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A la recherche d'une stratégie régionale pour répondre à la menace des maladies virales du manioc[/caption]
Venus de différents pays, des autorités politiques, chefs traditionnels et experts internationaux sont en réunion à Cotonou. Ces assises ouvertes, ce jeudi 7 juin, par le ministre béninois de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marie Odile Attanasso, visent à contribuer à garantir la sécurité alimentaire en Afrique à travers une riposte organisée contre les maladies virales du manioc.
Des maladies virales notamment la mosaïque africaine et la striure brune du manioc ont pris d’assaut l’Afrique et se propagent à une allure inquiétante. « C’est le tsunami du manioc, l’Ebola du manioc… C’est déjà là, en Afrique australe. Ça bouge en Afrique centrale avec le risque de venir aux portes de l’Afrique de l’Ouest. Il nous faut lui bloquer la route », indique le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui, pour montrer l’enjeu de la conférence internationale qui s’est ouverte hier à Cotonou.
Initiée par le programme ouest-africain d’épidémiologie virale ou West African Virus Epidemiology (Wave) pour la sécurité alimentaire, cette rencontre vise à sensibiliser les gouvernants et leaders africains sur l’urgence de mettre en place une stratégie régionale pour répondre à la menace des maladies virales du manioc sur la sécurité alimentaire.
Pour le directeur exécutif du programme Wave, Justin Pita, la nécessité d’agir de façon coordonnée, inclusive et participative n’est plus à démontrer. Il est attendu de chaque pays, la mise en place d’un mécanisme de prévention, d’un système d’alerte rapide, d’un centre opérationnel d’urgence sanitaire ou d’une équipe de veille… pour ce qui concerne les gouvernants et la sensibilisation des populations à la base pour l’utilisation de dispositifs de culture sains en ce qui concerne les leaders traditionnels.
Roi de Grand Bassam et président de la chambre nationale des rois et chefs traditionnels de Côte d’Ivoire, Sa Majesté Amon Tanoé, a exprimé l’engagement des leaders à jouer leur rôle pour éviter aux populations de souffrir de la perte de leurs productions. Ce qui serait une vraie crise au regard de l’importance du manioc dans le régime alimentaire des populations rurales. C’est justement ce qu’évoque le directeur adjoint de Bill & Melinda Gates Foundation, Rob Horsch, lorsqu’il fait remarquer que les populations pauvres sont les plus atteints par cette crise. C’était aussi l’occasion pour lui de réaffirmer le soutien de la fondation en faveur des actions du programme Wave.
Procédant à l’ouverture officielle de la conférence, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marie Odile Attanasso, met en exergue l’importance pour l’Afrique d’accroître sa production de manioc. Elle a d’ailleurs exprimé l’ambition du gouvernement béninois qui entend booster la production du manioc aussi bien pour l’alimentation que pour l’industrie. « Mais on ne peut atteindre ces nobles objectifs sans dispositifs sains et sans garantir une saine production », admet-elle avant d’inviter les participants et chaque pays à prendre la mesure de l’enjeu et à jouer sa partition?
A propos du programme Wave
Depuis 2015 où il a été lancé, le programme Wave mène ses activités en Afrique de l’Ouest notamment au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Togo, au Bénin, au Nigeria et en Afrique centrale précisément en République démocratique du Congo. Il a pour objectif global d’augmenter de façon durable la productivité des plantes à racines et tubercules (Prt) en Afrique de l’Ouest et du Centre, à travers le développement de méthodes de lutte efficaces contre les maladies virales.
La culture du manioc, troisième plus grande source de glucides pour l'alimentation humaine, est sujette à plusieurs contraintes qui affectent la productivité. Or les multiples produits dérivés du manioc en l’occurrence le gari, le tapioca, la pâte fermentée, l’attiéké, la farine, l’amidon, les chips… font l’objet d’une grande consommation en Afrique. D’où l’urgence d’organiser une riposte pour prévenir la survenance de ces maladies virales et les juguler.
La phase 1 du programme Wave qui s’achève en 2018, a connu un succès significatif dans plusieurs domaines. Une deuxième phase est envisagée et pourrait s’étendre à cinq autres pays que sont le Cameroun, le Gabon, le Liberia, la Sierra Leone et la Guinée Conakry.

Le dix-huitième dossier soumis à l’examen de la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou a été examiné, ce mercredi 6 juin. Inculpé pour une infraction de coups mortels, Sambiri Gado s’est vu infliger une peine de 7 ans de réclusion criminelle.
Les atteintes préjudiciables à la personne humaine peuvent survenir indépendamment de la volonté de ceux qui les commettent. C’est le cas de Sambiri Gado qui, également obnubilé par son instinct de survie, s’est retrouvé devant la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou, ce mercredi 6 juin, pour répondre d’une infraction de coups mortels sur Jao Sambo, le mari de sa grande sœur. Mis sous mandat de dépôt depuis le 8 avril 2013, il a été reconnu coupable, selon les dispositions de l’article 309 alinéa 4 du Code pénal, et condamné à 7 ans de réclusion criminelle.
