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Nouvelles

Grand spectacle de l’Indépendance au Bénin: La troupe artistique chinoise de Chengdu émerveille le public béninois

La troupe artistique chinoise de Chengdu a tenu en haleine le public à la salle rouge du palais des Congrès dimanche 2 août dernier, à Cotonou. Ce spectacle organisé par la Chine pour marquer la fête de l’indépendance du Bénin a drainé un grand monde. Le Premier ministre Lionel Zinsou de même que les ministres de la Décentralisation, Brun Hachémè et de la Culture, de l’Alphabétisation, de l’Artisanat et du Tourisme, Paul Hounkpè, étaient aux cotés de l’ambassadeur de la Chine près le Bénin, Diao Mingsheng.

C’est autour de 19h 45 que le spectacle organisé par la Chine pour donner de la joie à tous ceux qui ont fait le déplacement du palais des Congrès, a démarré. En attendant que la troupe chinoise ne vienne sur scène, c'est au ballet fédéral que dirige Florent Eustache Hessou qu'il est revenu l'honneur de tenir en haleine le public. A travers sa prestation, le ballet a montré que le Bénin aussi regorge de richesses culturelles et d'artistes talentueux. Pendant 30mn, la troupe béninoise a démontré les valeurs culturelles en exécutant les rythmes Zinli, Guélédè, Gogbahoun et bien d’autres à travers des pas bien cadencés qui ont séduit et émerveillé le public chinois venu à ce concert.

Quant au public béninois, il était animé d’un sentiment de fierté dans la mesure où le Bénin bien que pays en voie de développement, a aussi quelque chose à vendre au-delà de ses frontières.
Après, le ballet fédéral passera le témoin à la troupe chinoise de Chengdu. Laquelle a prouvé son savoir-faire et son génie à travers la prestation de ses jeunes filles et jeunes garçons. Grâce à leurs prestations, ils ont donné la joie aux spectateurs.
Du changement de face au Panda, la Chine a démontré qu’elle est immensément riche en culture. Le Panda est une espèce rare de la Chine. C’était un spectacle époustouflant où les artistes chinois ont presté et donné le meilleur d’eux-mêmes. Le directeur du Centre culturel chinois Baï Guangming a alors souligné la vitalité de la coopération sino-béninoise qui à son avis, se traduit par de nombreuses constructions au Bénin.
Le ministre de la Culture, de l’Alphabétisation, de l’Artisanat et du Tourisme, Paul Hounkpè et Baï Guangming reconnaissent que les deux pays sont unis par une solidarité sans faille en dépit de l’éloignement géographique. Ce concert donné par la troupe chinoise de Chengdu partage les valeurs de développement et de paix, a-t-il ajouté.
Après Cotonou, la troupe chinoise de Chengdu va poursuivre sa tournée africaine, a annoncé le directeur du Centre culturel Chinois.

Société 04 août 2015


Grand spectacle de l’Indépendance au Bénin: La troupe artistique chinoise de Chengdu émerveille le public béninois

La troupe artistique chinoise de Chengdu a tenu en haleine le public à la salle rouge du palais des Congrès dimanche 2 août dernier, à Cotonou. Ce spectacle organisé par la Chine pour marquer la fête de l’indépendance du Bénin a drainé un grand monde. Le Premier ministre Lionel Zinsou de même que les ministres de la Décentralisation, Brun Hachémè et de la Culture, de l’Alphabétisation, de l’Artisanat et du Tourisme, Paul Hounkpè, étaient aux cotés de l’ambassadeur de la Chine près le Bénin, Diao Mingsheng.

C’est autour de 19h 45 que le spectacle organisé par la Chine pour donner de la joie à tous ceux qui ont fait le déplacement du palais des Congrès, a démarré. En attendant que la troupe chinoise ne vienne sur scène, c'est au ballet fédéral que dirige Florent Eustache Hessou qu'il est revenu l'honneur de tenir en haleine le public. A travers sa prestation, le ballet a montré que le Bénin aussi regorge de richesses culturelles et d'artistes talentueux. Pendant 30mn, la troupe béninoise a démontré les valeurs culturelles en exécutant les rythmes Zinli, Guélédè, Gogbahoun et bien d’autres à travers des pas bien cadencés qui ont séduit et émerveillé le public chinois venu à ce concert.

Quant au public béninois, il était animé d’un sentiment de fierté dans la mesure où le Bénin bien que pays en voie de développement, a aussi quelque chose à vendre au-delà de ses frontières.
Après, le ballet fédéral passera le témoin à la troupe chinoise de Chengdu. Laquelle a prouvé son savoir-faire et son génie à travers la prestation de ses jeunes filles et jeunes garçons. Grâce à leurs prestations, ils ont donné la joie aux spectateurs.
Du changement de face au Panda, la Chine a démontré qu’elle est immensément riche en culture. Le Panda est une espèce rare de la Chine. C’était un spectacle époustouflant où les artistes chinois ont presté et donné le meilleur d’eux-mêmes. Le directeur du Centre culturel chinois Baï Guangming a alors souligné la vitalité de la coopération sino-béninoise qui à son avis, se traduit par de nombreuses constructions au Bénin.
Le ministre de la Culture, de l’Alphabétisation, de l’Artisanat et du Tourisme, Paul Hounkpè et Baï Guangming reconnaissent que les deux pays sont unis par une solidarité sans faille en dépit de l’éloignement géographique. Ce concert donné par la troupe chinoise de Chengdu partage les valeurs de développement et de paix, a-t-il ajouté.
Après Cotonou, la troupe chinoise de Chengdu va poursuivre sa tournée africaine, a annoncé le directeur du Centre culturel Chinois.

Société 04 août 2015


Production cinématographique : Lancement ce jour de la seconde partie du film « Le vrai coupable »

Par ces temps où le véritable amour a déserté le forum et est devenu aussi rare que la gencive d’un coq, il faut avoir du cran, de l’audace pour décider de brûler quinze belles années derrière les barreaux pour un crime qu’on n’a pas commis. C’est pourtant ce que fait Anicet, l’acteur principal du film « Le vrai coupable » dont la première partie est sur le marché depuis quelques semaines, en attendant la sortie officielle de la seconde prévue pour ce jour.

