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Nouvelles

Conseil des ministres : Les grandes décisions de ce 14 septembre 2022
Le gouvernement a tenu ce mercredi 14 septembre sa séance hebdomadaire du Conseil des ministres sous l’égide du président de la République. Retrouvez ci-dessous les grandes lignes des décisions prises.  

MESURES NORMATIVES

  ■ Réglementation de l’embauche et de la gestion de la main d’œuvre docker dans les ports et les plateformes logistiques portuaires en République du Bénin ;   ■ Conditions de déroulement de la campagne de commercialisation 2022-2023 des amandes de karité ;   ■ Nomination de membre au Conseil d’administration de la Société de Gestion des Déchets et de la Salubrité (SGDS).  

 COMMUNICATIONS

  ■ Recrutement de 100 gardes forestiers au profit de la Direction générale des Eaux, Forêts et Chasse au titre de l’année 2022 ;   ■ Reconstitution de la base de compétences des aspirants au métier d’enseignant au primaire et au secondaire général;   ■ Acquisition de 188 ambulances au profit du Service d’assistance médicale d’urgence (SAMU-Bénin) et des formations sanitaires ;   ■ Réalisation en urgence de la première phase des travaux d’alimentation en énergie électrique de la Route des Pêches;   ■ Acquisition d’équipements agricoles dans le cadre de la mise en œuvre du plan triennal 2022-2024 de la société nationale de mécanisation agricole (SoNaMA).  

MESURES INDIVIDUELLES

Nominations

  ■ Au ministère du Cadre de Vie et du Développement Durable ■ Au ministère des Affaires sociales et de la Microfinance.  

■ Au ministère du Cadre de Vie et du Développement Durable

  Directeur général de la Société de Gestion des Déchets et de la Salubrité du Grand Nokoué   Monsieur Eke Gilles AMOUSSOU  

■ Au ministère des Affaires Sociales et de la Microfinance

Directeur de cabinet

  Monsieur Hervé Tété NANI   Directeur adjoint de cabinet   Madame Latifatou BOUKARY YOROU CHABI   Conseiller technique aux Affaires sociales et à la promotion du genre   Madame Flora Sylvie HOUNDJREBO BALLE   Conseiller technique Juridique   Madame Rafiatou ALASSANE.       Ketsia ZINZINSOUHOU    
Actualités 14 sept. 2022


Hommage aux artistes béninois décédés: Action de grâce pour le repos de leurs âmes
  La semaine de souvenir et d’hommage aux artistes béninois décédés a pris fin, samedi 10 septembre dernier, par une messe d’action de grâce dite au couvent Saint Dominique de Cotonou pour le repos de leurs âmes. La mémoire des artistes des sept filières de l’art et de la culture décédés et ayant brillé par leurs œuvres sur terre, depuis 1990 à ce jour, a été célébrée du 4 au 10 septembre dernier. Durant une semaine, les associations ‘’Foi inébranlable et Fifa médiation’’, à travers plusieurs manifestations, ont ravivé la flamme du souvenir de ces artistes en leur rendant hommage. Samedi dernier, une messe d’action de grâce a été célébrée pour le repos de leurs âmes. Dans son homélie, Jean-Baptiste Toupé, père célébrant a attiré l’attention des fidèles sur l’importance de l’initiative. Se basant sur les paroles du Psaume 115, il fait comprendre que s’il y a un début d’action de grâce dans le cœur de l’humain, il se manifestera par l’élévation de la coupe du salut. Cette coupe du salut qui, depuis que Jésus-Christ s’est offert en sacrifice pour sauver le genre humain, est devenue la coupe de son sang. «Nous allons l’offrir ensemble tout à l’heure pour y plonger toutes les vies avant, présentes, celles qui vont suivre en honorant Dieu d’avoir inspiré à l’homme cette particularité qu’est l’art », a-t-il lancé. Selon lui, le quotidien des hommes est fait de l’art qui se transmet de génération en génération. « Nous atteignons un but avec l’art, celui d’élever notre âme par la sensibilité du corps et des sens. C’est ce que Dieu lui-même a voulu et si vous observez, il l’a déposé dans tous les peuples. Cela fait partie des choses essentielles que Dieu a déposées dans le cœur de tous les humains pour les amener progressivement à sa connaissance et à sa découverte», a-t-il ajouté. Succès A l’en croire, il y a de quoi rendre grâce à Dieu pour avoir permis au peuple béninois de connaître des personnes variées qui ont porté des arts différents. « Si nous célébrons ceux-là qui sont partis en les confiant à la miséricorde de Dieu pour qu’ils reposent dans sa paix, c’est parce que nous savons que notre art, même s’il traverse le temps, il n’y a que Dieu qui lui ait permis d’être ainsi », fait-il savoir avant d’informer les fidèles sur l’art de Dieu. Cette première édition de la semaine d’hommage aux artistes décédés est un succès. Tout en saluant les différentes personnes qui ont accompagné l’initiative, Immaculée Amoussouga, présidente de l’association ‘’Foi inébranlable’’ a évoqué les motivations qui l’ont sous-tendue. « C’est au cours d’un temps d’adoration personnelle, de prière intense pour les âmes du purgatoire pour qui j’ai une grande dévotion que j’ai reçu la claire vision de prier pour les artistes décédés dont les visages, les chansons, les œuvres en général remplissaient fréquemment ma mémoire », a-t-elle témoigné. Rappelons qu’à la fin de cette semaine de célébration des artistes décédés, leur souvenir est désormais vif dans l’esprit de chaque Béninois et les œuvres qu’ils ont laissées sont remises au goût du jour. Culture 14 sept. 2022