« Je ne voulais pas qu’il me tue et mon intention n’était également pas de le tuer », a répété à la barre Sambiri Gado, tout au long de l’audience. « Mais qu’est-ce qu’il espérait obtenir comme résultats, en envoyant un poignard pointu et aussi bien aiguisé dans le ventre de son beau-frère avec lequel il s’est bagarré ? » lui répliqua le président de la cour, Adame Banzoun.
L’avocat de la défense, Me Mohamed Toko, a demandé qu’il lui soit donné acte de ce qu’il a indiqué que la victime n’a pas rendu l’âme sur-le-champ. Il a d’abord été conduit dans un petit centre de santé du village, avant d’être transféré à l’hôpital de Banikoara.
Dans sa réquisition, l’avocat général Bernadin Hounyovi a indiqué que les éléments constitutifs du crime de coups mortels étaient réunis. Selon lui, Sambiri Gado s’est servi d’un couteau pour porter à une partie sensible du corps de Jao Sambo, notamment le ventre, des coups et fait des blessures des suites desquelles la victime n’a pas survécu.
L’expertise psychiatrique de l’accusé ayant révélé qu’il était en possession de toutes ses facultés mentales au moment de la commission des faits, Bernadin Hounyovi demande à la cour de le retenir dans les liens de l’accusation, puis de le condamner à 10 ans de réclusion criminelle.
Une peine que Me Mohamed Toko trouvera « exagérée ». Défendant les intérêts de l’accusé, il invitera la cour à tenir compte d’un certain nombre de circonstances atténuantes, en invoquant l’excuse de la provocation et la légitime défense. Il estime que son client n’a fait que réclamer ses 5 000 francs Cfa qui lui ont été soutirés. « Il a utilisé l’arme qui était en sa possession, tout juste pour se libérer de l’étreinte de Jao Sambo. A la barre, il a tout le temps répété qu’il n’avait pas l’intention de lui donner la mort », a poursuivi Me Mohamed Toko, invitant la cour à s’en tenir à la juste mesure des choses. Il l’exhortera à le condamner au temps déjà passé en détention, soit cinq ans et un mois.
Sambiri Gado restera encore en prison pendant un an et quelque onze mois, pour purger sa peine. Ainsi en a décidé la cour dont le président était Adame Banzou et les assesseurs Ignace Adigbli et Karimi Adéoti?
Les faits
Courant 2013 à Banikoara, Jao Sambo a contracté un prêt de 5 000 francs Cfa auprès de Sambiri Gado. Le vendredi 5 avril 2013, ce dernier s’est rendu chez lui pour réclamer son argent. Il s’en est suivi une discussion entre eux et qui a dégénéré en bagarre au cours de laquelle Sambiri Gado sortit son couteau pour le poignarder. Transporté d’urgence à l’hôpital, il n’a pas survécu à ses blessures?
Société 08 juin 2018

Inculpée pour coups mortels lors d’une bagarre, Martine Sambéni a été jugée, ce mercredi 6 juin, par la cour d’assises de la cour d’appel d’Abomey. Elle a écopé de cinq ans de réclusion criminelle.
Une cérémonie de réjouissance pour rendre hommage à un parent défunt a tourné au drame. Un mort, la prison pour un enfant et sa mère, puis la famille est disloquée à jamais.
Martine Sambéni, 34 ans et mère de sept enfants et son époux Benoît S. Nambouani vivaient dans une ferme à Kilibo dans le département des Collines. Après leurs travaux champêtres, l’époux a décidé d’organiser en mémoire de son feu père une cérémonie d’hommage. Une cérémonie qui effectivement a eu lieu dans la nuit du dimanche 23 au lundi 24 février 2014. A cette cérémonie, était invitée la famille amie Sannougou qui vit aussi à Kilibo. Des moments de joie jusqu’au lendemain matin comme on sait le faire dans la communauté. Une cérémonie bien arrosée qui se termine par une bagarre rangée, d’un côté les mamans Sambéni et Sannougou et de l’autre les enfants des deux dames. La maîtresse de maison et son hôte se jettent l’une sur l’autre et les enfants font pareil. On se croirait dans un téléfilm. La cause de cette bagarre serait la disparition du portable de Martine, la maîtresse de maison. Elle accuse son hôte Adjoua assise à côté d’elle d’avoir dérobé le téléphone. Et la tension monte d’un cran pour finir dans une bagarre généralisée au cours de laquelle la fille Christine de la famille invitée reçoit des coups, certainement sur des parties sensibles du corps.
