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Nouvelles

JIFi 2022 avec Plan International Bénin: Une table ronde sur la participation politique des filles
Pour marquer la dixième édition de la Journée internationale de la fille, Plan International Bénin a mobilisé, ce mardi 11 octobre, les jeunes autour d’une table ronde sur le thème « La participation politique des filles et des jeunes femmes ». Une thématique en lien avec la troisième demande de la campagne "Aux Filles, l’Egalité". Ambiance décontractée, discussions franches et sans tabou, interactions enrichissantes…, les tables étaient vraiment rondes lors des échanges entre panélistes et participants à la table ronde sur le thème « La participation politique des filles et des jeunes femmes ». Organisé par Plan International Bénin pour marquer l’édition 2022 de la Journée internationale de la fille (JIFi), cet atelier d’échanges s’inscrit dans la campagne "Aux Filles, l’Egalité" sur le changement social, un mouvement d’influence mondial porté par des jeunes. Ladite campagne promeut trois demandes que sont : "Filles et Garçons, Même Liberté !" ; "Filles et Garçons, Même Représentation!", et "Filles et Garçons, Même Pouvoir !". Ouvrant les assises par visio-conférence, Karl Frederick Paul, représentant résident de Plan International Bénin, fait observer que le thème de la célébration de la JIFi édition 2022 s’arrime à la troisième demande de la campagne "Aux Filles, l’Egalité". « Nous voulons faire entendre la voix des jeunes femmes afin que les leaders et gouvernants puissent prendre des décisions pour ouvrir le champ et faciliter la participation des filles et des jeunes femmes », a-t-il indiqué. Il s’agit, selon lui, de permettre aux jeunes filles qui en sont capables de participer véritablement à la gestion de la cité et cela appelle un devoir de sincérité et de transparence de la part des décideurs et un effort de résilience et de détermination de la part des filles et des jeunes femmes qui doivent saisir les opportunités qui leur sont données pour mettre toutes leurs potentialités au service de la société. « Le futur est à vous !», va soutenir Karl Frederick Paul avant d’inviter l’assistance à des échanges nourris. Les fruits ont porté la promesse des fleurs, car les échanges ont conquis l’attention des participants qui ont exposé, sans crainte, leurs difficultés à prendre une part active dans l’animation de la vie politique. Miguèle Houeto, juriste et militante des droits humains, a salué l'opportunité que Plan International Bénin offre à la jeunesse de discuter, de faire le point et de prendre de bonnes résolutions pour leur participation politique. Dr Valéry Idossou, assistante de la présidente de l'Institut national de la Femme, fait observer que la participation civique se distingue de la participation politique qui suppose que des actions soient menées au niveau des instances de prise de décisions. Elle encourage alors les jeunes femmes à oser tout en restant fermes sur leurs principes de vie. Dr Sofiatou Onifadé, ancienne ministre et militante, va ensuite encourager les jeunes filles pour l’intérêt porté à ces échanges. Lequel intérêt traduit leur volonté d’impacter leur pays.
Soutenir l’inclusion des filles
A chaque Journée internationale de la fille, depuis 2017, Plan International publie un rapport sur la situation de la jeune fille dans le monde et au Bénin. Le rapport de cette année est intitulé : "Pouvoir Egal Maintenant". Présentant les conclusions du rapport, Marie-Lyse Hounkpatin, présidente du conseil départemental Atlantique-Littoral du Mouvement national des filles (Monafi) indique que le rapport 2022 s'intéresse à la participation politique des filles et des jeunes femmes. Il est basé sur une enquête auprès de milliers de filles et jeunes femmes issues de plusieurs pays. Des points saillants de ce rapport, il ressort que les filles et les jeunes femmes définissent pour la plupart la politique comme étant une affaire de l'Etat. Les recherches démontrent à suffisance qu'elles s'intéressent à la participation politique tant au niveau local que national en dépit des stéréotypes laissant croire que les femmes ne devraient pas s’engager en politique ou qu’elles ne seraient pas suffisamment aptes à diriger. Le rapport aboutit à des recommandations visant à mettre en place un cadre favorable à la participation politique des filles et des jeunes femmes. Il s’agit, entre autres, de l'institutionnalisation de la participation des filles par l'adoption de stratégies conséquentes ; de l’éradication des violences subies par les filles et jeunes femmes dans le milieu politique ; du soutien aux organisations de filles afin qu’elles soient plus résilientes; de l'accès équitable dans la participation à la vie politique en facilitant l'inclusion des filles…?
Société 12 oct. 2022


