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Nouvelles

Animation de la vie politique: L’engagement des jeunes au cœur des réflexions du Grap
Le Groupe de réflexions alternatives et perspectives (Grap) a mobilisé la communauté universitaire autour de la thématique : « Jeunesse béninoise et partis politiques ». Samedi dernier à l’Uac, les participants ont été édifiés sur le rôle des jeunes au cœur de l’action politique. « Jeunesse béninoise et partis politiques ». C’est autour de cette thématique que la communauté universitaire a échangé, samedi dernier à l’Uac, sous l’égide du Groupe de réflexions alternatives et perspectives (Grap). A l’ouverture des travaux, Dr Simone Honvou a indiqué que dans le champ politique béninois, et en termes de démocratie établie, des partis politiques, il y en a eu, il y en a aujourd’hui, il y en aura encore demain. Tout en déclarant que les jeunes doivent s’engager davantage en politique par l’intermédiaire d’un parti politique, et surtout d’un parti politique de leur choix, elle fait observer que les incitations ne manquent pas dans un parti politique. Ces incitations sont positives et négatives. Sur le plan positif, elle relève l’apprentissage de la politique, la possibilité de se faire de nouveaux amis, de rencontrer des gens, de participer à des élections en tant qu’acteur actif et déterminant dans le choix des dirigeants ou candidats aux élections. Aussi, on peut obtenir des récompenses telles que la nomination à des postes en interne ou comme élu, de même que la possibilité d’introduire des réformes législatives ou de participer à l’accroissement de l’influence du parti. Cependant, fait savoir Dr Simone Honvou, les incitations négatives ne manquent pas mais sont surmontables. Il faut noter les frustrations et les coûts de l’engagement en termes de temps et d’argent. Dans l’un ou l’autre des cas, le jeune doit s’engager, selon les orateurs de cette énième conférence du Groupe de réflexions alternatives et perspectives (Grap) sur les questions d’ordre social, culturel, économique et politique. Dr Nahama Jocelyn Nenehidini explique que pour une démocratie productive, il est recherché une meilleure représentativité des jeunes en politique. Ce qui implique leur présence au niveau des instances de prise de décision, donc de la prise en compte de leurs diverses préoccupations, pour une meilleure élaboration des politiques publiques. Toutefois, il souligne que le jeune doit faire preuve de courage pour se faire entendre, de disponibilité, de conviction, d’enthousiasme et d’analyse en suivant une idéologie qui porte ses aspirations. Pour Dr Luc Sossa, coordonnateur du parti Union progressiste le Renouveau dans le Mono/Couffo, le jeune doit faire preuve de détermination, démontrer le degré de son militantisme, sa capacité à mobiliser sa communauté. « La culture du militantisme est nécessaire pour la jeunesse en politique. Il ne faut pas faire la politique en termes d’accompagnement mais de militant afin de pouvoir participer à la rétribution », a relevé Dr Luc Sossa. Il a été également mis en exergue l’intérêt de la réforme du système partisan qui vise un encadrement plus cohérent et efficace des partis politiques. « Lorsque le nombre de partis politiques devient pléthorique, c’est politiquement le désordre », fait savoir Dr Simone Honvou. La réforme du système partisan concourt donc à obtenir des partis forts et assez représentatifs. Et depuis 2018, du fait des exigences qu’impose ladite réforme, la tendance est au renouvellement des partis politiques, et les micro partis vidés de leur substance disparaissent les uns après les autres. Ce sont des paramètres à prendre en compte par le jeune avant d’opérer son choix de parti politique. Mais les partis politiques doivent également changer de paradigme et aller à la recherche de leurs militants en s’intéressant notamment à ces jeunes qui impactent déjà leurs communautés sans même avoir un engagement dans un parti? Actualités 03 oct. 2022


