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Nouvelles

Chasse traditionnelle dans la Réserve de biosphère de la Pendjari : « Il y a une pression sur la biodiversité faunique », dixit Dr Daniel Sika Chabi Boni
La périphérie de la Réserve de biosphère de la Pendjari connaît une situation de déclin avec la forte pression des chasseurs traditionnels sur l’écosystème. Pour y remédier, docteur Daniel Sika Chabi Boni, spécialiste de la Faune/Aires protégées et ethnozoologie, chercheur associé au Laboratoire d’écologie de botanique et de biologie végétale (Leb) à l’Université de Parakou, propose des outils et approches qu’il expose dans cette interview. La Nation : Que peut-on retenir de la périphérie de la Réserve de biosphère de la Pendjari? Daniel Sika Chabi Boni : La périphérie de la Réserve de biosphère de la Pendjari regroupe tout l’espace qui part de la lisière de la réserve jusqu’à environ 100 km autour de la réserve. Dans cet espace, la chasse traditionnelle est une activité séculaire ancrée dans les habitudes des peuples qui y vivent. Elle est plus intense en période de saison sèche, mais en réalité elle s’étale sur toute l’année avec des variations de stratégie de prélèvement de la faune. La chasse est une source importante de protéines de qualité pour les peuples vivant autour de la réserve (81 % consomment la viande de brousse selon une étude de 2014), mais aussi une source de revenus, un moyen de lutte contre les déprédateurs de cultures, un support culturel et surtout un profond moyen de cohésion sociale. Une quarantaine d’espèces surtout de petite taille corporelle sont prélevées à l’aide de plusieurs techniques de chasse, dont la chasse aux gourdins avec des chiens, le piégeage et les fusils artisanaux. Dans l’une de vos recherches, vous avez présenté un certain nombre d’outils pour une chasse durable et structurée dans la réserve. Comment les concilier aujourd’hui ? Le thème de la recherche est intitulé : « Pratiques de chasse traditionnelle et conservation de la faune dans la périphérie de la Réserve de biosphère de la Pendjari (Bénin) ». L’objectif poursuivi était d’évaluer la diversité des espèces de faune, l’emplacement des chasseurs à la réserve et leurs connaissances écologiques endogènes afin de promouvoir les bonnes pratiques de chasse qui garantissent la conservation de la biodiversité faunique. Nous sommes conscients qu’avec les changements globaux de notre monde actuel, concilier les pratiques de chasse traditionnelle et la conservation de la faune autour des aires protégées reste un défi pour les conservateurs. Aussi, sommes-nous conscients que les prélèvements non contrôlés vont entraîner une réduction drastique de la biodiversité faunique. De plus, nous soutenons que toutes les questions liées à la compréhension du mécanisme par lequel cette biodiversité faunique est en train de s’éroder auront besoin des outils pour arriver à des conclusions solides. Ces outils, ce sont des théories et hypothèses formulées dans ce domaine. Un exemple de théorie développée et soutenue pendant plusieurs décennies est la théorie des Îles biogéographiques qui suggère que lorsqu’un écosystème est en train d’être réduit dans sa surface, la diversité sera grande et cela va augmenter l’isolement, c’est-à-dire la distance entre les îlots et avoir des conséquences au niveau de l’immigration. Ça, c’est la théorie dans sa globalité. Mais du point de vue spécifique, il y a de petites théories qui viennent supporter cette grande théorie. Par exemple, la théorie de l’urbanisation qui suggère que plus vous êtes développé en termes d’urbanisation, plus vous perdez les connaissances liées à l’utilisation des produits forestiers non ligneux comme des espèces de faune et des produits de la brousse, donc vos relations avec la nature en prennent un coup. Mais aussi d’autres théories comme la théorie de la dynamique sources-puits (Pulliam, 1988), la théorie des stratégies démographiques de reproduction (Mac-Arthur et Wilson, 1967) et la théorie de la recherche de nourriture optimale restent autant d’outils pour la maîtrise de la dispersion et la biologie des espèces, ainsi que les facteurs qui influencent la motivation des chasseurs traditionnels. Quel regard portez-vous sur la pratique de chasse traditionnelle dans la périphérie de la réserve ? La chasse traditionnelle ou chasse de subsistance ou encore chasse à la battue, est une vieille pratique de prélèvement de faune ancrée dans la culture des communautés rurales dans la périphérie de la réserve. Elle revêt bien souvent un caractère rituel et puise son fondement de certains tabous. Elle est pratiquée pour la subsistance ou consommation de la population avec des outils rudimentaires et archaïques et prélève des espèces de petite taille corporelle. En dehors du caractère alimentaire de la chasse traditionnelle dans cette région, elle se pratique pour protéger les champs de cultures, à des fins médicinales et thérapeutiques et même pour augmenter des revenus. Dans cet espace périphérique de la Réserve de biosphère de la Pendjari, la chasse traditionnelle représente les pratiques de poursuite et de prélèvement du gibier, organisées et entretenues de façon saisonnière, suivant des règles et codes locaux oraux hérités des ascendants chasseurs, par les populations humaines dans leurs terroirs ancestraux pour diverses finalités. Au niveau de toutes ces finalités, les objectifs sportifs, de subsistance alimentaire et nutritionnelle, de cohésion sociale et de maintien des valeurs culturelles et traditionnelles, de vente ou d’échange de gibiers ou d’organes, liés aux espèces de faune et leurs habitats sont clairement affichés. Pourrait-on un jour parvenir à encadrer ce type de chasse pour préserver les espèces pour les générations futures? Comme vous le constatez, ce type de chasse est organisé avec les associations de chasseurs sur la base des règles et codes locaux oraux hérités des ascendants chasseurs. Il est vrai qu’on note des problèmes liés à quelques individus membres des associations des chasseurs notamment les pratiques de feux de brousse en désordre, les abattages des espèces domestiques comme les pintades des élevages, le vol des récoltes… Mais ce n’est pas pour ces raisons qu’il faut tirer à boulets rouges sur cette chasse traditionnelle. Il faut juste renforcer, dynamiser et former les chasseurs aux prélèvements durables, c’est-à-dire des prélèvements qui respectent les