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Nouvelles

Médias et développement local: Le rôle essentiel des organes de presse à Djougou

Les grands médias ont tendance à occulter les réalités des communes éloignées des grandes villes. Dans ce contexte, les organes de presse locale et les correspondants de presse basés à Djougou, aident cette commune de la Donga à se faire une place dans les tranches d’antenne et dans les pages des journaux. Ils jouent ainsi leur partition dans le renforcement de la décentralisation, de la démocratie à la base et du développement local.

La coupure générale d’électricité dans la ville de Djougou n’épargne pas la radio communautaire Solidarité FM. Le groupe électrogène étant en panne, dans les studios et à l’antenne, c’est silence radio. Il est presque 19h et Zibrila Adamou, le chef programme de la radio, fait ses bagages pour un village environnant. Dans le cadre de son émission grand public sur la santé qui passe à l’antenne tous les samedis à 13h 30, il fait le tour des villages les bras chargés de gadgets et divers cadeaux à distribuer sur le terrain aux auditeurs. Zibrila Adamou est l’un des 14 agents permanents de la radio qui bénéficie également des services de 13 agents occasionnels et 8 stagiaires.

La radio communautaire Solidarité FM de Djougou est avec la Radio islamique, l’un des deux organes de presse basés dans la cité des Kpétoni. Pour Djibril Yessoufou, rédacteur en chef, l’objectif premier de la radio est de sensibiliser les populations sur les enjeux du développement local. « Nous organisons des discussions sur le budget de la commune, son exécution et nous aidons à mobiliser les ressources. En raison du taux d’analphabétisme élevé, nous diffusons prioritairement dans 8 langues locales à savoir, le Yom, le Lopa, le Dendi, le Fodo, le Ditamari, le Peulh, le Sola et même le Fon tout en émettant dans un rayon qui couvre les communes de Djougou, de Copargo ainsi qu’une partie de Ouaké et de Bassila», explique-t-il.

Thématiques

Côté thématiques, les questions de population et de développement sont prioritaires. «La part belle est faite à l’agriculture parce que la commune de Djougou est d’abord agricole. Elle est le premier producteur d’igname du Bénin. On y cultive aussi le fonio et le maïs », a laissé entendre Djibril Yessoufou. L’environnement sain jouit également d’une bonne tranche sur la radio. « Nous avons des quartiers insalubres dont la malpropreté occasionne des décès. Cela donnait du fil à retordre aux agents de santé, mais avec la forte contribution de Solidarité, le choléra qui est la principale maladie a reculé.»
A la question de savoir quelle est l’audience de la radio et à quel point elle satisfait l’auditoire, le rédacteur en chef répond que les feedbacks, les alertes, les remerciements et les contributions aux émissions interactives sont des preuves d’une bonne audience. «La collision entre deux bus, l’un en provenance du Ghana, l’autre de Cotonou peut être citée comme un test de feedback. Dès que nous avons été alertés, nous avons lancé un appel au public. Quelques minutes après, il y avait plus d’une centaine de conducteurs de taxi-motos qui ont aidé à sauver certains passagers. Les grandes mobilisations de façon spontanée des populations autour des visites des ministres ou du chef de l’Etat à Djougou, quelques minutes seulement après le message radio qui les exhorte, est un témoignage d’une audience notoire », a-t-il conclu.

Couvrir Djougou et ses réalités

Les stations de l’Office de radiodiffusion et de télévision du Bénin (ORTB) sont les seules captées par les populations de Djougou, sans faire usage d’antenne parabolique et de décodeur. De plus, l’actualité locale d’ici n’est pas souvent mise en avant dans les médias nationaux aussi bien dans la presse écrite que dans l’audiovisuel. D’où l’importance pour la commune de Djougou, des correspondants locaux d’organes de presse nationaux.
Outre donc les radios communautaire et islamique, plusieurs correspondants locaux d’organes de presse nationaux couvrent les questions de développement local dans la commune de Djougou. Il s’agit entre autres, de ceux de Golfe FM/TV, du Canard du Nord, du quotidien La Nation dont l’Antenne régionale est basée à Natitingou, mais aussi de la radio Soleil FM et de l’Agence Bénin Presse. La plupart de ces organes de presse aident Djougou à se faire une place dans les tranches d’antenne et dans les pages des journaux. Selon Moutaïrou Idrissou, correspondant local de l’Agence Bénin Presse, Djougou est l’une des communes dans lesquelles on reconnaît véritablement l’importance des agences de presse. «Nous sommes les premiers à transmettre les informations liées à l’actualité de Djougou au niveau national. Nous collectons des informations par rapport aux difficultés que rencontrent les populations. En tant que grossiste de l’information, nous alimentons les autres organes qui n’ont pas de correspondants à Djougou », explique-t-il. Selon Ignace Aoubré correspondant de la radio privée Soleil FM de Cotonou dans l’Atacora-Donga, les faits de société qui surviennent à Djougou et qui sont liés aux enjeux nationaux, intéressent sa station. Les réalités que vivent les populations à la base sont donc pertinentes pour l’auditoire.

Société 04 août 2015


Affaire Orou Sé Guéné: Le jugement mis en délibéré au 15 septembre prochain

Il faudra attendre encore plus d’un mois pour connaître la décision de la Cour d’appel de Parakou au sujet de l’affaire Pression sur juge imputée à Orou Sé Guéné, nouveau maire élu de Kalalé et ancien député à l’Assemblée nationale. La cause est mise en délibéré pour le 15 septembre prochain, à l’issue de l’audience qui s’est déroulée dans l’après-midi d’hier mardi 4 août.

Ecroué depuis mercredi 29 juillet dernier à la prison civile de Parakou, le sieur Orou Sé Guéné, 54 ans, professeur certifié de Mathématiques, était présent à la barre hier pour répondre des faits de pression sur juge le 6 novembre 2014 à Parakou, chef de poursuite qui lui a valu, en première instance, une condamnation à six mois d’emprisonnement fermes assorti de mandat d’arrêt et à une amende de 500 000 F CFA.

Crâne tondu, habillé d’une tenue ‘’bomba’’ fait en bazin aux couleurs beige et marron auréolée du gilet rouge griffé « Prison civile » et d’une babouche assortie, Orou Sé Guéné est apparu souriant et détendu, hier à 14h30 à la grande salle d’audiences de la Cour d’appel de Parakou. C’est après un plaidoyer de ses avocats qui ont signalé dans la matinée au président de la Cour, que leur client n’est pas présent dans le box des accusés. Interpellé, le ministère public représenté par Delphin Chibozo rassure que les diligences ont été faites pour que le sieur Orou Sé Guéné comparaisse effectivement. Si c’est pour une question de moyen de déplacement, les avocats de la défense proposent de mettre leurs véhicules à disposition pour aller le chercher à la prison civile de Parakou. Le Parquet général oppose un rejet à cette proposition.