Voyant la situation dégénérer, le père de famille Benoît Nambouani intervient et sépare les parties en lutte en aidant la famille invitée à rentrer chez elle. C’est une fois à la maison que l’état de santé de la petite Christine, 13 ans, que les parents croyaient épuisée par la bagarre se dégrade. Elle est transportée dans un centre de santé qui, après les premiers soins, les réfère à un autre plus compétent à Papané. C’est dans ce dernier centre de santé que la petite a rendu l’âme le lendemain.
Informée du décès de la fille Christine, la famille Nambouani apprend aussi que la famille éplorée allait se venger. Pris de peur, Benoît et son épouse Martine prennent la fuite avec leurs enfants. Ils quittent nuitamment Kilibo pour se mettre à l’abri à Savè. Mais ils seront rattrapés par les gendarmes qui procèdent à l’arrestation de la mère Martine et son fils Emmanuel, 12 ans, qui s’était battu avec la victime Christine.
A la barre, Martine Sambéni n’a pas reconnu les faits. Elle déclare n’avoir pas pris part à une quelconque bagarre. Et qu’elle a été arrêtée et jetée en prison parce que les gens disent que c’est elle qui a envoyé son fils Emmanuel se bagarrer avec la victime Christine. Elle allègue également que ce sont les coups portés à la victime lors de cette bagarre qui a entraîné sa mort, alors qu’elle n’était concernée en rien par cette histoire.
A la question de savoir si elle n’avait pas aussi porté des coups à Christine, l’accusée Martine répond : « Non ! », ajoutant qu’elle n’était pas sur les lieux. A la question de savoir si elle n’avait pas perdu son téléphone lors de cette fête ? Elle répond encore : « Non ! » L’accusée se réfugie dans la négation. Elle ne reconnaît même plus ses déclarations à la gendarmerie comme devant le juge.
Son époux et son fils étaient présents dans la salle d’audience pour assister au procès de la mère de famille. Son fils Emmanuel avait été déjà jugé pour cette affaire dans une autre procédure spéciale et confié aux assistants sociaux pour sa réadaptation. Depuis deux ans, il est en apprentissage mécanique dans un centre d’accueil à Abomey.
Les deux, le père et le fils, seront séparément invités par la cour à témoigner. Ils donneront la vraie version des faits contredisants au besoin l’accusée. Ils ont reconnu qu’il y avait eu une bagarre généralisée et que la maman Martine était face à la maman Adjoua, mère de Christine, avec la nuance qu’elle n’a jamais porté de coups à la victime. La bagarre des mamans était d’un côté et celle des enfants de l’autre. Et Christine, la victime était dans la bagarre des enfants. Elle faisait face à Emmanuel, fils de Martine.
Après les questions et les réponses de l’accusée et de ses parents, le ministère public représenté par Jonas C. Konon devait prendre ses réquisitions en déplorant la loi de violence qui caractérise de plus en plus notre société, alors que nul n’a le droit de se rendre justice. L’accusée, pour se couvrir, se met dans la dénégation systématique, voire radicale, selon l’avocat général. Pourtant, estime-t-il, les éléments matériels qui fondent les chefs d’accusation sont là. Puis, il démontre que les éléments matériel, intentionnel et légal sont bien réunis dans ce dossier de coups mortels ayant causé la mort de la petite Christine. Il fait recours aux dispositions de l’article 309 alinéa 4 du Code pénal qui punit cette infraction et a requis la peine de 10 ans de réclusion criminelle contre l’accusée Martine.
La défense de l’accusée assurée par Me Gervais Houédété et Me Friggens Adjavon n’approuve pas les observations du ministère public qui, selon eux, n’a pas tenu compte des débats en suggérant une justice expéditive. « C’est à croire que nous avions perdu notre temps à faire tout ce débat », lance Me Adjavon. Pour les conseils de l’accusée, celle-ci a pourtant bel et bien dit devant la cour qu’elle n’a jamais porté des coups à la victime et que cette dernière s’était plutôt bagarrée avec son fils Emmanuel. « C’est cela la constance même, puisque l’époux et le fils l’ont également martelé devant la cour », rappellent les conseils de l’accusée.
Me Adjavon fait aussi observer que le dossier ne contient aucune prescription médicale concernant la victime encore moins un certificat de décès, ce qui crée davantage le doute qui devrait surtout profiter à l’accusée. Sur ce fait, les conseils de l’accusée demandent pour cette dernière l’acquittement pur et simple ou à défaut, au bénéfice du doute.
La cour délibère et déclare Martine Sambéni coupable des coups et blessures portés sans l’intention de donner la mort à la victime. La condamne à 5 ans de réclusion criminelle?
