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Nouvelles

Expropriation à Togbin : Les propriétaires de parcelles invités à déposer les actes de propriété avant le 25 octobre 2022
La commission interministérielle chargée de l’expropriation des domaines devant abriter les projets le long de la route des pêches demande aux propriétaires de parcelle à remettre les actes de propriété. Le dépôt des dossiers a débuté depuis le 26 septembre et prendra fin le mardi 25 octobre 2022. C’est à travers un communiqué que le ministre d'Etat en charge de l'Economie et des Finances a fait l’annonce. Pour exproprier et indemniser les citoyens  touchés par le projet d'aménagement d'un périmètre de 80 hectares à Togbin (Zone 4 et autres) et cela conformément aux textes légaux en vigueur au Bénin, les propriétaires ou présumés propriétaires de parcelles situées dans ledit périmètre sont invités à déposer les actes de propriété ou de présomption de propriété.   D’après le communiqué, le dossier à fournir doit être composé  d’un titre Foncier (TF), de la convention de vente, de l’attestation de recasement, du certificat administratif, de deux (02) photos d'identité, de la copie légalisée de la pièce d'identité, du numéro IFU et du relevé d'identité bancaire (RIB).   Les dossiers peuvent être déposés dans les bureaux des Mairies d'Abomey-Calavi et de Ouidah, ainsi que dans les Arrondissements de Godomey et d'Avlékété, a précisé le président de la commission interministérielle.   Passé ce délai, les concernés seront tenues seules responsables des conséquences et déconvenues avertit le Ministre d'Etat. Ketsia ZINZINSOUHOU Actualités 29 sept. 2022


Réunis à Cotonou pour leur quinzième université: Les notaires d’Afrique engagés à accompagner les économies
Cotonou accueille du 28 au 30 septembre prochain, la quinzième université du notariat africain. Traditionnelle rencontre des notaires du continent pour actualiser et harmoniser leurs connaissances, ce rendez-vous manqué depuis plusieurs années reprend son droit de cité avec la présence à Cotonou de 18 pays. La quinzième université du notariat africain devrait se tenir à Bamako au Mali du 9 au 13 mars 2020, mais elle a été reportée du fait de la pandémie de la Covid-19. Résiliente, la famille notariale africaine l’a reconduite dans ce même pays, mais s’est heurtée à une situation politico-sécuritaire qui ne s’y prêtait pas. C’est finalement Cotonou qui s’est offerte pour recevoir cette université dont les travaux ont démarré, mercredi 28 septembre, au palais des Congrès en présence de près de 300 délégués venus de 18 des 19 pays membres. Les assises ont lieu autour du thème « La médiation. La dématérialisation. L’incapacité future ». « Le Bénin est heureux de recevoir ses hôtes dans une ville de Cotonou relookée… La tenue de cette université vient à point nommé », saluera dès l’entame, Me Isbath Adjaho Maliki, présidente de l’université. A l’effectivité de la rencontre, elle associe « l’espoir que les nouveaux acquis apporteront davantage de dynamisme au notariat africain » qu’elle a souhaité désormais plus fort et plus visible. Après deux ans d’absence, « les notaires d’Afrique ont décidé courageusement de renouer avec leur tradition, celle de se retrouver régulièrement pour actualiser et harmoniser leurs connaissances du droit en général et du notariat en particulier », apprécie Isbath Adjaho Maliki. Elle en voudra pour preuve les différents thèmes prévus pour être débattus. Ceux-ci sont importants et point n’est besoin de rappeler qu’ils « constituent un atout majeur pour tous les notaires d’Afrique en raison du rôle que chacun entend désormais jouer pour le développement de nos pays », enchaine-t-elle. Selon ses explications, « la maitrise de la pratique de la médiation par les notaires permettra de susciter et de sécuriser les investissements créateurs de richesse et d’emplois et gage du développement économique de nos pays». Autre élément important mis en exergue par la présidente de cette quinzième université, c’est que « l’appropriation des nouvelles techniques de rédaction des contrats d’investissement rendra les notaires plus aptes à accompagner les investisseurs dans leur rôle d’acteurs de l’économie». En somme, retient Isbath Adjaho Maliki, les analyses juridiques qui découleront des échanges de Cotonou contribueront au renforcement des notaires d’Afrique.
Creuset de partage
Me Edith Gwladys Campbell, présidente de la Chambre des notaires du Bénin, est honorée de recevoir à Cotonou toute la famille notariale africaine. Pour elle, cette quinzième université est un moment de partage d’expériences sur la pratique professionnelle. « Nous allons retourner à l’école avec des moments de retrouvailles et de récréation après le Covid », fait-elle savoir. L’université a pour objectifs scientifiques d’élever le niveau de formation des notaires africains au plus haut standard. Il s’agit d’une session pédagogique de remise à niveau des connaissances avec l’encadrement d’experts sur des thèmes précis, indique-t-elle. Sur les thématiques, elle soulignera qu’elles portent, entre autres, sur les techniques de rédaction des contrats d’investissement, la pratique de la médiation par les notaires, le notaire et la dématérialisation, et le mandat pour incapacité future. « Nous sommes convaincue que l’expérience de Cotonou insufflera une nouvelle dynamique à notre corporation», conclura Me Edith Gwladys Campbell. Me Antoine Naiamien Nguessan, président honoraire des notaires de Côte d’Ivoire et président de la Commission des Affaires africaines de l’Union internationale du notariat à la rencontre, est aussi heureux de revoir la grande famille des notaires du continent réunie à nouveau. 18 pays sur les 19 membres sont en effet présents, une première depuis l’arrêt brutal des activités dû à la pandémie. Il va ensuite remercier le gouvernement béninois pour l’opportunité, rappelant, au passage, l’importance de cette université qu’il a illustrée comme la première institution internationale de formation des notaires et de leurs collaborateurs. Bientôt, viendra compléter cet éventail de formations, l’académie à l’initiative de l’Union.