Soutien à l’innovation et à l’entrepreneuriat des jeunes: Nsia Vie Assurances lance un challenge aux start-up
Nsia Vie Assurances donne l'opportunité aux start-up de déployer leur génie. Le leader de l'assurance vie pose un million cinq cent mille francs CFA et lance un défi aux start-up pour la proposition d'une solution technologique pouvant améliorer ses prestations et son fonctionnement interne. Le top a été donné, hier mardi 13 septembre, et le challenge court jusqu'au 30 septembre. Une opportunité pour les jeunes créateurs et développeurs de solutions numériques avec le prix Nsia Vie Assurances et Dsi Club Bénin de l’innovation des start-up. « Faites parler votre génie en proposant une solution innovante pouvant améliorer les services de Nsia Vie Assurances à l'intention des usagers ou proposer une solution pour la dématérialisation des processus internes de Nsia Vie Assurances ». Nsia Vie Assurances vient ainsi de lancer un challenge aux start-up pour accompagner la jeunesse dans l'innovation. L'appel à projets est ouvert aux jeunes de 20 à 30 ans au plus. Les deux meilleures propositions seront récompensées. Le premier prix est de 1 million de francs Cfa et sera attribué à la solution jugée la plus impactante. Le deuxième prix d'un montant de 500 mille sera attribué à la solution jugée la plus pertinente. Les candidatures peuvent être spontanées ou proposées. Le lien d'inscription est le suivant : start-upchallenge@groupensia.com. Le dépôt de candidature doit être accompagné d'une biographie, d'une photo en 300 Dpi et d'une description du projet. « Le but est de mettre en lumière l'importance de l'initiative entrepreneuriale des jeunes et le développement de l'éducation à la création d'emploi», a précisé Thierry Goutondji, directeur technique et commercial de Nsia Vie Assurances. Pour Maximilien Kpodjédo, président du Club Dsi, association qui rassemble tous les décideurs des systèmes d'informations, cette initiative intervient dans un contexte où le secteur des assurances n'est pas très présent sur la dynamique de l'innovation. A l'en croire, ce challenge est un catalyseur. Il permet de booster l'innovation et d'adresser également le problème du chômage dans le secteur du numérique. « Nous sommes heureux d'avoir un partenariat en ce sens avec l'une des meilleures Assurances de la place », a ajouté Maximilien Kpodjédo. Magloire Dochamou, directeur général de Nsia Vie Assurances, se réjouit tout aussi de ce partenariat qui est le premier entre le club Dsi et une société d'assurances. « Nous sommes dans un secteur qui a une faible pénétration dans le numérique, un secteur où il y a tant à faire », fait-il observer. Le directeur général de Nsia Vie Assurances assure que les avantages de cette initiative vont au-delà du numéraire. « Je souhaite bonne chance à tous les challengers. Nsia Vie Assurances prend l'engagement de faire en sorte que les projets les plus pertinents puissent profiter à leurs créateurs. Le groupe Nsia a tout ce qu'il faut pour que les projets porteurs puissent être mis en valeur à travers toutes ses filiales », a conclu Magloire Dochamou avant de donner le top du prix Nsia Vie Assurances et Dsi Club Bénin de l'innovation des start-up. Ce sont les premières lignes d'une initiative qui devrait être réitérée chaque année en soutien à la jeunesse? Société 14 sept. 2022