Les Faits
Dans la matinée du 24 février 2014, au cours d'une cérémonie rituelle organisée par Sanhouango Benoît Nambouani à Agboro-Kombo, arrondissement de Kilibo, en mémoire de son feu père, Martine Sambéni, l'épouse de celui-ci, a constaté la disparition de son téléphone portable et soupçonna de vol Adjoua Tagali qui était assise à côté d'elle. Une vive altercation s'en est suivie et ayant dégénéré en bagarre.
C'est alors que Christine Sannongou, âgée de 13 ans, qui vit sa mère en difficulté, alla à sa rescousse, mais elle fut tabassée par Martine Sambéni et son fils Nanwin Nambouani alias Emmanuel, âgé de 14 ans.
Evacuée au centre de santé de Kokoro pour les premiers soins, Christine Sannongou a été transférée le même jour à l'hôpital Saint Martin de Papané où elle rendit l'âme aussitôt après son admission.
Interpellée et inculpée de coups mortels, Martine Sambéni, après moult tergiversations, a fini par reconnaître les faits mis à sa charge?
Composition de la Cour
Président : Daniel d’Almeida
Assesseurs : Léopold Colli et Bienvenu Anagonou
Ministère public :
Jonas C. Konon
Jurés: GérardTossou, Paul D. Glèlè, Richard Tosseh et
Victoire D. Agbémahoué
Greffier : Alain ayikouéKakpo
Le président de la Cour suprême et la délégation du nouvel ambassadeur du Ghana près le Bénin [/caption]Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, a reçu en audience, ce jeudi 7 juin, plusieurs délégations dont les préoccupations ont porté notamment sur des questions de coopération et d’enseignement.
L’ambassadeur du Ghana près le Bénin, Alowe Leo Kabah, est la première personnalité reçue en audience, ce jeudi 7 juin, par le président de la Cour suprême. Ayant nouvellement pris fonction au Bénin, après la présentation de ses lettres de créance au chef de l’Etat, le diplomate a jugé utile de faire le tour des présidents des institutions de la République pour une visite de courtoisie. Alowe Leo Kabah est allé se présenter à Ousmane Batoko et s’imprégner un tant soit peu de la mission de la haute juridiction.
Selon le diplomate ghanéen, la Cour suprême du Bénin comme celle du Ghana, joue un grand rôle. Elle est le pilier de la démocratie et de l’Etat de droit. Alowe Leo Kabah assure le président Ousmane Batoko de sa détermination à approfondir les relations entre les Cours suprêmes de nos deux pays, notamment sur le plan judiciaire. Car, selon lui, le Bénin et le Ghana, sont deux peuples frères et unis par la culture et l’histoire, en dépit des barrières linguistiques créées par la balkanisation coloniale. Les deux pays entretiennent des relations de fraternité confortées par l’ouverture en 1962 au Bénin de l’ambassade du Ghana, rappelle-t-il. Alowe Leo Kabah justifie la bonne santé de cette coopération par la visite du président Patrice Talon à son homologue ghanéen en 2017. Une rencontre au cours de laquelle, les deux présidents ont décidé de réactiver la commission mixte de coopération entre le Bénin et le Ghana. L’hôte d’Ousmane Batako promet de poursuivre les efforts de ses prédécesseurs pour dynamiser davantage les relations séculaires entre les deux pays.
Le président de la Cour suprême s’est entretenu ensuite avec une délégation des stagiaires de la dix-huitième promotion de l’Ecole normale supérieure de Porto-
Novo en formation pour l’obtention du diplôme de Certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement secondaire (Capes). Ils ont été renvoyés de l’Ens pour n’avoir pas complété, dans le délai requis, leurs dossiers d’inscription avec leur attestation de Maîtrise donnant accès à cette formation au Capes. Leurs dossiers ont été donc purement et simplement rejetés. Les stagiaires interdits de cours à l’Ens depuis plus d’un mois sont au nombre de 202. Ils crient à l’injustice et sollicitent la médiation du président Ousmane Batoko auprès des autorités de l’Ens et de l’Université d’Abomey-Calavi pour être réintégrés dans la formation.
Les responsables de l’Ong « Ma contribution citoyenne » constituent la dernière délégation reçue par le président de la Cour suprême. Solange Odjo Ahlonsou et sa suite sont venues solliciter le soutien d’Ousmane Batoko dans le cadre de l’organisation de la douzième édition de remise de prix et de lots aux candidats reçus aux différents examens nationaux. Cette édition aura lieu en septembre prochain, informe Solange Odjo Ahlonsou qui se réjouit de la qualité des échanges avec Ousmane Batoko qui a gratifié la délégation de ses conseils avisés.

La première session de la cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou au titre de l’année 2018 devait examiner, ce mardi 5 juin, le dix-septième dossier inscrit à son rôle. Attendu pour répondre devant elle, d’une infraction de meurtre, Bouloudjoa Wally n’était pas présent dans le box des accusés.
