La Nation Bénin...



Résultat pour : FC 26 monedas Visité Buyfc26coins.com. ¡Fantástico! Mejor de lo que esperaba..UCNd

Nouvelles

Formation des acteurs de la chaîne d’attribution des marchés publics: Focus sur l’offre évaluée économiquement la plus avantageuse
Après environ trois mois, la série d’ateliers de formation des acteurs de la chaîne de passation des marchés publics a pris fin, vendredi 2 décembre dernier à Bohicon. Au total, 385 acteurs ont été outillés par rapport au nouveau paradigme qu’est l’« Attribution du marché sur la base de l’offre évaluée économiquement la plus avantageuse ».S’approprier les nouvelles règles de passation et procédures de suivi des marchés publics, tel était le but de cette série de formations qui s’est déroulée sur environ trois mois au profit des acteurs de passation des marchés publics. Il s’agit des Personnes responsables des marchés publics (Prmp), des chefs cellule de contrôle des marchés publics (Ccmp) afin d’accroître leurs performances et les rendre plus professionnels dans leur mission. Durant cette formation, il a été question essentiellement de renforcer les capacités des participants sur la notion de l’offre évaluée économiquement la plus avantageuse. Il s’agit de déterminer les critères nécessaires pour le choix de l’offre évaluée économiquement la plus avantageuse lors de l’élaboration des dossiers d’appel d’offres. De renseigner efficacement un dossier d’appel d’offres en tenant compte de toutes les dispositions de la nouvelle loi portant code des marchés publics. Puis, d’appliquer lors de la phase d’évaluation, les critères déterminants pour le choix de l’offre évaluée économiquement la plus avantageuse. Pour ce faire, les participants ont eu droit à trois modules à savoir ‘’L’offre évaluée économiquement la plus avantageuse : définitions et contours’’ ; ‘’Le montage des Dao de fournitures et de services’’ ; et ‘’L’évaluation des offres et attribution du marché sur la base de l’offre évaluée économiquement la plus avantageuse’’. Sabirou Soumanou Djarra, porte-parole des participants, s’est félicité que cette session de formation leur ait permis de renforcer leurs capacités sur les notions contenues dans ces trois modules. Au cours des échanges, les participants ont soulevé plusieurs préoccupations relatives entre autres aux articles 24 et 73 de la loi n°2020-26 du 29 septembre 2020 portant code des marchés publics en République du Bénin, à l’exploitation des pièces établissant l’éligibilité des candidats, puis aux difficultés résultant de l’exploitation de l’attestation de bonne fin d’exécution. En clôturant les travaux de cette session en lieu et place du président de l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp), le formateur Jean Segbo Tabé s’est à son tour réjoui que durant onze semaines, environ 400 acteurs de la chaîne de passation des marchés publics aient été formés sur ces notions et sur l’application de la préférence communautaire, la comparaison des offres, la combinaison en cas d’allotissement sans possibilité qu’un candidat gagne tous les lots. Il a enfin invité les participants à effectivement prendre conscience du changement de paradigme induit par la notion de l’offre évaluée économiquement la plus avantageuse et d’en assurer le transfert de connaissance aux autres membres des organes de passation et de contrôle au sein de leurs autorités contractantes. Actualités 05 déc. 2022