Rappel des faits

Orou Sé Guéné est mis sous convocation le jeudi 6 novembre 2014, parce qu’il aurait fait irruption dans le bureau du juge des libertés et de la détention au tribunal de Parakou, Aleyya Gouda Baco, et insisté pour demander « d’éviter le placement en détention» à des personnes proches à lui, inculpées dans une affaire d’assassinat (meurtre avec préméditation). Son immunité parlementaire d’antan ne le couvrait pas puisqu’il s’agit d’un flagrant délit.
Après son audition sur procès verbal au lendemain des faits, le prévenu ne s’est plus présenté devant les juges. Le dossier avait été renvoyé à plusieurs reprises, successivement les 11, 18 et 25 novembre derniers. Ses avocats ne s’étaient pas présentés à l’audience de son jugement. Ce que le ministère public représenté par le procureur de la République près le tribunal de Parakou, Jules Chabi Mouka, avait qualifié de «mépris» pour la justice par cet ancien membre de l’institution législative. Il a été condamné en application de l’article 3 de la loi n° 2001-37 du 27 août 2001 portant organisation judiciaire en République du Bénin qui stipule : « La justice est rendue au nom du peuple béninois. Les juges ne sont soumis dans l'exercice de leurs fonctions, qu'à l'autorité de la loi. Le juge ne doit faire l'objet d'aucune pression de quelque nature que ce soit dans l'exercice de ses fonctions. Toute immixtion dans le jugement des affaires pendantes devant une juridiction est interdite. Toute infraction aux présentes dispositions est punie d'un emprisonnement de six (6) à douze (12) mois et d'une amende de cinquante mille (50 000) à cinq cent mille (500 000) francs ou de l'une de ces deux peines seulement».
Suite à un appel de la décision, le dossier a été programmé pour être réexaminé hier 4 août par la Cour d’appel de Parakou.

L’audience proprement dite

Ce n’est qu’autour de 15h20 que la comparution du nommé Orou Sé Guéné démarre. A la question du président de la Cour, Edouard Ignace Gangny, de savoir s’il reconnaît les faits de pression sur magistrat, le prévenu répond sans ambages : non. Mais avec la sagacité et la pugnacité de la Cour, il reconnaîtra tout de même que « sa démarche n’était pas la bonne ; que la manière n’était pas élégante», avant de s’excuser et demander plus tard la clémence de la Cour. Il a promis également de ne plus recommencer. Mais qu’a-t-il fait de mauvais pour présenter des excuses? Comment qualifie-t-il lui-même son acte ? Orou Sé Guéné tente de donner des éléments de réponses mais en réfutant catégoriquement le chef d’accusation de pression sur le juge. «Je ne suis venu qu’une seule fois dans le bureau du juge et c’est elle-même qui m’a accueilli. Elle m’a demandé de m’asseoir et je lui ai posé mon problème», dépose l’accusé. «Elle m’a fait attendre de 14 à 18h30, quand elle m’a appelé pour me demander de répéter ce que j’avais dit dans la journée devant des gens qui étaient présents. Puis, elle m’a demandé de suivre un gendarme pour l’audition ; ce que j’ai fait. Après le juge m’a mis sous convocation». «Mon intention en allant voir le juge, ce n’est pas d’influencer sa décision mais d’attirer son attention afin qu’elle diligente une enquête pour connaître la vérité dans l’affaire d’assassinat pour laquelle trois frères innocents allaient être écroués. Je lui ai dit que le procès-verbal présenté par le CB (Chef de brigade) est tronqué... Mais elle s’est fâchée», souligne le prévenu. «Mon niveau, mon éducation, ne me permet pas de venir lui imposer quoique ce soit. Je ne suis pas venu lui donner des ordres... Peut-être que ma manière n’a pas été la bonne. Le même jour, je lui ai présenté mes excuses». «Je pensais aider la justice. J’ai failli...L’erreur est humaine...C’est pour ça que je lui présente mes excuses», avoue Orou Sé Guéné.
Mais pourquoi ne s’est-il présenté à aucune des trois audiences programmées pour connaître de l’affaire ? A cette question, l’accusé répond que c’est son conseil et sa hiérarchie politique qui lui ont conseillé de ne pas comparaître.

Réquisitions du ministère public

Le ministère public demande une confirmation partielle des peines, après avoir suggéré à la Cour de retenir Orou Sé Guéné dans les liens de l’infraction. Pour les six mois d’emprisonnement ferme, Delphin Chibozo requiert que la Cour maintienne la sanction. «Je ne voudrais pas aller au-delà », laisse-t-il entendre. En ce qui concerne l’amende à payer, elle sera revue à la baisse, soit à 300 000 F CFA, poursuit-il, en demandant à la Cour d’infirmer la décision rendue en première instance à ce sujet. «On n'interfère pas dans les affaires pendantes devant la justice. C’est une infraction qui doit être punie...L’ancien député a manqué de réserve et de discrétion», selon l’avocat général.
Mais avant, il fait remarquer que ce dossier demande qu’on interroge la loi, la justice, la société dans le contexte béninois. La loi, c’est une règle juridique suprême votée ou éditée par le Parlement et qui s’applique à chacun et à tous de façon impartiale, indique Delphin Chibozo. «Dura lex sed lex : dure est la loi, mais c’est la loi», rappelle-t-il. «On ne défie pas impunément la justice de son pays. Les impacts finissent toujours par tomber», fait savoir le ministère public qui relève qu’au Bénin, «L’administration est en passe de devenir une administration de couloir où l’élu se prend pour redevable aux électeurs, laissant place au marchandage ou au démarchage de toutes sortes en vue de la conservation du pouvoir». «Il s’agira de briser cette chaîne anti-développement», indique Delphin Chibozo en rappelant le rôle «pédagogique» que doit jouer la Cour pour décourager des comportements du genre.