Sécurité sociale des agents des collectivités locales: La Cnss échange avec les Se des mairies
La problématique de la sécurité sociale des agents des collectivités locales était, ce 11 octobre 2022, au cœur des échanges entre la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) et les secrétaires exécutifs (Se) des mairies de quatre départements. Les collectivités locales ne sont pas exemptées des obligations liées à la sécurité sociale de leurs agents. Les contours ont été abordés, ce 11 octobre, avec les secrétaires exécutifs des mairies de l’Atlantique, du Littoral, de l’Ouémé et du Plateau au cours d’un atelier organisé par la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss). « Les secrétaires exécutifs sont chargés, entre autres, de gérer le personnel des mairies. Il est apparu alors impérieux pour la Cnss de prendre langue avec vous pour expliquer le pourquoi des notifications de soldes de compte qui ont été adressées de façon systématique à toutes les collectivités locales pour susciter l’attention particulière à porter à celles-ci », a souligné Apollinaire Cadété Tchintchin, directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale. Cette rencontre sur la sécurité sociale des agents des collectivités locales n’est pas une première. Courant mars 2021, la Cnss avait déjà échangé avec les maires sur la problématique de la tenue des comptes cotisants des mairies et la nécessité de leur assainissement. Des résolutions ont été prises à cette occasion, mais entre-temps, la réforme du secteur de la décentralisation est intervenue. Des secrétaires exécutifs ont été recrutés et ont pris fonction. Et cet atelier vient à point nommé pour éclairer la lanterne de ces responsables. « Les agents n’ont pas l’information sur tout ce qu’on peut gagner en tant qu’agent assuré par la Cnss. L’employeur non plus n’a pas du tout l’information. Ce manque de communication conduit à des frustrations et des désagréments. C’est une occasion pour nous de poser nos doléances et d’avoir des contacts pour régler beaucoup de choses dans nos communes », a déclaré Latyfatou Bio Ouré, Secrétaire exécutive d’Akpro-Missrété.

Une obligation !

À travers cet atelier, la Cnss vise à améliorer sa relation avec les collectivités locales. Ceci permettra à chacun, selon Apollinaire Cadété Tchintchin, de «jouer pleinement et efficacement sa partition dans le fonctionnement du régime général de sécurité sociale que gère la Cnss». Il est aussi question de définir d'un commun accord les modalités de paiement des arriérés de cotisation et de réduire le délai des traitements des prestations de service par la Cnss. Les secrétaires exécutifs en savent désormais mieux sur les obligations de l’employeur : déclaration, paiement des cotisations de sécurité sociale et production des listes nominatives. Le directeur du recouvrement, Edgard Zohoun a mis l'accent sur le fondement juridique de l’obligation faite aux mairies de s’immatriculer et d'immatriculer leurs agents. « Cette obligation a été reprise à l’article 3 de la loi sur la procédure d’embauche en République du Bénin et également à l’article 59 de la Convention collective générale du travail. Donc, déclarer l’employé n’est pas facultatif. Ce n’est pas un cadeau qu’on fait à ce dernier. C’est une obligation légale », a-t-il martelé au cours de sa communication. Les prestations du régime général de sécurité sociale ont été aussi abordées. Il s'en est suivi un débat sur l’état des comptes cotisants des collectivités locales. La Cnss et les Se s’engagent à renforcer la collaboration pour que la sécurité sociale des agents des collectivités locales soit une réalité dans toutes les mairies du Bénin?
Société 12 oct. 2022


