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Nouvelles

Emeute hier au CEG1 de Bohicon: Des élèves exigent les journées culturelles de nuit

Mécontents de ce que l’administration de leur établissement se soit opposée à la tenue des journées culturelles au-delà de 20h, les élèves du collège de Bohicon ont manifesté dans la matinée d’hier lundi 11 mai. Ils ont mis le feu au portail du collège, lapidé des enseignants avant d’affronter des éléments des Forces de sécurité et de défense venus calmer la situation.

C’est à une scène d’émeute qu’on a assisté dans la matinée d’hier lundi au CEG de Bohicon. Un mouvement de foule d’élèves affrontant des policiers et gendarmes, paralysant du coup la circulation sur la route Bohicon-Covè durant des heures. La grogne a commencé déjà la semaine écoulée avec la programmation des activités des journées culturelles pour jeudi, vendredi et samedi derniers, de 7h à 19h. Mais des élèves ont exigé que ce soit plutôt de 19h à l’aube pour leur permettre de bien "s’amuser". Ainsi, malgré toutes les pressions, les responsables de l’établissement ont réussi à tenir les activités du jeudi au samedi dernier et dans le créneau prévu pour éviter des cas d’insécurité et de viol d’élèves filles comme ce fut le cas dans d’autres collèges.
Des élèves mécontents pour n’avoir pas réussi à obtenir un programme nocturne ont décidé, à l’issue des activités le samedi soir, de mettre le feu au portail de l’établissement et de s’en prendre au surveillant général à qui, ils ont tendu un piège, avant de le bastonner.
N’étant pas satisfaits de ce coup du samedi soir, ils sont revenus à la charge hier, lundi très tôt dans le collège, pour organiser la casse afin d’empêcher la tenue des devoirs surveillés qui étaient prévus pour 8 heures. Ils se sont mobilisés dans l’enceinte de l’établissement pour bloquer toutes les issues, empêchant systématiquement toute activité pédagogique de s’y dérouler. Pour atteindre leur objectif, ils ont opté pour l’"Intifada", la guerre des pierres. C’est donc une pluie de pierres qui s’est mise à tomber sur tous ceux qui étaient dans l’enceinte du collège, tout autour et même sur les usagers de la route Bohicon-Covè à laquelle fait face ledit établissement. Les automobilistes, les motocyclistes et piétons sont pris au piège des élèves qui caillassent tout sur leur passage, n'hésitant même pas à faire un duel frontal avec les Forces de l’ordre. Dans la foulée, quelques meneurs du mouvement ont été pris mais libérés un peu plus tard pour favoriser le retour au calme.
Dépassés par la furie de leurs élèves et appuyés par les deux adjoints au maire de Bohicon, le directeur du collège, Hyacinthe Akiyo et le personnel enseignant se sont repliés à la salle des professeurs pour analyser la situation qu’ils jugent préoccupante. Pour le directeur, il y a de quoi s’interroger sur les réelles intentions de ces apprenants. Toutefois, il a, avec le corps enseignant, lancé un appel au calme pour que les choses rentrent dans l’ordre afin que les activités académiques reprennent.

Société 12 mai 2015


Journée internationale de la liberté de la presse: La HAAC pour une meilleure contribution des médias au développement

Le président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la communication (HAAC), Adam Boni Tessi a présidé vendredi 8 mai dernier, au siège de son institution à Cotonou la célébration de la Journée internationale de la liberté de la presse. C'était en présence des responsables des associations, des patrons de presse et des professionnels des médias.