Acteurs importants pour la justice « La pertinence et la légitimité de l’université tirent leur fondement de ce que la profession du notaire est indispensable à tout Etat moderne, civilisé, organisé et démocratique. C’est une exigence de protéger l’institut notarial », rassure Antoine Naiamien Nguessan. Il ira plus loin dans son développement sur l’importance du notaire pour indiquer qu’il s’agit « des acteurs placés avant, avec et après le judiciaire». Lesquels donnent un sens aux mots « juste, justesse et justice» parce qu’ils accompagnent «au quotidien avec la loi et sous le sceau de l’Etat toutes les couches de la société, tous les citoyens et justiciables en quête ou détenteurs de droit tant dans un cadre volontaire que par l’appel d’une ordonnance de jugement ». Par la formation continue qui se tient chaque année dans un pays membre, « nous conjuguons à la fois notre besoin de compétence locale par la mise à niveau et notre préoccupation d’intégration régionale par la maîtrise du droit comparé ». selon lui, cet exercice double « est ce qui peut efficacement et durablement rassurer nos Etats dans leur gouvernance dynamique vers le statut de pays développés », soutient-il par ailleurs. Séverin Quenum, garde des Sceaux, a également effectué le déplacement pour la cérémonie inaugurale de cette université dont les travaux prennent fin demain 30 septembre. Il est venu pour « célébrer le notariat africain ». Car, pour lui, cette profession est l’une des pierres angulaires du développement des pays. La raison, souligne Séverin Quenum, c’est que « par-delà ce qu’il sécurise les transactions économiques et financières, la propriété, le notariat contribue activement à la collecte des ressources et se trouve être un partenaire de choix pour les pouvoirs publics ». Il souhaite que cette quinzième université soit comme des moments de villégiature studieuse dans l’intérêt des citoyens des pays et du développement. Toutes choses qu’il assimile à un des plus gros défis pour les Etats africains. Les délégations de l’Algérie, du Burkina Faso, du Cameroun, de la Centrafrique, du Congo, de la Côte d’Ivoire, du Gabon, de la Guinée, du Mali, du Niger, du Maroc, du Sénégal, du Tchad, du Togo, de la Mauritanie, de Madagascar sont présentes à Cotonou. Seule la Tunisie manque à l’appel et la République démocratique du Congo y est en tant qu’observateur. Parallèlement à ces assises, les locaux de la Chambre des notaires du Bénin abrite, depuis le 27 septembre, l’exposition NotariArt qui prend fin le 7 octobre prochain?
Actualités 29 sept. 2022


Passeports biométriques ordinaires: Installation annoncée d’un système de production
La satisfaction des demandeurs de passeports biométriques à la Direction de l’Emigration et de l’Immigration sera désormais totale. Un système disposant d’une grande capacité de production du précieux document de voyage sera installé dans les prochains jours. Le Conseil des ministres l’a annoncé, ce mercredi 28 septembre. Les cris de détresse des citoyens par rapport à certaines prestations de la Direction de l’Emigration et de l’Immigration (Dei) ne sont pas tombés dans l’oreille d’un sourd. Le gouvernement installera, dans les jours à venir, un système de production de passeports ordinaires biométriques. C’est l’une des principales décisions du Conseil des ministres de ce mercredi 28 septembre. Cet équipement voulu moderne permettra de répondre avec célérité aux demandes sans cesse croissantes et de respecter les délais d’autant qu’à travers cette mesure, le gouvernement entend fluidifier la délivrance des divers documents de voyage. Il contribuera aussi à mettre durablement fin aux difficultés de tous genres que rencontrent les citoyens pour se faire délivrer leurs passeports. Ce qui s’annonce davantage intéressant, c’est que le système aura une capacité de production de 200 000 passeports par an contre moins de 100 000 actuellement, soit au minimum le double. Ce qui dénote une réelle avancée. En dehors de ces atouts, le nouvel équipement a un mécanisme de sécurité renforcé avec l’ajout d’un outil de détection des intrusions, la possibilité d’intégrer des systèmes externes, la connexion à la Pki nationale et la personnalisation des titres. Mieux, les composants électroniques seront choisis de sorte à pouvoir garantir son évolutivité. Il faut noter qu’en plus des passeports, des modules sont configurés pour la gestion d’autres documents de voyage comme les visas, le sauf-conduit et les titres de séjour. Le passeport ordinaire biométrique béninois est un document de voyage d’une validité de six ans, qui est délivré aux personnes ayant la nationalité béninoise. Pour faciliter sa délivrance aux citoyens, plusieurs réformes avaient déjà été engagées par le gouvernement de la Rupture. Entre autres, on peut citer la réduction considérable du délai qui est passé à une ou deux semaines au maximum. Aussi, le vaste programme de dématérialisation de l’administration en cours n’épargne pas ce secteur. Les demandes de passeport ordinaire se font désormais en ligne, allégeant ainsi la tâche aux citoyens tout en leur évitant les tracasseries. Les Béninois se trouvant à l’étranger ne sont pas exclus de cette modernisation de la production de passeports. Selon Wilfried Léandre Houngbédji, secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement, des dispositions sont prises pour que les besoins de la diaspora soient satisfaits de manière itinérante dans les missions diplomatiques du Bénin dans les différents pays? Actualités 29 sept. 2022