Sous mandat de dépôt depuis le 25 août 2011, Bouloudjoa Wally est décédé en août 2015 à la prison civile de Kandi. En témoigne le certificat de décès qui figure à son dossier. L’action publique est désormais éteinte contre lui.
M. G.

La chambre correctionnelle du flagrant délit du tribunal de première instance de première classe de Cotonou a décidé de reporter l’audience des mis en cause dans l’affaire de rétro-commission occulte sur placement de fonds à la Banque internationale du Bénin (Bibe). Au tribunal ce mardi 5 juin 2018, les débats n’ont pas abouti après deux suspensions intervenues respectivement à 11H15 et à 12H07 minutes. L’audience est renvoyée en effet au 3 juillet 2018 prochain à la surprise des avocats de la défense. Ces derniers ont fait fi de leur exigence relative au rapport de l’Uemoa qui incrimine les mis en cause, appelant le juge à tenir l’audience pour les débats de fond. Mais la décision du report a surpris ces derniers suite à une incompréhension entre les avocats.
Selon Maître Aboubakar Baparapé, le juge avait la possibilité de réclamer le silence pour poursuivre plutôt que de reporter. Il faut dire que l’un des mis en cause notamment M. Boco, ancien directeur général de la Bibe invité à la barre a fait sa déclaration répondant aux questions du ministère public et du président du tribunal. D’après ses explications, il n’a rencontré Laurent Mètongnon, le secrétaire général de la Fésyntra-finance que deux fois. Une première fois à la Bourse du travail quand il négociait le Dat à la banque et une seconde fois à la brigade économique et financière. Sur la question de la rétro-commission, l’ancien Dg de la Bibe a notifié à la Cour que la convention collective des banques l’institue et que le conseil d’administration de la Bibe a fixé le taux d’intéressement de la clientèle à 0,5%. Cette commission, d’après M. Boco, est faite sur le budget de la banque. Il a indiqué que le conseil d’administration de la Cnss n’est pas demandeur d’une quelconque commission, mais que c’est une option de la Bibe pour fidéliser sa clientèle. Sur la question de la faillite, M. Boco a indiqué qu’après deux ans d’exercice, il a redressé la Bibe. Le débat va se poursuivre à l’audience du 3 juillet prochain, une audience dont le verdict du juge est fortement attendu.
Actualités 05 juin 2018

La quatorzième affaire inscrite au rôle de la cour d’assises de la cour d’appel d’Abomey est relative à un viol sur mineure. La cour s’est penchée, le vendredi 1er juin 2018, sur ce dossier impliquant le sieur Nazaire Dagbéto âgé de 22 ans. Reconnu coupable, il a été condamné à 7 ans de prison à l’issue de cette audience qui s’est déroulée à huis clos.
Après avoir statué sur ce dossier, la cour a condamné à 7 ans de prison l’accusé pour avoir eu des relations sexuelles avec une mineure de 8 ans. C’est la sentence retenue par les membres de la cour après écouté l’accusé et son conseil. Ce verdit se fonde sur la loi portant prévention et répression des violences faites aux femmes et sur entre autres articles 2, 332, 52, 51, de 826 à 833, 249 du Code pénal. Déposé à la maison d’arrêt d’Abomey depuis le 8 août 2016, Nazaire Dagbéto, cultivateur, marié et père de deux enfants, y est retourné pour continuer à purger sa peine pour cinq bonnes années encore.
Les faits se sont produits dans la soirée du mercredi 3 août 2016 à Koui, arrondissement de Zoukou, commune de Zogbodomey. Ce soir-là, la petite R. S. âgée de 8 ans allait se procurer des galettes pour sa mère lorsqu’elle a été interpellée par Nazaire. Celui-ci, selon les témoignages recueillis, l’entraîne de force dans sa case où il a tenu des rapports sexuels avec elle durant un bon moment.
Constatant le temps mis sans être de retour avec les galettes, la mère tenaillée par la faim s’est mise alors à la recherche de sa fille. Elle suit ses traces et par surprise, elle la voit sortir de la case de Nazaire. Choquée, elle lui demande ce qu’elle est allée chercher chez ce dernier et où sont les galettes commandées.
La fille raconte à la mère ce qui venait de se passer dans la case de Nazaire. Horrifiée, la mère donne l’alerte.
Interpellé, Nazaire reconnait les faits mais pour se justifier, il rajoute les circonstances "atténuantes" qui font état du "consentement" de la petite.
A la barre, Nazaire a été défendu au cours des débats par Me Gervais Houndété. En délibérant tard dans la soirée de ce vendredi, la cour a déclaré l’accusé Nazaire Dagbéto coupable du crime de viol sur mineure et l’a condamné à 7 ans de prison.
