombreux savants sur l’intime conviction que les bornes du savoir humain peuvent sans cesse être reculées grâce à la science et à l’effort, et que ce recul représente l’une des conditions nécessaires à l’épanouissement humain?
Education 20 janv. 2023


Cour impériale de Nikki: Une autre étape pour l’intronisation de Bagri Abou Lafia
Le processus d’intronisation de Bagri Abou Lafia, désigné pour remplacer le feu empereur de Nikki, Sabi Naïna III, passe à une autre étape, dimanche 22 janvier prochain. Ce sera avec la cérémonie de son rasage. L’annonce a été faite, mercredi 18 janvier dernier, par Sa Majesté le Sinandounwirou ou premier ministre.Désigné, dimanche 15 janvier dernier, pour être le nouvel empereur de Nikki, le processus d’intronisation de Séro Torou, à l’état civil Bagri Abou Lafia, puis de son nom de prince, Tassou Yérima, suit son cours. Il aborde, dimanche 22 janvier prochain, une nouvelle phase avec sa cérémonie de rasage et de sortie du couvent. C’est ce qu’a indiqué, mercredi 18 janvier dernier, Sa Majesté le Sinandounwirou, premier ministre à la cour impériale de Nikki. « La cérémonie de rasage aura lieu le dimanche prochain et devant le public à partir de 14 h. Dans sa tenue d’apparat, le nouvel empereur sera ensuite introduit dans le palais », a précisé le premier ministre. «Après cette cérémonie de rasage, dès que l’empereur aura rejoint son palais, le marché de Nikki peut aussitôt recommencer par s’animer à son lieu habituel», poursuit-il. Prévue dans un ou deux mois, la cérémonie d’intronisation définitive à Ouénou, informe-t-il, peut déjà commencer par être préparée. Il a ensuite saisi l’occasion pour interdire la poursuite de l’organisation de la Gaani, édition 2022, à ceux qui ne l’avaient pas célébrée avant que l’empereur Sabi Naïna III effectue le long voyage. Le premier ministre a rappelé à l’ordre les rois et chefs traditionnels qui s’apprêtaient à donner libre cours aux festivités y relatives. « La Gaani 2022 est terminée avec le décès du feu empereur », a-t-il insisté. «La prochaine Gaani qui sera célébrée, c’est celle de 2023 sous l’égide du nouvel empereur Séro Torou », avertit-il. Culture 20 janv. 2023


Résidence d’écriture à Abomey: Des élèves initiés à la lecture performée
Dans le cadre de la biennale Ouidah, l’espace culturel dénommé Lieu Unik à Abomey a accueilli dans l’après-midi de ce mercredi 18 janvier une rencontre d’écriture entre l’écrivaine suisse Lolvé Tillmanns, assistée de Carhel Quenum de Laboratorio, et des jeunes élèves de la cité historique amoureux de lecture et d’écriture. Un programme qui a permis à l’écrivaine suisse d’initier les jeunes à la lecture performée. Par Valentin SOVIDE, AR/Zou-Collines Lolvé Tillmanns est au Bénin en résidence d’écriture du 5 au 25 janvier prochain. Elle est lauréate de la bourse de résidence Biennale Ouidah qui ambitionne de faire émerger les esthétiques nouvelles et les enjeux liés à l'espace public, en proposant un espace collaboratif pour les artistes travaillant hors des lieux conventionnels. Outil de soutien, de diffusion et de promotion d'artistes en développement local ou international, la bourse de résidence Biennale Ouidah profite à 12 artistes dont huit artistes internationaux pour cette année 2023. C’est une initiative de Laboratorio Arts Contemporains qui est une plateforme transcontinentale qui oeuvre pour la réalisation de projets de coopération multidisciplinaire et interculturelle entre l’Afrique de l’Ouest (Bénin, Burkina Faso, Mali, Nigeria), l’Europe (France, Suisse, Italie) et les Caraïbes (Haïti, Cuba, Brésil, Jamaïque). Créé en août 2010 à Cotonou au Bénin, Laboratorio Arts Contemporains est la résultante de trente ans de recherches et d’expérimentations sur l’altérité et l’inaltérabilité des cultures, porté par des créateurs et chercheurs engagés pour les causes sociétales de l’époque contemporaine. Laboratorio Arts Contemporains dispose de trois bureaux sous régionaux au Bénin, en Suisse, et en Haïti. Selon Carhel Quenum, directeur des projets de Laboratorio, de fonctionnement autonome, chacun des bureaux régionaux constitue le maillon fort d’une chaine de valeur et de mutualisation des compétences, qui étend son réseau jusqu’au cœur des Caraïbes. Cette organisation spatiale confère à Laboratorio Arts Contemporains une galaxie de points focaux, sur trois continents, qui constituent autant de vecteurs, aux initiatives de la plateforme. Chacun des bureaux de Laboratorio Arts Contemporains dispose d’un personnel qualifié, calibré aux standards internationaux en matière de conception et mise en œuvre de projets de coopération internationale dans le secteur des industries culturelles et créatives. C’est dans ce cadre que Lolvé Tillmanns, assistée de Carhel Quenum, a donné des notions d’écriture et de lecture performée aux jeunes. Dans une approche participative, elle a su prodiguer à ceux-ci quelques astuces épistémiques. Répartis en plusieurs groupes, les jeunes présents ont eu à travailler sur le thème « Le ciel est vert ». A travers des exercices pédagogiques, ils ont eu à produire des textes et mis en pratique la lecture performée. Cette opération d’Abomey a été une réussite pour Laboratorio Arts Contemporains qui met ainsi à la disposition de tous un outil de recherche pérenne, performant, moderne et contemporain. Cet outil constitue une référence tant pour les chercheurs que pour les artistes avec pour objectifs de susciter une véritable mise en partage des univers de sens afro diasporiques. Culture 20 janv. 2023