normes environnementales. Les chasseurs traditionnels eux-mêmes sont conscients qu’il leur faut des encadrements pour mieux maîtriser la législation sur la faune, les techniques de prélèvements durables et la dynamisation de leur association. Y a-t-il une pression sur la réserve au point de s'inquiéter pour la survie des espèces ? Pour le moment, les espèces juvéniles, subadultes et adultes, mâles comme femelles sont prélevées sans discernement. Cette chasse est donc non sélective et incontrôlée, prélevant les espèces autrefois interdites par les us, tabous, coutumes et totems. De ce point de vue, il y a une pression sur la biodiversité faunique. Cette pression augmente avec la croissance démographique dans cet espace. Comment vos travaux de recherches peuvent-ils accompagner les politiques actuelles pour remédier au prélèvement abusif des espèces dans la réserve ? Notre travail montre que dans la périphérie de la Réserve de biosphère de la Pendjari, la chasse est une activité courante très importante pour les communautés locales. Elle leur procure de la viande de brousse pour la consommation, des trophées et organes des espèces de faune pour la pharmacopée et la médecine traditionnelle, mais également des revenus monétaires issus de la commercialisation des produits de chasse. Malheureusement, cette chasse ne résiste pas à la critique, car non sélective et incontrôlée. Il faut donc utiliser les outils proposés qui permettent de mieux connaître la faune et sa biologie, les modes de dispersion de la faune et prendre en compte la distance de la lisière de la réserve à l’emplacement des chasseurs. La bonne connaissance des chasseurs et leurs diverses motivations resteront un atout pour des prélèvements durables. Quelles sont les solutions envisageables pour une cohabitation pacifique entre conservateurs et chasseurs autochtones ? Dans cet espace, chacun joue son rôle. Pour les gestionnaires des réserves de faune, les pratiques de chasse autour de ces aires ne les mettent pas à l’aise et pour plusieurs raisons. Les gestionnaires pensent que les pratiques de chasse en périphérie des aires protégées sont incompatibles avec les activités de conservation. Pour eux, les prélèvements de faune limitent les capacités de dispersion des métapopulations. Cet état de choses ne permettrait pas à la réserve d’assurer pleinement la protection des reproducteurs… Cependant, les activités de chasse traditionnelle qui se poursuivent sont sans doute entretenues par plusieurs facteurs, dont les aspects culturels d’abord. C’est pourquoi, cette thèse propose diverses approches pouvant concilier la durabilité des prélèvements contrôlés de gibiers par les populations autochtones et la conservation de la biodiversité faunique dans la périphérie de la Réserve. Elle propose de rapprocher la faune de la population locale en créant des réserves communautaires au niveau de toutes les communes des territoires adjacents à la réserve où le renforcement du suivi des espèces, de l’encadrement et de la formation des chasseurs villageois aux prélèvements durables sera une réalité. Ainsi, chaque commune riveraine aura sa réserve avec son comité de gestion et organisera toutes les activités autour de la faune notamment le tourisme de vision, la formation aux pratiques de prélèvements durables, les campagnes de chasse culturelle et l’éducation environnementale des plus jeunes dans ces réserves communautaires. Les populations locales seront les « gardiens » de cette faune qui appartient à tout le monde. Les réserves communautaires d’exploitation contrôlée des ressources naturelles créées seront dotées de corridors fauniques et de mécanismes favorisant la dynamique source-puits, pour permettre une chasse traditionnelle durable. Les initiatives de prélèvements contrôlés et de conservation du gibier, fondées sur le modèle de Gestion axée sur les méthodes économiques de conservation coutumière de la faune (Gamec/ Faune) dans chaque commune périphérique en seront une approche satisfaisante. Société 23 sept. 2022


L’éditorial de Paul AMOUSSOU: L’État-lard
L’Etat serait comme un gros lard sur lequel chacun entend prélever sa part. Vérité martelée alors en boutade, mais le plus sérieusement, en langue fon par le président Talon face à un auditoire hilare et n’en pouvant plus de retenir sa rigolade. Si d’ordinaire c’est le bouffon qui trolle le roi pour mieux lui asséner des vérités, se faisant l’écho de la Vox populi, cette fois-là, ce fut un renversement de valeur incroyable, car c’est le roi qui se livre à une satire du peuple pour mieux lui dire ses vérités et surtout mieux lui faire comprendre pourquoi les us et pratiques dolosives doivent changer désormais. Et faire place aux vertus républicaines. C’est quasiment anecdotique de le dire, car de penser que l’État est un buffet reste encore un état de fait largement partagé au sein du fonctionnariat béninois et même de la société. Et partant, on attend tout de l’État que l’on cultive le vice à voler, de l’aménagement des rues à leur entretien y compris leur simple balayage. Une grosse connerie que les militaires sous l’ère de la Révolution ont tenté de corriger par les fameuses campagnes de salubrité publiques, qui avaient à tout le moins le chic de favoriser un vivre-ensemble dans les quartiers urbains et communautés rurales, sur un fond patriotard qui avait aussi son chic ou paraît agaçant selon que l’on y adhère ou pas. Mais qu’importe, car la mise en synergie des forces locales pour la salubrité participe aussi au principe du pollueur payeur et surtout à forger les âmes à l’union pour ‘’ construire sans relâche ‘’ selon l’exhortation de l’hymne national. Ce coup de fouet patriotard, à tout le moins écologique ou d’assainissement ne serait pas de trop aujourd’hui encore et a besoin même d’être sublimé, afin que chacun prenne sa part dans l’accomplissement de l’œuvre de développement au lieu que l’on pense à prendre sa part du bifteck étatique suivant cette considération absurde et aliénante qui n’a que trop gangrené les esprits au Bénin. Complètement contreproductive, cette approche forge en effet un mauvais état d’esprit qui n’est pas sans desservir l’œuvre d’édification du pays, et grever notre bien-être en général. Chose que différentes lois, ces dernières années contribuent à davantage nous faire prendre conscience. Au-delà de la législation, sans devoir engager un débat d’idéaux, il apparaît que les contours du Bénin dont nous voulons prennent ainsi forme l Actualités 23 sept. 2022