Chaque année, les journalistes célèbrent la Journée internationale de la liberté de presse un peu partout à travers le monde le 3 mai. Le Bénin n’est pas resté en marge de cette commémoration et même si c’était en différée, l'ensemble des composantes de la presse béninoise s’est réuni dans l’enceinte de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) à cet effet. Le président de l’Union des professionnels des médias du Bénin (UPMB), Franck Kpochémè, prenant la parole au nom des associations professionnelles, a fait savoir que telle la sève nourrit de façon généreuse, constante et discrète l’arbre, telle la liberté de la presse consolide les activités des journalistes. Pour lui, c’est grâce à la liberté de la presse que les médias travaillent sans craindre la répression. La presse a été créée pour favoriser le développement des nations. «Qui s’oppose à la liberté refuse le développement de sa patrie» selon Franck Kpochémè qui souhaite également que les responsables de la HAAC s’impliquent davantage dans la protection des journalistes. Les questions d’atteinte à la liberté de presse se posent au Bénin sans que l’institution ne vienne au secours des victimes, a-t-il déploré.
Franck Kpotchémè a enfin invité les journalistes à respecter le Code de déontologie et d’éthique dans les médias. «C’est le lieu d’inviter les acteurs des médias à faire preuve de rigueur professionnelle dans le traitement de l'information. Les titres présentés, il y a quelques jours par des organes de presse écrite notamment pendant la période post scrutin, ne sont pas de nature à nous crédibiliser», a expliqué le président de l’UPMB.
Dans sa réponse, le président de la HAAC, Adam Boni Tessi a indiqué que l’institution qu’il dirige a pleine conscience de la partition qui est la sienne dans la lutte commune pour faire de la liberté de la presse une réalité au Bénin. Pour lui, l’engagement de la HAAC pour une meilleure contribution des médias au développement ne souffre d’aucune ambiguïté. Seulement, explique-t-il, la liberté de presse doit être l’affaire de tous. «Il ne s’agit pas du combat d’une seule institution, au-delà de tous les attributs légaux dont elle peut être parée, mais d’une vision d’ensemble de tous les partenaires impliqués dans ce combat. C’est plutôt un travail d’équipe à mon sens », a insisté Adam Boni Tessi.
A l’occasion de la célébration, trois organes de presse ont été primés par la HAAC. Il s’agit de la Télévision Carrefour, de la radio FM Naané de Péhunco et du quotidien privé L’Autre Quotidien. Selon Adam Boni Tessi, ces trois organes se sont illustrés dans l’observation stricte des décisions de la HAAC relatives à la pré-campagne et à la campagne médiatique de 2015. L’Observatoire pour la déontologie et de l’éthique dans les médias (ODEM), la Fondation Friedrich Ebert et l’organisation Open Society Institute for West Africa (OSIWA) ont reçu aussi des prix spéciaux pour leur appui aux médias.

Actualités 11 mai 2015


15 ans de décès de Hubert C. Maga: La mémoire du premier président célébrée à Parakou

8 mai 2000 - 8 mai 2015, il y a 15 ans qu’est décédé Hubert Coutoucou Maga, père de l’indépendance du Bénin. Les Parakois s’en sont souvenu vendredi dernier pour célébrer sa mémoire. Recueillement, prières, témoignages, dépôt de gerbe, conférence sur la vie et l’œuvre de l’illustre disparu ont marqué cet anniversaire de décès.

Dans le cadre du troisième Salon du livre et de l’alphabétisation de Parakou (SLAP 2015), une cérémonie d’hommage au tout premier président du Dahomey devenu Bénin a réuni des membres de la famille, des anciens collaborateurs de l’illustre disparu, des gens d’un certain âge mais aussi des jeunes au mausolée à son domicile au quartier Kpébié à Parakou. Une séance de réflexion sur le thème «Collecte et préservation du patrimoine légué par Hubert Coutoucou Maga, instituteur, président de la République du Bénin en 1960» a été également organisée sous la houlette de Hamidou Ali Orou, commissaire général du salon. «L’objectif visé est de fédérer les énergies pour en arriver à un événement national autour de l’illustre disparu. Au-delà des hommages, il était question de poser les bases de ce vaste chantier que nous venons d’ouvrir, surtout que l’année prochaine aura lieu le centenaire de naissance du défunt », indique-t-il.
Aussi, le Club Unesco de Parakou a-t-il initié une série d’activités pour marquer l’événement à travers un dépôt de gerbe au mausolée, un don de poubelles à la mairie de Parakou, une conférence pour faire découvrir l’homme à la jeunesse. Le club a saisi l’occasion pour appeler les jeunes à se mettre au service de la communauté. Il entend mettre en place une médiathèque avec plusieurs ateliers dans la ville.

Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Actualités 11 mai 2015


Tension socio-politique nationale : L’appel du médiateur de la République

Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun s’est prononcé aussi sur la crise socio-politique nationale que traverse le Bénin ces dernières semaines. Il se joint à l’avalanche d’appels au calme pour inviter les différents protagonistes à la sagesse et à la tolérance. C’était à la faveur d’une déclaration qu’il a faite vendredi dernier au siège de son institution à Porto-Novo.