Cour constitutionnelle: Razaki Amouda Issifou, nouveau président
Le remplaçant de Joseph Djogbénou à la tête de la Cour constitutionnelle est connu. Après avoir assuré l’intérim, Razaki Amouda Issifou a été élu président de l’institution, ce 11 octobre 2022. Sylvain Nouwatin est le nouveau vice-président. La Cour constitutionnelle du Bénin a un nouveau président. Razaki Amouda Issifou est son nom. L’information a été dévoilée à la presse, ce mardi, par le secrétaire général de la Cour, Gilles Badet. Magistrat hors classe, le nouveau président de la Haute juridiction est une figure très connue de la «maison justice » et de l’institution qu’il préside désormais. Désigné par l’Assemblée nationale en qualité de magistrat, il a été élu Vice-président à la Cour constitutionnelle le 7 juin 2018. Il a alors assisté le président Joseph Djogbénou à ce poste, conformément à la loi organique de la Cour Constitutionnelle. A la démission de ce dernier, le 12 juillet 2022, Razaki Amouda Issifou a logiquement assuré l’intérim jusqu’à son élection, sans surprise, ce mardi à l’assemblée générale des conseillers. C’est un homme au parcours édifiant. Originaire de Pehunco dans le département de l’Atacora, ce magistrat hors classe à la retraite a eu à exercer dans plusieurs tribunaux du Bénin et occupé des postes dans l’Administration publique. Par exemple, par décret en date du 4 septembre 1998, il a été nommé conseiller technique du ministre des Finances par le président Mathieu Kérékou. Le 23 juillet 1999, cumulativement avec ses fonctions de conseiller technique juridique, Razaki Amouda Issifou devient directeur du Contentieux et de l'Agence Judiciaire du Trésor. Ancien député à l’Assemblée nationale et ancien président de la commission des lois au cours de la 4e législature, il fut également maire de Ouassa-Péhunco. L’histoire de la Commission électorale nationale autonome (Céna) renseigne qu’il a été secrétaire général de cette institution en 1996 puis membre en 2011. L’ancien inspecteur général des services a été élevé à la dignité de Grand Officier de l’Ordre national du Bénin le 24 septembre 2021.

Un nouveau vice-président

Razaki Amouda Issifou étant devenu président, les sages de la Cour Constitutionnelle ont procédé à l’élection de Sylvain Nouwatin au poste de vice-président. Magistrat hors classe à la retraite, c’est aussi une figure très connue de la haute juridiction. Il a été de 2009 à 2016, secrétaire général de la Cour constitutionnelle. Bien avant, il a présidé la Céna chargée de l’organisation de l’élection présidentielle de mars 2006. Il a occupé de grandes responsabilités dans les Cours et tribunaux, et a été aussi procureur de la République à Natitingou de 1988 à 1995. Le nouveau vice-président de la Cour a été fait commandeur de l’Ordre national du Bénin le 24 septembre 2021?
Actualités 12 oct. 2022


