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Nouvelles

Législatives du 8 janvier 2023: Unanimité autour de la Liste électorale informatisée
Les partis politiques, de l’opposition comme de la mouvance et la société civile font l'unanimité autour de la Liste électorale informatisée devant servir aux législatives du 8 janvier prochain. Ils l’ont auditée, du 19 au 28 octobre dernier à Cotonou, et constaté que le fichier comporte 6 599 223 potentiels électeurs. Un nouveau pas vient d'être franchi pour des législatives libres, transparentes, inclusives et apaisées, le 8 janvier prochain. La Liste électorale informatisée (Lei) devant servir au scrutin est consensuelle et acceptée de tous. Partis politiques de l’opposition comme de la mouvance et acteurs de la société civile sont unanimes sur l’outil. Du 19 au 28 octobre dernier, ils ont audité le fichier électoral avec l’appui de leurs différents experts. Résultat : la Lei contient 6 599 223 potentiels électeurs. «La liste électorale pour les élections du 8 janvier 2023 comporte 6 768 434 électeurs. Ce sont les chiffres bruts auxquels nous avons appliqué le coefficient de correction universel qui est de 2,5 %. Ce qui donne 6 599 223 électeurs potentiels. Cette liste va nous conduire aux élections et tout le monde autour de cette table s’est mis d’accord qu’avec ce fichier, nous irons aux législatives pour que tout se passe bien dans la paix et la transparence», a déclaré le modérateur de la mission d’audit, Jean-Baptise Elias, président du Front des Organisations nationales contre la corruption (Fonac). L’idée d’auditer la Lei en présence des partis politiques de tous bords avait été émise par le Fonac, jeudi 13 octobre dernier, au terme de la présentation de l’état civil du Bénin et de la Liste électorale informatisée provisoire aux Organisations de la société civile. Le gestionnaire mandataire de l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip), Cyrille Gougbédji, initiateur de la séance, avait alors accédé à cette requête. Sur 10 partis politiques invités à prendre part à l’audit, neuf ont accusé réception du courrier envoyé par l’Anip et sept ont répondu présents à l’invitation. Ces derniers ont fait recours à cinq techniciens et experts capables d’auditer la liste électorale. C’était pour les « rassurer, leur montrer la permanence des méthodes que nous avons utilisées pour confectionner la Léi, la transparence dans les procédés et la fiabilité des données. Au cours de ces travaux d’audit, l’Anip a démontré la sincérité, la régularité et l’exactitude du fichier électoral», a expliqué Cyrille Gougbédji au terme de la mission d’audit.

Appel à corriger les insuffisances de la loi

Les résultats de l’audit ont permis de lever les goulots d’étranglement de départ. En effet, plusieurs difficultés et insuffisances ont été soulevées au cours des travaux, mais celles-ci sont inhérentes à la loi qui a changé le paradigme de liste électorale en mettant en place un modèle d’extraction du Registre national des personnes physiques avec les conséquences qui s’imposent, a rappelé le gestionnaire mandataire de l’Anip. « La première des conséquences, fait-il observer, est que n’est pas électeur qui exprime la volonté de l’être, mais est électeur celui qui remplit les conditions fixées par la loi… ». Alain Adihou, représentant le parti Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), Assan Séibou du parti Bloc républicain ; Christelle Houndonougbo de l’Up le Renouveau ; Latifatou Waïdi, présidente de la Coalition des Organisations de la société civile pour les élections et la paix (Coscep), et les autres participants sont satisfaits de l’issue des travaux et sont unanimes sur la Léi. La mission d’audit a formulé des recommandations à l’endroit du gouvernement afin que les difficultés et insuffisances de la loi sus-évoquée soient corrigées. «Ces difficultés seront transmises au moment opportun à qui de droit », a fait savoir Jean-Baptiste Elias. Outre l’Exécutif, les partis politiques et les acteurs de la société civile ont également adressé des recommandations à la Commission électorale nationale autonome (Cena), à la Cour constitutionnelle et aux électeurs?
Actualités 31 oct. 2022