Alain Hinkati, directeur général des Douanes: « Pas d’augmentation des prix à partir du 1er octobre »
  Le passage à la valeur transactionnelle de certains produits dès le 1er octobre prochain n’entraînera pas une augmentation des droits et taxes, encore moins la hausse des prix des denrées, assure Alain Hinkati, directeur général des Douanes. « Nous n’avons pas prévu à partir du 1er octobre 2022 que les droits et taxes payés sur les produits importés changent», a répondu ce mercredi le directeur général des Douanes à la question du premier vice-président de la Febecad de savoir si les valeurs consensuelles appliquées jusque-là vont augmenter. « Il n’y aura pas d’augmentation de prix de certains produits du fait de l’application de la valeur transactionnelle », a ajouté Alain Hinkati, lors de la rencontre tenue ce mercredi 28 septembre à Cotonou, avec des commissionnaires agréés en douane et des opérateurs économiques. En fait, par note n° 0620-C/Dgd/Dlc, le Dg/Douanes a prié le directeur général de la Société Bénin Control S.A. de passer à la valeur transactionnelle les produits tels que les viandes et poissons congelés, le lait, la farine de blé, l’huile de palme raffinée, les pâtes alimentaires, les biscuits, les tissus wax, etc. Des denrées qui, de ce fait, pourraient connaître une flambée des prix du fait de la suspension des allègements appliqués jusque-là, selon dame rumeur. « Faux ! », rétorque le directeur général des Douanes qui a tenu à rassurer Taïwo Moustapha, premier vice-président de la Fédération béninoise des commissionnaires agréés en douane (Febecad) et sa suite, face à la polémique qui enfle. Alain Hinkatin a d’abord fustigé le fait que des «communications internes » entre Bénin Control et la Douane se retrouvent dans la presse et sur les réseaux sociaux. Il a ensuite rappelé le mobile de la décision de basculer progressivement vers la valeur transactionnelle, soulignant le souci du Bénin de trouver les outils et mécanismes pour respecter ses engagements vis-à-vis des organismes internationaux notamment l’Organisation mondiale du commerce (Omc) et le Fonds monétaire international (Fmi). « En conséquence, les Attestations de vérification documentaire (Avd) des produits indiqués ne devront plus faire apparaître à compter du 1er octobre 2022, la mention des valeurs ajustées », indique la note. « Nous savons techniquement les ajustements que nous faisons pour montrer que ce que nous appliquons aujourd’hui, dans une certaine mesure, rentre dans les valeurs transactionnelles et comment on peut améliorer ces méthodes en concertation avec les partenaires, le moment venu », explique le patron de la Douane. « Cela ne se fera pas au détriment des usagers et de la politique de soutien aux ménages qui est aujourd’hui mise en œuvre par le gouvernement », assure-t-il. « Cette politique n’a pas changé et on ne peut pas, du jour au lendemain, décréter une augmentation des prix des denrées qui sont de première nécessité », réitère M. Hinkati. Il appelle les opérateurs économiques et les commissionnaires agréés en douane à la sérénité dans leurs opérations. « C’est quand il y a beaucoup de flux, beaucoup de transactions que la Douane va réaliser les performances attendues ; nous n’avons aucun intérêt à vous désorganiser, à désorganiser le marché et l’économie », apaise-t-il. Actualités 29 sept. 2022


Violence et harcèlement en milieu de travail: Finalisation de l’étude réalisée au Bénin
  Commanditée par le Bureau international du travail (Bit) au profit du Bénin, une étude a été réalisée sur la violence et le harcèlement dans le monde du travail. La restitution de cette étude est au cœur d’un atelier tripartite qui a démarré, ce mardi 27 septembre à Cotonou, pour prendre fin ce jour. Pas de statistiques officielles sur la violence et le harcèlement en milieu de travail au Bénin. Une lacune qui est aujourd’hui comblée avec l’étude commanditée par le Bureau international du travail (Bit) pour le compte du Bénin. Les résultats de cette étude font actuellement l’objet d’un atelier de restitution. Les participants sont appelés, à l’occasion, à prendre connaissance de l'étude sociologique sur la violence et le harcèlement dans le monde du travail ; procéder à la validation de l’étude ; identifier les mesures à prendre pour lutter contre ces maux puis formuler les axes d’un plan d’actions pour un monde de travail exempt de violence et de harcèlement au Bénin en vue de la ratification de la Convention 190 de l'Organisation internationale du travail (Oit) sur la violence et le harcèlement dans le monde du travail. A l’ouverture des travaux, Mireille Lègba Adankon, directrice générale du Travail, rappelle qu'en juin 2019, lors du centenaire de l'Organisation internationale du travail, le Bénin avait activement contribué à l’adoption de la Convention n°190 et sa Recommandation n°206 sur la violence et le harcèlement dans le monde du travail. Mais elle fait observer que plusieurs études ont été réalisées sur la violence domestique sans qu’aucune porte sur la violence et le harcèlement en milieu de travail. C'est en cela que l’appui du Bit vient à point nommé. Un appui salué par Izbath Djaboutouboutou, secrétaire générale adjointe du ministère du Travail et de la Fonction publique, qui confirme que les statistiques sur la thématique au Bénin sont vagues et sporadiques. Elle ajoute : « En 2019, l'Oit a adopté la