Valorisation des déchets solides et ménagers: Un projet d’usine de tri et de recyclage à Ahozon
Un projet de transformation des déchets solides en granulés pour la confection de sacs biodégradables et d’autres objets sera déployé à Ahozon, commune de Ouidah. Ce sera à travers une usine de production de polypropylène qui contribuera à préserver le cadre de vie et dynamiser l’économie locale. Une usine de production de polypropylène verra le jour à Ahozon, arrondissement de Pahou, commune de Ouidah, sur le site du projet de filature et textile de l’ex-Filtex-Bénin. Le projet de sa construction est porté par la Compagnie béninoise de production de polypropylène (Cbpp) qui a signé un contrat avec la Société de gestion des déchets solides et ménagers du Grand-Nokoué (Sgds-Gn). Il est question de produire de granulés pour répondre à la demande de plastiques au Bénin, en se fondant sur la valorisation du potentiel économique des déchets solides. Selon les prévisions, le projet contribuera à transformer 70 000 à 150 000 tonnes de déchets solides par an et à former des jeunes et des femmes des couches vulnérables aux métiers de transformation et de valorisation des déchets. L’objectif de production est de fabriquer une tonne de sachets biodégradables par jour. Pour ce faire, un centre de tri recevra les déchets issus des collectes auprès de la Sgds-Gn, et les déchets recyclables (papier, carton, emballage) feront l’objet d’une collecte séparée à l’intérieur du centre. Un centre de transfert sera aménagé avec une capacité de 70 000 tonnes/an pour permettre de regrouper et acheminer les déchets. Différents types de sacs biodégradables seront produits pour répondre aux besoins des différents secteurs d’activité. En ce qui concerne la commercialisation, les produits fabriqués seront livrés aux grossistes et semi-grossistes. Une fois en contact avec les consommateurs, l’entreprise appuiera la gestion et la transformation des déchets en compost. Pour le recyclage des emballages plastiques, les bouteilles et flacons en plastique, pots de yaourts, barquettes de légumes, sacs, sachets et films plastiques seront transformés en sièges auto pour enfant, arrosoirs, tuyaux, etc. Les granulés des bouteilles d’eau ou de liquide vaisselle pourront servir pour le rembourrage de nounours, de couettes et de sacs de couchage ou de nouveaux emballages plastiques. Ce recyclage présente plusieurs avantages, notamment la diminution de la pollution et les risques écologiques, la protection de l’environnement, des espèces animales en général et des espèces aquatiques en particulier, la préservation de la couche d’ozone. Depuis une cinquante d’années, le plastique qui est élaboré le plus souvent à partir du pétrole, a peu à peu remplacé le verre, le bois et le métal. Une tonne de plastique recyclé équivaut à 700 à 800 kg de pétrole brut économisé, selon l’organisme Eco-emballages. Environnement 23 sept. 2022


Sports, loisirs et jeunesse: Réflexion autour des documents de politique nationale
Une vision pour les prochaines années dans les secteurs sports, loisirs et jeunesse. Le ministre Oswald Homéky et ses cadres ont élaboré trois documents de politique nationale dans ces différents secteurs. Ce travail a été soumis à la validation de l’ensemble des acteurs de la chaîne, ce jeudi 22 septembre à Cotonou. « Nous avons décidé de doter notre pays de documents de politique qui va au-delà du Programme d’action du gouvernement… ». Oswald Homéky, ministre de la Jeunesse et des Sports, porte la conviction qu’une vision globale dans ces secteurs, servira aux acteurs qui sont à la manœuvre aujourd’hui, mais aussi aux futurs acteurs. Ce jeudi 22 septembre, ce travail a été soumis à la validation de l’ensemble des acteurs. En matière sportive, la vision déclinée est qu’à l’horizon 2030, le Bénin dispose dans toutes les disciplines sportives, d’une organisation efficace, de compétences techniques avérées et de ressources matérielles et financières suffisantes pour se hisser au rang des grandes nations sportives. Pour y parvenir, il faudra œuvrer pour la promotion de l’investissement privé dans la gestion du sport, et pour une organisation efficace des sports pour le plus grand nombre. Selon le dispositif de suivi-évaluation, il sera mis en place un système d’information adapté au niveau de la structure de coordination avec un tableau de bord des indicateurs pertinent de suivi, une organisation des revues périodiques de mise en œuvre des projets/programmes d’opérationnalisation du Programme national des sports, la réalisation des évaluations indépendantes. Promotion des activités de loisirs Selon le document soumis à l’approbation des acteurs, et présenté par Dr Victor Soumon Lawin, directeur de la Programmation et de la Prospective, au Bénin, la course à la subsistance laisse peu de temps libre aux populations pour s’adonner aux loisirs. Le sous-emploi et le chômage contraignent une frange de la population, notamment les jeunes, à se livrer à des loisirs malsains et parfois en conflit avec nos us et coutumes. Et les dispositions institutionnelles, juridiques et réglementaires du secteur des loisirs restent impuissantes face à cette grande mutation de la société béninoise. Ainsi, au titre des défis pour les prochaines années, il faudra changer de paradigme pour instaurer une gestion du sous-secteur axée sur les résultats, aller dans le sens d’une réorientation du sous-secteur vers le développement des loisirs endogènes, conformément à la vision « Bénin Alafia 2025 », œuvrer pour la mise en place d’infrastructures équipées et modernes compatibles avec les orientations nationales et avec des principes de rentabilité économique et financière dans le respect de la subsidiarité. A l’horizon 2030, le sous-secteur des loisirs est bien gouverné et modernisé, offrant l'accès aux loisirs endogènes à chaque Béninois en respect des préférences individuelles quels que soient le statut et le lieu de résidence. Un citoyen patriote En ce qui concerne les orientations stratégiques, il faudra une amélioration quantitative et qualitative de l’offre de loisirs en lien avec les orientations de Bénin Alafia 2025, une professionnalisation de l’offre de loisirs, et le renforcement du cadre institutionnel de coordination et de pilotage du sous-secteur des loisirs. Au plan de la jeunesse, le jeune béninois à l’horizon 2030, est un citoyen patriote, compétent, intègre, créatif, producteur de richesse et répondant aux besoins de développement de son pays. « L’édification d’un nouveau type de jeune béninois capable de répondre aux besoins de développement de son pays, l’instauration d'un environnement économique et social prospère et durable». Tels sont les enjeux. Pour le ministre Oswald Homeky: « Une boussole à nous qui sommes à l'œuvre aujourd'hui, et nous espérons, la boussole de ceux qui nous succéderont afin que l'action engagée aujourd'hui puisse se poursuivre et que nous puissions au bout de quelques années tirer les fruits de tout l'investissement, de tout l'engagement que nous sommes en train de mettre en œuvre ». Sports 23 sept. 2022