Police et santé
« ll est interdit de fumer dans tous les lieux à usage collectif fermés ou couverts, qu’ils soient publics ou privés: lieux d’accueil du public, lieux de travail, moyens de transports et le cas échéant, tous autres lieux à usage public ». Voilà qui est on ne peut plus clair, en ce qui concerne les dispositions légales prises par le Bénin pour protéger ses citoyens contre les effets néfastes du tabac. C’est à travers la Loi N° 2017-27 du 18 décembre 2017. Ladite loi définit clairement ce qu’il faut entendre par ‘’Lieu public’’, à savoir « lieu où tout le monde est admis indistinctement et pour lequel, en raison de ce statut, les pouvoirs de police judiciaire ou administratifs sont plus étendus que sur les propriétés privées ». Preuve qu’il couvre un large spectre, il est question dans ce cadre juridique ‘’d’’espace non-fumeur’’ retenu comme « tout lieu public, de travail ou de transport où il est interdit de fumer ». Fondée sur les principes directeurs énoncés, à savoir « L’information des populations sur les conséquences pour Ia santé, du caractère dépendogène et du risque mortel induit par la consommation de tabac et de l’exposition à la fumée du tabac, de ses dérivés et assimilés », cette loi en son article 26 dispose comme suit: « L’exploitant ou le responsable des lieux censés être non-fumeurs…est tenu de prendre toutes les dispositions pour faire respecter I’interdiction de fumer y compris I’apposition, de façon visible et claire de la signalétique définie par acte réglementaire, sous peine d’une amende de cinquante mille (50 000) à trois cent mille (300 000) francs Cfa ». Et en ce qui concerne le fumeur contrevenant, l’article 31 indique : « Quiconque, pris en flagrant délit d’usage de tabac, de ses dérivés et assimilés dans les lieux à usage collectif…, est passible d’une amende de dix mille (10 000) à cinquante mille (50 000) F CFA ». De la loi à son observation, il y a un grand fossé. En ce qui concerne la loi antitabac, il suffit de faire un tour dans les bars et restaurants pour s’en convaincre ! Les non-fumeurs sont soumis à la désinvolture des fumeurs et des exploitants de ces lieux pourtant protégés par la loi. La police qui excelle ces jours-ci à pincer avec ses radars anti-vitesse, ferait œuvre utile également à s’intéresser à cette infraction toute aussi mortifère. Et vu que nous sommes actuellement en période électorale, tiens donc, nos politiciens gagneraient à nous entretenir sur ce qu’ils entendent faire une fois élus pour assurer notre état de bien-être. Ce serait déjà ça de gagné, préférable en tout cas à leur intérêt, somme toute égoïste, qui se résume à l’ambition de porter le titre ‘’d’honorable député’’ pour nombre d’entre eux. Actualités 05 déc. 2022


Interdiction de collecte illégale d’épargne: Le visage de ‘’Adogbè’’, neuf mois après
L’interdiction de la tontine ‘’Adogbè’’ au Bénin a eu des effets significatifs, favorables à l’assainissement du secteur. L’Agence nationale de surveillance des systèmes financiers décentralisés (Anssfd) a fait l’état des lieux, vendredi 2 décembre 2022 à Cotonou.Ancrée dans les mœurs, la tontine ‘’Adogbè’’ n’a pas complètement disparu. Les indicateurs dévoilés lors de l’atelier de sensibilisation organisé, vendredi dernier, par l’Agence nationale de surveillance des systèmes financiers décentralisés (Anssfd) donnent un aperçu, neuf mois après l’interdiction. Les études menées couvrent six mois en 2021 et six mois en 2022. Elles ont révélé une tendance baissière. 8,389 milliards F Cfa auraient été mobilisés en six mois en 2021. Après l’arrêté, le montant estimé est passé à 1,5 milliard F Cfa en 2022. « L’activité de Adogbè a baissé de 81 % entre 2021 et 2022 suite à l’arrêté d’interdiction. Les ressources mobilisées ne sont pas dues à la persistance dans l’illégalité de ces promoteurs, mais plutôt aux schémas d’adaptation développés par ces derniers », dévoile le consultant Hyacinthe Agossa, lors de l’atelier de sensibilisation sur les activités illégales de collecte de l’épargne publique, notamment la tontine ‘’Adogbè’’. Cet atelier dont les travaux ont été lancés par Hermann Orou Takou, directeur de cabinet du ministre de l’Économie et des Finances, intervient après l’interdiction de l’activité de collecte illégale de l’épargne publique sous la forme de tontine dite ‘’Adogbè’’. En effet, l’activité a été souvent menée par des acteurs peu formés, non reconnus par la loi, et exerçant en marge de la réglementation. C’est ainsi que face aux plaintes enregistrées, un arrêté interministériel a décidé le 4 mars 2022 de son interdiction. « Neuf mois après, il est important de s’arrêter pour faire le point. L’atelier vise un triple objectif, faire l’état des lieux après l’interdiction, sensibiliser les populations sur les risques de résurgence en cette veille de fêtes de fin d’année et mener des réflexions sur la formalisation des acteurs », a déclaré Abdou Rafiou Bello, directeur général de l’Anssfd. La première communication présentée au cours de l’atelier a permis de rappeler les fondements de la décision et de présenter le cadre légal d’exercice des activités de collecte de crédit et d’épargne. La seconde a dévoilé la situation concrète sur le terrain depuis la décision d’interdiction.