Finance digitale au Bénin: Bestcash Money révolutionne le transfert d’argent
Bestcash Money (B-Mo), une solution digitale développée par la banque Uba et la société Emmanuel La Grâce, révolutionne le marché des transactions financières électroniques au Bénin. Les innovations et avantages qu’elle porte ont été présentés aux hommes des médias, ce mardi 13 septembre à Cotonou. Transfert d’argent de compte à compte, dépôt et retrait d’argent quel que soit le réseau Gsm, collecte de fonds depuis plusieurs sites distants, paiement de masse instantané, règlement des factures des produits et services…Toutes ces transactions financières peuvent se faire via un seul portefeuille: Bestcash Money (B-Mo). Il s’agit du produit innovant de finance digitale développé par la banque United Bank for Africa (Uba) en partenariat avec la société Emmanuel La Grâce (Elg), promotrice des produits Bestcash, et commercialisé par Omega Africa Company (Oac). Lancé le 15 juillet dernier, cet écosystème mobile banking est conçu pour remédier aux contraintes qui jalonnent le parcours du transfert d’argent et entravent l’inclusion financière. Au nombre de celles-ci, Romuald Mahouna Hodonou d’Elg, master-franchisé de Bestcash Money, signale « la balkanisation ou le sectarisme» des réseaux existants. Il souligne également l’insécurité liée aux transactions, source de nombreuses plaintes des usagers, le manque de confort dans les opérations ainsi que la faible couverture des services à valeur ajoutée offerts jusque-là. « Le client souhaite disposer de ses avoirs sans aucune tracasserie, quand il veut et en toute quiétude, à partir de son téléphone », fait remarquer Franck Ahissou, directeur de la Banque digitale et transactionnelle à Uba-Bénin. Dans ses efforts de digitalisation qui ont fait d’elle la « Banque de l’année 2021 » aux Bank Awards, Uba-Bénin accorde désormais une totale autonomie aux clients à travers la nouvelle plateforme, indique-t-il. Ainsi, « Plus rien ne se jouera comme par le passé avec des systèmes de transfert d’argent constamment maintenus en situation de monopole déguisé, pompeusement entretenu au détriment du consommateur », renchérit M. Hodonou. A l’en croire, B-Mo se démarque à travers ses avantages sécuritaire, tarifaire et de compatibilité avec tous les réseaux Gsm, avec des solutions mettant en avant les besoins réels de la population. Modalités Après les cartes prépayées Visa Bestcash qui s’imposent sur le marché financier et monétaire depuis janvier 2021, le nouveau produit du partenariat entre Uba et Elg entend démocratiser le concept bancaire encore trop élitiste aux yeux de la population. Il suffit de télécharger l’application Bestcash sur Play Store ou App Store, remplir le formulaire d’inscription puis valider son compte auprès d’un point agréé Bestcash avec une pièce d’identité valable et le tour est joué, décrit Hervé Dandjinou, directeur du Système informatique (Dsi) de Bestcash. Le compte non validé par défaut autorise une transaction ne pouvant excéder 10 000 F Cfa par jour et 200 000 F Cfa par mois. En revanche, une fois validé, ce plafond passe à 2 millions F Cfa par jour et 10 millions F Cfa par mois. L’application renseigne sur tous les points marchands à proximité. Le destinataire est appelé à valider l’opération à partir d’un code à quatre chiffres généré par le système et qui lui sera fourni par l’expéditeur. L’utilisateur de B-Mo peut disposer d’un relevé clair de ses opérations sur une période d’un mois et bénéficier d’une assistance 24h/24 via un Call center. En plus des services actuellement offerts par la plateforme, d’autres fonctionnalités seront disponibles dans un bref délai, annonce le Dsi/Bestcash. Il évoque le retrait au guichet automatique, les opérations de push/pull vers n’importe quelle carte Visa ou vers son compte bancaire Uba, le paiement des factures d’électricité et d’eau et d’abonnement aux chaînes de télévision, l’achat de crédit téléphonique, etc. Economie 14 sept. 2022