Mise en place de lycées techniques et école de métiers: Une mission d’assistance pour booster le projet
(Une dynamique tournée vers l’innovation) Pour un succès éclatant du projet de mise en place de lycées techniques agricoles et d’une école de métiers, le gouvernement a autorisé, mercredi 28 septembre dernier, la contractualisation avec des structures de réputation internationale pour une mission d’assistance. Où qu’elles se trouvent, les meilleures compétences sont recherchées par le gouvernement pour la concrétisation et surtout la réussite de ses différents projets. La création des lycées techniques agricoles et d’une école des métiers de l’hôtellerie, du tourisme et de la restauration ne déroge pas à ce principe. Au cours du Conseil des ministres, mercredi 28 septembre dernier, il a été autorisé la contractualisation avec des experts mondialement connus pour une mission d’assistance à la mise en place de ces infrastructures académiques et professionnelles. L’expertise sollicitée portera notamment sur les volets d’élaboration des programmes de formation, des listes des équipements, l’implantation des programmes, la production des ressources pédagogiques ; les conseils techniques auprès des cabinets d’architectes pour l’implantation des filières et des équipements dans les espaces pédagogiques indiqués afin d’assurer l’adéquation infrastructures/métiers. La mission consistera aussi à soutenir, par la formation et l’insertion des jeunes dans la vie active, les politiques territoriales de développement économique et social. Elle vise également l’implication des acteurs régionaux d’une part, dans la détermination des besoins réels en formation, et la mise en œuvre du processus de formation d’autre part. Il s’agira aussi pour ces experts de réputation internationale d’exiger une professionnalisation des métiers, de mettre en avant les valeurs communes et partagées telles que l’implication active dans le territoire, une agriculture moderne et respectueuse de l’environnement comme l’un des leviers du développement durable, une dynamique tournée vers l’innovation. L’élaboration des curricula et programmes de formation de l’école des métiers de l’hôtellerie, du tourisme et de la restauration, la mise aux normes internationales de la délivrance des diplômes, en phase avec le cadre des certifications de l’Afrique de l’ouest et compatible avec les cadres de certification internationaux de références, la conception et l’opérationnalisation d’un modèle d’évaluation et de certification des apprentissages et formations basés sur le développement réel d’acquis professionnels, le développement des référentiels de compétences et des programmes associés, qui tiennent compte des besoins exprimés par les professionnels du secteur du tourisme, de l’hôtellerie et de la gastronomie et l’acquisition d’une marque réputée en vue de répondre aux exigences de la clientèle internationale des hôtels sont d’autres axes majeurs du cahier des charges de cette mission. Renaissance L’Ecole béninoise amorce résolument sa renaissance. Loin de ce système de production massive de diplômés sans emploi qu’elle est aujourd’hui, elle s’oriente vers l’adéquation entre la formation et l’emploi avec une prise en compte réelle des besoins du marché. Plusieurs étapes de cette mue sont déjà exécutées. Entre autres, il y a la manifestation de la volonté politique marquée par l’engagement du chef de l’Etat, l’élaboration et l’adoption en décembre 2019 de la stratégie nationale de l’Enseignement technique et la Formation professionnelle, la table ronde et la mobilisation des ressources pour financer la stratégie, et l’envoi d’une première cohorte d’enseignants en formation, la transmission, lors du Conseil des ministres du 20 janvier 2021 à l’Assemblée nationale pour examen et vote du projet de loi-cadre sur l’Enseignement et la Formation techniques et professionnels (ETFP) et la création de l’Agence de développement de l’Enseignement technique. L’objectif de cette stratégie gouvernementale est de favoriser, à l’horizon 2030, la renaissance de ce sous-secteur pour sa meilleure contribution au développement du Bénin. Dans cette même dynamique, le gouvernement avait déjà autorisé la contractualisation avec des cabinets internationaux pour construire, en collaboration avec les compétences nationales, six des sept écoles des métiers prévues à son Programme d’action 2021-2026. Il s’agit précisément des écoles des métiers de l’énergie et du développement durable, du numérique, des bâtiments et des travaux publics, de l’automobile et des équipements industriels, des industries du bois et de l’aluminium, de l’eau et de l’assainissement. L’ouverture prochaine des lycées agricoles et école de métiers constitue donc une étape supplémentaire dans la concrétisation de la partie intellectuelle et infrastructurelle de ce projet? Actualités 03 oct. 2022