En mode discret

L’état des lieux montre aussi une baisse drastique de la clientèle. Selon les extrapolations, la clientèle est passée de 1 717 135 en 2021 à 738 835 en 2022. Si les activités ont chuté, ‘’Adogbè’’ n’a pas totalement disparu. « Ces variations dans l’ensemble confirment la tendance d’un exercice plus discret de l’activité dite Adogbè. Elles montrent aussi le changement possible de stratégies utilisées », renseigne Hyacinthe Agossa. Les acteurs ne parlent plus de ‘’Adogbè’’, mais de vente de biens pour lesquels les clients sont appelés à cotiser. A la fin, les produits sont livrés quand les deux parties se rendent compte que les ressources mobilisées ont suffi pour l’achat du bien. Les modes de collecte ont aussi changé. « Le recours au transfert électronique d’argent permet de continuer la mobilisation des ressources, sans grande difficulté », souligne le consultant. Certains déposent par la suite les ressources collectées auprès des systèmes financiers développés ou dans les banques. Des possibilités de collaboration avec les Sfd devront être étudiées. Selon Abdou Rafiou Bello, les actions d’assainissement du secteur seront renforcées pour détecter les structures qui opèrent en marge de la règlementation. « Quiconque sera pris en situation d’exercice illégal d’une activité de collecte de l’épargne publique ou d’octroi de crédit subira la rigueur de la loi », prévient le directeur général de l’Anssfd.

Perspectives

Regroupés en mars 2022 en patronat des acheteurs d’aide de proximité (Paap), les ex-promoteurs cherchent à se conformer à la réglementation en vigueur. « Nul n’est censé ignorer la loi. Nous nous sommes regroupés pour demander à l’État à être outillés pour nous mettre dans les rangs », confie Tiburce Konto, président des ex-promoteurs de la tontine ‘’Adogbè’’, en marge de l’atelier. Pour obtenir l’agrément, il faut constituer un dossier de demande d’agrément et le déposer auprès de l’Anssfd. Il faudra doter la structure en création de sa personnalité morale. Les ex-promoteurs y travaillent. « Nous avons créé notre propre société. Nous sommes en pourparlers avec des institutions qui nous forment. Nous sommes aussi en train de nous formaliser en Sfd. Mais il faut souligner que nos activités n’ont pas les mêmes dimensions que les Sfd. Nous sommes dans des réalités autres que les Sfd », affirme Tiburce Konto. Celui-ci plaide pour la contextualisation de ‘’Adogbè’’. « Nous plaidons pour qu’une loi soit votée pour encadrer cette activité, non pas en tant que Sfd, mais en qualité de Adogbè. Le Bénin fait partie des génies et Adogbè est copié ailleurs déjà », déclare le président des ex-promoteurs de ladite tontine pour qui ‘’Adogbè’’ ne doit pas disparaître. « Que l’Etat nous remette sur les rails avec plus de cadrage », conclut-il. Dans tous les cas, en attendant, en cette veille de fêtes de fin d’année, période propice à l’escroquerie, les populations sont appelées à la vigilance.
Economie 05 déc. 2022