L’histoire que relate le film «Le vrai coupable» est fort simple, quoiqu’elle paraisse surréaliste et utopique. Le drame se joue dans une petite famille, entre Anicet et son épouse. Le premier, pris d’un amour qui n’a dû exister que durant les époques bibliques, prend sur lui la lourde responsabilité d’endosser le crime commis par son épouse sur la personne de la jeune adolescente qui fait office de domestique dans le ménage. En échange, «le faux coupable» demande pour les quinze années que la justice lui inflige, la fidélité de sa femme, mais aussi le gage d’une éducation de qualité pour sa fille. Lequel engagement fait par son épouse (Sandrine) ne durera que le temps d’un éclair.
A voir la trame du film, le producteur et auteur du scénario, Iréné Tomètin a voulu peindre la femme comme un être abominable et on peut dire qu’il y est parvenu. La femme, du moins celle d’Anicet est loin d’être l’épouse soucieuse du respect d’un quelconque engagement encore moins de l’avenir et du sort de son homme. Douze mois seulement se sont écoulés après le crime et celle qui avait promis fidélité pour quinze ans, s’est permise d’inviter son amant qui est l’avocat de son époux innocent, dans le lit conjugal.
La suite de l’histoire, c’est Anicet qui l’apprendra à ses dépens. Il se fera enseigner par la vie que «femme est diable» comme dirait un auteur. Qu’elle est aussi vie, malheur et misère de l’homme. Loin de tout machisme, le producteur et le réalisateur de ce film ont voulu, semble-t-il, peindre un visage de la femme qui n’est pas loin de celui courant. Ils y ont mis certes l’excès filmique, mais juste pour caricaturer jusqu’où l’être féminin peut être parfois diabolique et cela se voit lorsque la femme d’Anicet lui jette en pleine figure qu’il est un assassin et se donne le loisir de le traiter de « cocu ».
Mais les crimes sous nos cieux restent rarement impunis et tôt ou tard, le vrai assassin finit par se faire dévoiler. En sera-t-il ainsi dans « Le vrai coupable»? Anicet purgera-t-il la peine de quinze ans ou sombrera-t-il comme le souhaite son épouse ? Qu’adviendra-t-il d’elle? Le pot aux roses sera-t-il découvert? Par qui ? Comment ?
Mille et une questions trottinent dans le cogito du spectateur à la fin de la première partie du film. Et pour y trouver les réponses, il faudra patienter et attendre le lancement officiel de la seconde partie dont le lancement officiel est prévu pour ce mardi 4 août à Cotonou.

Culture 03 août 2015


Amélioration des performances de gestion des entreprises: Le CEPAG met en ligne son centre de documentation et son bulletin d’information

Le Centre de perfectionnement et d’assistance en gestion (CEPAG) a mis en ligne, vendredi 31 juillet dernier à Cotonou, son Centre de documentation et son bulletin d’information. La cérémonie officielle a eu lieu dans les locaux dudit centre en présence du directeur général Rodrigue S. Montcho et de ses collaborateurs.

Dans le but de renforcer les capacités d’actions institutionnelles et des ressources humaines en matière de management, tant dans le secteur public que privé, le Centre de perfectionnement et d’assistance en gestion (CEPAG) a procédé à la mise en ligne officielle de son Centre de documentation et de son bulletin d’information. C’est au chef du département Marketing et Communication du CEPAG, Paul Soulé Migan qu’est revenu l’honneur d’ouvrir la cérémonie par une présentation générale du centre et de ses actions.

Le Centre de perfectionnement et d’assistance en gestion (CEPAG) est un organisme public doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière placé sous tutelle du ministère de l’Industrie et du Commerce. Il est chargé du renforcement des capacités en ressources humaines des organismes publics en matière de management. Il a à son actif plusieurs formations et outils de gestion. Ces formations sont en inter et en extra entreprise basées sur des besoins spécifiques de celles-ci ou des organisations avec leurs propres plans de formation. Aussi des formations en informatique sont-elles données, allant des opérations de saisie aux logiciels usuels, de programmation et les logiciels professionnels, a-t-il expliqué.
A sa suite, le bulletin d’information du CEPAG ‘’Bien gérer’’, sera présenté par Théophile Glèlè.
En effet, le bulletin est composé de différentes rubriques telles que : l’éditorial, les grandes activités du CEPAG, conseils pratiques pour mieux gérer, à la découverte d’une entreprise, programme annuel de formation. C’est un bulletin mis en ligne sur le site web du centre à l’adresse www.cepagbenin.net. Il paraitra deux fois par an. Plus de 54 000 personnes y auront accès afin de permettre au centre d’avoir une plus grande visibilité.
Quant au Centre de documentation, il est conçu pour permettre à toute organisation ou entreprise, aux apprenants du centre et à d’autres, de se documenter. Réalisé par Jean-Eudes Azombakin, ingénieur informatique du CEPAG, il a connu la collaboration du responsable de la bibliothèque de l’Ecole nationale d’Administration et de Management (ENAM).
Le directeur général Rodrigue S. Montcho a rappelé à l’assistance l’importance du Cepag en matière de formations. Le centre, avec le peu de moyens à sa portée, est disposé à apporter l’essentiel dans les formations des cadres d’entreprise. Il a rappelé que le centre a été créé le 17 octobre 1985 avec l’appui de la Coopération belge et n’est pas assez visible jusqu’à présent. Ainsi il a exhorté les jeunes à s’intéresser au centre.
Enfin, il a remercié tous les acteurs qui ont contribué à la réalisation du bulletin en particulier, tous les journalistes et à la mise en ligne du centre de documentation www.bibliocepag.net. Le centre est dirigé par une équipe jeune et dynamique apte.


Par Ronie Floride AGAMMA et Mariane GBOSSEMEDE (Stagiaires)

Economie 03 août 2015


Célébration du 55e anniversaire de l'indépendance du Bénin: Dans la sobriété avec l’absence de la mairie à Abomey

A l’instar de la ville de Cotonou retenue pour abriter les manifestations officielles marquant le 55è anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale, Abomey a aussi célébré l’événement. La ville a eu ses défilés militaire et civil à la Place Goho avec l’absence remarquable des élus de la ville.

Bien que célébré dans la sobriété, le 55è anniversaire de l’indépendance du Bénin n’est pas passé inaperçu à Abomey, chef-lieu des départements Zou-Collines. Tôt le samedi dernier, déjà à 9 heures, les habitants de la ville et ses environs ont envahi la Place historique de Goho pour être les témoins des manifestations devant marquer cette célébration. Les abords de l’axe Goho-Abomey ont été pris d’assaut par les populations pour la grande parade. Les manifestations ont été présidées par le préfet des départements du Zou et des Collines, Armand Nouatin en présence des directeurs départementaux et autres invités. Pour la première fois, aucun élu n’a fait le déplacement encore moins le maire de la ville d’Abomey qui abrite l’événement.