Renforcement du potentiel de croissance forte et inclusive : 150 millions de dollars pour le Bénin
La Banque mondiale a accordé au gouvernement béninois un financement de 150 millions de dollars par le biais de l’Association internationale de développement (IDA) ce mercredi 21 juillet 2022. Ceci  pour permettre au pays  de renforcer l’autonomisation des femmes et des filles, élargir l'accès à une énergie fiable et durable et améliorer la gestion fiscale et de la dette. A travers la participation active des femmes à la vie sociale et économique, cette opération d’appui des politiques de développement est consacrée à financer les réformes pour améliorer le potentiel de croissance forte et inclusive du Bénin. Des réformes qui vont aider et motiver, les jeunes filles à poursuivre leurs études secondaires, grâce à l'enseignement des compétences de vie. C’est un moyen pour l’Etat de rendre plus accessible les services de santé sexuelle et reproductive et renforcer les mécanismes de prévention des violences liées au genre. Ce programme envisage appuyer la résilience du réseau de distribution d'électricité, la promotion d’une politique incitative de frais de connexion ainsi que de nouveaux textes en matière d'efficacité énergétique. Ajouter à tout cela, le Bénin pourra polir la réforme de sa politique fiscale et assurer une gestion efficace de la dette. « Ce financement permettra au pays de mettre à échelle les réformes nécessaires pour la transformation structurelle de l'économie et le bien-êtredes populations » a précisé Atou Seck, responsable des opérations de la Banque pour le Bénin. Selon Romuald Wadagni, ministre d’Etat, ministre de l’Economie   et des Finances, «les réformes structurelles dans le secteur de l’énergie permettront daugmenter significativement laccès à l’électricité de la population notamment dans les zones rurales, en rendant la distribution d’électricité moins onéreuse et plus résiliente aux chocs climatiques. Ces réformes sont nécessaires pour améliorer le potentiel d’une croissance plus élevée et plus inclusive d’autant qu’elles créent les conditions d’investissements privés structurants». «Cette opération aidera à renforcer la progression du Bénin vers une économie à revenu intermédiaire supérieur» rassure -t-il. Ce nouveau financement vient un coup de pousse au Plan d’action du gouvernement béninois 2021-2026, et particulièrement au plan national de développement (2020-2025) dont la priorité dont est de réduire  la fécondité pour tirer parti du dividende démographique.   Ketsia ZINZINSOUHOU Actualités 22 sept. 2022


Elimination des compétitions continentales interclubs: Le vrai niveau du football béninois à nouveau révélé
Pour le compte de la présente campagne africaine de football au niveau des clubs, Coton Fc de Ouidah et les Buffles du Borgou n’ont pas pu franchir l'étape des préliminaires. Le championnat national peine à être compétitif et le football béninois est loin d’être vendable. A peine le stade des préliminaires des compétitions africaines au niveau des clubs, que Coton Fc de Ouidah et les Buffles Fc du Borgou ont déjà rangé leurs maillots et crampons dans les placards. Pourtant considérés comme les clubs qui imposent leur suprématie au niveau du championnat national, leurs adversaires ne se sont même pas gênés pour faire d’eux une simple bouchée. Ce fut un naufrage collectif pour les deux représentants béninois. Pour rappel, en Ligue africaine des champions, Coton Fc n’a pas fait le poids devant l’Asec Mimosas de la Côte d’Ivoire qui n’avait rien d’un foudre de guerre, si ce n’est sa réputation d’antan. Battus (1-2) lors de la manche aller au stade Général Mathieu Kérékou à Cotonou, les protégés du président Lionel Talon n’ont pas réussi la « remontada » au stade de Yamoussoukro, une semaine après Incapables de réaliser l’exploit, ils ont été logiquement battus (0-2). Avec les Buffles Fc du Borgou en Coupe de la Caf, ce fut le comble. Ils se sont fait éliminer par la modeste formation du Fc Kallon de la Sierra Leone, (0-1) à l’aller, à Cotonou, puis (0-3) au retour, samedi 17 septembre dernier à Monrovia. Un club qui a accepté de remplacer au pied levé celui régulièrement qualifié, mais s'étant désisté pour des raisons financières. L’éternel recommencement Une nouvelle fois, voilà les clubs béninois incapables de vaincre le signe indien. Ils quittent précipitamment les compétitions continentales interclubs. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, il ne serait pas surprenant que l’on revive la même situation lors de la prochaine campagne africaine, avec les représentants béninois. Pour éviter l’éternel recommencement, une prise de conscience s’impose. Il urge de diagnostiquer le mal. Pourquoi les clubs béninois ne parviennent souvent pas à passer le cap des préliminaires lors des compétitions africaines ? En effet, avec cette élimination de Coton Fc de Ouidah et des Buffles Fc du Borgou, c’est le vrai niveau du football béninois et de son championnat qui, une nouvelle fois, vient d’être révélé. Pour se permettre de défier leurs homologues, les clubs béninois ont encore du chemin à parcourir. Les performances réalisées par les Ecureuils du Bénin, à travers leurs qualifications aux phases finales des Coupes d’Afrique des nations Tunisie 2004, Ghana 2008, Angola 2010 et surtout Egypte 2019 où ils ont atteint les quarts de finale, ne sont que l’arbre qui cache la forêt. En témoignent le format actuel du championnat et son organisation avec 36 clubs qui ne sont pas de nature à arranger la situation. Aujourd’hui, il n’est plus facile de faire la part des choses entre les clubs de première, de deuxième et de troisième divisions. Tous se retrouvent ensemble dans la même