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Nouvelles

Présentation de vœux des institutions de la République au chef de l’Etat: Réforme annoncée dans les médias et adieu à la 8e législature
Le président de la République a reçu, ce jeudi 12 janvier, les vœux des présidents des différentes institutions de la République. Entre bilan de l’année précédente et perspectives pour les mois à venir, les voeux formés placent la nouvelle année sous le signe de l’accomplissement du devoir républicain. C’est aussi l’occasion d’exprimer les gratitudes à la législature finissante et d’annoncer des réformes dans le secteur de la presse.C’est l’accomplissement du devoir républicain qui marquera les actions du gouvernement, de l’Assemblée nationale, de la Cour constitutionnelle, de la Cour suprême, de la Cour des comptes, de la Haute cour de justice, du Conseil économique et social, de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication et du Médiateur de la République. Du moins, c’est sous ce signe que le chef de l’Etat place l’année 2023 qui égrène déjà ses premiers jours. Patrice Talon l’a annoncé au cours de la cérémonie d’échanges de vœux avec les responsables des institutions de la République, ce jeudi 12 janvier au palais de la Marina. [caption id="attachment_92037" align="alignnone" width="450"] Les présidents des institutions de la République ...[/caption] Mais avant cette orientation, il est revenu au président de l’Assemblée nationale, de rapporter les grandes lignes des acquis des différentes institutions au cours de l’année dernière. Ainsi, au niveau de la Représentation nationale, Louis Vlavonou informe que d’importantes lois ont été votées. Et c’est avec un sentiment de devoir patriotique accompli que les députés de la 8e législature s’éclipseront dans quelques semaines pour laisser place aux députés élus lors du scrutin du dimanche 8 janvier dernier. Du côté de la Cour constitution-nelle, de profondes réformes aussi bien en matière des textes fondateurs que des paradigmes de travail ont été conduites. « La mandature actuelle s’achève au cours de l’année 2023. Nul doute que vous ne ménagerez aucun effort afin que la qualité des personnalités à composer la prochaine soit au moins équivalente à celle des membres actuels pour assurer l’interprétation de la loi fondamentale, l’arbitrage des institutions et la gestion du contentieux des prochaines élections législatives et présidentielle de 2026 », a souhaité Louis Vlavonou, inter-venant au nom de tous les présidents des institutions de la République. A l’instar de la Cour constitution-nelle, la vie de la Cour suprême a été marquée par des réformes ces derniers mois. Grâce à ces innovations, l’institution se montre plus performante et davantage au service des justiciables. « La Cour suprême connait une révolution dans sa gestion administrative et juridictionnelle depuis plus d’un an et les premiers résultats se ressentent déjà en matière de qualité et de quantité des décisions rendues en 2022», indique le président Louis Vlavonou. [caption id="attachment_92038" align="alignnone" width="450"] ... les missions à elles assignées, et que le président
de l’Assemblée nationale en leur nom a rappelées[/caption] Quant à la Cour des comptes, nouveau venu de l’arsenal juridique béninois, elle prend corps à grands pas et joue de mieux en mieux le rôle qui lui est dédié. Elle a connu l’adoption de l’ensemble des textes législatifs qui lui sont applicables et l’étoffement de son personnel avec la nomination des présidents de chambres, de conseillers et d’avocats généraux. « En dépit de la volonté manifeste de sa présidente et de ses membres, la Haute cour de justice continue d’espérer que l’heure de sa dynamisation approche et pourrait sonner en 2023. A cette fin, elle a mené des réflexions en vue de repenser son cadre normatif et les conditions de sa saisine effective », a aussi précisé le président de l’Assemblée nationale au chef de l’Etat. Quant au Conseil économique et social, il a produit des avis et recommandations et organisé des séminaires sur des sujets sensibles alors que la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) reste reconnaissante pour l’adoption et la promulgation d’une nouvelle loi organique. La Commission électorale nationale autonome et le Médiateur de la République ont aussi été très actifs au cours de l’année écoulée. Si la première a organisé avec professionnalisme et sans anicroche les dernières élections législatives, le second, malgré ses résultats appréciables, continue d’espérer sa constitutionnalisation.