Convention 190 et la Recommandation 216 y relative. Cette convention reconnaît que la violence et le harcèlement en milieu de travail peuvent constituer une violation aux droits humains, mettre en péril l’égalité des chances et sont inacceptables et incompatibles avec le travail décent ». Fatime Christiane N’Diaye, spécialiste Genre Egalité Diversité au Bit, renchérit : « La violence et le harcèlement dans le monde du travail sont des phénomènes pernicieux qui portent gravement atteinte à la dignité et à la sécurité de millions de personnes à travers le monde. Ces phénomènes sont présents sur tous les lieux de travail ; ils affectent nos sociétés et freinent les progrès de nos économies. En effet, ils dépassent les seules victimes, vont au-delà du monde du travail, et s’étendent aux communautés tout entières ». La porte-parole du Bit a salué l’engagement du Bénin sur la thématique. Izbath Djaboutouboutou, secrétaire générale adjointe du ministère du Travail et de la Fonction publique assure d’ailleurs que le Bénin va bientôt renforcer son arsenal juridique sur la question, à travers la ratification de la convention 190 de l’Oit, en complément aux lois nationales existantes notamment la loi portant répression du harcèlement sexuel et protection des victimes et la loi portant prévention et répression des violences faites aux femmes. Actualités 28 sept. 2022


Planification familiale au Bénin: Le gros piège de l’infox
    Au Bénin, les jeunes ont tendance à puiser sur les réseaux sociaux des astuces pour éviter de tomber enceintes. Ces contenus scientifiquement non fondés menacent des vies et les acquis en matière de santé sexuelle et reproductive. Des victimes, il y en a eu déjà, par ignorance et dans le silence. « On se connaissait depuis trois mois. Je commençais à lui faire confiance. Un jour, on a manqué de lucidité et nous sommes allés au sexe sans se protéger. J’ai pris conseil chez des amies qui m’ont proposé de prendre soit de la nivaquine ou la pilule du lendemain. D’autres m’ont proposé du whisky, du café, etc. Dans un groupe, j’ai eu finalement d’autres astuces à portée de main comme prendre de l’eau salée, puis du miel. C’est ce que j’ai fait », confesse Larissa, 21 ans. Cette étudiante, alors en première année, se rendra compte quelques jours plus tard qu’elle est enceinte, que les recettes n’ont pas marché, et que les réseaux sociaux l’ont induite en erreur. Aujourd’hui mère d’une fille de deux ans, elle avait pourtant la certitude d’avoir fait le meilleur choix. « J’avoue que c’est un peu naïf de ma part, mais j’y avais cru. Les amies m’ont confié que ça marche comparativement aux méthodes modernes qui font grossir. C’est peut-être une malchance pour moi », ajoute-t-elle. Des astuces dites naturelles pour éviter des grossesses non planifiées, il en existe à foison sur les réseaux sociaux. Il suffit d’introduire « éviter une grossesse » sur Tik Tok ou Facebook pour que défilent des publications virales et des vidéos vues des milliers, voire des millions de fois. Aux internautes, de pseudo coaches ou influenceurs en quête de buzz proposent des recettes infondées comme : « prendre trois graines de papaye », « boire de l’eau salée », « boire de l’eau + café », « prenez une cuillerée de vinaigre », « boire un verre de whisky », etc. Plus osés, certains comptes proposent même des astuces « pour se débarrasser naturellement d’une grossesse ». Fausses idées Ces publications suscitent de l’engouement. Certains internautes n’hésitent pas à demander en commentaire « comment ça marche ? » ou à témoigner : « ça m’a sauvé ». Jeune activiste, très engagée sur les questions liées aux droits à la santé sexuelle et reproductive, Kifayath Toko Chabi est indignée. « Il vous arrive de tomber effectivement sur des vidéos qui vous conseillent de prendre tel thé pour éviter de tomber enceinte. Mais il n’y a pas que ça, aujourd’hui, sur les réseaux sociaux, il y a des comptes et des pages où c’est bien inscrit ‘‘avortement gratuit pas cher’’, ‘‘avortement pharmaceutique’’, avec des images de café et autres », fustige l’activiste. Des recherches avancées et dans les revues scientifiques ne garantissent en rien la fiabilité de ces publications. Des articles scientifiques se limitent seulement à démontrer des « effets potentiels de certaines plantes pour la contraception », à partir d’expériences effectuées sur des rats. Cependant, les risques d’intoxication du fait de la présence d’alcaloïdes toxiques reviennent dans des d’études basées sur des plantes. Contre les fausses recettes pour éviter de tomber enceinte, des agents de santé ripostent par le même canal. Le 23 septembre 2022, Nerie-Anne Tokpanou, sage-femme à Abomey-Calavi, a dans une vidéo vue 17 200 fois en trois jours, mis en garde contre ces pratiques. « C’est de l’ignorance. Les gens pensent que ça marche, peut-être parce qu’elles n’étaient pas vraiment en période de fertilité, et les suggèrent à d’autres amies. J’essaye donc de sensibiliser les jeunes et de partager les méthodes contraceptives », nous confie-t-elle. Selon l’Enquête démographique et de santé 2017-2018, au Bénin, 16 % des femmes de 15-49 ans en union utilisaient une méthode contraceptive, principalement une méthode moderne (12 %). Seulement 3 % utilisaient une méthode traditionnelle. Du côté des jeunes et des adolescents spécifiquement, la prévalence est encore plus faible et tourne autour de 6,2 %. Enseignante à l'Ecole supérieure des Assistants sociaux de la Faculté des Sciences de la Santé de Cotonou, Dr Agnès Badou analyse cette ruée sur la toile par un besoin d’informations. Sauf que ces jeunes internautes se trompent de sources. « Il faut être prudents pour ne pas se faire avoir. Sur les réseaux sociaux, chacun devient chercheur et diffuse des connaissances qui ne sont pas prouvées scientifiquement. L’information que vous avez sur les réseaux sociaux, a besoin d’être vérifiée. Il faut recourir aux services et personnes ressources adéquats », souligne la chercheuse du Laboratoire d'Études et de Recherche sur les Dynamiques Sociales et le Développement local (Lasdel).     