Les appels au calme continuent de fuser, suite à la situation politique tendue ces dernières semaines au Bénin, consécutive à l’affaire de convocation judiciaire manquée du député Candide Azannaï. Le médiateur de la République, accusé à tort ou raison d’être resté inactif depuis le déclenchement de cette crise, est monté au créneau vendredi dernier. Dans une déclaration qu’il a faite à son bureau à Porto-Novo, Joseph Gnonlonfoun a invité les acteurs politiques et les élites politiques, toutes tendances confondues, à la culture de la tolérance et de la paix. Il a déploré tous ces débordements auxquels le Bénin a assistés ces dernières semaines et qui auraient pu être économisés si les protagonistes avaient fait preuve de sagesse. « Des pères et mères sont en train de pleurer et de gémir en ce moment à cause de ces évènements, à cause des propos qui ne devraient pas sortir de la bouche de nos élites politiques, à cause des actes qui ne devraient pas être posés par des acteurs politiques », déplore Joseph Gnonlonfoun. Il pense que des causes justes peuvent être plaidées et défendues dans le respect de l’autre avec beaucoup de responsabilité et dans un dialogue assuré et constructif. « L’ambition que chaque citoyen patriote nourrit pour notre pays doit être dans la concorde et la concertation permanente. Ce qui n’exclut pas des divergences d’approches dans certaines situations, le plus important étant de ne pas remettre en cause les fondamentaux de notre processus démocratique », poursuit-il.
A ceux qui lui reprochent d’être resté passif au temps fort de la crise, Joseph Gnonlonfoun répond que son institution n’est pas un sapeur-pompier. Et elle ne peut l’être. Son rôle consiste simplement à attirer l’attention des acteurs politiques sur leur historique. Le médiateur de la République informe que c’est ce qu’il a fait depuis toujours et surtout le 9 janvier 2015 à l’occasion de la cérémonie de présentation des vœux de nouvel an de son institution au chef de l’Etat. A l’occasion, Joseph Gnonlonfoun exhortait par anticipation devant un parterre d’hommes et femmes politiques, à une rentrée électorale apaisée en 2015. Il appelait les uns et les autres à faire en sorte que les élections législatives puis communales, municipales et locales de cette année, soient des moments de fête. Joseph Gnonlonfoun a regretté que son appel à la paix par anticipation, n’ait pas été entendu comme cela se doit.
Malgré cela, le médiateur de la République dit qu’il n’est pas resté sans réaction contrairement à ce que certains pensent. Il dit avoir opté pour des actions sous-marines pour calmer le jeu. Joseph Gnonlonfoun confie avoir pris des contacts avec tels ou tels chefs religieux et politiques pour éteindre le feu. « L’essentiel pour le médiateur de la République, c’est d’éviter de faire le jeu de quelque partie ou parti que ce soit », souligne-il, avant de souhaiter que l’accalmie observée actuellement se consolide davantage pour la paix au Bénin.

Actualités 11 mai 2015


Initiatives culturelles au Bénin : Le FIMuB, un évènement à repenser

Les cinq jours de fête et de magnificence des musiques béninoise et africaine, à travers la première édition du Festival international de musique du Bénin (FIMuB) ont pris fin depuis le 3 mai dernier sur les sites retenus à cet effet. Les organisateurs s’apprêtent sans doute à faire leur bilan. Sans les devancer, on peut soutenir que ce numéro zéro n’a pas été une réussite.

Osons le dire tout de suite. La première édition du Festival international de musique du Bénin (FIMuB) organisé du 29 avril au 3 mai dans les villes de Cotonou, Bohicon et Parakou n’a pas connu un succès. Si au lieu de voir la réalité en face, de travailler à soigner ce festival naissant pour l’aider à devenir la seconde béquille qui soutient la promotion internationale de la culture béninoise sur le plan international, on se caresse le nombril pour se contenter d’une quelconque satisfaction, on n’aura pas fait œuvre utile.
Beaucoup ont, en effet, pensé que le ralliement à la cause de ce festival et la participation active de certains acteurs culturels et musiciens qui l’avaient rejeté dès sa conception, est signe de succès, ou même un indice de réussite. Soit ! Cela aurait pu l’être si les conditions de ralliement n’avaient pas été négociées au guichet. Mais le drame n’est pas là. Que des Béninois, des acteurs culturels de surcroît vivent d’un festival béninois, vivent de ses restes ou même vivent dans son dos, il n’y a pas péril en la demeure. Le mal est encore un peu plus profond. Il s’est joué sur le terrain de la préparation, de l’organisation, de la tenue et du déroulement du FIMuB lui-même. De sorte qu’au finish, beaucoup pourraient garder à l’esprit les observations de certains qui n’ont pas hésité à parler de « cinq jours de gâchis, de millions engloutis… »