Réforme de la presse

Les satisfactions suscitées par les réussites de l’année dernière ne doivent pas empêcher l’exploration de perspectives meilleures pour les douze prochains mois. «Les progrès obtenus lors de ces dernières années nous obligent à garder le cap sans désemparer », clarifie le chef de l’Etat. D’ailleurs, précise-t-il, les défis qui s’annoncent sur le chemin du développement socioéconomique sont grands. L’un des plus importants que cite Patrice Talon, c’est la réforme dans le secteur des médias pour une presse professionnelle et responsable. C’est une thérapie d’envergure qui sera portée par l’institution de Rémi Moretti. « Je voudrais assigner une mission particulière à la Haute autorité de l'audiovisuel et de la communication, celle d'engager des consultations sérieuses avec les acteurs de la presse nationale afin de proposer au gouvernement assez vite les axes d'une réforme ambitieuse et pertinente du secteur », annonce le président de la République. Ce remède permettra de favoriser l'avènement de véritables entreprises de presse dans lesquelles les professionnels bénéficient des conditions de vie décentes pour « cesser d'être exposés aux vices, à la précarité et à l'incertitude du lendemain ». [caption id="attachment_92039" align="alignnone" width="450"] Les présidents des institutions de la République ...[/caption] En dehors des médias, Patrice Talon martèle que le temps des violences dans le champ politique est fini. D’une certaine manière, la consolidation de la démocratie prendra une autre tournure. En témoigne déjà la tenue des élections législatives le 8 janvier dernier avec la participation de toutes les sensibilités politiques. Ce scrutin qui a livré son verdict s’est déroulé dans une ambiance paisible et conviviale. Mais malgré la victoire du camp de la mouvance qui obtient une majorité confortable, le président de la République se dit ouvert à toutes les propositions objectives et sources d’évolution. « Il n’y a eu ni perdant, ni gagnant. Seul le Bénin a gagné », retient-il, appelant à l’unité d’action pour accélérer le développement.
Actualités 13 janv. 2023


Bénin : Bientôt des réformes dans le secteur des médias
Le chef de l'Etat béninois Patrice Talon veut enclencher des réformes dans le secteur des médias. Au cours de la cérémonie de présentation des vœux  ce 12 janvier 2023, il a demandé à la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (Haac) d'engager des consultations sérieuses avec les acteurs de la presse au Bénin. Entre 2021 et 2022, le Bénin a perdu sept places dans le classement mondial de la liberté de la presse.
A cet effet, je voudrais assigner une mission particulière à la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication : celle d’engager des consultations sérieuses avec les acteurs de la presse nationale afin de proposer au Gouvernement, assez vite, les axes d’une réforme ambitieuse et pertinente du secteur. Personne n’ignore en réalité que le secteur des médias, au Bénin, mérite une thérapie d’envergure pour favoriser l’avènement de véritables entreprises de presse, dans lesquelles les professionnels bénéficient de conditions de vie décente pour cesser d’être exposés aux vices, à la précarité et à l’incertitude du lendemain. Patrice Talon, 12 janvier 2023
Actualités 13 janv. 2023


Législatives 2023: Le visage de la 9e législature
Bien que les soutiens de Patrice Talon aient confirmé leur leadership sur l’échiquier politique national, ils devront cette fois-ci composer avec une formation politique se réclamant de l’aile dure de l’opposition au régime.Un nouveau visage pour le parlement béninois. Les législatives 2023 permettent de conjuguer définitivement au passé le vocable « parlement monocolore », expression de ce que seuls les soutiens de Patrice Talon ont siégé à la 8e législature. A la vérité des urnes au terme du scrutin du 8 janvier comptant pour l’élection des députés de la 9e législature, ces soutiens du chef de l’Etat, l’Union progressiste le renouveau et le Bloc républicain ont confirmé leur leadership sur l’échiquier national mais sont contraints à un partage des sièges avec l’aile dure de l’opposition au régime. Le parti Les Démocrates dont le président d’honneur Boni Yayi s’est activement impliqué dans la campagne électorale, s’en est sorti avec 28 députés sur les 109 sièges à pourvoir, et ne passera sans doute pas les trois prochaines années de la mandature à caresser le régime dans le sens du poil. Le débat parlementaire s’annonce palpitant tel que les Béninois en sont friands, et c’est une prime à la démocratie. L’essentiel est que l’intérêt général soit préservé. Une chose est claire, le grand bouleversement annoncé lors de la campagne électorale, en prélude au vote du dimanche 8 janvier, par les forces de l’opposition notamment Les Démocrates, se heurtera aux blocs de la mouvance présidentielle. Avec respectivement 53 et 28 sièges au parlement, les partis Union progressiste le renouveau et le Bloc républicain ne se laisseront pas dicter la loi de la minorité. Ils ont également reçu mandat de leurs électeurs aux fins de maintenir le cap, poursuivre dans le sens du soutien aux actions de Patrice Talon. La fonction parlementaire, au-delà des exigences légales notamment en termes de contrôle de l’action gouvernementale, offre à l’élu une certaine liberté, qu’il n’y est pas forcément contraint. A juste titre, le débat sur la problématique du contrôle de l’action gouvernementale a fait rage ces dernières années, et avec le retour de l’opposition au parlement, les choses pourraient changer en cette matière. Les résultats provisoires proclamés par la Commission électorale nationale autonome (Cena) nourrissent cet espoir pour la vitalité de la démocratie béninoise. Il est à espérer que la politique politicienne ne prenne le dessus. Des élus de la mouvance, il est certainement attendu quelques concessions dans l’intérêt des populations, et des opposants des propositions objectives et constructives? Actualités 12 janv. 2023