«Une infraction non constituée», selon la défense

Pour la défense de Orou Sé Guéné, l’infraction de pression sur juge n’est pas constituée. A en croire Me Arthur Balley, l’élément intentionnel n’est pas présent au dossier. Selon lui, «Il n’y a pas intention délictuelle et cela s’explique par les excuses que Orou Sé Guéné a présentées le même jour au juge». Plus loin, l’avocat tente de relativiser : «L’élément intentionnel, c’est difficilement qu’on le trouvera dans ce dossier. L’influence sur le juge n’existe pas». Pour l’avocat, l’ancien député n’a rien fait d’anormal en se portant vers la juge pour lui apporter des éléments pour la manifestation de la vérité, puisque les justiciables et autres vont voir des magistrats pour diverses raisons. De plus, la volonté du législateur en prenant les dispositions de la loi portant organisation judiciaire en République du Bénin, ce n’est pas de condamner, de sanctionner mais plutôt de laisser la justice sereine et sauve, croit-il savoir.
Me Arthur Balley sera appuyé par son collègue Moustapha Waïdi qui évoque les dispositions des articles 62 et 63 du Code pénal faisant obligation à tous ceux qui détiendraient des éléments sur une affaire, d’aller vers le juge en vue de la manifestation de la vérité. «Orou Sé Guéné n’a fait qu’accomplir une obligation que lui fait la loi», estime-t-il.
A sa suite, Me Raymond Dossa, également conseil de Orou Sé Guéné, prie la Cour de jouer son rôle d’apaisement social dans cette affaire où il n’y a pas d’intention délictuelle, en soulignant que le prévenu vient d’être élu fraîchement maire de sa localité contre vents et marées. Au principal, il plaide que son client soit relaxé purement et simplement et au subsidiaire, il demande à la Cour de le relaxer au bénéfice du doute.
Les débats sont clos et chacune des parties s’est prononcée ; mais le verdict de la Cour ne sera connu que le 15 septembre prochain. En attendant, Orou Sé Guéné est retourné en prison, au grand dam de ses avocats qui réclamaient sa libération provisoire et surtout de ses partisans qui ont effectué massivement le déplacement de la Cour d’appel hier.

Actualités 04 août 2015


Mariage d’adolescents au Bénin: Agir ensemble pour bannir un phénomène aux conséquences désastreuses

C’est un fait. Le mariage d’enfants au Bénin prend des proportions inquiétantes. Les grossesses résultant desdits mariages font partie des principaux facteurs de mortalité de la mère et de l’enfant et contribuent au cycle de la mauvaise santé des victimes et de la pauvreté. Ce drame qui se joue régulièrement au su et au vu de tous surtout des cercles de famille, devrait interpeller.

Les mariages d’enfants demeurent une dure réalité pour des millions d’adolescents. Il s’agit surtout de mariages forcés en échange d’un bien, d’une somme d’argent ou par enlèvement. C’est une violation des droits de l’Homme autant pour les filles que pour les garçons. Les mariages de ce genre constituent aussi la forme la plus répandue de maltraitance sexuelle et de l’exploitation des filles.
Dans le monde, plus de trois enfants sur dix, en grande majorité des filles sont mariées. Les enfants d’Afrique centrale et de l’Ouest suivent de près, ce triste record avec quatre filles sur dix (41%) mariées avant 18 ans et 1,6 sur dix à partir de quinze ans (16%). Bien que le Code des personnes et de la famille l’interdise aux enfants de moins de 18 ans au Bénin, le mariage d’enfants demeure toujours d’actualité dans le pays.
Une étude de 2008 sur la violence à caractère sexiste menée dans treize communes indiquait que 23% des 594 enfants interrogés avaient fait l’objet de mariages forcés ou précoces.

Deux spécificités

L’Enquête à indicateurs multiples statistiques et suivi (MICS) de 2014, renseigne qu’au Bénin, 8,8% de femmes contre 1,4% d’hommes de 15 à 49 ans ont été mariées ou en union avant l’âge de 15 ans. La proportion de personnes de 20 à 49 ans ayant été mariés ou qui sont entrées en union avant l’âge de 18 ans représentent 31,7% pour les femmes et 6,1% pour les hommes. En ce qui concerne les jeunes de la tranche d’âge de 15 à 19 ans ayant été marié ou en union, ils sont 16,9% de femmes et 0,7% de garçons.
Le mariage d’enfants revêt en réalité deux spécificités: le mariage forcé et le mariage précoce. Le premier est célébré sans consentement de l’une des deux parties. Il est caractérisé par les enlèvements, les séquestrations et les violences physiques, les détournements de mineurs, le harcèlement sexuel, le viol, les grossesses non désirées….
Et la seconde forme de mariage avec consentement avant l’âge majeur est caractérisée par la démarche de vérification de l’intégrité du corps et des organes sexuels, le désir d’obtenir un bébé et d’accéder à l’état adulte (s’identifier à sa mère et concrétiser un conflit d’affranchissement, souvent après avoir vécu des conditions de vie difficile et de mauvaises relations avec leurs parents) et la pauvreté (filles considérées comme un fardeau pour la famille, faisant du mariage une stratégie de survie), explique le président du collectif de la Société civile oeuvrant pour la protection des droits des enfants, Norbert Fanou Ako.

Perpétuer la tradition

Les causes de ces mariages sont identiques dans la quasi-totalité des pays où ce phénomène sévit. Elles s’expliquent par le faible niveau d’instruction des parents et des enfants. L’autre pratique qui contribue au maintien du phénomène est la faible connaissance par les parents et les enfants de leurs droits et devoirs. Le faible référencement des cas au niveau de la justice est également un facteur qui explique le phénomène, a-t-il souligné.
Selon la représentante résidente adjointe de l’UNICEF au Bénin, Isabelle Bardem, le mariage d’un enfant peut être improvisé pour échapper à des poursuites judiciaires à l’issue d’une agression sexuelle, d’un viol ou d’un enlèvement. Elle souligne aussi que dans de nombreux pays, la tradition exige que les filles soient mariées très tôt. Le désir de perpétuer donc une tradition serait alors à la base des mariages d’enfants. Dans le cadre du mariage forcé, la tradition veut que le futur époux enlève et viole sa future épouse mineure. Cette pratique est très développée dans les régions rurales malgré les efforts des gouvernements et des Organisations non gouvernementales pour la faire reculer.
Marier sa fille ou son fils avec une personne issue de la même famille ou communauté permet de conserver le patrimoine et la lignée. Aussi, relève-t-elle au nombre des causes, le remboursement d’une dette. Certaines coutumes permettent d’utiliser les jeunes comme monnaie d’échange.
Pour l’UNICEF, la faible application des lois au niveau national contribue également à la fréquence des mariages des enfants. Pour beaucoup de familles, marier une fille permet de réduire les charges familiales. Les filles étant considérées comme fardeau pour la famille, les mariages constituent alors une stratégie de survie. Mieux, la dot constitue une ressource additionnelle pour la famille de la fille.
Norbert Fanou Ako, président du collectif de la Société civile, explique que la pauvreté extrême qui sévit au sein des ‘’familles nombreuses’’ pousse parfois les géniteurs à imposer à leurs enfants mineurs, un époux portant des signes extérieurs de richesses. Il souligne par ailleurs, que la pression de l’autorité parentale de dénier à l’enfant la liberté et le temps de choisir librement son époux ou épouse et la méconnaissance des conséquences découlant des actes de mariage d’enfants (qui peuvent aller jusqu’au suicide) sont entre autres facteurs à la base de ce fléau.
Ce phénomène assez remarquable au niveau des filles n’épargne pas les garçons. Ses conséquences en sont suffisamment nombreuses.