Première usine de transformation de cajou à Glo-Djigbé: Gaston Dossouhoui salue l’évolution des travaux
Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, était en visite sur le site de la zone industrielle de Glo-Djigbé Zè. Il a été renseigné, ce mardi 13 septembre, sur l’avancement des travaux de construction de la première usine de transformation de cajou, qui ouvrira ses portes fin septembre 2022. Les conditions d’installation de la première usine de transformation de cajou, qui démarre ses activités fin septembre, sont passées en revue par Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Il a été renseigné, ce mardi 13 septembre, sur le site de la zone industrielle de Glo-Djigbé Zè, qui abrite l’infrastructure, par l’Agence de Promotion des Investissements et des Exportations (Apiex) et la Société d’Investissement et de Promotion de l’Industrie (Sipi-Bénin Sa). Information d’ordre général, visite des entrepôts de stockage des noix de cajou et des ateliers de formation aux métiers du textile. Ce fut le menu de cette visite, qui aura permis à l’autorité ministérielle d’exprimer toute sa satisfaction et de rassurer les acteurs quant aux dispositions prises par l’Etat pour rendre disponible la matière première. « Nous sommes dans un univers de transformation agro-industrielle. Nous avons vu des sacs de cajou collectés depuis avril, et qui ont gardé un bon pouvoir de viabilité. Cela veut dire que les conditions de stockage étaient les meilleures… », a salué le ministre Dossouhoui. La première unité de transformation de cajou va démarrer ses activités dans quelques semaines sur ce site de la zone industrielle. Pour le ministre de l’Agriculture, il s’agit d’une aubaine pour les paysans qui sont désormais. La matière première sécurisée « Je suis certain qu’à compter de maintenant, nous n’allons plus poser le problème de marché d’écoulement pour nos matières premières », a-t-il souligné avant d’insister : « Je voudrais demander aux planteurs de palmier, de cajou, de manioc et d’arachide de travailler davantage. Nous avons maintenant un marché d’écoulement au Bénin qui, non seulement, va prendre la matière première, mais aussi absorber nos enfants, créer de l’emploi et de la richesse pour notre pays». Au-delà de ce sentiment de satisfaction, et de cet encouragement à l’endroit des producteurs, Gaston Dossouhoui attire l’attention sur la question sensible du stockage, invite à maintenir la veille, mais assure de la disponibilité d’une matière première de qualité pour les entreprises. A l’en croire, l’Etat a mis en place un dispositif de sécurisation des productions à l’intérieur du pays, et un circuit officiel et réglementaire existe en cas d’exportation. Les camions des fraudeurs sont automatiquement arraisonnés, fait savoir le ministre pour signifier que l’Etat veille à ce que la matière première permette à l’industrie locale de tourner. Quant à la transformation du cajou, avec la première usine d’une capacité de 35 mille tonnes sur une production de plus de 200 mille tonnes, il n’y aura pas de risque de pénurie, renseigne Gaston Dossouhoui, et les mécanismes seront mis en place, afin que les petites unités de production, les industries locales qui existent avant cet espace puissent aussi disposer de la matière première. Le sens de l’anticipation Au niveau des ateliers de formation des jeunes aux métiers du textile, le ministre de l’Agriculture relève le sens de l’anticipation et la volonté politique qui a pesé dans le déploiement de toutes ces activités en un temps record. « Avant l’installation de toutes les machines, nous avons mis en place les prototypes, sur lesquels les jeunes gens sont rodés. Quand cela va démarrer, ce seront des gens avertis qui vont simplement dérouler comme de petits robots. D’autres viendront et trouveront leurs frères comme instructeurs, pour les préparer à entrer dans le moule», a-t-il expliqué, indiquant que désormais, la fibre du Bénin peut en partie être transformée, parce que le coton béninois tout comme le coton africain est de bonne qualité. « Les paysans béninois s’engagent à signer au président Patrice Talon la facture de 1 million de tonnes de coton graine, comme nous aurons aussi à signer 1 million de tonnes de riz… », rassure Gaston Dossouhoui. On retient qu’environ 35 entrepreneurs ont déjà signé pour s’installer sur le site et plus d’une dizaine se sont encore annoncés? Société 14 sept. 2022