Umaro Sissoco Embaló en visite officielle à Cotonou: « Le Bénin pèse beaucoup au sein de la Cedeao »
En visite officielle à Cotonou, le président de la Guinée- Bissau a été reçu en audience au palais de la Marina, ce mercredi 11 janvier, par son homologue béninois. Les questions de sécurité, de démocratie et de développement étaient au cœur des échanges. Une bonne occasion pour Umaro Sissoco Embaló de repréciser la place importante du Bénin dans la sous-région. Il sonnait 14 h 34 minutes, ce mercredi 11 janvier, quand le président de la Guinée-Bissau fait son entrée au palais de la Marina où l'attendait le maître des lieux. Hymnes des deux pays, honneurs militaires, accolades, brèves discussions et les deux personnalités arpentent les marches pour un entretien à huis clos. Au bout d’une heure d’horloge, les deux chefs d’Etat refont leur apparition et livrent aux médias la quintessence de leurs discussions. C’est Patrice Talon qui plante le décor en précisant que la sécurité, la démocratie et le développement ont été au cœur de leurs discussions. Le contexte sous régional marqué par les actes terroristes et la situation de transition dans certains pays dont le Burkina Faso imposent ces sujets comme des défis que doivent relever ensemble les pays. S’agissant de la sécurité, notamment la lutte contre le terrorisme, Umaro Sissoco Embaló confie que son déplacement sur Cotonou n’est pas inutile. « C'est toute l'Afrique de l'Ouest qui est concernée. Le président m'a donné son point de vue qui m'a beaucoup intéressé », a-t-il fait savoir. Même si le président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) ne l’a pas clairement développé, il est connu qu’aux dernières assises de l’institution sous régionale, Patrice Talon, dans une approche innovante, avait appelé la communauté à compter sur ses propres forces dans cette lutte contre le terrorisme, en attendant l’appui éventuel des partenaires techniques et financiers. La proposition de Patrice Talon, bien appréciée par son hôte, permet à ce dernier de clamer à nouveau l’importance du Bénin dans la sous-région. «Le Bénin est un pays qui pèse beaucoup au sein de notre famille, la Cedeao », a déclaré le président bissau-guinéen.

Modèle

La visite de Umaro Sissoco Embaló intervient au lendemain des élections législatives au Bénin. D’ailleurs, son séjour coïncide avec la proclamation des résultats provisoires de ce scrutin pour lequel la Cedeao a déployé des observateurs. « J’ai eu quelques entretiens avec le chef de mission d’observation de la Cedeao (…) qui m’a fait part de comment les élections se sont déroulées », a-t-il rapporté avant de féliciter le Bénin pour la qualité de sa démocratie et le modèle qu’il ne cesse d’être en matière d’organisation d’élections. [caption id="attachment_92008" align="alignnone" width="450"] Accueil chaleureux du président bissau-guinéen
par son homologue béninois...[/caption] Pour sa part, Patrice Talon renouvelle l’engagement de son pays à œuvrer pour le bien-être de tous les peuples. « Le Bénin tient à jouer sa partition dans notre communauté sous régionale, aussi bien pour le renforcement de la démocratie, des libertés, de la bonne gouvernance que pour notre sécurité commune, la lutte contre le djihadisme », a indiqué le chef de l’Etat béninois. Précisons que Umaro Sissoco Embaló préside la Conférence des chefs d’Etat de la Cedeao depuis juillet dernier. La question de la sécurité constitue un des piliers de son plan d’action. C’est pour cette raison qu’avant son séjour de quelques heures à Cotonou, il était à Ouagadougou au Burkina Faso?
Actualités 12 janv. 2023