Préparatifs de la Gaani à Nikki: La dernière ligne droite
La course contre la montre, dans le cadre de l’organisation de la Gaani prévue en fin de semaine à Nikki, a déjà commencé. On met les bouchées doubles, pour la réussite de l’évènement. Encore quelques jours, et Nikki va démarrer la célébration de la Gaani. Après les deux précédentes éditions de l’évènement essentiellement réduites au volet rituel pour des raisons liées au respect des mesures barrières contre la Covid-19, celle de 2022 s’apprête à renouer avec les grandes retrouvailles qui l’ont souvent caractérisé. Sur le terrain, on procède aux derniers réglages. Les membres du comité d’organisation de la Gaani et des sous-comités mis en place pour les besoins de la cause procèdent aux derniers réglages. A la mairie, l’on s’affaire également. Aidés du personnel administratif, le maire Joseph Roland Gounou Lafia et les membres de son Conseil communal s’assurent d’avoir pris toutes les dispositions. Mais en attendant, la sortie des tambours et instruments sacrés de la Gaani, le nettoyage de la ville va se poursuivre. Quant au parcours rituel et ses différents sites, ils ont déjà été mis au propre. Face au problème de l’approvisionnement en eau potable auquel la commune est actuellement confrontée, la Soneb fait des pieds et des mains pour y apporter une solution. Le directeur régional de la société dans le Borgou et l’Alibori, Cha Habibou Mama, se veut rassurant. « Pour la direction générale, au plus tard mardi 4 octobre prochain, nous devrions avoir fini avec les travaux », a-t-il indiqué. Comme c’est le cas à chaque fête de la Gaani, une équipe technique de la société descend souvent sur le terrain, pour les travaux de maintenance des ouvrages afin d’éviter que des pannes surviennent pendant la période. Par ailleurs, avec l’arrivée de ses premiers hôtes, Nikki connait déjà une certaine effervescence. Il s’agit surtout des commerçants décidés à saisir l’opportunité de cette célébration, pour réaliser de bonnes affaires. La friperie, l’artisanat, le prêt-à-porter, les produits vivriers et autres, tels sont les articles qu’ils ont convoyés et comptent proposer sur place à leurs éventuels clients. De même, les gargotes et restaurants circonstanciels, ainsi que les débits de boissons ont également commencé par être aménagés. L’affluence attendue S’agissant des hôtels et motels, c’est depuis plusieurs jours que la plupart ont vu leurs chambres réservées. Au niveau de nombreux ménages, l’heure est également aux derniers réglages pour accueillir les parents qui viendront de loin. Ainsi, on essaie de constituer des provisions. Méré Kiré Zimé, un instituteur à la retraite, venu chercher un sac de riz et des tubercules d’ignames, sans oublier du sucre, des boîtes de café, de lait et quelques plateaux d’œufs dans un supermarché à Nikki, a confié qu’il attend des amis qui vont arriver de Cotonou. Surpris à la gare routière où il embarquait pour Parakou, Idrissou Bio Tourou était, quant à lui, venu procéder à l’inspection des lieux où lui et ses collègues cavaliers, au nombre d’une dizaine, se feront héberger avec leurs chevaux. L’autorisation pour la construction du nouveau palais du roi de Nikki et de l’arène de la Gaani accordée en Conseil des ministres, mercredi 28 septembre dernier, n’a fait que renforcer l’engouement des populations dans l’attente du démarrage des festivités. Tout en louant cette décision, le maire a indiqué que le président Patrice Talon et son gouvernement ont à cœur la mise en œuvre du programme spécial de réhabilitation de la cité historique de Nikki. A la cour impériale, la nouvelle a également été bien accueillie. En témoigne l’ambiance décontractée dans laquelle s’est déroulé son conseil des ministres sous la direction du Sinaboko, vendredi 30 septembre dernier, après le rituel hebdomadaire de la grande prière. Rapportant les grandes décisions prises au cours de cette séance, le Sinadouwirou ou premier ministre a rappelé les temps forts qui vont marquer la célébration. Par rapport à la Kayessi prévue pour dimanche 9 octobre prochain, il a rappelé que les rois, les chefs traditionnels des régions de Bouay, Kika, Sandiro, Kouandé, Kéri, Djougou Kpantrossi, Nigeria, sans oublier les autres sont invités, avant leur départ de Nikki, à faire allégeance à l’empereur et prendre ses bénédictions? Société 03 oct. 2022


Recrutement de 1300 policiers béninois : Voici la liste supplémentaire des candidats invités pour la visite médicale
215 candidats ont été retenus sur la liste supplémentaire du concours direct de recrutement de 1300 élèves-agents de police au titre de l’année 2022. A travers un communiqué, le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique les invite à effectuer la visite médicale d'aptitude les 4, 5 et 6 octobre prochains à partir de 7 heures précises, au Centre de santé de la police républicaine, sis à Cotonou. Voici la liste complète : [pdf-embedder url="https://info.lanation.bj/wp-content/uploads/2022/10/Liste-215-candidats-liste-supplementaire_Visite-medicale.pdf" title="Liste 215 candidats liste supplémentaire_Visite médicale"] Actualités 02 oct. 2022