Accouchement forcé pour un bébé prématuré

Les premiers acteurs culturels qui ont lancé des pierres dans le jardin du FIMuB avaient peut-être raison, estimant qu’un évènement de cette envergure devrait être conçu et préparé avec plus de dextérité, dans un cadre assez concerté pour ne laisser aucune place à l’impréparation et à l’amateurisme. Pourtant, cela a fini par arriver. Déjà, à l’occasion de la conférence de presse tenue le mercredi 15 avril dernier au ministère en charge de la Culture pour rassurer que tout se met en place et que le festival annoncé comme le frère siamois du FITHEB qui, lui aussi, après plus de deux décennies de vie, peine à retrouver ses marques et avance à pas hésités, se déploiera dès le 29 avril date de sa concrétisation, beaucoup de réactions ont fusé pour s’étonner du forcing avec lequel on tentait de le faire naître et de l’organiser.
Mais face à ces craintes, les organisateurs eux jouaient la carte de l’apaisement. Ils disaient avoir de bonnes cartes en main et il n’y avait pas de raison à ne pas y croire. Richmir Totah, premier responsable du FIMuB et donc le commandant de bord n’a plus de preuve à faire. C’est un homme d’expériences. Un acteur culturel de haut vol qui a roulé sa bosse dans mille et un évènements culturels au Bénin et au-delà des frontières nationales. Sa carte de visite tout comme son carnet d’adresses était assez fourni pour faire un festival de musique au Bénin. D’autres membres du comité d’organisation peuvent aussi se vanter d’en avoir dans les jambes. Mais cela ne fut malheureusement pas suffisant pour accoucher d’un mignon FIMuB. De sorte qu’au finish, l’accouchement était assez douloureux et le bébé, obligé de sortir prématurément des entrailles est venu, non plus en prince comme annoncé, mais plutôt éclopé et donc, privé des cris du cercle de famille qui devrait être là pour l’applaudir à grands cris.

Repenser le fond, la forme… Retravailler le FIMuB

La première édition du Festival international de musique du Bénin (FIMuB) n’est pas sans acquis. Sa tenue a permis à des artistes béninois de se mettre en vedette, de prester devant des acteurs culturels venus de loin, parfois même de très loin. Il a aussi été utile à certains artistes béninois qui sans doute avaient perdu le sens du Live. Cela ne s’est pas toujours fait dans la facilité pour certains d’entre eux. Il y avait donc assez de grains, pour ne pas dire des déchets par endroits. Le public aurait donc pu s’en offusquer, mais il n’y en avait pas. C’est en effet là, l’un des mérites de ce festival. C’est qu’il offre du spectacle, parfois même du bon spectacle devant des sièges quasiment vides. Déjà à la cérémonie d’ouverture par exemple, le siamois du FITHEB s’est ébranlé dans une salle rouge du palais des Congrès de Cotonou assez clairsemée. L’ambiance sur place n’était pas non plus celle des grands jours.
Que dire des rencontres professionnelles ? Désolation et déception ! Même si on peut concéder les autres ratés du FIMuB, il y a lieu de présenter une note sévère pour les rencontres professionnelles dudit festival, tenues dans un hôtel de Cotonou, bien excentré par rapport aux différents sites de l’évènement. Pourtant, ce qui est communément admis, c’est de circonscrire des manifestations du genre dans un périmètre restreint pour y mettre plus de vivacité et d’ambiance. Mais là n’est pas encore le plus important. Ces rencontres dont les thèmes sont pourtant évocateurs n’ont pas retenu l’attention de grand monde. Les artistes béninois n'ont pas brillé par leur présence. A peine une vingtaine de participants ont suivi les premières communications et il faut encore extirper de cet effectif, la forte mobilisation de délégués étrangers.
Côté financement, il n’y a rien à se mettre sous la dent. Le budget gracieusement mis à disposition par le gouvernement (principal, si non unique bailleur de fonds) est évalué à plus d’une centaine de millions de francs CFA. 130, précisent certains qui reprochent aux organisateurs, en plus de la précipitation, d’avoir fait porter une charge trop lourde au Fonds d’aide à la Culture. In fine, comme le musicien Sagbohan Danialou, on peut dire tout simplement «c’est une première édition. Attendons…pour analyser les effets positifs et les imperfections».