Fête du vodoun: Adeptes et dignitaires au rendez-vous
Les adeptes des cultes endogènes résidant à Cotonou et Sèmè-Podji n’ont pas dérogé à la tradition, ce mardi 10 janvier. Ils ont commémoré l’édition 2023 de la fête nationale des religions endogènes. Sur la plage Fidjrossè à Cotonou et à Lokocoucoumè dans la commune de Sèmè-Podji, adeptes Mami, Dan et Thron ainsi que les Zangbéto ont séduit le public à travers chants, danses et démonstrations.C’est un rendez-vous annuel important pour les adeptes des cultes endogènes. Ce mardi 10 janvier, ils ont sacrifié à la tradition : celle de la commémoration de la fête nationale des religions endogènes. Parés de leurs plus beaux accoutrements, adeptes et dignitaires des cultes traditionnels ont magnifié leurs divinités et prié pour la paix au Bénin. A la plage de Fidjrossè, les adeptes de Mami étaient venus non seulement festoyer mais aussi faire des offrandes à la mer afin qu’elle puisse agréer leurs différentes prières. « Tout ce que l’être humain est venu voir sur la terre doit être vénéré. La mer est là avant les êtres humains. Certainement qu’elle regorge d’entités que nous ne maîtrisons pas. Aujourd’hui, nous faisons offrande à la mer pour bénéficier des bénédictions au cours de l’année », a affirmé Hounnongan Tchètoula Adodo Dêdédji, président de l’Association des adeptes de Mami Dan Egblémankou du Bénin et président du Conseil national des cultes endogènes du Littoral. « Cette fête, détaille-t-il, est une occasion pour les adeptes des religions endogènes de célébrer leur culture. C’est grâce au président Nicéphore Dieudonné Soglo que cette fête a été instituée. Nous implorons les mânes de nos ancêtres afin qu’ils puissent le protéger. Ce jour est un jour mémorable parce que cette religion que nous célébrons aujourd’hui a pu trouver sa place au milieu des religions importées. C’est très important pour le peuple béninois ». La célébration à la plage de Fidjrossè a bénéficié du soutien des autorités communales et de plusieurs autres acteurs dont la députée Sèdami Médégan Fagla. A Lokocoucoumè (Tohonto) dans la commune de Sèmè-Podji, les adeptes de Zangbéto ont aussi tenu en haleine le public. Une douzaine de Zangbéto venus de douze villages d’Agblangandan ont enchaîné danses, parades et démonstrations magiques sous le rythme des chants vodoun et des tam-tams et castagnettes. «Notre rencontre ici nous permet de magnifier nos divinités et prier pour le pays. Nous nous réunissons à Tohonto pour vénérer nos divinités et fêter. Avant de démarrer les festivités, nous faisons les rituels déjà à la veille afin de chasser toutes les entités maléfiques qui errent dans chaque village où se trouvent les divinités à savoir Sakpata, Dan, Thron, Ahôvi », a expliqué Zangan Tossi Atchèdé Missé, l’un des responsables des lieux. La fête du vodoun est aussi l’occasion pour les dignitaires religieux de réfuter des préjugés au sujet des cultes vodoun avant de lancer un appel aux adeptes. « Le vodoun fait du bien comme les autres religions, contrairement à ce que les gens disent. Aujourd’hui, on constate que le vodoun est diabolisé et persécuté. Or c’est la religion qui respecte le Dieu Tout-Puissant et toute sa création dont l’eau, l’air, la terre et le feu. Pour nous, Dieu qui a créé son monde ne s’est pas réfugié au ciel mais il est plutôt en nous et partout. Je demande aux adeptes du vodoun de se prendre au sérieux. Le vodoun n’est pas une profession contrairement à ce que nous voyons. En le faisant, les gens passent à côté de la déontologie du vodoun », a clarifié Hounnongan Dah Aho Sènou Tito Weziza, dignitaire de Thron kpéto déka Alafia, secrétaire général du culte Houindonanfa. La célébration du 10 janvier 2023 se poursuivra jusqu’à fin janvier dans chaque couvent. Par Ariel GBAGUIDI & Isidore GOZO Culture 11 janv. 2023