Bénin : La journée du mardi 1er novembre 2022 déclarée chômée et payée
Le mardi 1er novembre 2022 est déclarée fériée, chômée et payée sur l'ensemble du territoire béninois. Dans un
communiqué rendu public, vendredi 28 octobre 2022, le directeur de cabinet de la ministre du Travail et de la Fonction publique, Victorin Honvoh, a rappelé aux populations que la journée est fériée en raison de la célébration de la fête de la Toussaint. Lire le communiqué : [embed]https://twitter.com/gouvbenin/status/1586385147695341576?s=20&t=V3p9usb74WQ-b7i_G1V8TQ[/embed] Actualités 30 oct. 2022


Bénin : Liste des candidats invités à la visite médicale du recrutement de 150 militaires
Les candidats sélectionnés à l'issue des épreuves écrites et orales de la 2e vague du concours de recrutement de 150 militaires béninois, sont invités à prendre part à la visite médicale qui aura lieu le lundi 31 octobre 2022, à 6 heures précises. Deux sites ont été retenus pour abriter cette visite médicale. Les résultats des phases écrite et orale de la 2e vague du concours de recrutement de 150 militaires béninois, sont disponibles. Dans un
communiqué en date du 28 octobre 2022, le chef d'Etat-major, Général Fructueux Gbaguidi, a invité les candidats déclarés admissibles à prendre part à la visite médicale fixée au lundi 31 octobre 2022, à partir de 6 heures précises. Le Centre médico-social de la garnison de Cotonou et l'Hôpital d'instruction des Armées de Parakou sont les deux lieux retenus pour accueillir les candidats. Cette dernière étape du concours de recrutement militaire, concerne 170 candidats (dont 20 sur la liste supplémentaire) sur l'ensemble du territoire national. Ci-dessous la liste complète des candidats retenus pour la visite médicale : [pdf-embedder url="https://info.lanation.bj/wp-content/uploads/2022/10/RESULTAT_RECRUTEMENT.pdf"] Actualités 30 oct. 2022


Mission médicale chinoise au Bénin : Une coopération sanitaire pour le développement du capital humain
Depuis 1978, des groupes de médecins chinois foulent le sol béninois pour soigner plusieurs cas de maladie au sein des populations. A travers cette coopération, la Chine contribue à redonner vie et espoir à des milliers de citoyens béninois, contribuant ainsi au développement du capital humain du Bénin et à la coopération médicale et sanitaire, un des axes importants des relations entre les deux pays. Début 2021, Martin Dedji, enseignant dans la commune de Lokossa, souffrait encore de l'hypertension artérielle. Ce quinquagénaire va trouver son salut quelques mois plus tard grâce aux médecins chinois dépêchés dans sa localité au titre de la 25e mission médicale chinoise au Bénin. Dans le cadre de la 26e mission, cette année, il a fait venir son père qui souffre d'un problème de la vue. Chaque année, de nombreux béninois vivant dans des zones défavorisées recouvrent la santé et voient leur quotidien s’améliorer grâce à l’intervention des médecins chinois. Depuis le rétablissement des relations diplomatique entre la Chine et le Bénin en 1972, le gouvernement chinois envoie un groupe médecins au Bénin, en vue de soutenir les efforts du pays en matière d’accès des populations des localités déshéritées aux soins de santé. L’objectif est de contribuer au développement humain du Bénin et de renforcer la coopération médicale et sanitaire entre les deux pays. « …La Chine et le Bénin ne cessent de développer et de renforcer leurs liens d'amitié et de coopération dans divers domaines parmi lesquels il y a la santé publique qui constitue un pilier très important… La Chine, en tant qu'ami et frère sincère du Bénin, s'est efforcée de lui donner des aides en santé publique, telles que l'envoi des équipes de médecins… », a déclaré Diao Mingsheng, ancien ambassadeur de Chine près le Bénin, à l'ouverture des travaux du séminaire sino-béninois de santé publique, organisé à Cotonou, le 16 juin 2015. « ...Les médecins chinois contribuent au développement du secteur médico-sanitaire du Bénin et au renforcement de l’amitié entre nos deux peuples », s’est réjoui Peng Jingtao, actuel ambassadeur de la Chine près le Bénin, en juillet 2018, à l’occasion de la cérémonie officielle de célébration des 40 ans de la mission médicale chinoise au Bénin. Il y a 44 ans... La première mission médicale chinoise est arrivée à Cotonou en 1978. L’initiative est à sa 26e édition, cette année. L’équipe envoyée est constituée de 22 médecins spécialisés, entre autres, en ophtalmologie, anesthésie, pédiatrie, gynécologie, pharmacie et médecine traditionnelle chinoise. Ces médecins ont été répartis entre les communes de Lokossa et de Natitingou. En 2021, la mission avait mené une campagne de sensibilisation contre l'hypertension artérielle et de distribution de médicaments contre les maladies tropicales. Heureux du résultat obtenu à la fin de cette 25e cohorte et en guise de reconnaissance des efforts et sacrifices consentis, l’Etat béninois a adressé une lettre de félicitations à chacun des membres de la délégation. A ce jour, environ 638 médecins chinois ont été déployés au Bénin dans le cadre de la mission médicale. Ils ont offert des consultations ayant permis de soigner et de redonner vie et espoir à des milliers de Béninois qui croupissaient sous le poids de la maladie. Ce faisant, la Chine apporte sa pierre au développement du capital humain béninois. En plus de la mission médicale, l'Empire du milieu envoie, chaque année, des lots de médicaments à des hôpitaux du Bénin et soutient le pays dans la prévention et la riposte contre les épidémies, notamment le Lassa et la Covid-19. Actualités 30 oct. 2022