Célébration des jumeaux à Ouidah: Réjouissance populaire pour honorer des ‘’demi-dieux’’
  La commune de Ouidah renoue avec la célébration de la fête des jumeaux. Après deux ans de pause en raison de la pandémie du coronavirus, la 72e édition s’est déroulée, ce dimanche 9 octobre, sur l’esplanade dédiée aux manifestations par la famille Chodaton. Offrande à l’autel des jumeaux suivie de la prière dite par la prêtresse afin d’invoquer leurs bénédictions. Cette phase observée, les participants à cette 72e édition de la fête des jumeaux, ont pris leurs quartiers sur le site réservé aux manifestations à Ouidah. Entre amis ou en famille, le moment est dédié au partage des repas. La foule des enfants ne cesse de gonfler en raison de divers dons constitués d’oranges, de biscuits, de jus de fruits et autres. L’heure est à la charité. « Je suis mère de jumeaux, et j’ai beaucoup d’amis jumeaux. Franchement, j’adore les jumeaux. Je suis venu faire des prières pour leur demander de nous accompagner dans tout ce que nous faisons… », a confié Blanche Eddy Kpatindé. Christophe Chodaton, membre du comité d'organisation, raconte que la fête des jumeaux a été instituée en 1949 par feu Eugène Chodaton. Il explique que les jumeaux ne viennent pas dans une famille par le fait du hasard. Ils sont toujours porteurs d’un message qui peut être source de joie ou de tristesse. Ainsi, selon la tradition, à chaque naissance de jumeaux, l’oracle est consulté, et le prêtre du Fâ révèle la nature du message. « Généralement, c’est la joie, la gaieté, la richesse, la prospérité… Nous considérons les jumeaux comme des demi-dieux. Dans la maison Chodaton, un autel est érigé pour les cérémonies des jumeaux à travers des libations et offrandes », fait savoir Christophe Chodation. Chaque année, à Ouidah, les jumeaux sont célébrés. Après avoir perdu leurs enfants aînés, des jumeaux, Laurent Koï et son épouse portent désormais deux statuettes les représentant. « Leur grossesse perdue, nous avons commencé à avoir des difficultés. Après la consultation du Fâ, nous avons été éclairés. Nous avons alors entrepris les démarches pour leur renaissance. C’est un garçon et une fille, Joseph et Josepha. Après cette renaissance, et représentation à travers les statuettes, nous avons la paix. Et ils nous accordent ce qu'on nous leur demandons », a expliqué Laurent Koï. L’artiste de la musique traditionnelle Gbèzè, connu pour son rythme tchinkounmin, et l’orchestre Black Santiago ont animé les podiums aménagés pour la circonstance et égayé les milliers de personnes ayant effectué le déplacement dans le cadre de cette manifestation. La plupart des jumeaux sont habillés en rose et blanc, et se sont appliqués à distribuer toutes sortes de friandises aux enfants. « Nous devons toujours avoir recours à nos traditions. C’est notre héritage… », précise Blanche Eddy Kpatindé. A Ouidah, la famille Chodaton et l’association fraternelle des jumeaux perpétuent cette tradition. « Là où vous attendez un enfant à naître, et que vous en avez deux, trois, il se peut que les moyens manquent pour leur prise en charge. L’association fraternelle des jumeaux de Ouidah intervient pour aider ces familles qui sont dans le besoin », a souligné Christophe Chodaton. Culture 12 oct. 2022