Créer la confiance De leur côté, les jeunes activistes engagés sur les questions de santé sexuelle et reproductive renforcent la veille. La bataille pourrait être tournée beaucoup plus vers la toile. Kifayath Toko Chabi et ses pairs en ressentent le besoin. « Il y a beaucoup de cas de regrets que nous avons. Les gens vous disent que s’ils avaient connu la Planification familiale, ils n’auraient pas dû se retrouver dans une telle situation. Et nous, nous menons la croisade déjà contre la désinformation. On a des jeunes qui travaillent à lutter contre les rumeurs. Et je crois que cela doit continuer. Il faut des cellules de fact-checking spécifiques aux services de planification familiale », confie-t-elle. Dans le même temps, il faut s’attaquer aux facteurs favorables à la désinformation. Dans les commentaires sur ces réseaux sociaux, la contraception n’a pas bonne presse. Beaucoup s’accrochent aux astuces partagées sur la toile pour, disent-ils, éviter des effets secondaires. « Les gens vous disent que ça fait grossir, qu’elles vont beaucoup saigner. L’idéal est de revenir voir la sage-femme pour des solutions appropriées et avoir les bons conseils et orientations. La planification familiale n’est pas ce que les gens pensent », insiste Anne Tokpanou. Selon l’Enquête démographique et de Santé 2017-2018, parmi les femmes de 15-49 ans dont la dernière période d’utilisation d’une méthode a commencé dans les cinq années avant l’enquête, 62 % ont été informées de possibles effets secondaires ou de problèmes liés à l’utilisation de leur méthode. Par ailleurs, 55 % ont été informées de ce qu’il fallait faire en cas d’effets secondaires. C’est un terrain sur lequel il faut donc travailler pour freiner l’infox. « Une seule personne qui a des effets secondaires dans une communauté va en parler autour d’elle. Ceux qui n’en ont pas utilisé vont rependre et en faire des rumeurs. Le fait de ne pas beaucoup communiquer sur les effets secondaires d’un contraceptif peut amener les gens, dès qu’ils ont un effet secondaire, à l’intensifier, sans chercher à comprendre. Mais si les gens sont avertis sur d’éventuelles réactions, quand ça arrive, ils iront vers les personnes ressources pour une prise en charge », souligne Dr Agnès Badou qui souhaite que le système de santé puisse s’intéresser à cet aspect pour stopper la désinformation et préserver des vies. Informer pour progresser Fin 2021, le Bénin a pris quatre engagements majeurs. Primo, faire passer le taux de prévalence contraceptive moderne chez toutes les femmes de 11,7 % à 18 % en 2026. Secundo, améliorer chez toutes les femmes, l’accès et l’offre des services adaptés aux adolescents et jeunes en portant la prévalence contraceptive chez les 15–19 ans de 5,6 % en 2018 à 8,4 % en 2026 et chez les 20–24 ans, de 12,4 % en 2018 à 18 % en 2026. Tertio, la disponibilité des produits contraceptifs jusqu’au dernier kilomètre sera améliorée en réduisant le taux de rupture de stock de 78 % en 2019 à 35 % en 2026. Enfin, le Bénin veut augmenter de 10 % chaque année le budget alloué par le gouvernement à l’achat des produits contraceptifs pour porter la part contributive de l’État à 487 millions en 2026. Cependant, pour concrétiser ces engagements et consolider les acquis, l’accès à la bonne information et l’éducation à la santé sexuelle et reproductive, y compris par les réseaux sociaux, comptent pour beaucoup. « Les jeunes ont accès à l’information, mais il faut reconnaître qu’il reste assez de défis. Ensemble, nous devons travailler pour lever les difficultés d’accès à l’information pour les jeunes, parce que les services de Planification familiale sont assez disponibles, grâce à l’appui de nos partenaires. Nous devons travailler à lutter contre les obstacles sociaux, au niveau de l’information », rassure Dr Édith Djenontin Kotchofa, chef service Santé de la Reproduction et Planification familiale à l’Agence nationale des soins de santé primaires (Anssp). Le défi ne se présente pas qu’au Bénin. Le nouvel objectif du Partenariat de Ouagadougou qui est de porter le nombre d’utilisatrices de contraceptifs modernes à 13 millions d’ici 2030 ne saurait être atteint sans des adolescents/jeunes, suffisamment informés et éveillés. Le contexte de Covid-19 a démontré que les fausses informations peuvent nuire à la santé, menacer de précieux acquis et conduire à un non-respect des mesures de santé publique. La planification familiale n’est pas en marge de la menace. Santé 28 sept. 2022


Accès aux marchés des capitaux: Les collectivités territoriales d’Afrique formées