Irrégularités dans le rapatriement des recettes d’exportation: Les banques et entreprises mises en garde
Les infractions à la règlemen-tation relative à la domiciliation et au rapatriement des recettes d’exportation seront désormais sanctionnées. Le ministère de l’Economie et des Finances entend sévir, après avoir sensibilisé, vendredi 2 décembre dernier à Cotonou, les responsables des banques et entreprises exportatrices aux dispositions en vigueur. Le contrôle du rapatriement des recettes d’exportation a révélé des irrégularités telles que le défaut de l’intégralité desdites recettes, le non-respect du délai de cession des devises à la Bceao et la non-régularisation des dossiers de préfinancement. « Ces manquements ont pour conséquences d’impacter négativement les réserves de change et la liquidité bancaire au sein de l’Uemoa et de fragiliser ainsi la capacité des pays membres à disposer de devises suffisantes pour assurer l’importation des biens et services», fait observer Oumara Karimou Assouma, directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique, représentant le ministre des Finances. Dans le but de remédier à ces défaillances, la direction des Affaires monétaires et financières du ministère de l’Economie et des Finances (Damf/Mfe) avec l’appui de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) a organisé, vendredi 2 décembre dernier à Cotonou, une journée de sensibilisation à l’intention des banques, des entreprises exportatrices et des déclarants en douane. Cette séance a permis aux participants de mieux comprendre les principes qui fondent la règlementation ainsi que ses dispositions en vigueur, et particulièrement les procédures liées à la domiciliation des opérations d’exportation et de les amener à observer leurs obligations, indique Clément Yaovi Aziagnikouda, directeur des Affaires monétaires et financières. « En cas d’infractions à la règlementation, avertit le directeur général du Trésor, le ministère de l’Economie et des Finances n’hésitera pas à mettre en œuvre les sanctions prévues. » La séance a permis de mieux cerner les obstacles à l’application rigoureuse des textes et d’apporter des solutions idoines à travers des recommandations aussi bien aux banques qu’aux entreprises, se réjouit M. Aziagnikouda. L’accent est mis à l’occasion sur les dispositions du règlement n° 9/2010/Cm/Uemoa, adopté par le Conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) le 1er octobre 2010. Sanctions Didier Noukpo, chef du Service des études et de la statistique à la Bceao, a échangé avec les participants sur le rôle des principaux acteurs dans la procédure de domiciliation des exportations et les dispositions de la loi n° 2016-11 du 08 juillet 2016 portant loi uniforme sur le contentieux des infractions à la règlementation des relations financières des Etats de l’Uemoa. « L’entreprise exportatrice de biens doit tout faire pour que les recettes encaissées soient rapatriées dans le pays d’origine et veiller que ces recettes soient cédées à la Bceao par la banque domiciliataire », insiste-t-il. Autrement, l’entreprise et son promoteur, la banque et le déclarant en douane s’exposent à des sanctions pour non-rapatriement des recettes d’exportations ou pour défaut de communication d’informations. Les personnes physiques ainsi que les personnes morales impliquées autres que les établissements de crédit, sont punies d’une amende dont le minimum est égal au montant de la valeur sur laquelle est portée l’infraction et le maximum au double du montant, conformément à l’article 45 de la loi uniforme. Quant aux établissements de crédit, ils pourront être requis par la Bceao de constituer un dépôt non rémunéré correspondant au montant non rapatrié. Le refus de répondre ou les réponses inexactes aux demandes d’informations exprimées sont punis d’une amende de 5 millions à 50 millions F Cfa. Les établissements de crédit, les systèmes financiers décentralisés, les services financiers postaux sont passibles d’un emprisonnement d’un mois à 12 mois et une amende de 5 millions à 50 millions F Cfa, pouvant atteindre 100 millions en cas de récidive. Economie 05 déc. 2022


133e session du Conseil d’administration de la Boad: La dynamique du Plan Djoliba se poursuit
Niamey a accueilli ce vendredi 2 décembre la 133e session du Conseil d’administration de la Banque ouest africaine de développement. A l'examen, ont été soumis aux administrateurs, des dossiers relatifs au financement de projets des pays membres et de soutien au secteur financier de l'Union économique et monétaire ouest-africaine. Le choix de la capitale nigérienne est loin d'être anodin, car Niamey a connu la consécration du Plan Djoliba, plan stratégique qui vient renforcer le financement par la Boad des projets capitaux sous-régionaux, dans les secteurs public et privé. #PlanDjoliba Ce plan permet, à la Boad, selon son président, Serge Ekué, de " décupler sa capacité d’investissement et son impact", et surtout d'être l'institution bancaire "de référence pour un impact durable sur l’intégration et la transformation de l’Afrique de l’Ouest". Nom du majestueux fleuve Niger, si caractéristique de la sous-région ouest-africaine, Djoliba est l'artère nourricière qui irrigue avec puissance les terres de plusieurs pays membres de l’Uemoa. Actualités 02 déc. 2022