Visite du chantier de l’Unstim à Abomey: Zul Kifl Salami rassuré du niveau d’exécution des travaux
Les infrastructures en construction à l’Université nationale des sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (Unstim) d'Abomey évoluent à grands pas. Ce projet cofinancé par la Banque arabe pour le développement économique de l’Afrique (Badea) et le gouvernement béninois a reçu, mercredi 18 janvier dernier, la visite d’une délégation de l’Acise avec à sa tête Zul Kifl Salami, chargé de mission du président de la République, qui s’en retourne rassuré du niveau d’exécution des travaux.La Banque arabe pour le développement économique de l’Afrique (Badea) poursuit ses actions au Bénin. Après l’Université nationale d’agriculture de Sakété, d’Awaï et d’Idigny, l’Institut de Mathématiques et de sciences de Dangbo et bien d’autres, elle est cette fois-ci fortement impliquée dans la réalisation des infrastructures à l’Université nationale des sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (Unstim) d'Abomey. Démarrés le 13 décembre 2022, les travaux financés à 91,5 % par la Badea, soit 23 milliards F Cfa et à 8,5 % par le budget national, s’étendront sur 20 % du domaine de 30 hectares. Ces infrastructures comprennent le rectorat (bureaux, salles de réunions et dépendances), le bloc pédagogique, la bibliothèque, la salle informatique, le bloc administratif, le dortoir (R+3) pour étudiants avec une capacité de 300 lits, le restaurant pour étudiants, l’infirmerie, les locaux annexes composés de deux guérites dont une principale et une secondaire, les locaux techniques, les voies pavées et espaces verts sans oublier les parkings (couvert et non couvert).

Engagement

La visite du site, mercredi 18 janvier dernier, a été l’occasion pour Zul Kifl Salami, chargé de mission du chef de l’Etat, de s’enquérir du niveau d’évolution des travaux. A sa descente, il a été accueilli par l’équipe rectorale et celle chargée de l’exécution des travaux. « Nous savons la valeur de ce projet pour le Bénin et le gouvernement notamment son caractère hautement social. Nous nous engageons à travailler d’arrache-pied pour, non seulement respecter le délai contractuel mais aussi réaliser des infrastructures de qualité comme nous le faisons toujours. Nous ne faillirons pas, car nous comptons sur notre expertise et nos expériences qui ne sont plus à prouver pour vous satisfaire», a déclaré Maurice Houessou, chef projet. Le professeur Joachim Gbénou, recteur de l’université, a promis de suivre au jour le jour l’évolution des travaux et d’informer l’Acise en cas de nécessité.