Composition de la Cour
Président : Claude D. Montcho
Assesseurs : Evariste F. Akounna / Apollinaire
Hounkannou
Jurés : Antoine Hêdiblè, Gérald Tossou, Paul D. Glèlè et Antoine B. Attalogoun
Ministère public : Pierre Dassoundo Ahiffon
Greffier : Me Etienne Ahonahin

Le quotidien de service public a célébré ce lundi 4 juin, son 7000e numéro. Cet évènement marque son parcours au service du Bénin ou des citoyens. Un passage à la maturité qui est loin d’être un long fleuve tranquille. Mémorable anniversaire qui replonge dans le passé du journal, ses heures sombres et ses différentes mutations.
France-Dahomey
Les premières parutions de France-Dahomey remontent à 1943. Organe de presse écrite gouvernementale de la période coloniale, il a survécu jusqu’à l’accession du Dahomey à l’indépendance. C’était un hebdomadaire tabloïd de 4 pages qui paraissait les jeudis et dont les parutions n’étaient pas régulières. France Dahomey, sera remplacé à partir de 1960 par ‘’L’Aube Nouvelle’’, hebdomadaire qui deviendra le 1er août 1967, quotidien sous le nom de Daho-Express.Au nombre des journaux ayant accompagné la colonie dans sa marche vers l’indépendance, France Dahomey a joué également un grand rôle. Il a cohabité avec les journaux comme La Voix du Dahomey, La Presse portonovienne, Le courrier du Golfe du Bénin.
Aube Nouvelle
En 1960, France-Dahomey se métamorphose et prend le nom de ‘’l’Aube Nouvelle’’, au lendemain de l’accession du Dahomey à la souveraineté nationale et internationale. Il sera rebaptisé sept années plus tard Daho-Express. L’Aube Nouvelle paraît à intervalle de sept jours et rapportait périodiquement les nouvelles du Dahomey. Son format variait entre 8 et 12 pages en fonction de l’actualité. Son logo n’avait rien d’extraordinaire à ses débuts, à l’instar de sa couleur rouge vive qui captive systématiquement. Le logo prendra plus tard une autre forme. On pouvait remarquer aisément l’alliage de nombreux rayons de soleil et la dominance des couleurs rouge et jaune du drapeau national. Ceux qui sont assoiffés d’archives peuvent encore le consulter pour se ressourcer.
Dans le n°1 du dimanche 8 janvier 1967, le président de la République, le général Christophe Soglo, y a consacré son message à la nation aux affaires strictement dahoméennes. Un extrait de son discours : « L’histoire des dernières années est assez récente dans vos mémoires. Il fallait donc que moi-même et mes collaborateurs sentions la gravité de la situation pour nous résoudre à reprendre le harnais. Votre confiance nous touchait profondément, mais nous effrayait aussi, car nous sentions que le pays était acculé à l’abîme ».
Daho-Express
Daho-Express n’a vécu que six années. Il a vu le jour en 1969 pendant le mandat du président Emile Derlin Zinsou, sous le signe d’une constellation nationale. Il aborde de plain-pied le décennaire du Dahomey souverain et boucle la première année du régime Zinsou. Sa naissance marque une nouvelle ère dans le domaine de l’information dans le pays.
Germain Adélakoun a succédé à Thomas Magnassan, son premier directeur qui l’a dirigé du 1er août 1969 au 26 avril 1970. C’est avec le n°1774 que le journal a marqué son 6e anniversaire. Ces dernières parutions ont précédé la période des trois glorieuses en novembre 1975. Son volume variait entre 4 et 8 pages, en fonction de l’actualité nationale.
Dans le numéro spécial du 1er août 1969, on pouvait déjà lire en manchette, le message du président Emile-Derlin Zinsou, à l’occasion du 9e anniversaire de l’indépendance du Dahomey : « Pour entreprendre l’œuvre de la Nation, nous nous sommes entourés d’une équipe de dahoméens jeunes, dynamiques, convaincus, résolus au sacrifice et à l’action ».
Le coup d’Etat du 26 octobre 1972 marqua la fin de l’imbroglio politique dans lequel le pays était plongé depuis l’indépendance. Il instaura un régime révolutionnaire qui ne sera pas aussi complaisant avec la presse. Les organes de presse changeront de dénomination à l’image de l’Etat devenu Bénin et cela pour marquer le passage à une nouvelle ère politique. Le quotidien gouvernemental Daho Express devient ainsi Ehuzu.