Enseignement et formation techniques et professionnels: Les actions phares pour 2023
La mise en œuvre de la Stratégie nationale de l’Enseignement et la Formation techniques et professionnels figure au rang des priorités dans le secteur éducatif pour l’exercice 2023. Il est question d’améliorer l’offre éducative en vue de l’adéquation entre formation des compétences et besoins du marché du travail. Les ressources allouées par l’Etat au ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle (Mestfp) passent de 143,6 milliards F Cfa au titre de la gestion 2022 à 189,727 milliards F Cfa en 2023, d’après le projet de loi de finances en étude au Parlement. Cette augmentation de 46,1 milliards F Cfa correspondant à un taux de progression de 32,1 % des ressources vise non seulement à promouvoir l’accès et le maintien dans l’enseignement secondaire général et la revalorisation des salaires, mais aussi et surtout à poursuivre la mise en œuvre de la Stratégie nationale de l’Enseignement et la Formation techniques et professionnels (Eftp 2019-2025) et ses projets. Le Mestfp entend consolider l’amélioration quantitative et qualitative de l’offre de formation pour favoriser l’insertion des jeunes. Pour ce faire, il est prévu 66,4 milliards F Cfa en 2023 pour la mise en œuvre de la stratégie de l’Eftp qui constitue, avec la promotion d’une éducation de qualité, l’un des sept axes stratégiques du Programme d’action du gouvernement (Pag 2021-2026). Dans cette optique, les activités du Projet de développement de l’enseignement technique, de la formation et de l’insertion professionnelle (Defi-Pro) démarré en 2017 seront déployées pour 2,46 milliards F Cfa en 2023. L’organisation des examens, concours et tests à l’Eftp va absorber un montant de 2,65 milliards F Cfa. Ces actions sont inscrites au plan d’urgence issu des documents de stratégie de relance du sous-secteur conformément au Plan sectoriel de l’éducation (Pse) 2018-2030 et en arrimage avec l’Objectif du développement durable (Odd) n° 4 « Assurer l’accès de tous à une éducation de qualité, sur un pied d’égalité, et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie ». Entre autres, l’accent sera mis sur le renforcement de la coordination et du management du sous-secteur. Environ 1 milliard F Cfa sera consacré à l’incitation à l’enseignement et à la formation technique et professionnelle. Figure également au rang des priorités le renforcement du personnel enseignant dans les établissements pour 17,5 milliards F Cfa.

Focus sur les sciences

La mise en œuvre de la Stratégie nationale de l’Eftp 2019-2025 nécessite la mobilisation de 323 milliards F Cfa. Il est question de faire de l’enseignement technique et la formation professionnelle un vecteur de transformation structurelle de l’économie et de créer un écosystème favorable à l’entreprenariat. « A l’horizon 2025, les jeunes en âge de travailler y compris les personnes à besoins spécifiques, disposent de compétences demandées par le marché du travail pour une croissance économique stable, durable et inclusive », telle est la vision du gouvernement qui a engagé des réformes touchant les séries de formation et le cadre institutionnel de gestion des établissements de formation. L’accent est mis sur la valorisation des matières scientifiques et la qualité de l’enseignement des sciences, de la philosophie et du français. Il est prévu la mise en place de 30 lycées techniques agricoles modernes, 7 écoles de métiers de référence, 6 lycées scientifiques et 2 écoles normales d’ici 2026. En plus, 17 anciens lycées techniques seront rénovés et équipés. Un programme de bourses d’études est envisagé pour favoriser les filières scientifiques ainsi qu’un Centre d’excellence pour l’impact sur le développement et des appuis aux universités des sciences et technologies. Par ailleurs, l’alphabétisation et la promotion des langues nationales seront accentuées à travers le fonctionnement effectif de 413 centres d’alphabétisation. Autre action prioritaire, la poursuite de la prise en charge de la scolarisation des filles à travers l’extension de la mesure de gratuité des frais de scolarité dans vingt communes expérimentales. La mise en œuvre des mesures d’exonération des élèves filles du 1er cycle de l’Enseignement secondaire général des frais d’inscription coûtera 3,4 milliards F Cfa à l’Etat en 2023. A cela, s’ajoutent la mise en œuvre des activités de l’Ecole des métiers du numérique (Emn), la mise à disposition des établissements de matériels et équipements pédagogiques, de manuels scolaires, la prise en charge des allocations des enseignants aspirants, le renforcement des inspections pédagogiques déconcentrées.
Société 02 déc. 2022