Jalon dans la coopération

Zul Kifl Salami n’a pas manqué de rendre un vibrant hommage à la Badea qui apporte une réelle valeur ajoutée au développement en tant que pionnier du financement de l’enseignement technique et professionnel au Bénin. « C’est donc important de reconnaître l’impact de la Badea sur le développement de notre pays», a-t-il relevé tout en saluant le chef de l’Etat pour la pertinence de sa vision. S’adressant à toute l’équipe, il précise que ce projet doit être mené au pas de charge et sans retard parce que, à l’en croire, les bailleurs de fonds sont d’autant plus enthousiastes à aider les pays si les ressources qu’ils mettent à leur disposition sont utilisées de manière efficace, suivant les règles de l’art et avec célérité. « Plus vite nous consommons les crédits, plus nous amplifions nos chances d’avoir davantage de ressources pour continuer notre voyage sur le chemin du développement. Il faut qu’on prenne conscience de ces données dans la coopération des bailleurs de fonds avec les pays notamment avec le Bénin», a-t-il martelé. Zul Kifl Salami indique également qu’il est important de réussir ce projet, qui sera encore un jalon dans la coopération avec la Badea. « Si la Badea a pris le pari de financer le secteur éducatif et particulièrement l’enseignement technique et professionnel au Bénin, c’est parce que les autorités de cette institution ont pris la mesure du rôle de l’éducation notamment de l’enseignement technique et professionnel dans le développement. Si nous réussissons à exécuter correctement les projets qu’elle finance, il est évident que nous allons nous inscrire comme des pionniers dans leurs archives…», a-t-il expliqué.
Actualités 20 janv. 2023


Baccalauréat 2023/ Candidatures libres: Alphonse da Silva s’imprègne de l’évolution des inscriptions
S’enquérir de l’évolution de l’opération d’enregistrement et d’inscription des candidats libres au Baccalauréat, session de juin 2023. C’est l’objectif de la descente, ce jeudi 19 janvier, du directeur général de l’Office du Baccalauréat au Collège d’enseignement général (Ceg) de Gbégamey à Cotonou. Il en ressort satisfait.Démarrée le 15 décembre dernier, l’opération d’enregistre-ment et d’inscription des candidats libres à l’examen du Baccalauréat, session de juin 2023, prend rigoureusement fin le 27 janvier prochain à 17 h 30 min. Au Collège d’enseignement général de Gbégamey ce jeudi, nombreux sont ces candidats venus déposer leurs dossiers. A l’intérieur de la salle retenue pour la circonstance, deux services sont installés. Le premier concerne l’inscription en ligne et le second, le dépôt physique des dossiers. Sur place, les collaborateurs du directeur des Systèmes d’information de l’Office du Baccalauréat s’affairent afin que tous les candidats puissent trouver satisfaction. Joliane Koussihouédé, collaboratrice du directeur des Systèmes d’information, revient sur le processus d’inscription des candidats. « L’inscription se passe en trois étapes dont l’inscription en ligne, le payement à la banque ou par mobile money et la validation. Quand le candidat finit toutes ces étapes, il réunit les dossiers et vient à notre niveau pour valider son inscription », a-t-elle précisé. A sa descente sur le terrain, Alphonse da Silva, directeur de l’Office du Baccalauréat, a pu constater de visu l’évolution de l’opération. Il se réjouit du travail qui se fait au jour le jour par les agents sur le terrain. Il martèle que l’inscription des candidats dure 45 jours et aucun retard ne sera toléré. Alphonse da Silva souligne que l’examen commence déjà à l’inscription. Le directeur de l’Office du baccalauréat précise également que les candidats qui n’ont pas pu obtenir leur Numéro d’identification personnel peuvent déposer leur dossier mais ils doivent tout faire pour s’inscrire à l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip) afin de récupérer ledit numéro avant l’examen. « Nous sommes flexibles mais aussi rigoureux dans notre flexibilité», a-t-il déclaré. Rappelons que l’inscription des candidats libres se déroule dans tous les départements sur toute l’étendue du territoire national. Actualités 20 janv. 2023


Bénin : Faux, les terres non déclarées ne deviennent pas la propriété de l’Etat 
Au Bénin, une rumeur fait croire qu’à partir du 14 août 2023, les terres non déclarées à la mairie deviennent la propriété de l’Etat. Cette interprétation du code foncier et domanial en République du Bénin n’est pas exacte. L’équipe de fact-checking de La Nation a vérifié.
« Code domanial au Bénin. Après le 14 août 2023, toutes vos terres, non déclarées à la mairie, deviennent propriété de l’Etat ». Sur les réseaux, la publication a été largement partagée depuis le début de ce mois de janvier, faisant monter d’un cran la panique dans le rang des présumés propriétaires terriens. « Je passe par ce canal pour solliciter votre participation à la sensibilisation de la population afin qu’elle fasse les Attestations de Détention Coutumière (Adc) de leurs domaines (Maison et champ au plus tard le 14/08/2023. Passé ce délai, toute terre sans Adc sera mise dans le patrimoine de l’Etat béninois », lit-on sur l’image. L’auteur prend le soin de rappeler les démarches à mener pour obtenir une Adc, et insiste sur son importance.