Les cantines réceptionnées par la Cena
La Commission électorale nationale autonome (Cena) a réceptionné la totalité des cantines contenant les procès-verbaux de compilation des résultats des législatives du 8 janvier dans les 546 arrondissements sur l’ensemble du territoire national. La Commission électorale nationale autonome (Cena) pourrait proclamer, dans les heures qui suivent, les résultats provisoires des élections législatives du 8 janvier 2023. L’institution ayant à charge l’organisation du scrutin a fini de réceptionner l’ensemble des cantines contenant la compilation des résultats par arrondissement. Selon le code électoral, le procès-verbal (Pv) des résultats du village ou quartier de ville ainsi que le procès-verbal des résultats de tout l’arrondissement sont signés par le coordonnateur de l’arrondissement, les présidents des postes de vote et les représentants des partis politiques. Ces procès-verbaux de centralisation et de compilation par arrondissement sont mis sous plis scellés et envoyés à la Cour Constitutionnelle et à la Commission électorale nationale autonome (Cena). Cette opération s'est achevée au soir du mardi 10 janvier au siège de l’institution à Cotonou. Les 546 arrondissements ont livré leurs cantines. « Nous les ouvrons, nous essayons d’extraire les Pv de compilation, nous les assemblons par commune et nous lançons leur traitement à la salle informatique », avait confié Ruffin Domingo, responsable du matériel et des opérations. Selon le mode de travail à la commission électorale, des agents manutentionnaires sont chargés de la récupération des enveloppes des cantines, d’y extraire les Pv qui sont ensuite remis aux opérateurs de saisie de la salle informatique. Il s'ensuit la compilation des données électorales. « Le département informatique ne subit aucune pression. La transparence est totale. Le traitement qui se fait à la Céna, pour rendre des résultats fiables tels sortis des urnes. La Céna doit proclamer les résultats le mercredi 11 janvier selon son chronogramme», a laissé entendre Ruffin Domingo. Il faut rappeler que les articles 94 et 95 du code électoral stipulent que, la centralisation des cantines et des plis scellés doit être terminée au niveau de la Commission électorale nationale autonome (Cena), vingt-quatre (24) heures, au maximum, après le jour du scrutin. Et que tout responsable de transmission tardive de cantines ou de plis scellés est passible de la peine prévue au code pénal. « Toute transmission hors délai de cantines ou de plis scellés doit être dénoncée dans les soixante-douze (72) heures qui suivent la transmission tardive aux procureurs de la République compétents par le président de la Commission électorale nationale autonome (Cena). La non-dénonciation de la transmission tardive rend le président de la Commission électorale nationale autonome (Cena) passible de la même peine », a prévenu le législateur. La Commission électorale est donc restée dans les délais et pourrait, conformément à son agenda, procéder ce jour à la proclamation des résultats provisoires des élections? Actualités 11 janv. 2023


En attendant les chiffres officiels, le pouvoir aux médias sociaux
Dans l’attente de la proclamation par la Commission électorale nationale autonome (Cena) des grandes tendances des élections législatives du dimanche 8 janvier dernier, les partis politiques et leurs militants déploient beaucoup d’énergie sur les médias sociaux. La toile est en proie à une deuxième bataille, après celle des urnes, menée par des chapelles politiques épaulées par leurs communicants et plusieurs influenceurs web.En attendant la proclamation des tendances provisoires par la Cena, la bataille pour les sièges du parlement fait rage sur les réseaux sociaux. A peine les bureaux de vote ont fermé, dimanche dernier, que les chaudes discussions ont repris. Au menu des débats, la question du vainqueur. Qui l'a emporté ou qui remportera tel ou tel siège ? Conformément à la décision de l’autorité de régulation des médias, les organes de presse ne sont pas autorisés à publier des chiffres ou des statistiques en rapport avec les élections. Alors, les partis politiques se tournent vers les réseaux sociaux, cela par le biais de militants et de web activistes. La mouvance et l'opposition s'affrontent à coups de chiffres. Dans les différents forums et espaces de discussions sur Internet, la bataille fait rage. Les empoignades sont sans merci. A cela s'ajoutent les déclarations de leaders politiques. Des déclarations largement relayées par les internautes. L'opposition demande de respecter le verdict des urnes, la mouvance réclame la victoire. Mieux, les deux blocs de la mouvance présidentielle s’arrogent la première place. Tout se passe comme si chaque camp voudrait avoir l'opinion acquise à sa cause et s'en faire juge à la place des organes officiels de gestion des élections que sont la Cena et la Cour constitutionnelle. En tout cas, force est de constater que les chaudes empoignades durant la campagne électorale n'ont visiblement pas suffi. Les discussions, les arguments, les chiffres, les soupçons de fraude vis-à-vis de l'adversaire ont toujours cours. Certains arguments, opinions des militants et des responsables de partis tendent même à mettre pression sur l'institution en charge de l'organisation des élections. Cette attitude des différents partis politiques témoigne-t-elle d'une méfiance vis-à-vis de la Cena, ou s'agit-il d'une manœuvre de manipulation, d'intimidation, voire de chantage ? Chaque camp voudrait-il associer le peuple à sa stratégie de communication post-scrutin ? Qui a raison, qui a tort ? Nul ne saurait le dire. A l'heure actuelle, le peuple se retrouve pris en otage par la guerre de chiffres non officiels et d'arguments de toutes sortes. En attendant et loin de ce tohu-bohu, les institutions habilitées à vérifier les chiffres sortis des urnes s'affairent avec toute la sérénité requise. Les travaux de réception et de traitement des procès-verbaux et feuilles de compilation sont en cours à la salle informatique de l’institution chargée d’organiser les élections. D’ailleurs, son président avait affiché sérénité et optimisme le jour du vote en affirmant que les dysfonctionnements lors du processus sont minimes et ne sauraient entacher la crédibilité des résultats.