Chantiers d’infrastructures sanitaires de Tchaourou: Un réseau de vol demantelé
Dans la commune de Tchaourou, les travaux sur les chantiers des infrastructures sanitaires peuvent désormais suivre leur cours normal. Et pour cause, le réseau de vol de matériaux qui freinait leur évolution a été démantelé.Des voleurs de matériaux de construction arrêtés et derrière les barreaux à la prison civile de Parakou. Très prochainement, ils seront rejoints par leurs receleurs. Sur le terrain, la police en charge du dossier poursuit encore ses investigations afin d’identifier le reste des personnes qui y sont impliquées. Selon les sources informées et présentes sur les chantiers des infrastructures sanitaires dans la commune de Tchaourou, c’est ce qu’il convient de retenir par rapport au réseau qui y a été démantelé. En effet, pendant que le gouvernement, soucieux de voir les populations bénéficier des soins de qualité, s’échine à faire construire les infrastructures indiquées, certaines personnes ont entrepris de réduire à néant ses efforts. Organisées en réseau de vol, elles s’y sont installées pour opérer. En complicité avec les agents de sécurité privés sollicités pour assurer la garde elles s’arrangeaient chaque fois pour faire sortir frauduleusement d’importantes quantités de carreau, de fer, de ciment et autres matériaux, dès leur entrée sur lesdits chantiers. C’est suite aux incompréhensions et autres divergences qui sont apparues entre elles, après le partage de l’un de leurs butins, que le pot aux roses a été découvert. De dénonciation en dénonciation, l’information a fini par arriver au niveau du procureur de la République du Tribunal de première instance de première classe de Parakou. Il s’en est suivi un certain nombre d’arrestations et de dépôts à la prison civile de la ville. La cerise sur le gâteau, informent les même sources, les enquêtes en cours ne cessent de révéler des personnes et autres personnalités impliquées. Préoccupés par l’évolution de ces chantiers, le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, et son collègue du Cadre de vie, José Tonato, y avaient effectué, mercredi 5 octobre dernier, une visite de terrain. C’est pour donner des instructions afin de voir décupler le rythme des travaux sur les sites. Au nombre des goulots qui freinaient la réalisation des travaux dans les délais, il y avait certainement les manœuvres des membres de ce réseau. Bientôt, les populations pourront donc bénéficier de ces infrastructures n Actualités 02 déc. 2022


25e anniversaire de l’Institut des artisans de justice et de paix: Un symposium pour évaluer le chemin parcouru (Il relance le débat sur le Parlement en démocratie)
Réuni à Cotonou, sous l’égide de Mgr Antoine Ganyé, archevêque émérite de Cotonou, le comité directeur de l’Institut des Artisans de Justice et de Paix (Iajp) se penche, depuis hier, sur son parcours en vingt-cinq ans d’activités. L’objectif est de faire le point du cheminement en focalisant l’attention sur les questions de justice sociale, de fonction du parlement et du peuple en démocratie.Sur fond de profondes réflexions assorties de diverses propositions concrètes, l’Institut des artisans de justice et de paix (Iajp), célèbre depuis hier ses noces d’argent. Devant un parterre de participants notamment des universitaires politologues, enseignants de droit, acteurs de la société civile, et représentants d’institutions, le Père Eric Aguénounon, directeur de l’Iajp, a reprécisé l’objectif principal. Selon lui, ce symposium vise à commémorer de façon réflexive les vingt-cinq ans d’existence de l’Iajp/Co. « Il est aussi question de revisiter toute l’activité menée au service de la paix au Bénin », a-t-il souligné. Au-delà de cette commémoration, cette rencontre revêt un caractère intellectuel et social de grande importance. Les échanges permettront de mieux comprendre le thème autour duquel s’articulent les travaux, et qui engage la qualité du citoyen. Pour la Fondation Konrad Adenaeur, l’Iajp s’offre aujourd’hui comme une plate-forme aux acteurs politiques pour s’exprimer, et ceci contribue à la promotion de la démocratie. Ce qui mobilise l’organisation allemande autour d’une telle initiative, c’est la sauvegarde de la démocratie et de la paix. Invité à titre personnel, et en tant que secrétaire général de la Cour Constitutionnelle, Gilles Badet a salué les efforts consentis par l’institut depuis sa création. Il a notamment mis l’accent sur « le travail de contribution, d’anticipation et de pacification » qu’a abattu cet organe de l’Eglise catholique au Bénin. « Ce symposium arrive à point nommé », a-t-il estimé, en référence aux élections législatives de janvier prochain. Avant de procéder à l’ouverture officielle des travaux qui s’achèvent ce jour, Mgr Antoine Ganyé s’est réjoui que l’Eglise ait pu contribuer de façon efficace à l’enracinement de la démocratie au Bénin, avant de saluer les pères fondateurs de l’Iajp. A travers les échanges qui se feront autour du thème ‘’Le peuple et le parlement en démocratie’’, l’archevêque émérite de Cotonou confie que « l’Eglise s’offre encore une fois le pari de nous plonger dans l’interrogation de nos représentations sociopolitiques. » C’est donc un jubilé d’argent qui relance le débat politique sur la problématique de la représentation nationale au parlement. ------------------- --------------------------- La création de l’Institut des Artisans de Justice et de Paix / Chant d’Oiseau (Iajp/Co) est une initiative de Monseigneur Isidore de Souza qui, après les travaux de la Conférence des forces vives de la nation béninoise de février 1990, ressentit qu’il était du devoir de l’Eglise catholique au Bénin d’accompagner, sans distinction ethnique ni religieuse, les hommes et les femmes politiques, les cadres, les acteurs sociaux et surtout les agents pastoraux et les étudiants dans leurs projet et vision d’un Bénin pacifique et prospère. Ainsi, ce projet, pensé depuis 1990, a connu son début d’implantation en décembre 1997 par le Père Raymond Goudjo, fondateur et premier directeur de l’Iajp/Co. Le rendez-vous intellectuel qui en dessinera les grands axes est le symposium sur « Identité ethnique et intégration sociale » tenu au Grand Séminaire Saint Gall de Ouidah. Il consacre la création de l’Institut. C’était le 22 décembre 1997. Aujourd’hui, il est dirigé par le père Arnaud Eric Aguénounon. Aussi, sous l’autorité de la Conférence épiscopale du Bénin, la mission de l’Iajp/Co est la recherche et la formation dans l’esprit de la Doctrine sociale de l’Eglise. Ces recherches et formations portent sur des questions liées à la vie au cœur de la cité. Des opportunités et parcours pédagogiques sont offerts à cet effet. Implanté à Cotonou, l’Iajp/Co couvre, par sa mission, le Bénin et s’ouvre à un rayonnement continental et international pour des partages de compétences et des échanges mutuels. Société 02 déc. 2022