« Aucun texte… »

Mais attention, dans cette volonté de sensibiliser le public, il y a de fausses informations. Pour en savoir mieux sur les implications de l'expiration de la période transitoire de 10 ans, courant du 14 août 2013 au 14 août 2023, l’équipe fact-checking a eu recours au Code foncier. Nulle part, les dispositions légales ne stipulent que les transactions non affirmées par l’autorité administrative deviennent la propriété de l’Etat.
Contacté sur la question, Jules Victorien Kougblénou, directeur général de l'Agence nationale du domaine et du foncier (Andf), apporte un démenti formel. « Aucun texte n'a prévu la conversion systématique des biens-fonds des citoyens dans le patrimoine de l'Etat pour défaut d'obtention de l'attestation de détention coutumière », martèle le directeur général de l’Andf.
Au Bénin, le secteur du foncier est régi par la loi n° 2013-001 portant Code foncier et domanial en République du Bénin. Cette loi qui prévoyait une période de transition de cinq ans. La transition a été portée à 10 ans, par la loi 2017-]5 du 10 août 2017 modifiant et complétant la loi 2013-01 du 14 août 2013 portant code foncier et domanial en République du Bénin. Le 14 août 2023, la transition prendra fin. C’est dans ce contexte que les auteurs de la publication tentent d’alerter les populations sur l’urgence de sécuriser leurs terres.

Ce que dit la loi

Jusque-là, les parties à une transaction foncière (achat-vente notamment) peuvent constater l'opération par acte sous seing privé déposé au rang des minutes d'un notaire, ou affirmé par le maire ou encore par acte authentique (article 516 du Cfd). Cependant, si le terrain objet de l'opération est couvert par un titre foncier, les parties n'ont plus d'option. Le recours à un notaire est obligatoire (article 18 Cfd).
A l’expiration du délai transitoire de dix ans, les maires se retirent du processus. Mais il n’est pas dit que l’Etat s’approprie les terres. Le Code renvoie plutôt à l’article 17. « L'article 516 du Code prévoit qu'à l'expiration du délai transitoire, l’article 17 du même Code entre en vigueur. Cet article 17 dit expressément ceci : "Toute vente d'un fonds de terre ou d'un immeuble doit être précédée de la confirmation de droits fonciers détenus sur l'immeuble". Maintenant, à l’expiration de la transition, les maires devront quitter le processus. Les parties à la transaction ont d’autres options.
« A défaut de la confirmation des droits fonciers, le vendeur devra, préalablement à la transaction, obtenir auprès de l'Agence nationale du domaine et du foncier, un certificat d'appartenance dont le délai de validité mentionné au bas dudit document est d'un (01) an non renouvelable », souligne Jules Victorien Kougblénou.

Pas de confusion

Certes, les auteurs de la diffusion tentent de sensibiliser le public sur l’importance de se conformer à la loi, dans le délai de la transition. Mais certaines informations sont erronées. « La procédure de confirmation de droits fonciers n'aboutit pas à l'obtention d'un Certificat de détention coutumière, mais plutôt à un titre foncier », fait savoir le directeur général de l'Agence nationale du domaine et du foncier (Andf). L'impact positif de l'expiration de la période transitoire, explique le directeur général de l’Andf, réside dans la limitation systématique des fraudes en matière de transactions foncières où les gens peuvent facilement vendre un bien qui ne leur appartient pas. « Donc, à partir de cette date, seule la propriété sera transmise et non plus le droit présumé », conclut-il.