Ils étaient une quarantaine de responsables financiers de villes et collectivités territoriales de plusieurs pays à suivre à Abidjan en Côte d’Ivoire du 19 au 24 septembre dernier une formation sur l’accès aux marchés des capitaux. Les responsables financiers d’une quarantaine de villes et collectivités territoriales d’Afrique ont suivi du 19 au 24 septembre dernier à Abidjan en Côte d’Ivoire, une session de formation sur l’accès des villes et collectivités territoriales d’Afrique au marché des capitaux. Initiée par la Banque africaine de développement (Bad) et Cités et gouvernements locaux unis d’Afrique (Cglu Afrique) en collaboration avec la Giz et le Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest de l’Organisation de coopération et de développement économiques (Ocde), elle a permis aux participants originaires du Bénin et de 25 autres pays d’Afrique de mieux appréhender l’écosystème des marchés des capitaux, et de s’approprier une large palette d’outils pour y accéder. Ainsi, ils ont été édifiés sur ce qu’est le marché des capitaux, les institutions de l’écosystème du marché des capitaux, la place et l’importance de l’analyse financière dans le processus, les stratégies d’élaboration des prévisions financières crédibles, les critères pris en compte par les agences de notation, le fonctionnement d’une bourse et l’émission d’obligations municipales, le contenu de l’accompagnement des sociétés d’intermédiation et de gestion, la titrisation et l’accès à la « finance verte ». Les participants ont également eu l’occasion d’être informés sur les nouvelles lignes directrices de la Banque africaine de développement concernant les prêts aux villes et collectivités territoriales ainsi que les autres instruments de financement. Le programme de formation, qui a débuté à Abidjan, se prolongera par la suite à Johannesburg. Le creuset des cités La formation a été marquée aussi par une série de visites dans diverses structures pour mieux comprendre leur fonctionnement et les possibilités qu’elles offrent aux villes et collectivités territoriales. Il s’agit du Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (Crepmf), la Bourse régionale des valeurs mobilières d’Abidjan (Brvm). Ces visites leur ont permis de s'imprègner du fonctionnement des institutions qui opèrent sur les marchés des capitaux. Au terme des assises, les instances de gouvernance du Réseau des directeurs et chefs des services financiers des collectivités territoriales d’Afrique (Africa Finet) ont été renouvelées. Les élections ont conduit au choix de Jeremiah Sibande de Lilongwe au Malawi comme président. Une deuxième session de formation sur l’accès des collectivités territoriales d’Afrique aux marchés des capitaux est prévue à Johannesburg en Afrique du Sud en janvier prochain. Rappelons que Cités et gouvernements locaux unis d’Afrique (Cglu Afrique) est l’organisation faîtière des collectivités territoriales d’Afrique. Elle a été fondée en 2005 dans la ville de Tshwane en Afrique du Sud, à la suite de l’unification de trois groupes continentaux de gouvernements locaux, à savoir l’Union africaine des autorités locales (Aula), l’Union des villes africaines (Uva) et la section Afrique de l’União das Cidades e Capitais Lusófonas (Uccla). L’organisation regroupe 51 associations nationales de gouvernements locaux et régionaux de toutes les régions d’Afrique, ainsi que 2 000 villes de plus de 100 000 habitants. Elle représente plus de 350 millions de citoyens africains. Membre fondateur de l’organisation mondiale Cglu, elle en est la section régionale pour l’Afrique. Son siège est basé à Rabat, capitale du Royaume du Maroc, où elle jouit du statut diplomatique d’Organisation internationale panafricaine. Cglu Afrique possède également des bureaux régionaux sur le continent? Actualités 27 sept. 2022


Reconnaissance de mérite: Le plaidoyer des maires
Les maires veulent que leurs efforts soient mieux reconnus par la nation. Ils l’ont fait savoir au vice-chancelier, jeudi 22 septembre dernier, au cours d’un atelier. Cette reconnaissance de mérite, plaident-ils, devrait être étendue aux acteurs économiques et sociaux à la base. Au fin fond des communautés à la base, se trouvent de petites mains qui tissent au quotidien le développement économique et social du Bénin. Les mérites de ces braves femmes et hommes qui œuvrent de manière remarquable dans l’anonymat, ainsi que ceux des élus communaux doivent être reconnus par la nation. C’est le plaidoyer fait par l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb) auprès de la Grande chancellerie de l’Ordre national du Bénin (Gconb), jeudi dernier, au cours d’un atelier à Cotonou. Selon Luc Atrokpo, président de l'Ancb, recevoir ces acteurs sociaux et politico-administratifs dans l’Ordre national ne serait que leur faire justice au regard de leur contribution au développement du pays. Dans cet élan, les maires pourraient être un partenaire privilégié pour la Grande chancellerie. « Notre souhait est que la Grande chancellerie utilise notre connaissance du terrain pour identifier les femmes et les hommes de nos villes et de nos campagnes qui travaillent ardemment chaque jour pour révéler notre pays au monde. Qu’il s’agisse des agriculteurs, des éleveurs, des vendeuses de marché, des tisserands, des mécaniciens, des fonctionnaires communaux et j’en oublie, plusieurs sont ces personnes qui, par leurs efforts, œuvrent inlassablement pour bâtir ce grand pays que nous aimons tous », a suggéré le président de l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb). Il n’exclut pas de sa liste les femmes ménagères qui par l’éducation qu’elles prodiguent à leurs enfants leur évitent « de sombrer dans la délinquance et d’aller troubler la quiétude