Satisfécit général

L’ambiance post-scrutin est à la satisfaction générale. Les opérations de vote ont laissé un vent de satisfaction perceptible dans tous les camps. Du côté des populations, c’est la joie d’avoir pu exprimer son droit de vote. D’ailleurs, sur les médias sociaux, les jeunes en l’occurrence saluent l’engagement du régime à mettre en place les conditions de consolidation de la démocratie au Bénin. Quant aux partis politiques, ils expriment leur satisfécit en dehors de quelques récriminations parcellaires. Dans la même veine, la mission d’observation déployée par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) s’est réjouie des bonnes conditions de déroulement du processus électoral. La mission salue à juste titre le climat apaisé qui a caractérisé le scrutin du dimanche dernier félicitant toutes les parties prenantes. Faisant de son côté le point de sa mission d’observation, la Plateforme électorale des organisations de la société civile fait constater que les opérations de vote se sont déroulées dans l’ordre et la discipline malgré quelques incidents. Notons que la plateforme a déployé plus de 700 observateurs dans 546 arrondissements? Par Jonas DETONDJI (Coll ext.)
Actualités 11 janv. 2023


Fête des religions endogènes: La partition des gardiens de nuit à Parakou
A l’instar de toutes les autres localités du Bénin, la ville de Parakou a célébré la fête nationale des religions endogènes, ce mardi 10 janvier. Les adeptes des différentes divinités ont eu l’occasion de les vénérer, puis de prier pour le pays. A l’arrivée, ce sont les gardiens de nuit qui se sont adjugé la palme en suscitant plus d’engouement autour des festivités.Comme partout, sur toute l’étendue du territoire national, ce mardi 10 janvier a été marqué par la célébration de la fête des religions endogènes à Parakou. Pour les adeptes des cultes vodun de la ville, c’était l’occasion des grandes retrouvailles pour valoriser et honorer leurs divinités. Ils ont également prié pour tout le pays. En dehors des couvents, des temples des divinités Sakpata, Hêviosso, Tohossou, Dan, Kocou, Ninsouhoué, Thron et autres qui ont été pris d’assaut, les festivités se sont également déroulées au niveau des associations organisées. Elles ont été meublées par des chants, libations et autres rituels indiqués, sans oublier les danses recommandées et propres aux différentes divinités. Une des grandes attractions de ces festivités aura été une nouvelle fois, les gardiens de nuit ou Zangbéto. Présents également dans la cité des Kobourou, ils se sont illustrés par leurs démonstrations. Venus de plusieurs temples à travers la ville, ils ne se sont pas fait prier pour émerveiller le public. « Ils assurent la sécurité, puis protègent contre les mauvais esprits », confie avec fierté Martin Agossa, un zangan daho ou chef supérieur de l’un de leurs temples. « La sorcellerie évite de se manifester dans un endroit où le Zangbéto est présent », soutient-il. C’est après des rituels effectués dans leurs temples que leur sortie pour l’Epp Ocbn a été possible. Selon le dignitaire du culte Togbo-Ava, Pacôme Assohoumè, les préparatifs de cette fête ont commencé depuis plusieurs jours. La veille a surtout été consacrée à la purification des couvents et temples. « Cette fois-ci, nous avons également prévu des groupes folkloriques pour agrémenter les festivités », a informé Pacôme Assohoumè. Tout comme celles importées, les religions endogènes méritent, insiste-t-il, qu’on leur accorde également un peu plus de considérations. Actualités 11 janv. 2023