Projet Roller au féminin: Des écolières et élèves dotées d’équipements
La Fédération béninoise de Roller sports (Fbrs) a fait don d’équipements sportifs aux apprenantes de l’Ecole maternelle et primaire Emilie de Villeneuve et aux élèves filles du Collège d’enseignement général de Godomey 2, mercredi 26 octobre dernier à Cotonou. D'un coût total de 1 400 000F, ce lot d’équipements est constitué des casques, des jeux de Protection et des patins à roulette. Sœur Rosette Kiki, directrice de l’École maternelle et primaire Emilie Villeneuve, a remercié la Fbrs pour avoir porté son choix sur son établissement. « On ne s’attendait pas à ce geste et nous promettons de suivre les enfants dans la pratique de ce sport », a-t-elle confié. Marius Tchibozo, président de la Fédération béninoise de Roller sports, se dit reconnaissant envers l’ambassade de France près le Bénin sans qui ce projet n’aura pas été effectif. Pour lui, il était opportun de doter ces écolières et élèves d’équipements après leur sensibilisation et avant le Camp d’initiation en roller sports prévu dans les tout prochains jours. Abondant dans le même sens, Camille Baumann du Service de coopération et d’action culturelle de l’ambassade de France près le Bénin, estime que cet appui de la France dans le cadre du Projet «Sport au féminin » vise à favoriser le développement de la pratique sportive féminine notamment du roller sports au Bénin. C’est le lieu d’encourager les enfants et de saluer l’adhésion des responsables de cette école à ce projet? Sports 28 oct. 2022