Culture 11 mai 2015


Sortie de la 1ère promotion de l’ENSTIC de Savalou: 26 scénaristes-multimédia désormais sur le marché de l’emploi

C’est le ministre d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr François Abiola en personne qui a présidé la cérémonie de sortie de la première promotion des étudiants de l’Ecole nationale des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (ENSTIC). C’était vendredi 8 mai dernier à Savalou.

La cérémonie qui consacre la remise de diplômes à la toute première promotion des étudiants de l’école de Savalou a mobilisé enseignants de haut rang, recteurs d’universités sœurs, parents et amis venus honorer les impétrants de cette entité universitaire qui a ouvert ses portes il y a seulement quelques années. L’ENSTIC étant une entité de l’Université polytechnique d’Abomey (UPA) placée sous la houlette du professeur Norbert Cossi Awanou, elle assure la formation des étudiants dans deux filières académiques que sont la scénarisation-multimédia et le journalisme. Et c’est bien la filière scénarisation-multimédia qui vient de livrer ses premiers produits en licence professionnelle, en attendant celle du journalisme.
Ouverte il y a seulement quelques années et dans des conditions difficiles, l’ENSTIC de Savalou vient de délivrer ses premiers parchemins à l'ENSTIC première promotion d’étudiants. Pour son nouveau directeur, Bernard Fangnon, le chemin a été difficile et long. L’ENSTIC souffre jusqu’à ce jour d’insuffisance en enseignants qualifiés, ne dispose pas non plus de connexion Internet, pas de studios-écoles et de matériel technique pour les travaux pratiques pourtant indispensables, pas de dotation en bibliothèque bien fournie en ouvrages afin de faciliter les recherches documentaires. Des problèmes qui n’ont pas manqué d’être rappelés non plus par la porte-parole des récipiendaires, Pélagie Odjegnidé qui a aussi remercié les professeurs de l’ENSTIC pour toutes les peines données afin de permettre aux 26 étudiants qu'ils étaient, d’être à ce rendez-vous du succès.
C’est donc avec beaucoup de sacrifices consentis, qu’enseignants et étudiants sont parvenus aux résultats actuels. Des souffrances et sacrifices qui ont tout de même été couronnés de succès.
Un travail apprécié et salué par le ministre d’Etat, François Abiola pour qui, cette école, à la différence de la faculté, a un objectif bien précis qui est de promouvoir un enseignement professionnel adéquat et de qualité, contribuant ainsi à la formation de la jeunesse et au développement du pays. Cette formation de qualité qui répond aux exigences du marché actuel de l’emploi, est donc un motif supplémentaire de fierté pour le ministre d’Etat qui a appuyé cette première promotion d’étudiants et qui a promis d'accompagner cette école dans l’atteinte de son objectif.
Le professeur François Abiola a exprimé toute sa gratitude aussi bien à l’actuelle équipe dirigeante qu’à l’ancienne pour leur dynamisme et surtout pour le plan du développement de l’ENSTIC en faveur de la recherche de coopérations fructueuses pour la formation des apprenants et les coller au monde professionnel, appelé à utiliser les produits finis, c'est-à-dire ces étudiants bien formés pour le marché de travail.

Société 11 mai 2015


Conduite des enquêtes judiciaires: Neuf gendarmes formateurs outillés aux Techniques d’identification criminelle

Neuf stagiaires dont six sous-officiers de la gendarmerie et trois gendarmes de rang ont reçu dans l’après-midi du vendredi 8 mai dernier, leur parchemin en Technique d’identification criminelle. Cette cérémonie fait suite à leur formation du 4 au 8 mai dernier, par le Centre de perfectionnement de la police judiciaire (CPPJ) sis dans les locaux de l’Ecole nationale de la Gendarmerie à Porto-Novo.