Fête du vodoun: Effervescence et expressions artistiques sur la plage de Ouidah
Les religions endogènes étaient à l’honneur, une fois encore, ce mardi 10 janvier sur la plage de Ouidah. Adeptes et dignitaires étaient en liesse autour de leurs divinités, sous le regard admiratif de touristes, de curieux et des autorités de tous ordres.L’effervescence sur la plage de Ouidah, montre que les religions endogènes n’ont rien perdu de leur prestige. Ils étaient là, nombreux, les adeptes, parés de leurs plus belles tenues pour célébrer leurs divinités. La fête des religions endogènes est un rendez-vous annuel de dimension internationale au cours de laquelle chants et danses rituels, processions et autres libations sont exécutés pour rendre hommage aux forces ancestrales et vitales de l’univers. A cette occasion, dignitaires, adeptes et initiés de chaque couvent situé sur le territoire national proposent au public diverses manifestations selon les divinités qu’ils implorent. En ce qui concerne Ouidah, cette année encore, le public a eu droit sur la plage de la ville aux prestations de treize couvents de la commune. Trente ans que le 10 janvier est devenu un jour de grâce dans le calendrier national. C’est « un jour béni pour les adeptes des divinités tutélaires depuis qu’elles veillent sur leurs destins et les couvents qui abritent leurs sanctuaires ». Jean Michel Abimbola, ministre en charge de la Culture, dans son adresse solennelle, se laisse «convaincre par la certitude que la communauté vodun est en effervescence, portée par la ferveur de la foule des croyants, inspirée également par la passion des curieux et des touristes en quête d’émotions et de connaissances sur ces croyances multiséculaires ». Avant lui, bien d’autres autorités ont reconnu l’importance et au-delà, la beauté de cette fête qui prend désormais toute son importance au rang des célébrations festives nationales et même internationales. « C’est un rendez-vous qu’il ne faut pas se laisser conter. Cela fait trois ans que je prends du plaisir à être ici en famille pour cette fête qui nous reconnecte avec nos sources ». Siméon Talbot, touriste guadeloupéen est aux anges d’y être, esquissant des pas de danse aux côtés des porteurs de Atchinan. Ce mardi encore, ils étaient là, par dizaines pour s’abreuver à cette richesse dont le Bénin est l’un des plus grands dépositaires. « Notre pays est une des principales terres où s’expriment, se vivent, se perpétuent et se valorisent les traditions vodun », appuie le ministre Abimbola. Les manifestations de ce 10 janvier, comme toujours, se sont déroulées en présence de hauts dignitaires du culte Vodun sur toute l’étendue du territoire et sous le regard admiratif des membres du gouvernement, notamment les ministres en charge des Affaires étrangères et de la Culture, du conseiller spécial du président de la République, des autorités politico-administratives et locales. D’une portée nationale et internationale, la fête des religions endogènes est un rendez-vous marqué par une cérémonie officielle en présence des institutionnels, du Pontife du Vodun, le chef suprême du culte vodun, des chefferies traditionnelles et des hauts dignitaires de différents couvents. Pour ce qui est des expressions artistiques, elles ont été assurées par treize couvents de la commune de Ouidah. Une visite du couvent Sakpata de Zoungbodji a mis un terme aux activités.

Valorisation

Conscient de la richesse inépuisable que constitue ce culte, le gouvernement à travers son Programme d’action 2021-2026, a fait l’option d’intensifier les efforts dans les secteurs du tourisme, de la culture et des arts, secteur érigé au rang de deuxième pilier du développement du Bénin. Au nombre des nombreux projets et programmes structurants pensés pour porter la «Destination Bénin », figurent la Route des couvents et le musée international Vodun, qui sont dans une phase de développement avancée. La Route des couvents devra permettre à tout visiteur de réaliser une immersion dans les temples et couvents pour vivre les cultes, les rituels et l’ambiance caractéristiques de ces lieux. Pendant ce temps, le musée offrira aux visiteurs une variété de connaissances sur le sujet avec des images et des représentations des différentes déités à travers une scénographie spécifique. « Les multiples visages de cette religion, l’appropriation qu’elle a subie dans tous les espaces de son implantation seront montrés et illustrés avec des outils modernes, histoire de témoigner de la complexité de la spiritualité de nos aïeux, de rendre hommage à la façon dont ils vivent leurs commerces avec Dieu, avec la nature, avec eux-mêmes », renseigne la documentation sur la fête. A l’horizon 2024-2025, le Bénin, ouvrira grandement ses portes pour permettre à ses visiteurs de découvrir d’autres facettes de ses religions endogènes. ----------------------- --------------------------

Un festival des arts vodun pour renforcer l'attractivité touristique Le Bénin envisage, pour les éditions prochaines de la fête nationale des religions endogènes, lancer le Festival des arts vodun. A l’occasion des festivités marquant la célébration de ce rendez-vous annuel, le ministre de la Culture a indiqué que le gouvernement ambitionne de créer un rendez-vous qui conviera toutes les expressions créatives autour de cette richesse identitaire. « Si le Vodun reste un sujet de fascination et d’interrogations pour des millions de curieux à travers le monde, il suscite chez les chercheurs les travaux scientifiques, chez les cinéastes des films de toutes sortes, chez les plasticiens un art reconnaissable et chez les musiciens, des rythmes et mélodies identifiables entre mille autres. C’est pour cela que nous pensons accompagner désormais la célébration du 10 janvier du Festival des arts vodun. Notre pays veut ainsi assumer pleinement sa vocation de la Mecque du vodun, pour y faire éclore le potentiel de cette culture dans ses aspects les plus inspirants », justifie Jean Michel Abimbola, à l’occasion. Un évènement d’envergure qui polarisera sans doute les attentions dans un contexte où la promotion des arts, de la culture et du tourisme tient une place importante dans le programme d’action du gouvernement.