Il sonnait 10 heures 30mn quand le cortège officiel fit son irruption sur la place du défilé. Honneurs militaires et exécution de l’hymne national par l’unité conduite par l’adjudant Ambroise Allahassa, annoncent le démarrage effectif de la cérémonie. Puis, le préfet et sa suite font la revue des troupes accompagnés par la musique de la fanfare de la Gendarmerie nationale. Après ce protocole, la délégation préfectorale a rejoint la tribune officielle où des hommes en tenue d’apparat et des autorités politico-administratives ont pris place pour le cérémonial.

Toutes les composantes sécuritaires présentes

La mise en place des officiels terminée, le top sera donné pour le défilé militaire dont le commandant des troupes est le capitaine Monra Sarré Abdoulaye. C’est parti pour environ une heure trente minutes, de
11 h à 12 h 30mn. Le défilé militaire a été ouvert par l’escadron de musique de la Gendarmerie nationale venu de Porto-Novo. Il sera suivi par les éléments de la Police nationale, dirigés par l’inspecteur de 2è classe Francisco Zannou puis la Gendarmerie et les éléments de l’Armées de terre et de l’air. Les sapeurs pompiers commandés par le sergent Samuel Doél Arolowo et les para-commandos conduits par le lieutenant Auguste Kiando, ferment le banc du défilé militaire.
Le défilé civil a quant à lui démarré avec les étudiants de la 9è promotion de l’Ecole normale d’instituteurs d’Abomey. Ils seront suivis de plusieurs autres groupes de femmes venus des marchés et des divers secteurs d’activités. Des artisans, des sportifs et conducteurs de taxis-motos acrobates d’Abomey ont également présenté leurs différents tableaux. Malgré la sobriété du défilé, les participants ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour conférer un cachet spécial aux festivités nationales de ce 55e anniversaire du Bénin, à Abomey.

Actualités 02 août 2015


Renforcement des capacités des techniciens de laboratoire de la SONEB: Amélioration continue dans la démarche qualité pour une eau potable

Ouvert le 27 juillet, le séminaire de renforcement de capacités organisé par la Société nationale des Eaux du Bénin (SONEB) grâce à son partenariat avec la Société wallonnaise des Eaux (Swde) de la Belgique, au profit de ses techniciens de laboratoire, a pris fin vendredi 31 juillet dernier. Il s’est déroulé au Centre de formation aux métiers de l’eau (CFME) et a porté sur « Management de laboratoire et approche de certification iso selon la norme 17025».

La SONEB a déjà entamé la démarche qualité pour la certification iso 9001. C’est la raison pour laquelle elle veille à la qualité de l’eau au niveau de ses laboratoires. D’où l’intérêt de la formation qu’elle a organisée du 27 au 31 juillet dernier au CFME à Cotonou, au profit des techniciens de tous ses laboratoires sur l’ensemble du territoire national. Elle a été animée par l’expert belge de la Swde, Sébastien Ronkart.

Les participants ont eu droit à la présentation de l’environnement et du contenu de la norme iso. Ils ont aussi été entretenus sur le système documentaire dans un laboratoire accrédité iso 17025 doté de manuels de qualité, de procédures, de méthodes d’essais, d’instructions de travail, des enregistrements et autres. La formation a également insisté sur la qualification conformément aux méthodes normalisées, du personnel des laboratoires d’une société comme la SONEB qui produit et commercialise de l’eau, la qualité des équipements mis à leur disposition ainsi que des infrastructures qui les abritent.

De nombreuses retombées attendues

Faisant la restitution de la formation qu’ils ont suivie pendant cinq jours, le porte-parole des participants, Hermione Adanho, n’a pas caché leur satisfaction. L’objectif général visé, a-t-elle précisé, est de permettre à ses bénéficiaires de s’imprégner du système du management iso 17025 qui conduira à l’accréditation des laboratoires de la SONEB. Il ne s’agit pas de leur certification, laquelle est plutôt utilisée pour les entreprises et sociétés, mais de la reconnaissance à l’échelle internationale de leurs compétences par rapport à leurs méthodes d’analyse et la qualité des résultats qu’ils fournissent.
«J’ai pu directement m’apercevoir à tous les niveaux de la société, du préleveur au technicien jusqu’à la direction générale, une volonté d’amélioration de la qualité des résultats obtenus par le laboratoire. Je pense qu’il n’y aucune ambiguïté vis-à-vis de cela. Tout le monde est concerné par cette approche d’amélioration continue », s’est réjoui l’expert belge, Sébastien Ronkart, faisant part de ses observations après les cinq jours de formation. A sa suite, c’est au directeur général de la SONEB que l’honneur est revenu de clôturer la semaine de formation. Pour David Babalola, les participants doivent désormais se comporter sur le terrain, comme «des experts de la qualité de l’eau». « L’eau, ce liquide précieux qui est un produit irremplaçable et constitue une source de vie. Mais ce qui est source de vie peut malheureusement devenir une source de mort. Lorsque l’eau n’est pas potable, elle peut effectivement devenir une source de mort. Ainsi, cette formation s’inscrit dans la juste vision de la SONEB. Celle d’aller vers la démarche qualité », a-t-il fait remarquer. Selon lui, la qualité commence d’abord par celle du produit proposé. « Pour avoir un bon produit, il faut aussi avoir des hommes de bonnes qualités. Je suppose que de formation en formation, de sensibilisation en sensibilisation, vous finirez par devenir effectivement des spécialistes et des experts de la qualité de l’eau», a confié le directeur général David Babalola, à l’adresse des participants. Tout en remerciant le formateur Sébastien Ronkart, il a, à travers lui, témoigné la reconnaissance de la SONEB à la Swde de la Belgique. «L’eau, oui. L’eau en quantité, oui. Mais l’eau de bonne qualité, c’est encore mieux», a-t-il insisté par rapport aux clients dont les plaintes les plus récurrentes portent souvent sur la quantité et la qualité de l’eau qui leur est servie. «Le contrat de la SONEB vis-à-vis de la clientèle, est de mettre à sa disposition de l’eau potable qui ne l’est que grâce à vous techniciens de ses laboratoires», a poursuivi David Babalola. Il a demandé aux participants de mettre en pratique tout ce qu’ils ont appris au cours de la formation.

Société 02 août 2015


Renforcement des capacités des techniciens de laboratoire de la SONEB: Amélioration continue dans la démarche qualité pour une eau potable

Ouvert le 27 juillet, le séminaire de renforcement de capacités organisé par la Société nationale des Eaux du Bénin (SONEB) grâce à son partenariat avec la Société wallonnaise des Eaux (Swde) de la Belgique, au profit de ses techniciens de laboratoire, a pris fin vendredi 31 juillet dernier. Il s’est déroulé au Centre de formation aux métiers de l’eau (CFME) et a porté sur « Management de laboratoire et approche de certification iso selon la norme 17025».