compétition. Ce sera pour quel résultat et quel challenge ? Pendant que des clubs comme Loto Popo, As Cotonou, Coton Fc, Energie Fc, Dadjè Fc sont désormais gérés par des sociétés sportives, la Jsp, Réal Sport, Damissa Fc, Tonnerre Fc de Bohicon, Béké Fc de Bembèrèkè, Panthères Fc de Djougou, Sitatunga Fc, Requins Fc, Jak, Avrankou Omnisports, Union Sportive Baboni, Hodio Fc, Dynamique Fc de Djougou, Dynamo Fc de Parakou, Soleil Fc et autres n’en ont pas. Ils ne survivent que grâce aux maigres moyens de leur président, de leur mairie, des personnes de bonne volonté et de la subvention de l’Etat. Dans ces conditions, comment vouloir que les chances soient égales ? Il ne pourrait en être autrement, si certains vont continuer à s’accrocher vaille que vaille, se contentant des moyens de bord ou d’expédients. On ne triche pas avec le haut niveau. Nostalgie Conséquence, malgré la volonté politique de plus en plus manifeste aujourd’hui, rien n’a évolué. Il y a longtemps, l’époque où les clubs béninois étaient capables de réaliser des performances à l’occasion de ces compétitions continentales interclubs. En effet, comment ne pas se rappeler l’exploit des Dragons de l’Ouémé qui n’ont échoué qu’aux portes des quarts de finale de la Coupe des clubs vainqueurs de coupe, en 1985, face au National Al Ahly des Taher Abou-Zeid, grands vainqueurs de la compétition face aux Nigérians de Leventis United ? Contraints au nul (1-1) à Cotonou au match aller, ils ont craqué (0-4) au Caire, au retour. Au tour préliminaire, ils avaient d’abord fait d’une bouchée l’Atlético Malabo de la Guinée équatoriale (8-0) à l’aller et (2-1) au retour à Malabo. En seizième de finale, les Orange et noir ont battu (3-1) le Cs Imana du Zaïre à Cotonou et concédé une défaite (0-1) au retour à Kinshasa. Après avoir battu les Camerounais du Dihep di Nkam Yabassi (1-0) à Cotonou, c’est au bénéfice de la règle du but marqué à l’extérieur (2-1), qu’ils se sont qualifiés pour le tour suivant. En 1986, disqualifiés au même titre que leurs adversaires, Abiola Babes du Nigeria qu’ils avaient d’ailleurs battu au match aller à Cotonou (2-0), les Dragons aborderont une autre épopée de leur histoire l’année suivante. Victorieux en 16e de finale du Co Kakandé Boké de la Guinée (0-3) à Conakry et (1-4) au retour, à Cotonou, ils arracheront leur qualification en 8e de finale face à l’US Mbila Nzambi du Gabon, en remportant la victoire aux tirs au but (4-2). Les Dragons l’ayant remporté au match aller (1-0), les Gabonais leur ont rendu la pareille (1-0) au retour, à Libreville. Face au Vital’O du Burundi en quarts de finale, c’est après s’être assuré une marge confortable pour la qualification (2-0) à Cotonou, qu’ils sont allés perdre (0-1) à Bujumbura. Ils verront leur rêve brisé en demi-finales par les Kényans de Gor Mahia. Contraints au nul (0-0) à la maison, ils ont perdu in extremis (2-3) au match retour, à Nairobi. Disposant de moyens financiers importants avec des présidents très ambitieux à leur tête comme Séfou Fagbohoun et feu Moucharaf Gbadamassi, les Dragons de l’Ouémé pouvaient se permettre d’importer des joueurs talentueux à l’image des Opoku Nti, Francis Kumi, Peter Rufai, Georges Gormachi, Monday Odiaka, Papa Arko, Abedi Pele et autres. C’était aux côtés des frères Victor et Sylvain Zèvounou, Hounguè Toudonou dit Patati, Raoul Zamba, feu Blaise Codjia, Pintos Moreira Côme, Aminou Rufaï. Au niveau de cette compétition qui réussit le mieux au football béninois, commencera alors le passage à vide. Mais en 1990, ce sont les Requins de l’Atlantique de feu Imorou Soumaïla, Etim Oyobio, Expédit Dossou- Gbété, Charles Ahouandjinou alias Tadjin, Thomas Agueh, qui se feront éliminer en 8es de finale par l’Us Ouakam du Sénégal. Ils ont perdu (0-1) au retour à Dakar, après avoir été contraints au nul (0-0) à Cotonou. En 16e de finale, les Awissi Wassa avaient barré la route aux Centrafricains de l’Olympique Réal. Des sursauts d’orgueil Deux ans plus tard, ce sont les Pétroliers du Mogas 90 des Théodore Sossaminou, Lambert Sossa, Phampile Kolimey, feu Hubert Hangbé sous la houlette de leur entraîneur, feu César Dagba qui se signaleront. En matches préliminaires, ils éliminent Postel 2000 du Tchad. Après leur victoire (3-0) au match aller à Cotonou, ils ont concédé une défaite (0-2) à N’Djaména, au retour. Leur prochaine victime sera l’Etoile Sportive du Sahel de Tunis en 16es de finale. Ils ont obtenu leur qualification pour les 8es de finale au bénéfice de la règle du but inscrit à l’extérieur, (1-1) à Tunis, après leur explication du match aller (0-0) à Cotonou. C’est sans grandes difficultés qu’ils vont résoudre l’équation que l’Association sportive des Forces armées de la Guinée (Asfag) leur a posée. Ils ont fait 3-1 à l’aller, à Cotonou et 0-1 au retour, à Conakry. Ils seront éliminés en quarts de finale par le Daring Club Motema Pembe du Zaïre, (0-0) à l’aller à Cotonou et (0-2) au retour, à Kinshasa. Pour la Coupe d’Afrique des clubs champions dénommée la C1 et lancée depuis 1964, ce n’est qu’en 1970, qu’elle enregistrera la participation d’une équipe béninoise, en l’occurrence celle des Forces armées dahoméennes (Fad). C’étaient les tours préliminaires, face au Stationery Stores du Nigeria. Battus (3-1) à l’aller à Lagos, ils ne réussiront pas à refaire leur retard à la maison, s’inclinant cette fois-ci (3-2). Devenus entretemps Adjidja Fc des Fap du Bénin, ils seront, en 1982, le premier club béninois à passer les tours préliminaires de cette compétition. Après avoir surpris l’As Police de la Mauritanie (2-0) à Nouakchott, ils se sont contentés d’un match nul (1-1) au retour. Cela, avant de se faire éliminer en 16es de finale par le Stella d’Abidjan de la Côte d’Ivoire (1-3) aussi bien à l’aller qu’au retour. En 1984, les Dragons de l’Ouémé atteindront les 8es de finale de cette compétition. Incapables de refaire leur retard de (0-3) accusé au match aller, ils ne se contenteront que d’une courte victoire (1-0), laissant le Mas Fès du Maroc filer en quarts de finale. Aux tours préliminaires et en 16es de finale, les Orange et noir ont disposé respectivement de l’Us Ouagadougou et du Réal de Bamako. En Coupe Caf appelée C3 jusqu’à un passé récent, il n’y a rien à se mettre sous la dent, par rapport à la participation des clubs béninois. Pour eux, l’essentiel n’aura été que de participer. Ce n’est que l’Esae Fc de Clément Adéchian et Quentin Didavi qui créera la sensation en 