Culture 11 janv. 2023


Fête du Vodoun à Zogbo: Immolations et bénédictions au temple Alafia
L'Ordre des avocats du Bénin a lancé sa rentrée solennelle 2022-2023, jeudi 5 janvier dernier, lors d'une cérémonie qui a eu lieu à la Maison de l'Avocat sise au Palais de justice de Cotonou. Une cérémonie qui a également consacré la prise de fonction du nouveau bâtonnier de l'Ordre, Me Angelo Hounkpatin. Il annonce un mandat de continuité avec des défis spécifiques et une attention particulière à la confraternité et à la discipline.L’Ordre des avocats du Bénin fait sa rentrée au titre de l’année 2022-2023 avec à sa tête un nouveau conseil. Le bâtonnier sortant, Prosper Ahounou, a passé la charge à son dauphin Angelo Hounkpatin. Doyen du Conseil de l'ordre, élu ensuite dauphin de son prédécesseur, le samedi 18 décembre 2021, Me Angelo Hounkpatin a pris la pleine possession de sa charge de bâtonnier de l'Ordre des avocats du Bénin pour un mandat de trois ans. Il s’entoure d’un conseil essentiellement composé des anciens membres. Le nouveau bâtonnier apprécie à sa haute valeur, l’honneur qui lui est fait et les attentes de sa nouvelle charge. Il a remercié d’une part ses confrères pour leur mobilisation en sa faveur lors des élections qui l'ont porté à cette charge et d’autre part son prédécesseur pour l'inestimable attention. « Aux côtés du bâtonnier Prosper Ahounou, rien ne m'a été caché… Vous avez été un éclaireur… A aucun moment vous n'avez confondu compromis et compromission», ce sont les témoignages d’un successeur reconnaissant. Il confirme d’ailleurs que son bâtonnat ne sera pas un bâtonnat de rupture avec le précédent, mais un mandat de continuité qui aura ses propres challenges. Entre autres challenges, le bâtonnier en exercice évoque une assurance-maladie particulière pour les avocats, la poursuite de l'ouverture du barreau à l'international, le dialogue avec le Garde des sceaux pour le paiement diligent des honoraires d'avocat... C’est sans occulter les défis constants de la restauration de l'image de l'ordre. Ont pris part à la cérémonie de rentrée solennelle 2022-2023 du barreau du Bénin et de passation de charge au nouveau bâtonnier, le président de la Cour suprême, des bâtonniers de pays voisins, d'anciens bâtonniers du Bénin, les avocats de l’Ordre, des représentants de divers Ordres et professions judiciaires, des représentants de la Conférence des barreaux de l'Uemoa… La conférence inaugurale de la rentrée a d’ailleurs été donnée par le président de la conférence des barreaux de l'Uemoa et a porté sur le défi de l’intégration régionale des Ordres.

Non à la division !

«Je veux être le bâtonnier de tous, sans exception aucune». C’est l’un des souhaits qui ressorttent du premier discours du nouveau bâtonnier du barreau du Bénin. Pour réussir sa mission, il identifie trois exigences qui lui semblent indispensables et que tous les avocats de l’Ordre sont appelés à cultiver : l'indépendance, la confraternité et la dignité. Le bâtonnier Angelo Hounkpatin a exhorté ses confrères à se mettre au-dessus des clivages et des divisions à l'interne pour bâtir la confraternité, arme importante pour la survie et la notoriété de l’Ordre. « Apprenons à nous aimer dans nos différences d'opinion au nom de la confraternité… Je nous encourage à sortir des sentiers battus dans l'intérêt de notre profession, sans injures ni insultes… Je veux faire de mon bâtonnat un espace public de discussion. Mais cette discussion doit se faire dans le respect des normes qui font de nous des confrères, des artisans de justice… », a-t-il précisé, invitant chaque avocat à traiter son confrère avec courtoisie, délicatesse et respect comme il aurait aimé qu'on le traite ; et encourageant les avocats stagiaires à la discipline, au respect des aînés, à la probité et la dignité. Pour rester professionnels, tous les membres de l’Ordre sont appelés à faire attention à certains pièges que sont: le goût immodéré de l'argent, l'envie, l'ambition démesurée, le manque de courtoisie à l'égard des confrères…
Culture 11 janv. 2023


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