La SONEB a déjà entamé la démarche qualité pour la certification iso 9001. C’est la raison pour laquelle elle veille à la qualité de l’eau au niveau de ses laboratoires. D’où l’intérêt de la formation qu’elle a organisée du 27 au 31 juillet dernier au CFME à Cotonou, au profit des techniciens de tous ses laboratoires sur l’ensemble du territoire national. Elle a été animée par l’expert belge de la Swde, Sébastien Ronkart.

Les participants ont eu droit à la présentation de l’environnement et du contenu de la norme iso. Ils ont aussi été entretenus sur le système documentaire dans un laboratoire accrédité iso 17025 doté de manuels de qualité, de procédures, de méthodes d’essais, d’instructions de travail, des enregistrements et autres. La formation a également insisté sur la qualification conformément aux méthodes normalisées, du personnel des laboratoires d’une société comme la SONEB qui produit et commercialise de l’eau, la qualité des équipements mis à leur disposition ainsi que des infrastructures qui les abritent.

De nombreuses retombées attendues

Faisant la restitution de la formation qu’ils ont suivie pendant cinq jours, le porte-parole des participants, Hermione Adanho, n’a pas caché leur satisfaction. L’objectif général visé, a-t-elle précisé, est de permettre à ses bénéficiaires de s’imprégner du système du management iso 17025 qui conduira à l’accréditation des laboratoires de la SONEB. Il ne s’agit pas de leur certification, laquelle est plutôt utilisée pour les entreprises et sociétés, mais de la reconnaissance à l’échelle internationale de leurs compétences par rapport à leurs méthodes d’analyse et la qualité des résultats qu’ils fournissent.
«J’ai pu directement m’apercevoir à tous les niveaux de la société, du préleveur au technicien jusqu’à la direction générale, une volonté d’amélioration de la qualité des résultats obtenus par le laboratoire. Je pense qu’il n’y aucune ambiguïté vis-à-vis de cela. Tout le monde est concerné par cette approche d’amélioration continue », s’est réjoui l’expert belge, Sébastien Ronkart, faisant part de ses observations après les cinq jours de formation. A sa suite, c’est au directeur général de la SONEB que l’honneur est revenu de clôturer la semaine de formation. Pour David Babalola, les participants doivent désormais se comporter sur le terrain, comme «des experts de la qualité de l’eau». « L’eau, ce liquide précieux qui est un produit irremplaçable et constitue une source de vie. Mais ce qui est source de vie peut malheureusement devenir une source de mort. Lorsque l’eau n’est pas potable, elle peut effectivement devenir une source de mort. Ainsi, cette formation s’inscrit dans la juste vision de la SONEB. Celle d’aller vers la démarche qualité », a-t-il fait remarquer. Selon lui, la qualité commence d’abord par celle du produit proposé. « Pour avoir un bon produit, il faut aussi avoir des hommes de bonnes qualités. Je suppose que de formation en formation, de sensibilisation en sensibilisation, vous finirez par devenir effectivement des spécialistes et des experts de la qualité de l’eau», a confié le directeur général David Babalola, à l’adresse des participants. Tout en remerciant le formateur Sébastien Ronkart, il a, à travers lui, témoigné la reconnaissance de la SONEB à la Swde de la Belgique. «L’eau, oui. L’eau en quantité, oui. Mais l’eau de bonne qualité, c’est encore mieux», a-t-il insisté par rapport aux clients dont les plaintes les plus récurrentes portent souvent sur la quantité et la qualité de l’eau qui leur est servie. «Le contrat de la SONEB vis-à-vis de la clientèle, est de mettre à sa disposition de l’eau potable qui ne l’est que grâce à vous techniciens de ses laboratoires», a poursuivi David Babalola. Il a demandé aux participants de mettre en pratique tout ce qu’ils ont appris au cours de la formation.

Société 02 août 2015


Finale de football de la Coupe de l’indépendance: Le sacre de la sélection départementale du Borgou-Alibori

A l’occasion de la célébration du 55e anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale, la sélection départementale du Borgou-Alibori a remporté, samedi 1er août dernier au stade de l’Amitié à Kouhounou, la finale de football de la Coupe de l’indépendance. C’est après la fatidique séance des tirs au but, qu’elle est arrivée à bout de son homologue de l’Atacora-Donga. La finale s’est jouée en présence du Premier ministre, Lionel Zinsou et du ministre d’Etat, chargé de l’Enseignement secondaire, Alassane Soumanou.

La sélection départementale de football du Borgou-Alibori a remporté, samedi 1er août dernier au stade de l’Amitié à Kouhounou, à Cotonou, la finale de la coupe de l’indépendance, après la séance des tirs au but (4 à 3) face à son homologue de l’Atacora-Donga. Quand bien-même, l’entrée au stade était gratuite avec des portes grandement ouvertes, à peine 700 personnes ont assisté à la rencontre d’un niveau équilibré, mais pauvre sur les plans tactique et technique. Toujours est-il, qu’il n’y aura pas grands choses à retenir de l’édition 2015 de la finale de la Coupe de l’indépendance. Certes, les deux formations se sont créés des occasions de part et d’autre, mais ont livré un match terne, sans rythmes et indigeste.

La rencontre s’est jouée telle une formalité à laquelle, le ministère des Sports, après avoir retiré l’agrément à la Fédération béninoise de football, a voulu remplir. Ainsi, au lieu de se faire représenter par le Premier ministre, Lionel Zinsou, d’aucuns auraient bien voulu voir le chef de l’Etat, Boni Yayi, en personne, au stade.
En effet, par rapport à la qualité du jeu produit, on ne va pas exiger plus des joueurs privés de championnats depuis longtemps. Sinon que, fatigués des intrigues dont le football béninois est victime, les spectateurs ont brillé par leur absence. C’est la preuve, s’il en est encore une, que ce football vit une situation de déconfiture totale. Non seulement, il n’intéresse et n’attire plus personne mais ne vaut plus tripette.
A qui la faute si aujourd’hui, le football béninois ne vit encore que de nom ? Certainement au ministère de la Jeunesse, des Sports et Loisirs où il n’existe aucune politique de développement du sport en général, puis aux responsables qui plutôt que de le diriger, ont œuvré à l’éloigner de ses fanatiques.
Les deux sélections n’ont pas pu se séparer au terme du temps réglementaire. Elles se sont tenues en respect (0-0). Il ne pouvait en être autrement, puisqu’elles se connaissent parfaitement, pour s’être déjà rencontrées au début de la compétition. A l’époque, c’est l’Atacora-Donga qui avait réussi l’exploit, en allant humilier le Borgou-Alibori (5-1) à Parakou. Samedi dernier en finale, leurs retrouvailles avaient donc valeur de revanche et de confirmation pour l’une et l’autre des deux sélections. D’où le match a-t-il été âprement disputé avec Kingbo Liamidi et ses coéquipiers de l’Atacora-Donga et Razack Koto et les siens du Borgou-Alibori. Aucune des deux sélections ne réussira donc à trouver la faille, jusqu’au coup de sifflet final de l’arbitre central Gustave, Tohouégnon.
C’est finalement aux tirs au but que, après avoir transformé trois penalties sur cinq tirés, l’Atacora/Donga va perdre face au Borgou-Alibori qui a réussi quatre de ses cinq tirs.
Avant le coup d’envoi du match, le maigre public qui a effectué le déplacement, a eu droit à une démonstration faite de mouvements d’ensemble de la part des majorettes.