L’éditorial de Paul AMOUSSOU: Le veau d’or
La politique est-elle manichéenne ? Est-ce une arène dans laquelle se trouvent des gentils d’un côté et des méchants de l’autre ? C’est le story-telling de certains acteurs politiques, disons ceux qui émergent et prospèrent, de préférence, dans un environnement trouble et qui, à cette fin, tiennent en haleine le citoyen lambda, le crédule, avec un discours qui repose sur du pipeau ! En tout cas, un discours loin de la réalité, comme celui qui se tient sur l’inclusion, terme devenu plus qu’un slogan de victimisation, comme un veau d’or face auquel doit s’incliner tout le monde au risque d’être stigmatisé, de passer pour non démocratique. Il est indubitable qu’avec la campagne électorale des législatives, s’ouvre une ère propice à cet état d’esprit, favorable aux manipulations et manœuvres politiciennes. Il faut veiller à opérer un déminage salvateur afin que la campagne des législatives repose sur une base saine, celle des débats d’idées, et non sur des histoires construites avec de la poudre de perlimpinpin, et consistant à jeter l’anathème sur ses vis-à-vis. Ce serait faire œuvre utile, tout en favorisant les débats démocratiques pour faire évoluer la société béninoise, construire un Bénin durable, solidaire et inclusif…Inclusif, non pas dans un esprit de rébellion contre la loi et l’ordre républicain, mais dans un esprit d’ouverture et de tolérance l Actualités 02 déc. 2022