De lourdes conséquences

Sans une action intensive et soutenue de tous les acteurs de la défense et de la protection des droits de l’enfant, des centaines de millions de filles subiront des dommages totalement inutiles et profondément irréversibles.
Le mariage des enfants prive un bon nombre de filles et de garçons, du droit de vivre une vie saine et satisfaisante. Lorsque les filles sont mariées pendant leur enfance, elles sont exposées à de plus grands risques de violence et de conséquences sur la santé. Non seulement, le phénomène arrête le développement des filles, mais il aboutit aussi à la grossesse précoce et à l’isolement social.
Les complications résultant de ces grossesses et de l’accouchement sont la deuxième cause de décès pour les jeunes filles âgées de 15 à 19 ans dans le monde.
Les lourdes conséquences pour la mère adolescente et son enfant sont également liées à la mortalité et à la morbidité maternelles à la suite de grossesses et d’accouchements (les fistules obstétricales, des bébés de faible poids à la naissance, la vulnérabilité aux maladies sexuellement transmissibles (MST), y compris le VIH et la malnutrition et le retard de croissance). Les enfants nés de mères adolescentes sont 60% plus susceptibles de mourir dans leur première année de vie et sont plus susceptibles de souffrir de malnutrition, prévient encore Norbert Fanou Ako.
L’autre conséquence découlant de ce phénomène est l’abandon de l'école par les filles, mettant en péril leur éducation et leurs perspectives de carrière, en ce sens que les mariages précoces les empêchent d’aller à l’école et de recevoir une éducation élémentaire et secondaire. Le mariage précoce favorise l’activité sexuelle précoce chez les filles surtout celles qui ont peu ou pas d’accès à l'éducation. De plus, l’enfant doit assumer l’entière responsabilité du mariage y compris les relations sexuelles, la grossesse et les corvées domestiques, de même que l’éducation des enfants et aussi les rôles culturels associés au mariage.

Susciter le recours à la contraception

Il est temps de lutter contre l’impunité par l’application effective des lois et textes existants afin de garantir plus de chances aux filles d’accéder à l’éducation et aux compétences de la vie.
L’Union Africaine en choisissant le thème du mariage des enfants pour la commémoration de la 25è édition de la Journée de l’enfant africain, exhorte les acteurs à l’accélération des actions afin d’éliminer le phénomène en Afrique et au Bénin. De ce fait, les défis à relever doivent prendre en compte, entre autres, le renforcement des sensibilisations afin de réduire le nombre de mariage avant l’âge de 18 ans et à l’augmentation du recours à la contraception des adolescents exposés aux grossesses non désirées.
Le mariage chez les adolescents peut entraver toutes les possibilités d’éducation et de développement. Il en est de même pour les complications physiques, notamment la grossesse et l’accouchement précoces. Elles occasionnent des risques plus élevés de mortalité maternelle et néonatale. Le Bénin peut donc se guérir de ce mal en favorisant par exemple un meilleur suivi médical pour les grossesses des adolescentes et l’accroissement du recours à des soins qualifiés avant, pendant la grossesse et après l’accouchement.

Société 04 août 2015


Mariage d’adolescents au Bénin: Agir ensemble pour bannir un phénomène aux conséquences désastreuses

C’est un fait. Le mariage d’enfants au Bénin prend des proportions inquiétantes. Les grossesses résultant desdits mariages font partie des principaux facteurs de mortalité de la mère et de l’enfant et contribuent au cycle de la mauvaise santé des victimes et de la pauvreté. Ce drame qui se joue régulièrement au su et au vu de tous surtout des cercles de famille, devrait interpeller.

Les mariages d’enfants demeurent une dure réalité pour des millions d’adolescents. Il s’agit surtout de mariages forcés en échange d’un bien, d’une somme d’argent ou par enlèvement. C’est une violation des droits de l’Homme autant pour les filles que pour les garçons. Les mariages de ce genre constituent aussi la forme la plus répandue de maltraitance sexuelle et de l’exploitation des filles.
Dans le monde, plus de trois enfants sur dix, en grande majorité des filles sont mariées. Les enfants d’Afrique centrale et de l’Ouest suivent de près, ce triste record avec quatre filles sur dix (41%) mariées avant 18 ans et 1,6 sur dix à partir de quinze ans (16%). Bien que le Code des personnes et de la famille l’interdise aux enfants de moins de 18 ans au Bénin, le mariage d’enfants demeure toujours d’actualité dans le pays.
Une étude de 2008 sur la violence à caractère sexiste menée dans treize communes indiquait que 23% des 594 enfants interrogés avaient fait l’objet de mariages forcés ou précoces.

Deux spécificités

L’Enquête à indicateurs multiples statistiques et suivi (MICS) de 2014, renseigne qu’au Bénin, 8,8% de femmes contre 1,4% d’hommes de 15 à 49 ans ont été mariées ou en union avant l’âge de 15 ans. La proportion de personnes de 20 à 49 ans ayant été mariés ou qui sont entrées en union avant l’âge de 18 ans représentent 31,7% pour les femmes et 6,1% pour les hommes. En ce qui concerne les jeunes de la tranche d’âge de 15 à 19 ans ayant été marié ou en union, ils sont 16,9% de femmes et 0,7% de garçons.
Le mariage d’enfants revêt en réalité deux spécificités: le mariage forcé et le mariage précoce. Le premier est célébré sans consentement de l’une des deux parties. Il est caractérisé par les enlèvements, les séquestrations et les violences physiques, les détournements de mineurs, le harcèlement sexuel, le viol, les grossesses non désirées….
Et la seconde forme de mariage avec consentement avant l’âge majeur est caractérisée par la démarche de vérification de l’intégrité du corps et des organes sexuels, le désir d’obtenir un bébé et d’accéder à l’état adulte (s’identifier à sa mère et concrétiser un conflit d’affranchissement, souvent après avoir vécu des conditions de vie difficile et de mauvaises relations avec leurs parents) et la pauvreté (filles considérées comme un fardeau pour la famille, faisant du mariage une stratégie de survie), explique le président du collectif de la Société civile oeuvrant pour la protection des droits des enfants, Norbert Fanou Ako.