L'éditorial de Paul AMOUSSOU: Rishi Sunak et le Bachelor
Que nous dit le monde en échos lorsque nous l’écoutons? L’actualité, en cette fin de semaine, nous renvoie non pas une énième fois à la drôle de guerre mais à la guerre insensée qui se tient en Ukraine comme en Ethiopie. C’est l’incontournable. Sale guerre, qui pourrit la vie au monde entier, au-delà des femmes et enfants d’Ukraine et d’Éthiopie qui sont à plaindre. On retiendra au registre des faits marquants de la semaine, l’avènement du tout premier locataire du 10 Downing street d’origine extérieure au Royaume-Uni. Disons un Premier ministre britannique non blanc. Appelons un chat, un chat. Plus qu’intéressant reste non pas l’accession de Rishi Sunak d’origine indienne à la primature, mais l’attitude décomplexée de ce dernier à ne rien changer à ses pratiques cultuelles et plutôt à justement faire ses rituels hindous au perron même du fameux 10 Downing street. Culotté de sa part, en terre anglicane où il y a peu encore, les questions religieuses se réglaient à coups de feu et d’affrontements sanglants. Preuve que les temps ont changé, n’en déplaise à Meghan Markle qui se fait l’écho d’une stigmatisation raciale à Buckingham Palace, et preuve que, selon l’antienne des hippies, il vaut mieux faire l’amour plutôt que la guerre , et que tel le Bachelor, il vaut mieux distribuer des roses à une sélection de filles minaudantes plutôt que d’avoir à subir le choc des aveux des inconscients professionnels par la faute de qui un drame est arrivé au Centre national hospitalier. L’un des malotrus avoue en effet ‘’avoir oublié ‘’ d’accomplir le geste essentiel dont dépend la vie humaine, et grâce auquel des patients en réanimation seraient encore de ce monde ! A ce film d’horreur, on préférerait encore mille fois s’abaisser à regarder le Bachelor, fiction à l’eau de rose, projection d’un monde, le nôtre, devenu plus factice que jamais, avec des filles qui ont tout faux! Et qui s’en accommodent bien, avatars d’elles-mêmes, fardées, enjouées avec des faux ongles, faux cils, fausses chevelures, discours entendu, creux, vaseux, et de faux on ne sait quoi d’autres! Amusant et à la fois pitoyable, l’univers de cette émission qui se veut romanesque avec une vingtaine de filles de tout acabit, de la Mistinguett à la miss Awoulaba, de la fausse intellectuelle en quête de sensations fortes à la négresse Kardashian, qui jouent à conquérir un gars qui n’a rien d’un Appolon mais qui tient plus de Dadju, du nom de ce chanteur qui cultive l’art d’émoustiller à longueur de rimes faciles et de vers télénovelas, ces demoiselles et dames! Atroce reflet de notre société aux 7 milliards de jeux de rôle, à quelques nuances de gris près, vaste théâtre d’hypocrisie et de vanité... Actualités 28 oct. 2022


Cour spéciale des affaires foncières: Fonctionnement et procédure
La Cour spéciale des affaires foncières est créée et va récupérer dès son installation toutes les procédures foncières en instance dans les communes de son ressort, excepté celles qui sont déjà en délibéré. La loi 2022-16 du 19 octobre 2022 portant création, organisation et fonctionnement de la Cour spéciale des affaires foncières fixe la procédure devant cette juridiction. L’organisation judiciaire du Bénin vient d'être enrichie d'une nouvelle cour, une juridiction spécialisée dénommée la Cour spéciale des affaires foncières. Conformément à l’article 3 de la loi 2022-16 du 19 octobre 2022 portant création, organisation et fonctionnement de la Cour spéciale des affaires foncières, cette cour a compétence sur les actions réelles immobilières et les actions relatives à l’expropriation pour cause d’utilité publique. L’action réelle immobilière, c’est l’action par laquelle une personne physique ou morale demande la reconnaissance ou la protection d’un droit réel sur un immeuble. Il peut s’agir d’une action en revendication: celui qui prétend détenir le droit de propriété contre celui qui conteste la réalité de ce droit; d’une action en bornage qui permet de délimiter les terrains et parcelles ; ou d’autres actions dérivées des démembrements du droit de propriété, en l’occurrence les actions en matière de servitude et d’usufruit. Quant à l’expropriation pour cause d’utilité publique, elle est une procédure qui permet à l’Etat, pour cause d’utilité publique, de contraindre un particulier ou une personne morale, bon gré mal gré, à céder son bien immobilier contre juste et préalable dédommagement. Le ressort territorial de la cour spéciale des affaires foncières s’étend sur sept communes que sont : Abomey-Calavi, Allada, Cotonou, Ouidah, Porto-Novo, Sèmè-Podji et Tori-Bossito. Le siège de la juridiction est à Cotonou ; mais la cour peut, au besoin, se réunir dans l’une des sept communes relevant de son ressort territorial. La loi portant création de la nouvelle cour précise que le contentieux des actes administratifs relatifs au foncier (attestation de recasement, convention…) reste de la compétence du juge administratif ; et les infractions foncières commises dans le ressort territorial de la Cour spéciale des affaires foncières (relevant donc du volet pénal) sont de la compétence de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme. La création de la Cour spéciale des affaires foncières, faut-il le rappeler, répond à la nécessité d’adresser la problématique de l’insécurité foncière dans ces communes où la terre reste source de nombreux conflits. «Malgré les innovations du code foncier et domanial, notamment en matière de gestion du contentieux, force est de constater que la problématique de l’insécurité foncière demeure et représente un risque potentiel de trouble à l’ordre public, autant qu’un frein à l’investissement public et privé. En effet, les lenteurs procédurales, la défiance des justiciables à l’égard des juges et les incertitudes des solutions jurisprudentielles sont autant de facteurs aggravant le phénomène et auxquels s’ajoute souvent la remise en cause de l’autorité des décisions de justice en la matière », a expliqué le gouvernement à l’occasion de la transmission du projet de loi à l'Assemblée nationale dans le compte-rendu du Conseil des ministres du mercredi 11 mai 2022.