2020. Après la phase des tours préliminaires, elle a joué la phase de groupe. Dans l’histoire du football béninois, c’était une première. A quand ces sursauts d’orgueil ? A défaut d’une politique sportive nationale adéquate et d’une organisation conséquente au niveau des clubs, ce ne serait pas pour bientôt. Les Buffles Fc, tout juste à la fin du championnat, ont vu la majorité de leurs joueurs, à la recherche d’un mieux-être, partir. C’est à un mois de leur compétition, qu’ils ont dû reconstituer leur effectif. Quant au Coton Fc, il a remercié la plupart des joueurs qui lui ont permis de remporter le titre de champion. Outre les cadres de l’équipe des Buffles, il a également procédé à d’autres recrutements. Mais tout cela, pour quel résultat à l’arrivée ? Des efforts à consentir Toujours est-il qu’aucun football ne peut se bâtir à partir d’une génération spontanée de pratiquants. L’accent doit être mis sur le travail à la base et la formation des formateurs et encadreurs. D’où l’importance d’une direction technique nationale au vrai sens du terme avec l’homme qu’il faut à la place qui lui convient. Ainsi, qu’est devenue la convention du football des jeunes signée par le ministre des Sports, Oswald Homéky et le président de la Fédération béninoise de football, Mathurin de Chacus, avec la Fifa, il y a quelques mois à Zurich ? Le projet a pour objectif de valoriser le football béninois en général et celui des jeunes et des femmes en particulier. Il faisait suite au passage des émissaires de l’instance du football international, en décembre 2019, puis à la visite un an plus tôt du président Gianni Infantino au Bénin, dans le cadre de la mise en place du partenariat pour le football à l’école. Toutefois, il est réconfortant de constater que le problème relatif à l’indisponibilité des infrastructures de qualité pour s’entraîner ne se pose plus avec acuité aux clubs. Le gouvernement de « la Rupture » du président Patrice Talon y a remédié, à travers la construction ou la réhabilitation de 22 stades à travers tout le pays. C’est tout à son actif? Sports 22 sept. 2022


Lutte contre l’inflation: Le système bancaire mis à contribution
La direction nationale de la Bceao et l’Apbef-Bénin ont tenu, ce mercredi à Cotonou, la troisième réunion de concertation au titre de 2022. La rencontre a permis, entre autres, d’éclairer les directeurs généraux des banques sur la stratégie de l’institut monétaire en vue de la baisse progressive de l’inflation. « Il est important que le système bancaire soit solide et accompagne les agents économiques, notamment le maillon qui représente la part la plus importante du tissu industriel dans les pays de l’Uemoa, à savoir les petites et moyennes entreprises et industries (Pme/Pmi), dans le contexte actuel de tensions inflationnistes et de risques entourant les prévisions de croissance », estime Emmanuel Junior Assilamèhoo, directeur national de la Bceao pour le Bénin. Cet appui passe par la mise en place de conditions de financement adéquates auprès du système financier et principalement bancaire, a-t-il expliqué, lors du point de presse à l’issue de la troisième réunion de concertation au titre de 2022 avec l’Association professionnelle des banques et établissements financiers (Apbef-Bénin) tenue ce mercredi à Cotonou. En effet, fait-il observer, les conséquences de l’enlisement du conflit armé entre la Russie et l’Ukraine et les difficultés liées à l’approvisionnement en carburant, gaz et électricité et en certains produits vivriers comme le blé ont engendré une flambée des prix, ce qui constitue un risque de récession économique pour de nombreux pays. Au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), le taux d’inflation est ressorti, en glissement annuel, à 7,5 % à fin juin 2022 et à 8,1 % en juillet, contre une cible de 1 à 3 % à moyen terme admise dans l’Union. Les tensions inflationnistes demeurant fortes, cela appelle à la mise en place de conditions de financement adéquates auprès du système financier et principalement bancaire. C’est ainsi que le Comité de politique monétaire de la Bceao a décidé, lors de sa réunion du mercredi 14 septembre dernier à Dakar, de relever de 25 points de base ses taux directeurs, afin de favoriser la baisse progressive des prix dans l’Uemoa. Le taux d’intérêt minimum de soumission aux appels d’offres d’injection de liquidité passe de 2,25 % à 2,50 % et le taux d’intérêt du guichet de prêt marginal de 4,25 % à 4,50 %. En revanche, le coefficient de réserves obligatoires applicable aux banques de l’Union reste inchangé à 3,0 %. Objectifs La décision du Cpm-Bceao fait suite à la première hausse des taux intervenue en juin dernier. En effet, les demandes de refinancement des banques de l’Union auprès de la Banque centrale ont été servies au taux minimum de 2,00 % jusqu’au 15 juin et de 2,25 % depuis le 16 juin 2022. Le taux d’intérêt auquel les banques se prêtent de l’argent s’est établi à 2,62 % après 2,53 % un trimestre plus tôt. En plus, la Banque centrale réitère sa disponibilité à accompagner les banques en vue de soutenir les Pme/Pmi d’une part, et de sécuriser les avoirs de leurs clients d’autre part. « En dépit de ces augmentations, les taux directeurs de la Bceao, en vigueur dans l’Union, demeurent assez accommodants et ressortent les plus faibles observés en Afrique», selon E. Assilamèhoo. Il souligne que l’objectif de cette orientation de la politique monétaire est avant tout, de ramener l'évolution des prix dans les normes communautaires à travers « un léger coup de frein » à certaines composantes de la demande globale. « Elle vise également à donner un signal pour une meilleure articulation de la politique monétaire et des politiques budgétaires », ajoute-t-il. La réunion de ce mercredi a été l’occasion d’analyser l’évolution désagrégée des taux d'intérêt débiteurs appliqués aux crédits accordés à la clientèle des banques au Bénin, selon l’objet et le type de bénéficiaires. Le taux d’intérêt des crédits accordés par les banques à leurs clients, hors taxes et charges, s’est situé à 6,35 % au deuxième trimestre 2022 contre 6,27 % au premier trimestre 2022, selon la Bceao. A fin juin, informe Lazare Komi Noulékou, président de l’Apbef-Bénin, l’on a atteint 3,1 milliards F Cfa pour le financement des Pme/Pmi avec un taux de réalisation de 17,83 %. Par le Fonds national de développement agricole (Fnda) pour lequel l’Etat accompagne les banques à travers une politique de garantie à hauteur de 50 % des engagements, les financements ont atteint 9,5 milliards F Cfa, soit au total 12,6 milliards F Cfa d’engagements à la même période? Economie 22 sept. 2022