La Gendarmerie nationale et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se donnent la main pour reculer la délinquance et la criminalité au Bénin. En témoigne l’organisation de la 1ère formation des formateurs au profit de neuf gendarmes en Technique d’identification criminelle. Laquelle formation s’est déroulée du 4 au 8 mai 2015 au Centre de perfectionnement de la police judiciaire (CPPJ) basé dans les locaux de l’Ecole nationale de la Gendarmerie à Porto-Novo. Elle a été organisée avec l’appui financier de la CEDEAO.
Les neuf stagiaires dont six sous-officiers et trois gendarmes de rang proviennent de plusieurs unités de gendarmerie du Bénin. Pendant les cinq jour de formation, ils ont été outillés aux normes et standards internationaux en matière de Technique d’identification criminelle, de conduite des enquêtes judiciaires surtout dans leurs aspects techniques pour rendre les preuves irréfutables. Des rappels de cours, des notions de pédagogie et autres leur ont été prodigués pour pouvoir former d’autres stagiaires. Aussi, les stagiaires ont-ils suivi à l’occasion des exercices théoriques et pratiques en groupe puis des séances de prise de parole individuelle. Ce qui leur a permis de toucher du doigt l’immensité de la tâche dévolue à un formateur.
Le directeur des Cours, Ambroise Amoussouga a félicité les moniteurs pour avoir fait aboutir cette formation. Il a félicité aussi le directeur des Etudes du CPPJ, Jilles Yèkpè pour ses efforts déployés pour la tenue effective de ce stage.
Le directeur général adjoint de la Gendarmerie nationale, le lieutenant-colonel Soumaïla Yaya, pour sa part, a rappelé que cette formation cadre bien avec la mission du CPPJ. Ce centre à vocation régionale a pour objectif de doter les membres du personnel de gendarmerie et de police africaines d’outils appropriés de haut standard leur permettant de faire face à la recrudescence de la délinquance et de la criminalité dans leurs pays respectifs. Il a trouvé cette formation des formateurs en Technique d’identification criminelle pertinente en raison des défis auxquels sont confrontés les Etats africains. Il était important, selon lui, que toutes les dispositions qui s’imposent soient prises pour lutter contre la délinquance et la criminalité qui ne cessent de croître et de complexifier l’environnement africain en général et béninois en particulier.
Soumaïla Yaya pense que cette formation permettra à la Gendarmerie nationale d’être à la hauteur des espérances de populations. Ils sont désormais mieux aguerris pour jouer leur rôle de formateur et celui de conseillers des opérationnels sur le terrain.
Les neuf techniciens identification criminelle sont appelés à développer chez leurs futurs apprenants des compétences techniques réelles qui leur permettront de livrer à la justice les auteurs des infractions avec de moindres erreurs possibles, a souligné le lieutenant- colonel, Soumaïla Yaya qui n’a pas manqué de saluer la contribution de la CEDEAO, de l’Union Africaine et de l’Union Européenne ayant favorisé la tenue de cette formation des formateurs.
Le représentant des stagiaires, Alamou Adam s’est réjoui d’avoir participé à cette formation. Les connaissances reçues ont fait de lui et ses pairs de véritables techniciens en matière d’identification de criminels. Il a promis au nom de ses collègues de transmettre à leurs futurs apprenants les connaissances reçues pour le recul de l’insécurité au Bénin et en Afrique.

Actualités 11 mai 2015


Supposé ralliement aux FCBE: Mohamed Affo Obo Tidjani de l’alliance ABT dément formellement

Le tout nouveau député élu dans la 14e circonscription électorale sur la liste Alliance pour un Bénin triomphant (ABT), Mohamed Affo Obo Tidjani a donné le samedi 9 mai dernier à Cotonou une conférence de presse. A l’occasion, il a apporté un démenti formel à son supposé ralliement à l’alliance Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) dans la perspective de l’élection du Bureau de l’Assemblée nationale pour le compte de la 7e législature.