Juridiction spéciale mais pas d’exception

L’on ne dira pas, comme ce fut le cas à la naissance de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme, que la Cour spéciale des affaires foncières est une juridiction d’exception qui viole le principe du double degré de juridiction. La Criet elle-même étant déjà dotée du double degré de juridiction après modification de la loi relative à sa création. La Cour spéciale des affaires foncières présente un fonctionnement et une organisation similaire aux autres juridictions. L’article 5 de la loi y relative stipule que la Cour spéciale des affaires foncières comprend une chambre des appels; une chambre de première instance; un parquet; et un greffe. La Cour est composée de magistrats nommés par décret pris en Conseil des ministres, sur proposition du ministre chargé de la Justice, après avis du Conseil supérieur de la magistrature. La chambre des appels est présidée par un magistrat de grade hors-classe qui assume les fonctions de président de la Cour spéciale des affaires foncières. La chambre de première instance est présidée par un magistrat de grade terminal au moins. Et le parquet spécial près la Criet exerce les fonctions du ministère public près la Cour spéciale des affaires foncières. Le greffe est composé d’un greffier en chef et de greffiers nommés par arrêté du ministre de la Justice. La Cour spéciale des affaires foncières peut se réunir en assemblée générale, en audiences solennelles ou en audiences ordinaires ou foraines. Outre le fonctionnement et l’organisation, les voies de recours devant la Cour spéciale des affaires foncières sont également conformes à la législation en vigueur. « Les décisions rendues par la Cour spéciale des affaires foncières sont, conformément à la législation en vigueur, susceptibles selon le cas, d’opposition, d’appel, de tierce opposition, de pourvoi ou de révision », stipule l’article 20 de la loi 2022-16 du 19 octobre 2022 portant création, organisation et fonctionnement de la Cour spéciale des affaires foncières. L’opposition et la tierce opposition sont soumises à la juridiction qui a rendu la décision attaquée. L’appel interjeté contre les jugements rendus par la chambre de première instance est porté devant la chambre des appels. Le pourvoi en cassation contre les arrêts rendus par la chambre des appels est soumis à la chambre judiciaire de la Cour suprême. La Cour spéciale des affaires foncières est donc dotée du double degré de juridiction, chambre de première instance et chambre des appels, avec la possibilité de pourvoi en cassation près la chambre judiciaire de la Cour suprême.