Obtention de l’autorisation de mise sur le marché: La Cci Bénin et l’Abssa accompagnent 34 entreprises locales
Trente-quatre entreprises locales sur la soixantaine sélectionnée au départ ont obtenu l’autorisation de mise sur le marché au terme du processus de conformité du Programme Cci Qualité. Ces documents qui attestent que les produits locaux répondent aux exigences, leur ont été remis, jeudi 1er décembre, à la salle de conférence de l’institution consulaire à Cotonou. C’est la joie totale pour 34 entreprises locales spécialisées en agro-alimentaire ou cosmétique. Elles ont reçu, chacune, l’autorisation de mise sur le marché qui est la preuve que leurs produits, 100 % « Made in Benin », répondent aux normes de production et peuvent figurer, par conséquent, dans les rayons des grandes surfaces du Bénin et de la sous-région. La remise des certificats de conformité, ce jeudi, à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (Cci-Bénin) est l’aboutissement d’un long processus de démarche qualité conduit conformément à l’accord de partenariat entre l’institution consulaire et l’Agence béninoise de sécurité sanitaire des aliments (Abssa). Le 30 septembre 2021, en effet, la Cci-Bénin et ses partenaires que sont l’Abssa, l’Agence nationale de normalisation, de métrologie et du contrôle qualité (Anm), l’Agence béninoise de régulation pharmaceutique (Abrp) et la Giz ont pris le pari d’accompagner les entreprises qui valorisent le« Made in Benin » à mettre sur le marché des produits répondant aux exigences réglementaires. Au terme du processus, 34 entreprises ont tiré leur épingle du jeu. La Cci Bénin, fière de ce couronnement, a célébré le mérite et le savoir-faire des promoteurs des 34 produits. Casimir Migan, premier vice-président de l’institution, loue le mérite des chefs d’entreprise qui ont décidé de s’engager dans la démarche qualité et de respecter les exigences de mise sur le marché de leurs produits. « Cette cérémonie s’inscrit dans la stratégie de l’institution de valoriser le savoir-faire et soutenir le rayonnement des entreprises aux niveaux national, sous-régional et international », a-t-il rappelé. « Si cette initiative n’avait pas existé, il aurait fallu la créer », soutient Epiphane Hossou, directeur général de l’Abssa, montrant une fois encore l’importance du Programme pour les entreprises. Il plaide pour que cette initiative soit « permanente » au niveau de la Cci-Bénin.

34 entreprises retenues sur 62

Dans le cadre du processus de conformité, 62 entreprises ont été visitées. 48 ont obtenu un résultat favorable avec remarques. Mais seulement 34 entreprises ont réussi à surmonter le dernier niveau. Ce sont ces dernières qui ont reçu leurs autorisations de mise sur le marché. Le document est la preuve que leurs produits sont sains, de bonne qualité, 100 % « Made in Benin » et respectueux des normes en la matière. Ce sont également des produits innovants et attrayants. Suzanne Amoussou, porte-parole des bénéficiaires, remercie la Cci-Bénin, l’Abssa et les partenaires du Programme pour leur accompagnement. Mais « le travail n’est pas fini à ce stade », a rappelé Epiphane Hossou, ajoutant qu’il y a « une fiche de suivi avec un planning bien défini, signe que l’Abssa suivra périodiquement les entreprises pour leur permettre de ne pas retomber » dans les erreurs du passé. « Ça veut dire que vous devez continuer par vous améliorer au sein de vos unités respectives », a martelé le premier responsable de l’Agence. « Nous allons vous suivre à la lettre. Vous devez continuer à porter haut le flambeau de la qualité dans la sous-région et dans le monde », ajoute Raymond Adjakpa Abile, secrétaire général de la Cci-Bénin. En réponse, Suzanne Amoussou promet, au nom des chefs d’entreprise, que ce flambeau restera allumé à la satisfaction de tous. Le secrétaire général de la Cci-Bénin invite ensuite les 34 bénéficiaires à être les ambassadeurs de la démarche qualité des produits béninois auprès de leurs collègues, chefs d’entreprise, dont les structures ne sont pas encore aux normes. L’autorisation de mise sur le marché ne se limitera pas au sceau de l’Abssa sur les 34 produits. Les entreprises bénéficieront d’une visibilité digne grâce aux outils de la Cci-Bénin. Casimir Migan en fait la promesse : « Tous ces produits seront positionnés sur le site de vente en ligne de la Cci-Bénin. Ils seront présents sur les supports de communication de l’institution. De plus, les promoteurs des 34 produits seront régulièrement informés sur les opportunités d’affaires et les nombreuses possibilités de mise en échelle par l’intégration dans les différents dispositifs opérationnels des programmes de la Cci-Bénin ». Le Programme Cci Qualité, l’un des 10 programmes phares du plan de développement stratégique de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (Cci Bénin), est une initiative qui vise à accompagner les entreprises à l’accès au marché des produits locaux de qualité. Cet accompagnement a pour finalité la formation en bonne pratique d’hygiène, en bonne pratique de fabrication et en Haccp ; l’obtention du code-barres pour les produits ; l’autorisation de mise sur le marché des denrées alimentaires et l’autorisation de commercialisation des produits cosmétiques et compléments alimentaires. [caption id="attachment_90650" align="alignnone" width="445"] Ces 34 chefs d’entreprise ont désormais pour défi
de maintenir la qualité de leurs produits[/caption]
Société 02 déc. 2022


1507 - 3196