Depuis quelques jours et suite à la proclamation des résultats provisoires par la Cour constitutionnelle des législatives du 26 avril dernier, une rumeur fait état de ce que Mohamed Affo Obo Tidjani aurait reçu la somme de 100 millions F CFA afin de rejoindre le camp présidentiel. De plus, sur les réseaux sociaux, il lui est reproché d’avoir signé une procuration en vue d’accorder son soutien aux Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) pour la formation du prochain bureau de l’Assemblée nationale. Samedi dernier devant micros et caméras, le député élu dans la 14e circonscription électorale lors des dernières législatives sur la liste ABT, a rejeté catégoriquement ces accusations qui, selon lui, sont totalement fausses.

Entouré à l’occasion, de plusieurs cadres de l’alliance ABT, dont entre autres l’ancien député Assan Seibou, l’avocat Raymond Dossa et le député réélu de Djougou Wallys Mamoudou Zoumarou, Mohamed Affo Obo Tidjani a rejeté d’emblée les accusations dont il est l’objet sur Internet et dans certains organes de presse. «Je tiens à dire haut et fort que cette rumeur est infondée sinon qu’elle est fondée sur la volonté malsaine de certaines personnalités politiques de jeter de l’opprobre et de discréditer auprès de l’opinion», a expliqué l’élu. «J’ai reçu et discuté avec des émissaires des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) et bien d’autres partis politiques mais je n’ai pas rencontré le président Boni Yayi. Je reste fidèle à l’alliance ABT et à son président Abdoulaye Bio Tchané. Je repars bientôt sur le terrain pour de nouveaux combats», a lâché Mohamed Affo Obo Tidjani. Il a précisé qu’il n’a noué aucune alliance ni avec le chef de l’Etat, ni avec ses proches.
«Etant très attaché au principe de discipline de groupe et de démocratie interne, je me soumettrai en son temps à la décision de l’alliance ABT et son président, lorsque le moment sera venu de désigner les membres du prochain bureau de l’Assemblée nationale», a-t-il indiqué.

Politique 11 mai 2015


Grande muraille de Chine: Un monument aux multiples merveilles

La Grande muraille de Chine a été samedi 9 mai dernier, le centre d’attraction des vingt-cinq participants béninois au séminaire organisé par l’Institut de recherches et des formations de l’administration d’Etat de la presse, de la publication, de la radio, du film et de la télévision. Le passage «Juyong Guan», a constitué l’étape majeure de leur périple.

«Ceux qui ne marchent pas sur la Grande muraille de Chine ne sont pas de braves hommes». Tel est le dicton chinois pour inciter les gens à franchir toutes les étapes menant vers cet édifice. Tant il est difficile à monter et exige un maximum d’attention et de sécurité autour de soi. Sa structure architecturale est impressionnante par sa longueur, sa surface et sa masse.
Située dans le district de Yan qing, à une cinquantaine de kilomètres de la ville de Beijing, la Grande muraille de Chine se trouve au sommet de la montagne, s’étend d’Ouest à l’Est et traverse huit différentes provinces du pays.
Précieux patrimoine de la Nation chinoise, elle a été construite à partir de la première dynastie Qin (221-207 avant Jésus Christ) et a connu une rénovation pendant la dynastie des Ming (1368-1644). La Grande muraille actuelle a été construite principalement sous la dynastie Ming, avec une longueur totale d’environ 12 000 km.
« Juyong Guan » est un de ses passages les plus connus. Sa partie principale se compose de murs, de pistes cavalières, d’abris,….Les vingt-cinq participants béninois au séminaire organisé par l’Institut de recherches et des formations de l’administration d’Etat de la presse, de la publication, de la radio, du film et de la télévision, l’ont aussi essayé.
L’histoire de la Chine renseigne que c’est l’unique joyau construit par l’homme sur la terre que l’on peut apercevoir depuis la lune. Elle présente une dimension assez vaste du continent asiatique et offre un exemple fin d’urbanisme incorporé au panorama. Véritable œuvre d’art, ce lieu selon les Chinois, est une merveille à plusieurs égards : en raison du caractère impressionnant et de la perfection de l’édifice. La Grande muraille a une signification symbolique incomparable dans l’histoire de la Chine aux yeux des nationaux. Il est érigé avant tout pour protéger le pays des agressions extérieures.
«Il est construit pour préserver l’empire chinois de l’invasion des barbares», a expliqué le guide local de Beijing, Yin Yao. Il reflète les conflits entre les civilisations agricoles et nomades de la Chine antique et regorge également des informations historiques et culturelles.
Ses éléments historiques érigés à différents endroits, de même que son système complexe de défense qui englobe murs, forteresses (fortin) demeurent toujours perceptibles.
Pour éviter que certaines de ces portions tombent en ruine, l’Etat chinois y investit chaque année des millions de yuan pour les reconstruire en vue de leur protection, a expliqué François Jiang Zhixing, le responsable de la délégation. Elle accueille environ 10 000 touristes par jour en été et
3 000 en hiver.
Il souligne aussi que sa construction est un mythe comme la construction des Pyramides d’Egypte. D’après l’histoire, a-t-il poursuivi, beaucoup d’esclaves et de soldats ont participé à sa construction.