Forum des administrations fiscales ouest africaines: Focus sur les stratégies pour accroître les recettes fiscales
Le Forum des administrations fiscales ouest-africaines (Fafoa) tient à Cotonou son quatrième dialogue politique de haut niveau, du mercredi 21 au jeudi 22 septembre. Ouvertes ce mercredi en présence des représentants des États membres, ces assises ont porté sur l'amélioration de la mobilisation des recettes fiscales. « Accroître les recettes fiscales par un leadership efficace et une bonne gouvernance d'entreprise ». Tel est le sujet de réflexion au coeur du quatrième dialogue politique de haut niveau du Forum des administrations fiscales ouest africaines (Fafoa) qu'abrite le Bénin. Pour Nicolas Yenoussi, directeur général des Impôts (Bénin), la pertinence du sujet est sans ambages au regard du contexte économique des États. Un contexte inflationniste marqué par les conséquences de la crise sanitaire et du conflit russo-ukrainien qui dure depuis plusieurs mois. Il ajoute que ce dialogue donne l'occasion de relever les stratégies à mettre en place pour renforcer la mobilisation des recettes fiscales. « L'objectif étant de donner aux gouvernants les moyens de mettre en œuvre les divers projets de développement au profit des populations qui font actuellement face à une flambée des prix sur le marché », a précisé le directeur général des Impôts (Bénin). « Ces assises se tiennent dans un climat caractérisé par la reprise post-Covid où les entreprises ont développé des technologies nouvelles pour l'automatisation des tâches », va renchérir Hermann Orou Takou, directeur de cabinet du ministre de l'Economie et des Finances. Au regard de ce climat, les administrations fiscales ont, selon lui, besoin de sortir de leurs zones de confort pour avoir une vue plus large afin d'améliorer leur efficacité dans la mobilisation des recettes. Yankuba Darboe, président du Fafoa rappelle d'ailleurs que la mission du forum est d'encourager une forte collaboration entre les Etats membres de la Cedeao en vue d'améliorer la qualité de l'administration fiscale dans les États respectifs. « Notre vision est d'œuvrer pour la promotion d'une administration fiscale efficace et efficiente dans les États membres », a-t-il indiqué. Portant la voix du président de la Banque africaine de développement, Koudeidiatou Issabre-Sow a réaffirmé le soutien de la Banque aux efforts d'accroissement des recettes fiscales. « La Banque africaine de développement reste convaincue que les ressources internes restent les revenus les plus fiables pour pouvoir adresser les défis de développement des États. C'est pourquoi la banque dans sa politique de gouvernance soutient les efforts des États. C'est aussi dans ce cadre que la Banque a mis en place un département chargé de la gouvernance fiscale... », fait-elle savoir. Partage d'expériences "Plateforme d'échange d'idées et de pratiques", c'est ainsi que Hermann Orou Takou, directeur de cabinet du ministre de l'Economie et des Finances, invite les participants à entrevoir ces travaux. Les présentes assises permettront, en effet, d'aborder les défis et perspectives d'une administration fiscale, la bonne gouvernance et la promotion de l'éthique dans l'administration fiscale ; le cadre du contrôle administratif; l'utilisation, l'échange et la sécurité des informations sur les contribuables à l'ère du Big data... En la matière, Nicolas Yenoussi rappelle qu'au regard des défis croissants, la direction générale des Impôts du Bénin a mis en oeuvre depuis 2016 une batterie de réformes qui ont pour objectif de renforcer le dynamisme de l'administration fiscale, de promouvoir le civisme fiscal, d'accroître les performances en matière de recettes budgétaires... Les participants pourront alors partager leurs expériences en la matière pour améliorer les pratiques dans leurs pays respectifs. Le Forum des administrations fiscales ouest-africaines est né avec l'adoption d'un accord par l'Assemblee générale des États membres afin de contribuer à l'efficacité de l'administration fiscale et à l'amélioration de la prestation des services publics en appui au développement des pays d'Afrique de l'Ouest. L'adhésion au Fafoa est ouverte à tous les pays de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest. Sa reunion inaugurale s'est tenue à Abuja au Nigeria le 12 septembre 2011. Actualités 22 sept. 2022


600 000 sans-papiers africains régularisés en Italie : Attention, cette annonce est infondée
Il circule depuis le lundi 19 septembre dernier, sur whatsApp et facebook, une information selon laquelle l’Italie a régularisé 600 000 migrants africains dans le but de combler le manque de main d’œuvre dans son secteur agricole. Mais cette annonce n’est pas vérifiée. Information virale sur les réseaux sociaux. Une publication abondement relayée sur whatsApp et facebook, fait croire que l’Italie a régularisé des centaines de milliers migrants illégaux africains au profit de son secteur agricole.
[caption id="attachment_87895" align="alignnone" width="470"] Publication whatsapp sur la supposée régularisation de 600 000 africains en Italie[/caption]   Une annonce d’il y a 2 ans. L’Italie avait effectivement pris des mesures, en 2020, pour régulariser des migrants au profit de son secteur agricole (et de l’aide à domicile) sans préciser s’il s’agit spécifiquement d’Africains ou simplement de migrants de tous horizons respectant les conditions.
  • « Agriculture : l'Italie veut régulariser 600 000 sans-papiers pour pallier le manque de main d'œuvre (en raison des effets néfastes de la Covid-19 sur le secteur Ndlr) », a titré infomigrants le 21 avril 2020, citant les propos de la ministre italienne de l'Agriculture d’alors, Teresa Bellanova, repris par le journal italien Corriere della Sera.
  • « Le gouvernement (italien Ndlr) va distribuer des permis temporaires de six mois aux migrants qui travaillent dans les champs du sud du pays. Exploités par la mafia, ces migrants, pour la plupart originaires d'Afrique, vivent dans des conditions déplorables », a précisé Tv5 Monde dans un reportage diffusé le 25 mai 2020.
200 000 migrants finalement. Au mois de juin 2020, le nombre de sans-papiers à régulariser a été estimé par les autorités italiennes.