Avortement sécurisé au Bénin: La prise des décrets d’application attendue
  Depuis la promulgation de la loi modificative sur l’Interruption volontaire de grossesse, les décrets d’application ne sont pas encore pris. En prélude à la célébration, ce mercredi 28 septembre, de la Journée mondiale du droit à l’avortement, l’Ong ‘’Filles en actions’’ plaide pour la prise de ces décrets et lance par la même occasion, un projet à fort impact. Le Bénin, à l’instar de la communauté internationale, a célébré, ce mercredi 28 septembre, la Journée mondiale de l’avortement. Placée sous le thème « L'avortement en temps incertains », cette commémoration appelle à promouvoir un avortement sécurisé. Dans une déclaration rendue publique, ce mercredi 28 septembre, Brian Sossou, présidente de l’Organisation non gouvernementale ‘’Filles en actions’’, partage aussi la dynamique de la campagne internationale pour le droit des femmes à un avortement sécurisé. Elle affirme que l'incertitude affecte fortement « le pourquoi et le comment » les femmes peuvent avoir des enfants. Pour lutter contre les avortements clandestins dont la morbidité et la mortalité sont dramatiques, le Bénin a mis en place pour les filles et les femmes un système d’encadrement de l’avortement par l’adoption de la loi modificative au Parlement. Cela est pour Brian Sossou, un grand pas que le pays a franchi. Mais depuis la promulgation de cette loi, les décrets d’application ne sont pas encore pris. Selon elle, la prise de ces décrets permettra d’ouvrir un dialogue franc, sûr et libre sur la question de l’interruption volontaire de grossesse au Bénin sans que les discours ne soient confondus à de la publicité, encore moins à la promotion de l’Ivg en République du Bénin. « L’Interruption volontaire de grossesse (Ivg) n’est pas et ne doit pas être un moyen de contraception », a-t-elle déclaré. Des actions Elle sollicite aussi des autorités politiques et administratives ainsi que des partenaires techniques et financiers, les ressources indispensables pour que tous les acteurs entrant dans la chaîne y compris les organisations féministes et militantes féministes puissent aller à la rencontre des communautés afin que les cibles visées soient directement atteintes. La célébration de cette journée a été l’occasion pour l’Ong de lancer son programme intitulé « She wants-she chooses », ce qui signifie en français « Elle veut- elle choisit » avec pour slogan, avant de choisir, elle doit savoir. Elle note que la première phase est un projet qui va durer trois années avec le soutien du Fonds mondial pour les femmes pour contribuer à l’avancée des droits en santé sexuelle et reproductive des adolescentes, jeunes filles et jeunes en République du Bénin. Ce programme de trois ans est axé sur trois domaines d’intervention et devra atteindre trois objectifs. Le premier objectif, selon Brian Sossou, consiste à faire un rapport sur l’état des lieux de la situation des filles au Bénin en matière de santé et hygiène menstruelle. Le deuxième objectif est de contribuer à la sensibilisation et l’éducation d’un nombre important d’adolescentes, de jeunes filles et jeunes des régions du Nord, du Sud et du Centre du Bénin sur les Dssr, qui auraient participé activement à l’élaboration des outils et contenus de communication pour eux-mêmes au moyen des causeries éducatives, narratives, informatives et sensibilisations grand public. Le troisième objectif, indique-t-elle, est d’avancer sur des actions y compris des plaidoyers collaboratifs visant la dépénalisation et la décriminalisation de l’avortement sécurisé au Bénin et dans l’espace d’Afrique francophone. Société 30 sept. 2022


L’éditorial de Paul AMOUSSOU: Ces mantras mensongers
  On nous ment ! Ou alors on nous prend pour des gogos ! On nous vend une recette et puis, on nous fait croire que la nouvelle recette est préférable et qu’il faut changer de paradigme ou de fusil d’épaule, pour le développement tant quêté. Et ainsi de suite…Sur ce registre qui semble être celui d’un enfumage permanent, il faut retenir le fameux programme d’ajustement structurel censé sortir de la galère les pays qui y ont été soumis mais qui aura créé davantage de problèmes aux économies et fut même un facteur de déstructuration du capital humain. Il en est du programme d’ajustement structurel comme de nombreux idiomatiques de même acabit, excepté peut-être les Objectifs de développement qui comme tels ne peuvent être que génériques. Ils sont légion et font office de nec plus ultra, en tout cas vendu comme tel par leurs spécialistes. Des formules sans lesquelles rien ne devrait aller, jurent ceux-ci jusqu’à ce qu’une nouvelle formule par eux inventée ne soit dans le vent, volant la vedette aux précédentes. Les certifications ISO, devenues le mantra de toutes les entreprises qui se veulent dignes du nom ici et là, en sont un exemple parmi tant d’autres aujourd’hui. Mais l’on sait, par expérience, que d’un concept à l’autre, ces formules toutes faites servent plus de tremplin pour les ayants cause que pour leurs cibles qu’elles sont censées sortir de quelque mauvais pas ! Un attrape-nigaud en vérité. Car, et pour demeurer sur ces deux exemples, disons que les Etats africains n’avaient pas besoin des institutions supranationales, aussi grande soit leur réputation, pour observer des normes de bonne gouvernance. Les écarts de conduite notés dans la gouvernance des Etats africains dans les années 70-80 n’impliquent pas que les gouvernants de ces pays ignoraient les bonnes pratiques, mais plutôt qu’ils ont délibérément choisi de ne pas les observer. C’est une faute dont la conséquence fut la banqueroute desdits Etats. Mais le présent propos est que l’ordonnance établie ne se s’est pas révélée idoine. Sur un tout autre item, mais dans le même esprit, les solutions prônées contre la poussée démographique, abordant l’impact de la forte natalité, illustrent à merveille le phénomène. De ‘’limitation des naissances’’, la sémantique empruntée par les messages de planification familiale est passée au ‘’contrôle des naissances’’ puis ‘’au choix du nombre d’enfants voulus’’, sans que la conviction soit toujours au rendez-vous chez ces hommes de peu de foi qui trainent le pas à adhérer à une religion qui reste dans le fond accolée à ‘’la limitation des naissances’’ comme le clament certains ouvertement, pas dupes ! l Actualités 30 sept. 2022