La Chine en bref

Située en Asie orientale et sur la rive ouest du Pacifique, la Chine couvre 9 600 000 km2, avec une longue côte de 18 000Km. La Chine a une civilisation de plus de 5000 ans et était l’un des quatre anciens Etats de l’histoire du monde. La République populaire de Chine a été fondée le 1er octobre 1949, avec Pékin comme capitale. Elle est devenue l’une des puissances économiques aux potentiels considérables grâce à son développement économique à grande échelle.
La Chine est dotée d’immenses ressources naturelles et de nombreuses réserves minérales dont beaucoup sont encore inexploitées. Dans le pays, des montagnes majestueuses alternent avec des plaines, des bassins, des collines et des plateaux qui occupent 2/3 de sa superficie.

Par Maryse ASSOGBADJO (envoyée spéciale en Chine)

International 11 mai 2015


70e anniversaire de la seconde guerre mondiale: La communauté russe au Bénin célèbre l’événement

La communauté russe au Bénin a célébré hier, jeudi 7 mai, le 70e anniversaire de la seconde guerre mondiale. A cet effet, elle a organisé à Cotonou, une exposition de photos suivie d'une projection de film qui retrace les moments forts de cet évènement.

La commémoration des 70 ans de la seconde guerre mondiale n’est pas passée inaperçue au Bénin. Elle a été célébrée avec les étudiants de l’Ecole supérieure de Génie civil Verechaguine dans l’enceinte de ladite école à Cotonou. Cette initiative de la communauté russe vivant au Bénin vise à faire découvrir aux étudiants, ce qui s’est réellement passé au cours de cette guerre qui a duré de 1939 à 1945. L’URSS en est sortie victorieuse. D’entrée, c’est au professeur Gérard Aïssé Gbaguidi, directeur de l’établissement qu’est revenu l’honneur de se prononcer. Pour lui, les étudiants sont fiers du choix porté sur leur établissement pour accueillir cette célébration. C’est un événement d’envergure mondiale qui, selon lui, a laissé des séquelles et des souvenirs pour les pays et alliés engagés. Cette guerre a fait des millions de victimes.
Pour sa part, Margarita Itina, attachée de l’ambassade de la République fédérale de Russie au Bénin, représentant pour la circonstance son ambassadeur, a d’abord fait observer une minute de silence en la mémoire de toutes les victimes de la seconde guerre mondiale. Elle a ensuite fait un bref aperçu sur les temps forts de cet événement au cours duquel l’Allemagne nazie est sortie perdante et l’URSS victorieuse. Pour elle, aucune nation n’est gagnante au regard des nombreux désastres occasionnés. Elle a également souligné qu’il est difficile de retrouver en Russie des familles qui ne portent pas des séquelles de cette guerre malgré la victoire. Pour corroborer tout cela, Margarita Itina salue l’initiative de l’Organisation des Nations Unies qui a institué le 9 mai de chaque année, la Journée internationale de la réconciliation.
Après ces différentes allocutions, place fut donnée à la projection des images qui retracent les moments forts de la seconde guerre mondiale. Ces images montrent les scènes d’horreur qui ont eu lieu, l’état des différents champs de bataille, les victimes, les différents moyens utilisés pour ne citer que ceux-là. Bref, tout ce qui peut amener les participants à revivre cette guerre. Suite à cette projection, approchés, les étudiants tous émus n’ont pas manqué de dire toute leur satisfaction. Pour eux, cette initiative est à encourager et leur a permis de voir ce qui s’est passé et ce contrairement à ce qui leur est enseigné au collège. Ils souhaitent que l’initiative soit étendue aux autres universités de la place.

Société 08 mai 2015


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