  • A travers un article publié le 1er juin 2020, Radio France internationale (Rfi), a annoncé le début de l’opération de régularisation pour le même jour.
  • « Environ 200 000 clandestins pourraient ainsi obtenir des papiers, a estimé le ministère de l’Intérieur de manière très imprécise. Cela dépendra de plusieurs facteurs. », a rapporté le média français.
  • France info confirme les déclarations du ministère de l’Intérieur et précise que l’Italie « va leur accorder un permis de séjour de six mois pour trouver du travail ».
« Les agriculteurs d’Afrique » persiste et signe. Contacté via WhatsApp, la page facebook affirme qu’elle tient cette information de son « équipe en Italie » mais sans en apporter la preuve.
  • L’équipe installée en Italie est « une source sûre », selon « Les agriculteurs d’Afrique » qui ne voit pas la nécessité de retirer sa publication en attendant d’avoir les chiffres publiés par les autorités italiennes.
  • Au passage, cette page ne publie que des informations sans préciser ses sources mais elle promet « d’essayer de sourcer ses publications à l’avenir »
Information infondée. Aucun élément ne prouve que l’Italie a régularisé 600 000 sans-papiers africains à ce jour.
  • Les auteurs des publication sur facebook et whatsapp affirment que « l’Italie vient de régulariser 600 000 sans-papiers d'origine africaines » or, les publications médiatiques au début de l’annonce parlent de « 600 000 sans-papiers en Italie » sans préciser qu’il s’agit exclusivement d’Africains.
  • Les vérifications effectuées sur les canaux digitaux du gouvernement et des médias italiens et européens dans l’optique d’avoir des éléments probants sur cette information, ont été vaines. Pas de décision actuelle, ni de promesse dans ce sens.
  • Par ailleurs, les autorités italiennes n’ont pas récemment annoncé une pénurie de main d’œuvre le secteur agricole.
  • La droite et l’extrême droite favorites des élections le 25 septembre en Italie étaient de toute façon contre cette mesure de régularisation des sans-papiers.
Verdict : Aucun élément probant ne prouve que « l’Italie vient de régulariser 600 000 sans-papiers d'origine africaines pour pallier le manque de main d’œuvre dans le secteur agricole… ». Ces « 600.000 » relèvent d’une annonce qui date de 2020 dont le chiffre n’a jamais été confirmé par les autorités du pays. La publication est infondée. Fact-Checking 21 sept. 2022


Environnement et santé: Les morgues du Grand-Nokoué inspectées
L’Agence béninoise pour l’environnement (Abe) déploie une mission d’inspection dans les morgues et funérariums du Grand-Nokoué. Le top de cette activité qui durera dix jours a été donné, hier dans l’enceinte de la morgue du Centre hospitalier et universitaire de la mère et de l’enfant Lagune (Chu-Mel). Même morts, les êtres vivants en général et les êtres humains en particulier ont besoin de rester dans un environnement sain jusqu’à leur enterrement, au risque de nuire à ceux qui s’occupent d’eux ou aux populations riveraines des morgues dans lesquelles ils sont déposés. C’est donc pour savoir ce qu’il se passe dans ces milieux que 14 morgues et établissements funéraires se trouvant dans six communes du Grand-Nokoué, en l’occurrence Cotonou, Abomey-Calavi, Sèmè-Kpodji, Ouidah, Porto-Novo et Allada, reçoivent, depuis hier et ce pour dix jours, soit du 20 au 30 septembre, des inspecteurs de l’Agence béninoise pour l’environnement (Abe) pour le contrôle de leurs équipements et des conditions d’entretien des corps. L’opération a été lancée, hier, à la morgue du Centre hospitalier et universitaire de la mère et de l’enfant Lagune (Chu-Mel) au cours d’une cérémonie sobre en présence de plusieurs agents de santé et des cadres du ministère du Cadre de vie et du Développement durable. Exprimant sa satisfaction pour l’accueil du lancement de cette activité, Lambert Loko Tonoudji, directeur général du Chu-Mel a indiqué la portée d’une telle mission pour les différentes structures concernées. « Une inspection n’est pas forcément pour sanctionner. C’est surtout pour vérifier si les normes règlementaires et législatives sont respectées afin de proposer des corrections au besoin », a-t-il fait savoir. Comme pour montrer la disponibilité de la morgue qu’il dirige à se prêter avec aisance à cet exercice pédagogique mais très redouté, il a dévoilé quelques-unes de ses difficultés. Entre autres, le directeur général du Chu-Mel cite le nombre élevé de corps de nouveau-nés et de mères non identifiés et soumis aux procédures judiciaires subséquentes, la durée trop longue de maintien de certains corps dans la morgue par les parents de défunts, etc. Au problème lié aux procédures judiciaires, Lambert Loko Tonoudji a obtenu un début de réponse de la part de son interlocuteur du moment, le directeur général de l’Agence béninoise pour l’environnement. Selon François-Corneille Kèdowidé, des démarches sont en cours pour que les tribunaux concernés puissent ordonner l’enterrement de ces corps qui ont passé un temps relativement long dans les morgues privées et publiques afin de libérer de la place. Ce qui contribuera certainement à offrir de meilleures conditions d’entretien des corps. C’était l’occasion aussi pour le directeur général de l’Abe de revenir sur l’utilité d’une inspection dans les morgues. « Nous ne sommes plus sans savoir que la gestion des établissements funéraires requiert l’application de certaines règles strictes d’hygiène et de plusieurs mesures environnementales sans lesquelles ces établissements peuvent devenir une source de pollution et d’atteinte à la santé humaine », a expliqué François-Corneille Kèdowidé. Cette inspection, poursuit-il, permettra d’apprécier les atteintes à l’environnement et les nuisances environnementales générées par les activités desdites morgues. De manière détaillée, les inspecteurs évalueront les risques environnementaux liés aux activités dans les morgues et vérifieront l’existence de différents documents. Ils feront également des recommandations appropriées pour l’amélioration de la situation environnementale et sanitaire de ces structures. Par ailleurs, le directeur de l’Abe lance un appel aux populations pour dénoncer les morgues illégales dont elles ont connaissance afin qu’il soit mis un terme à leurs activités. « Nous avons déjà fermé deux morgues qui étaient dans ce cas », a-t-il conclu? Actualités 21 sept. 2022


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