Cérémonie de rasage à la Gaani de Nikki: L’occasion d’un recensement des nouveaux princes et princesses
  Les festivités culturelles et rituelles marquant l’édition 2022 de la Gaani à Nikki ont pris fin, dimanche 9 octobre dernier. Un autre temps fort à portée socioculturelle de cette célébration restera le baptême des princes Wassangari, le jour de la Kayessi. La tradition tire toute sa considération de l’importance et du respect que l’on lui voue. Conscients de cela, les princes et princesses Wassangari se montrent disponibles, à chaque célébration de la Gaani, pour perpétuer la cérémonie de rasage qui leur est consacrée. Lors de l’édition 2022 qui a pris fin, dimanche 9 octobre dernier à Nikki, ils n’y ont pas dérogé. Au-delà de son aspect cultuel, cette cérémonie consiste à l’authentification et au baptême des princes et princesses par la reine-mère, Yon Kogui. Elle est une forme de recensement annuel des nouveaux princes et princesses. En effet, pour ceux qui ne l’avaient pas encore fait, ils étaient nombreux à se bousculer chez la reine-mère Yon Kogui, pour sacrifier à cette tradition. C’est pour être consacré par cette dernière, à travers le rasage des têtes. Pour l’aider dans cette tâche, elle avait à sa disposition plus d’une vingtaine de collaborateurs et collaboratrices. Tous étaient affairés à faire tomber les cheveux des têtes des concernés qui avaient comme obligation de les recueillir dans les paumes de leurs mains largement ouvertes et posées à terre, les bras allongés le long de leur corps. N’empêche que sur les lieux, il y avait des touffes de cheveux qui trainaient un peu partout. « Tous les princes et princesses, à l’exception de ceux qui ne sont pas de la cour impériale, sont concernés par cette cérémonie », confie la reine-mère, détentrice des rasoirs sacrés. « Le rasage donne droit au titre princier. Pour le prince, il ouvre des portes pour accéder à d’autres grades dans la hiérarchie au niveau de la cour », précise-t-elle. Conseillère à Kpaolou, à Nikki, c’est depuis sa tendre enfance que, avant de se marier, Zénabou Adam s’était fait raser la tête au cours d’une Gaani. « Si ton père l’a fait, tu ne peux pas y échapper. Tu es tenu de le faire, quels que soient ton âge et la blancheur de tes cheveux ou de ta barbe », prévient-elle. « De nombreuses personnes profitent de cette occasion, pour le faire. La Yon Kogui doit te donner un autre nom, celui des Wassangari », explique-t-elle. Comme noms chez les garçons, elle cite Monra, Kora, Takou, Gounou, Gata. Manon, Guèya, Gniiré, Doué sont les noms au niveau des filles. Selon Zénabou Adam, ce n’est donc pas donné à tout le monde de se faire raser pendant la Gaani. « Tu es un privilégié. A ce titre, dès que tu as fini de faire raser les cheveux, tu as droit aux honneurs, en te présentant devant les joueurs de trompettes mobilisés pour la cause », lâche-t-elle, un ton nostalgique. « Mais si tu n’es pas un Wassangari et on te souffle dessus à travers les trompettes, tu gonfles et meurs. C’est ce qu’on m’a dit », met-elle en garde. « J’ai de nombreux frères qui, rien que pour ce rasage, ont effectué le voyage de Cotonou pour Nikki », avoue-t-elle. « Tant que vous ne l’aurez pas fait, c’est comme s’il y a quelque chose que l’on vous réclame. Tu n’auras pas la sérénité et la stabilité dans ton travail. Ceux qui savent que tu es un Wassangari attireront ton attention par rapport au respect de cette tradition. Ils te demanderont d’aller te raser la tête », poursuit-elle. « Mais après l’avoir fait, tes vœux seront exaucés. Celles qui sont à la quête d’un mari, finissent par en trouver », laisse-t-elle entendre, un peu plus loin. Par ailleurs, on ne peut raser les enfants qui n’ont pas encore poussé des dents. En principe, à la cour impériale de Nikki, tous les princes et princesses de toutes les autres localités de l’aire culturelle et cultuelle Baatombu et Boo pouvaient avoir droit à ce privilège. Mais ils préfèrent le faire au sein de leur dynastie où ils sont mieux connus et respectés. Nikki ayant donné le top, Kika, Bouay, Sandilo, Banikoara et autres prennent le relais à partir du samedi 15 octobre prochain, pour leur Gaani n Culture 12 oct. 2022