Sports 02 août 2015


Visite du chef de l’Etat du Nigeria au Bénin: Muhammadu Buhari rehausse le défilé militaire

Le président de la République fédérale du Nigeria, Muhammadu Buhari a choisi le jour de la fête nationale pour effectuer sa première visite au Bénin. Sa présence au défilé militaire a révélé quelques surprises.

C’est devenu pratiquement une tradition de voir un président de la République fédérale du Nigeria, assisté de façon régulière, à la célébration de la fête de l’Indépendance du Bénin. Mais l’arrivée de Muhammadu Buhari à Cotonou dans le cadre du 55è anniversaire du pays à la souveraineté internationale revêt un cachet particulier, d’autant que cette visite constitue la première descente du leader nigérian depuis son élection en mai dernier. « J’ai tenu à participer à cette célébration parce que le Bénin est un partenaire important pour nous. Je tenais surtout à remercier le gouvernement pour avoir mis un contingent à la disposition du régiment mixte de lutte contre la secte Boko Haram. Et surtout remercier le président de la République pour tout ce qu’il fait pour la paix et la sécurité dans notre sous-région », confie le chef de l’Exécutif nigérian à sa descente à l’aéroport international Bernadin Cardinal Gantin de Cotonou.
Pour faire assister l’illustre hôte au défilé militaire, les autorités béninoises ont réellement mis les petits plats dans les grands. Chose exceptionnelle, Muhammadi Buhari a eu l’honneur d’assister aux côtés de son homologue béninois au cérémonial de dépôt de gerbe aux monuments aux morts de Xwlacondji et surtout d’effectuer une revue conjointe des troupes des forces de sécurité et de défense ayant animé le défilé.
Le président de la République fédérale du Nigeria n’a pas fait qu’assister au défilé du 1er août. Sa présence à Cotonou a été mise à profit pour faire une revue de la coopération bilatérale entre les deux pays. Les deux personnalités ont ainsi échangé en tête-à-tête au cours duquel des questions essentielles liant le Bénin et le Géant voisin ont été passées au peigne fin. Le défi sécuritaire, en l’occurrence la lutte contre le terrorisme, est une priorité pour Muhammadu Buhari, dont le pays continue de subir des attentats ciblés de la part de la secte islamiste Boko Haram. En guise de solidarité à ce partenaire du voisinage, le président de la République a annoncé vendredi 31 juillet dernier, dans son message à la nation, la décision de son gouvernement d’envoyer un contingent de 800 hommes pour renforcer la force multinationale mixte, en constitution au sein de la Commission du Bassin du Lac Tchad composée du Nigeria, du Niger, du Cameroun et du Tchad, prioritairement concernés par les menaces et exactions de Boko Haram. «Notre détermination pour soutenir le Nigeria est inébranlable car ce qui touche le Nigeria touche le Bénin. La question de la lutte contre Boko Haram est une priorité et nous devons tout faire pour vaincre ce groupe islamiste », insiste Boni Yayi, lors du point de presse ayant clôturé le séjour de Buhari à Cotonou.

Actualités 02 août 2015


Message du chef de l'Etat à l'occasion de la fête du 1er août : Boni Yayi réaffirme son engagement à lutter contre la corruption

Cotonou, le 31 juillet 2015

Béninoises, Béninois,
Mes très chers compatriotes,

En ce moment où nous nous apprêtons à revivre le souvenir exaltant d’une phase importante de notre vie nationale, je voudrais rendre grâce à Dieu Tout-Puissant et remercier le Peuple souverain du Bénin qui m’a donné l’occasion de présider pendant une décennie les destinées de notre nation commune.
En effet, nous avons des raisons de rendre grâce à l’Eternel car, il ne cesse de nous gratifier de la paix sans laquelle aucun développement n’est envisageable. Dans ce monde en proie à toutes sortes de violences et de catastrophes naturelles, la paix est un bien précieux.
C’est cette paix et la stabilité dont jouit notre pays qui nous permettent de célébrer dans la sérénité et la dignité le 55ème anniversaire de l’indépendance de notre pays.
Chers compatriotes, le 1er août est l’occasion de se remémorer l’œuvre des Père-fondateurs dont nous saluons la mémoire avec le plus profond respect.
En ces instants de communion et de fierté nationale, j’ai une pensée affectueuse à l’endroit de nos frères et sœurs dont la santé s’est altérée et de nos compatriotes qui sont confrontés à certaines difficultés. Je les rassure de la solidarité de la Nation et les encourage à ne pas perdre espoir.
J’exprime mes sentiments fraternels à nos compatriotes, dignes fils du Bénin vivant à l’étranger. J’apprécie leurs contributions aux efforts de développement de notre Nation et à son rayonnement dans le monde.
Je voudrais également rendre un hommage vibrant aux femmes et aux hommes qui ne sont plus parmi nous aujourd’hui, mais qui de par leurs œuvres ont laissé des souvenirs impérissables à notre pays.

Béninoises, Béninois,

Il y a cinquante-cinq ans, nos illustres prédécesseurs ont engagé notre Peuple dans la voie de la liberté, de la responsabilité et de la souveraineté et nous pouvons être fiers des efforts fournis à leur suite pour construire et développer la Nation.
Nous avons appris, dès l’origine les vertus et l’impératif du vivre-ensemble, de la solidarité et de la fraternité. Grâce au génie de notre peuple, nous avons toujours su surmonter les difficultés qui se dressent sur le chemin de l’édification d’une Nation moderne et réaliser les compromis et consensus nécessaires pour avancer.
Notre pays fait l’effort de figurer parmi ceux dont la pratique démocratique est citée en exemple sur le continent africain. A cet effet, il me plaît de souligner, malgré les difficultés, l’importance de l’organisation régulière d’élections libres, transparentes et crédibles et l’acceptation de l’alternance par tous les acteurs politiques.
C’est pourquoi, en dépit de quelques difficultés, je me réjouis du succès des scrutins de cette année 2015 qui ont conduit au renouvellement des députés à l’Assemblée nationale et des élus des conseils municipaux, communaux et locaux.
Ces échéances répondent aux aspirations légitimes de notre Peuple. Elles renforcent aussi la confiance de nos partenaires en nos institutions.
Je n’en veux pour preuve que les appréciations de hauts responsables de puissances démocratiques comme le président François Hollande lors de sa récente et historique visite dans notre pays et le président Barack Obama dans le discours qu’il a prononcé, il y a quelques jours au siège de l’Union africaine à Addis-Abeba.
Je renouvelle ici mon total engagement et celui de mon gouvernement pour la tenue à bonne date et la réussite de la prochaine élection présidentielle dont le premier tour est prévu pour le dimanche 28 février 2016. J’invite toutes les institutions et structures concernées à jouer chacune sa partition pour assurer à ce scrutin le succès que notre peuple en attend.