Haute cour de justice du Bénin: Les obstacles politiques à son fonctionnement
 

Le fonctionnement juridi-ctionnel de la Haute cour de justice du Bénin est encore dans l’imaginaire. Tant les goulots d’étranglement de cette juridiction se situent à divers niveaux ! Elle est mise en place pour juger les politiques au plus haut niveau; mais elle est justement tenue par les politiques !

Pas que l’on souhaite qu’un chef d’Etat ou des membres du gouvernement soient forcément accusés et poursuivis dans l’exercice de leurs fonctions ; mais l’évidence est irréfragable : la Haute cour de justice du Bénin a été installée depuis 2001 mais n’a jamais eu l’occasion de jouer son rôle ; alors même que des infractions pénales incriminant des membres de différents gouvernements depuis 2001 n’ont pas manqué ! Des procédures ont été envisagées, évoquées, soumises ; sans jamais aboutir ! Et pour cause ! La Haute cour de justice est une juridiction destinée aux politiques, composée de personnes nommées par les politiques et dont le fonctionnement juridictionnel dépend fortement des politiques. Hélas, ces obstacles puisent leur source et leur légitimité dans la loi fondamentale elle-même ! Sur la compétence de la juridiction, l’article 136 de la loi 2019-40 du 7 novembre 2019 portant révision de la Constitution du 11 décembre 1990, article non modifié, stipule: « La Haute cour de justice est compétente pour juger le président de la République et les membres du gouvernement à raison de faits qualifiés de haute trahison, d’infractions commises dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de leurs fonctions ainsi que pour juger leurs complices en cas de complot contre la sûreté de l’Etat. Les juridictions de droit commun restent compétentes pour les infractions perpétrées en dehors de l’exercice de leurs fonctions et dont ils sont pénalement responsables ». Les potentiels clients de la Haute cour de justice sont donc le président de la République, les membres du gouvernement et leurs éventuels complices. Ce sont des justiciables XXL, hors pairs. Mais pour qu’ils soient amenés à répondre de leurs actes devant cette juridiction exceptionnelle, il aurait fallu franchir deux étapes XXL, jusque-là insurmontables notamment la décision de poursuite et la mise en accusation. En effet, conformément à l’article 137 de la loi fondamentale : « La décision de poursuite puis la mise en accusation du président de la République et des membres du gouvernement est votée à la majorité des deux tiers des députés composant l'Assemblée nationale, selon la procédure prévue par le Règlement intérieur de l'Assemblée nationale ». Conclusion : un chef d’Etat ou un membre du gouvernement pourra bien commettre la pire des atrocités dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions, aucune poursuite ne peut être lancée sans l’assentiment de l’Assemblée nationale exprimé par vote à forte majorité. L’institution politique s’impose ainsi à l’institution technique qu’est la Haute cour de justice et lui impose quand démarrer son travail. Et quand bien même cette étape aura été franchie et que les enquêtes auraient révélé des constances permettant de mettre le poursuivi en accusation, là encore, l’organe technique doit s’en remettre au vote du politique pour la mise en accusation. Alors que le parlement a toujours été le siège des tractations politiques. L’histoire politique du Bénin édifie largement sur cette réalité. A dessein ou non, le constituant lui-même semble ne pas envisager la survenance d’une pareille situation. L’article 138 de la Constitution béninoise renseigne en effet : « Le président de la République et les membres du gouvernement sont suspendus de leurs fonctions en cas de mise en accusation pour haute trahison, outrage à l'Assemblée nationale et toute atteinte à l'honneur et à la probité. En cas de condamnation, ils sont déchus de leurs charges ». Mais le constituant ne précise pas celui qui assure l'intérim du président de la République en cas de mise en accusation. Comme si cette situation était improbable.

Quid des acteurs de la Haute cour de justice ?