Produits pétroliers : L' ajustement des prix est-il incontournable?
Loin de s’améliorer, la conjoncture mondiale s’empire, impactant négativement le secteur des hydrocarbures et contraignant les gouvernements à revoir les prix de l’essence et du gasoil pour permettre la poursuite de l’activité économique dans leurs pays. Le Bénin pourrait-il durablement rester en marge de cette réalité ? Depuis le déclenchement de la guerre entre la Russie et l’Ukraine qui a fait grimper les cours du pétrole et d'autres
matières premières, le prix de l'essence est devenu un sujet d'actualité brûlant dans le monde. Avec l’évolution de la situation économique au niveau mondial, certains pays comme le Bénin sont contraints à faire un choix courageux dans le secteur des hydrocarbures : soit le gouvernement opère un réajustement des prix à la pompe notamment en ce qui concerne l’essence et le gasoil, soit il maintient les tarifs actuels et le pays court inexorablement vers une rupture totale de ces produits. D’ailleurs, ce réajustement aurait dû se faire depuis juin dernier, selon la décision du gouvernement, la stabilisation des prix était prévue pour trois mois. Cette décision ayant été prise en mars dernier, il va de soi que l’échéance est largement écoulée et que le surplus de temps de maintien des tarifs malgré et contre tout, n’est que le fruit de la tendance permanente du gouvernement à orienter ses actions vers le social. Mais la réalité des faits ne lui donne plus le choix. Il aura déjà épuisé toutes les cartes, loin devant certains gouvernements d’autres pays qui n’ont pas hésité à courber l’échine et à pratiquer les vrais prix depuis plusieurs mois. Les exemples en la matière sont légion. En Côte d’Ivoire, le litre d’essence est passé de 735 F Cfa à 775 F Cfa depuis le 1er octobre dernier au moment où celui du gasoil a fluctué de 615 F Cfa à 655 F Cfa. Le Togo ne déroge pas à la règle. Dans ce pays, depuis juillet dernier, le litre de l'essence est passé de 625 F Cfa à 700 F Cfa et celui du gasoil est passé de 660 F Cfa à 850 F Cfa par litre soit une hausse de 190 F Cfa. Au Niger, pour compter du 1er août dernier, le prix du litre de gasoil est passé de 538 à 668 F Cfa soit une augmentation de 130 F Cfa par litre. Même constat au Burkina Faso où depuis mi-août dernier, l’essence est passée de 715 à 750 F Cfa le litre, et le gasoil de 645 à 675 F Cfa. Une remarque pertinente à faire, c’est que malgré qu’ils soient des producteurs de pétrole, le Niger et la Côte d’Ivoire ont dû faire un réajustement de leurs prix. Cela s’impose désormais comme une mesure de survie.                                                                                                                                                                  Les raisons d’un réajustement Avant la guerre en Ukraine, l’Etat subventionnait les produits pétroliers à hauteur de cinq milliards F Cfa en moyenne par mois. Mais avec les effets pervers de cette guerre russo-ukrainienne, le niveau de subvention est monté à plus de 12 milliards F Cfa par mois, soit plus de 70 milliards F Cfa en six mois. Ce qui reste sans aucun doute un effort significatif. Contraint par le contexte international, le gouvernement se voit bien obligé de revenir à ses taux habituels de subvention. De ce fait, les importateurs nationaux, s’ils ne veulent pas mettre la clé sous le paillasson, devront pratiquer les prix de revient que leur impose le marché international. C’est la seule possibilité qui s’offre à eux, même la mort dans l’âme, pour préserver les multiples emplois directs et indirects à leur niveau, continuer à assurer l’approvisionnement régulier du pays en essence et gasoil, deux produits de grande consommation dont la rupture causera d’énormes dommages au tissu économique national. Pour sa part, bien que le contexte lui offre peu de marge de manœuvre, il n’est pas à exclure que le gouvernement continue par maintenir les coûts à un niveau tenable pour les citoyens. Ce serait une autre manière de continuer le social contre vents et marées.   Actualités 11 oct. 2022