Très chers compatriotes,

Les consultations électorales sont souvent l’occasion de compétitions passionnées par les animateurs de la classe politique; cela traduit la vitalité de notre démocratie. Mais nous devons constamment garder à l’esprit que la Nation béninoise, pour laquelle nos aïeux se sont sacrifiés, est une et indivisible et que rien de beau, rien de grand ne se réalise dans la division. Le dialogue demeure la condition nécessaire et indispensable à la construction du Bénin prospère dont nous rêvons tous. Il est un facteur majeur de préservation de notre identité légendaire de pays de paix.
Du reste, ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous divise parce que rien ne nous oppose en réalité.

Béninoises, Béninois,

L’indépendance de notre pays s’accommode aujourd’hui avec les nécessités d’une gouvernance moderne dont le fondement est la démocratie. Mais que vaut une démocratie qui ne s’accompagne pas de performance économique? Voilà pourquoi, la bataille économique a toujours été une préoccupation constante de mon gouvernement. Il n’est un secret pour personne que c’est du volume des investissements que dépendent, pour une large part, les possibilités d’accroissement du revenu national.
La table ronde organisée à Paris sur le financement du développement répond à l’impératif de compléter nos ressources internes. Comme vous le savez, à la suite de celle-ci, notre pays a obtenu de la Communauté financière internationale, des engagements d’un montant de plus de 12 milliards de dollars US soit plus de 6.000 milliards de FCFA sur les cinq ans.
Je me réjouis que nos partenaires se soient déjà engagés à nous accorder plus de 2.200 milliards de FCFA soit plus de 25% de taux de décaissement de leur part. La mobilisation effective de ces ressources permettra de donner un nouvel élan à notre économie, à travers la réalisation de grands projets structurants et d’avenir. Elle permettra aussi de générer de nombreux emplois pour notre jeunesse et nos femmes. La croissance économique de notre pays s’en trouvera ainsi améliorée. Je rappelle que malgré la conjoncture internationale particulièrement difficile, elle a été en termes réels d’une moyenne d’environ 6% sur la période 2012-2014 dans un contexte de taux d’inflation maîtrisé.
Les réformes en cours permettront de renforcer le cadre macro économique et financier. Elles concernent les domaines de l’assainissement de la gestion des finances publiques en vue d’une meilleure qualité des dépenses et le renforcement des capacités des régies financières. Elles prennent en compte également la compétitivité du Port de Cotonou. Il s’agit notamment de :
l’opérationnalisation du Centre commun de pré-dédouanement,
l’instauration du programme de certification des valeurs,
la mise en place dans les tout prochains jours des scanners et systèmes de vidéo surveillance à l’aéroport et au port, la dématérialisation de la chaîne des finances publiques.
Chers compatriotes, je voudrais rappeler à votre bon souvenir que sur le plan socio-économique mon gouvernement s’emploie depuis lors à relever plusieurs défis au nombre desquels je citerai à titre illustratif les sept (07) défis prioritaires suivants :
Le premier défi est celui du renforcement des infrastructures.
Dans ce domaine, mon gouvernement attache une importance particulière aux infrastructures énergétiques. Je comprends et partage les désagréments et les perturbations qu’occasionnent pour vous tant dans vos ménages que dans vos activités professionnelles les délestages. A cet effet, les efforts du gouvernement ont consisté à porter la demande en énergie de 115 MW depuis 45 ans à 220 MW en 2015, soit près du double de la disponibilité d’énergie en dix (10) ans. La centrale électrique de Maria-Gléta est aujourd’hui fonctionnelle et vient renforcer nos capacités de production. En matière de desserte rurale, le taux a été porté de 3% niveau atteint en 45 ans à 37% en 10 ans, soit 12 fois le niveau initial de 2006 à 2015. Ce taux sera très bientôt amélioré avec l’électrification des 546 chefs-lieux d’arrondissement dont 105 sont en attente.
Les dernières négociations engagées avec les partenaires du secteur permettent de couvrir 200 nouvelles localités ce qui nous permettra d’assurer l’électrification de la totalité de notre pays dans les tout prochains mois à venir. En attendant d’y parvenir, l’insuffisance de la disponibilité en énergie ne nous permet pas d’atteindre un taux de croissance à deux chiffres qui a toujours été notre préoccupation. C’est pourquoi, après la table ronde de Paris, mon gouvernement ambitionne tant au niveau de l’Etat qu’à travers le Partenariat Public Privé de porter à moyen terme l’offre d’énergie à près de 1000 MW. Il n’est pas superflu de rappeler que ces réalisations iront au-delà de l’énergie conventionnelle avec comme priorité les énergies renouvelables à savoir : le solaire, l’éolienne, la biomasse, l’hydroélectricité, etc.
L’installation des lampadaires solaires sur certaines de nos voies et places publiques, dans certaines de nos communes et la construction de mini-centrales solaires traduisent l’option qu’a faite mon gouvernement pour la promotion des énergies renouvelables.
Dans le cadre de ces énergies renouvelables, avec la signature des accords entre mon gouvernement et les partenaires du secteur, le démarrage des travaux notamment ceux de la construction des barrages hydroélectriques d’Ajarala et de Dogo-Bis est imminent.
Toutefois, les efforts se poursuivent pour faire en sorte que l’énergie entre dans les ménages.
En termes d’infrastructures de transports, la «Boucle ferroviaire ouest africaine» grand projet intégrateur dont fait partie la ligne ferroviaire Cotonou-Parakou-Niamey est dans sa phase active au niveau de notre pays et du Niger.
S’agissant des infrastructures aéroportuaires, les travaux de construction de l’aéroport de Tourou sont en voie d’achèvement et le vol inaugural est attendu pour la fin de l’année 2015. Le projet de construction de l’aéroport international de Glodjigbé, quant à lui, est dans sa phase de finalisation avec le partenaire sud-africain.
En ce qui concerne les Infrastructures portuaires, la réalisation des travaux confortatifs au port de Cotonou, à savoir: l’achèvement du dragage du chenal d’accès, l’achèvement du prolongement de la digue ouest permettent au port d’accueillir des navires de nouvelles générations. De même, l’acquisition d’équipements ultramodernes de manutention par les partenaires stratégiques et la mise en place de mesures sécuritaires dans le cadre du respect du code ISPS ont permis au Port de Cotonou, première entreprise de notre pays, de doubler son trafic en trois ans lequel s’établit aujourd’hui à plus de 10 millions de tonnes. C’est le lieu de rappeler la disponibilité de nos partenaires pour le lancement d’un second port minéralier en eaux profondes. Notre pays jouera alors pleinement le rôle d’intégration économique qui est le sien au profit des pays de la sous-région et d’être à l’horizon 2025 un véritable hub de négoces et services à forte valeur ajoutée.
Enfin, pour ce qui est des infrastructures routières, en dix ans plus de 2800 km de route bitumée ont été bâties contre environ 2800 en 45 ans c’est-à-dire de 1960 à 2006. L’essentiel des nouvelles routes ont surtout consisté à interconnecter notre pays à la sous-région notamment le Nigeria.
Aux travaux routiers s’ajoutent les ouvrages tels que les échangeurs, les ponts, l’aéroport international de Tourou, le pont d’Athiémé, le pavage et l’assainissement de 49 communes avec l’appui de la BOAD et de la BIDC. Le financement des travaux d’assainissement des 28 communes restantes seramobilisé d’ici la fin de l’année en cours.