Financement des achats des produits contraceptifs en Afrique de l’Ouest: Des acteurs en conclave à Cotonou
Il se tient depuis ce mardi 13 septembre à Cotonou, l’atelier régional sur le financement des plans d’approvisionnement des contraceptifs dans les pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Durant trois jours, les acteurs vont mettre en place une stratégie régionale de mobilisation des ressources pour financer l’achat des contraceptifs tout en accordant une place importante à l’accès aux ressources domestiques. Les pays d’Afrique de l’Ouest, à l’instar de ceux du monde, ont pris l’engagement dans le cadre du partenariat mondial axé sur la planification familiale Fp 2030 d’améliorer l’accès à la contraception volontaire. Dans ce cadre, un atelier régional s’est ouvert, hier mardi à Cotonou. Financé par le gouvernement des Etats-Unis par le biais de l’Usaid, cet atelier régional permettra aux participants d’avoir une mise à jour de la cartographie des principaux bailleurs ainsi que des mécanismes d’accès aux financements des contraceptifs. John Bernon, directeur du bureau de santé de l’Usaid, note que l’accès aux services de planification familiale permet aux personnes de décider quand avoir des enfants, comment espacer les naissances et de choisir la taille de la famille. La disponibilité des produits contraceptifs joue un rôle important dans ces décisions et choix. Se basant sur le rapport 2021 de l’index de contraception, il relève que des gaps d’environ 50 % restent à couvrir en matière de contraception et il urge de continuer à faire des efforts pour les combler afin de garantir un accès universel aux services de planification familiale, et par conséquent réduire les taux de décès maternels. John Bernon se dit convaincu de la nécessité de privilégier une approche régionale dans la recherche des solutions aux défis communs comme celui du financement durable et de l’acquisition des contraceptifs. La disponibilité des produits contraceptifs est une des conditions nécessaires pour la capture du dividende démographique afin de décoller sur le plan économique et social. Rodrigue Kohoun, représentant le ministre de la Santé, souligne que cette disponibilité est aussi indispensable pour atteindre l’Objectif de développement durable n°3. « C’est un sujet essentiel de développement de notre sous-région qui nous réunit ici à Cotonou. Le Bénin est résolument engagé dans cette voie de développement», a-t-il fait savoir tout en exhortant, au nom du président Patrice Talon, les participants à trouver des solutions novatrices et applicables pour une amélioration durable du financement de la planification familiale. Santé 14 sept. 2022