Perpétuer la tradition

Les causes de ces mariages sont identiques dans la quasi-totalité des pays où ce phénomène sévit. Elles s’expliquent par le faible niveau d’instruction des parents et des enfants. L’autre pratique qui contribue au maintien du phénomène est la faible connaissance par les parents et les enfants de leurs droits et devoirs. Le faible référencement des cas au niveau de la justice est également un facteur qui explique le phénomène, a-t-il souligné.
Selon la représentante résidente adjointe de l’UNICEF au Bénin, Isabelle Bardem, le mariage d’un enfant peut être improvisé pour échapper à des poursuites judiciaires à l’issue d’une agression sexuelle, d’un viol ou d’un enlèvement. Elle souligne aussi que dans de nombreux pays, la tradition exige que les filles soient mariées très tôt. Le désir de perpétuer donc une tradition serait alors à la base des mariages d’enfants. Dans le cadre du mariage forcé, la tradition veut que le futur époux enlève et viole sa future épouse mineure. Cette pratique est très développée dans les régions rurales malgré les efforts des gouvernements et des Organisations non gouvernementales pour la faire reculer.
Marier sa fille ou son fils avec une personne issue de la même famille ou communauté permet de conserver le patrimoine et la lignée. Aussi, relève-t-elle au nombre des causes, le remboursement d’une dette. Certaines coutumes permettent d’utiliser les jeunes comme monnaie d’échange.
Pour l’UNICEF, la faible application des lois au niveau national contribue également à la fréquence des mariages des enfants. Pour beaucoup de familles, marier une fille permet de réduire les charges familiales. Les filles étant considérées comme fardeau pour la famille, les mariages constituent alors une stratégie de survie. Mieux, la dot constitue une ressource additionnelle pour la famille de la fille.
Norbert Fanou Ako, président du collectif de la Société civile, explique que la pauvreté extrême qui sévit au sein des ‘’familles nombreuses’’ pousse parfois les géniteurs à imposer à leurs enfants mineurs, un époux portant des signes extérieurs de richesses. Il souligne par ailleurs, que la pression de l’autorité parentale de dénier à l’enfant la liberté et le temps de choisir librement son époux ou épouse et la méconnaissance des conséquences découlant des actes de mariage d’enfants (qui peuvent aller jusqu’au suicide) sont entre autres facteurs à la base de ce fléau.
Ce phénomène assez remarquable au niveau des filles n’épargne pas les garçons. Ses conséquences en sont suffisamment nombreuses.

De lourdes conséquences

Sans une action intensive et soutenue de tous les acteurs de la défense et de la protection des droits de l’enfant, des centaines de millions de filles subiront des dommages totalement inutiles et profondément irréversibles.
Le mariage des enfants prive un bon nombre de filles et de garçons, du droit de vivre une vie saine et satisfaisante. Lorsque les filles sont mariées pendant leur enfance, elles sont exposées à de plus grands risques de violence et de conséquences sur la santé. Non seulement, le phénomène arrête le développement des filles, mais il aboutit aussi à la grossesse précoce et à l’isolement social.
Les complications résultant de ces grossesses et de l’accouchement sont la deuxième cause de décès pour les jeunes filles âgées de 15 à 19 ans dans le monde.
Les lourdes conséquences pour la mère adolescente et son enfant sont également liées à la mortalité et à la morbidité maternelles à la suite de grossesses et d’accouchements (les fistules obstétricales, des bébés de faible poids à la naissance, la vulnérabilité aux maladies sexuellement transmissibles (MST), y compris le VIH et la malnutrition et le retard de croissance). Les enfants nés de mères adolescentes sont 60% plus susceptibles de mourir dans leur première année de vie et sont plus susceptibles de souffrir de malnutrition, prévient encore Norbert Fanou Ako.
L’autre conséquence découlant de ce phénomène est l’abandon de l'école par les filles, mettant en péril leur éducation et leurs perspectives de carrière, en ce sens que les mariages précoces les empêchent d’aller à l’école et de recevoir une éducation élémentaire et secondaire. Le mariage précoce favorise l’activité sexuelle précoce chez les filles surtout celles qui ont peu ou pas d’accès à l'éducation. De plus, l’enfant doit assumer l’entière responsabilité du mariage y compris les relations sexuelles, la grossesse et les corvées domestiques, de même que l’éducation des enfants et aussi les rôles culturels associés au mariage.

Susciter le recours à la contraception

Il est temps de lutter contre l’impunité par l’application effective des lois et textes existants afin de garantir plus de chances aux filles d’accéder à l’éducation et aux compétences de la vie.
L’Union Africaine en choisissant le thème du mariage des enfants pour la commémoration de la 25è édition de la Journée de l’enfant africain, exhorte les acteurs à l’accélération des actions afin d’éliminer le phénomène en Afrique et au Bénin. De ce fait, les défis à relever doivent prendre en compte, entre autres, le renforcement des sensibilisations afin de réduire le nombre de mariage avant l’âge de 18 ans et à l’augmentation du recours à la contraception des adolescents exposés aux grossesses non désirées.
Le mariage chez les adolescents peut entraver toutes les possibilités d’éducation et de développement. Il en est de même pour les complications physiques, notamment la grossesse et l’accouchement précoces. Elles occasionnent des risques plus élevés de mortalité maternelle et néonatale. Le Bénin peut donc se guérir de ce mal en favorisant par exemple un meilleur suivi médical pour les grossesses des adolescentes et l’accroissement du recours à des soins qualifiés avant, pendant la grossesse et après l’accouchement.

Société 04 août 2015


Mise en œuvre des réformes à Bénin Télécoms SA: Le personnel rassuré par rapport à l’irréversibilité du processus

Le ministre de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication, Etienne Kossi, était hier, lundi 3 août, aux côtés du personnel de Bénin Télécoms SA, à l’occasion de la cérémonie de la montée des couleurs. C’était pour les rassurer par rapport à la nécessité de faire aboutir le processus de privatisation qui est en cours au niveau de leur entreprise.

Quelques jours après sa nomination, le ministre de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication, Etienne Kossi, a entrepris de faire le tour des différents services sous sa tutelle. Il était hier, lundi 3 août au siège de Bénin Télécoms SA à Ganhi. Venu pour assister à la cérémonie de la montée des couleurs, il a été accueilli par le directeur général de Bénin Télécoms Infrastructures SA, Djalil Assouma, le directeur général de Bénin Télécoms Services SA, Médéa César Dégbé, les directeurs techniques, responsables et cadres à divers niveaux, ainsi que le personnel mobilisé pour la circonstance, malgré la pluie.

Après la cérémonie des couleurs, le directeur général de Bénin Télécoms Infrastructures SA, Djalil Assouma a loué la volonté du ministre qui a tenu à sacrifier à ce devoir patriotique et civique avec eux. L’évènement, a-t-il fait remarquer, survient surtout à un moment où, le dernier tournant pour l’aboutissement heureux des différentes réformes initiées dans le cadre du processus de restructuration, s’apprête à être engagé. « L’aboutissement très prochain de ces réformes permettra enfin de rendre plus dynamique l’ensemble du secteur des télécommunications et surtout des entités comme Bénin Télécoms Infrastructures SA, Bénin Télécoms Services SA et Libercom », a indiqué Djalil Assouma. Il a rappelé que cette dernière phase aboutira, avec l’ouverture du capital de ces entités, à l’accès à des investissements au niveau des privés. Ce qui, espère-t-il, donnera également un nouveau souffle à Bénin Télécoms SA qui est au cœur de cette évolution numérique devant véritablement aider le pays à devenir le quartier numérique de l’Afrique à l’horizon 2025.