des paisibles populations ». Sacerdoce? En dehors de ces anonymes qu’il importe de récompenser, il y a aussi les élus communaux notamment les maires qui ne sont pas assez honorés par la Grande chancellerie. Pourtant, ils sont des acteurs majeurs du développement d’abord local puis national. « Un maire est un bon généraliste mais aussi un spécialiste de plusieurs secteurs. Il est tantôt assistant social, tantôt enseignant-éducateur, tantôt agent de sécurité ; il est officier de police judiciaire de par la loi. Sans être architecte-urbaniste, le maire a l’obligation de s’assurer que tous les travaux de Btp réalisés sur son territoire obéissent aux normes », fait savoir Luc Atrokpo. Sans répit et avec ardeur, il est sur tous les fronts pour assurer le mieux-être de ses concitoyens. Mais à l’heure des décorations, il est exclu dans une certaine mesure. « Lorsqu’après tant d’années de sacrifices cette femme ou cet homme appelé maire quitte ses fonctions d’élu, il ou elle ne bénéficie d’aucune reconnaissance de la nation comme si les nuits blanches passées à chercher des solutions aux nombreux problèmes des citoyens sont peine perdue. Il est vrai que la fonction d’élu est un véritable sacerdoce, mais une reconnaissance du travail abattu réconforte l’âme et fait du bien à l’être humain », plaide le premier des maires. La Grande chancellerie partage entièrement cette conviction du président de l’Ancb qui vise à promouvoir l’excellence. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle a initié cet atelier pour peaufiner un partenariat entre les deux institutions. Mais déjà, Falilou Akadiri, vice-chancelier, annonce le projet de création de nouveaux ordres pour mieux prendre en compte toutes les couches socioprofessionnelles. Il s’agit de l’Ordre du mérite féminin, l’Ordre du mérite artistique, l’Ordre du mérite sportif, la Médaille de la défense et de la sécurité et la Palme académique. « De par votre proximité avec les collectivités, et donc des citoyens à la base, vous êtes un partenaire privilégié de la Grande chancellerie qui facilitera son action dans les 77 communes du Bénin. Partenaire privilégié de la visibilité de l’institution, partenaire privilégié de la démocratisation du processus d’élaboration du tableau de concours, pour l’identification des mérites des citoyens des groupes que sont entre autres, les femmes; les artisans, les artistes, les acteurs du monde culturel, les paysans, etc », a indiqué le vice-chancelier. Engagées pour le même défi, les deux structures projettent de signer un accord de partenariat pour formaliser leur collaboration? Actualités 27 sept. 2022


Aide aux enfants en situation difficile: Aab-Vie offre 2 000 000 F Cfa au centre Ceo Akassato
Atlantique assurances Bénin-Vie offre deux millions F Cfa aux pensionnaires du centre Carrefour d’écoute et d’orientation (Ceo) Akassato/Caritas Cotonou. Par ce geste, la compagnie d’assurances leur apporte son appui pour une bonne rentrée scolaire. La remise de chèque, a eu lieu, ce lundi 26 septembre, au Ceo Akassato, en présence des parties prenantes. Accueil chaleureux réservé aux responsables d’Atlantique assurances Bénin-Vie (Aab-Vie) et de la Fondation Groupe Atlantique, ce lundi dans les locaux de Carrefour d’écoute et d’orientation (Ceo) Akassato/Caritas Cotonou. A travers chants, danses et propos liminaire, les pensionnaires du centre ainsi que leurs responsables ont trouvé les mots justes pour souhaiter la bienvenue à leurs hôtes du jour. Ils ont de quoi être heureux. La compagnie d’assurances leur a apporté une contribution financière de 2 000 000 F Cfa pour les aider à effectuer la rentrée scolaire 2022-2023 dans de bonnes conditions. « …En ce moment où la plupart des enfants reprennent gaiement le chemin des classes, certains sont durement frappés par les épreuves de la vie et sont privés d’éducation et d’instruction qui sont un droit fondamental des enfants. Ils sont dans la rue, livrés à eux-mêmes devant des proies faciles et des prédateurs qui leur volent leur innocence. C’est face à cette détresse humaine et fidèle à sa vocation d’assister les personnes en désarroi que Aab-Vie et la Fondation Groupe Atlantique conjuguent leurs efforts pour apporter un soutien à Caritas Bénin qui accueille ces enfants et leur procure le refuge et les conditions nécessaires à leur épanouissement et à leur insertion sociale », a expliqué Corine Gbénou, directrice générale de Aab-Vie. Le don vient ainsi renforcer la mise en œuvre du projet de Caritas Cotonou intitulé projet d’appui scolaire et professionnel des enfants en situation difficile au titre de 2022-2023. Franck Faye, directeur général de la Fondation Groupe Atlantique, venu tout droit de la Côte d’Ivoire, s’estime heureux de contribuer pour une énième fois à l’épanouissement et l’insertion des enfants (et personnes) en situation difficile. « Je suis content d’être ici pour trois raisons. C’est la première fois qu’on fait quelque chose avec Caritas et j’en suis très heureux. La deuxième est que ce projet est à l’initiative de Aab-Vie et non de la Fondation. J’en suis heureux et j’espère que ce sera le début d’une longue série de projets… La troisième raison est que la Fondation Regard d’Amour avec qui nous travaillions s’est fondue dans Caritas. Donc, l’histoire continue et j’espère qu’on pourra vous accompagner aussi dans ce sens et dans les prochaines années… », a-t-il déclaré. Antoinette Hounton, porte-parole des bénéficiaires et père