Elle n’a jamais eu à exercer son rôle mais la Haute cour de justice, le cas échéant, pourrait encore être confrontée à un obstacle purement interne, lié notamment à sa composition. Les membres de la Haute cour de justice sont nommés par les politiques : le président de la République et l’Assemblée nationale. L’article 135 de la Constitution béninoise précise à propos : « La Haute cour de Justice est composée des membres de la Cour constitutionnelle, à l'exception de son président, de six députés élus par l'Assemblée nationale et du président de la Cour suprême. La Haute cour élit en son sein son président ». Cette institution est donc composée de treize membres parmi lesquels six membres de la Cour constitutionnelle qui eux, ont été nommés par le président de la République et le bureau de l’Assemblée nationale ; six députés élus par l’Assemblée nationale ; puis le président de la Cour suprême qui est lui-même choisi par le président de la République après avis du président de l’Assemblée nationale. Dans un contexte où le parlement est composé uniquement des partis de la mouvance, l’institution chargée de juger le chef de l’Etat et les membres de son gouvernement est donc confiée à des membres nommés par le chef de l’Etat et à des députés membres des partis présidentiels. C’est dire qu’au cas où la Haute cour de justice aurait l’occasion de jouer son rôle, il faudra encore qu’elle donne la preuve de son impartialité.

Alléger la saisine et distinguer les procédures

Juridiction d’exception, la Haute cour de justice a définitivement du mal à jouer son rôle en raison de la nature des justiciables qu’elle est amenée à juger, de son mode de saisine et du mode de désignation de ses membres ; toutes choses qui répondent aux dispositions de la loi fondamentale. Lundi 26 septembre dernier, lors du séminaire interinstitutionnel organisé par la Haute cour de justice du Bénin, le professeur Ibrahim Salami a relevé ces dispositions constitutionnelles comme étant un obstacle au fonctionnement de l’institution. « L'obligation de faire déclencher la poursuite par l'Assemblée nationale constitue un blocage à l'exercice de ses compétences par la Haute cour de justice qui demeure impuissante tant que l'Assemblée nationale n'a pas voté la décision de poursuite puis celle de mise en accusation », a-t-il soutenu. A l’en croire, l'appréciation politique prime sur le travail technique. Au terme de sa conférence inaugurale intitulée : « La Haute cour de justice et le nouvel ordre constitutionnel au Bénin », l’universitaire suggère une réforme de la Haute Cour de justice visant à favoriser des conditions de saisine un peu plus ouvertes en distinguant la procédure applicable au chef de l'Etat, procédure qui doit être spéciale, de celle applicable aux membres du gouvernement, une procédure qui peut être confiée à une autre juridiction. Au cas où l’on maintiendra la même institution pour juger aussi bien le chef de l’Etat que les membres du gouvernement, le professeur Ibrahim Salami recommande que les procédures de poursuite et de mise en accusation soient tout au moins différentes pour ce qui concerne les membres du gouvernement. « En France ce sont deux juridictions différentes qui connaissent des infractions commises par le chef de l'Etat et des infractions commises par les membres du gouvernement. En Allemagne un régime différent est appliqué au chef de l'Etat, au chef du gouvernement et aux membres du gouvernement. Le président fédéral est par exemple jugé par la cour constitutionnelle fédérale », illustre-il avant de marteler : « La Haute cour de justice, institution constitutionnelle, attend aussi sa rupture ».

 La Criet, une alternative ?

Juridiction à compétence nationale en matière de terrorisme et de crimes économiques, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) est aujourd’hui l’institution judiciaire qui connait davantage des manquements des agents publics notamment des abus de pouvoir impliquant les fraudes économiques et les actes de terrorisme et d’atteintes à la sureté de l’Etat. L’on pourrait dire que les membres du gouvernement, dans l’exercice de leurs fonctions ne sont pas dans la catégorie des personnes qui pourraient être jugées par la Criet. Mais face aux difficultés de saisine et de procédures de la Haute cour de justice, la Criet pourrait être une alternative moins procédurale. La Criet qui est tout aussi une juridiction d’exception, devient ainsi un redoutable concurrent de la Haute cour de justice. En cas de crimes économiques ou d’atteintes à la sureté de l’Etat commis par les membres du gouvernement dans l’exercice de leurs fonctions pourrait-t-on se référer à la Criet ou à la Haute cour de justice ? C’est une interrogation qui ressort également de la conférence inaugurale donnée par le professeur Ibrahim Salami lors du séminaire interinstitutionnel organisé par la Haute cour de justice du Bénin. APA
Actualités 30 sept. 2022