Emergence de la décoration «made in Bénin» : Le succès du « consommons local »
La décoration d’intérieur à base de produits locaux est en vogue au Bénin. Coussins et plaid en batik ou en pagne tissé, meubles, tabourets, paniers, œuvres d’art et autres articles en matériaux locaux sont de plus en plus utilisés pour décorer maisons, bureaux et restaurants. La tendance témoigne du succès du « made in Bénin ». Reportage à Cotonou. Dans son bureau, Doudou G. (nom d'emprunt), directrice de la communication d’une structure de la place, y a installé un décor authentique. Du pur « made in Bénin ». Pagnes tissés, pagnes teintés, statues, pots en terre cuite avec différentes plantes, paniers avec des balais teintés, granite de Dassa-Zoumè, Natitingou ou encore de Savalou. On y trouve aussi des fourneaux en terre cuite, des photos d'enfants ou paysages du Bénin, des maquettes de maisons du Bénin, etc. Ils sont soigneusement rangés de part et d’autre dans son bureau embaumé par une agréable senteur d’encens ou d’huiles essentielles. Doudou G. est une mordue de la décoration à base d’articles de fabrication locale. « J'aime être proche de mes racines. Simplement parce que notre nature est belle et que nous avons des artisans et artisanes talentueux. Nous passons presque plus de temps au bureau qu'à la maison. Il est important pour moi de recréer mon "chez moi" dans sa diversité », explique-t-elle. Qui rentre dans son bureau note la nette différence entre le sien et celui de ses collègues. « Cela fait cinq ans voire plus, que je suis dans mon bureau, je rajoute des choses au gré de mes découvertes; parfois j'en ramène à la maison parce que j'ai envie de changer un peu… », affirme la directrice de la communication et des relations publiques. Et ce genre de décor plait bien à ses collègues. Car, ils aiment beaucoup s’y "réfugier". « C'est un instant de paix pour eux avec toutes mes plantes, la déco sans compter les senteurs et la pause-café spéciale. Mon chocolat aussi est made in Bénin ainsi que mes cajous et d'autres petits gâteaux… », se réjouie-t-elle. Tendance haussière C’est presque la mode depuis quelques années. De nombreux Béninois emboitent le pas à Doudou et bien d’autres encore en adoptant la décoration d’intérieur à base de produits purement locaux. Dans des entreprises, hôtels, bars et restaurants, sur des lieux de manifestation, dans des maisons et boutiques, la déco « made in Bénin » prend progressivement place. Sur les réseaux sociaux, ils sont également nombreux à exhiber leur collection de produits « made in Bénin » et à inciter d’autres à adopter ce type de décoration. « C'est à nous de nous réapproprier notre culture mais en regardant aussi vers l'avenir. Je suis issue d'un métissage et j'essaie de l'intégrer même dans ma  façon de consommer », affirme Doudou G. Au-delà, le fait d’utiliser les articles typiquement béninois nourrit l’économie locale, assure l’activiste de l'environnement et du consommons local, Sandra Idossou, dans une tribune intitulée « Pourquoi le consommer local rime souvent avec un complexe d’infériorité ? », publiée en septembre 2020. « Pour chaque produit local que vous achetez, imaginez juste le nombre de personnes que vous faites vivre derrière. Mangeons donc Béninois, meublons nos maisons et bureaux Béninois, habillons-nous Béninois, offrons des cadeaux Béninois, bref, exprimons notre préférence nationale dans tous nos actes d’achat. Consommer local, c’est permettre à notre économie de se développer. Consommer local, c’est perpétuer nos traditions. Consommer local, c’est pousser nos artisans à s’améliorer. Consommer local, c’est vivre fièrement notre identité », a-t-elle insisté. A en croire Sandra Idossou, consommer un produit importé, c’est participer au développement de l’économie des autres parce que 80 % du coût d’achat du produit importé retournera à l’extérieur. « A chaque fois que vous devez faire un achat, posez-vous la question de savoir si son équivalent n’existe pas en produit local. Et croyez-moi, nous avons d’excellents produits locaux », ajoute l’activiste. « Des produits sains, de meilleure qualité…», confirme Modeste Kérékou, ministre des Petites et moyennes entreprises et de la promotion de l’Emploi, à l’occasion du lancement de la première foire des entreprises locales bénéficiaires du programme Usadf-gouvernement du Bénin. Un « consommons local » cher selon des citoyens Pour les sceptiques, ceux-là qui préfèrent ''le marché de l’importé", ce type de décoration est cher et s’use très rapidement. « C’est coûteux parce que cela nécessite beaucoup d'efforts intellectuels que physiques. Et les matériels sont aussi coûteux », confirme Firmine Pognon, décoratrice d'intérieur. Elle fait de la décoration des bouteilles de vin et verres recyclés, fleurs en balai et plumes, des pots de fleurs en granite et pierres, et les décorations d’anniversaire, de mariage, dot, etc. « Comme tout objet à une durée de péremption, poursuit-elle, ce type de décoration en a aussi. Mais ils ne s'usent pas vite si l'entretien y est », affirme-t-elle. Sur la question du coût Firmine Pognon assure que l’on peut décorer son local ou son bureau à base d’articles « made in Bénin » en fonction des moyens dont on dispose. « Cet ensemble (le panier sur la photo d'illustration de cet article), ce n’est pas plus de 3 mille francs Cfa... Les blocs de pierre on les ramasse après avoir demandé la permission à la Terre. Ce n'est pas plus cher qu'un s'il te plaît et un merci », ironise Doudou G. « Mes paniers Ramadan sont presque à 100 % made in Bénin. De plus en plus mes tissus à défaut d'être made in Bénin sont made in Africa. Côté nourritures nous avons tellement de choses à retrouver, de céréales à nous réapproprier, de recettes à redécouvrir... », ajoute la directrice de la communication. Quoi qu’il en soit, le « made in Bénin » a le vent en poupe au Bénin. Ceci, grâce au gouvernement béninois qui a consacré octobre comme le mois du « consommons local », conformément à la décision des ministres du Commerce de l’Uemoa. Octobre est ainsi consacré à valorisation et à la mobilisation de tous pour la consommation des produits fabriqués au Bénin par les micros, petites et moyennes entreprises. Cette campagne nationale est à sa troisième édition cette année, et incite de plus en plus de Béninois à se procurer les produits locaux. Actualités 10 oct. 2022