Ludovic Kossivi Vondoly, assistant du directeur de Caritas Cotonou, ont adressé leur gratitude aux donateurs et promis de faire bon usage des ressources octroyées. Le directeur de la Fondation encourage les bénéficiaires, leur souhaite « bonne rentrée et bonne chance » tout en espérant que le don va les appuyer dans la réalisation de leurs activités. «N’oubliez pas qu’avec un peu d’abnégation et de conviction, beaucoup de choses deviennent possibles », a conclu Franck Faye. « Chers enfants, Mère Theresa a dit : “ La plus grande souffrance est de se sentir seul, sans amour, abandonné de tous. Le manque d'amour est la plus grande pauvreté ”. Désormais, grâce à Caritas, vous pouvez vous reconstruire. Vous n’êtes plus seuls, abandonnés par tous. Donc, vous êtes riches d’amour. Envisagez votre avenir avec sérénité, avec beaucoup d’espoir et avec le soutien de Aab-Vie et de la Fondation Groupe Atlantique. Travaillez bien, apprenez bien vos leçons pour devenir des femmes et des hommes qui vont construire notre pays, le Bénin », leur a conseillé Corine Gbénou. Atlantique assurances Bénin-Vie est une compagnie d’assurances régie par le code des assurances. Elle dispose d’une gamme de produits adaptés à savoir : prévoyance retraite ; bancassurance et entreprises ; prévoyance entreprises ; retraite complémentaire ; indemnités de fin de carrière et indemnités funérailles? Société 27 sept. 2022


Examen régional du Descogef de l’Uemoa: Pigier-Bénin abrite les épreuves écrites à Cotonou
  La session 2022 de l’examen régional du Diplôme d’études supérieures de comptabilité et de gestion financière (Descogef) a démarré ce lundi 26 septembre dans les Etats membres de l’Uemoa. A Cotonou, c’est l’Ecole Pigier-Bénin qui sert de cadre aux compositions prévues pour durer deux semaines. Ils sont 129 candidats, répartis dans six salles, à plancher depuis hier à l’Ecole Pigier-Bénin, pour l’obtention du Diplôme d’études supérieures de comptabilité et de gestion financière (Descogef). Charles Kouphin, coordonnateur de l’examen régional pour le Bénin, a procédé, ce lundi à 9 h 10, au lancement de la première épreuve, celle de la « Comptabilité financière approfondie », en compagnie de Serge Codo, président de l’Ordre des experts-comptables et comptables agréés du Bénin (Oecca-Bénin) et du professeur Albert Honlonkou, directeur de l’Ecole nationale d’économie appliquée et de management (Eneam). C’est parti pour deux semaines de compositions qui se déroulent de façon synchrone dans les huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Les candidats composeront dans dix épreuves écrites du 26 septembre au 5 octobre. Puis, suivront les épreuves orales prévues du 6 au 8 octobre. « Les épreuves se dérouleront à la même heure et pendant la même durée dans tous les centres retenus, dès que le signal est donné depuis Dakar », souligne Charles Kouphin. Supervisé par la Commission régionale pour la formation des experts-comptables et financiers (Crefecf-Uemoa), indique le coordonnateur, cet examen est à sa deuxième session. Serge Codo a exhorté les candidats à faire preuve de concentration et à lire les épreuves de la première à la dernière ligne avant de commencer à traiter les exercices. « Ce n’est pas un concours, c’est un examen. Vous aurez à rendre ce qu’on vous a enseigné, ce que vous avez appris », leur lance-t-il, demandant d’honorer le Bénin avec le plus fort taux de réussite dans la sous-région. « Prouvez ce que vous avez appris et que vous soyez inspirés ! Bonne chance ! », souhaite aussi le professeur Albert Honlonkou aux candidats. Pionnier Gildas Quenum, candidat, exprime un « sentiment de fierté » de participer à l’examen et promet de donner le meilleur de lui-même pour le succès, après avoir salué le « bon accueil » réservé dans le cadre qui l’abrite. « Nous avons été assez outillés et avec ce diplôme, nous pourrons servir valablement et efficacement dans n’importe quelle institution dans la sous-région », assure le candidat Auguste Coovi Yamajako. Dr Arsène Vigan, directeur des études de Pigier-Bénin, se réjouit de l’organisation des compositions écrites dans son établissement qui a déjà accueilli les épreuves orales l’an dernier. En fait, Pigier-Bénin et Eneam sont les deux établissements agréés par la Crefecf-Uemoa au Bénin pour abriter le programme du Descogef, rappelle-t-il. Pigier-Bénin est, de ce fait, le premier et le seul Etablissement privé d’enseignement supérieur (Epes) agréé au Bénin pour former au cursus du Diplôme d’expertise comptable et financière (Decofi), à partir du Baccalauréat, fait remarquer Dr Vigan. La formation pour le compte de l’année académique 2022-2023 est ouverte. Le Descogef est l’une des composantes d’un ensemble de dispositions communautaires visant à organiser la profession comptable et à instaurer des pratiques comptables uniformes qui garantissent la fiabilité des informations comptables et leur conformité aux normes internationales en la matière. Il équivaut à Bac+5 et donne droit au titulaire d’entrer en stage en vue d’obtenir, au bout de trois ans, le Decofi, commun aux Etats de l’Uemoa. Si jusque-là, la formation au Descogef s’adresse aux professionnels de la comptabilité désireux d’obtenir le Decofi et aux étudiants titulaires d’un diplôme de niveau Bac+4 ou d’un diplôme reconnu comme équivalent, elle s’aligne désormais sur le système Lmd (Licence - master - doctorat). Education 27 sept. 2022


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