Appui à la Dds des Collines; L’Afd offre deux véhicules et des équipements médicaux
L’Agence française de développement (Afd) a offert deux véhicules pick-up neufs et un lot d’équipements médico-techniques à la direction départementale de la Santé du département des Collines. La cérémonie de remise officielle s’est déroulée, mardi 27 septembre dernier, à l’Hôpital de Zone de Dassa. Deux véhicules pick-up Toyota Hilux double cabine et des équipements de conservation des produits sanguins labiles (3 Blood-bank, 1 congélateur à -80°c, 3 congélateurs à -40°c et 2 centrifugeuses et bain-marie) au profit des postes de transfusion sanguine du département des Collines. Ces équipements d'un coût global de 62 millions de FCfa permettront de soutenir les activités de la direction départementale de la Santé des Collines et d'améliorer la gestion des produits sanguins labiles. C’est un geste qui relève du financement de 13,5 milliards de F Cfa accordé par l'Agence française de développement (Afd) pour la mise en œuvre par Enabel du projet EQUITE (Ensemble pour une Qualité des soins Inclusive et Transparente, orientée vers l'Égalité genre). A travers cet appui, l'Afd contribue à une meilleure disponibilité des produits sanguins labiles au niveau des postes de transfusion sanguine du département des Collines et renforce les activités de supervision de la Dds. Dr Philippe Compaoré, manager du projet EQUITE, a fait savoir que ces équipements et véhicules, à coup sûr, contribueront à l’amélioration de la qualité des soins. Mieux, poursuit-il, ils permettront de répondre favorablement à l’objectif principal du projet EQUITE à savoir assurer la disponibilité d’une offre de soins intégrée de qualité pour les Soins obstétricaux et néonatals d’urgence (Sonu) et lutter efficacement contre les maladies non transmissibles (Mnt) dans le département des Collines. Toutefois, précise-t-il, la responsabilité des structures sanitaires bénéficiaires de ces équipements et véhicules est nécessaire pour que le meilleur usage en soit fait et que les dispositifs de maintenance et d’entretien adéquats puissent être déployés de façon idoine. Le préfet du département des Collines s’est réjoui de ce don qui vient renforcer le système sanitaire du département. Tout en exprimant sa gratitude à l’Afd et à Enabel, il s’est aussi engagé pour un bon usage des équipements afin de permettre au projet EQUITE de continuer d’œuvrer aux côtés des structures sanitaires pour une meilleure santé des populations? Un appui permanent pour la santé dans les Collines Il est à noter que dans le cadre du projet EQUITE financé par l’Agence française de développement (Afd) à hauteur de treize millions d’Euros (soit un peu plus de 8,5 milliards de F Cfa) et mis en œuvre par l’Agence belge de développement (Enabel), des appuis en équipements médico-techniques et en matériel roulant ont été prévus. Au titre de ces appuis, une première dotation en matériel roulant d’une valeur d’un peu plus de 468 millions de F Cfa avait déjà été faite au profit du département des Collines. Cet appui se composait de cinq ambulances, de deux véhicules d’appui à la transfusion sanguine et de cinq véhicules (4 pick-up et un 4X4 Prado) pour le renforcement des activités de suivi et de supervision de la Dds et des équipes d’encadrement des zones sanitaires. Malgré cet appui, et compte tenu de ce que le parc automobile existant reste insuffisant pour une bonne réalisation des activités de la direction départementale de la Santé des Collines et des équipes d’encadrement des zones sanitaires, le projet EQUITE a répondu favorablement à un besoin de complément de deux autres véhicules pick-up Toyota Hilux double cabine pour un montant de 30 millions de F Cfa. Par ailleurs, la lutte contre les anémies à travers une mobilisation pour la disponibilité du sang constitue un volet important des interventions du projet EQUITE. La mobilisation effectuée au niveau des populations permet de recevoir un nombre important de poches de sang qui, après qualification, doivent être stockées dans des conditions adéquates. A cet effet, les postes de transfusion sanguine des centres de santé de Ouèssè et de Bantè, les hôpitaux de zone de Savalou, de Savè et de Dassa viennent de bénéficier aussi d’un lot important d’équipements pour la conservation des produits sanguins labiles pour un montant de 32 millions de F Cfa? V.S Société 30 sept. 2022


Union internationale des Télécommunications: Une femme élue secrétaire générale
L’Américaine Doreen Bogdan-Martin sera la première femme à diriger l’Union internationale des Télécommunications (Uit), dès le 1er janvier 2023, pour une durée de quatre ans. Les 193 États membres de l’agence spécialisée des Nations Unies lui ont accordé la majorité des voix face à l’ancien vice-ministre russe des Télécommunications, Rashid Ismailov. Elle succèdera au chinois Houlin Zhao qui dirige l’organisation, basée à Genève, depuis 2014. C’est au cours de la Conférence des plénipotentiaires qui se tient actuellement à Bucarest (Roumanie), que les 193 États membres de l'Union internationale des télécommunications ont élu Doreen Bogdan-Martin, actuelle directrice du Bureau de développement des télécommunications de l’Uit, au poste de Secrétaire général de l'organisation. L’Américaine a remporté le poste avec 139 voix sur 172 votes exprimés.