Le deuxième défi a trait au développement de l’agriculture.

En vue d’atteindre l’autosuffisance alimentaire et améliorer les recettes de l’Etat par l’accroissement des cultures d’exportation, mon gouvernement se réjouit du montage désormais chez nous à Ouidah d’engins et d’accessoires agricoles. Le moment est venu pour poursuivre la diversification agricole. La production du coton, notre principale culture d’exportation, a besoin de réformes structurelles et institutionnelles. C’est le lieu de féliciter les producteurs qui en dépit des conséquences néfastes climatiques ont su améliorer la production en la portant à plus de 400.000 tonnes en 2014-2015. Il s’agit aujourd‘hui d’organiser la diversification agricole sur la base d’un partenariat comprenant l’Etat, les producteurs, les micro-producteurs, le secteur privé et les partenaires au développement sur la base d’une meilleure gouvernance. La question de la modernisation ne doit pas être occultée non plus. Il en est de même de la nécessité d’aller plus loin dans la mécanisation agricole et la transformation pour une plus-value afin de régler une fois pour de bon la question de l’emploi des jeunes et des femmes.

Béninoises, Béninois,
Mes chers compatriotes,

Le troisième défi est celui de l’amélioration du climat des affaires.
Les réformes entreprises ont permis, outre la simplification de la formalisation de l’entreprise, le renforcement des capacités des adhérents, la mise en place d’une fiscalité adaptée, la facilitation de l’accès au crédit dans les banques partenaires et diverses formations en matière de gestion de micro entreprises.
Ces réformes offrent également des facilités aux porteurs de projets surtout aux jeunes pour stimuler leur employabilité et faire face à la question épineuse de l’emploi.
Mon gouvernement appréhende dans ses dimensions tant économiques que sociales ce quatrième défi que constitue l’emploi des jeunes et des femmes.
Plusieurs programmes ont été mis en chantier. J’en citerai quelques-uns à titre illustratif. Il s’agit :
- du plan spécial de promotion pour l’emploi, dans le secteur de l’enseignement primaire et secondaire et dans celui de la santé ;
-du programme Emploi des jeunes avec l’appui de la Banque mondiale;

- du programme d’insertion des jeunes dans l’agriculture à travers les centres de formation à l’entreprenariat agricole et l’aménagement de nos vallées ;

-du Fonds national de Promotion de l’Entreprise et de l’Emploi des Jeunes ainsi que du Fonds national de la Micro-finance.

L’importance du défi de l’emploi des jeunes a donné lieu à divers programmes mais à de nombreux mécanismes de recrutement tels des agents contractuels de l’Etat, l’ANPE et enfin le Volontariat d’expertise qui ont permis au gouvernement de créer environ 30 mille emplois au cours des quinze derniers mois. Si toutes les réformes actuellement en chantier aboutissaient, nous irons vers une véritable promotion de l’auto-emploi créateur de richesse.

Chers compatriotes,

Le cinquième défi est celui de l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le développement.
A ce sujet, le système des Nations Unies a communiqué les performances de notre pays. Ainsi le taux de pauvreté monétaire a été ramené à 36%, ce qui place le Bénin au premier rang au sein de l’UEMOA. L’objectif en matière de couverture en eau potable a été atteint et notre pays fait partie des rares pays qui réaliseront en 2015 un taux de couverture de 82% contre 75% fixé par les Nations Unies. Dans ce cadre, le Bénin s’est illustré dans sa politique du genre et a reçu le prix de la performance de l’Union africaine décerné à Johannesburg en juin dernier. En matière de réduction de la faim, notre pays a atteint l’objectif assigné, ce qui lui a permis d’obtenir pour la 2ème fois consécutive le prix de la FAO en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle.
De même, les objectifs de l’Education pour tous ont été largement couverts grâce aux efforts consentis dans le domaine de l’éducation. Ainsi, de 2006 à 2014, le Taux d’achèvement du primaire est passé de 64% à 77,6% et l’indice de parité fille-garçon est passé de 0,82 à 0,97. Ces résultats montrent que le Bénin a atteint l’accès universel à l’éducation avec le partenariat mondial pour l’Education et assure presque l’équité dans l’accès à l’école.
Au total, notre pays est sur la bonne voie pour réaliser cinq des huit objectifs fixés. Toutefois nous ne pouvons nous satisfaire d’une croissance qui laisse des frères et sœurs sur le quai, une croissance qui ne favorise pas l’emploi, l’accès aux services sociaux à la majorité des Béninois, une croissance qui laisse la femme, c’est-à-dire les 52% de la population de côté. En effet, quoique des résultats satisfaisants sont enregistrés dans tous ces domaines il est important de noter que la qualité du système éducatif nous interpelle.
S’agissant en particulier de l’enseignement supérieur, des efforts ont été faits pour en faciliter l’accès avec l’adoption d’une nouvelle carte universitaire. Le nombre d’apprenants est de 130.000 étudiants, l’un des plus élevés de la sous-région. Le pari à gagner est celui de la qualité de l’enseignement accompagnée d’un programme de financement. Mon gouvernement va accélérer la mise en œuvre des conclusions du forum organisé sur le secteur de l’éducation.