Ehuzu
Organe de militantisme révolutionnaire et de propagande, Ehuzu a laissé place à La Nation. Sa parution remonte au troisième anniversaire de la Révolution du 26 octobre 1972. C’était au temps de la République populaire du Bénin (Prb). Le journal était conçu perçu comme un organe de militantisme révolutionnaire. Ehuzu (en langue fon) revêt une grande signification : ‘’ça a changé !’’ (traduction littérale française).De quel changement s’agissait-il? On pouvait imaginer la réponse à travers son logo de couleur rouge et verte, l’une symbolisant le courage et la passion et l’autre l’espoir. Le logo de Ehuzu était estampillé « du drapeau national et d’un homme se déchaînant avec force et conviction, en signe de libération de la domination coloniale, comme pour annoncer l’heure du changement radical ». Le changement dont il était question n’était possible que par le travail et la rigueur. Tous les citoyens étaient appelés à se mettre au service du pays. Les grèves et les contestations n’étaient pas tolérées. D’ailleurs, le journal Ehuzu n’avait pas hésité à publier dans sa parution n°8 du 5 novembre 1975 « les noms des agents de l’Etat ayant fait grève du 25 au 27 juin 1975 ». Le journal a tenu jusqu’en fin mars 1990 avec son dernier numéro 3954, avant de céder la place à la Nation, au lendemain des péripéties qu’a traversées l’Office national d’édition, de presse et d’imprimerie (Onepi). Ehuzu a connu quatre directeurs généraux : Evariste Dègla (27 mars 1975 au 7 avril 1976) ; Noël Allagbada (8 avril 1976 au 25 janvier 1978 et du 21 novembre 1984 au décembre 1985) ; Hospice Noudéhou (du 25 janvier 1978 au 26 novembre 1982) ; Akuété Assévi (26 novembre 1982 au 21 novembre 1984).
La Nation
La Nation fait son entrée dans les kiosques le 2 mai 1990 au grand bonheur des lecteurs. C’était un mercredi matin au lendemain du Renouveau démocratique. Ce journal se veut la mémoire de la Conférence nationale des forces vives de la Nation. Il a relayé tous les moments forts de cette grande messe nationale.
Toussaint Tchitchi, alors ministre de l’Information et de la Communication au temps de la Transition, nous replonge dans l’histoire de sa création à l’occasion du 5000e numéro paru le 27 mai 2010. Histoire reprise dans le 6000e numéro, le 3 juin 2014.
Voici en substance ces propos: « Après-midi du lundi 30 avril 1990, dans la salle de conférences de l’ex-Onépi. Assemblée générale des travailleurs comme pour préparer le 1er mai. L’assemblée décide de débaptiser Ehuzu à travers une procédure de vote….A l’issue du vote, les scrutateurs s’attèlent au dépouillement. Résultat du vote : le quotidien La Nation est né. Il est dans les kiosques le 2 mai ».
Selon lui, le gouvernement de transition désapprouve la démarche consistant à créer un nouvel organe officiel sans son aval. Le nouveau nom du quotidien officiel devrait émaner du gouvernement. Tel était le point de vue des dirigeants. Pour d’autres, « Il ne fallait pas continuer avec l’embrigadement des organes de presse officiels et de leurs animateurs », raconte Toussaint Yaovi Tchitchi.
Les responsables du journal avaient pour challenge de travailler à lui redonner sa vraie place de quotidien national de service public auprès des lecteurs. Etant donné qu’entre-temps, le journal avait perdu un peu de sa crédibilité aux yeux du public. Cette option était aussi vite envisagée pour sortir l’Office national d’édition, de presse de publicité et d’imprimerie (Onepi) de l’abîme, devenu aujourd’hui Office national d’imprimerie et de presse (Onip). Au fait, l’office avait connu de sérieuses difficultés financières au point de figurer sur la liste des sociétés à privatiser. Cette situation l’oblige à licencier plus d’une centaine d’agents. Sans quoi, il devrait définitivement fermer ses portes.
L’ancien administrateur puis directeur général de l’office Innocent Adjaho(1991 à septembre 2006), renseigne que les « travailleurs qui étaient retenus avaient pris conscience que c’est leur dernière chance. Ils travaillaient avec sérieux ».
Cette qualité, le journal l’a conservé depuis ce temps. Il est plus que jamais debout. Depuis 28 ans, il paraît régulièrement et s’est même relooké depuis quelques années avec une dizaine de rubriques qui s’animent hebdomadairement.
Désiré Goundé Adadja, ministre de la Communication, au moment où le journal célébrait son 5000e numéro le 27 mai 2010 qualifiait La Nation comme « le siège du métier de journalisme au Bénin ».
Même si le journal s’efforce à être au service de toutes les composantes de la vie sociale, certains n’hésitent pas à lui attribuer à tort ou à raison le titre d’organe gouvernemental. Pourtant, chaque sensibilité politique y trouve son compte, l’actuelle direction de publication fait de l’expression citoyenne un caractère sacré.
La Nation a atteint sa maturité et s’efforce chaque jour à garder sa flamme allumée, avec une rédaction qui se veut l’une des plus modernes de la place.