Electricité moins chère dans la Gdiz: La stratégie envisagée
Un mix énergétique d’environ 550 Mw produits rien que pour la Zone industrielle de Glo-Djigbé (Gdiz) permettra de vendre de l’électricité entre 40 et 45 F Cfa aux entreprises. Laurent Gangbes, directeur de l’Agence de promotion des investissements et des exportations (Apiex), indique que c’est l’un des points sur lesquels la zone table pour attirer les investisseurs étrangers. L’une des stratégies que met en œuvre le Bénin la travers la Zone industrielle de Glo-Djigbé (Gdiz) pour attirer les investisseurs directs étrangers est de vendre son électricité à bas prix. Laurent Gangbes, directeur de l’Agence de promotion des investissements et des exportations (Apiex), informe que c’est l’un des paramètres sur lesquels la zone va s’appuyer pour permettre aux entreprises de réduire les prix unitaires des produits transformés. « On n’a pas encore évolué dans les échanges, mais on va garantir à toutes les entreprises industrielles qui s’installent de l’électricité entre 40 et 45 F Cfa le kilowattheure (kWh). Ça n’existe nulle part en Afrique. Vous-mêmes, vous devez payer aujourd’hui 145 à 150 F Cfa le kWh. En payant 40 à 45 F Cfa, elles seront concurrentielles par rapport aux autres pays. Sur la main-d’œuvre, on a un désavantage en termes de qualifications professionnelles par rapport aux autres pays tels que la Chine, l’Inde,… Mais on aura un gros avantage par rapport au coût d’accès à l’électricité », explique le directeur général de l’Apiex lors d’une rencontre en juillet dernier avec la presse nationale sur le site de la Gdiz. « Vous savez que pour ces grosses industries, poursuit-il, il faut de l’électricité en quantité et en qualité pour éviter que les machines tombent en panne et un coût d’accès qui va permettre de réduire le prix unitaire des produits transformés dans la zone. Ce sont ces éléments qui nous ont conduits à mettre en place ces mesures… ». Infrastructures De l’électricité à 40 ou 45 F Cfa. Pour beaucoup, cela paraît trop beau pour être vrai. Laurent Gangbes développe la stratégie mise en place pour y arriver. « 45 F Cfa le kWh à l’heure actuelle, cela veut dire que l’Etat va devoir subventionner toutes les entreprises de la zone. A minima, si le coût de revient pour la Sbee est de 110 F Cfa, l’Etat devra subventionner 110 F moins 45 F, soit 65 F. Donc, à chaque fois qu’une industrie s’installe, ça veut dire qu’on greffe le budget de l’Etat. Mais cela va coûter trop cher à l’Etat de devoir faire ça. Ce n’est pas ce que nous voulons faire. C’est la raison pour laquelle, il est prévu la construction de la centrale de Maria Gléta II qui va être installée non pas à Maria Gléta mais à l’intérieur de la zone», précise Laurent Gangbes. Et cette centrale produira environ 145 Mw. De plus, dit-il, il est prévu l’installation des panneaux solaires sur tous les toits des entrepôts de la zone, qui vont produire à peu près 100 Mw. A cela, s’ajouteront 1 200 ha de parc solaire contigu à la zone. Ce qui fait un total de 550 Mw de mix énergétique rien que pour la zone. « Cela veut dire que dans cette zone, il y aura plus de capacité d’énergie que dans tout le Bénin », fait observer le directeur de l’Apiex. Il rassure qu’il y aura de l’électricité en quantité, en qualité et à bas prix. « Quantité parce qu’on n’aura plus de problème d’énergie. Qualité parce qu’on élimine le risque de transport d’énergie du fait que la centrale est dans la zone et donc on augmente la qualité. En termes de coût, vous pouvez avoir l’énergie solaire à 20 F, 25 F Cfa le kwh sans batterie. Avec un système de batterie, c’est un peu plus cher. Et là, du fait qu’on aura du thermique à 145 Mw qui est plus cher et du solaire qui est entre 20 F et 25 F Cfa, le mix énergétique va permettre d’avoir un prix fixé dans l’intervalle de 40 à 45 F Cfa le kwh. Donc, on pourra servir de l’énergie pratiquement à prix coûtant sans que l’Etat soit amené à subventionner», détaille Laurent Gangbes. Le premier responsable de l’Apiex fait noter qu’en général, aucun pays en Afrique n’offre l’énergie à ce prix dans une zone industrielle. Vendre l’électricité à bas prix est ainsi un élément supplémentaire sur lequel le Bénin mise pour attirer encore plus d’investisseurs directs étrangers dans la Gdiz, car « l’électricité, affirme Laurent Gangbes, influe parfois jusqu’à 50 % sur le coût de revient du produit »? Actualités 14 sept. 2022