La privatisation inévitable

Pour y avoir servi par le passé, la maison ne lui est pas inconnue. Aussi, le ministre Etienne Kossi a-t-il considéré, qu’il était avec ses collègues. «Je sais que nous avons beaucoup de choses à nous dire, pour pouvoir atteindre le même objectif. Je suis là pour vous. Il ne peut pas en être autrement. Je ne suis pas venu pour sacrifier les intérêts du personnel, des agents avec lesquels j’ai eu à travailler. J’ai déjà parlé avec votre syndicat. Vous pouvez donc compter sur nous», a-t-il précisé d’entrée au personnel réuni. «On ne peut rien faire d’autre aujourd’hui que de trouver les moyens pour amener l’entreprise à un meilleur essor. Ce qui passe inévitablement par la privatisation qui malheureusement traîne énormément», a déploré le ministre Etienne Kossi. Investi de cette mission par l’Etat, il a expliqué que la privatisation de l’entreprise était d’actualité depuis très longtemps. «J’ai eu la première lettre d’intention de la Banque mondiale en 1984. Aujourd’hui, nous sommes en 2015. Il faut qu’on en finisse avec ce processus devenu irréversible, pour pouvoir penser à autre chose. Nous n’allons pas nous maintenir dans des conditions où je vais vous voir à la retraite comme je nous vois, nous autres aujourd’hui et cela me donne un pincement au cœur», a averti le ministre.
Selon Etienne Kossi, c’est le moment plus que jamais de faire aboutir la privatisation et les réformes déjà en cours. Tout en rassurant le personnel, il l’a invité à accompagner le processus. Il a aussi sollicité son adhésion. Avant de prendre congé de ses hôtes, le ministre a visité les installations du centre de transmission international ainsi que les équipements du centre LTE qui permettra aux populations de jouir prochainement de la connexion haut débit 4G.

Société 04 août 2015


Mise en œuvre des réformes à Bénin Télécoms SA: Le personnel rassuré par rapport à l’irréversibilité du processus

Le ministre de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication, Etienne Kossi, était hier, lundi 3 août, aux côtés du personnel de Bénin Télécoms SA, à l’occasion de la cérémonie de la montée des couleurs. C’était pour les rassurer par rapport à la nécessité de faire aboutir le processus de privatisation qui est en cours au niveau de leur entreprise.

Quelques jours après sa nomination, le ministre de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication, Etienne Kossi, a entrepris de faire le tour des différents services sous sa tutelle. Il était hier, lundi 3 août au siège de Bénin Télécoms SA à Ganhi. Venu pour assister à la cérémonie de la montée des couleurs, il a été accueilli par le directeur général de Bénin Télécoms Infrastructures SA, Djalil Assouma, le directeur général de Bénin Télécoms Services SA, Médéa César Dégbé, les directeurs techniques, responsables et cadres à divers niveaux, ainsi que le personnel mobilisé pour la circonstance, malgré la pluie.

Après la cérémonie des couleurs, le directeur général de Bénin Télécoms Infrastructures SA, Djalil Assouma a loué la volonté du ministre qui a tenu à sacrifier à ce devoir patriotique et civique avec eux. L’évènement, a-t-il fait remarquer, survient surtout à un moment où, le dernier tournant pour l’aboutissement heureux des différentes réformes initiées dans le cadre du processus de restructuration, s’apprête à être engagé. « L’aboutissement très prochain de ces réformes permettra enfin de rendre plus dynamique l’ensemble du secteur des télécommunications et surtout des entités comme Bénin Télécoms Infrastructures SA, Bénin Télécoms Services SA et Libercom », a indiqué Djalil Assouma. Il a rappelé que cette dernière phase aboutira, avec l’ouverture du capital de ces entités, à l’accès à des investissements au niveau des privés. Ce qui, espère-t-il, donnera également un nouveau souffle à Bénin Télécoms SA qui est au cœur de cette évolution numérique devant véritablement aider le pays à devenir le quartier numérique de l’Afrique à l’horizon 2025.

La privatisation inévitable

Pour y avoir servi par le passé, la maison ne lui est pas inconnue. Aussi, le ministre Etienne Kossi a-t-il considéré, qu’il était avec ses collègues. «Je sais que nous avons beaucoup de choses à nous dire, pour pouvoir atteindre le même objectif. Je suis là pour vous. Il ne peut pas en être autrement. Je ne suis pas venu pour sacrifier les intérêts du personnel, des agents avec lesquels j’ai eu à travailler. J’ai déjà parlé avec votre syndicat. Vous pouvez donc compter sur nous», a-t-il précisé d’entrée au personnel réuni. «On ne peut rien faire d’autre aujourd’hui que de trouver les moyens pour amener l’entreprise à un meilleur essor. Ce qui passe inévitablement par la privatisation qui malheureusement traîne énormément», a déploré le ministre Etienne Kossi. Investi de cette mission par l’Etat, il a expliqué que la privatisation de l’entreprise était d’actualité depuis très longtemps. «J’ai eu la première lettre d’intention de la Banque mondiale en 1984. Aujourd’hui, nous sommes en 2015. Il faut qu’on en finisse avec ce processus devenu irréversible, pour pouvoir penser à autre chose. Nous n’allons pas nous maintenir dans des conditions où je vais vous voir à la retraite comme je nous vois, nous autres aujourd’hui et cela me donne un pincement au cœur», a averti le ministre.
Selon Etienne Kossi, c’est le moment plus que jamais de faire aboutir la privatisation et les réformes déjà en cours. Tout en rassurant le personnel, il l’a invité à accompagner le processus. Il a aussi sollicité son adhésion. Avant de prendre congé de ses hôtes, le ministre a visité les installations du centre de transmission international ainsi que les équipements du centre LTE qui permettra aux populations de jouir prochainement de la connexion haut débit 4G.

Société 04 août 2015


Concert de musique militaire: Renforcer les liens Armée/Nation tout en mélodies

Le 25e escadron de musique du 2e Bataillon interarmes (BIA) de Parakou a particulièrement marqué la célébration de la fête de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale dans la cité des Kobourou. Et pour cause !

En dehors du maniement des armes, les forces de défense et de sécurité savent également manipuler avec maestria les instruments musicaux. Elles l’ont prouvé une fois encore jeudi dernier à l’occasion de la 2e édition du concert militaire en prélude à la célébration du 1er août donné à la salle des fêtes de Parakou par le 25e escadron de musique du 2e bataillon interarmes (BIA) de Parakou commandé par l’adjudant René Gbaguidi. «C’est un signe de renforcement des liens Armée/Nation que nous prônons», a laissé entendre le commandant du 2è BIA, Faïzou Gomina, à l’entame de la soirée.