De France-Dahomey à La Nation, en passant par l’Aube Nouvelle, Daho Express et Ehuzu, beaucoup de paliers ont été franchis. Et depuis le 2 mai 1990, La Nation n’a jamais cessé de paraître. Il vit et se modernise. Tous les jours, il est lu et apprécié. Il s’impose comme l’organe de référence dans un univers médiatique bien saturé où le professionnalisme n’est pas la chose la mieux partagée. Preuve que le journal a résisté au temps et survivra toujours comme le quotidien de référence au Bénin !
Obed KPADONOU reçu par Théodore HOLO[/caption]Théodore Holo, président de la Cour constitutionnelle, a reçu en audience, vendredi 1er juin dernier, trois différentes délégations. Il s’agit de l’Association des pêcheurs Toffins pratiquant la pêche artisanale et maritime, de la Fédération nationale des étudiants du Bénin et de l’Association mondiale pour le développement.
Le président de la Cour constitutionnelle, Théodore Holo, a reçu en audience le vendredi 1er juin 2018, trois différentes délégations. La première est composée des pêcheurs Toffins artisanaux et maritimes confrontés aux réalités d’une loi votée en 2014 qui réglemente la pêche maritime au Bénin. Selon Obed Kpadonou, responsable chargé des affaires judiciaires de l’Association des pêcheurs Toffins pratiquant la pêche artisanale et maritime (Aptppam), ils sont allés se plaindre au président des difficultés de survie que leur pose ladite loi. Il explique que la loi leur interdit la pêche en haute mer alors que les bateaux étrangers sont autorisés à pêcher dans les eaux béninoises.
M. Kpadonou raconte que le président Holo leur a conseillé de saisir la Cour d’un recours aux fins de se prononcer sur la conformité de cette loi avec les droits humains qui font bloc avec la loi fondamentale béninoise.
La deuxième délégation est celle des étudiants réunis au sein de la Fédération nationale des étudiants du Bénin (Fneb), conduite par son président, Alimi Gounou. Les étudiants sont allés exprimer au président Holo leur satisfaction pour ses « loyaux services rendus à la nation » à la tête de la haute juridiction.
Par ailleurs, les étudiants disent avoir présenté au président de la Cour les documents de formalisation pour une existence légale de leur fédération suivant son conseil. Alimi Gounou raconte que M. Holo les a félicités pour l’effort d’avoir une existence légale avec une volonté de transparence dans la gestion financière suivie de la dotation de la Fédération d’un compte bancaire pour une traçabilité des entrées et sorties. M. Gounou affirme qu’ils n’ont pas manqué d’informer le président de la Cour de l’organisation de la Semaine fédérale qui devrait montrer leur potentiel et ont exprimé leur souhait d’avoir un soutien de sa part. Une activité qui, par ailleurs, devrait permettre l’organisation d’un forum sur le mouvement estudiantin et explorer les voies pour des universités publiques apaisées.
La troisième audience a été accordée à Hugues Benjamin Gnimadi, président de l’Association mondiale pour le développement basée à Genève. Il a rencontré le président de la Cour constitutionnelle au sujet du fonctionnement synergique des institutions de la République qui, selon lui, est une préoccupation pour le développement socio-économique. L’hôte du président Holo fait savoir qu’il a discuté de cela avec le président comme il le fera avec d’autres également pour recueillir les points de vue des personnes qui sont en action avant le lancement du programme.
M. Gnimadi dit être satisfait des échanges qui lui ont permis de comprendre que les institutions doivent collaborer et non être de contre-pouvoir comme la majorité a tendance à le croire.

Un affrontement est survenu dans la matinée de ce jeudi 31 mai à Koudo, une localité de Lokossa, chef-lieu du département du Mono. C’était entre deux camps de ressortissants de la localité tombés en mésintelligence autour de l’application d’une mesure conservatoire portant sur l’exploitation des palmeraies.
L’affrontement est survenu suite à la récolte de régimes de palmier opérée par quelques individus dans la palmeraie de la Coopérative d’aménagement rural de Koudo. Alors que pour beaucoup d’autres citoyens, l’accès aux palmeraies est interdit jusqu’à nouvel ordre, selon leur compréhension de la mesure conservatoire. Dans le tumulte, des manifestants ont fait usage de fusil de fabrication artisanale. On dénombre trois blessés graves, tous référés aux centres de santé publics à Lokossa où des soins intensifs leur sont prodigués. Du corps d’une dame blessée, une dizaine de billes a été extirpée. Au plan matériel, six motos ont été également calcinées.
Alertée, la Police républicaine a aussitôt pris le contrôle de la situation et procédé, depuis lors, aux investigations en vue de ramener les meneurs de la fronde devant la Justice pour répondre de leurs actes.
Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo
Société 01 juin 2018