L’éditorial de Paul AMOUSSOU: A la machine !
  Les législatives s’annoncent à grands coups de mouvements au sein des états-majors politiques mais aussi dans les terroirs couverts depuis peu par les compétitions, comme par hasard, de pétanque et des tournois de football ainsi que des approches de déclarations d’amour opportunistes aux populations. Du déjà-vu. Entre ces deux actions, il faut aussi souligner le mouvement des bohémiens dont c’est la saison de migration favorite, notamment lorsque vient le temps des positionnements sur les listes électorales ! Une incongruité, il faut en venir à le faire admettre à ces acteurs politiques qui n’adhèrent pas à un parti politique pour ce qu’il incarne idéalement ou pour leurs convictions, s’ils en ont, mais suivant leurs intérêts du moment. Aussi l’on change de bord politique comme l’on change de chemise, donnant raison au contenu sarcastique de ‘’Je retourne ma veste’’, chanson iconique de Jacques Dutronc qui n’aura pris aucune ride depuis sa sortie en 1969. Face à ce phénomène, qui mute au gré des réformes visant à le contenir, que faire? Légiférer ? Autant prendre aussi une loi pour maintenir les couples unis par les liens du mariage mais dévorés par l’incompatibilité et donc l’impossibilité du vivre-ensemble. Avec les batteries de mesures prises à l’occasion des réformes politiques dernièrement au Bénin, on se croirait pourtant sorti d’affaire, au regard des balises posées pour un zeste de bonnes conduites et pour insuffler une sérieuse dose de vertus à la sphère politique. Mais c’était sans compter avec les circonvolutions de l’esprit humain, encore plus chez les politiciens dont le vice est, semble-t-il, un adjuvant, un substrat non détachable. Il faudrait, pour certains d’entre eux en tout cas, les passer à la machine qui lave plus blanc que blanc, à en croire une réclame, pour espérer ce changement qualitatif. Changement tendant à donner une visibilité, à la fois de conviction pour ne pas dire idéologique, aux partis, mais aussi à assainir les mœurs politiques qui doivent désormais être dévolues à faire des offres pour donner corps au développement tant quêté. A ce propos, et depuis lesdites réformes, l’on doit à la vérité dire qu’il existe de bonnes pratiques mais aussi celles mauvaises épinglées par la présente chronique, avec l’excuse qu’il reste du chemin à faire pour réaliser l’idéal politique, du reste une quête perpétuelle. Ce n’est pas une raison pour autant tolérer les politiciens qui tirent vers le bas quand on tend à s’élever, élever le niveau du débat politique...Sus à ceux-là ! l Actualités 12 sept. 2022


Programme Learn: La première cohorte reçoit son attestation de formation
Fin de la formation de la première cohorte des bénéficiaires du programme Levier d’apprentissage et de reconversion dans le numérique (Learn). Ce jeudi 8 septembre, à Cotonou, les cinquante lauréats ont reçu leur attestation de fin de formation à la faveur d'une cérémonie organisée à cet effet. L'écosystème du numérique accueille de nouveaux professionnels. Cinquante au total, ces nouveaux talents constituent la première cohorte du programme Levier d’apprentissage et de reconversion dans le numérique (Learn). Lequel programme vient de prendre fin après six mois de formation. Et «les fruits ont tenu la promesse des fleurs », assure la porte-parole des bénéficiaires, Isabelle W. Houlenou. « Aujourd’hui, poursuit-t-elle, en nous basant sur les différents modules validés en front-end et back-end, les différents ateliers et séminaires et les différentes missions effectuées lors des stages en entreprise, nous pouvons vous rassurer que plein de talents ont été révélés et beaucoup de passions ont aussi été suscitées dans ce vaste domaine du numérique ». Ainsi, parmi ces jeunes professionnels formés, il y a des développeurs web et mobile, des gestionnaires de projets numériques, des lead techniques, des intégrateurs web, des chefs projets, des designers et des community managers. A travers la voix de leur représentante, ces nouveaux acteurs du numérique renouvellent leur engagement à mettre les compétences, savoir-faire et savoir-être acquis au service des entreprises et à participer activement à la révolution numérique en cours au Bénin depuis 2016. « Nous pouvons être fiers de cette attestation et de notre formation qui nous donne des atouts importants pour notre vie professionnelle…», ajoute Isabelle W. Houlenou qui remercie, par ailleurs, le gouvernement béninois et ses partenaires impliqués dans la mise en œuvre du programme pour l’opportunité qu’ils leur offrent d’amorcer leur carrière dans le secteur. Tout émue et heureuse de cet aboutissement, la ministre du Numérique et de la Digitalisation, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, félcite les équipes de mise en œuvre du programme pour la réussite de l’initiative et les lauréats pour les efforts fournis et leur souhaite plein succès dans leur carrière. « Sachez que vous êtes désormais les ambassadeurs de quelque chose qui vous dépasse. Il ne s’agit plus uniquement de vous… Vous devez montrer que le gouvernement béninois a eu raison d’initier ce programme et de vous former. Vous serez donc le visage du programme dans les différentes entreprises où vous irez et vous serez les ambassadeurs des prochaines cohortes parce que la confiance qu’on accordera au programme dépendra de ce que vous allez démontrer dans les entreprises», a déclaré la ministre du Numérique et de la Digitalisation à l’endroit des récipiendaires. L’autorité ministérielle a insisté sur le fait que les lauréats doivent « faire en sorte que la confiance autour de ce programme reste, demeure et grandisse. Ce qui permettra d’en faire quelque chose de pérenne ». Mais la ministre dit n’avoir aucun doute que les lauréats vont démontrer toutes leurs capacités sur le terrain. Le but du programme Learn est de fournir aux entreprises des ressources humaines prêtes à être employées à travers le développement des compétences dans le numérique. L’objectif est à présent atteint, s’est réjouie la ministre qui a désormais le regard tourné vers la prochaine cohorte. Les cinquante lauréats venus d’horizons divers, ont été sélectionnés à l’issue d’un processus de tri rigoureux. Ils ont bénéficié d’une bourse complète de six mois de formation intense basée sur la pratique. Société 12 sept. 2022