Législatives 2023 au Bénin : Voici le calendrier électorale de la Cena
La Commission électorale nationale autonome (Cena) a rendu public, ce lundi 10 octobre 2022, le calendrier du processus électoral devant aboutir à la désignation des membres de l'Assemblée nationale du Bénin, neuvième législature. L'enregistrement des déclarations de candidatures des partis politiques, l'un des moments très attendus du processus, est fixé du 28 octobre au 2 novembre 2022. La date du scrutin n'a pas changé, elle est fixée au dimanche 8 janvier 2023. Lire le calendrier électoral complet tel que publié par la Cena :   Actualités 10 oct. 2022


Affaire 4 patients décédés au Cnhu : Le président Talon saisit l’Autorité de régulation de la Santé
Patrice Talon a réagi à la mort de 4 patients au Cnhu, au petit matin du vendredi 7 octobre 2022, dans des circonstances non encore élucidées.Suite à la mort de 4 patients au Cnhu, vendredi 7 octobre 2022, le président béninois a saisi l’Autorité de régulation du secteur de la Santé afin que les responsabilités soient situées. Il a également saisi le procureur de la République pour les suites judiciaires à donner à ce drame qui a ému le peuple béninois. L'affaire des 4 patients a été révélée au grand public à travers une dénonciation sur les réseaux sociaux, ce dimanche 9 octobre 2022. L'auteur de la publication faisait état de « 11 morts au service réanimation » du Cnhu pour cause « de coupure d’électricité, vendredi 7 octobre 2022 ». La direction générale du Cnhu a réagi à travers un communiqué publié, dimanche 9 octobre 2022, sur
sa page Facebook. Elle informe de « 4 décès », de la réaction du gouvernement béninois et appelle les populations au calme en attendant les conclusions des missions d’investigations en cours tout en promettant qu’aucune faute professionnelle ne restera impunie. Le ministre de la Santé a également réagi au drame à travers un communiqué rendu public le même dimanche. Lire ci-dessous la note du ministre : [caption id="attachment_88525" align="alignnone" width="215"] Communiqué du ministre de la Santé suite au décès de 4 patients au Cnhu[/caption]   Actualités 09 oct. 2022


Concours « Amazone du digital » : Liste des 20 candidates retenues
Les femmes sélectionnées dans le cadre du
Concours Amazone du digital sont connues. La liste a été publiée par le ministère du Numérique et de la Digitalisation le 6 octobre 2022. Les candidates retenues vont participer à une formation suivie du mentorat afin de booster leur projet ou business.

Liste des candidates retenues

  1. SAMARI MOUSSA Samirath Founmilayo ( Godomey-Togoudo)
  2. TCHIBOZO Gloria ( Godomey)
  3. YANVIGNE Samuel ( Parakou)
  4. SESSINOU Fleur Auréole ( Abomey-Calavi)
  5. QUENUM Marilyn Nelly ( Abomey-Calavi)
  6. GANYE Sèdaminou Ginette ( Hêvié Adovié)
  7. DJIBRIL ABDOULAYE Nawaliatou ( Cotonou)
  8. SEMEVO Eléonore ( Calavi)
  9. TOUPE Francine ( Djrègbé)
  10. HONFO Ablawa Audray ( Zè)
  11. ADAM Wassilatou (Parakou)
  12. LAFIA Kpagnéro Sydneya ( Parakou)
  13. OGOU Fifamè Thaumaturge ( Parakou)
  14. LAGNIKA Chancelle Naimath ( (Abomey)
  15. DJAGOUN Hermione ( Porto-Novo)
  16. MOUSSORO Denise Bolarindé ( Sèmè Podji)
  17. OUKPEDJO Aichatou ( Parakou)
  18. DJOHY Marina ( Parakou)
  19. KOUMPOGUE Tempè Raïssa ( Natitingou)
  20. N’TCHA Christine (Natitingou)
Actualités 07 oct. 2022


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