Une procédure qui priorise le règlement pacifique

La Cour spéciale des affaires foncières joue un rôle juridictionnel mais aussi de bons offices. Lorsqu’une affaire foncière est portée devant elle, la chambre saisie procède obligatoirement à une tentative de conciliation. « En cas d’accord, le président dresse un procès-verbal de conciliation signé par les parties, dont une expédition est revêtue de la formule exécutoire », précise l’article 15 de la loi portant création de la Cour spéciale des affaires foncières. Si la tentative de conciliation aboutit, point besoin d’instruire. Au cas contraire, ou si l’une des parties est absente ou ne s’est pas fait représenter au jour fixé pour la première audience, le président de la chambre saisie procède à la mise en état de la cause. Dans la conduite de l’affaire, la chambre, à la demande conjointe des parties ou de sa propre initiative mais avec l’accord des parties, ordonne une médiation ou une conciliation sur tout ou partie du litige. Le dossier est alors renvoyé au rôle d’attente pour la durée de la procédure de médiation ou de conciliation qui ne peut excéder trois mois. « En cas d’accord, le président procède à l’homologation du procès-verbal dressé par le médiateur ou le conciliateur. A défaut d’accord ou à l’expiration du délai imparti, le président ordonne la poursuite de l’instance », peut-on lire dans les derniers alinéas de l’article 16 de la loi. C’est dire que la Cour spéciale des affaires foncières, au début de l’instance, doit d’abord procéder à une tentative de conciliation; puis à toute étape de l’instance, elle peut, si les parties le désirent, ouvrir la voie de la médiation ou de la conciliation. La poursuite de l’instance n’est ordonnée qu’à l’échec de ces tentatives de règlement à l’amiable. Quelle que soit l’option de règlement préférée par les parties, le ministère public peut demander communication du dossier de toute affaire dans laquelle il estime devoir intervenir et faire ses observations. Pour ce qui concerne les procédures d’urgence, les référés ou les sursis à exécution, le président de la chambre de première instance, dans les matières qui relèvent de sa compétence, exerce les prérogatives de juge des référés. Ses ordonnances sont susceptibles de recours devant la chambre des appels. Le président de la chambre de première instance prend des ordonnances sur requête et les mêmes prérogatives appartiennent au président de la chambre des appels. Les dispositions finales de la loi précisent que, dès l’installation des magistrats et du personnel qui animeront cette juridiction, toutes les procédures foncières en instance dans les communes de son ressort, à l’exception de celles déjà en délibéré, seront transférées à la nouvelle cour?
Actualités 28 oct. 2022


8e législature: La session budgétaire d’au revoir ouverte
Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, a ouvert ce jeudi 27 octobre, les travaux de la seconde session ordinaire du Parlement encore appelée session budgétaire, de l’année 2022. Cette session est la dernière au titre de la 8e législature et coïncide avec la neuvième mandature des députés attendue pour février 2023. C’est reparti depuis ce jeudi 27 octobre pour trois mois d’activités à l’Assemblée nationale. Le coup d’envoi des travaux a été donné par le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou. La particularité de cette session est qu’elle est la dernière au titre de la 8e législature. Le président Louis Vlavonou a saisi l’occasion pour faire un tour d’horizon des actions de sa mandature. Laquelle, selon lui, a démarré en 2019 dans un contexte particulièrement difficile et qui n'incitait guère à l'optimisme. Ceci à cause, explique-t-il, des sombres prophéties inspirées par les frustrations ressenties, plus à tort qu'à raison, par une frange de la classe politique à l’issue des élections législatives du 28 avril 2019, du fait de la mise en œuvre conséquente de la réforme du système partisan pourtant voulue par l'ensemble des acteurs politiques et opérée par les députés de la septième législature. Il se réjouit que ces sombres prophéties ne se soient pas réalisées. Bien au contraire, la huitième législature placée sous le signe des réformes a émerveillé avec un bilan positif à l’arrivée. Louis Vlavonou évoque notamment l’abondante production législative qui a marqué la législature avec le vote d’une centaine de lois. Il exhorte ses collègues députés à maintenir le cap pour le reste du temps de la législature. Le président de l’Assemblée nationale les mobilise pour le relèvement des défis de la présente session dont le chantier phare est l’examen de la loi de finances gestion 2023. Selon lui, en dépit des élections législatives qui coïncident avec les travaux de cette session, la 8e législature se doit d’examiner ce dossier dans les règles. Le rythme de travail de qualité qui a commencé depuis 2019 doit être maintenu pour finir en beauté la mandature. Dans la perspective de ces législatives du 8 janvier 2023, le président de l’Assemblée nationale a invité toute la classe politique, ainsi que la population à suivre scrupuleusement les prescriptions de la loi et à se conformer aux consignes des structures impliquées tout au long du processus, en l’occurrence, la Cour constitutionnelle, la Commission électorale nationale autonome (Cena) et l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip). « Comme depuis l’historique Conférence nationale des forces vives, je forme le vœu que la compétition se limite au terrain politique et qu’elle se déroule dans une ambiance festive et conviviale, empreinte des valeurs de tolérance, de solidarité et de paix si chères à notre démocratie», souhaite Louis Vlavonou? Actualités 28 oct. 2022