Législatives 2023: La société civile déploie des observateurs sur le terrain
77 observateurs sont déployés dans les 77 communes du Bénin pour une mission d’observation à long terme dans le cadre des législatives de janvier 2023. C’est une initiative de la Coalition des organisations de la société (Coscep) qui a mandaté ces acteurs, vendredi 9 septembre Cotonou. Pour des élections transparentes, inclusives et dans la paix, la Coalition des organisations de la société (Coscep) entend jouer sa partition. A quatre mois des législatives, elle a mandaté 77 de ses acteurs, pour effectuer une mission à long terme, dans le cadre du scrutin prévu pour janvier 2023. « La Coscep, dans sa mission d’œuvrer pour la paix et des élection crédibles au Bénin, a initié dans le cadre des élections législatives du 8 janvier 2023 au Bénin, l’observation des différentes étapes du processus électoral pour s’assurer de la transparence et du bon déroulement desdites élections », a indiqué la présidente Latifatou Waïdi. Les observateurs déployés ce 9 septembre dans les 77 communes du Bénin, travailleront jusqu’à la fin du mois de février 2023. Ils permettront à la société civile d’observer la période préélectorale, le scrutin et la période postélectorale. Durant trois jours, ils ont été formés pour la cause, afin de jouer pleinement leur rôle d’observateur citoyen. Ils se sont engagés au respect du code de bonne conduite sur le terrain à savoir, le respect des lois du pays et de l’autorité des corps électoraux, ainsi que l’intégrité de la mission d’observation électorale. Ils doivent faire preuve d’une stricte impartialité en toutes circonstances et observer une posture de Non-interférence dans les processus électoraux, donc remplir leurs fonctions d’une manière discrète. En cas de demande sur le terrain, ils doivent fournir les moyens d’identification adéquats, délivrés par le gouvernement ou par la commission électorale, et s’abstenir de tout commentaire au public ou à la presse. Professionnalisme et responsabilité « Aux observateurs aguerris et prêts pour le combat de la paix dans notre pays, je vous invite à faire preuve de professionnalisme, de responsabilité et d’impartialité durant toute la mission afin que nous puissions atteindre les objectifs fixés pour les élections législatives de janvier 2023», a déclaré la présidente Latifatou Waïdi. A l’endroit des partis politiques et autres acteurs de la chaîne électorale, elle fait savoir que le vœu commun c’est d’organiser en janvier 2023, des élections inclusives et démocratiques avec zéro violence. Elle plaide pour que cette mission de déploiement des observateurs à long terme dans les communes, soit accueillie à bras ouverts, et que les acteurs soient invités à toutes les activités concernant les élections législatives de 2023. « Que les élections législatives soient inclusives, démocratiques, que les populations vaquent quotidiennement à leurs occupations, que la société civile joue sa partition et que les observateurs à long terme accomplissent leur mission dans toutes les communes, c’est le Bénin qui gagne», a souligné Latifatou Waïdi. Les observateurs sont appelés à envoyer les informations collectées sur une plateforme suivie par des experts électoraux qui procéderont à une analyse minutieuse et feront des recommandations aux acteurs concernés. A partir des informations relatives à l’affichage de la liste électorale informatisée provisoire jusqu’au jour du scrutin et même après le scrutin, ils seront sur le terrain afin de faire remonter toute observation sur le processus électoral? Actualités 12 sept. 2022


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