L’Uit

L'Union internationale des télécommunications est l'institution spécialisée des Nations Unies pour les technologies de l'information et de la communication (Tic). Fondée à Paris (France) en 1865 sous le nom d’Union télégraphique internationale, elle porte son nom actuel depuis 1932. Le 15 novembre 1947, un accord conclu entre l’Uit et l’Onu conféra à l’Union le statut d’institution spécialisée. Il est entré en vigueur en 1949. Le siège de l’organisation est à Genève, en Suisse. L’Uit compte 193 pays membres, auxquels s’ajoutent quelque 900 organisations du secteur privé, universités, organisations internationales et régionales. C’est est l'organe intergouvernemental chargé de coordonner l'utilisation mondiale partagée du spectre radioélectrique, de promouvoir la coopération internationale pour l'attribution des orbites des satellites, d'améliorer l'infrastructure de communication dans le monde en développement et d'établir les normes mondiales qui favorisent l'interconnexion d'une vaste gamme de systèmes de communication. Ses domaines de compétences couvrent les réseaux à large bande, les technologies sans fil de pointe, la navigation aéronautique et maritime, la radioastronomie, la surveillance de la terre par satellite et l'océanographie, ainsi que la convergence des technologies de téléphonie fixe et mobile, d'Internet et de radiodiffusion.

Spécialiste des télécommunications

Née en 1966 à Monmouth County (New Jersey/Usa), Doreen Bogdan-Martin a occupé des postes de direction dans le domaine de la politique internationale des télécommunications pendant plus de deux décennies. Tout au long de sa carrière, cette mère de quatre enfants a négocié des partenariats novateurs et visionnaires avec le secteur privé, la société civile et d'autres organismes des Nations unies afin d'accélérer l'inclusion et la connectivité numériques. La secrétaire générale élue s'est engagée à « continuer à faire en sorte que cette institution soit innovante et de plus en plus pertinente pour nos États membres, ce qui nous permettra de mieux nous positionner pour adopter l'environnement numérique et progresser dans la réalisation des objectifs de développement durable des Nations Unies et dans la connexion des personnes non connectées. »

Élection d’autres hauts responsables de l'Uit

Durant la Conférence des plénipotentiaires qui se tient jusqu’au 14 octobre à Bucarest (Roumanie), les Etats membres procéderont également à l'élection des responsables aux postes de secrétaire général adjoint (Lituanie, République de Corée, Samoa) , de directeur du Bureau des radiocommunications (Uruguay), de directeur du Bureau de la normalisation des télécommunications (Allemagne, Japon, Tunisie), et de directeur du Bureau de développement des télécommunications (Bahamas, Gambie, Pakistan, République du Congo, Cameroun, Zimbabwe). L'élection des hauts responsables de l'Uit sera suivie de l'élection des 12 membres du Comité du Règlement des radiocommunications puis des membres du Conseil de l'Uit. Cet organe compte 48 sièges et dirige l'Uit entre les Conférences de plénipotentiaires quadriennales?
International 30 sept. 2022


LEI : pour toute demande de transfert, la présence physique est désormais obligatoire
Les demandes de transfert d’un poste de vote à un autre ou d’une localité à une autre faites suite à l’affichage de la liste électorale informatisée provisoire se feront désormais à la présence physique du demandeur. Le mandataire délégué de l’Agence nationale d’identification des personnes physiques (ANIP) a donné les conditions dans lesquelles les demandes de transfert doivent s’appliquer.   A travers une note de service en date du mercredi 28 Septembre 2022, Cyrille Gougbédji porte à la connaissance des agents chargés de la collecte des réclamations et des transferts dans le cadre de l’opération d’affichage de la Liste électorale informatisée provisoire que toute demande de transfert d’un électeur d’un poste de vote à un autre ou d’une localité à une autre est conditionnée à la présence physique du demandeur. Les personnes concernées doivent se rendre elles-mêmes au poste de collecte de l’arrondissement pour effectuer l’opération.   Tout transfert opéré à l’insu de l’intéressé expose l’agent de collecte et ses complices à la rigueur de la loi, prévient le mandataire délégué de l’ANIP dans la note. Les collaborateurs du service public d’identification sont appelés à faire état de probité et de rectitude morale dans l’accomplissement de leur mission. Ketsia ZINZINSOUHOU Actualités 29 sept. 2022


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