Le sixième défi est celui de la justice et de la lutte contre la corruption.
Notre justice a besoin d’être renforcée. C’est pourquoi, j’ai décidé de mettre en place avec l’appui de la Communauté internationale une task Force visant à renforcer la capacité de notre institution judiciaire. Nous devons en effet renforcer les capacités et l’indépendance de notre appareil judiciaire qui participe pour une large part de la lutte contre la corruption. Malgré toutes les initiatives prises depuis par les gouvernements successifs, nous n’avons pas encore touché la racine du mal. Le phénomène de la corruption s’est généralisé à cause de l’impunité. C’est pourquoi, j’en appelle à une union sacrée contre l’impunité et j’envisage d’organiser une journée de réflexions pour remédier à ce fléau et identifier et mettre en place les réformes structurelles, institutionnelles de la maison Justice. La question de la réforme de la Haute cour de Justice pour vite juger les dirigeants devient un impératif.

Chers compatriotes,

C’est avec amertume que je voudrais parler de la question sensible de la corruption et l’actualité m’en donne l’occasion. Je voudrais faire allusion ici au scandale de l’eau objet de notre partenariat entre notre pays et le généreux Royaume de Pays Bas à qui je présente la gratitude et les excuses publiques de tout le peuple béninois. C’est le lieu de rappeler une fois encore à l’opinion publique que tous ceux qui sont impliqués dans ce scandale dramatique seront sévèrement sanctionnés selon les rigueurs des lois de la République. Il me vient en mémoire l’image de cette femme qui me montrait à Guéné (commune de Malanville) dans une cuvette un liquide jaunâtre comme eau que les humains se partagent encore avec les animaux malgré tous les efforts fournis dans ce domaine. Face à cette triste réalité, comment peut-on expliquer, que certains opérateurs économiques et cadres véreux ternissent à ce point l’image du Bénin. Vous mesurez donc combien je souffre avec vous. Au-delà de ce cas ponctuel, à l’analyse, l’on peut aisément comprendre que nous nous trouvons dans un cercle vicieux dans lequel le pouvoir de l’argent téléguide les politiques et l’administration qui influent sur la justice pour promouvoir l’impunité et la grande dépendance de la justice. Il nous faut absolument constituer une union sacré de toutes les forces démocratiques pour dynamiter ce cercle vicieux à l’égard de l’argent. C’est un fléau sur lequel un certain nombre de mesures sont en chantier pour lutter contre la corruption et l’impunité et je voudrais ici féliciter les magistrats qui se battent pour que la noblesse de leur métier soit de mise et qui souffrent de l’image ternie à cause de ces pratiques peu recommandables de certains de leurs collègues. La justice de mon pays, vue comme le pilier de démocratie, est alors placée devant ses responsabilités.
Le rappel des progrès ainsi enregistrés dans chaque domaine constitue la preuve que le gouvernement s’efforce d’apporter des réponses aux préoccupations inhérentes à notre marche vers la prospérité.

Mes très chers compatriotes,

Ces progrès n’ont pu être réalisés sans la contribution de nos partenaires au développement. C’est pourquoi, en votre nom à tous je leur exprime la reconnaissance de la Nation pour leur soutien dans le renforcement de notre processus démocratique, le progrès économique et le bien-être social.
C’est aussi l’occasion de rassurer les uns et les autres que mon gouvernement prendra toujours ses responsabilités dans la meilleure gestion des appuis de nos partenaires mais également des fonds du contribuable béninois. Cela participe de la bonne gouvernance à laquelle nous sommes tous profondément attachés.
Nous avons encore le temps d’engager une véritable lutte contre la corruption et mettre en place les réformes globales et sectorielles pour améliorer les conditions de vie de notre peuple quel que soit le prix conformément à mon serment dans le cadre du pacte social qui me lie au peuple béninois. Je voudrais savoir pouvoir compter sur l’engagement et le soutien de tous.
A tous les ressortissants des pays frères et amis qui vivent parmi nous, j’adresse mes vœux de bonne fête.
Notre fête nationale m’offre aussi l’occasion de féliciter et d’encourager nos forces de défense et de sécurité qui travaillent nuit et jour pour assurer notre protection et la quiétude du pays parfois au prix de leur vie.
La célébration de ce 55ème anniversaire de l’indépendance de notre pays, le Bénin se tient dans un contexte international marqué par des menaces sur la paix et la sécurité mondiale, objet du septième défi.
Partout dans le monde et en Afrique, les acquis en matière de développement sont détruits ou fragilisés par l’intolérance et l’extrémisme religieux avec leurs manifestations sous forme de guerres d’attentats terroristes et de conflits de tout genre. A côté de nous, Boko Haram fait rage. En plus des réponses militaires, notre pays propose la paix par un autre chemin, celui du dialogue interreligieux.
C’est le lieu de saluer la mémoire des victimes de cette horreur et des Forces de défense et de sécurité qui ont payé de leur vie l’accomplissement du devoir national. C’est l’occasion pour Le Bénin d’exprimer sa solidarité par l’envoi d’un contingent de 800 hommes aux côtés de leurs frères d’armes du Nigeria, du Cameroun et du Tchad pour combattre définitivement ces hors la loi
La question sécuritaire est en réalité une affaire de nous tous. Le contexte sécuritaire dans notre sous-région appelle de la part de notre pays, en dépit de la paix dont il jouit, une vigilance permanente de tous les citoyens.

Chers compatriotes,

La célébration de ce 55ème anniversaire, la 10ème dans l’exercice de mes fonctions à la tête de notre pays me rappelle les fêtes tournantes auxquelles nos populations ont adhéré. Je me réjouis de ce qu’elles nous ont permis d’aiguiser en chacun de nous le sentiment d’appartenir à une même nation. J’en garde un souvenir mémorable et saisis l’occasion pour remercier mes compatriotes de tous les départements pour l’accueil chaleureux qu’ils m’ont toujours réservé.
Dans la ferveur de la fête de l’indépendance et en vue d’associer toutes les filles et tous les fils de la Nation à l’œuvre de construction nationale, j’ai décidé, dans l’exercice de mes prérogatives constitutionnelles, d’accorder la grâce à certaines catégories de détenus de nos prisons, qui en remplissent les conditions. Les graciés de 2014 et de 2015 recouvreront leur liberté à partir de lundi 03 août 2015.

Je souhaite à tous une bonne fête nationale, sous le regard bienveillant du Tout-Puissant.

Qu’il daigne éclairer notre chemin et guider nos pas.

Vive la République !

Vive le Bénin !

Que Dieu bénisse le Bénin !

Bonne fête à chacune, à chacun et à tous !

Actualités 02 août 2015


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