Dans un premier temps, c’est la fanfare militaire qui a déroulé son répertoire de musiques militaires et de chansons populaires de différentes régions du pays. Puis l’orchestre moderne «Les Flamboyants du septentrion» s’est installé pour égayer le public qui a effectué le déplacement. En somme, trois heures de bonheur musical vécu par le public et qui plonge ainsi la cité des Kobourou dans la fièvre de la célébration de la fête du 1er août. Préfet du Borgou-Alibori, maire de Parakou, délégué militaire Borgou-Alibori, directeur départemental de la Police nationale, directeur régional des Droits indirects, membres de la Conférence administrative départementale, officiers, sous-officiers, militaires de rang, gendarmes, agents de police, agents des Douanes et autres invités ont participé à cette partie de fête en prélude à la célébration du 1er août. Dans la nuit du vendredi dernier, veille de la fête du 1er août, le groupe musical a rehaussé l’éclat de la retraite aux flambeaux à l’occasion de laquelle, lampions et lampes torches en main, les Forces de sécurité et de défense et de nombreux citoyens ont arpenté plusieurs artères en chants et en danses, pour annoncer les festivités.
Créé le 13 octobre 2008, le 25e escadron de musique du 2e BIA de Parakou était composé au départ d’une fanfare militaire et d’une fanfare de cérémonie. Il a pour prérogative de couvrir toutes les manifestations militaires en priorité et accessoirement celles civiles sur demande dans le septentrion et le centre du pays, informe le commandant Faïzou Gomina. Mais depuis mars 2013, ajoute-t-il, cet escadron a été doté de matériel pour activer son orchestre moderne baptisé «Les Flamboyants du septentrion» né en mai 2012, lequel fournit des prestations lors des couvertures de certaines manifestations telles que les mariages, les baptêmes. Le 25e escadron de musique de l’Armée de terre a déjà participé à la fête de l’indépendance de la Belgique en juillet 2002, au Festival international de musique militaire à Mons et Nivelle (Belgique) en 2005.

Une indépendance sous contrôle ?

Si de nombreux Parakois ont montré un certain engouement pour les manifestations du 1er août, plusieurs y sont restés toutefois indifférents. Même pour ceux qui ont effectué le déplacement des scènes de célébration, les applaudissements sont peu nourris. Et leur manque d’enthousiasme peut se justifier par la morosité économique ambiante et la cherté de la vie. S’il est logique de célébrer la paix et la marche vers la démocratie vieille d’un quart de siècle malgré les soubresauts politiques au Bénin, il ne paraît pas opportun aux yeux de beaucoup de personnes, de s’égosiller et de parler d’indépendance, quand les besoins basiques d’eau potable, d’énergie, de sécurité, d’infrastructures se posent encore avec acuité dans plusieurs localités. Est-ce donc une indépendance inachevée qui se célèbre avec faste ? Tout porte à le croire. Après plus d’un demi-siècle, le Bénin et d’autres pays africains ne sont pas entièrement maîtres de leur destin, continuant d’être la base arrière des anciennes métropoles coloniales, notamment sur le plan économique. La liberté reste parcellaire puisque les devises et la valeur des monnaies dépendent du bon vouloir de l’Occident, les économies restent tributaires des financements extérieurs et des influences des capitales européennes. Aussi, des Etats restent-ils instables et divisés du fait du diktat des étrangers voulant avoir une mainmise sur leurs richesses naturelles. Les quelques leaders éclairés qui osent afficher une position d’affranchissement de la dominance étrangère et, ou qui prônent le panafricanisme, subissent les sorts les plus tragiques. Et ainsi, le vrai chemin pour l’indépendance totale pourrait être encore très long.

Société 04 août 2015


Concert de musique militaire: Renforcer les liens Armée/Nation tout en mélodies

Le 25e escadron de musique du 2e Bataillon interarmes (BIA) de Parakou a particulièrement marqué la célébration de la fête de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale dans la cité des Kobourou. Et pour cause !

En dehors du maniement des armes, les forces de défense et de sécurité savent également manipuler avec maestria les instruments musicaux. Elles l’ont prouvé une fois encore jeudi dernier à l’occasion de la 2e édition du concert militaire en prélude à la célébration du 1er août donné à la salle des fêtes de Parakou par le 25e escadron de musique du 2e bataillon interarmes (BIA) de Parakou commandé par l’adjudant René Gbaguidi. «C’est un signe de renforcement des liens Armée/Nation que nous prônons», a laissé entendre le commandant du 2è BIA, Faïzou Gomina, à l’entame de la soirée.

Dans un premier temps, c’est la fanfare militaire qui a déroulé son répertoire de musiques militaires et de chansons populaires de différentes régions du pays. Puis l’orchestre moderne «Les Flamboyants du septentrion» s’est installé pour égayer le public qui a effectué le déplacement. En somme, trois heures de bonheur musical vécu par le public et qui plonge ainsi la cité des Kobourou dans la fièvre de la célébration de la fête du 1er août. Préfet du Borgou-Alibori, maire de Parakou, délégué militaire Borgou-Alibori, directeur départemental de la Police nationale, directeur régional des Droits indirects, membres de la Conférence administrative départementale, officiers, sous-officiers, militaires de rang, gendarmes, agents de police, agents des Douanes et autres invités ont participé à cette partie de fête en prélude à la célébration du 1er août. Dans la nuit du vendredi dernier, veille de la fête du 1er août, le groupe musical a rehaussé l’éclat de la retraite aux flambeaux à l’occasion de laquelle, lampions et lampes torches en main, les Forces de sécurité et de défense et de nombreux citoyens ont arpenté plusieurs artères en chants et en danses, pour annoncer les festivités.
Créé le 13 octobre 2008, le 25e escadron de musique du 2e BIA de Parakou était composé au départ d’une fanfare militaire et d’une fanfare de cérémonie. Il a pour prérogative de couvrir toutes les manifestations militaires en priorité et accessoirement celles civiles sur demande dans le septentrion et le centre du pays, informe le commandant Faïzou Gomina. Mais depuis mars 2013, ajoute-t-il, cet escadron a été doté de matériel pour activer son orchestre moderne baptisé «Les Flamboyants du septentrion» né en mai 2012, lequel fournit des prestations lors des couvertures de certaines manifestations telles que les mariages, les baptêmes. Le 25e escadron de musique de l’Armée de terre a déjà participé à la fête de l’indépendance de la Belgique en juillet 2002, au Festival international de musique militaire à Mons et Nivelle (Belgique) en 2005.

Une indépendance sous contrôle ?