Législatives de 2023: La réception des déclarations de candidatures lancée
L’opération d’enrôlement des déclarations de candidatures aux législatives du 8 janvier 2023 s’ouvre, ce vendredi 28 octobre, et dure jusqu’au 2 novembre 2022. Dans son discours de lancement de cette phase, jeudi 27 octobre dernier, le président de la Cena, Sacca Lafia, a invité les partis politiques à faire preuve de rigueur dans la constitution de leurs dossiers. Les partis politiques désireux de prendre part aux législatives du 8 janvier 2023 peuvent déjà passer au siège de la Commission électorale nationale autonome (Cena) à compter de ce jour, pour le dépôt et l’enregistrement de leurs déclarations de candidatures. L’opération démarre à 8 heures au siège de la Commission électorale et prend fin le 2 novembre prochain. A la veille de l’ouverture de cette phase importante du processus électoral, le président de la Cena, Sacca Lafia, a rappelé les dispositions qui encadrent ces déclarations de candidatures. Pour faciliter l’enrôlement desdites déclarations, une plateforme est mise à disposition. Sacca Lafia a précisé que cette « solution numérique, laissée au libre choix des partis politiques et des candidats, vise à aider ces derniers dans la confection et la vérification de leurs déclarations de candidatures. Elle permettra en même temps à la Cena de suivre et de gérer de bout en bout le processus d’enregistrement, d’examen et de validation des déclarations de candidatures ». Tous les partis politiques ayant reçu cette solution numérique ont bénéficié d’une formation y afférente. Les formations politiques voulant participer au scrutin doivent présenter une liste de 85 candidats titulaires et suppléants au titre de l’attribution ordinaire des sièges du Parlement. De plus, ils doivent présenter une liste de 24 candidates titulaires et suppléantes au titre des sièges exclusivement réservés aux femmes. Ce qui fait au total 109 candidats titulaires et d’autant de suppléants attendus de chaque parti candidat aux législatives. Conformément aux articles 41 et 174 du Code électoral, il n’est autorisé de changement de candidat qu’en cas de décès ou d’une même candidature sur plusieurs listes. La Cena attend alors des partis politiques et candidats, un travail minutieux et de précision dans le montage de leurs dossiers de candidatures. « C’est pourquoi, je les exhorte à faire preuve de diligence, de vigilance, d’attention et de rigueur dans la constitution des dossiers de candidatures afin de s’assurer aussi bien de leur complétude, de la validité des pièces que de l’éligibilité des candidats avant de se présenter devant les équipes de réception des dossiers à la Cena », a affirmé Sacca Lafia. Il a assuré que l’institution qu’il dirige entend jouer parfaitement sa partition dans le processus électoral et invité, par la même occasion, toutes les autres parties prenantes à jouer la leur. Les équipes de la Cena sont déjà mobilisées pour la réception des dossiers des partis politiques. Trois salles équipées en matériel et ressources humaines sont réservées pour l’étude de complétude des dossiers. C’est dans l’une de ces trois salles que les mandataires des partis politiques seront reçus par ordre d’arrivée. « Toutes les dispositions appropriées sont déjà prises pour recevoir vos délégations mandatées pour le dépôt et l’enregistrement de vos déclarations de candidatures… », a garanti le président de la Cena. Actualités 28 oct. 2022


Législatives 2023 au Bénin : Le dépôt de candidatures démarre demain
La Commission électorale nationale autonome (Cena) commence l’enregistrement des déclarations de candidatures des partis politiques dès ce vendredi 28 octobre. Ceci dans le cadre des élections législatives du 8 janvier 2023 devant consacrer le choix de 109 députés pour la 9e législature. Selon l'agenda de l'institution en charge des élections, l'opération va durer six jours. D’après le calendrier électoral, les locaux de la Cena vont accueillir cet acte majeur du processus électoral régi par les articles 38, 39, 40, 41 de la loi N°2019-43 du 15 novembre 2019 portant code électoral en République du Bénin. Selon le code électoral, les déclarations de candidatures doivent être enregistrées 50 jours avant le démarrage de la campagne électorale. Les partis politiques qui verront leurs dossiers de candidatures validés par la Cena, vont à travers leur projet de société, convaincre pendant 15 jours les électeurs de voter pour eux. La campagne électorale va débuter le 23 décembre 2022 et prendra fin le 6 janvier 2023. Actualités 27 oct. 2022


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