Verdict

L’alerte selon laquelle « après le 14 août 2023, toutes vos terres non déclarées à la mairie deviennent propriété de l’Etat » est fausse.
Actualités 20 janv. 2023


Alerte relative au foncier au Bénin: Faux, les terres non déclarées ne deviennent pas la propriété de l’Etat
Au Bénin, une rumeur fait croire qu’à partir du 14 août 2023, les terres non déclarées à la mairie deviennent la propriété de l’Etat. Cette interprétation du code foncier et domanial en République du Bénin n’est pas exacte. L’équipe de fact-checking de La Nation a vérifié. « Code domanial au Bénin. Après le 14 août 2023, toutes vos terres, non déclarées à la mairie, deviennent propriété de l’Etat ». Sur les réseaux, la publication a été largement partagée depuis le début de ce mois de janvier, faisant monter d’un cran la panique dans le rang des présumés propriétaires terriens. « Je passe par ce canal pour solliciter votre participation à la sensibilisation de la population afin qu’elle fasse les Attestations de Détention Coutumière (Adc) de leurs domaines (Maison et champ au plus tard le 14/08/2023. Passé ce délai, toute terre sans Adc sera mise dans le patrimoine de l’Etat béninois », lit-on sur l’image. L’auteur prend le soin de rappeler les démarches à mener pour obtenir une Adc, et insiste sur son importance.

« Aucun texte… »

Mais attention, dans cette volonté de sensibiliser le public, il y a de fausses informations. Pour en savoir mieux sur les implications de l'expiration de la période transitoire de 10 ans, courant du 14 août 2013 au 14 août 2023, l’équipe fact-checking a eu recours au Code foncier. Nulle part, les dispositions légales ne stipulent que les transactions non affirmées par l’autorité administrative deviennent la propriété de l’Etat. Contacté sur la question, Jules Victorien Kougblénou, directeur général de l'Agence nationale du domaine et du foncier (Andf), apporte un démenti formel. « Aucun texte n'a prévu la conversion systématique des biens-fonds des citoyens dans le patrimoine de l'Etat pour défaut d'obtention de l'attestation de détention coutumière », martèle le directeur général de l’Andf. Au Bénin, le secteur du foncier est régi par la loi n° 2013-001 portant Code foncier et domanial en République du Bénin. Cette loi qui prévoyait une période de transition de cinq ans. La transition a été portée à 10 ans, par la loi 2017-]5 du 10 août 2017 modifiant et complétant la loi 2013-01 du 14 août 2013 portant code foncier et domanial en République du Bénin. Le 14 août 2023, la transition prendra fin. C’est dans ce contexte que les auteurs de la publication tentent d’alerter les populations sur l’urgence de sécuriser leurs terres.

Ce que dit la loi

Jusque-là, les parties à une transaction foncière (achat-vente notamment) peuvent constater l'opération par acte sous seing privé déposé au rang des minutes d'un notaire, ou affirmé par le maire ou encore par acte authentique (article 516 du Cfd). Cependant, si le terrain objet de l'opération est couvert par un titre foncier, les parties n'ont plus d'option. Le recours à un notaire est obligatoire (article 18 Cfd). A l’expiration du délai transitoire de dix ans, les maires se retirent du processus. Mais il n’est pas dit que l’Etat s’approprie les terres. Le Code renvoie plutôt à l’article 17. « L'article 516 du Code prévoit qu'à l'expiration du délai transitoire, l’article 17 du même Code entre en vigueur. Cet article 17 dit expressément ceci : « Toute vente d'un fonds de terre ou d'un immeuble doit être précédée de la confirmation de droits fonciers détenus sur l'immeuble. Maintenant, à l’expiration de la transition, les maires devront quitter le processus. Les parties à la transaction ont d’autres options ». « A défaut de la confirmation des droits fonciers, le vendeur devra, préalablement à la transaction, obtenir auprès de l'Agence nationale du domaine et du foncier, un certificat d'appartenance dont le délai de validité mentionné au bas dudit document est d'un (01) an non renouvelable », souligne Jules Victorien Kougblénou. Pas de confusion Certes, les auteurs de la diffusion tentent de sensibiliser le public sur l’importance de se conformer à la loi, dans le délai de la transition. Mais certaines informations sont erronées. « La procédure de confirmation de droits fonciers n'aboutit pas à l'obtention d'un Certificat de détention coutumière, mais plutôt à un titre foncier », fait savoir le directeur général de l'Agence nationale du domaine et du foncier (Andf). L'impact positif de l'expiration de la période transitoire, explique le directeur général de l’Andf, réside dans la limitation systématique des fraudes en matière de transactions foncières où les gens peuvent facilement vendre un bien qui ne leur appartient pas. « Donc, à partir de cette date, seule la propriété sera transmise et non plus le droit présumé », conclut-il. Verdict L’alerte selon laquelle « après le 14 août 2023, toutes vos terres non déclarées à la mairie deviennent propriété de l’Etat » est fausse.
Société 19 janv. 2023