Si de nombreux Parakois ont montré un certain engouement pour les manifestations du 1er août, plusieurs y sont restés toutefois indifférents. Même pour ceux qui ont effectué le déplacement des scènes de célébration, les applaudissements sont peu nourris. Et leur manque d’enthousiasme peut se justifier par la morosité économique ambiante et la cherté de la vie. S’il est logique de célébrer la paix et la marche vers la démocratie vieille d’un quart de siècle malgré les soubresauts politiques au Bénin, il ne paraît pas opportun aux yeux de beaucoup de personnes, de s’égosiller et de parler d’indépendance, quand les besoins basiques d’eau potable, d’énergie, de sécurité, d’infrastructures se posent encore avec acuité dans plusieurs localités. Est-ce donc une indépendance inachevée qui se célèbre avec faste ? Tout porte à le croire. Après plus d’un demi-siècle, le Bénin et d’autres pays africains ne sont pas entièrement maîtres de leur destin, continuant d’être la base arrière des anciennes métropoles coloniales, notamment sur le plan économique. La liberté reste parcellaire puisque les devises et la valeur des monnaies dépendent du bon vouloir de l’Occident, les économies restent tributaires des financements extérieurs et des influences des capitales européennes. Aussi, des Etats restent-ils instables et divisés du fait du diktat des étrangers voulant avoir une mainmise sur leurs richesses naturelles. Les quelques leaders éclairés qui osent afficher une position d’affranchissement de la dominance étrangère et, ou qui prônent le panafricanisme, subissent les sorts les plus tragiques. Et ainsi, le vrai chemin pour l’indépendance totale pourrait être encore très long.

Société 04 août 2015


Université de Lokossa: Sylvie Hounzangbé-Adoté, première femme recteur installée aux commandes

Le recteur Sylvie Hounzangbé-Adoté nommée à la tête de la toute nouvelle Université de Lokossa (UL) a été installée, jeudi 30 juillet dernier, dans l’exercice de ses fonctions. C’était au cours d’une cérémonie présidée par le vice-Premier ministre chargé de l'Enseignement supérieur François Abiola dans l’enceinte de l’Institut universitaire de technologie de Lokossa.

Sylvie Hounzangbé-Adoté a officiellement pris les commandes de l’Université de Lokossa. Elle a été installée dans ses fonctions jeudi 30 juillet dernier par le vice-Premier ministre chargé de l'Enseignement supérieur François Abiola, devant un grand nombre d’universitaires. Ces assises ont donné lieu à une série de discours clôturée par la déclaration d’installation de la promue par l’autorité en charge de l’Enseignement supérieur. Au même moment, Alexandrine Houinato a publiquement été investie dans ses fonctions de secrétaire générale de l’Université de Lokossa.

Pour le vice-Premier ministre, le choix des «grandes femmes» constituant l’équipe rectorale est moins guidé par la promotion du genre que par les valeurs morales et le parcours professionnel reconnus notamment à Sylvie Hounzangbé-Adoté. Différents discours ont d’ailleurs relevé les qualités ainsi que la rage de vaincre du recteur qui n'abdique jamais face aux difficultés. Ce qui a fait dire au vice-Premier ministre, que l’ex-directrice nationale de la Recherche scientifique et technique est bien indiquée pour conduire la jeune université pour l’atteinte des objectifs liés à sa création. Des objectifs auxquels ont adhéré, tour à tour, Médard Dominique Bada, président du Comité d’organisation de la cérémonie puis Dominique Sohounhloué, représentant des responsables de formation suivi du préfet Corentin Kohoué qui trouve dans la création de l’université, une opportunité pour le développement de l’économie régionale.
A l’actif des apprenants des trois entités composantes de l’université, le porte-parole, Romulus Hêdjè, a fait la promesse de contribuer au maintien d’une ambiance conviviale dans le nouvel espace du savoir et du savoir-faire.
A leur suite, deux syndicalistes dont le professeur Fulgence Afouda ont invité le recteur à développer le sens de l’écoute. Et le plus ancien des recteurs en fonction, Brice Sinsin, parrain désigné par le vice-Premier ministre pour la promue, de lui conseiller que «Diriger, c’est servir». Ce qui n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd puisque le recteur entend déjà prendre langue avec son entourage et les leaders d’opinion du Mono-Couffo pour, a-t-elle laissé entendre, définir ensemble les besoins en formation de la région.
La cérémonie a pris fin sur la voie Lokossa-Dogbo où, le siège provisoire du rectorat a été inauguré avec la coupure symbolique du ruban puis la visite des différents bureaux.

Société 04 août 2015


Université de Lokossa: Sylvie Hounzangbé-Adoté, première femme recteur installée aux commandes

Le recteur Sylvie Hounzangbé-Adoté nommée à la tête de la toute nouvelle Université de Lokossa (UL) a été installée, jeudi 30 juillet dernier, dans l’exercice de ses fonctions. C’était au cours d’une cérémonie présidée par le vice-Premier ministre chargé de l'Enseignement supérieur François Abiola dans l’enceinte de l’Institut universitaire de technologie de Lokossa.

Sylvie Hounzangbé-Adoté a officiellement pris les commandes de l’Université de Lokossa. Elle a été installée dans ses fonctions jeudi 30 juillet dernier par le vice-Premier ministre chargé de l'Enseignement supérieur François Abiola, devant un grand nombre d’universitaires. Ces assises ont donné lieu à une série de discours clôturée par la déclaration d’installation de la promue par l’autorité en charge de l’Enseignement supérieur. Au même moment, Alexandrine Houinato a publiquement été investie dans ses fonctions de secrétaire générale de l’Université de Lokossa.

Pour le vice-Premier ministre, le choix des «grandes femmes» constituant l’équipe rectorale est moins guidé par la promotion du genre que par les valeurs morales et le parcours professionnel reconnus notamment à Sylvie Hounzangbé-Adoté. Différents discours ont d’ailleurs relevé les qualités ainsi que la rage de vaincre du recteur qui n'abdique jamais face aux difficultés. Ce qui a fait dire au vice-Premier ministre, que l’ex-directrice nationale de la Recherche scientifique et technique est bien indiquée pour conduire la jeune université pour l’atteinte des objectifs liés à sa création. Des objectifs auxquels ont adhéré, tour à tour, Médard Dominique Bada, président du Comité d’organisation de la cérémonie puis Dominique Sohounhloué, représentant des responsables de formation suivi du préfet Corentin Kohoué qui trouve dans la création de l’université, une opportunité pour le développement de l’économie régionale.
A l’actif des apprenants des trois entités composantes de l’université, le porte-parole, Romulus Hêdjè, a fait la promesse de contribuer au maintien d’une ambiance conviviale dans le nouvel espace du savoir et du savoir-faire.
A leur suite, deux syndicalistes dont le professeur Fulgence Afouda ont invité le recteur à développer le sens de l’écoute. Et le plus ancien des recteurs en fonction, Brice Sinsin, parrain désigné par le vice-Premier ministre pour la promue, de lui conseiller que «Diriger, c’est servir». Ce qui n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd puisque le recteur entend déjà prendre langue avec son entourage et les leaders d’opinion du Mono-Couffo pour, a-t-elle laissé entendre, définir ensemble les besoins en formation de la région.
La cérémonie a pris fin sur la voie Lokossa-Dogbo où, le siège provisoire du rectorat a été inauguré avec la coupure symbolique du ruban puis la visite des différents bureaux.

Société 04 août 2015


1496 - 1583