Fonds publics nationaux liés à l’éducation Réduire: les écarts entre les ménages pour améliorer les indicateurs
 Les fonds publics nationaux dédiés à l’éducation profitent moins aux enfants issus de familles pauvres et se répercutent négativement sur leur avenir. L’Unicef suggère quelques pistes d’amélioration dans son nouveau rapport publié mercredi 17 janvier. Les enfants issus de ménages pauvres sont les plus lésés des financements publics nationaux relatifs à l’éducation. L’Unicef a fait ce constat dans son nouveau rapport publié ce mardi 17 janvier. L’enjeu selon l’institution réside dans la prise en compte du secteur de l’éducation à travers l’allocation de ressources conséquentes afin d’améliorer les performances dans le secteur et de mettre fin à la crise de l’apprentissage. « Augmenter d’un point de pourcentage les ressources publiques en matière d’éducation allouées aux 20 % de ménages les plus pauvres permettrait, à l’échelle mondiale, de sortir de la pauvreté des apprentissages trente-cinq millions d’enfant en âge de fréquenter l’école primaire ». Intitulé ‘’Transformer l’éducation au moyen de financements équitables’’, le rapport met l’accent sur les disparités liées aux financements publics entre les enfants pauvres et riches. « Les élèves du quintile le plus pauvre reçoivent en moyenne à peine 16 % des financements publics en faveur de l’éducation, contre 28 % pour les élèves du quintile le plus riche. Dans les pays à revenu faible, l’écart se creuse encore avec des proportions s’établissant respectivement à 11 % et 42 % ». Catherine Russell, directrice générale de l’Unicef analyse ces écarts sous l’angle de manque de responsabilité des acteurs. « Nous manquons à notre devoir envers les enfants. À l’échelle du globe, un trop grand nombre de systèmes éducatifs consacrent la part de ressources la moins importante aux enfants qui en ont le plus besoin », fait-elle remarquer. Revoir la copie permettrait d’engranger plus de gains au profit du secteur de l’éducation. « Investir dans l’éducation des enfants les plus pauvres est le moyen le plus économique d’assurer l’avenir des enfants, des communautés et des pays. Nous ne pourrons accomplir de véritables progrès que si l’on investit pour chaque enfant, partout », assure-t-elle. S’appuyant sur les données relatives aux dépenses publiques en faveur de l’enseignement préscolaire, primaire, secondaire et supérieur issues de 102 pays, le rapport conclut « qu’augmenter d’un point de pourcentage les ressources publiques en matière d’éducation allouées aux 20 % de ménages les plus pauvres permettrait à 35 millions d’enfants en âge de fréquenter l’école primaire de sortir de la pauvreté des apprentissages ».

Améliorer les indicateurs

Le sous financement des ménages pauvres prive les enfants des avantages du numérique et réduit leur chance. Selon le rapport, « les enfants vivant dans la pauvreté ont le moins de chances d’avoir accès au système éducatif, abandonnent l’école plus tôt et sont moins représentés aux niveaux d’éducation supérieurs, pour lesquels le montant par habitant des dépenses publiques est nettement plus élevé. Enfin, ils sont plus susceptibles de vivre dans des régions rurales et isolées, généralement mal desservies et victimes de la fracture numérique ». Pour résoudre cette crise de l’apprentissage, l’Unicef propose aux gouvernements d’investir de manière équitable et d’accroître les ressources publiques en faveur de l’éducation, notamment celles allouées à l’apprentissage fondamental. Cette mesure cruciale suppose de mobiliser des financements publics pour garantir que tous les enfants aient accès à l’enseignement préscolaire et primaire, et cibler les élèves pauvres et marginalisés aux niveaux d’éducation supérieurs. Le rapport préconise quatre mesures afin que les ressources publiques atteignent chaque élève. Sur ce point, l’Unicef insiste sur le déblocage des fonds publics propices à l’équité dans le domaine de l’éducation. L’institution met également l’accent sur l’intérêt d’accorder la priorité des financements publics à l’apprentissage fondamental. Il prône le suivi des aides en faveur de l’éducation allouées dans les contextes humanitaires et de développement et l’investissement dans des solutions innovantes pour dispenser l’enseignement.
Société 19 janv. 2023


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